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épixès

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À propos de épixès

  • Rang
    Forumeur survitaminé
  • Date de naissance 25/07/1974

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Pays
  • Lieu
    Héricourt, 70400
  • Intérêts
    Philosophie, histoire des sciences, physique, sociologie, histoire, psychologie, cinéma, littérature

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  1. épixès

    La résistance aux sciences

    C'est précisément parce que les scientifiques sont crédules, influencés, orgueilleux, partiaux, soumis aux mêmes biais cognitifs que tout un chacun, qu'ils sont humains en somme, que la science à été établie: une méthode rigoureuse qui traque l'erreur et tente d'objectiver la connaissance en se fiant plus aux faits, aux expériences et à l'observation qu'aux témoignages, à l'autorité ou aux dogmes. Voir dans les scientifiques autre chose que de simples hommes ordinaires, voilà encore une tragique manifestation de l'essentialisme inhérent de l'esprit humain qui distord la réalité qui est bien moins discontinue que les catégories à travers lesquelles nous nous la représentons. Les scientifiques ne sont ni pires ni meilleurs que les autres. Qu'on ne sache pas cette réalité me semble parfaitement naturel.
  2. épixès

    Ce qui vous fait rire

    Aux Etats-Unis il est fort possible que la dame en question aurait pu attaquer les fabricants des tampons et avoir gain de cause, un comble !
  3. épixès

    L'univers est-il fini ou infini ?

    Un bord signe une démarcation avec autre chose, c'est une frontière, une limite qui suppose un au delà, ce que l'univers ne peut avoir puisqu'il est tout ce qui existe. L'espace ne peut englober l'univers: il est l'univers, un de ses constituants tout au moins. Vous ne pouvez pas supposer une étendue différente de l'espace et de l'univers sans commettre une faute logique: étants consubstantiels, ils ne sauraient être dissociés l'un de l'autre. Pour ce que j'en sais, la relativité ne parle pas de fin de l'univers, ni spatialement, ni temporellement. Sans être catégorique, il me semble par contre que de ses équations semblent indiquer qu'au sein d'un trou noir, le temps devient de l'espace et l'espace devient du temps mais je laisse le soin à un physicien, ou simplement un plus savant que moi, de me corriger le cas échéant.
  4. épixès

    L'univers est-il fini ou infini ?

    En vérité il existe un consensus assez large pour dire que l'univers est soit infini, soit fini mais sans bords. Un univers avec des bords signifie que ces bords signent une démarcation avec autre chose et puisque l'univers est tout ce qui existe, cela ne peut être qu'avec le néant mais voilà que surgit un nouveau paradoxe: faire du néant un contenant c'est le spatialiser, c'est le faire exister, or, par définition le néant ne peut exister. L'espace et le temps ne sont pas des contenants dans lesquels siège l'univers, ils lui sont consubstantiels et donc supposer un en dehors à l'univers, c'est supposer un en dehors à l'espace, ce qui relève de l'aporie.
  5. épixès

    [QUESTIONNAIRE JOINT] Votre rapport aux Sans Domicile Fixe

    J'ai répondu et donné mon sentiment mais n'ai pas ajouté d'anecdote, n'en ayant pas de particulièrement édifiante.
  6. épixès

    Eglise, le silence accablant sur la pédophilie...

    Comme le diraient les enfants de chœur s'ils n'avaient la bouche pleine: "On en a plein le cul des curés !"
  7. épixès

    La révolte de grandir dans une famille pauvre

    Enfant je n'avais pas conscience d'être pauvre, tout au plus savais-je que nous n'étions pas riches. Quand je fus en âge de réaliser la précarité de notre situation, la révolte que j'ai ressenti ne s'appliquait pas que pour notre famille: la simple existence de classes sociales, l'énormité des inégalités de revenus pouvant séparer les laborieux des nantis me heurta et me révolta, oui. Pour moi une société digne de ce nom se devait de ne pas ajouter aux inégalités que la nature nous impose et de faire vivre la justice qui n'existe pas dans l'univers mais au nom de laquelle nous nous réclamons et qu'il nous appartient de faire vivre. Bien que moins intense qu'auparavant, ce sentiment de révolte né de l'iniquité ne m'a jamais réellement quitté. Si comprendre et pardonner permet d'être sans haine, cela ne doit pas pour autant signifier oublier.
  8. Et il a bien raison, on est responsable ni de ses goûts ni de ses dégoûts. La bien-pensance est jalouse de ses acquis et les loups sont prompts à hurler en meute dès lors qu'on défie le troupeau en affichant sa différence. Il est d'ailleurs assez ironique de constater que les zélotes les plus ardents s'avèrent souvent les plus tourmentés par la tentation ou encore même ceux qui y cèdent le plus, comme nous le prouvent régulièrement certains scandales qui n'auraient pas lieu d'être si la tolérance et le respect étaient mieux partagés. Il ne nie pas la possibilité qu'une femme puisse être belle à 50 ans, il revendique son droit à préférer les jeunes et dans une société où les actrices de plus de 35 ans peinent à trouver des premiers rôles, où une mannequin à passé sa date de péremption dès lors qu'elle n'a plus 25 ans et où le culte du corps jeune, beau et ferme s'affiche sans vergogne sur tous les panneaux publicitaires et toutes les chaines de télévision, je trouve particulièrement hypocrite et incongru de s'en prendre à un individu particulier qui ne dissimule pas ses penchants derrière une bienséance de façade.
  9. épixès

    Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking

    Cet article ainsi que le documentaire avec Penrose traite de l'hypothèse de l'esprit quantique (ou encore conscience quantique), ce qui se distingue nettement de la théorie de l'influence de la conscience dont parle l'autre documentaire "l'illusion de la conscience" qui soutient une théorie qui va à l'encontre des résultats expérimentaux. Concernant l'esprit quantique, c'est une hypothèse qui n'en est qu'à ses débuts et si elle n'a guère ma faveur, je n'ai rien à y redire.
  10. épixès

    Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking

    Ce documentaire est une séquelle du fameux "what the bleep do we know ?" ou "que sait-on vraiment de la réalité ?" qui est défini comme est un docu-fiction pseudo-scientifique, traité avec un éventail d’idées issues du New Age qui récupèrent les concepts de la physique selon un usage jugé hors contexte par la majorité des scientifiques. Le film a été produit par l’école de l’Illumination de Ramtha, fondée par Judy Zebra Knight, qui a affirmé que ses enseignements étaient basés sur son dialogue avec une entité désincarnée âgée de 35000 ans et nommée Ramtha. J.Z. Knight a fait un usage controversé de certains aspects de la mécanique quantique, y compris le principe d’incertitude de Heisenberg et « l’effet de l’observateur », ainsi que de la biologie et la médecine. De nombreux critiques ont rejeté le film comme entrant dans la catégorie des pseudo-sciences. Le physicien David Albert qui apparaît dans le « documentaire » s'est dit « outrageusement choqué » du produit final du film. Dans une entrevue accordée au magazine Popular Science, M. Albert raconte qu'il a passé plus de quatre heures avec les réalisateurs du film leur expliquant que la mécanique quantique n'avait rien à voir avec la spiritualité et le domaine de la conscience. Après avoir soigneusement déformé les propos du physicien lors du montage, les réalisateurs auraient présenté M. Albert comme étant en parfait accord avec le discours tenu par le « Guerrier Lémurien ». « J'ai été extrêmement crédule mais j'ai eu ma leçon », a-t-il déclaré au magazine. La théorie de l'influence de la conscience a beau jouir de l'approbation de Wigner et de Hawking, le fait est que la théorie de la décohérence a reçu des confirmations expérimentales en 1996 et démontre que l'effondrement de la fonction d'onde se réalise avec ou sans observateur conscient.
  11. épixès

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

  12. épixès

    La résistance aux sciences

    Et selon cette logique devrait-on refuser de vacciner les enfants des parents antivax ou de soigner ceux des croyants craignant pour l'âme de leur progéniture ? Personnellement, il me semble que plutôt qu'alimenter nos peurs infondées et irrationnelles, nous devrions promouvoir la pensée critique et l'analyse rationnelle à travers l'éducation nationale et une obligation pour les médias de vérifier leurs sources.
  13. épixès

    La résistance aux sciences

    Le processus de validation de la science est collectif, c'est le consensus de la communauté qui fait loi en s'appuyant sur des expériences rigoureuses et maintes fois reconduites indépendamment. La science procède en essayant d'invalider les théories en cours, non en tentant de les confirmer (puisqu'on peut plus facilement prouver que quelque chose est faux que le contraire) et c'est en échouant suffisamment longtemps à réfuter une théorie que cette dernière gagne du crédit auprès de la communauté scientifique et s'impose comme admise, sans jamais être considérée comme définitive mais comme meilleure approximation actuelle de la réalité.
  14. épixès

    La résistance aux sciences

    Tel que voté et appliqué, le principe de précaution exige de la science des garanties qu'elle ne peut pas fournir. La clause d’incertitude alliée à la possibilité d’un recours judicaire, introduite par la révision constitutionnelle, fait le lit d’une coûteuse recherche du « risque zéro », risque zéro que la science ne pourra jamais garantir. Ainsi, toute analyse du rapport risque / bénéfice, toute prise en compte du « risque à ne pas faire » se retrouve exclue, favorisant de fait la non-décision, le statu quo. Nous le savons, notre intuition nous trompe. Les différents biais cognitifs de l’esprit humain font que nous avons tendance à surestimer les faibles probabilités (et aussi, par ailleurs, sous-estimer les fortes probabilités), et cette disposition se trouve amplifiée quand ces faibles probabilités sont associées à un risque. Dans ce cas, il n’est pas rare que, pour éviter une situation perçue comme dangereuse, nous mettions en œuvre des stratégies déraisonnablement coûteuses au regard du risque réel. C’est cette tendance que le principe de précaution met en scène pour conduire à des décisions où l’intérêt général a été sacrifié au nom d’une « éthique de conviction » (ne jamais transiger, ici sur le risque zéro, peu importe le coût, peu importe si d’autres valeurs en pâtissent) opposée à une « éthique de responsabilité » (qui compare coût et bénéfices de différentes options). Ceci est encore renforcé par d’autres biais cognitifs, telle notre inclination à prêter une plus grande attention à une perte qu’à un gain de valeur équivalente, notre difficulté à appréhender des problèmes multifactoriels, qui nous conduisent à nous focaliser sur un aspect particulier. Le précautionnisme se méfie des actions de l’Homme sur la Nature (les campagnes anti-OGM fournissent une abondante illustration de cette rhétorique). L’homme, en se prenant pour Dieu, joue aux apprentis sorciers. Comment un tel sentiment a-t-il pu se développer jusqu’à en devenir une sorte de lieu commun lors, justement, que les progrès de la science ont permis des avancées décisives (vaccination, médecine, agriculture) permettant de vivre à la fois bien plus longtemps et dans de meilleures conditions que si l’on ne vivait que sous la seule aile protectrice de Dame Nature ? Si de tout temps des dangers avaient bien été perçus quant aux conséquences de l’action de l’Homme sur le monde, ce n’est vraiment qu’avec la Première Guerre Mondiale, puis avec les programmes d’épuration sociale ou raciale mis en œuvre par les régimes totalitaires, avec l’apogée qu’a été la Seconde Guerre Mondiale et la mise en œuvre d’un génocide systématique et « scientifique », que s’opère ce changement d’attitude : "à force de progrès scientifiques, les hommes ont la possibilité de mettre eux-mêmes un terme à leur histoire". Seveso, Three Miles Island, Bhopal, Tchernobyl, AZF, vache folle… l’industrie serait mortifère, et nous serions en « danger de progrès ». Et c’est toute une société qu’il faut alors remettre en cause, au nom de ce constat. Le thème conspirationniste qui accompagne souvent le désaveu de l’expert dans l’idéologie précautionniste se retrouve amplifié au travers des différents médias. Comment les prodigieux développements des moyens d’information (Internet en particulier) profitent-ils aux croyances, au détriment de la connaissance ? De ce point de vue, la connaissance scientifique est un bien mauvais produit médiatique, alors que la peur et l’inquiétude sont pratiquement assurées de toucher la cible médiatique : une information inédite qui implique chacun d’entre nous, énoncée sous forme de certitudes. C’est ainsi que les médias en arrivent à créer, involontairement ou non, des controverses artificielles en mettant à égalité des « experts proclamés indépendants » et la communauté scientifique, opposant des avis tranchés, simples, définitifs et souvent alarmistes, à une argumentation plus subtile, toujours empreinte de doute. Il faut se méfier de l'épanouissement de cette nouvelle forme de populisme, forme d’autant plus perverse que les victimes de ses effets sont souvent « invisibles » (la victime – prétendue ou réelle – d’un effet secondaire d’une vaccination peut faire l’objet d’un reportage émouvant, alors que toutes celles atteintes d’une grave affection du fait d’une absence de politique de santé publique adaptée auront du mal à attirer l’attention des caméras). Sans exalter l'imprudence nous devrions savoir revaloriser le risque et nous fier aux études méthodiques et indépendantes plutôt qu'à des témoignages faillibles et biaisés dont le pathos est exacerbé par les trémolos médiatiques.
  15. épixès

    La résistance aux sciences

    26 habitants de la résidence les Boucles-de-la-Seine à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine, 92) ont lancé une procédure collective contre Orange pour "trouble anormal du voisinage". Les résidants veulent obtenir le démontage de trois antennes-relais installées sur la façade d'un des bâtiments. En effet, plusieurs riverains assurent souffrir de maux de tête, de saignement de nez et de sensations curieuses depuis l'installation de ces antennes. Orange devrait s'attendre à un nouveau procès et à démanteler les antennes incriminées comme cela lui est déjà arrivé ainsi qu'aux 2 autres opérateurs, Bouygues Telecom et SFR. Le collectif a d'ailleurs engagé l'avocat Richard Forget qui a obtenu le démantèlement de l'antenne-relais de Bouygues près de lien. Mais il y aurait un hic…. Dans un communiqué, Orange France précise que l'antenne-relais incriminé n'a été installé qu'à la fin du mois de mars et que l'électrification des antennes ne s'est opéré qu'au 10 avril. L'opérateur précise que les baies électroniques de traitement, nécessaires à l'émission et la réception des ondes sur les antennes-relais, n'ont pas encore été installé et activé. Selon l'opérateur, l'antenne ne peut donc pas émettre d'ondes. L'affaire date de 2009 et à été l'objet de plusieurs reportages et articles.
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