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  1. Blogapart-17

    29/03/2010 Monde à développer Le développement individuel d’un organisme vivant recouvre plusieurs notions : - le fait de grandir, au moins dans un premier temps, notamment par l’extension des tissus due à la multiplication des cellules qui les constituent, - l’acquisition de potentialités d’échanges avec le milieu, grâce à la diversification des systèmes d’organes et à la spécialisation de leurs fonctions, - le passage .d’un état de dépendance passive par rapport aux conditions extérieures .à une prise de contrôle de l’ensemble des appareils organiques, permettant d’agir sur l’environnement. Schématiquement, trois étapes plus ou moins imbriquées : croissance, organisation, autonomie. Ce schéma ne s’appliquerait-il pas à toute communauté territoriale ? Où la croissance, d’abord démographique, vient à être tempérée par les exigences socio-économiques, imposant une distribution des rôles pour alléger les contraintes subies par les individus et les collectivités, et ainsi accéder à un maximum d’autonomie. De nombreux pays, dits « en développement », demeurent en dépendance passive, cependant que la plupart, (sinon l’ensemble) des pays développés, en dépit de leur organisation, tardent à assurer ou à maintenir une pleine autonomie, sans cesse remise en question par l’édifice précaire de la finance internationale. Chacun(e) sait qu’un être vivant ne peut jouir de la plénitude de son développement que s’il peut maintenir, outre sa capacité à digérer et assimiler, la santé de ses organes et de ses cellules grâce à une répartition rationnelle de son alimentation et de ses activités, en quantité et qualité. Est-ce vraiment le cas pour notre monde planétaire ?
  2. Blogapart-16

    Blogapart-16 02/02/2010 Les conditions du développement Le concept de développement, en tant que _ «Ensemble des différents stades par lesquels passe un organisme, un être vivant pour atteindre sa maturité ; croissance.» _ peut se rapporter à tous les pays du monde, tout au moins à ceux qui possèdent des infrastructures adaptées à leurs fonctions politiques et économiques. A ce titre, on peut évoquer leurs différents niveaux de développement et taux de croissance. Toutefois, ce sont là des notions relatives, dans l’incapacité où nous demeurons d’en donner des valeurs de référence. La définition du développement comme _ "Amélioration qualitative durable d'une économie et de son fonctionnement." _ le réduit à une notion essentiellement économique, dont il reste à définir le contenu. Si l’on souhaite étendre le concept de développement à la globalité du monde et des évolutions individuelles et sociétales, lesquelles sortent du domaine de l’économie, comment procéder ? Formellement, il faudrait, dans la seconde définition, substituer aux mots « économie » et « fonctionnement » des termes propres à la description de l’évolution générale de la Terre et de ses habitants. Pour le contenu, il serait bon de préciser les critères déjà utilisés et d’en retenir d’autres pour couvrir la totalité du champ. Compte tenu de ces amendements, on ne peut guère parler de développement mondial si, comme aujourd’hui : - les niveaux des différents pays présentent de très importantes disparités, - leurs stratégies de développement sont exclusivement impliquées dans une compétition d’ordre économique et géopolitique, - il n’existe aucune coordination, quelle que soit sa nature, pour harmoniser un éventuel développement à l’échelle du globe, si limités en soient les objectifs. En effet, le développement d’une structure organique, vivante ou construite, requiert : - l’équilibre dans ses éléments, - la complémentarité de ses organes dans leurs fonctions - des dispositifs pour en assurer la coordination et le pilotage. Ce qui, actuellement, reste à réaliser, sinon à concevoir.
  3. Blogapart-15

    12/06/2009 Les thèmes Dans ce blog, les thèmes suivants ont été abordés : - l’agressivité et ses limites dans l’adaptation à la réalité, - le mécanisme d’une crise et les conditions de sa prise en compte, - les alternatives dans la poursuite de l’évolution humaine avec les éventualités de .. remise en perspective des objectifs et des comportements, .. questionnement sur la qualité des repères adoptés pour maîtriser notre parcours, .. gouvernance mondiale face aux menaces planétaires, .. révision du partage des responsabilités et des moyens. Peut-on faire le point sur la cohérence de tout cela ? 13/06/2009 Le point Lorsqu’un itinéraire comporte des obstacles imprévus, dont le franchissement ou le contournement paraît incompatible avec la feuille de route assignée, il est recommandé de faire le point, pour déterminer dans un délai approprié la stratégie à suivre et les dispositions correspondantes à prendre. Dans le cas de l’évolution de la société mondiale, l’obstacle est représenté par un ensemble de risques grandissants pour sa propre pérennité, liés à une incapacité persistante à rechercher la solution d’une crise globale. Globale parce qu’elle est la résultante d’un enchevêtrement complexe de crises plus ou moins spécifiques ou locales qui auraient pu, sans la mondialisation, connaître comme jadis ou naguère, un dénouement à leur échelle. A situation inédite et menaçante, approche déterminée mais circonspecte. C’est là que la volonté, même assortie de la force et de la constance, devient inopérante sans le recours au renseignement et au dialogue. Devant ce défi, il va bien falloir redécouvrir - assez tôt - que la solidarité se situe bien au-delà de ce qu’on appelle communément la morale, et qu’elle constitue un authentique facteur d’adaptation au monde réel. Sans elle, l’agressivité, compétitive ou pas, pourrait bien se révéler contre-productive. Il serait donc question de faire preuve de lucidité pour reprendre le contrôle de la situation : c’est bien d’une prise de conscience suffisamment profonde et générale que nous avons besoin ; ce n’est pas une simple affaire de dirigeants, encore moins une question de pure technique. Ou suffirait-il de se confier aveuglément aux vents changeants du Marché ? Car c’est sans doute de confiance que l’on a besoin avant tout : pas seulement en matière économique, où les règles sont basées sur une défiance méthodique conduisant à bâtir un modèle standard de l’agent ou acteur économique ; or, paradoxalement, cela aboutit à un système reposant uniquement sur la confiance faite à la Bourse : qu’en est-il à l’heure actuelle ? Prise de conscience, prise de confiance ensemble…. Le voilà, le défi !
  4. La banalisation du sexisme en société

    Je sais, c'est piégeux, mais pourrais-tu développer un peu ?
  5. Freemium & Premium

    J'ai apprécié ce dernier billet parce que j'y ai vu justement du politique, du social, de l'économique (avec mes lunettes, il est vrai...) mais d'après moi, ton alchimie ne fonctionne pas dans le sens que tu as indiqué ! Et ce n'était pas si facile. Chapeau ! (Faut dire que j'aime bien Charles Trenet)
  6. Freemium & Premium

    Y a pas de doute, t'es bien meilleur que moi ! Ou pire, si tu préfères....
  7. Blogapart-14

    29/03/2009 Croissance La croissance, c’est cette période de la vie où l’organisme, à l’épreuve du milieu, évolue vers la plénitude de ses fonctions. On désigne aussi par ce terme une situation économique où la production et les échanges de biens et de services sont en constante augmentation. Pour en prendre la mesure, rien de plus facile : l’enfant, puis l’adolescent, passe périodiquement sous la toise et sur la bascule ; quant aux données économiques, elles aussi sont scrupuleusement comptabilisées. En vérité, attentifs, comme il se doit, à la santé d’une personne en devenir ou d’une société en évolution, nous ne saurions nous contenter de repères purement quantitatifs. S’il est vrai qu’un arrêt prolongé de prise de poids ou de taille est préoccupant, par contre, une enfance obèse, voire une adolescence par trop longiligne, n’engagent pas à un optimisme sans réserves. Cela devrait valoir aussi, en principe, pour l’économie de toute collectivité. L’attention vis-à-vis du jeune se justifie par la maturation à laquelle il est appelé, facilitée sans doute par une bonne forme physique, mais s’appuyant surtout sur son mental, particulièrement l’affectif ; en effet, le passage à l’état adulte, avec ses exigences, requiert contrôle et recherche d’équilibre pour une indispensable revue des objectifs et de leurs priorités respectives. Existe-t-il ou non un phénomène similaire, sinon parallèle, à l’échelle de la société humaine et, à son image, des groupes d’individus qui la constituent ? Si on reprend le concept de croissance, aujourd’hui appliqué essentiellement à des analyses économiques, il émane de bilans financiers ou logistiques ; c’est en quelque sorte un indicateur du « métabolisme » du corps social, mais qui reste insuffisant pour fournir à lui seul tout pronostic, par nature qualitatif (même étayé par des chiffres), pour nos devenirs et notre commun futur, planétaire ou sidéral. La croissance doit-elle, peut-elle s’arrêter ? Pour tous les êtres vivants, il y a, à ce stade, ou sous cette désignation, des limites à leurs dimensions, leurs rythmes de prolifération individuelle ou cellulaire et, à d’autres stades, dont celui d’adulte, l’absence de toute croissance (tout au moins définie comme telle). Aussi, pour la plante ou l’animal, pour la faune comme pour la flore, stabilisation quantitative ne se confond nullement avec mort ou extinction ; loin de correspondre à une phase d’immobilisme ou de stagnation, elle caractérise bien au contraire un processus de maturation, c’est-à-dire l’évolution vers une meilleure adaptation à l’environnement. Ce qui est observable, pour les sociétés comme pour les organismes vivants, ce sont des phases successives différentes qui marquent leur développement, ponctuées de crises dont certaines accompagnent le passage de chacune à la suivante. Ces crises correspondent à l’apparition d’impasses dans la reproduction de certains phénomènes jusque-là impliqués dans leur vie : les modifications progressives du milieu et des êtres ont amené un changement qualitatif, auparavant non perçu, donc ressenti comme brutal. Qui dit impasse dit restriction des options, d’où conflit issu de la recherche répétée de l’option souhaitée, mais manquant à l’appel ; l’accumulation de conflits non résolus amène la crise, symptôme d’échec. Le recours à des approches inédites ou antérieures sans changer de configuration peut toutefois s’avérer inadéquat à la sortie de crise. Dans une telle situation, une issue définitive ne peut s’obtenir à terme que grâce à une reconfiguration des options pour pallier les manques, fondée sur des démarches nouvelles, entraînant de nouvelles formes d’organisation. La crise que nous vivons est peut-être de celles-là, qui marquent la fin d’une croissance au sens strict et l’entrée dans l’étape suivante de notre développement.
  8. Issue ?

    Bonjour querida. Je ne me suis pas exprimé sur la démographie, mais oui, c'est un des feux orange auxquels je faisais allusion. Et oui, d'autre part, on a intérêt à se mettre en question à propos de la prédation. La symbiose, ou du moins la commensalité, il vaudrait mieux y réfléchir davantage.
  9. Issue ?

    C'est en effet une issue dont la probabilité ne peut en aucun cas être négligée : tous les feux visibles sont à l'orange ! Toi, tu penses qu'on ne pourra pas arrêter la machine folle. Bien sûr, il ne s'agit pas d'un thriller, mais de la réalité _ et tu dis bien que personne ne peut appréhender cette espèce d'abstraction que serait la société. Cependant notre ignorance même de son fonctionnement global m'incite personnellement à éviter de formuler un jugement aussi définitif et à recommander à tout un chacun (je ne pense pas être seul dans ce cas) à se poser toutes ces questions : ça devrait tout de même pouvoir servir.... Avis à tous les jeunes ou qui se sentent tels
  10. Issue ?

    Dans une société, quelle qu'elle soit, les conflits sont inévitables : ils font partie de son fonctionnement ordinaire et participent à son développement, dans la mesure où leur issue appelle, et peut amener, de nouvelles perspectives d'organisation. Ce qui apparaît inquiétant dans la conjoncture actuelle, c'est l'impression largement partagée que nombre d'entre eux, non seulement restent sans issue, mais s'amplifient et en alimentent de nouveaux : un effet «boule de neige» créateur de stress pour tout un chacun. Impression qui s'appuie sur le fait, confirmé quotidiennement, qu'il n'existe de par le monde aucune institution possédant quelque efficacité pour enrayer au plus haut niveau ce processus potentiellement autodestructeur. Or, à l'heure actuelle, notre conception _ universellement admise _ du développement, repose essentiellement, pour toutes les entreprises, et pratiquement pour l'ensemble des personnes morales, sur l'absolue priorité à donner, avant tout autre impératif, à la recherche de bénéfices, sous menace de liquidation. D'où notre conviction profondément ancrée que la réussite, pour toute collectivité, ne puisse s'apprécier autrement qu'au rythme d'évolution du taux de profits que constitue la «croissance». Laquelle n'a de chances d'être maintenue qu'à la condition, aujourd'hui devenue incontournable pour tous ces acteurs, de se montrer «compétitifs». Ce qui explique que, dans tout secteur d'activité, chaque partie prenante, pour subsister, demeure tributaire de la conquête de parts de marché sur ses concurrents. Et qui dit gagnants, dit perdants… Ce qui fait que la croissance ici repose sur la régression ailleurs et vice-versa. Petites entreprises, ménages modestes, territoires délaissés doivent, au mieux, se contenter de végéter sans autre perspective. Et en outre, le plus souvent, de subir les innombrables dégâts collatéraux provoqués par le sous-équipement et les pollutions et nuisances en tous genres, quand ce ne sont pas les conflits armés…. A ce jeu, le développement général n'est qu'une illusion. Aussi longtemps qu'aucune limite de quantité, de durée, de domaine, ne semble devoir être fixée à l'arbitraire comptable, nous nous trouverons confrontés, sans alternative, dans une compétition générale où l'enchaînement des conflits ne connaît nulle trêve. Humainement parlant, il s'agit d'une guerre. La lucidité, ce serait de se rendre compte que les institutions décidantes ont perdu de vue le principe conducteur du développement, à savoir le service des populations. La perte de repères provient de ce que les outils de contrôle, qui se sont diversifiés avec les techniques, n'ont pas été régulièrement étalonnés par rapport aux exigences de ce service. Pour des raisons de commodité, ces étalonnages n'ont été réalisés que par l'application de critères logistiques, les critères qualitatifs requérant beaucoup trop d'investissement. Comment sortir de l'impasse, dans l'hypothèse d'une lucidité et d'un volontarisme revenus au sommet ? Quelle issue ?
  11. Blogapart-13

    t'inquiètes, je ne me moquais pas, tu as fait le double effort (et même le triple !) d'avoir lu et relu, et aussi d'avoir dialogué, c'est méritoire, et moi, ça me fait plaisir (à mon ego aussi)
  12. Blogapart-13

    Bonjour Désolé de t'avoir infligé cette prose pas toujours très digeste sur un sujet plutôt clivant... maintenant, si tu souhaites persister dans ton égarement, je te signale la présence dans ce même blog, d'un billet du 17 mars de cette année 2017, qui prolonge ce développement, mais dont je ne peux te garantir qu'il passe mieux ! Bonne digestion !
  13. Blogapart-13

    24/02/2009 Richesses De richesses, il n'est pas question dans le message précédent, qui se veut une synthèse. Un oubli ? Un rejet ? Une difficulté à intégrer le concept dans cette construction ? Le fait qu'il ne participerait pas à la formation ou à la résolution d'une crise ? Nœud gordien à trancher ou pur fantasme à dissiper ? En fait, rien de tout cela. Si l’on revient à la démarche préconisée pour le dépannage et la remise en route de la machine (§3), il est question de revoir les objectifs par rapport aux besoins. Pourquoi ? Parce qu’il est question de résoudre des conflits, eux-mêmes occasionnés par l’incompatibilité entre la poursuite de différents objectifs reconnus par les parties en cause comme inconciliables. Plutôt donc que de proclamer, comme unique point d’accord, que ces objectifs représentent des exigences de jouissance non négociables et qu’en conséquence, une épreuve de force est la seule issue, même si elle est la moins raisonnable, n’est-il pas plus rationnel de vérifier point par point si, parmi ces objectifs revendiqués de part et d’autres comme vitaux, donc incontournables, certains ne seraient pas obsolescents ? Mais pour cela (§2), il faut réunir impérativement deux conditions : - placer le débat au niveau de l’intérêt général, défini comme l’intérêt commun à toutes les parties, - ne pas perdre de vue les intérêts spécifiques de chacune des parties concernées, qu’elles soient ou non impliquées dans le conflit. C’est là qu’intervient la notion de « richesses ». On désigne généralement par « richesses » des biens matériels, objets manufacturés ou ressources naturelles, susceptibles, sans délai ou à terme, directement ou par voie médiate, de procurer des jouissances, de satisfaire des besoins et, de ce fait, convertibles en propriétés individuelles ou collectives. Peuvent être rattachés à cette catégorie tous les articles propres à en faciliter l’acquisition ou la confection : outils, armes, monnaie, etc. Au-delà des outils proprement dits –machines ou prothèses- les moyens fournis par la vie elle-même : ressources humaines et animales, leurs énergies et leurs savoir-faire. Ce qu’on appelle « richesses » est donc défini soit par la faculté de satisfaire immédiatement à une exigence de jouissance, soit, le plus souvent, par la poursuite d’une stratégie jalonnés d’objectifs jugés adéquats à la satisfaction d’un certain nombre de besoins répertoriés, sinon identifiés. Toute modification importante de stratégie amène donc, par la révision des objectifs poursuivis, à redéfinir ce qu’on entend par « richesses ». C’est pourquoi la notion essentielle dans la répartition des réponses aux exigences humaines est, non pas, celle de « richesses », mais celle de prestation de services.
  14. Blogapart-12

    17/02/2009 Mémento L'installation dans une crise est caractérisée par la séquence suivante : - échecs répétés des approches traditionnelles dans la résolution de conflits (inhérents à toutes les relations sociétales ou géopolitiques), - extension et aggravation des conflits non résolus, amorçant une crise, - interprétations contradictoires des données, fondées sur des analyses partielles parce que centrées sur des intérêts sectoriels, corporatifs ou nationaux, - à défaut d'une analyse par approche globale, les actions tentées restent cantonnées dans des approches traditionnelles, - renforcement de la crise par le renouvellement des échecs et la généralisation de conflits alimentés par des dénis et des rejets réciproques, etc. La résolution de la crise nécessite la reprise de ce processus en sens inverse : - pour dénouer les conflits, éviter le déni, source de rejet, - pour cela, étendre l'analyse, au-delà des intérêts partiels, pour regrouper l'étude de tous les problèmes découlant de l'extension de la crise, - donc reprendre lucidité et contrôle, ce qui requiert assistance mutuelle et dialogue, puisque l'organisation de notre monde repose désormais sur une étroite interdépendance économique et écologique. Cela implique notamment de : - vérifier l'adéquation des objectifs poursuivis aux besoins réels des personnes et des populations prises dans leur ensemble, - donc revisiter les institutions par rapport à l'évolution de ces besoins - rééquilibrer la répartition . . des rôles, en observant que la coopération et l'animation doivent prendre la place qui leur revient dans un monde complexe et interdépendant, . . des prestations de service, en constatant la dérive introduite par le recours exclusif à la compétition dépourvue de tout contrôle, comme principe unique, favorisant prédation et gaspillage.
  15. Blogapart-11

    La compétition comme principe de répartition (2) Si les bilans doivent être équilibrés (ou tout au moins apparaître tels pour assurer la confiance des investisseurs), la somme mondiale de tous ces bilans devrait tendre à l'équilibre et par conséquent, plus grands les profits, plus lourdes les pertes. L'exigence du profit s'imposant à toutes les personnes morales et celle du revenu à toutes les personnes physiques, on comprend qu'il y ait compétition sévère entre ces deux "espèces" et entre les individus qui les composent, chaque créneau du marché étant en quelque sorte une niche écologique âprement disputée. Toutefois ce cliché de la compétition pour la vie ne rend pas compte des multiples situations existant (jusqu'à présent) dans la nature, où l'élimination réciproque des espèces et des individus est loin d'être systématique et fait souvent place à des processus plus conviviaux dont on ne s'est peut-être pas suffisamment inspiré... A la vérité, la compétition n'a pas que des aspects négatifs, par exemple lorsqu'elle est appelée au service de la coopération, ou lorsqu'elle nous invite à nous épanouir dans une activité culturelle, artistique ou sportive. Revenant sur l'aspect négatif, c'est surtout le fait qu'elle soit imposée systématiquement, au particulier comme à l'entreprise, à l'entrepreneur comme au salarié, avec des retombées préjudiciables pour les individus et désagréables, voire préoccupantes, pour le climat social. Pesanteur historique, sans doute, mais vérité éternelle,... l'exigence est contestable, sans quoi la politique capitule et l'espèce humaine avec elle.