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On finit toujours par se lasser... de tout !

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deja-utilise Membre 4 756 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

Bonne année à tous !

 

C'est assez déconcertant de se rendre à l'évidence, les gens finissent par se lasser d'à peu près tout, sans exception manifeste, que ce soit la voiture, le/la compagne de vie, le téléphone, la bouffe, du lieu de vacances, de ses vêtements, de son intérieur, de son travail, de faire - strictement - la même chose au même endroit et à la même période avec la ou les mêmes personnes et c'est l'intoxication, le rejet, le ras-le-bol, le dégoût, l'ennui, la lassitude...

Pourquoi cette envie/pulsion de changement tout azimut et sans cesse, serions-nous fait de la même essence que nos sens, comme la vue ou l'odorat/goût qui finissent par devenir insensibles aux signaux captés à force de présence, et l'ouïe ou le toucher qui finissent par nous rendre dingue si la sensation ne s'arrête pas, persévère continument ? Quelque chose de plus psychologique ?  De plus instinctif, compulsif ou bestial ?

Ou alors, la Vie c'est le mouvement et la fuite de tout ce qui peut scléroser cette animation, pourtant, lorsque l'on apprécie une chose, comme un parfum, on peut très bien l'aimer la vie entière sans en déprécier la valeur, ou encore l'attachement envers certains " objets " du passé qu'ils nous aient appartenu ou pas, telle une nostalgie; pourquoi notre plaisir semble se trouver dans le changement et pas dans le maintien de ce que l'on a obtenu, est-ce un biais " cognitif " ? Une habitude qui se refile de génération en génération, un état d'esprit contagieux ? Un fourvoiement philosophique intégré à notre culture ? Un corolaire du consumérisme devenu endémique ? 

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ping Membre 6 286 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)

C'est la recherche de l'objet perdu. On desire tel ou tel objet sur lequel on projette le manque. Puis lorsqu'on l'a on se rend compte qu'il n'est pas ce qui nous manque, alors on repart en chasse  de cette innaccessible etoiiiiiiiillleeeeeee!

 

Modifié par ping

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Maurice Clampin Membre 4 526 messages
Forumeur alchimiste‚ 72ans
Posté(e)
il y a 10 minutes, deja-utilise a dit :

Bonne année à tous !

 

C'est assez déconcertant de se rendre à l'évidence, les gens finissent par se lasser d'à peu près tout, sans exception manifeste, que ce soit la voiture, le/la compagne de vie, le téléphone, la bouffe, du lieu de vacances, de ses vêtements, de son intérieur, de son travail, de faire - strictement - la même chose au même endroit et à la même période avec la ou les mêmes personnes et c'est l'intoxication, le rejet, le ras-le-bol, le dégoût, l'ennui, la lassitude...

Pourquoi cette envie/pulsion de changement tout azimut et sans cesse, serions-nous fait de la même essence que nos sens, comme la vue ou l'odorat/goût qui finissent par devenir insensibles aux signaux captés à force de présence, et l'ouïe ou le toucher qui finissent par nous rendre dingue si la sensation ne s'arrête pas, persévère continument ? Quelque chose de plus psychologique ?  De plus instinctif, compulsif ou bestial ?

Ou alors, la Vie c'est le mouvement et la fuite de tout ce qui peut scléroser cette animation, pourtant, lorsque l'on apprécie une chose, comme un parfum, on peut très bien l'aimer la vie entière sans en déprécier la valeur, ou encore l'attachement envers certains " objets " du passé qu'ils nous aient appartenu ou pas, telle une nostalgie; pourquoi notre plaisir semble se trouver dans le changement et pas dans le maintien de ce que l'on a obtenu, est-ce un biais " cognitif " ? Une habitude qui se refile de génération en génération, un état d'esprit contagieux ? Un fourvoiement philosophique intégré à notre culture ? Un corolaire du consumérisme devenu endémique ? 

:pap:   Sans vouloir "philosopher" , ce que d' ailleurs je ne saurais faire , cette envie ou ce besoin de changements , de nouveaux horizons , cette soif de nouvelles connaissances et même parfois ce refus des ancestrales connaissances de nos aïeux ne nous ont elles pas permis de passer de la grotte Chauvet à la pyramide du Louvre en passant par toutes les merveilles du musée ?

Mais , a coté de cela presque tous nous voulons garder nos vies comme nous les avons vécu , nos objets , nos souvenirs , notre terre , notre village , notre maison .

L' inconnu du changement nous fait envie autant qu'il nous fait peur . Alors , oui , il faut aller voir plus loin c' est presque une loi .

Mais depuis 50 ans , nous y allons trop vite , beaucoup trop vite . Nous nous y épuisons . Seul les plus forts y survivront .

Mais , c' est la loi de la nature , n' est ce pas ?  

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Jedino Membre 47 717 messages
Jedi pas oui, jedi pas no‚ 25ans
Posté(e)
Citation

 

Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achète une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne bouger de la ville. Et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. Etc.

Mais quand j’ai pensé de plus près et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective et qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près.

Quelque condition qu’on se figure, où l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde. Et cependant, qu’on s’en imagine accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point. Il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent des révoltes qui peuvent arriver et enfin de la mort et des maladies, qui sont inévitables. De sorte que s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux, et plus malheureux que le moindre de ses sujets qui joue et qui se divertit.

De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu ou dans le lièvre qu’on court, on n’en voudrait pas s’il était offert. Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche ni les dangers de la guerre ni la peine des emplois, mais c’est le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit.

Pascal, évidemment. Inutile de dire que rien n'a changé, si ce ne sont les moyens de se divertir et de se méprendre sur un "ailleurs" plus agréable que notre triste quotidien, semble-t-il.

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juliette56 Membre 393 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

J'ai commencé à lire le sujet et ... je me suis lassée :rolle:

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Mite_Railleuse Membre 15 929 messages
Grégairophobe...‚ 151ans
Posté(e)

Se lasser, c'est aussi avoir envie d'autre chose. Perso, j'aime bien avoir envie de...

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Petit pois Membre 34 510 messages
Petit pois errant‚ 87ans
Posté(e)

Ce vieillissement, cette mort au bout, et cette peur de ne pas "exploiter sa vie", peut-être. Se dire , non, ça ne va pas, pas assez, je peux mieux, je veux mieux pour ce passage....les fameuses crises de la quarantaine, de la cinquantaine....et pour nos enfants, de plus en plus tôt en fait. Cette certitude que tout passe vite, très vite, cette conscience que chaque jour doit être "rentabilisé" en satisfaction, en plaisir, de la fragilité de l'instant. Se dire "non", je ne veux pas mourir demain sans avoir fait ça ou ça, ou "en restant dans cette situation là".

Je crois en effet que ce sont les personnes qui ont le plus "conscience" de la mortalité qui sont le plus agités, changeants, en quête....

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zera Membre 5 837 messages
... ... ...‚ 32ans
Posté(e)

Bonne année à toi,

Et on se lasse de se lasser.

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Fihrya Membre 341 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

de tout sauf de ce forum

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Sittelle Membre 1 231 messages
Forumeur alchimiste‚ 52ans
Posté(e)

De ce forum aussi ...

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Talon 1 Membre 5 384 messages
Talon 1‚ 72ans
Posté(e)

Dans l'Ethique, Spinoza explique ce phénomène. D'abord, nous sommes toujours à la recherche du plaisir qui nous donne la joie. Mais la définition du plaisir est le passage d'un état de satisfaction inférieur au passage d'un état supérieur.

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Don Juan Membre 429 messages
Forumeur survitaminé‚ 63ans
Posté(e)
Il y a 15 heures, deja-utilise a dit :

Pourquoi cette envie/pulsion de changement tout azimut et sans cesse, serions-nous fait de la même essence que nos sens, comme la vue ou l'odorat/goût qui finissent par devenir insensibles aux signaux captés à force de présence, et l'ouïe ou le toucher qui finissent par nous rendre dingue si la sensation ne s'arrête pas, persévère continument ? Quelque chose de plus psychologique ?  De plus instinctif, compulsif ou bestial ?

Une partie de notre mental aspire au changement, ou du-moins à l'idée qu'elle se fait du changement. Pour le subconscient, le changement est synonyme d'un "mieux", si les choses changent, c'est qu'elles évoluent, n'est-ce pas ? Et pour notre subconscient, l'évolution est un voyage vers un "mieux.

Mais nous voulons aussi la permanence, la stabilité, l’immuabilité; vivre dans l'immobilité. Pour l'impression forte de sécurité que  le non-changement peut offrir d'imaginaire. Ce besoin de sécurité offert par la permanence des choses prend racine dans nos vieux instincts. Ainsi, on peut entrevoir deux mouvements opposés entre différents pôles de conscience en nous. Cela peut se résumer ainsi ! Nous voulons changer, mais nous ne voulons pas du changement.

Modifié par Don Juan

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ping Membre 6 286 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)
Il y a 13 heures, Petit pois a dit :

Ce vieillissement, cette mort au bout, et cette peur de ne pas "exploiter sa vie", peut-être. Se dire , non, ça ne va pas, pas assez, je peux mieux, je veux mieux pour ce passage....les fameuses crises de la quarantaine, de la cinquantaine....et pour nos enfants, de plus en plus tôt en fait. Cette certitude que tout passe vite, très vite, cette conscience que chaque jour doit être "rentabilisé" en satisfaction, en plaisir, de la fragilité de l'instant. Se dire "non", je ne veux pas mourir demain sans avoir fait ça ou ça, ou "en restant dans cette situation là".

Je crois en effet que ce sont les personnes qui ont le plus "conscience" de la mortalité qui sont le plus agités, changeants, en quête....

Ou peut-être ceux qui ont le plus peur du Deuil. Je ne sais pas si tu as remarqué mais les personnes ayant eut à faire des deuils sont generalement moins dans la futilité ou dans l'agitation. Un peu comme si, tant que la vie ne t'as rien repris, les personnes epargnées par le malheur pensaient tout en le redoutant que le jeu consiste à lui en demander toujours plus?

Modifié par ping
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Petit pois Membre 34 510 messages
Petit pois errant‚ 87ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, ping a dit :

Ou peut-être ceux qui ont le plus peur du Deuil. Je ne sais pas si tu as remarqué mais les personnes ayant eut à faire des deuils sont generalement moins dans la futilité ou dans l'agitation. Un peu comme si, tant que la vie ne t'as rien repris, les personnes epargnées par le malheur pensaient tout en le redoutant que le jeu consiste à lui en demander toujours plus?

C'est pas faux. Peut-être qu’après un deuil difficile ou pas accompli, on ne demande pas plus de la vie que la paix, devenue impossible, une reprise d'activités exigée/attendue par l'entourage....pour son bien ou pour le tien , pour le sien surtout je crois, effaré d'un arrêt qui ne le concerne pas, toujours précipité par cette course contre la lassitude.

Mais il reste néanmoins la peur de la mort et le deuil inaccompli qui exige de faire quelque chose de sa vie. Alors ce n'est pas de la lassitude mais une exigence impossible/ difficile à réaliser.

Le deuil n'empêche pas la peur de sa propre mort.

 

Bref, entre mort et lassitude je vois une corrélation.

  • Merci 1

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Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Au minimum, se poser la question a quoi bon ceci, a quoi bon cela ?

 

Est ce due a l'usure ou a l'approfondissement ?

La philosophie Hindouiste ou Bouddhiste répondrait probablement l'approfondissement.

 

 

 

 

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deja-utilise Membre 4 756 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)
Le 04/01/2018 à 19:31, ping a dit :

C'est la recherche de l'objet perdu. On desire tel ou tel objet sur lequel on projette le manque. Puis lorsqu'on l'a on se rend compte qu'il n'est pas ce qui nous manque, alors on repart en chasse  de cette innaccessible etoiiiiiiiillleeeeeee!

 

Il arrive pourtant que nous soyons parfaitement comblés, songeons à l'écoute d'une musique ou d'une chanson, elle nous submerge, nous transporte, elle nous fait du bien, elle emplit et fait même déborder notre récipient, elle apporte plus que nous n'avions besoin, ce pourrait être un excellent film ou un plat succulent tels que nous l'avons ressenti à l'instant T, nous avons été plus que rassasiés, nous avons été satisfaits, et pourtant, si l'on renouvelle ces mêmes expériences, trop souvent, on finit par ne plus apprécier ce qui nous avait autant plus, je dirais par usure, notre chanson préférée entendue en boucle pendant des semaines, finit par nous sortir par les yeux, ce n'est donc pas une simple question de manque, même si parfois c'est la bonne explication, elle ne saurait recouvrir tous les cas de figures.

À l'inverse, comment expliquer que cela fait presque quatre décennies que je mange la même chose à chaque petit-déjeuner, sans me lasser ? Ou pour ce qui peut concerner n'importe qui, de boire exclusivement de l'eau ?

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ping Membre 6 286 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)
il y a 1 minute, deja-utilise a dit :

 

Il arrive pourtant que nous soyons parfaitement comblés, songeons à l'écoute d'une musique ou d'une chanson, elle nous submerge, nous transporte, elle nous fait du bien, elle emplit et fait même déborder notre récipient, elle apporte plus que nous n'avions besoin, ce pourrait être un excellent film ou un plat succulent tels que nous l'avons ressenti à l'instant T, nous avons été plus que rassasiés, nous avons été satisfaits, et pourtant, si l'on renouvelle ces mêmes expériences, trop souvent, on finit par ne plus apprécier ce qui nous avait autant plus, je dirais par usure, notre chanson préférée entendue en boucle pendant des semaines, finit par nous sortir par les yeux, ce n'est donc pas une simple question de manque, même si parfois c'est la bonne explication, elle ne saurait recouvrir tous les cas de figures.

À l'inverse, comment expliquer que cela fait presque quatre décennies que je mange la même chose à chaque petit-déjeuner, sans me lasser ? Ou pour ce qui peut concerner n'importe qui, de boire exclusivement de l'eau ?

Les moments de plénitude sont éphémères et ne dépendent que rarement d’un seul élément. Ce sont des instants et des conditions réunies que l’on aurait du mal à reproduire à volonté.Quand aux répétitions, ce sont plus des habitudes , des automatismes dont le désir et le plaisir sont absents il me semble.

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Blaquière Membre 6 444 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Moi y'a un truc QUE je me lasse pas : c'est MOI !

Je me trouve de plus en plus formidable !!!

Je me demande comment je fais...

il y a 16 minutes, deja-utilise a dit :

 boire exclusivement de l'eau ?

Ha ? c'est pour ça ?!

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deja-utilise Membre 4 756 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)
Le 04/01/2018 à 19:45, Maurice Clampin a dit :

:pap:   Sans vouloir "philosopher" , ce que d' ailleurs je ne saurais faire , cette envie ou ce besoin de changements , de nouveaux horizons , cette soif de nouvelles connaissances et même parfois ce refus des ancestrales connaissances de nos aïeux ne nous ont elles pas permis de passer de la grotte Chauvet à la pyramide du Louvre en passant par toutes les merveilles du musée ?

D'accord, mais en quoi cette évolution serait un mieux ? Ou nécessaire ?

Quel changement réel et profond y a t-il eu véritablement sur nos aspirations inavouées ?

Si l'on regarde la lutte contre les ravageurs de nos cultures, et bien malgré les progrès incessants, force est de constater que nous luttons toujours, et qu'à chaque fois il faut tout reprendre, rien n'est gagné ou acquis, ce serait comme de prendre de l'eau dans la rivière pour la rejeter un peu en amont et ainsi de suite, ça rime à rien en fin de comptes !

Est-ce que l'amour ou le sentiment du beau est foncièrement différent en fonction de l'objet sur lequel il porte, ou au contraire, il est intrinsèquement identique, et que nous ne faisons que redécouvrir sans cesse le fil à couper le beurre avec le même type d'engouement !

 

Le 04/01/2018 à 19:45, Maurice Clampin a dit :

Mais , a coté de cela presque tous nous voulons garder nos vies comme nous les avons vécu , nos objets , nos souvenirs , notre terre , notre village , notre maison .

L' inconnu du changement nous fait envie autant qu'il nous fait peur . Alors , oui , il faut aller voir plus loin c' est presque une loi .

Oui l'inconnu fait peur, mais ce qui nous anime, c'est la stimulation provoquée par le mouvement, comme l'image animée du téléviseur attire bien plus intensément notre regard que la photo même éclairée ou lumineuse placardée sur le mur à côté.

La stimulation c'est ce qui nous donne la sensation d'exister, pourtant comme je le disais, nous pouvons être " excité " aussi bien par du nouveau que par de l'ancien, j'ai le sentiment qu'il s'y trame aussi une tournure d'esprit là dedans, comme lorsque l'on se plaint du verre à moitié vide quand d'autres se félicitent du verre à moitié plein.

Par exemple, avoir la femme qui nous plait, n'incite pas à aller voir plus loin ou ailleurs, car on mesure à chaque instant la chance de l'avoir à ses côtés, la préciosité est une chose qui échappe à tout un chacun je crois, à l'heure de la consommation débridée et forcée par intérêt économique ou hédonique.

 

Si une chose est bien maintenant à nos yeux, elle devrait le demeurer, nous ne changeons nous-même pas tant que cela dans le temps, nos joies et nos peurs étant suscitées par à peu près les mêmes choses toute notre vie durant. Ce besoin de changement couve autre chose, ou d'autres choses entremêlées...

 

Le 04/01/2018 à 19:45, Maurice Clampin a dit :

 

Mais depuis 50 ans , nous y allons trop vite , beaucoup trop vite . Nous nous y épuisons . Seul les plus forts y survivront .

Mais , c' est la loi de la nature , n' est ce pas ?  

Peut-être pas les plus forts, mais les plus aptes, ceux qui s'adapteront le mieux à cet environnement, ce que nous faisons finalement depuis que l'humanité existe !

Mais ce n'est pas inéluctable, à chacun de suivre le mouvement ou de se mettre à l'écart ou de résister à sa manière, des voies dissidentes commencent à se faire entendre dans plusieurs domaines, que ce soit l'agriculture, l'alimentaire, le spécisme, l'humanisme, les biotechnologies, la pharmaceutique, la pollution, le cadre de vie, etc... Où en fin de compte, le quoi laisse peu à peu la place au comment !

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