Aller au contenu

épixès

Membre
  • Compteur de contenus

    1 794
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Points

    7,896 [ Donate ]

3 abonnés

À propos de épixès

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Lieu
    Héricourt, 70400
  • Intérêts
    Philosophie, histoire des sciences, physique, sociologie, histoire, psychologie, cinéma, littérature

Visiteurs récents du profil

5 755 visualisations du profil

épixès's Achievements

Forumeur alchimiste

Forumeur alchimiste (10/14)

  • Dévoué Rare
  • Première semaine terminée
  • Un mois plus tard
  • Un an ici Rare
  • Commence des conversations

Badges récents

2,4 k

Réputation sur la communauté

  1. Il me semble avoir exprimé exactement le contraire. Vous laissez vos émotions oblitérer votre raison. C'est toute la nuance que je voulais apporter. Oui et non. S'il est vrai que nous sommes tous différents et donc tous attirés ou excités par des choses diverses il n'en reste pas moins vrai que certaines paroles, comportements ou tenues sont plus communément attractifs que d'autres. Sans cela on se demande bien pourquoi beaucoup de chanteuses, influenceuses et autres célébrités adoptent des danses, gestuelles, expressions ou habillements semblables. Si la vérité vous importe plus qu'une posture morale, je vous engage à consulter des ouvrages de psychologie sociale, notamment ceux de Nicolas Guéguen.
  2. Non, pas "surtout", mais "aussi". Ces faits ne sont pas mutuellement exclusifs.
  3. Non ce sont des faits, et les faits ne s'embarrassent pas de sentiments. Ils sont neutres, ils sont objectifs, ils sont. Ce qui ne nous empêche pas nous d'en éprouver, des sentiments. Accepter les faits n'empêche nullement de compatir pour la victime ou de tenir l'agresseur pour seul coupable. Tous nos actes, toutes nos paroles, tous nos choix, toutes nos décisions sont le fruit d'un nombre inimaginable de facteurs aussi bien internes qu'externes et j'en suis désolé si cela vous choque mais affirmer que nous sommes totalement étrangers à ce qui nous arrive est tout simplement faux. Je pense que notre désaccord provient du fait que vous amalgamez causalité et responsabilité morale mais accepter notre implication causale dans une série d'évènements ce n'est pas nécessairement reconnaitre une forme de culpabilité.
  4. La science tire sa légitimité de la preuve, non de la validation personnelle.
  5. C'est factuellement faux. C'est une affirmation péremptoire et non démontrée d'une sociologie privilégiant l'émotion suscitée à l'administration de la preuve et allant à l'encontre des données apportées par la sociologie analytique, la psychologie sociale, l'éthologie, l'anthropologie et même les neurosciences. La façon de se vêtir est une forme de communication non verbale et déclarer que les vêtements ne sont pas en cause constitue une absurdité et un rejet des acquis de la science. Le terme "inciter" est cependant inapproprié car équivoque et permet de supposer une forme de délibération de la victime alors qu'il peut être parfaitement involontaire. Le violeur reste bien entendu le seul coupable mais on ne peut pas laisser se propager ce genre d'inepties au nom d'une moraline consensuelle et d'une épistémologie défectueuse privilégiant le sentiment à la démonstration.
  6. Que des enfants ne doivent pas être exposés ou associés à du contenu pornographique explicite est évident mais après avoir examiné les photographies en question, je n'ai rien vu qui puisse justifier le scandale actuel. Il y a certes deux ou trois éléments incongrus dont la présence ajoute une touche quelque peu transgressive mais il faut vraiment être excessivement puritain pour y voir quoique ce soit d'inconvenant et à fortiori pour motiver les appels à l'anathème que l'on peut constater ici. Mais je sais qu'il est désormais tristement à la mode d'afficher de façon ostentatoire sa supériorité morale en ligne, de scruter les moindres détails d'une image pour y chercher un motif d'indignation, d'interpréter les gestes ou les paroles de tout un chacun de la façon la moins charitable possible afin d'exposer publiquement l'évidente indignité de sa proie puis de la couvrir d'opprobre sans qu'il soit jamais question d'interroger le bien-fondé de cette démarche implacable ou tout simplement de prendre en compte les intentions de la personne fautive. Qu'est devenu la nuance ? qu'est devenu la charité interprétative ? qu'est devenu le pardon ?
  7. Contrairement à Thomas Durand qui déclare dans plusieurs de ses vidéos (sans doute par lassitude et agacement) qu'Idriss Aberkane est un idiot, il me semble évident que c'est un homme brillant et cultivé. Il m'apparait tout aussi manifeste que c'est un aigrefin qui a une très haute image de sa personne et qui vit (très aisément) au dépend de la crédulité de ceux qu'il éblouit de sa rhétorique spécieuse et ostentatoirement avantageuse, au contraire de mr. Durand dont l'intégrité transparait au travers de son travail de partage de la science ainsi que de dénonciation de tous ces paons et charlatans qui sévissent sur internet dans lequel il n'a rien à gagner et tout à perdre.
  8. Cela fait maintenant plusieurs mois que vous commentez certains de mes post en agrémentant vos observations de qualificatifs peu amènes à mon endroit tels que scientiste, esclave ou encore ennemi des émotions. Admettons que je sois tout cela, je ne le pense pas mais admettons. Etes-vous vraiment convaincu que ce soit en raillant ou injuriant une personne que l'on va la convaincre qu'elle a tort ? Pensez-vous réellement donner le bon exemple auprès de nos éventuels lecteurs ? Estimez-vous que cela vous grandisse ? J'avoue ne pas bien comprendre l'objectif de vos interventions. Si je suis aussi borné que vous semblez le suggérer il m'apparait certain que votre attitude ne peut que renforcer mon supposé dogmatisme. A l'inverse en usant de patience, d'arguments et de respect, peut-être réussiriez-vous à planter une graine, une idée, un doute qui avec le temps germerait en une remise en question plus profonde. C'est assez peu fréquent, j'en conviens, mais sous êtes quelqu'un de brillant et de cultivé, cela me semble à votre portée. Je ne veux pas céder à l'épouvantail de l'essentialisme et considérer que les individus sont ce qu'ils sont, sans possibilité de perfectionnement ou de rédemption. Songez-y.
  9. Je ne crois pas avoir soutenu ni que ce que j'avançais était la seule explication envisageable ni que le viol est uniquement l'expression d'une pulsion sexuelle, bien au contraire il me semble avoir mentionné la multiplicité des facteurs explicatifs. J'en suis bien désolé si vous vous êtes senti visée, ce n'était nullement mon intention. Je faisais plutôt référence aux démonstrations publiques et hystériques d'indignation ou d'appels non moins enragés à l'ostracisation, ce qui n'est pas votre cas. Je m'étonne cependant qu'une réponse à mon endroit soit assimilée au vide absolu, il ne me semble pas avoir jamais ignorés ou méprisés ouvertement mes interlocuteurs.
  10. J'en conviens totalement. L'exemple que je citais est outré, hautement improbable et bien plus prévisible dans ses conséquences attendues que le simple port de vêtements aguicheurs. Et tout comme l'immense majorité des victimes de viols ne portent pas de telles tenues, la quasi-totalité des victimes de vols n'exhibent pas particulièrement de signes extérieurs de richesse. Il me semble pour autant utile de combattre l'acceptation moutonnière d'une pensée à la mode, simpliste et permettant à peu de frais d'afficher sa moralité comme il est désormais convenu de le faire. Non que cette attitude soit très nouvelle mais l'émergence des réseaux sociaux en a répandu l'usage à un point jamais connu jusqu'alors et j'ai toujours été convaincu que c'est œuvre utile que de bousculer toute forme de bien-pensance notamment lorsque, comme aujourd'hui, celle-ci prend des allures et des méthodes inquisitoriales pour dénoncer et mettre au ban de la société tous ceux qui osent émettre le moindre doute sur le dogme en vigueur. Mais je ne vais pas contester votre réponse, non seulement j'y souscris mais surtout c'est précisément le type de réaction que j'espérais susciter: une réponse argumentée, fruit d'une réflexion personnelle plutôt que la simple expression d'un mouvement d'humeur conforme au catéchisme du jour.
  11. Je ne pense pas que ce soit le cas, ou en tout cas pas majoritairement. Le problème c'est que la raison, dont l'objectivité fait partie, est souvent court-circuitée par les émotions (le système 1 prend le pas sur le système 2, pour les connaisseurs de Daniel Kahneman). Et en cette ère médiatique opportuniste où les débats sont organisés pour exacerber les passions, en cette époque de réseaux sociaux formant des tribunaux populaires se substituant aux procès garantis par la justice, l'émotion est reine et éclipse la capacité à agir tout en étant propice à celle de réagir.
×