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aliochaverkiev

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À propos de aliochaverkiev

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    Forumeur forcené
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  1. La conscience

    " Dans le domaine du calcul mental, par exemple, notre cerveau pourrait calculer 3+2 inconsciemment, mais pas (3+2)², (3+2)-1, ou (3+2)/5. L'exécution d'une série de calculs devrait toujours exiger un effort conscient" Pour calculer 3+2 inconsciemment et dire : 5, il a fallu pourtant, au préalable, que j'aie, à un moment donné, pris conscience que la somme faisait 5, il a fallu associer 3+2 à 5. Cette association est le résultat de l'apprentissage, de la répétition. Puis le résultat m'est donné ensuite inconsciemment certes, puisque le 5 apparaît dès que je pose 3+2 sans que j'aie à me concentrer, à surveiller un quelconque mécanisme. Pour (3+2)² je dois visionner l'écriture, en prendre conscience, et mettre en place un mécanisme, je dois prendre conscience que je dois mettre au carré l'expression, je dois prendre conscience des actes à accomplir. Mais les actes successifs, dans leur réalisation, restent inconscients. Je dois prendre conscience du chemin à suivre, pas des calculs successifs, qui se font inconsciemment certes, mais à la suite d'un apprentissage conscient à l'origine. Un peu curieux finalement, il apparaît que c'est le fait d'être conscient qui fait apparaître le sentiment du "moi". C'est l'activité consciente qui crée le moi. C'est ce que je ressens. Ce n'est pas le "moi" qui engendre la conscience, c'est la conscience, c'est l'acte conscient qui engendre l'idée du moi. L'acte conscient crée le sentiment, l'existence ressentie du moi. Cela me fait penser aux méditations de Kant : tout fonctionne au contraire de ce que l'on croit. Ce que nous prenons pour les causes sont les conséquences.
  2. La conscience

    "L'exécution de stratégies complexes, qui comprennent une série d'étapes et que les informaticiens appellent des algorithmes fait appel à la mémoire de travail pour stocker chaque résultat intermédiaire et le passer à l'étape suivante. C'est donc une fonction exclusive de la conscience" "Si le problème 12 x 13 vous était présenté si brièvement que vous n'en ayez pas conscience, votre cerveau pourrait-il en calculer le résultat inconsciemment ? Il est presque certain que non. Ce genre de calcul est remarquablement lent et sériel. Il demande un routage de l'information afin de récupérer le résultat de l'étape n et le passer à l'étape n+1. Le cerveau doit donc contenir un routeur, un dispositif capable de recueillir l'information, où qu'elle soit initialement représentée, et de la diffuser à toutes sortes de processeurs internes. A leur tour, ces processeurs appliquent leurs calculs inconscients à ce symbole; et le cycle se répète autant de fois que nécessaire. Il en résulte une machine hybride , à la fois parallèle et sérielle, dans laquelle des étapes ce calcul parallèle et inconscient alternent avec des étapes de décision conscient et de routage de l'information" Dans cette description il apparaît la notion de "décision". C'est la décision qui réfère au conscient. Je "décide" est un acte conscient.
  3. Couple à trois

    Non, ce n'est pas une relation à trois que vous vivez, c'est une relation à quatre. Le forum est le quatrième personnage.
  4. La conscience

    Bon, "évènement" peut s'écrire avec un accent aigu et un accent grave depuis 1990, l'Académie française a proposé (et validé) cette nouvelle orthographe. Il faut réviser tes connaissances pépé, tu sais depuis 1968 le monde ne s'est pas arrêté d'évoluer, tes savoirs datent, je te l'ai déjà dit. Reprends tes livres, ou reprends des études, enfin bouge-toi, quoi.
  5. Des rapports entre l'imaginaire et le réel

    Nous pouvons, bien sûr, déclarer que tout est réel. Et ce n'est pas faux. Mais nous pouvons aussi distinguer un certain réel d'un certain imaginaire, et même nous le devons, ne serait-ce que pour pouvoir vivre au quotidien. Le cerveau, parait-il, dixit les neuropsy, ne fait pas de différence entre le réel et l'imaginaire. C'est notre conscience qui fait la distinction. Pour des raisons évidemment pratiques. C'est que nous ne vivons pas seulement ici, sur le forum, dans le forum, mais aussi dans le monde réel, celui qui exige de nous de faire la différence entre le réel et l'imaginaire. Si cette distinction n'est pas faite vous terminez à l'asile (dans le meilleur des cas, dans le pire vous êtes tué).
  6. L'humanisme est-il un christianisme sans Dieu?

    Quand je lis ce genre de déclaration (discours sur l'amour, toujours discours sur, jamais action) j'ai envie de demander à Quasi modo, comme à tous les humanistes : "Mais dites-moi, dans les faits, et non dans les mots, dans les faits en quoi se manifeste votre amour du prochain ?"
  7. La conscience

    Il est des mots qu'on ne peut pas définir. Le risque est alors de tenir un discours sur ce que représente vaguement ces mots dans notre esprit. J'en profite aussi pour faire la critique de ceux qui se disent philosophes ici. Pour eux philosopher c'est tenir un discours sur...un sujet. Le métadiscours... c'est-à-dire je prends du recul et je parle d'un thème donné. Il est vrai que c'est ainsi que la philosophie est enseignée en France. Du coup le philosophe est quelqu'un qui commente. Qui va parler de l'âme, du temps, de l'espace, de la conscience, comme si ces mots référaient à un donné connu de tous. Or quand on observe les philosophes occidentaux, issus de la culture grecque, les plus grands d'entre eux tentent de définir, de décrire, de dire les choses, de les donner à connaître en ce qu'ils apparaissent à l'esprit. Parménide va tenter de décrire l'être, de dire ce qu'est l'être, il ne fait pas un commentaire sur l'être, non, il tente de dire l'être. Aristote ne va pas faire un discours sur la logique par exemple il va tenter de dire ce qu'est la logique, de la décrire dans son expression. Kant ne va pas faire un commentaire sur la perception il va tenter de dire, de décrire la perception. Tous ces philosophes tentent de faire l'expérience de ce dont ils veulent parler. Or ici les philosophes qui se déclarent tels ici ne tentent pas de décrire ce dont ils parlent, non ils font des commentaires. Ils sont ethnologues en quelque sorte avant d'être ethnographes. Ils sont sociologues avant d'être sociaux-graphes. Pour la conscience c'est pareil. Pour parler de la conscience il faut d'abord faire l'expérience du conscient, de ce que c'est que d'être conscient. Il y a un effort descriptif à faire, qui n'est pas fait, parce qu'il est difficile à faire, parce qu'il est ingrat aussi, car un tel effort descriptif ne permet pas de grandes envolées, un tel effort est heurté. Du coup je choisis de parler de ce livre, de Dehaene, qui permet, par petites touches, d'approcher l'activité consciente en ce qu'elle est. C'est malaisé, heurté bien sûr. Mais je dirai que, pour faire quelque découverte archéologique d'envergure il faut aussi creuser la terre pendant des années, de manière maladroite, sans même savoir si nous allons trouver quelque chose.
  8. La conscience

    "La conscience joue un rôle essentiel : c'est elle qui nous permet de relier les évènements à travers le temps plutôt que de vivre dans l'instant" "La conscience nous fournit un présent remémoré" "Seule la conscience nous donne accès à des pensées durables" Ces observations font écho aux deux premières synthèses de la Critique de la raison pure. Dans la première synthèse, celle de l'appréhension dans l'intuition, la constitution de la chose est liée à la constitution du présent, lequel se définit comme une synthèse d'instants. Dans la seconde synthèse, celle de la reproduction dans l'imagination, pour constituer la chose présente il faut que les données passées soient remémorées et reliées au présent (dans " Les leçons sur la conscience interne du temps" Husserl appellera ce processus : la rétention). Associer une donnée présente à une donnée absente qui vient de disparaître est un acte de l'imagination. L'appréhension suppose toujours l'imagination, c'est-à-dire le rappel et l'association du passé au présent, car, le temps se divisant en une série d'infiniment petits, le présent n'existerait pas, sans cette association, et on ne pourrait poser aucune chose (Jacques Rivelaygue, leçon de métaphysique allemande, commentaires sur la CRP de Kant).
  9. La conscience

    Ainsi tu as intériorisé que je suis le loup. C'est plus fort que toi, tu ne peux pas te passer d'un maitre, quoi que tu le détestes. Reste dans mon sillage puisque je te fascine à ce point.
  10. Lettres à Samuel

    Lettre 5 13/01/2018 Samuel, Comme je te l'ai écrit récemment, les Hébreux avant qu'ils s’installent en Égypte prenaient femme parmi les peuples qu'ils côtoyaient. Les traditions changèrent par la suite sous l’impulsion d'un personnage très important de l'histoire religieuse juive : Esdras le Scribe. Ce prêtre réforma la pratique religieuse (à partir de 457 avant J.C.) en imposant notamment l'obligation pour un juif de s'unir avec une juive pour que ses enfants soient considérés comme juifs. Cette pratique rigide est encore observée par les juifs orthodoxes qui se veulent les gardiens de la Loi. Pour eux pas d’innovations possibles. Mais, à côté du judaïsme orthodoxe il existe un judaïsme réformé appelé aussi judaïsme libéral, très dynamique aux USA, qui considère qu'il faut savoir évoluer. Les juifs libéraux estiment qu'un enfant né de père juif et de mère non-juive est juif s'il se reconnaît comme tel et observe les grands principes de la tradition (notamment la circoncision). D’une manière générale ils pensent qu'il convient de prendre ce qu'il y a de mieux dans le judaïsme : la langue, la civilisation, l’histoire, l'attachement à la terre etc. mais qu'il convient de rejeter le surnaturel. Enfin il y a le cas particulier d'une femme juive, célibataire ou mariée à un non -juif. Ses enfants sont en principe juifs pour les orthodoxes comme pour les libéraux s'ils observent bien sûr les grandes règles de la tradition. En résumé pour les juifs libéraux il suffit que l'un des deux parents, père ou mère, soit juif pour que les enfants du couple puissent, s'ils le désirent, devenir juifs. Pour les orthodoxes il faut que les deux parents soient juifs (dans la réalité les hommes juifs orthodoxes, dans l’histoire, se marièrent bien avec des non-juives dont ils leur demandaient de se convertir).
  11. La conscience

    Dehaene, opus cité, page 143 : "Conscience et mémoire de travail semblent étroitement apparentées" "On pourrait même affirmer avec le philosophe Dan Dennett que l'un des rôles essentiels de la conscience est de créer des pensées durables" "Un mécanisme cellulaire de stabilisation de la mémoire existe chez tous les mammifères, depuis les êtres humains jusqu'aux souris en passant par les rats, les chats et les singes. Il confère manifestement bien des avantages au cours de l'évolution. Les organismes qui disposent d'une mémoire peuvent se détacher des contingences immédiates de leur environnement. Ils cessent d'être à la merci du présent, mais peuvent se rappeler le passé et se projeter vers le futur" "Les neurones du cortex préfrontal forment une mémoire active" "Le cortex préfrontal semble jouer un rôle clé dans notre capacité de maintenir une information pendant un certain temps, d'y réfléchir et de l'intégrer dans un plan d'action"
  12. laisse moi te bercer mon Amour

    Je file aussi, j'aime te savoir repue et pleine de moi. Ta vidéo, le tango, la femme dans la rue, c'est tout à fait toi ! Je te fais remarquer que tu importunes une femme ! Ouh! t'es vilaine, y a que les hommes qui font ça, parait-il !!! Je dois aller travailler ! Arrête de me tenir contre toi !
  13. laisse moi te bercer mon Amour

    Tiens je poste ici cette vidéo que j'ai postée aussi sur un autre fil. Mais ici elle prend un autre sens. Dis-moi Anouchka, si je te dis : "Tu es la brune, moi je suis la blonde, enfin, la châtain aux cheveux longs, tu acquiesces ?" Je désire recevoir ton baiser comme la brune aime le donner.
  14. Lettres à Samuel

    Lettre 4 10/01/2018 Samuel, Les Hébreux quittèrent Ur, s'arrêtèrent dans une autre ville, Haran, puis partirent vers le pays de Canaan (l’actuel Israël). Cette migration fut provoquée par la nécessité de trouver de nouveaux pâturages pour leurs troupeaux. Ils s’installèrent dans le pays de Canaan qu'ils durent partager avec d'autres peuples nomades. Ce partage n'engendra pas de conflits notoires. A l'époque si les Hébreux croyaient en un dieu unique, ce dieu restait encore familial et n’exigeait pas le rejet des dieux des autres peuples. Ils gardaient toutefois leurs coutumes, notamment le respect des enfants comme en témoigne l’histoire d’Abraham et d'Isaac, son fils. Alors que les peuples de l’époque n’hésitaient pas à offrir leurs enfants en sacrifice à leurs dieux, afin de leur plaire et d'obtenir leurs faveurs, lorsque Abraham projeta à son tour de sacrifier Isaac à Yahvé, alors il eut cette révélation : Yahvé ne voulait pas, lui, d'un tel sacrifice. Alors Abraham épargna Isaac. Ici s'affirme, dans cette histoire, l'un des aspects familiaux originaux des Hébreux : le respect de la vie des enfants. Abraham eut donc un fils Isaac qui lui-même eut deux fils Jacob et Esaü. Jacob eut à son tour douze enfants qui fondèrent les douze tribus d’Israël. N'oublie pas qu’Israël est le nom donné à Jacob après qu'il eut combattu pendant toute une nuit l'ange envoyé contre lui par Yahvé pour l'éprouver. A propos de cette lutte voici le récit biblique (dans la Genèse) : « Jacob resta seul [dans la nuit, près d'un torrent]. Et quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l’aurore. Voyant qu'il ne maîtrisait pas Jacob, il le frappa à l’emboîture de la hanche, et la hanche de Jacob se démit. Il dit : « Lâche-moi car l'aurore est levée », mais Jacob répondit : « Je ne te lâcherai pas, que tu ne m'aies béni ». Il lui demanda : « Quel est ton nom ? » « Jacob » répondit-il. Il reprit : « On ne t’appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as été fort contre Dieu, et contre les hommes tu l’emporteras ». Jacob fit cette demande : « Révèle-moi ton nom, je te prie », mais il répondit : « Et pourquoi me demandes-tu mon nom ? » et, là même, il le bénit. Jacob donna à cet endroit le nom de Penuel, « Car dit-il j'ai vu Dieu face à face et j'ai eu la vie sauve ». Les Hébreux ne pratiquaient pas ou peu l'endogamie c'est-à-dire le mariage avec des femmes issues de leurs propres tribus. Il se mariaient avec des filles du pays, des Cananéennes, des Égyptiennes, des Hittites, des Ismaélites...des femmes donc issues des peuples vivant dans la région. [Se marier avec des femmes prises dans d'autres tribus que la sienne s'appelle : l'exogamie]. Le fils préféré de Jacob s’appelait joseph. Selon la tradition les frères de Joseph furent jaloux de cette préférence paternelle et ils vendirent leur frère à une caravane de chameliers ismaélites en route vers l’Égypte. C’est ainsi que Joseph s'installa en Égypte. Il est plus raisonnable de penser que Joseph partit volontairement en Égypte attiré par l'hégémonie des maîtres de ce territoire. Y régnaient alors les Hyksos, peuple sémite , apparentés aux Hébreux. Il est probable que Joseph comptait réaliser en Égypte une vie plus séduisante que celle de berger. Il eut raison car il devint vice-roi d’Égypte. Plus tard Jacob et ses enfants rejoignirent Joseph en Égypte. Il facilita leur installation. Ainsi il sembla que les Hébreux avaient enfin trouvé un territoire, fait de terres fertiles, octroyé par le pharaon, le maître de l’Égypte. Leur errance semblait terminée. Il n'en était rien.
  15. La conscience

    J'ai l'impression que ma réponse d'avant, ma réponse longue, n'était pas associée au texte que je critiquais. Je me demande ce qui s'est passé sur le plan technique. Je répondais à tes considérations sur Freud et sur le meurtre répété du père. Mais ca ne retire rien au fait que tu te réfères au christianisme quand moi je me réfère au judaïsme. Donc pour comprendre ma réponse sache qu'elle répond à tes considérations freudiennes qui, quand même, pour un nombre croissant de chercheurs de tous poils ne tiennent plus la route. Tu me récites tes cours de fac, oh ! ça date, l'anthropologie n'en est plus là. Papa, maman, la bonne et moi ça date, Lamoureux date. Ah non c'est toi qui me manipules ! tu ne reprends qu'une partie du texte que je critiquais. Bravo pour la manip, tu es un bon soixante-huitard. Mais depuis 68, tout de même, les sciences humaines ont progressé.
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