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  1. Blogapart-9

    Urgences et priorités Les besoins humains, on le sait, sont hiérarchisés d'après la nécessité plus ou moins impérieuse de les satisfaire, selon leur nature et les délais imposés par les circonstances. L'adaptation des individus consiste à s'organiser pour répondre à tous ces besoins, tout en se donnant le maximum de liberté pour profiter de la vie et faire face aux imprévus. Cela les amène, l'expérience les guidant, à se donner une stratégie jalonnée d'objectifs adéquats. Pour demeurer opérante, celle-ci doit être actualisée par des changements ou des permutations d'objectifs, définissant au cours du temps de nouvelles priorités. Ce schéma s'applique aussi aux groupes humains. En effet, vu les avantages avérés de l'organisation sociale, les stratégies individuelles se trouvent désormais intégrées dans le canevas de la société. Parmi ces avantages, chacun d'entre nous se voit proposés des "kits" de comportements, ce qui nous épargne le souci de leur élaboration quotidienne. Pour nous ménager une plus grande autonomie, la collectivité prend donc en charge des contraintes qui nous seraient insupportables. Ce faisant, en nous transférant de la souplesse, elle acquiert en contrepartie une certaine rigidité. Chaque groupe, institutionnel ou non, est tributaire de ce processus, avec des stratégies d'ensemble qui, loin de se confondre avec les stratégies individuelles, peuvent, le cas échéant, venir à s'en écarter au point de les ignorer et ainsi de compromettre la satisfaction de besoins parfois essentiels. Un conflit de priorités qui peut, s'il n'est pas analysé et traité, déboucher sur des urgences.
  2. Schéma (1)

    Ce que, dans «Blogapart», j’appelle agressivité, n’est autre que l’énergie dont doit disposer tout être vivant pour maintenir son développement. Parmi les multiples facteurs susceptibles de le pousser à l’investir dans une agression non motivée par la faim, il existe une condition de base : l’impression d’être l’objet d’une menace pour sa vie ou son autonomie. S’il est difficile, sans cette sensation de danger, de concevoir un passage à l’acte, il est compréhensible en revanche que sa persistance puisse, passé un certain seuil, s’avérer déterminante. Justement, que se passe-t-il avant que ce seuil ne soit atteint ? Qu’est-ce qui fait que, tel l’animal en alerte, nous suspendions notre décision d’attaquer _ ou de riposter ? D’abord en réalisant que la menace n’est pas immédiate et n’a pas déclenché d’acte réflexe. Vient ensuite l’examen de son existence réelle et, si elle se confirme, son évaluation. Enfin la recherche des moyens de s’y soustraire et, le cas échéant, d’en éliminer l’origine. Toutes ces opérations, y compris mentales, requièrent d’investir une part de notre énergie vitale, éventuellement susceptible de nous faire défaut dans la poursuite de nos projets. C’est là qu’intervient le stress lorsque, à tort ou à raison, nous avons le sentiment que cette dépense, en débouchant sur une crise que nous ne serions plus en mesure de résoudre, serait effectivement préjudiciable à notre équilibre. D’où les différentes options qui peuvent se présenter avant d’en arriver là : 1- une analyse préalable qui permette d’établir l’absence de toute menace; en cas d’erreur, c’est un déni de réalité, qui peut amener, en fonction de l’importance et de la durée de la crise, à l’automutilation de la personnalité, par régression à un état de dépendance, voire à l’autodestruction pure et simple; 2- les mêmes effets, si la menace est reconnue, peuvent découler d’un défaut d’évaluation, lequel peut aussi bien induire un comportement agressif; 3- même si une menace effective est correctement évaluée, la probabilité d’une agression préventive n’est pas à exclure, si l’on en vient à considérer que la dépense d’énergie pour l’éviter serait prohibitive. L’espèce humaine n’est ni plus ni moins agressive que toute autre; demandons-nous plutôt pourquoi sa propension au recours à l’agression ne semble pas être enrayée par la richesse des options que lui propose son cerveau, admis comme le plus performant de la biosphère.
  3. Blogapart-8

    20/11/2008 Objectifs et besoins Nous avons tous des objectifs, comme nous éprouvons tous des besoins. Il peut y avoir des besoins sans objectifs, parce qu'on pense pouvoir les ignorer, ou simplement parce que nous n'avons pas conscience, à un moment donné, ou pendant une période longue, de leur existence; dans cas, c'est qu'ils se trouvent satisfaits sans que nous ayons à intervenir. Il n'existe pas d'objectifs sans besoins. La fixation d'un objectif demande la présence d'une motivation. Cette dernière est la prise de conscience de l'existence d'un besoin, qu'on ait ou non identifié ce besoin ou ce qui le relie à l'objectif retenu comme valant d'être poursuivi. Cependant on peut soutenir de bonne foi, lorsqu'on n'a pas été en situation d'effectuer cette identification, que cet objectif qu'on veut poursuivre constitue par lui-même un besoin, et n'est sous-tendu par aucun autre besoin ou objectif. A titre d'exemple limite, un acte d'agression, c'est-à-dire un acte de violence sur des personnes ou des objets pris comme cibles, peut être revendiqué comme un besoin, lorsque la nature de la motivation est ignorée ou rejetée. Plus prosaïquement, un revenu, en nature ou en espèces, est assimilé à un besoin, alors qu'il s'agit d'un objectif destiné à assurer la satisfaction de besoins. Peut-on alors faire vraiment la différence ?
  4. Blogapart-7

    6/11/2008 Blog A lire ces posts, je me dis que c'est simpliste, naïf, ou alors compliqué, prétentieux... Pourtant, je persiste en me disant que j'essaie d'aller au fond des choses, avec mes moyens, sur des thèmes qui me tiennent à coeur, et qu'ils peuvent bien en intéresser d'autres, s'ils parviennent à passer sur un style parfois condescendant, donneur de leçons. Justement, c'est aussi sur cet équilibre à trouver entre le trop direct et l'excès de précaution dans nos rapports humains et politiques que porte ma recherche dans ce blog, et c'est pourquoi, après avoir suivi un fil dans plusieurs messages, je le laisse provisoirement de côté pour en saisir un autre avant d'y revenir, pensant que ce sera sans doute moins compliqué pour démêler notre intrigue... 8/11/2008 Récapitulation L'évolution incessante du monde exige des efforts soutenus d'adaptation. Celle-ci consiste en une judicieuse répartition de notre capital d'énergie entre agressivité (le moteur) et intelligence (le pilotage). Cela s'applique aussi bien aux communautés de toute nature qu'aux individus. Tout comme pour une personne, des moments peuvent se présenter où l'accumulation de conflits non résolus conduise un groupe, ou même la société dans son ensemble, à recourir à des alternatives radicales sans avoir le recul, la patience ou la lucidité pour analyser l'ensemble des options possibles. C'est dans ce type de circonstances qu'il devient indispensable d'investir le maximum d'énergie dans la recherche et l'examen de solutions évitant la régression vers des situations répétitives d'échec. Pour une personne, cette introspection éventuellement assistée amène généralement, si elle est conduite avec détermination et méthode, à une remise en perspective de l'ensemble de ses orientations de vie, pouvant aboutir, selon le cas, à des inflexions importantes ou à quelques rééquilibrages. Serait-ce si différent concernant la société humaine ? La difficulté principale à surmonter est l'attitude de déni qui peut intervenir suite à la perte de repères liée à la répétition des insuccès. L'objectif primordial est bien la récupération des capacités de contrôle, pour y voir plus clair et recouvrer ainsi la liberté de ses choix.
  5. Blogapart-6

    30/10/2008 Légitimité Qu'est ce qui légitime la souveraineté nationale ? D'abord l'identité nationale d'un peuple, fondée sur son histoire, sa culture, sur son vécu jour après jour. Et puis, sa reconnaissance de l'autorité exclusive conférée à l'Etat par libre consentement, pour gérer les questions définies par la Constitution comme étant de son ressort. Il en résulte que la souveraineté nationale ne peut qu'être atteinte par toute immixtion dans l'identité commune à laquelle chacun se rattache. Cependant, toute autorité ne relève pas nécessairement de la souveraineté nationale, en particulier lorsque le contrat constitutionnel n'en fait pas obligation. D'autre part, des questions essentielles impliquant la responsabilité et requérant les compétences de plusieurs Etats appellent, mieux qu'à un partage d'autorité, toujours malaisé, rarement efficace, à la mise en oeuvre d'une institution non nationale pouvant exercer, pour traiter spécifiquement ces questions, une autorité incontestable et incontestée, qu'on peut donc qualifier de "supranationale". Sur quoi reposer la légitimité d'une telle autorité ? Sur un contrat spécifique constituant la gouvernance que lui délègue(ro)nt les nationaux des Etats concernés; cela établit la reconnaissance de cette autorité et le consentement à son exercice. Si les responsabilités et/ou les compétences sont mondiales, une gouvernance mondiale peut s'avérer parfaitement légitime, sans entacher aucune souveraineté nationale, dans la mesure où cette dernière reconnaît que l'importance prise par le(s) problème(s) à traiter le(s) place désormais (si ce n'est déjà le cas) hors de son propre champ constitutionnel.
  6. Blogapart-5

    29/10/2008 Souveraineté Un gouvernement supranational, quelle que soit sa forme, cela peut déranger en ce qu'il impose des décisions, des directives, à notre État, librement constitué par tous les citoyens de la Nation. Et en effet, tout ce qui est prescrit unilatéralement, à l'opposé de ce qui est souhaité et consenti, tout ce qui émane d'une culture non partagée, est légitimement ressenti comme une atteinte à la souveraineté nationale, c'est-à-dire à la dignité de tous les citoyens. A l'issue de la dernière guerre mondiale, où la France, l'Allemagne et d'autres pays ont connu successivement, entre autres misères, l'humiliation de l'occupation par les armes, cette épreuve nous a conduits, les uns et les autres, à rechercher des moyens d'en éviter à jamais le retour. Conscients dès lors que la solution ne pouvait être ni l'affrontement, ni la capitulation, ni la "paix armée", il ne restait plus aux voisins qu'à dialoguer et tenter de construire ensemble, de rapprocher les cultures pour en découvrir une nouvelle. Demi-succès, demi-échec ? L'Union Européenne est le témoin de cette tentative avec ses réussites et ses cafouillages. Même si on peut se féliciter d'avoir franchi cette importante étape de civilisation en enterrant le mythe de "l'ennemi héréditaire", il en reste une impression d'inachevé, comme si on n'arrivait à mettre en commun que nos mauvaises habitudes, oubliant ce que cette construction inédite pouvait apporter à chacun. D'où le sentiment pour nombre d'Européens d'avoir perdu de la souveraineté nationale, sans commune mesure pourtant, avec le traumatisme d'une culture étrangère introduite par effraction. Mais reste cette impression bien réelle de subir en permanence de la part d'une institution extérieure à l’État une pression injustifiée. Et c'est, malgré l'avancée, cette insatisfaction qui risque de disqualifier toute autre entreprise de gouvernance supranationale.
  7. Blogapart-4

    28/10/2008 Coordination La plupart des menaces sur le monde ne concernent pas seulement un Etat, mais plusieurs ou même tous. C'est pourquoi il est nécessaire de créer des "cellules de crise" transnationales pour gérer des situations délicates et complexes. Mais cette complexité même exige une coordination au plus haut niveau, qu'on peut qualifier de "gouvernance mondiale". En effet, l'ensemble des mesures adoptées pour améliorer la situation globale de la planète, pour être efficace, ne doit comprendre que des actions propres à résoudre les problèmes dans un ou plusieurs secteurs (ressources, finance, environnement, terrorisme, etc.) sans compromettre la recherche des solutions dans les autres secteurs. Afin d'être bien coordonnées ces mesures doivent donc être intégrées dans une politique générale qui s'adresse simultanément à l'ensemble des activités. C'est ce qu'on attend généralement d'un gouvernement, mais qui est souvent loin d'être réalisé à l'échelon national, en raison de l'interactivité avec les autres Etats. Cette interactivité (phénomène d'ailleurs amplifié par la mondialisation des échanges) est de nature à gêner tous les gouvernements dans l'harmonisation de leur propre politique, lorsque le besoin s'en fait sentir. Alors, cette gouvernance mondiale, tour de contrôle ou cabine de pilotage ? Les deux associées, probablement.
  8. Blogapart-3

    27/10/2008 Gouvernance mondiale Il est vrai que la situation actuelle se prête assez à se poser des questions de fond sur l'avenir de l'humanité et à chercher des réponses radicales. De plus, si certaines menaces se précisent (sur les ressources, le climat, la géopolitique, et maintenant l'économie), c'est là surtout que des réponses radicales pourraient trouver leur place. Dans un tel contexte, il est logique et salutaire de rechercher des réponses d'ensemble, pour anticiper si possible. C'est en cela, (et seulement en cela, pour l'instant), qu'il faut définir l'exercice d'une gouvernance mondiale. Mais cela ne se pourra se faire qu'en tout pragmatisme. On ne peut pas vraiment concevoir de se couper de tout milieu naturel, pas plus imaginer de renoncer à notre trajectoire de progrès scientifique et technologique, qui est de notre culture. Et en cas d'exigence de changements importants dans nos comportements économiques, donc vraisemblablement au plus profond de certaines de nos habitudes, il faut du temps, même si on n'en avait pas beaucoup : une indispensable période de transition. 27/10/2008 Menaces Une gouvernance mondiale, encore très controversée, voire ignorée ou même rejetée, ne peut se fonder aujourd'hui que sur l'existence reconnue de menaces pour la sécurité mondiale. Par exemple... Menaces globales, précises : la crise économique, d'origine financière; la perturbation du climat par les gaz à effet de serre... Menaces diffuses, mal cernées : le terrorisme; la dégradation de la biodiversité... Menaces locales : susceptibles de dégénérer, comme la situation au Moyen-Orient, etc. Liste évidemment non exhaustive.
  9. Améliorer

    Une opinion largement répandue est que nous ne pouvons pas améliorer la société, pour la bonne raison que l’idée d’une société parfaite est utopique ; et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est, «améliorer» la société ? Au nom de quels principes, de quelle morale ? Il reste que personne ne peut se sentir vraiment à l’aise dans un climat de tensions journalières, et que, au fil des années, cela n’est «pas une vie». Sans doute n’est-ce pas partout le cas, mais l’actualité ne nous fournit guère d’espérances de relâchement au plan général. Tout au contraire, des motifs d’inquiétude se font jour et se précisent, non pas quant à l’avenir de la planète, mais plutôt pour le nôtre, dans le sens où nous lui procurons de plus en plus d’occasions de se débarrasser des hôtes encombrants, limite malveillants, que nous sommes devenus. Et que du même coup nos espoirs d’adaptation risquent de se trouver radicalement contrariés si nous persistons à ne pas prendre au sérieux cette situation. Alors il n’est question ni de perfection, ni de «morale», mais de stratégie, laquelle ne peut se passer ni de déterminer des objectifs, ni de définir une éthique adéquate à leur poursuite. Mais quels objectifs, et quelle éthique ?
  10. Blogapart-2

    23/10/2008 Adaptation Guerres et crises socio-économiques sont des conflits résultant d'un défaut d'adaptation aux difficultés rencontrées. L'absence de solution à terme entraîne l'affrontement ou le renoncement (le combat ou le repli) et mène à la régression dans tous les secteurs. Pour la société humaine comme pour l'espèce elle-même, si le moteur de l'évolution est l'esprit de conquête -l'agressivité-, son itinéraire s'appelle le développement -l'adaptation avec le milieu- et c'est à l'intelligence -la gouvernance- que revient la charge du pilotage. Ce n'est donc pas tant, à mon avis, à la (bonne) agressivité, comme caractéristique générale des espèces vivantes, ou à un excès d'agressivité chez les individus en particulier, qu'il faut attribuer les à-coups de l'Histoire passée ou contemporaine, qu'aux imperfections, souvent récurrentes, mais pas fatalement, de la coordination entre ce besoin de développement et les moyens de le réaliser, qui nécessite une recherche incessante d'organisation pour anticiper sur les obstacles. 24/10/2008 Et maintenant ? Comment peut-on envisager le développement de l'Homme comme espèce (ou genre) et comme acteur du monde physique ? Après l'apparition de la vie sur la planète et la colonisation de celle-ci par un monde vivant, l'être humain en fait rapidement la conquête et recrée un environnement à sa discrétion. Il y a là une alternative : - consommer la rupture entre l'avant- et l'après-Homo, instigateur d'une ère nouvelle, - remodeler le globe tout en rétablissant et en approfondissant l'harmonie du monde vivant, dans lequel, et à partir duquel il assoit désormais son développement. Les deux options restent-elles ou non d'actualité ? 25/10/2008 Les deux options de développement Rappelons-les : Dans l’une, nous substituons aux productions spontanées du monde vivant des produits plus efficaces, plus adaptés à nos besoins tels que nous les ressentons ou les concevons. C’est un objectif de rupture avec les origines. Dans l’autre, nous nous insérons –ou nous nous réinsérons- dans l’ensemble des écosystèmes, quitte à nous adapter aux rythmes qui en conditionnent la pérennité. C’est un objectif de retour aux sources. Mais les choses sont-elles aussi simples ?
  11. Le jour d'après

    C’est le jour à partir duquel, ayant épuisé depuis la veille les ressources annuelles disponibles, nous sommes obligés, nous les humains, d’entamer les réserves planétaires. Il est question d’une habitude prise dans les années 70, avec une date qui s’est éloignée au fil du temps du 31 décembre, d’où un crédit de 151 jours pour l’année 2017. Cela donnerait donc, sur 40 ans, avec une progression constante, environ 3000 jours de crédit cumulé, soit à peu près 9 années de renouvellement. Vu l’ancienneté de l’information, il s’agit d’un fait avéré. Et, compte tenu de son importance, un problème qui concerne l’ensemble des habitants du globe, car cela implique des actions de préservation et, vraisemblablement, de restriction dans nombre d’activités. D’où quelques conseils rituellement dispensés par les médias aux consommateurs et usagers de services. Cependant, il est permis de s’interroger sur le possible épuisement des réserves, selon les ressources : de combien seraient-elles entamées, et à combien d’années cela correspond-il ? Il va de soi que cette question n’est pas essentiellement destinée à connaître la durée pendant laquelle on pourrait continuer à s’en désintéresser, mais plus sérieusement à élaborer un programme mondial cohérent pour remédier durablement à une situation ainsi compromise. D’ores et déjà, il a été révélé qu’une bonne moitié de toutes les espèces d’animaux vertébrés avait disparu depuis le début du siècle dernier, ce qui signifie que nous sommes capables d’évaluer le niveau de certaines réserves, donc le temps d’action qui nous serait imparti pour redresser la situation. Mais cela ne suffit pas. On ne peut pas se contenter de dire aux gens : faites ceci, ne faites pas cela, car en général les économies préconisées se situent radicalement à l’encontre des politiques de consommation convenues et pratiquées, pour soutenir croissance et compétitivité. Donc la nécessité d’un programme mondial est impérative, pour d’une part, déterminer la pertinence des gestes de préservation à réaliser, d’autre part infléchir la politique générale en fonction de ces gestes à faire. Et pour ça, il faut une information exhaustive pour tous. La panique, c’est quand on ne sait pas à quoi s’en tenir.
  12. Blogapart-1

    J’ai commencé à bloguer dans un forum voilà bientôt dix ans, sous le titre «Blogapart». Le thème n’a pas changé : une critique de l’évolution de l’organisation de l’humanité dans son ensemble et sur les diagnostics couramment posés sur ses travers, plutôt que sur ses dérives. Ci-dessous les trois premiers billets et la suite par éditions les samedis. Bonne lecture ! 20/10/2008 Agresser Larousse : agresser : attaquer attaquer : agresser, assaillir assaillir : attaquer, se jeter sur, donner des coups... L'agressivité est chose courante dans les faits et les conversations. Mais qu'entend-on par là ? A lire les définitions du dictionnaire, on peut y voir l'aptitude à - ou le besoin de - s'affirmer en recourant à la force, à la violence. On entend parfois aussi parler d'agressivité "dans le bon sens" (du terme). En quoi y aurait-il matière à interprétation ? Le mot latin "aggredi" se traduit par "attaquer". C'est un composé de la racine -gred- (avancer, marcher) et du préfixe ad- (vers). Il y a là une précision, car la cible représentée par "ad-" est soit l'objectif, soit un obstacle, par définition interposé entre "l'agresseur" (celui qui va vers) et ce (ou celui-celle) qu'il se donne pour objectif....Dans cette étymologie, on n'est pas encore entré "dans le vif du sujet", puisqu'on comprend dorénavant une agression comme un affrontement direct engagé unilatéralement. Depuis bien longtemps, l'agression n'est plus qu'un épisode brutal, sans les intentions que recèle le préfixe, dont il ne reste en français que la lettre a. A mon avis, on a donc perdu de la signification. 20/10/2008 Agressivité Si on s'en tient à l'origine du concept désigné par le verbe "agresser", être agressif, c'est chercher à atteindre son but en prenant pour cible l'objectif propre à satisfaire cette recherche, et par voie de conséquence tout ce qui est susceptible de l'entraver. Sans vouloir "chercher la petite bête", cette définition autorise des développements que l'interprétation actuelle laisse de côté, et nous laisse espérer qu'existe effectivement ce "bon sens du terme" auquel j'ai fait allusion ci-dessus. Mais naturellement, comme la ligne droite en géométrie, force ou violence est le chemin le plus court pour faire aboutir sa quête. Quoique,... depuis Einstein, on reconnaisse que même la lumière doit s'écarter (un peu) pour frayer son chemin dans l'"éther"! 21/10/2008 Agressifs de nature Vu l'évolution des mots, alors posons-nous la question : l'agressivité implique-t-elle le recours systématique à l'agression ? Oui, lorsqu'on parle d'un individu agressif, c'est qu'on le croit capable à tout moment de s'en prendre, physiquement ou verbalement, à qui, selon lui, le provoque. Non, si l'on considère que l'agressivité est une propriété basique de l'espèce humaine comme de tout être vivant. Dans ce cas, plutôt que d'une tendance naturelle à se quereller, j'y vois la volonté de conquérir pour se réaliser, en affrontant l'obstacle, que ce soit par la force, le contournement, ou... l'adaptation à la situation responsable du blocage, qui consiste à effacer l'obstacle sans en éliminer l'origine. Cette dernière option présente l'avantage de préserver les possibilités de choix qui auraient pu être éliminées ou ignorées dans l'alternative de base : combat ou repli. C'est vrai qu'elle ne peut pas être retenue à tout coup, vrai aussi qu'on passe quelquefois à côté. Cette faculté de développement existe dans la matière vivante sous ces différentes formes : pensons aux champignons, aux racines, aux virus... Ceci pour dire, bien sûr que l'agressivité, tout indispensable qu'elle soit, ne fait rien toute seule : elle a une coéquipière de choix que, sous sa forme humaine, on a coutume d'appeler l'intelligence.
  13. Bonjour A mon avis, pour démontrer la vérité d'une notion, il est nécessaire de la définir, ce qui a pour conséquence de déterminer le domaine dans lequel il serait possible d'établir sa réalité. Si Dieu se définit par la foi des fidèles, indéniablement, Il existe... dans leur cœur, ou leur esprit. S'il se définit par le fait qu'il existe des questions demeurées, à ce jour, sans réponse, alors aujourd'hui, il existe dans la pensée de toutes les personnes qui continuent de se les poser. En ce sens, il me paraît possible d'affirmer que c'est l'être humain qui crée Dieu à sa guise, sinon à son image. La multiplicité des religions et des cultes me semble être un argument dans ce sens. Alors oui, il est possible à tout un chacun de poser que Dieu existe, sans crainte d'être convaincu d'erreur par l'usage de la logique.
  14. Mondialisation ?

    La décision unilatérale du Président Trump souligne l’actuelle incapacité de l’humanité à se prendre en charge pour affronter des problèmes communs vitaux, tels ceux que posent les répercussions des activités humaines sur le climat. Outre celles concernant la perturbation du climat, les diverses tentatives de conciliation et/ou de coopération internationales amorcées, quelquefois engagées, pour la résolution de problèmes communs, récurrents ou persistants depuis des décennies _ embrasements géopolitiques, drames humanitaires, pollutions marines répétées, crise(s) financière(s)… _ n’ont livré jusqu’à présent aucune véritable perspective de solution, les intérêts à court terme des parties représentées dans les enceintes de discussion demeurant _ de façon tacite et reconductible _ privilégiés par rapport à leurs intérêts à long terme, tant respectifs que partagés avec l’ensemble des parties concernées. Cette décision annoncée du président américain fait voir, en même temps, que la souveraineté d’un État, fût-ce le plus puissant de la planète, pourrait annihiler la souveraineté de l’ensemble des citoyens du monde, hors celle _ en l'occurrence illusoire autant qu’éphémère _ de ceux que représente la majorité qui dirige les États-Unis. S’il y a conflit de souveraineté, c’est que ce concept n’est pas un absolu, ou du moins ne l’est plus, au regard de l’interdépendance de tous les pays du monde entraînée par l’extrême complexité des réseaux de relations logistiques et diplomatiques qui existent entre eux. On voit bien qu’aujourd’hui les Etats apparaissent désarmés devant l’imbrication croissante de leurs responsabilités, qui les dessaisit de plus en plus brutalement de leurs prérogatives. Une telle situation, faute d’être aménagée, remet en question, au-delà de leurs développements respectifs, celui de leur mandant et fondateur, la personne humaine. D’où la nécessité d’instituer une autorité supranationale dédiée à la gestion de ces problèmes généraux, qui tirerait sa légitimité d’une prise de conscience mondiale de cette interdépendance de tous les citoyens, où qu’ils vivent : les protestations unanimes à la décision de Donald Trump montrent que cette prise de conscience est en train de se réaliser.
  15. Richesses

    S’adapter pour un être vivant, c’est d’abord acquérir et entretenir son aptitude à se nourrir et à assimiler _ c’est-à-dire transformer ses aliments en énergie pour se construire et se dépenser. De même pour toute personne, toute collectivité humaine, à propos desquelles on emploie couramment le terme de «richesses». Cela passe donc par la quête de ressources. Ce sont tous les biens matériels _ objets manufacturés ou ressources naturelles _ susceptibles, sans délai ou à terme, directement ou par voie médiate, de procurer des jouissances, de satisfaire des besoins et, de ce fait, convertibles en propriétés individuelles ou collectives. Peuvent être rattachés à cette vaste catégorie tous les articles propres à en faciliter l’acquisition ou la confection : outils, armes, monnaie, etc. Au-delà des outils proprement dits _ machines ou prothèses _ les moyens fournis par la vie elle-même : ressources humaines et animales, leurs énergies et leurs savoir-faire. Il s’ensuit que les richesses sont définies : - soit par leur pouvoir de satisfaire immédiatement à une exigence de jouissance, - soit, le plus souvent, par leur utilisation pour réaliser des prestations reconnues (ou estimées) adéquates à la satisfaction d’un certain nombre de besoins répertoriés (sinon identifiés). Avec comme objectif subsidiaire d’écarter tout stress _ objectif atteint si le résultat recherché est réellement obtenu. Aussi toute modification importante de stratégies dans la satisfaction des besoins sera-t-elle susceptible d’amener, par la révision des objectifs poursuivis, au niveau collectif comme à l’échelon individuel, à reclassifier _ éventuellement, à redéfinir _ ce que l’on entend par «richesses». Ces stratégies, pour fonctionner dans notre société, sont connectées entre elles par l’échange, base de notre économie, fondé sur deux éléments : - la prestation d’un service, qui offre une réponse, voulue et/ou revendiquée comme appropriée, à l’exigence de satisfaire la plupart des besoins, quelles qu’en soient la nature et l’origine; - la jouissance d’un revenu, qui rémunère le prestataire de services et constitue pour celui-ci le moyen d’accès quasi-universel à toute la gamme de prestations proposées sur le marché. En effet, sauf dans quelques communautés traditionnelles, de plus en plus rares et réduites, l’échange a presque totalement supplanté l’accès direct de l’individu et de sa famille à la consommation par le moyen exclusif de leur propre travail, y compris pour satisfaire à leurs besoins vitaux (d’où l’on considère le revenu comme un besoin, en tant qu’objectif incontournable). Cependant les richesses d’un ménage, d’une entreprise, leur donnent la faculté, via l’échange, d’assurer au mieux leur autonomie : - pour le ménage, par la satisfaction de l’ensemble de ses besoins, pour vivre et préparer l’avenir des enfants : ce qui nécessite de bénéficier de différents services (ou articles), donc d’en rémunérer les prestataires _ sous réserve de jouir d’un revenu suffisant pour couvrir ces dépenses; - pour l’entreprise, par la consolidation de sa pérennité en droit : ce qui exige qu’elle réalise des bénéfices, lesquels ne peuvent être obtenus qu’à condition qu’elle puisse vendre des services (ou des articles) en quantité suffisante _ et suffisamment rémunérés _ pour demeurer compétitive. Les deux termes de l’échange revenu/service sont complémentaires : - le revenu, dans la mesure où sa valeur, déterminée en espèces monétaires, est purement quantitative _ donc susceptible d’être comparée et ajustée sur une base objective _ revêt un caractère universel, entériné dans la pratique ; la diversité des services offerts, à laquelle seul il permet ainsi d’accéder, est d’autant plus étendue que son niveau est plus élevé ; les possibilités de choix qui en découlent constituent un élément capital de garantie d’autonomie ; - le service, jaugé selon le type d’exigences, est spécifique par nature; aussi son évaluation ne peut-elle être quantifiée en termes entièrement objectifs ; c’est lui qui répond _ sous réserve de disponibilité et d’accessibilité_ au besoin exprimé ; à noter que cette réserve ne devrait pas s’appliquer aux besoins de base, notamment biologiques (qui réclament _ objectivement et quantitativement _ des réponses sous forme de services) sous peine de nuire à l'équilibre des personnes et de la société _ en tant que fondement de leur développement et comme finalité primale de toute organisation. L’échange est la conséquence directe de la distribution des rôles qu’exige la diversité des services proposés aux personnes, physiques et morales. Sa généralisation permet à la société _ à l’instar d’un organisme vivant _ d’accéder, en principe, à un équilibre - «diététique», grâce à des apports «nutritifs» en quantité (repérable par le volume des revenus) comme en qualité (appréciable par l’efficacité des services). - «métabolique», par une «assimilation» correcte de ces «nutriments», afin de maintenir l’intégrité de toutes ses fonctions…ce qu’il faut là où il faut, sans manque ni abus. Mais il se trouve actuellement que cet équilibre n’est pas atteint, car : - la disponibilité de beaucoup de services courants demeure insuffisante, l’offre ne pouvant en être suffisamment rémunérée, - l’accessibilité de beaucoup de services également nécessaires reste difficile à assurer en raison de leur coût, d’où l’insatisfaction de la demande, - une pléthore de propositions de prestations débouche sur la disqualification des produits (prix trop élevés, concurrence trop forte) et les pertes financières qui en résultent. Ainsi s’expliquent les inégalités et les gaspillages de ressources de la société mondiale d’aujourd’hui.