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Naluue

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À propos de Naluue

  • Date de naissance 14/05/2002

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  1. Les humains sont des lumières qui attendent de se transformer en trous noirs. Un appel et rien n'est plus jamais pareil. Une personne qui ne devait pas s'en aller, et c'est tout un écosystème qui se défait. Des dizaines d'années à briller, à semer, à habiller les murs... et les enfants. Un jour, un jour comme les autres, on a reçu l'appel. Je t'ai vu poser un regard brisé sur moi, et sous nos pieds j'ai senti le sol s'évaporer. Ça n'a pas de sens de disparaître, toutes ces photos et l'odeur de chez soi, Tout change de forme quand une lumière s'éteint. Et le silence, le silence rend irréel tout ce qui a été. Les éclats de voix, les odeurs, les après-midi et dès six heures les lundis. Les mots me manquent, tout s'est arrêté, Je voudrais avoir le pouvoir de préserver la vie, elle qui tient tête et qui se meut, brave, résiste à tout... la vie. C'est affreux, ce vide que laissent derrière eux les humains. C'est si injuste. Bien trop court. Bashung avait écrit "Je ne t'ai jamais dit, mais nous sommes sommes immortels. Pourquoi es-tu parti avant que je te l'apprenne?"
  2. Bonjour, La nuit dernière ma mamie a été hospitalisée. De toutes les peines celle du deuil m'a toujours été épargnée, et je laissais passer les jours filer bien consciente qu'un jour je recevrai cet appel. Mon compagnon et moi avons traversé avec hâte les départements, pour arriver avec tous nos bagages auprès de ma mamie. Ma mamie semblait toute petite dans son lit d'hôpital. Je suis restée quelques minutes avant de partir, voyant bien que parler était une tâche grandement difficile pour elle. Je retournerai la voir demain, après le travail. Parmis les inombrables angoisses qui m'habitent, je n'en ai pas une qui égale celle de la mort. Pourtant, j'ai bien conscience que c'est absurde d'avoir peur [de l'idée] de la mort. A 17 ans déjà je me retournerais de peur dans mon lit, entre larmes et frustration. Je disais que la vie était comme un étau dans lequel je me sentais prisonnière. Je réalise qu'il me reste une ultime angoisse contre laquelle je suis formellement impuissante. Tous les soirs je fuis cette pensée, mon cerveau a trop donné corps à la mort. Pourtant Epicure eu dit " la mort n'est rien par rapport à nous ; car ce qui est dissous ne sent pas, et ce qui ne sent pas n'est rien par rapport à nous ", et ça semble fort juste. L'on me dit également un jour qu'une belle journée ne vaut pas la peine d'être gâchée par le soir qui se rapproche. Oh mais par tous les Dieux... ne plus être, quelle monstrueuse idée. Alors j'imagine ces dernières secondes, qui vont arriver pour sûr, le dernier saut dans le vide et... rien. Je me fais du mal inutilement. J'ai lu une fois "je ne peux pas échapper à la mort, mais je peux échapper à la peur qu'elle inspire". Mais ma mamie ira bien, elle est encore pleine de ressources.
  3. Merci pour votre message, je résiste de tout mon cœur.
  4. Il faut taire les insécurités. Elles s’installent et prennent une place à table. Mon corps est las, je fixe ma boîte mail. L’écran, lui, ne frémit pas sous mon regard indétournable. J’attends les résultats du laboratoire. J’espère que dans mon sang ils ont pu lire ma douleur, comme des mots propulsés par mon cœur, jusque dans mes doigts : « à l’aide, je me noie ». J’accepte la balance, je ne renonce pas à la vie, aux vagues, aux rafales, aux tris. Le vent siffle. Dans mon plexus solaire j’ai une crampe et dans le vide ça brûle. Constamment. Mais au travail on tire sa chaise et on déjeune. Pour son amant on sert les dents, et on essaye à tout prix de parler par les yeux. Malheureusement personne ne lit dans les reflets et après une heure les yeux ont dégonflés, le nez n’est plus rougi. Et puis enfin, personne n’est assez cruel pour dire : « je crois que j’ai un peu envie de mourir, mais pas vraiment, je voudrais être autre part. Je respire mal, ça ne va pas. Ne sois pas triste ». On garde le secret des nuits froides et de la lame sur le drap. On culpabilise de fermer les volets et de priver du Soleil les plantes en face du lit. Comment expliquer que le Soleil m’empêche de respirer, que j’ai mal au fond de mes organes, entre mes veines. Il n’y a plus rien à faire s’il on veut voir le jour. Espérer, accepter, attendre, tout ce qui passe. Mais par pitié rendez-moi mon amour, rendez-moi ma chaleur. Je ne ressens plus mes proches… Je ne suis qu’à nouveau une lourdeur, un problème, ce qui n’aurait pas du être. J'ai été rajoutée sur la peinture à l'huile dans un décor auquel je n'appartiens pas. C'est un mensonge qui fait pitié, croire que j'ai la valeur d'exister. J’attends les résultats sanguins. Stoïque, les yeux grillés devant la boîte mail, je me dis : « comment dit-on ce genre de chose à un être aimé ? », « Je ne te ressens plus mon amour, je ne sais pas si je veux que tu m’aides, ou que tu fasses comme si de rien, ou que tu me laisse disparaître. Mais je me sens seule, dans un monde où aucun des miens n’existent. Je suis Alice aux Pays des Merveilles… et chaque merveille fond comme du sucre. » Je me sens si seule. Ainsi, terrifiée je cherche le Chat du Cheshire. Un de mes dessins sans titre :
  5. Naluue

    Elle vieillit mal...

    Oh non, ma grand-mère est adorable et pleine d'amour. Elle est rigolote aussi et pense toujours d'abord à ses proches. Et mon papy aussi est gentil.
  6. Tiens je retombe sur ça et je pense à ajouter quelque chose. Je ne me sens pas dissociée des Ukrainiens, des Américains, nous ne le sommes pas, et de toute la torpeur du reste du monde. Je me sens très concernée, les informations sont notre quotidien, dans un métier du champ social et culturel on y échappe vraiment pas. J'ai très peur pour mes proches et j'ai mal pour les Hommes parce que je sais que je n'ai rien de différent de ceux qui aujourd'hui meurt sans aucune raison valable. Mon angoisse ne naît pas de mes petits bobos mais de la gravité de ce qu'il se passe dans NOTRE monde. J'ai peur que le passé, la monté du nazisme, ne soit que mon futur, les maladies, les crises climatiques. Mes peurs sont si similaires à celle d'antan, et ça c'est terrifiant. D'ailleurs, nous jeunes, les partageons. Hiérarchiser l'inquiétude n'a pas de sens. Bref. Au risque de paraître alarmiste, je crois que nier les dangers modernes reste profondément dangereux.
  7. Toutes les religions sont le reflets d'heures et d'heures d'interprétations de la part de passionnés, de théologiens, d'historiens. Les trois religions monothéistes sont pleines de contradictions, de mystères, de paradoxes et de blasphèmes ! Pour les curieux voici une passionnante recherche d'un athéiste, vidéaste très curieux et talentueux. 4h qui ne sont clairement pas gâchés.
  8. Naluue

    Aide Panique acouphènes!

    C'est une démarche courageuse mais qui j'imagine était devenue nécessaire. Est ce que ce que ça a été comme un déclic ? Ou bien... il a fallu apprendre à s'apaiser, dans le silence... malgré la nuisance... méditer peut-être ?
  9. C'est aussi pour ça que c'est beau. C'est fou ce que peuvent faire l'art et la technique humaine face à l'horreur. C'est puissant. C'est aussi pour ça que les artistes sont parmis les premiers censurés.
  10. Bah ouais parler dans le dos des gens c'est déjà pas gêné si tu veux mon avis... Je te conseille de pas trop t'en mêler, ça respire pas la bienveillance et l'honnêteté.
  11. Une magnifique reprise que je vous laisse découvrir !
  12. Voilà un échange très touchant sur l'enfance et nous autres adultes... Je vous le partage en espérant rappeler que nous étions des enfants, braves face à la vie et plein d'amusement.
  13. Je dirai même qu'elles sont faites pour ça.
  14. Oui l'IA est sérieusement inquiétante, pour nos arts et artistes, pour nos compétences et performances... C'est un sujet si complexe, j'espère seulement qu'elle ne sera pas instrumentalisée pour prendre ce qui fait de nous des humains : la création, l'art, l'art de penser. C'est à se retourner le cerveau.
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