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  1. Reo

    Synthèse/4

    Résumé du contenu des 4 premiers billets : Dans « Stress et politique », Ce qu’est le stress et comment il peut se propager (4), le fait que des stress individuels nombreux et prolongés entraînent la multiplication des conflits dans une population; conflits que la politique a pour rôle de gérer, d’anticiper et, autant que possible, de prévenir. (1) En observant que l’installation durable du stress est en grande partie due à la compétition imposée quotidiennement à chacun.e _ notamment dans sa vie professionnelle _ ce qui isole les individus en les opposant les uns aux autres, amenant de ce fait décohésion et régression de la société. (3) Un des critères à retenir pour apprécier le développement devrait donc être _ a contrario _ le niveau de stress des populations, caractérisé par des repères comme la fréquence des suicides, des agressions, des syndromes d’épuisement (burn out) ou de dépression (bore out) et, bien entendu, des conflits armés. (2)
  2. Reo

    Planète

    La planète apparaît devenir de plus en plus le sujet de nos inquiétudes, et de moins en moins être retenue comme l’objet de nos sollicitudes. Nonobstant la planète va bien, merci. Elle a, sauf accident sidéral 4 ou 5 milliards d’années devant elle, avec le Soleil et son cœur à elle pour la réchauffer et l’entretenir. Avec quelques siècles de flaques barbouillées, de plaques écorchées, ce n’est pas nous qui allons lui faire de l’ombre. De fait, si ça lui chante, pourquoi ne resterait-elle pas capable de maintenir des conditions favorables à la vie ? Envers et contre nous…. Ou avec nous, pourquoi pas ? Offre valable jusqu’au…. C'est nous qui voyons. Ou pas.
  3. Reo

    Voeu pieux ?

    La guerre permanente entre les grands groupes mondiaux, impliquant les États comme forces d'appui, avec des armes à plus ou moins longue portée, tel le dumping fiscal ou social, avec ses offensives et ses replis, se révèle de plus en plus coûteuse en "unités" pour la "piétaille" des ménages et la "cavalerie légère" des PME, sans compter les innombrables "brèches" infligées aux collectivités territoriales. En l'absence d'une réelle gouvernance, c'est bel et bien d'anarchie qu'il s'agit, fragilisant les régimes démocratiques et confortant les autres options, comme les théocraties ou les dictatures, quand ce n'est pas tout simplement le retour à des situations claniques, où s'interpénètrent sectaires et mafieux. Notre trajectoire s'appuie essentiellement, aujourd'hui, sur le principe économique de concurrence, retenu comme repère unique de liberté _ du moins sur le plan pratique _ à travers le concept d'entreprise. Cependant ce dernier, né dans un espace ouvert sur un horizon lointain, propice à des envolées exaltantes, connaît à présent une maturité avancée, dans un monde désormais statique et refermé sur lui-même comme un cercle de sumo : la course de fond open a fait place à l'épreuve de force entre pros de haut niveau. Deux siècles d'histoire ont suffi, en effet, pour rapprocher les habitants de notre planète, plus encore par la technique que par le nombre, nouant entre des institutions, des collectivités que tout séparait, culture et géographie, d'indissolubles liens d'interdépendance. Rien d'étonnant, donc, à ce que le droit, public ou privé, constitutionnel ou international, n'ait pu, en si peu de temps, épouser ou redresser les multiples distorsions imprimées à nos règles et usages. Le monde est devenu un ensemble organique auquel il manque la paix et l'autorité pour obtenir la cohésion indispensable à son développement. Pour cela, il lui faut récupérer l'organisation et la gestion des missions de sauvegarde, que les États ne réussissent à assurer ni ensemble, ni isolément. Rien de plus, mais rien de moins. A nous, citoyen.ne.s de la planète, de trouver _ au plus tôt _ les outils pour que puisse s'exercer cette gouvernance. Excluant une fois pour toutes les errements des autocrates, pour enfin se consacrer à réduire les lacunes de nos démocraties.
  4. Reo

    Crise

    Lorsque tout va mal, ou du moins, que nous nous trouvons dans une situation critique, nous sommes souvent tentés d'accuser la malchance, d'invoquer la fatalité. Tant il est vrai, qu'au fil des luttes quotidiennes, une personne, une famille, une communauté, ne peuvent prétendre garder constamment la maîtrise de leur devenir. L'excuse prête toutefois le flanc à la contestation quand il s'agit d'un Etat, d'une puissance internationale, de l'œuvre humaine même, comme il en est question aujourd'hui. Comment comprendre ce moment de l'Histoire où nos grandes institutions se voient réduites, de l'une à l'autre et d'année en année, à espérer un signe du Marché pour ranimer leurs projets, recouvrer leurs forces vives ? Le progrès n'est-il pas là pour attester de la ténacité de l'être humain dans son combat _ éternel _ contre un sort précaire, de sa volonté _ toujours présente _ de construire en commun un avenir moins fragile ? Dès lors, si l'importance et la répétition des insuccès actuels des politiques nationales ou locales ne saurait être imputée au hasard, ou tout bonnement à la "nature humaine", elle ne peut être attribuée désormais qu'à une défaillance de notre organisation collective. Autrement dit, ce qui avait réussi hier n'aboutit plus qu'à l'échec. Pour en sortir, il faut d'abord en prendre conscience, ensuite avoir la volonté d'y mettre fin. S'il est vrai qu'une multitude de combats sont engagés pour parer aux menaces diverses qui pèsent sur la planète humaine, encore faut-il, pour prétendre les surmonter, appréhender leur cohérence en tant que conséquences d'une réelle dérive. Peut-on croire en effet que, dans un laps de temps de quelques décennies, la survenue de deux guerres mondiales, de débâcles financières réitérées, le dérèglement du climat, l'empoisonnement récurrent des cours d'eau, l'accumulation régulière de polluants atmosphériques, la constitution de nouveaux continents uniquement avec des déchets, l'appauvrissement continu de la biodiversité, la mise en danger répétée _ et diversifiée _ de la santé publique, l'exclusion par le chômage et le mal logement, l'existence _ voire l'accroissement _ en dépit d'un progrès technique exponentiel, de populations dépourvues de ressources vitales, la montée parallèle des violences sociétales et des idéologies populistes, ne soient que fâcheuse coïncidence ? Pour autant, si dans ces événements, la responsabilité des êtres humains est pleinement engagée, la nature du phénomène qui les relie n'est pas clairement perçue. Sauf l'évidence d'un grand désordre, qui écarte la thèse de la mise en œuvre d'un projet délibéré, par quelque personnage ou quelque organisation que ce soit : pas de mobile logique, pas de moyens suffisants. A contrario, c'est plutôt d'une insuffisance ou d'une incohérence qu'il serait question. Donc, ce monde est en proie à de grandes perturbations écologiques et sociétales _ déséquilibres, dysfonctionnements _ qui ne correspondent à aucun projet sensé. Bien au contraire, leur évolution échappe à toutes les velléités de contrôle. Si l'on se réfère à la structure organique des sociétés humaines, on peut évoquer ici et là des déficiences de "nutrition", l'élimination insuffisante de déchets, des défaillances de l'"appareil circulatoire" ou du "système nerveux". Dans un schéma purement mécanique, il sera question de mauvaise répartition des contraintes; et c'est bien de cela qu'il s'agit : la "machine" est grippée, la distribution des ressources et des moyens n'assurant plus aujourd'hui la viabilité de l'écosystème planétaire, dont l'humanité est devenue en quelque sorte le "noyau" actif. Que faut-il mettre en cause ?
  5. Reo

    Approche

    L’ébauche d’analyse entreprise dans ce blog n’est pas développée dans une approche basée sur des normes ou des principes moraux mais dans un contexte «naturaliste». En effet, plutôt que d’en appeler, pour assister une société humaine en situation critique, à la morale avec ses préceptes _ voire ses tabous _ la question est de s’interroger sur sa vitalité et ses ressources, face à une crise qui l’affecte dans sa globalité. C’est la raison pour laquelle, par exemple, l’usage dans ces commentaires, des mots : «liberté», «égalité», «équité», «droit/devoir», ou bien encore : «solidarité», «partage», fait généralement place à celui de termes tels que : «autonomie», «équilibre», «besoin/exigence», «interdépendance», «coopération», qui recouvrent des concepts plus directement liés à la notion de développement. Il y a donc un fil à suivre, des repères à trouver. Sans doute aussi, des convergences avec la morale commune, si l’on veut bien admettre qu’aux racines ancestrales de celle-ci se trouve, très probablement, ce qu’on pourrait appeler l’instinct de conservation de l’espèce (ou du «genre humain»)
  6. Dans ce blog, sont successivement évoquées: - l’agressivité en tant que dynamisme, - l’intelligence comme faculté d’orientation, - l’adaptation comme condition de développement, - l’organisation, associant intelligence et dynamisme, comme outil de l’adaptation. Puis les deux pôles du développement : - la conquête par l’accumulation des techniques, - la construction par la multiplication des relations. La gouvernance mondiale entre ces deux exigences : - pour faire face à la crise globale, - parer les menaces, - résoudre les conflits, a pour rôle de coordonner l’ensemble des activités afin de les harmoniser. Ce rôle doit être déterminé - par sa légitimité, - par la souveraineté qui lui est spécifique, dans le respect des souverainetés respectives identifiées et répertoriées. Il existe déjà des autorités supranationales ou transnationales susceptibles de fournir des modèles (voir note plus bas) de gouvernance : Europe, ONU et filles, ONG, entreprises multinationales. Comment sortir des crises et apprendre à les éviter. Des besoins aux objectifs, du particulier au collectif, de la spécialisation à la coordination. L’économie cloisonnée et doublonnée par la notion de concurrence. Ses limites. Une économie ouverte sur la notion de prestation de services. L’adaptation dans la durée. Croissance et crises comme étapes du développement. Le quantitatif et le qualitatif. Les repères. L’orientation et les choix. Lucidité et confiance. Une esquisse de constituante de gouvernance mondiale. Le besoin de cohésion. Le déséquilibre de l’économie par la compétition et ses conséquences observées. Défaut d’organisation plus que volonté d’affrontement. En revoir le fonctionnement à la base. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Note : dans le sens de "patron" (du tailleur, de la couturière) ou de l'anglais pattern
  7. Reo

    Parenthèse

    Avant de poursuivre, je reviens sur la "guerre économique" (pour autant que les deux mots, ou les deux concepts, puissent être associés), impliquant le surcroît d'activité à consentir pour conquérir la suprématie, ou simplement tenter de se maintenir coûte que coûte la tête hors de l'eau. Tout bien considéré sous cet angle, dans tout emploi, public ou privé, administratif ou opérationnel, tous secteurs et toutes corporations confondues, une proportion importante de productions _ services ou articles _ ne présente, à vrai dire, une réelle pertinence que dans la garantie d'une partie des revenus de la population, et pour la plupart des gens _ dans l’emploi ou pas _ tout un spectre de nuisances allant de l'inconfort durablement ressenti à la nocivité _ contestée ou reconnue. Je noircis le trait ? Dans une conception "bipolaire" de la société, par exemple "prolétaires" contre "nantis", le problème n'est déjà pas simple à traiter, puisque cette manière manichéenne de voir les choses, à amplifier les crispations et raviver les plaies, perpétue les conflits en versant continuellement "de l'huile sur le feu". Mais l'on se rend bien compte aujourd'hui que cette approche est insuffisante, car, en fonction des créneaux, ce ne sont pas toujours les mêmes "privilégiés", les mêmes "déshérités", encore que privilèges et déshérences puissent (et peuvent effectivement) se trouver cumulés par des individus, ou des groupes, dans des situations ou des circonstances spécifiques qui perdurent _ et pas si rares, dans cette deuxième décennie du troisième millénaire. Dans la recherche de solutions, la quête de "coupables" devient une gageure, et a toutes les chances de s'avérer inadéquate, tant il apparaît indispensable, selon moi, de mener une analyse pour redéfinir les responsabilités mises en cause afin d'en rééquilibrer les attributions.
  8. Reo

    Orteil dans l'eau (tater le terrain)

    Bonjour C'est décevant de ne pas avoir de réponses à ses posts, je connais ça. En même temps, comme tu le soulignes au départ, nous vivons dans des environnements différents, ce qui a tendance à nous éloigner les uns des autres dans nos préoccupations quotidiennes. Si alors on essaie de prendre un peu de hauteur par rapport à nos destins individuels, on entre dans un dilemme perpétuel : chercher à comprendre ou se jeter à l'eau ? Et parfois les deux à la fois, sans véritablement en prendre conscience....L'orteil dans la vase et la lise fait le reste ? Je ne suis pas sûr d'avoir de réponses pour tes interrogations. Tout ce que j'ai à te proposer, c'est ce que j'ai mis dans mon blog. En tous cas, bon courage et meilleure chance pour la suite.
  9. Reo

    Rappel

    Il y a aujourd’hui quelque chose qui ne fonctionne pas dans l’échange. Reste à savoir d’où proviennent les déséquilibres et pourquoi ils s’installent. Pour cela, il est nécessaire de découvrir en quoi les différentes stratégies de développement en sont venues à se contrarier. Essayons de partir d’un exemple pour entreprendre cette analyse. Pourquoi fabriquer (par exemple) des voitures ? - pour les utiliser au quotidien : pour se déplacer, pour le travail et/ou les loisirs. - pour les vendre : pour les revenus (profit, salaires), pour la croissance, pour l’emploi. Demande et offre, en vue d’une satisfaction mutuelle. Ce qui est vrai pour les voitures l’est également pour un très grand nombre de produits et de services…. D’une part, les consommateurs, ménages ou collectivités, recherchent un équilibre budgétaire dans la répartition des postes de dépenses : - plus le niveau de vie est élevé, plus importante pourra être la part réservée aux loisirs, à l’épargne, à l’investissement, - part devenant au contraire très faible lorsque les revenus sont au plus bas : dans ce cas, les dépenses au poste «voiture», dans la mesure où on ne peut s’en passer sans mettre son emploi en péril, sont réduites à l’indispensable et le délai de renouvellement du véhicule est repoussé au maximum; la part réservée aux besoins de logement, aux charges, à la nourriture et à la santé, devient prépondérante. D’autre part, en entreprise, on recherche le plus grand profit, dont le facteur capital est le volume des ventes : - plus on vend d’articles ou de services dans chaque créneau donné, plus on réalise de bénéfices, ceci afin d’assurer la pérennité de l’équilibre économique de la firme, du groupe et des régions d’implantation; et au-delà, son expansion; - mais dans la mesure où, dans des secteurs de plus en plus nombreux, il s’avère difficile _ en raison de la pression d’offres concurrentes et/ou de l’insuffisance relative de solvabilité de la demande _ de conquérir des parts de marché supplémentaires, il est quasiment impératif d’inciter les acheteurs à adopter des délais de renouvellement de plus en plus courts. Mais : plus élevé le rythme des achats, plus restreint le nombre de clients, la capacité à suivre la cadence étant conditionnée par la possibilité d’acheter _ par le niveau du pouvoir d’achat. L’incitation par la publicité va donc cibler en priorité les fractions les plus aisées de la clientèle. Comme, en consommation courante, ces dernières sont déjà pourvues à satiété et que les autres, pourvues ou non, ne renouvelleront leurs achats qu’à un rythme insuffisant pour procurer assez de marge, les autres marchés _ ceux du loisir, de l’accessoire et du prévisionnel _ vont être de plus en plus sollicités, avec une escalade continuelle vers la nouveauté, mais en même temps, toujours au moindre coût, pour éviter la perte de bénéfices et de compétitivité, synonyme de recul. D’où une tendance persistante à la limitation, voire à la diminution de la masse salariale (licenciements, temps partiels, CDD, moindre rémunération…), avec comme effets, de restreindre encore le potentiel d’achat d’une fraction croissante de la population. Par ailleurs, les services de base, les créneaux de consommation courante, limités par nature en volume solvable (rapporté à la durée d’un exercice), ne sont plus assez rentables pour ce qu’ils coûtent : ils sont donc _ logiquement _ contingentés ou délaissés, et/ou sous-traités à des entreprises moins bien armées, qui dès lors luttent pour leur survie. Il ne reste alors à ces dernières que de réduire encore les coûts, aggravant le chômage et la précarité des emplois, diminuant d’autant la solvabilité de la demande. Ainsi, l’éventail des prestations offertes se trouve-t-il progressivement écarté des besoins courants _ qui correspondent à une demande globalement limitée en solvabilité _ pour être réorienté vers des marchés susceptibles de soutenir une croissance, dès lors qu’ils garantissent aux fournisseurs la poursuite de leurs propres objectifs. De fait, il apparaît que l’équilibre comptable de toute entreprise ne puisse être désormais assuré, dans le contexte d’une offre toujours supérieure à la demande (solvable), qu’en s’efforçant de vendre toujours plus, à des prix qui doivent rester compétitifs, donc de dépenser toujours moins : aussi ce dernier impératif, même lorsqu’il entre en conflit avec des besoins de services, individuels ou collectifs, a-t-il tendance à devenir prioritaire. Tout semble se passer comme si, aux objectifs de services que s’étaient initialement assignés les populations et leurs gouvernements, en s’appuyant sur la finance comme moyen, s’étaient, en fin de compte, substitués les objectifs financiers : en particulier, toutes les entreprises _ et autres personnes morales _ doivent à présent obéir en permanence à une même exigence de «déficit interdit», impliquant la recherche incessante d’un profit maximal; ce qui confine leur statut à celui d’auxiliaires de ladite exigence, minimise en conséquence leur fonction institutionnelle de service, et de ce fait, entrave leur progression _ et la nôtre ! _ vers une véritable autonomie. En conséquence, l’adaptation des prestations de services à la satisfaction des besoins humains ne paraît plus, à l’heure actuelle, devoir être réalisée, voire envisagée, que dans la mesure où, non seulement ces prestations permettent de préserver les profits _ comme sources de tous les revenus _ et là est le problème _ mais doivent désormais être, avant tout, conçues comme le moyen de les pérenniser, fût-ce en renonçant, le cas échéant, à satisfaire les besoins basiques. Ce qui pourrait expliquer que, . d’un ajustement naturel de la production de produits et de services à leur consommation, l’offre se contentant de suivre la demande, ou au moins de l’anticiper avec mesure, nous ayons peu à peu évolué, pour tenter de garantir, coûte que coûte, l’ensemble des revenus sous la pression de la concurrence, . vers un développement mal contrôlé de la production entraînant, jour après jour, le détournement systématique de la consommation - d’une part, vers des situations de pénurie, génératrices de sous-équipement et de précarité, dans les secteurs (logement, santé, éducation, sécurité…) délaissés pour cause de moindre rentabilité _ par défaut de solvabilité des besoins de base d’une proportion croissante de consommateurs, particuliers ou collectivités (Etats compris) (*), - d’autre part, vers des situations de pléthore, génératrices de gaspillages de ressources et d’énergie _ ainsi que de pollutions _ dus à une compétition sévère dans la recherche de créneaux et de parts de marché, pour conquérir des clientèles solvables, de plus en plus sollicitées de par leur raréfaction (**). Outre ces inconvénients, le découplage entre les besoins de services et les objectifs de revenus n’a cessé de faire apparaître des incompatibilités de plus en plus nombreuses et profondes dans leur poursuite conjuguée, ce qui constitue un sérieux handicap pour toute gouvernance - fondée en principe sur la synthèse et l’équilibre des diverses exigences, - appuyée en pratique sur la prévision et le contrôle, en ce qu’il rend totalement aléatoires les effets des mesures entreprises et le succès des projets adoptés. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (*) défaut de disponibilité de prestations basiques : offre en diminution constante ou croissante pour cause d'insuffisance de rentabilité; (**) défaut d'accessibilité aux prestations non basiques : demande en diminution pour cause de raréfaction de la clientèle solvable. - Ainsi l'offre et la demande sont-elles amenées à se rencontrer de moins en moins, en qualité comme en quantité -
  10. Reo

    Blogapart-20

    le 25 /05/2011 Panorama du blog Impressions sur la marche du monde d'aujourd'hui. Le monde de l'être humain qui se referme sur lui-même : la mondialisation, celle qu'on voit par le prisme économique et celle qui va, dans le sillage de l'évolution millénaire, vers quelle destination ? Au fil de mes billets, j’ai tenté de comprendre le pourquoi d’une crise impliquant le monde dans son ensemble, qui lèse de nombreux acteurs économiques et humains et accumule des menaces de toute nature sur leur _ sur notre _ cadre de vie. Ce faisant, je me suis aidé en utilisant un artifice _ mais n’est-ce que cela ? _ qui consiste à tracer un parallèle entre son évolution générale et la construction de la personne humaine à partir de l’individu considéré isolément (enfin, c’était l’idée !). Lutte pour survivre dans un milieu agressif, en utilisant les forces individuelles, collectives, en exploitant les ressources minérales, animales, organiques.... Par des itinéraires balisés d'objectifs de plus en plus complexes, jalonnés de nouvelles contraintes, celles de la société, à mesure que s'estompaient _ pensions-nous _ celles du cadre naturel. Pourquoi ce déséquilibre qui perdure et même tend à s'accentuer dans cette humanité en marche vers sa globalisation, alors même que les espèces et les individus avaient acquis, déjà avant notre émergence, une viabilité suffisante pour prospérer et se multiplier ? D'où ces réflexions, ces rapprochements que j'ai osés - depuis le 20 octobre 2008 (Agresser), - jusqu'au 28 août 2010 (Addiction), pour tenter d'apercevoir les choses "de l'extérieur". Fin de Blogapart Conclusion Je renouvelle mes remerciements à l’équipe de ***.com qui m’a permis de m’exprimer. Ainsi qu’à tous les membres et visiteurs du Forum qui ont suivi «Blogapart» avec un intérêt suffisamment soutenu pour doubler aujourd’hui le cap des 7000 lectures. En présentant cet assortiment en forme de puzzle à compléter _ sans garantie sur la présence de doublons _ j’ai voulu manifester mes réserves sur une vision du monde que je considère étroite, sans perspective sinon sans projets, qui rejette au second plan les exigences écologiques concernant le monde vivant dont nous, personnes humaines, continuons à être partie intégrante, pour imposer une «économie» désincarnée qui prétend pouvoir s’en affranchir. A mon avis, il est encore temps de corriger la trajectoire, à condition de se démontrer capables de rendre opérationnelles les commandes «manuelles», si le pilotage automatique venait à s’avérer défaillant. Pour terminer, ci-dessous le dernier commentaire de ma part sur le billet "Synthèse" : Comment rééquilibrer la répartition des rôles et des prestations ? L'approche traditionnelle consiste à se baser sur une analyse avant tout quantitative de la demande et de l'offre de biens et de services, de les convertir en valeur et de distribuer les rôles avec comme critères directeurs associés la rentabilité et la productivité maximales. Bien que rationnelle, toute démarche ainsi fondée ne peut prendre en compte que des critères économiques, en négligeant les données biologiques qui mènent le monde. En particulier, les contraintes physiologiques et psychologiques qui règlent la vie de tous les individus demandent une analyse plus étendue (cf "Stress"). Pour améliorer l'organisation générale des êtres humains en minimisant les conflits, il est indispensable d'en rechercher la réduction, qu'elles proviennent de la société ou de l'environnement. Dans cette perspective, l'aspect économique, toujours essentiel, laisse au politique le rôle directeur dans les projets humains, ce qui lui assure, avec le contrôle de l'ensemble, les meilleures chances de parvenir à ces objectifs. (cf "Richesses") Le politique a donc, plus que jamais, le rôle maître à jouer à tous les échelons, du local au mondial.
  11. Reo

    Seuil

    Malgré les efforts des gouvernements nationaux et les soutiens renouvelés qu’ils sollicitent des populations, les tentatives de résolution des conflits, de toutes natures, qui sévissent sur notre planète, n’aboutissent le plus souvent qu’à des redressements provisoires et limités, excluant toute perspective de consolidation à terme. Lorsqu’il s’agit d’élaborer des réponses transnationales, l’échec est même la règle, faute de terrain d’entente diplomatique ou institutionnel pour cerner les problèmes qui font irruption, que ce soit dans le domaine financier ou économique, social ou écologique, à propos du climat, de l’énergie, des trafics, du terrorisme, etc. Étant donné que, le plus souvent, ces problèmes se trouvent intimement liés et ne s’arrêtent nullement aux frontières, cette faillite n’a rien de surprenant, quand on observe couramment que les propositions de solutions consistent, soit à les subordonner à des conditions qui en précarisent l’application, soit à juxtaposer les uns aux autres des traitements d’espèce qui s’avèrent fréquemment contradictoires dans leurs effets. Pour preuve, les sempiternelles oppositions entre objectifs d’économie et revendications sociales, les multiples accrocs à la qualité de l’environnement, voire à la santé publique qui en résultent. Ce qui rend illisibles et illusoires toutes les politiques _ à quelque échelle que ce soit, de la géopolitique à la municipale _ de par leur sujétion au court terme, illustrée par le télescopage permanent de décisions qui se neutralisent, d’actions qui en altèrent le contenu. Toute émotion mise de côté, l’installation de ces désordres interpelle sur la possibilité réelle de concilier, actuellement, les diverses exigences que l’on retrouve, de tous temps et dans toutes les civilisations, aussi bien dans le besoin de sécurité que dans la conquête des pouvoirs, la production et la gestion de richesses et de services, ou l’aspiration à la jouissance et au confort. A scruter l’horizon, le pronostic demeure réservé, tant que ne surgira pas, en nous-mêmes comme chez les dirigeants de la planète, l’intime conviction de la nécessité de réviser nos modes de fonctionnement; de l’urgence de se promouvoir, d’un statut de prédateurs dominants ou dominés à celui de gestionnaires en concertation, tant horizontale que verticale : nous en avons le moyens techniques, à condition d'adapter et d'entretenir nos outils. Pour autant que la volonté nous habite de surmonter cette crise généralisée…. Réduire ces perturbations, c’est d’abord éviter de se mentir, car il est indispensable d’en trouver des explications authentiques, les seules efficaces. Ce qui implique de dépasser le stade de la confrontation entre les différents fondamentaux culturels (religieux, moraux…), pour nous replacer dans le contexte des contraintes organiques, mécaniques, du milieu où tous ensemble depuis toujours nous sommes plongés : notre monde. Sous cet angle seulement, nous aurons une chance de retrouver la compréhension de ce qui, à l’heure actuelle, nous échappe : comment tourne présentement le moteur des relations humaines qui construisent et renouvellent la société, et pourquoi les différents schémas proposés échouent, si ce n’est par l’obsolescence des modèles qu’ils utilisent. Quel recours alors ? Sinon un retour éclairé au respect des impératifs de base : l’équilibre de la personne et l’autonomie qu’il implique.
  12. Reo

    Blogapart-19

    28/08/2010 Addiction Que signifie l'expression "Moraliser le capitalisme ? S'agit-il vraiment d'appliquer des préceptes moraux ? Censés s'adresser à des personnes libres d'y adhérer ou non _ de s'engager ainsi au nom de leur philosophie, de leur patriotisme ou de leur religion, ou de s'en abstenir _ ces préceptes n'ont aucune prise sur des activités concertées et/ou réglementées, auxquelles est convié tout groupe, tout individu, avec sa propre éthique pour défendre ses intérêts spécifiques. La véritable préoccupation, en l’occurrence, est bien, en s'assurant de la sécurité des échanges, de préserver la pérennité d’une économie mondiale tributaire de son édifice financier, récemment fragilisé par des dérapages inquiétants. Il semble toutefois qu’aucun consensus ne se dégage actuellement, entre les experts comme entre les autorités, sur les mesures à préconiser, sur les décisions à prendre pour définir des repères, voire des normes de comportements, susceptibles de prévenir tout débordement. Qu’en est-il aujourd’hui ? En l’espèce, c’est le défaut de pilotage qui est incriminé. Mais l’incertitude sur le traitement renvoie à une absence réelle de diagnostic. S’agissant d’un symptôme isolé, il suffirait d’approfondir dans cette direction. Cependant, la persistance de graves déséquilibres mondiaux peut donner à penser que la «maladie» ne se réduit pas à cela et, qu’en conséquence, la «moralisation» du capitalisme comme thérapie pourrait bien s’avérer inopérante : quand une machine se grippe, avant de proposer un protocole et des procédures de remise en état, il importe de bien identifier et localiser les défaillances, d’en rechercher les origines, d’en comprendre le mécanisme, pour situer le domaine et les conditions d’une intervention, curative si possible. Affaire de (bonne) volonté. Deux logiques président actuellement aux destinées des populations de la planète : - celle de l’écologie, dans le cadre des lois du monde physique, qui régit les équilibres et les rythmes biologiques, domestiques et territoriaux, impliquant les êtres vivants et leur environnement, et s’inscrivant dans leur évolution, - celle de l’économie, qui s’est progressivement organisée dans le cadre du droit, pour régler les échanges entre personnes, non seulement «physiques» (les gens) mais aussi «morales» (les institutions publiques ou privées). L’instauration de cette dernière juxtapose, aux objectifs individuels et collectifs humains _ d’équilibre et d’autonomie _ ceux des sociétés commerciales, réputées telles ou assujetties, qui leur permettent, en réalisant un profit, d’atteindre leur équilibre propre, dit «comptable». A priori, aucune incompatibilité dans la poursuite de ces différents objectifs d’équilibre. Mais pourtant... Naguère complémentaires dans les objectifs d’un développement, spontané pour l’une, organisé pour l’autre, ces deux logiques aujourd’hui divergent, au point de se trouver de plus en plus fréquemment en opposition frontale. Le chômage et la pollution sont des indices marquants de cette dérive. Que s’est-il passé ? En fait, il apparaît que l’équilibre comptable ne puisse désormais être assuré qu’au prix d’une surenchère _ vendre ou mourir _ exigeant de produire toujours plus, de dépenser toujours moins : ces exigences deviennent alors prioritaires, provoquant de plus en plus de déséquilibres. D’un ajustement naturel de la production à la consommation de produits et de services, nous avons en effet évolué, pour garantir l’ensemble des revenus, à une prolifération sauvage de la production, qui conduit à un détournement systématique de la consommation : - d’une part, vers des insuffisances drastiques dans les secteurs de moindre rentabilité du fait du manque de solvabilité des besoins de base, - d’autre part, vers les excès et les abus de toute sorte (gaspillages, pollutions,…) entraînés par une recherche effrénée des clientèles solvables, de plus en plus sollicitées de par leur raréfaction. De ce fait, toute gouvernance, fondée sur la prévision et la mesure, devient impossible. Comment guérir de cette addiction ?
  13. Reo

    Blogapart-18

    30/03/2010 Contre-exemple Si ce blog a une raison d’être, c’est bien d’affirmer la conviction que rien d’essentiel, en ce monde désormais globalisé, ne peut être bâti sans intelligence _ au sens premier du terme _ c’est-à-dire en se dispensant de comprendre les problèmes du voisin et les intérêts de chacun, sans omission ni discrimination. C’est pourquoi, tout au long des messages, je me suis efforcé de montrer que seule une approche globale des différentes crises, résultant de conflits sans recherche sincère de solutions, serait de nature à éclairer les démarches à effectuer, pour en espérer des solutions durables, parce que rationnelles. Un contre-exemple parmi les fréquentes tentatives (simulacres ?) d’arbitrages entre les exigences socio-économiques et celles de l’écosystème planétaire : la proposition dite «taxe carbone». Basée sur le principe du pollueur-payeur, c’est un prélèvement d’argent, sur les particuliers comme sur les entreprises, à effectuer en raison directe de la quantité de dioxyde de carbone dégagée par la consommation de combustibles fossiles, dans la mesure où son accumulation représente un risque de déstabilisation du climat. L’augmentation du coût de tout service incite en effet à en user au plus juste, et il est équitable qu’aucun utilisateur n’en soit exonéré : en l’occurrence, nul n’est censé y échapper, puisque nous consommons tous des énergies issues de ces combustibles, que ce soit pour le chauffage, les transports ou la production. Cependant, l’organisation de notre société est telle qu’il subsiste de par le monde, d’un continent ou d’un État à un autre, de grandes différences entre les lois et règlements, et de plus, dans chaque pays, de très importantes disparités de situations entre ménages et entre entreprises. Il en résulte que : - la mesure, quelle qu’en soit la forme, a une très faible probabilité de réussite sans un consensus effectif au plan réglementaire, comme en atteste l’échec de Copenhague, - dans l’hypothèse d’un tel consensus, les disparités économiques existantes en rendent l’efficacité hautement improbable. On n’imagine pas en effet se restreindre ceux qui ne font pas d’abus, sans pénaliser, pour les uns leurs conditions de vie, pour les autres (voire les mêmes) la compétitivité de leur entreprise et l’emploi de leurs salariés. De même, on ne voit pas se limiter ceux, particuliers ou sociétés, qui en ont les moyens, en tant que cibles de toutes les sollicitations et de toutes les incitations à préserver de l’étouffement le moteur de la croissance. Dans un pareil contexte, l’application de cette taxe risque de s’avérer à la fois économiquement contre-productive et insuffisamment dissuasive pour poursuivre l’objectif revendiqué, à plus forte raison pour l’atteindre.
  14. Reo

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    29/03/2010 Monde à développer Le développement individuel d’un organisme vivant recouvre plusieurs notions : - le fait de grandir, au moins dans un premier temps, notamment par l’extension des tissus due à la multiplication des cellules qui les constituent, - l’acquisition de potentialités d’échanges avec le milieu, grâce à la diversification des systèmes d’organes et à la spécialisation de leurs fonctions, - le passage .d’un état de dépendance passive par rapport aux conditions extérieures .à une prise de contrôle de l’ensemble des appareils organiques, permettant d’agir sur l’environnement. Schématiquement, trois étapes plus ou moins imbriquées : croissance, organisation, autonomie. Ce schéma ne s’appliquerait-il pas à toute communauté territoriale ? Où la croissance, d’abord démographique, vient à être tempérée par les exigences socio-économiques, imposant une distribution des rôles pour alléger les contraintes subies par les individus et les collectivités, et ainsi accéder à un maximum d’autonomie. De nombreux pays, dits « en développement », demeurent en dépendance passive, cependant que la plupart, (sinon l’ensemble) des pays développés, en dépit de leur organisation, tardent à assurer ou à maintenir une pleine autonomie, sans cesse remise en question par l’édifice précaire de la finance internationale. Chacun(e) sait qu’un être vivant ne peut jouir de la plénitude de son développement que s’il peut maintenir, outre sa capacité à digérer et assimiler, la santé de ses organes et de ses cellules grâce à une répartition rationnelle de son alimentation et de ses activités, en quantité et qualité. Est-ce vraiment le cas pour notre monde planétaire ?
  15. Reo

    Blogapart-16

    Blogapart-16 02/02/2010 Les conditions du développement Le concept de développement, en tant que _ «Ensemble des différents stades par lesquels passe un organisme, un être vivant pour atteindre sa maturité ; croissance.» _ peut se rapporter à tous les pays du monde, tout au moins à ceux qui possèdent des infrastructures adaptées à leurs fonctions politiques et économiques. A ce titre, on peut évoquer leurs différents niveaux de développement et taux de croissance. Toutefois, ce sont là des notions relatives, dans l’incapacité où nous demeurons d’en donner des valeurs de référence. La définition du développement comme _ "Amélioration qualitative durable d'une économie et de son fonctionnement." _ le réduit à une notion essentiellement économique, dont il reste à définir le contenu. Si l’on souhaite étendre le concept de développement à la globalité du monde et des évolutions individuelles et sociétales, lesquelles sortent du domaine de l’économie, comment procéder ? Formellement, il faudrait, dans la seconde définition, substituer aux mots « économie » et « fonctionnement » des termes propres à la description de l’évolution générale de la Terre et de ses habitants. Pour le contenu, il serait bon de préciser les critères déjà utilisés et d’en retenir d’autres pour couvrir la totalité du champ. Compte tenu de ces amendements, on ne peut guère parler de développement mondial si, comme aujourd’hui : - les niveaux des différents pays présentent de très importantes disparités, - leurs stratégies de développement sont exclusivement impliquées dans une compétition d’ordre économique et géopolitique, - il n’existe aucune coordination, quelle que soit sa nature, pour harmoniser un éventuel développement à l’échelle du globe, si limités en soient les objectifs. En effet, le développement d’une structure organique, vivante ou construite, requiert : - l’équilibre dans ses éléments, - la complémentarité de ses organes dans leurs fonctions - des dispositifs pour en assurer la coordination et le pilotage. Ce qui, actuellement, reste à réaliser, sinon à concevoir.
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