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Le capitalisme est un parasite de la religion chrétienne

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Doïna

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Doïna Membre+ 14 805 messages
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Bonjour,

D’abord militant écologiste à Europe Écologie-Les Verts (EELV), Stéphane Lavignotte est devenu pasteur et anime maintenant la Maison ouverte à Montreuil (93). Il vient de publier L’Écologie, champ de bataille théologique (éd. Textuel).

Reporterre l'interroge :

R - Dans votre livre, vous citez Walter Benjamin qui écrivait que le christianisme s’est converti au capitalisme. Que voulait-il dire ?

SL - Que le capitalisme est un parasite de la religion chrétienne. Il a profité de certains aspects de la religion chrétienne, par exemple du fait que le protestantisme et une partie du catholicisme ont développé une ascèse de l’économie. Mais en même temps, on a développé une éthique du travail. Dieu veut que ma vocation, ce qu’il me donne, c’est de le rendre plus beau. Et ça passe malheureusement par une éthique du travail. Donc économiser d’un côté et travailler de l’autre, ça donne le début du capitalisme. Pour Benjamin, le capitalisme est un culte sans temps mort, un culte à la productivité et au profit.

R - Si on passe à 2 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, il y aura un changement essentiel. La flèche du temps n’est-elle pas omniprésente en ce début de millénaire ?

SL - Effectivement, c’est une rupture. On peut voir dans les débats écologiques le double sens du mot « apocalypse » : soit c’est la catastrophe, soit c’est autre chose. « Apocalypse », en grec, veut dire dévoilement. L’écologie est le moment où l’on dévoile une vérité, on pose la question du sens profond du moment que nous vivons. Faut-il continuer la production, la consommation, le CO2, l’exploitation des pays du Sud, les guerres ? Ou bifurquer vers un autre rapport à moi et aux autres êtres vivants ?

R - Il y a des absents dans votre livre, comme Hans Jonas, qui a introduit la dimension de la perspective apocalyptique dans le monde d’aujourd’hui, et Pierre Teilhard de Chardin, qui n’est pas directement écologiste mais a élaboré le concept de noosphère. Pourquoi ?

SL - C’est le drame d’un livre : quand on le finit, on s’aperçoit de tout ce qu’on a oublié. Le Principe responsabilité, de Hans Jonas, venait après un autre texte, Le concept de Dieu après Auschwitz. Il a joué un rôle, notamment dans le fait que durant les années 1960-1970, les églises se sont saisies du terme « dominer la terre » [au début de la Genèse] en se demandant quelle était leur responsabilité dans la crise écologique. Elles ont dit qu’il ne fallait plus en faire une lecture de domination, mais le lire comme une responsabilité confiée à l’Homme. Teilhard de Chardin m’aurait emmené dans des discussions plus compliquées. Bernard Charbonneau a écrit un livre, Teilhard de Chardin, prophète d’un âge totalitaire, où il le découpe en morceaux. Il dit que Teilhard est un progressiste, qui réintègre dans la pensée chrétienne une vision du progrès technique qui nous emmènerait vers le point Oméga. En gros, Charbonneau dit que Teilhard bénit le progrès comme hier on bénissait les canons.

******************************************************************

MAIS ce ne sont que des extraits choisis, alors je vous invite à aller lire la totalité de cet échange passionnant et profond en cliquant sur ce lien.

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 41 653 messages
forumeuse acharnée,
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C'est en ayant été  à tout prix nataliste (croissez et multipliez) plutôt que de prêcher la tempérance  et d'admettre la contraception que l'église  (et d'autres religions encourageant la polygamie) a pêché. 

 Mais il faut aussi tenir compte des progrès scientifiques qui ont permis de prolonger l'existence, notamment ceux de la médecine, des progrès dans le transport et dans l'efficacité des  armes. La création de tout cela a eu un coût écologique.

La crise écologique provient du fait que l'homme a proliféré pendant le XXeme siècle de manière incontrôléeL. Il prend sur terre une place qui n'a jamais été la sienne par le passé. Il a donc colonisé des écosystèmes de manière violente et arbitraire, i a cassé des chaînes alimentaires, déconstruit le monde du vivant pour s'approprier et artificialiser des sols.il a réchauffé des lieux qui étaient autrefois , froids, tempérés ou humides, il a lutté contre des espèces concurrentes sur la nourriture de son milieu jusqu'à les éliminer implacablement (oiseaux, insectes, espèces disparues à cause de la surpêche et de la surchasse...).

 Les jeunes s'aperçoivent bien de l'inquiétude des vieux et eux -mêmes notent les changements avec effarement. 

Plus la population humaine croit et plus  jamais le monde ne sera le même.

Nous avons été bien malgré nous, les témoins de la mort d'un monde...

 

 

 

 

 

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Doïna Membre+ 14 805 messages
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il y a 52 minutes, querida13 a dit :

C'est en ayant été  à tout prix nataliste (croissez et multipliez) plutôt que de prêcher la tempérance  et d'admettre la contraception que l'église  (et d'autres religions encourageant la polygamie) a pêché.

La prise a été bonne ? 🐟🐡

 

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 79 590 messages
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Il y a 2 heures, Doïna a dit :

Bonjour,

D’abord militant écologiste à Europe Écologie-Les Verts (EELV), Stéphane Lavignotte est devenu pasteur et anime maintenant la Maison ouverte à Montreuil (93). Il vient de publier L’Écologie, champ de bataille théologique (éd. Textuel).

Reporterre l'interroge :

R - Dans votre livre, vous citez Walter Benjamin qui écrivait que le christianisme s’est converti au capitalisme. Que voulait-il dire ?

SL - Que le capitalisme est un parasite de la religion chrétienne. Il a profité de certains aspects de la religion chrétienne, par exemple du fait que le protestantisme et une partie du catholicisme ont développé une ascèse de l’économie. Mais en même temps, on a développé une éthique du travail. Dieu veut que ma vocation, ce qu’il me donne, c’est de le rendre plus beau. Et ça passe malheureusement par une éthique du travail. Donc économiser d’un côté et travailler de l’autre, ça donne le début du capitalisme. Pour Benjamin, le capitalisme est un culte sans temps mort, un culte à la productivité et au profit.

R - Si on passe à 2 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, il y aura un changement essentiel. La flèche du temps n’est-elle pas omniprésente en ce début de millénaire ?

SL - Effectivement, c’est une rupture. On peut voir dans les débats écologiques le double sens du mot « apocalypse » : soit c’est la catastrophe, soit c’est autre chose. « Apocalypse », en grec, veut dire dévoilement. L’écologie est le moment où l’on dévoile une vérité, on pose la question du sens profond du moment que nous vivons. Faut-il continuer la production, la consommation, le CO2, l’exploitation des pays du Sud, les guerres ? Ou bifurquer vers un autre rapport à moi et aux autres êtres vivants ?

R - Il y a des absents dans votre livre, comme Hans Jonas, qui a introduit la dimension de la perspective apocalyptique dans le monde d’aujourd’hui, et Pierre Teilhard de Chardin, qui n’est pas directement écologiste mais a élaboré le concept de noosphère. Pourquoi ?

SL - C’est le drame d’un livre : quand on le finit, on s’aperçoit de tout ce qu’on a oublié. Le Principe responsabilité, de Hans Jonas, venait après un autre texte, Le concept de Dieu après Auschwitz. Il a joué un rôle, notamment dans le fait que durant les années 1960-1970, les églises se sont saisies du terme « dominer la terre » [au début de la Genèse] en se demandant quelle était leur responsabilité dans la crise écologique. Elles ont dit qu’il ne fallait plus en faire une lecture de domination, mais le lire comme une responsabilité confiée à l’Homme. Teilhard de Chardin m’aurait emmené dans des discussions plus compliquées. Bernard Charbonneau a écrit un livre, Teilhard de Chardin, prophète d’un âge totalitaire, où il le découpe en morceaux. Il dit que Teilhard est un progressiste, qui réintègre dans la pensée chrétienne une vision du progrès technique qui nous emmènerait vers le point Oméga. En gros, Charbonneau dit que Teilhard bénit le progrès comme hier on bénissait les canons.

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Un intégriste vert.

Modifié par PASCOU
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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 14 805 messages
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il y a une heure, PASCOU a dit :

Un intégriste vert.

Tout vrai croyant devrait se passionner d'écologie et se considérer comme responsable envers son environnement.

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PASCOU Membre 79 590 messages
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il y a 1 minute, Doïna a dit :

Tout vrai croyant devrait se passionner d'écologie et se considérer comme responsable envers son environnement.

Les verts et leur haine des cathos, par contre pour  les autres religions,  levrette. :)

 

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 14 805 messages
Maitre des forums‚
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il y a 2 minutes, PASCOU a dit :

Les verts et leur haine des cathos, par contre pour  les autres religions,  levrette. :)

 

C'est un cliché affectionné des zemmouristes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Il existe des cathos verts, il existe des verts de toutes les religions et même des athées.

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Membre, Posté(e)
satinvelours Membre 2 258 messages
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Il y a 3 heures, querida13 a dit :

C'est en ayant été  à tout prix nataliste (croissez et multipliez) plutôt que de prêcher la tempérance  et d'admettre la contraception que l'église  (et d'autres religions encourageant la polygamie) a pêché. 

 Mais il faut aussi tenir compte des progrès scientifiques qui ont permis de prolonger l'existence, notamment ceux de la médecine, des progrès dans le transport et dans l'efficacité des  armes. La création de tout cela a eu un coût écologique.

La crise écologique provient du fait que l'homme a proliféré pendant le XXeme siècle de manière incontrôléeL. Il prend sur terre une place qui n'a jamais été la sienne par le passé. Il a donc colonisé des écosystèmes de manière violente et arbitraire, i a cassé des chaînes alimentaires, déconstruit le monde du vivant pour s'approprier et artificialiser des sols.il a réchauffé des lieux qui étaient autrefois , froids, tempérés ou humides, il a lutté contre des espèces concurrentes sur la nourriture de son milieu jusqu'à les éliminer implacablement (oiseaux, insectes, espèces disparues à cause de la surpêche et de la surchasse...).

 Les jeunes s'aperçoivent bien de l'inquiétude des vieux et eux -mêmes notent les changements avec effarement. 

Plus la population humaine croit et plus  jamais le monde ne sera le même.

Nous avons été bien malgré nous, les témoins de la mort d'un monde...

 

 

 

 

 

Tu parles ! Ce ne sont pas les jeunes qui prennent conscience de l’inquiétude des vieux, c’est le contraire. Ce sont les parents qui s’inquiètent  du devenir de leurs enfants. 

Il y a 4 heures, Doïna a dit :

Bonjour,

D’abord militant écologiste à Europe Écologie-Les Verts (EELV), Stéphane Lavignotte est devenu pasteur et anime maintenant la Maison ouverte à Montreuil (93). Il vient de publier L’Écologie, champ de bataille théologique (éd. Textuel).

Reporterre l'interroge :

R - Dans votre livre, vous citez Walter Benjamin qui écrivait que le christianisme s’est converti au capitalisme. Que voulait-il dire ?

SL - Que le capitalisme est un parasite de la religion chrétienne. Il a profité de certains aspects de la religion chrétienne, par exemple du fait que le protestantisme et une partie du catholicisme ont développé une ascèse de l’économie. Mais en même temps, on a développé une éthique du travail. Dieu veut que ma vocation, ce qu’il me donne, c’est de le rendre plus beau. Et ça passe malheureusement par une éthique du travail. Donc économiser d’un côté et travailler de l’autre, ça donne le début du capitalisme. Pour Benjamin, le capitalisme est un culte sans temps mort, un culte à la productivité et au profit.

R - Si on passe à 2 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, il y aura un changement essentiel. La flèche du temps n’est-elle pas omniprésente en ce début de millénaire ?

SL - Effectivement, c’est une rupture. On peut voir dans les débats écologiques le double sens du mot « apocalypse » : soit c’est la catastrophe, soit c’est autre chose. « Apocalypse », en grec, veut dire dévoilement. L’écologie est le moment où l’on dévoile une vérité, on pose la question du sens profond du moment que nous vivons. Faut-il continuer la production, la consommation, le CO2, l’exploitation des pays du Sud, les guerres ? Ou bifurquer vers un autre rapport à moi et aux autres êtres vivants ?

R - Il y a des absents dans votre livre, comme Hans Jonas, qui a introduit la dimension de la perspective apocalyptique dans le monde d’aujourd’hui, et Pierre Teilhard de Chardin, qui n’est pas directement écologiste mais a élaboré le concept de noosphère. Pourquoi ?

SL - C’est le drame d’un livre : quand on le finit, on s’aperçoit de tout ce qu’on a oublié. Le Principe responsabilité, de Hans Jonas, venait après un autre texte, Le concept de Dieu après Auschwitz. Il a joué un rôle, notamment dans le fait que durant les années 1960-1970, les églises se sont saisies du terme « dominer la terre » [au début de la Genèse] en se demandant quelle était leur responsabilité dans la crise écologique. Elles ont dit qu’il ne fallait plus en faire une lecture de domination, mais le lire comme une responsabilité confiée à l’Homme. Teilhard de Chardin m’aurait emmené dans des discussions plus compliquées. Bernard Charbonneau a écrit un livre, Teilhard de Chardin, prophète d’un âge totalitaire, où il le découpe en morceaux. Il dit que Teilhard est un progressiste, qui réintègre dans la pensée chrétienne une vision du progrès technique qui nous emmènerait vers le point Oméga. En gros, Charbonneau dit que Teilhard bénit le progrès comme hier on bénissait les canons.

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MAIS ce ne sont que des extraits choisis, alors je vous invite à aller lire la totalité de cet échange passionnant et profond en cliquant sur ce lien.

Ça fait 50 ans qu’on analyse, qu’on analyse, qu’on analyse. En se disant que de l’analyse sortiront de nouvelles idées qui nous permettront de vivre autrement. Rien ne vient pour autant. La critique prolifère, et pour autant la création d’un monde autre  reste asséchée.  Vanité de l’intelligence qui contemple sa stérilité.

Modifié par satinvelours
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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 41 653 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)
Il y a 6 heures, Doïna a dit :

Tout vrai croyant devrait se passionner d'écologie et se considérer comme responsable envers son environnement.

On en deviendrait presque animiste...

Il y a 5 heures, satinvelours a dit :

Tu parles ! Ce ne sont pas les jeunes qui prennent conscience de l’inquiétude des vieux, c’est le contraire. Ce sont les parents qui s’inquiètent  du devenir de leurs enfants. 

 

Non, tous demandent à élever leurs enfants dans un monde harmonieux mais aucun ne parle de se limiter volontairement. Sauf les chinois.

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Membre, 52ans Posté(e)
guernica Membre 12 879 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 10 heures, Doïna a dit :

Bonjour,

D’abord militant écologiste à Europe Écologie-Les Verts (EELV), Stéphane Lavignotte est devenu pasteur et anime maintenant la Maison ouverte à Montreuil (93). Il vient de publier L’Écologie, champ de bataille théologique (éd. Textuel).

Reporterre l'interroge :

R - Dans votre livre, vous citez Walter Benjamin qui écrivait que le christianisme s’est converti au capitalisme. Que voulait-il dire ?

SL - Que le capitalisme est un parasite de la religion chrétienne. Il a profité de certains aspects de la religion chrétienne, par exemple du fait que le protestantisme et une partie du catholicisme ont développé une ascèse de l’économie. Mais en même temps, on a développé une éthique du travail. Dieu veut que ma vocation, ce qu’il me donne, c’est de le rendre plus beau. Et ça passe malheureusement par une éthique du travail. Donc économiser d’un côté et travailler de l’autre, ça donne le début du capitalisme. Pour Benjamin, le capitalisme est un culte sans temps mort, un culte à la productivité et au profit.

R - Si on passe à 2 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, il y aura un changement essentiel. La flèche du temps n’est-elle pas omniprésente en ce début de millénaire ?

SL - Effectivement, c’est une rupture. On peut voir dans les débats écologiques le double sens du mot « apocalypse » : soit c’est la catastrophe, soit c’est autre chose. « Apocalypse », en grec, veut dire dévoilement. L’écologie est le moment où l’on dévoile une vérité, on pose la question du sens profond du moment que nous vivons. Faut-il continuer la production, la consommation, le CO2, l’exploitation des pays du Sud, les guerres ? Ou bifurquer vers un autre rapport à moi et aux autres êtres vivants ?

R - Il y a des absents dans votre livre, comme Hans Jonas, qui a introduit la dimension de la perspective apocalyptique dans le monde d’aujourd’hui, et Pierre Teilhard de Chardin, qui n’est pas directement écologiste mais a élaboré le concept de noosphère. Pourquoi ?

SL - C’est le drame d’un livre : quand on le finit, on s’aperçoit de tout ce qu’on a oublié. Le Principe responsabilité, de Hans Jonas, venait après un autre texte, Le concept de Dieu après Auschwitz. Il a joué un rôle, notamment dans le fait que durant les années 1960-1970, les églises se sont saisies du terme « dominer la terre » [au début de la Genèse] en se demandant quelle était leur responsabilité dans la crise écologique. Elles ont dit qu’il ne fallait plus en faire une lecture de domination, mais le lire comme une responsabilité confiée à l’Homme. Teilhard de Chardin m’aurait emmené dans des discussions plus compliquées. Bernard Charbonneau a écrit un livre, Teilhard de Chardin, prophète d’un âge totalitaire, où il le découpe en morceaux. Il dit que Teilhard est un progressiste, qui réintègre dans la pensée chrétienne une vision du progrès technique qui nous emmènerait vers le point Oméga. En gros, Charbonneau dit que Teilhard bénit le progrès comme hier on bénissait les canons.

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MAIS ce ne sont que des extraits choisis, alors je vous invite à aller lire la totalité de cet échange passionnant et profond en cliquant sur ce lien.

Ah oui....Champ de bataille, comme l'écrivain de SF nullissime qui a créé la scientologie ???

https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/8263009842/terre-champ-de-bataille-les-derniers-hommes.html?fbbaid=10781065846&t=180191

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 14 805 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 13 heures, guernica a dit :

Ah oui....Champ de bataille, comme l'écrivain de SF nullissime qui a créé la scientologie ???

https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/8263009842/terre-champ-de-bataille-les-derniers-hommes.html?fbbaid=10781065846&t=180191

Ah tiens, je ne savais pas que le fondateur de cette secte avait publié des bouquins de science fiction. Merci du partage.

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Membre, Debout les morts..., 73ans Posté(e)
Anatole1949 Membre 31 847 messages
73ans‚ Debout les morts...,
Posté(e)
Le 15/08/2022 à 13:40, Doïna a dit :

Tout vrai croyant devrait se passionner d'écologie et se considérer comme responsable envers son environnement.

Il faut donc être un vrai croyant pour avoir de la considération pour l'environnement ?

C'est dingue ça !

Quand on voit le nombre de guerres, massacres, dictatures, abus en tous genres, etc, que l'on doit aux religions y compris chrétienne... 

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 14 805 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 15 heures, Anatole1949 a dit :

Il faut donc être un vrai croyant pour avoir de la considération pour l'environnement ?

C'est dingue ça !

Quand on voit le nombre de guerres, massacres, dictatures, abus en tous genres, etc, que l'on doit aux religions y compris chrétienne... 

Tu ne comprends pas : je n'ai jamais dit qu'il fallait être croyant pour avoir de la considération pour l'environnement, je dis qu'un vrai croyant, un croyant sincère si tu préfères, devrais avoir de la considération pour l'environnement. D'ailleurs, j'ai écrit plus haut que :

Le 15/08/2022 à 13:47, Doïna a dit :

Il existe des cathos verts, il existe des verts de toutes les religions et même des athées.

Comme quoi, il faut prendre le temps de lire correctement avant de balancer des remarques désobligeantes. Je sais que ça vous fais du bien, mais tout de même !

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Membre, Posté(e)
Passiflore Membre 14 602 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Le 15/08/2022 à 13:40, Doïna a dit :

Tout vrai croyant devrait se passionner d'écologie et se considérer comme responsable envers son environnement.

 

Pour moi c'est l'évidence même. Ayant foi en le Créateur, j'aime tout naturellement et en toute logique Sa Création et tout ce qui la compose et je fais mon possible pour en prendre soin.

  • Waouh 1
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Membre, 43ans Posté(e)
Beebee Membre 2 734 messages
Maitre des forums‚ 43ans‚
Posté(e)
Le 15/08/2022 à 13:43, PASCOU a dit :

Les verts et leur haine des cathos, par contre pour  les autres religions,  levrette. :)

 

Celui qui témoigne dans le lien (que tu n'as pas lu) fourni par   @Doïna est justement pasteur. Et c'est bien en tant que chrétien qu'il apporte sa vision de l'écologie, du consumérisme, de l'économie de marché.

 

Le 15/08/2022 à 09:38, Doïna a dit :

R - Dans votre livre, vous citez Walter Benjamin qui écrivait que le christianisme s’est converti au capitalisme. Que voulait-il dire ?

SL - Que le capitalisme est un parasite de la religion chrétienne. Il a profité de certains aspects de la religion chrétienne, par exemple du fait que le protestantisme et une partie du catholicisme ont développé une ascèse de l’économie. Mais en même temps, on a développé une éthique du travail. Dieu veut que ma vocation, ce qu’il me donne, c’est de le rendre plus beau. Et ça passe malheureusement par une éthique du travail. Donc économiser d’un côté et travailler de l’autre, ça donne le début du capitalisme. Pour Benjamin, le capitalisme est un culte sans temps mort, un culte à la productivité et au profit.

De tout l'article, c'est cette partie là qui me laisse plus perplexe. Heureusement (et pas malheureusement,) qu'on développe une éthique du travail, c'est à dire des valeurs, des règles de base qui permettent une certaine harmonie, une certaine équité entre travailleurs. L'ascèse économique n'est pas forcément financière : ça peut être par exemple gérer avec le moins de gaspillage possible des ressources naturelles.

Donc je ne vois pas bien le lien évident avec le capitalisme, le profit et la mort....

 

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Membre, Posté(e)
Passiflore Membre 14 602 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

 

"Jésus dit à ses disciples: en vérité je vous le dis, il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Je vous dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Matthieu 19: 16-30) (Marc 10: 17-31) (Luc 18: 18-30)

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Membre, 79ans Posté(e)
dede 2b Membre 27 616 messages
Maitre des forums‚ 79ans‚
Posté(e)
il y a 30 minutes, Passiflore a dit :

 

"Jésus dit à ses disciples: en vérité je vous le dis, il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Je vous dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Matthieu 19: 16-30) (Marc 10: 17-31) (Luc 18: 18-30)

Ce qui ne condamne pas puisqu'il dit simplement que c'est plus difficile.

Son père était un petit-bourgeois puis qu'il était charpentier à son compte!

Bon à cette époque là le capitalisme n'existait pas encore!

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 79 590 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a une heure, Beebee a dit :

Celui qui témoigne dans le lien (que tu n'as pas lu) fourni par   @Doïna est justement pasteur. Et c'est bien en tant que chrétien qu'il apporte sa vision de l'écologie, du consumérisme, de l'économie de marché.

 

 

Et?

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Membre, Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé, Posté(e)
azad2B Membre 4 863 messages
Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé,
Posté(e)
il y a 19 minutes, dede 2b a dit :

Ce qui ne condamne pas puisqu'il dit simplement que c'est plus difficile.

Bien sur que c'est plus difficile !

Il n'est que voir le profil des intervenants sur ce sujet.

On y trouve des Russes Blancs en mal d' aristocratie, des croyants gentils tout plein, des fachos nostalgiques du Heili Heilo, des gauchistes mal dégauchis, et chacun voyant midi à sa porte doit avoir du Royaume des Cieux sa définition qui lui est toute personnelle.

Qu'est-ce que vous croyez, quand une Marie Antoinette s'inquiète de ce que le peuple n'a plus de pain et qu'elle se demande pourquoi il ne se rabat pas sur de la brioche, elle ne fait qu' énoncer avec étonnement  ce qui pour elle est une pure évidence. Rien là dedans qui justifie le sort qu'on lui a fait subir. Va-t-on guillotiner un Macron qui "n'a qu' à traverser la rue, pour trouver un emploi" ?

Chacun de nous vit dans l' opacité de sa bulle d' incompréhension et briser cette bulle pour tenter de comprendre où et comment, vivent les autres est un art difficile. Et qui peut s' avérer déstabilisant.

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