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À propos de Gouderien
- Date de naissance 06/04/1952
Informations Personnelles
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Titre
Obsédé textuel
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Homme
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La différence est subtile.
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Les cris de victoire américains paraissent quelque peu indécents, alors que des missiles et des drones iraniens continuent de pleuvoir sur les pays du Golfe (sans parler du Liban, où on compte 100 morts du fait des frappes israéliennes - ce pays n'est, il est vrai, pas concerné par le cessez-le-feu de cette nuit). Si les Américains appellent ça une victoire - alors que les négociations avec Téhéran n'ont même pas encore commencé -, ils ne sont vraiment pas difficiles, et ils se contentent de peu. Tout cela renforce l'impression d'amateurisme qui émane de l'administration Trump. En tout cas les mollahs ont bien compris comment fonctionnait Trump : il suffit de lui donner un os à ronger, et il est content. L'épouvantable personnage, l'Attila des temps modernes, qui apparaissait à travers ses déclarations belliqueuses du début de semaine n'était-il que du théâtre, ou avait-il vraiment l'intention de déchaîner l'enfer sur l'Iran et de "détruire une civilisation" comme il menaçait de le faire? Il y avait sans doute une part de cinéma là-dedans, comme toujours chez Trump, et il est probable que les Américains auraient simplement continué à bombarder l'Iran comme ils le font depuis le 28 février... et comme ils recommenceront à le faire si les négociations à venir sont un échec. Mais comment Trump pourrait-il reconnaître un échec, après avoir claironné devant le monde entier qu'il avait gagné la guerre? Je ne sais pas comment les gens qui travaillent avec lui parviennent à résister à la tentation de lui coller deux balles dans la tête. Ou alors, c'est qu'ils sont juste aussi cinglés que lui...
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L'IA ne sauvera même pas les informaticiens! (Et ce n'est que justice.)
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S'l voulait pas passer pour un con... fallait pas qu'il se lance en politique.
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Tu parles beaucoup du droit, mais ça fait des années qu'on a compris que Trump s'en fout éperdument, du droit. Dans un pays aussi judiciarisé que les USA, où commettre une peccadille peut vous mener en prison pour des années (surtout si vous avez la mauvaise couleur de peau), le parcours de Trump est ahurissant, et il est incompréhensible qu'il soit à la Maison Blanche, et pas derrière les barreaux. Quant à son respect du droit international, j'en parle même pas... Après, que l'Iran ne soit pas un modèle non plus, c'est évident. Mais je l'ai déjà dit, pas sûr que cette vague de bombardements soit la bonne méthode pour faire évoluer ce régime vers la démocratie.
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Aucun objectif n'a été atteint, je suis bien d'accord (les objectifs de la coalition américano-israélienne ont d'ailleurs varié depuis le 28 février, au gré des humeurs changeantes du Donald). Le point positif, c'est le cessez-le-feu en lui-même. Ça vaut mieux que la destruction de l'Iran et de sa civilisation que nous promettait Trump hier. On va me dire : c'étaient des délires à la Trump. Vraiment? En tout cas on est en droit de s'inquiéter de la santé mentale d'un président américain qui profère de telles menaces - sincères ou pas.
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En tout cas on ne peut que constater l'habileté avec laquelle les dirigeants iraniens ont roulé dans la farine le locataire de la Maison Blanche. Le contraste entre ses déclarations tonitruantes, bellicistes et presque génocidaires d'hier et l'empressement avec lequel il a accepté dans la nuit le plan de paix iranien, dont l'adoption intégrale ferait de l'Iran le grand vainqueur de ce conflit, est saisissant, et prouve s'il en était besoin que Trump n'a ni l'étoffe ni les nerfs d'un chef de guerre. Après tout, il n'a rien obtenu, sauf la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, c'est-à-dire le retour à la situation d'avant guerre. C'est peu, pour un homme qui se prétend le roi du deal.
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Trop tôt pour le dire. Ça dépendra des résultats des négociations.
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Et finalement c'est un cessez-le-feu de 15 jours, et des négociations reposant sur un plan en dix points proposé par les Iraniens. Et le détroit d'Ormuz va être rendu au trafic maritime international. Trump a joué son rôle de fou furieux avec une telle perfection qu'on a fini par oublier que ce n'était que ça : un rôle. Hier, la rumeur courait même à Washington que les Américains allaient employer des armes atomiques contre l'Iran. Le vice-président J.D. Vance a démenti, traitant même de "crétins" ceux qui faisaient courir de tels bruits. Mais l'effet recherché a été obtenu : prouver que Trump était prêt à tout. L'Apocalypse promise n'aura donc pas lieu, et les prix de pétrole et du gaz vont pouvoir commencer à baisser. Tout cela est très positif. Il reste qu'on ne sait pas trop sur quoi ces négociations vont déboucher. Et certains désignent déjà le régime iranien comme vainqueur de cette épreuve de force, lui qui est parvenu à se maintenir face à la plus grande puissance du monde. Le grand perdant de l'affaire est évidemment le peuple iranien, qui devra continuer à supporter la dictature des Mollahs - jusqu'au jour où un nouveau soulèvement la balaiera définitivement. Ce cessez-le-feu ne concerne pas le Liban, et donc Tsahal va pouvoir continuer d'écraser le Hezbollah avec son zèle habituel. En admettant que les négociations débouchent sur la paix, ce conflit n'aura donc été qu'une répétition, à plus grande échelle et durant une plus longue période, de la "guerre des douze jours" de juin 2025. Et pour quels résultats? On se le demande. L'aspect "cinéma" de toute cette affaire se confirme, alors que pas un soldat américain n'a foulé le sol iranien (à part les éléments des forces spéciales envoyés secourir le pilote abattu).
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Comme en face on a un autre genre de fanatique, jusqu'au-boutiste et irrationnel lui aussi, cette affaire peut durer encore longtemps.
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Raison de plus pour mettre la main dessus! Ce serait la chose logique à faire... mais on sait que le Donald est fâché avec la logique. Ses dernières déclarations ne sont pas celles d'un chef militaire, mais d'un dément. Tout cela confirme, hélas, les pires craintes exprimées avant son élection.
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Oui mais l'effet psychologique est très différent. Comme j'ai déjà dit, on ne peut pas se rendre à un avion. Tant que les Américains se contenteront de bombarder, les Iraniens les considéreront comme des lâches et les mépriseront, et donc n'auront aucune envie de négocier avec eux. Et faudra pas compter sur le peuple iranien pour se révolter.
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Certains hommes de droite n'ont pas besoin de la gauche pour se planter, ils y arrivent très bien tout seuls.
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Il faut s'en emparer, pas juste bombarder.
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Alors il va falloir qu'ils réagissent.
