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aliochaverkiev

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  1. aliochaverkiev

    La conscience

    Blaquière a son prophète, Freud. Et sa Trinité, moi, surmoi, ça. Blaquière est un croyant, tout comme les monothéistes. Il croit en l’Inconscient comme d'autres croient en Dieu. l'Inconscient n' est pas plus une réalité observable que Dieu, mais il ne parvient pas à en prendre conscience tellement il est sûr de l’existence de l'inconscient. Il me fait penser aux pseudo scientifiques d'ici qui croient avoir observé l'espace temps ! mais heureusement ces pseudo scientifiques n'ont aucune action sociale, donc leur pensée délirante n'a aucun effet sur le réel. Blaquière lui ne peut même pas douter de l'existence de l'inconscient. Douter de l'existence de l'inconscient c'est lui demander l'impossible. Il a structuré sa pensée comme ça depuis ses études supérieures et depuis ses études supérieures il est enfoncé sans sa fondrière. Ça fait donc 50 ans que ça dure. Aucune chance pour lui de sortir de son trou. Sa chaine neuronale de pensée est désormais toujours la même. C'est terrible le vieillissement. Je constate que l'esclavage est la condition désirée de la majorité des hommes et des femmes. Il leur faut croire en un "être", fut ce en leur trou du cul. Ils sont comme cela : des esclaves par choix. Tel est leur mode de jouissance. C'est pour cela qu'ils aiment la condition d’esclave, c'est en raison de leur mode de jouissance.
  2. aliochaverkiev

    Andrej Babis : nous ne voulons pas vivre en afrique

    Bonjour Barbara, Vous pensez en projetant sur l'avenir un modèle que vous construisez à partir de données historiques et actuelles. Ce modèle c'est un Islam hégémonique qui viserait à s'imposer dans sa structure archaïque au monde. Je ne dis pas qu'il n' y a pas cette intention chez certains musulmans mais là où je diffère de vous c'est que je pense que le monde est créé par nos actions. Le monde est en création et nous participons à cette création par notre action. Rien n'est fatal et l'histoire nous montre que rien ne se répète à l'identique, tout évolue, change, pour moi le monde est une création continue. Qu'est ce que cela signifie dans la pratique ? Cela signifie qu'il est nécessaire d'aller au devant de la communauté musulmane et de communiquer avec elle. Mieux il est nécessaire de travailler avec elle. Pour ma part j'ai changé l’orientation de mon enseignement (je donne des cours de maths bénévolement). Hier je m'occupais d'ados issus de familles européennes, maintenant je m'occupe de musulmans, de musulmanes en fait car je ne parviens pas encore à créer un lien avec les garçons musulmans. Je me rends compte que j’opère un véritable électro choc dans ces familles musulmanes. Qu'un "blanc" européen par surcroit perçu comme juif leur donne quelque chose sans rien demander d'autre que de travailler les sidère. Je me rends compte que la communauté musulmane part désormais du principe que "blancs" et juifs les ont définitivement exclus de leur monde. Je tente de casser cet état d'esprit. En les faisant rentrer chez moi, en les recevant, en leur donnant. Mais en exigeant en échange de travailler. Je suis surpris de la détermination que je parviens ainsi à engendrer chez ces petites musulmanes. Elle travaillent, elles se battent, elles prennent confiance et je me dis, bon sang si ces jeunes filles arrivent à s’intégrer, arrivent à exercer des métiers créatifs, elles changeront, elles changeront le monde. Je ne dis pas qu'elles abandonneront leur religion, non, bien sûr qu'elles ne l’abandonneront pas, mais je sais qu'elles agiront et penseront différemment de leurs ainés, elles changeront à leur tour le monde. En ajoutant leur culture musulmane à la nôtre, mais cela ne me dérange pas. Vous voyez la différence entre les Français dits de souche, les Français historiquement européens disons et moi ? Eux pensent, moi j'agis. C'est le principe de ma foi : nous changeons le monde par notre action, nous le figeons par notre pensée dès lors que celle-ci ne se jette pas dans l'action. C'est d'ailleurs ce qui me différencie des gens du forum: ils pensent sans jamais agir. Ce qui fait de leur pensée, même savante, quand elle l'est, rarement, un rien, un néant. Vous allez me dire : mais qu'est ce que votre action ? celui d'un homme seul, ou presque ? oui, mais c'est cela avoir la foi : agir là ou on est, de la manière que l'on peut et se dire : j'ai fait ce que je devais faire; car mon action infinitésimale c'est encore quelle chose par rapport à une action nulle.
  3. aliochaverkiev

    Omniscience et libre arbitre

    Mais vous même vous passez votre temps à affirmer l’existence de quelque chose dont rien ne permet d’en supposer l’existence. C’est le principe même de l’idéalisme, cette opération de la raison pure qui infére l’existence d’une chose à partir du simple fait de pouvoir penser cette chose. Je ne parle pas que de vous mais de tous les penseurs d’ici qui sont incapables de résister à l’exercice de ce pouvoir fascinant : donner l’existence. Être Dieu quoi. Ça compense la médiocrité de leur existence. Comment refuser d’etre Dieu quand on est dans la vie réelle un obscur quidam ? Des lors que vous employez des mots qui ne réfèrent à rien d’observable ou rien de ressenti vous affirmez alors l’existence de quelque chose dont rien ne permet d’en supposer l’existence. Je vais prendre l’exemple de la conscience. Voici un mot qui est employé par les penseursd’ici comme s’il s’agissait d’un existant. Pourtant aucun ne peut dire de quoi il s’agit car personne ne peut observer la conscience ( observer c’est percevoir par les cinq sens). Pourtant tous sont sûrs que la conscience existe. Vous voyez : ils sont comme les croyants. Comme ceux qui croient en Dieu. Prenons un athée : il nie l’existence de Dieu mais il affirme l’existence de l’inconscient ! Pourtant rien ne permet d’affirmer que l’inconscient existe. Mais chacun tend tellement à être Dieu ! chacun se sent infiniment puissant à aligner des idées les plus farfelues dès lors qu’il sent en lui cette jouissance obscure : je crée, je crée, je suis Dieu. Quand à l’infini il existe en mathématique. Nous l’utilisons constamment à des fins pratiques.
  4. aliochaverkiev

    Perquisition chez Jean-Luc Melenchon et au siège de la France Insoumise

    Elle est étonnante cette affaire « Mélanchon » quand je l’observe, quand je l’appréhende en tant que spectateur. Il y a d’abord la colère du personnage qui engendre sympathie et réprobation, et ça pourrait s’arrêter là. Mais il y a surtout les réactions. Et là ça vaut son pesant d’or. Il y a ceux qui sont sûrs que Mélanchon est coupable et qui vont démontrer que ses comptes sont falsifiés, véritables supplétifs des enquêteurs officiels. Je me dis de tous temps il y a des gens qui ne peuvent pas agir autrement que comme collaborateurs du pouvoir en place. Il y a ceux qui démontrent ( ce sont en général des gens AUTORISÉS par leurs diplômes ou leur fonction professionnelle) que cette séquence va porter préjudice à Mélanchon et je sens à quel point ils espèrent que cette séquence lui porte préjudice. Ainsi je vois leur ressentiment et leur peur. Peur de quoi ? Il y a ceux qui critiquent sa passion, son émotion, ses excès et je sens à quel point pour eux Mélanchon est d’abord un homme pas « comme il faut », bref j’assiste aux effarouchements des petits bourgeois planqués. Si bien que cette affaire excède largement ce qu’elle apparaît et qu’elle permet d’assister à la trouille séculaire des gens « comme il faut » face aux gens inspirés par la violence inhérente à la nature. La trouille des animaux domestiqués devant ce qui pourrait se révéler être une animalité sauvage.
  5. aliochaverkiev

    Andrej Babis : nous ne voulons pas vivre en afrique

    Bonjour Barbara, Vous pensez donc que les arabes musulmans se comporteront en Europe comme jadis ils se sont comportés. D’abord je ne suis pas sûr qu’ils n’aient rien apporté. Je sais bien que l’histoire peut être interprétée de mille façons selon les faits que l’on choisit de retenir comme étant saillants pour ensuite les relier selon une logique à soi, mais ce que j’ai retenu du passé, à côté de toutes les choses horribles que l’on attribue aux arabes musulmans c’est qu’ils ont été un formidable accélérateur de l’histoire par tous les brassages de population et de culture qu’ils ont provoqués. La Renaissance doit beaucoup aux échanges culturels entre la cour d’Italie et les chefs arabes de l’époque par exemple. Mais ont ils été vraiment incapables de création ? Tous ces touristes qui vont en Espagne admirer ces monuments d’architecture créations d’une synthèse heureuse entre Islam et christianisme ne rendent ils pas hommage, parfois malgré eux au génie arabe ? Pour en revenir à l’epoque actuelle peut-on anticiper le futur comportement des arabes musulmans à partir d’un comportement passé ? Les êtres comme les communautés sont-ils identiques à eux-mêmes à travers les millénaires ?
  6. aliochaverkiev

    Lettres à Samuel

    Lettre 39-1 19 octobre 2018 Samuel, Paul est un contemporain de Jésus, né comme lui au début du siècle. Mais alors que Jésus est un homme simple, né en Palestine, largement influencé par les Esséniens, hommes du désert, marqués par l'ascétisme, l'indifférence aux biens et aux honneurs du monde, Paul, lui, est né dans une famille juive influente, aisée, vivant hors d'Israël, dans la diaspora, à Tarse en Cilicie [Turquie actuelle]. Son nom hébraïque était Saul, mais il se fit appeler par son cognomen (surnom) romain : Paul ( Paulus). Son père était citoyen romain ce qui faisait de lui aussi un citoyen romain, marque d'élection. Il bénéficia d'une éducation versée dans l'étude mais aussi dans la pratique manuelle (il fabriquait des tentes). Il connaissait à fond le judaïsme (grâce à l'enseignement d'un pharisien de renom, Gamaliel) et les cultures latine et surtout grecque. Il parlait l'araméen, l'hébreu et le grec. C'était un homme fort d'une origine sociale et culturelle dominante. En tant que citoyen romain il ne communiait pas avec le peuple d'Israël qui ne pensait qu'à se libérer du joug romain. Instruit de la culture grecque qui dominait alors l'Occident sa vision du monde débordait largement celle du monde juif. Le théâtre dans lequel il se voyait agir était vaste comme l'Empire romain. C'était un universaliste, animé d'une ambition à l'instar de celle des Empereurs : rayonner dans le monde. Mais alors que l'ambition des Césars était la conquête politique et territoriale celle de Paul était la conquête des esprits. Son caractère puissant et autoritaire, sa vision enfiévrée du monde inspirée par surcroît par une maladie chronique (probablement le paludisme), sa conviction d'être en relation directe avec Jésus (ce qui le conduisit parfois à penser qu'il parlait la Parole même de Dieu) l'entoura d'une aura et d'un charisme qui lui permirent de s'imposer. Paul participa à la persécution de la secte des Héllénistes. Mais un jour, selon la légende, Jésus lui apparut au milieu d'une lumière éblouissante, alors qu'il s'approchait de Damas, et lui demanda : « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Il perdit la vue pendant trois jours puis, quand il retrouva ses facultés, il devint un inconditionnel de Jésus, il se convertit au christianisme naissant. Plus sérieusement la conversion de Paul fut l'aboutissement d'une longue réflexion. Il avait longtemps réfléchi sur l'impossibilité pour les hommes de trouver leur salut par eux-mêmes. A l'époque la notion de salut avait un sens. Les hommes vivaient dans un monde violent où dominaient la guerre, la maladie, la pauvreté et la mort. Cette violence engendrait le désir de trouver des voies de salut, c'est-à-dire des moyens de surmonter les souffrances et les angoisses nées de cette violence mais aussi des moyens de donner sens à la vie. Pour Paul l'humanité et la création entière sont asservies aux éléments du Kosmos, puissances démoniaques assimilées aux étoiles. Qu'il soit païen ou juif l'homme est désarmé face à ces puissances du Mal. Le principe du Mal c'est la matière, la chair, le principe du Bien c'est l'esprit, le spirituel. Il faut voir dans cette vision un écho de la philosohie de Platon. Le philosophe athénien affirme que l'être est partagé entre matière et esprit. Il affirme la supériorité absolue de l'esprit sur la matière. Le monde matériel est une imitation dégradée du monde spirituel. Il en tire une conception du Bien et du Mal : l'homme doit se tenir à l'écart des désirs du corps (monde matériel) qui avilissent l 'âme (monde spirituel), l'homme doit s'élever dans la contemplation des Idées éternelles. Paul fait sienne cette représentation mais il la modifie en fonction de sa culture juive. Il remplace les Idées par Dieu et il introduit la notion de péché. Car la partition de l'homme entre matière et esprit n'est pas un hasard : c'est la conséquence du péché originel d'Adam, père de toute l'humanité, qui, en désobéissant à Dieu en mangeant le fruit de l'arbre de la connaissance a été chassé du jardin d'Eden où il vivait éternellement heureux dans un corps glorieux (corps idéalisé non soumis aux pesanteurs du matériel). C'est là que Paul a son illumination (l'apparition de Jésus). Il saisit soudain que Jésus peut être vu comme le Sauveur du monde. Il saisit que Dieu, ému par la condition de l'homme, a choisi de le sauver, qu'il soit juif ou pas, en envoyant son fils sur terre. Dieu, par l'intermédiaire de son fils, choisit de partager le malheur des hommes. Du coup pour Paul l'événement historique fondamental c'est le Calvaire de Jésus et son agonie. Dieu, par l'intermédiaire de son fils éprouve le désespoir des hommes soumis à la souffrance et à la mort, mais Dieu ressuscite Jésus, son fils. La résurrection devient un fait réel et non pas symbolique, cette résurrection signifie la victoire du fils de Dieu, qui est aussi le fils de lhomme sur la souffrance et sur la mort. Au cri de désespoir « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ?» succède la résurrection donnée par Dieu, qui signifie ainsi la gloire future de l'homme après les ténèbres de son désespoir. Une fois ressuscité Jésus retourne auprès de son père, un Jésus imaginé par Paul à l'image du premier homme, déjà créé par Dieu, Adam, avant son expulsion de l'Eden : être au corps glorieux vivant éternellement heureux auprès du Père. Le salut est là : il faut mettre sa foi en Jésus, suivre son enseignement et imiter son comportement. Prendre sur soi les malheurs du monde, conséquence du péché originel, se détourner du péché en renonçant aux désirs de la chair (monde matériel) vivre en communion avec Jésus, devenu Jésus-Christ, devenu le Christ [Christ signifie : l'oint du Seigneur] c'est-à dire le Sauveur, et appliquer son enseignement en tenant pour seul commandement l'amour des autres et de soi-même. Animés et réunis dans cette foi en Jésus-Christ, les chrétiens connaitront la rédemption (rachat de l'homme ; l'homme devenu esclave du mal est racheté c'est-à-dire qu'il est rendu à nouveau libre grâce au sacrifice de Jésus) laquelle sera pleinement accomplie à la Parousie (le retour glorieux de Jésus-Christ à la fin des temps bibliques dans le but d'établir définitivement le Royaume de Dieu sur la terre), lorsque les élus revêtiront à la résurrection le corps spirituel, le corps glorieux qui est désormais celui de Jésus. Les fidèles, sauvés par la foi en Jésus prennent part dès à présent à la vie éternelle dans la mesure où ils vivent dans le Christ, en communion mystique avec lui, par intégration à l'Eglise chrétienne (la communauté des chrétiens) qui est son corps. Paul construit là une cathédrale intellectuelle et spirituelle, où il synthétise l'hellénisme et le judaïsme tout en conservant l'idée apocalyptique de la fin des temps et du retour du Messie. Il crée une nouvelle religion qui n'a plus grand chose à voir avec le judaïsme. Cette nouvelle religion sut répondre aux angoisses des hommes de son temps, surtout aux angoisses des Gentils (les païens). Paul va s'élancer dans la conquête des esprits des Gentils, indifférent aux soucis identitaires des Juifs. Il a d'autres ambitions que de régner un jour sur un petit royaume appelé Israël, il veut conquérir le monde. Aussi concentrera-t-il son prêche dans les colonies de la diaspora, puis dans les territoires régentés par les Romains. Je t'expliquerai tout cela dans la deuxième partie de cette lettre. Je t'embrasse, bravo pour ta compréhension de la leçon de maths, elle n'était pas évidente à assimiler. Je t'aime, à très bientôt,
  7. aliochaverkiev

    Je me sens seule

    Vu qu’elle cherche une relation intime c’est tout de même son droit de sélectionner qui elle veut. T’es trop vieux de toute façon Pinocchio, soir réaliste.
  8. aliochaverkiev

    Je me sens seule

    Je n’ai jamais observé que l’esprit provincial fut plus ouvert que l’esprit parisien. T’es trop timide choupi
  9. aliochaverkiev

    Il était une fois...Raymond et Alain

    Les vieux, dont je fais partie, devraient aller vers les jeunes au lieu de se recroqueviller sur eux. Il y a une demande du côté des jeunes, une demande affective, une demande de savoirs. Si les vieux au lieu de devenir de plus en plus avaricieux, devenaient de plus en plus généreux, notre monde actuel, en France, vivrait plus heureux. Donner aux jeunes son savoir, transmettre dans un élan généreux, provoque de beaux retours. Les jeunes exposent leurs désirs, leurs craintes, leurs attentes. Et comme ils sont, eux, généreux, ils offrent aussi leur affection. Le monde ainsi s’humanise. De tous temps la transmission fut une valeur cardinale sociale. Aujourd’hui les vieux soliloquent avec eux mêmes, s’opposent à toutes les idées nouvelles et affirment avec fierté n’avoir rien à transmettre. Ils sombrent dans un hédonisme pitoyable, obsédés par leur petit bonheur de séniles ou par leurs anciennes blessures narcissiques. Quand je vois qu’à plus de 60 ans ils en sont encore à se demander ce qu’est la philosophie je touche là l’extreme misère du quatrième âge. Quand hier l’une de mes élèves en terminales S me demande de m’occuper de son amie dans la même classe qu’elle, j’hesite, je me sens fatigué d’enseigner tous ces ado abandonnés, puis je dis oui. Puis timidement elle me demande : ça ne fait rien si elle est voilée ? Alors bien sûr je la rassure, bien sûr que je vais m’en occuper. Elle me dit : elle a contacté des bénévoles mais elle est rejetée à cause du voile. Alors j’ai pensé à tous les connards d’ici, tous ces vieux cons qui se branlent entre eux à coups de mots pompeux, mécanique quantique et tout et tout, et qui abandonnent tous ces jeunes qui ne demandent que reconnaissance et générosité. Que tous ces vieux cons sombrent dans les tombes signalées par Vilaine.
  10. aliochaverkiev

    Mes choix

    Ton nouvel avatar est un avatar d'enfer ! Tu n'es plus du tout transparente ! Serait-ce que tu me ferais du charme ? J'aime te voir en forme la lionne. Bonjour à vous l'Etoile, quand vous intervenez ici j'ai le sentiment que c'est un ange qui vient me visiter. Je suis toujours en attente de vos vidéos.
  11. aliochaverkiev

    Lettres à Samuel

    Lettre 38 14 octobre 2018, Samuel, Après la chute des deux Royaumes et l’exil à Babylone de nombreux Israélites s’installèrent hors du pays de Canaan et formèrent ce qu’on appelle la diaspora. Des colonies juives s’implantèrent progressivement dans tout le bassin méditerranéen jusqu’à la Mésopotamie et la Perse. Au début de l’ère chrétienne la majorité des Juifs vivait dans cette diaspora dont les centres principaux étaient Antioche, Alexandrie, Carthage et Rome. Ils pratiquaient librement leur religion dans les synagogues où ils se réunissaient pour prier et étudier. Chaque synagogue était gérée par un Sage, un Rabbin. Néanmoins les gardiens du Temple gardaient l’autorité religieuse. La mentalité des Juifs de la diaspora, du fait qu’ils vivaient au milieu de populations non-juives, était différente de celle des Judéens. Ils étaient moins nationalistes, le retour à l’indépendance de la Judée leur importait peu. Habitués à côtoyer les païens, ayant adopté les langues locales (le latin ou le grec) ils étaient sensibles aux caractéristiques des cultures païennes particulièrement les cultures latines (Rome) et grecques (Alexandrie). La secte juive dite « les Hellénistes » venait de la diaspora. Elle critiquait les institutions religieuses du judaïsme. La communauté naissante chrétienne leur apparut comme pouvant leur servir de cheval de Troie. La toute jeune Eglise chrétienne était dirigée par les anciens apôtres de Jésus qui venaient tous de milieux populaires. Paysans, pécheurs, petits artisans, ils étaient le plus souvent illettrés et ne savaient pas trop utiliser le verbe pour se défendre et s’imposer. La disparition de leur chef, Jésus, les rendaient du coup vulnérables. La secte se convertit au christianisme, puis une fois intégrée dans la nouvelle Eglise, elle poursuivit son objectif : renverser le Temple, supprimer les rituels religieux traditionnels, revenir à l’époque antique de Moïse en utilisant l’image de Jésus comme nouveau prophète. Bref ce qu’elle voulait c’était renverser le pouvoir religieux existant pour imposer son propre pouvoir en s’appuyant sur la figure mythique de Jésus. Sa tentative échoua. Les Sadducéens et les Pharisiens se défendirent et le peuple non plus ne la suivit pas. Le chef des Hellénistes, Etienne, fut arrêté et lapidé, les membres de la secte furent persécutés mais les autres chrétiens ne furent pas inquiétés. Toutefois un coin avait été enfoncé par les Hellénistes entre le judaïsme et le christianisme. En se battant jusqu’à la mort pour séparer le christianisme naissant du culte traditionnel juif de Jérusalem, Etienne avait ouvert la voie à une possible rupture et à l’instauration d’un nouveau cute, certes encore lié à Moise, certes encore promis aux seuls Juifs, mais une première brèche était apparue : la possibilité, en s’appuyant sur le mythe de Jésus, de créer un nouveau culte. Il est possible de voir dans cette révolte d’Etienne l’expression d’une volonté de puissance : renverser l’ancien pouvoir pour y installer le sien. Ici la révolution poursuivie était exclusivement religieuse et limitée aux Juifs. Or ceux-ci, surtout ceux d’Israël, ne rêvaient pas d’une révolution religieuse, ils rêvaient d’une révolution politique qui conduise à l’anéantissement de la tutelle romaine. Là où Etienne échoua, un autre homme, quelques années plus tard devait réussir, un homme possédé par une ambition à l’égal des ambitions des empereurs romains, un homme éminemment cultivé, un homme qui savait manier le verbe et séduire les foules, un homme qui devait faire du christianisme, après l’avoir transformé selon sa volonté, après avoir fait de Jésus une figure recréée par lui, une nouvelle religion. Cet homme s’appelait Paul. Je t'embrasse, Passe une belle semaine, (J’espère que la leçon de maths ne te pose pas trop de problèmes) Je t'aime,
  12. aliochaverkiev

    Mes choix

  13. aliochaverkiev

    Lettres à Samuel

    Lettre 37 13 Octobre 2018 Samuel, Dans les jours qui suivirent la mort de Jésus une rumeur courut : il était ressuscité. Cette rumeur s’appuya sur deux événements : le tombeau de Jésus fut découvert vide, fait qui resta inexpliqué, puis certaines personnes déclarèrent avoir vu Jésus (ce qui, du coup, pour ceux qui y crurent, expliqua le tombeau vide). Ce phénomène psychique (réapparition du mort) est moins rare qu’on ne le croit. Il est même à l’origine du culte des anciens, culte qui donna naissance aux religions. Aux premiers temps de l’humanité, en Occident, lors de la sédentarisation un rapport nouveau s'instaura entre les pères et les fils. A cette époque les pères qui survivaient étaient perçus comme des êtres d’exception : êtres certes violents et cruels, ayant droit de vie et de mort sur leurs enfants, mais êtres d’un courage inouï, indifférents à la mort, occupés in fine à laisser à leurs fils les territoires conquis. C’étaient de vrais dieux. A leur mort ils renaissaient dans l’esprit de leurs fils, continuant en eux leur oeuvre fantastique. Puis les fils s’emparaient à leur tour de l’esprit de leur père, ils devenaient eux-mêmes des pères braves et fougueux. Ainsi naquirent les dieux, ainsi naquit Dieu, et l’idée que Dieu est un père. Le Dieu des premiers Hébreux est l’image du père premier. Aujourd’hui les pères n’ont certes plus cette image fantastique, sauf exceptions. Mais quiconque a eu un père ou une mère hors du commun, s’il a lui-même une forte personnalité, peut ressentir en lui la résurrection de l’être admiré quand celui-ci vient à mourir. Quand ma mère fut près de mourir, femme dont la vie fut une aventure fantastique, alors je sentis en moi, dans mon esprit, avant même qu’elle meurt, se lever un corps qui dormait-là et que je n’avais jamais encore perçu, alors se leva en moi ce corps dont je m’aperçus qu’il était la réincarnation de ma mère. Ainsi vécut-elle en moi après sa mort réelle, avant de se fondre en moi et de disparaitre. Ici Jésus est un homme qui a marqué ses disciples, sa façon de mourir désarçonne, son désespoir absolu ébranle le désir naturel de vivre. L’univers pour ceux qui crurent en lui vacille. Mais la puissance du désir de vivre, l’espoir de retrouver la gloire du royaume de David sous l’action d’un messie, la volonté de croire justement dans ce messie en la personne de Jésus l’emportèrent sur tous les désespoirs : Jésus n’est pas mort, Jésus est ressuscité, Jésus est le messie contre lequel la mort ne peut rien. A ce moment-là la résurrection de Jésus est encore vécue de manière symbolique par les nazaréens, les évangiles ne sont pas encore écrits. Il s’agit d’une résurrection dans les esprits. D’ailleurs Jésus bien que ressuscité n’apparut que de manière fugace aux apôtres. A peine apparait-il qu’il disparait aussitôt en montant au ciel, façon de dire qu’il n’est plus vivant que dans les esprits. Pierre l’un des apôtres commence alors à organiser la vie des adeptes de la doctrine de Jésus. Des conversions se firent, le sentiment que Jésus venait leur parler se mua en réalité perçue : Jésus leur parlait par l’intermédiaire de l’Esprit, l’esprit divin, appelé par les chrétiens Saint-Esprit. Cette communauté naissante soumit ses adhérents à un baptême, cérémonie qui ritualisait l’entrée dans la communauté. Ce baptême permettait d’obtenir la rémission de ses péchés. Les baptisés vendaient leurs biens, tous partageaient tout ce qu’ils avaient avec les autres. Ainsi suivaient-ils les recommandations de Jésus. On peut estimer que le christianisme est né au moment de la création de cette communauté. Pour autant ces nouveaux croyants ne rompirent pas avec le judaïsme. Ils étaient tous juifs et tous continuaient de suivre les préceptes de la loi juive, tous continuaient de fréquenter le Temple. Les Sadducéens et les Pharisiens surveillaient tout de même de près cette nouvelle communauté et, de temps en temps, ils causaient quelques soucis à Pierre et à ses amis en les emprisonnant. Puis ils les libéraient après leur avoir intimer l’ordre d’arrêter de faire des conversions. Ce qu’ils redoutaient c’est que Pierre en faisant trop de conversions en vienne à menacer ainsi l’équilibre entre les différentes branches du judaïsme. Il faut dire aussi qu’à cette époque troublée n’arrêtaient pas de surgir des chefs rebelles qui entraînaient derrière eux des disciples afin de renverser l’ordre établi et de rendre à Israël son indépendance. Les Sadducéens et les Pharisiens qui, eux, avaient choisi de s’entendre avec l’occupant romain, rencontraient donc quelques soucis de maintien de l’ordre. Pour le moment les chrétiens ne prônaient pas une révolte contre l’ordre établi, il était encore possible de les tolérer. Ils ne réclamaient qu’une conversion des esprits, vécue dans la réalité dans le partage des biens et la vie en communauté, en attendant le retour du messie et l’instauration définitive du Royaume de Dieu. Mais tout changea et se précipita avec l’action d’une secte qualifiée ainsi : les Hellénistes. Je t'embrasse, Je pense à toi, Je t'aime,
  14. aliochaverkiev

    Aide dissertation

    Le libellé de votre dissertation n’est pas très clair. Il faudrait connaître la psychologie de votre enseignant pour bien comprendre l’énoncé. Je vais partir de l’idee que c’est un enseignant (e) relativement jeune ( moins de 40 ans). il me semble alors qu’il faut entendre la question ainsi qu’il suit : pour l’homme, quand il délibère consciemment sur la condition animale, ne voit il dans la vie animale qu’un miroir déformant de sa propre vie ? Autrement dit ne porte t il pas un jugement sur la vie animale qu’en fonction de la vie humaine ? là vous pouvez ouvrir deux chapitres. un chapitre où vous répondez oui et là vous montrez combien les hommes ont constamment été obsédés par le souci de se différencier des animaux, toujours pour les dévaloriser et pour bien sûr se valoriser ( l’animal n’a que des instincts, l’animal est con, l’animal représente les pulsions charnelles de l’homme en opposition à la spiritualité de l’homme, etc. ) un chapitre où vous répondez non et là vous presentez les nouvelles façons de penser d’aujourd’hui, notamment l’antispecisme, façon de voir qui tente de considérer l’animal non plus comme un miroir de l’homme mais comme ayant une identité spécifique. bon courage.
  15. aliochaverkiev

    La conscience

    La colère a du bon comme le retour au réel avec la vie familiale. Dans ce laps de temps l’activité inconsciente suit son chemin et livre à l’activité consciente ses conclusions laquelle effectue ensuite des associations qui replongeront avec leurs conclusions dans le fleuve de l’activité inconsciente. M’emporter contre des gens devenus bien incapables d’apprendre vu leur âge est un refus du réel. Le refus du réel ( les vieux devenus aveugles et sourds ne redeviendront jamais plus des voyants et des entendants ) révèle un désir violent qui décide de se foutre du réel. Quel est ce désir ? Quel est mon désir ? Mon désir est de communiquer avec un ou des êtres spécifiques. Ces êtres sont morts. Contre le principe de réalité je veux communiquer avec des êtres morts, et continuer avec eux un chemin que je n’ai pas pu pratiquer jusqu’ à son terme du temps de leur vivant, je tente ici des transferts. En vain. Il est nécessaire un moment de renoncer. Ne pas renoncer c’est tôt ou tard devenir soi même sénile à l’instar des vieillards d’ici qui rôdent comme des ombres dans un cimetiere qui a déjà creusé leur tombe. Identifier le mort ou la morte dont je refuse la mort. Ne pas voir dans sa mort une nouvelle violence contre moi, accumulée aux violences qu’il ou elle m’a fait jadis subir. Je n’obtiendrai jamais réparation, je n’obtiendrai jamais reconnaissance auprès de mes anciens bourreaux. Si je ne renonce pas je me perdrai comme se perdent la majorité des vieillards. Mes études ici sont closes. Je m’adressais en vérité à des morts en transférant leur identité sur les foromeurs. Entreprise d’autant plus vouée à l’echec quand je vois l’abime culturel entre ces morts et les branquignols d’ici. Je dois renoncer à obtenir des morts ce qu’ils ne m’ont pas donné de leur vivant. Ils ne me le donneront pas plus maintenant qu’ils sont morts. Il reste à mener des combats ici toutefois. Mais différents. Je quitte le salon philosophie.
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