Aller au contenu

épixès

Membre
  • Contenus

    708
  • Inscription

  • Dernière visite

2 abonnés

À propos de épixès

  • Rang
    Forumeur forcené
  • Date de naissance 07/25/1974

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Pays
  • Lieu
    Héricourt, 70400
  • Intérêts
    Philosophie, histoire des sciences, physique, sociologie, histoire, psychologie, cinéma, littérature

Visiteurs récents du profil

2344 visualisations du profil
  1. Jusqu'à preuve du contraire la magie n'existe pas. Imaginer des arrières mondes promettant un après à la mort, penser pouvoir altérer les lois régissant l'univers en effectuant d'ésotériques pratiques ou croire être en capacité de lire l'avenir au travers de méthodes hermétiques est sans doute bien rassurant et empli le monde d'un charme suranné où la volonté l'emporte sur l'inéluctable et la poésie sur la réalité. Mais pour qui veux être lucide et voir l'univers dépouillé de ces vains oripeaux, tel qu'il s'offre à nous en somme, alors il faut tenter d'objectiver la connaissance en observant, mesurant et testant méthodiquement ce que nous souhaitons comprendre en gardant l'esprit loin de tout présupposé. C'est à dire faire de la science. Or jusqu'à ce jour aucun des phénomènes étudié sous contrôle n'a jamais abouti à corroborer l'existence avérée de manifestations magiques ou miraculeuses. Le One million dollar challenge de James Randi n'a jamais été remporté en 30 ans d'existence, pas plus que le défi zététique international. Tout ce qu'ils ont mis en lumière c'est l'absence (au moins ponctuelle) de pouvoirs des participants, leurs biais inconscients ou pour une petite minorité, leur imposture. Alors bien sûr absence de preuve n'est pas preuve de l'absence et tout cela ne permet pas de conclure catégoriquement à l'inexistence de tout «surnaturel» mais l'histoire, la psychologie, l'anthropologie, la sociologie et les neurosciences offrent de précieuses données indiquant que ces croyances ne sont que les scories de la superstition et des biais de l'esprit humain associés à nos limites cognitives.
  2. épixès

    culture générale

    Commencez par vous poser la question de savoir pourquoi vous désirez vous cultiver. Née de la curiosité intellectuelle, de la soif d'apprendre et du plaisir de comprendre, vous cultiver vous apportera bien des satisfactions mais issue d'un désir de briller en société ou de correspondre aux attentes de quelqu'un, vous investirez beaucoup de temps et d'efforts pour un gain pour le moins discutable. Nous retenons mieux les choses lorsque nous sommes mû par une appétence véritable alors que l'esprit renâcle devant ce qu'il considère comme une corvée. Chemin faisant vous constaterez que cette entreprise apporte également son lot de frustrations: difficultés à appréhender une idée, se résigner à la finitude des connaissances humaines et surtout accepter que la tâche soit sans fin, car vous ne serez jamais cultivée à vos yeux, plus vous apprendrez et plus vous réaliserez l'ampleur de votre ignorance et à quel point vous conceviez les choses à travers de candides simplifications. Cependant l'élaboration de cet industrieux édifice vous fera éprouver bien des éblouissements lorsque, au hasard d'une lecture, un auteur mieux inspiré que d'autres saura vous faire comprendre quelque chose d'essentiel qui vous échappait jusque là ou vous faire tutoyer les mystères insondables de notre univers. Lisez les sujets qui vous intéressent, ne vous cultivez pas par devoir: l'entreprise est trop vaste pour être épuisée un jour alors faites vous plaisir et ne vous astreignez pas à de rebutants pensums.
  3. L'étroitesse de notre point de vue, notre incapacité à appréhender le monde tel qu'il est et notre propension à le réduire à la taille de notre intellect.
  4. En regard de ce que j'ai appris de mes (nombreuses) erreurs, je ne m'épargnerais aucunes des peines dont j'ai souffert mais je m'enverrais volontiers quelques numéros gagnants du loto, assez pour m'éviter la précarité mais trop peu pour que l'avoir me distraie de l'être.
  5. Le pâté c'est très bien pour attirer les petites chattes !
  6. En fait non, soit l'idéalisme platonicien correspond à la réalité soit il n'y correspond pas, que l'on y croie ou non ne fait aucune différence pour la réalité (mais je pinaille, je pense que c'est ce que vous souhaitiez exprimer). Etre juste ne fait pas exister la justice, c'est simplement réaliser un ensemble d'actes intrinsèquement dépourvus de sens qui seront interprétés en fonction de nos grilles de lecture individuelles. La justice de l'un peut être l'injustice de l'autre. Sans désir pas de volition, sans volition nous ne nous assignerions aucun devoir. Si 3 ou 4 approbations vous semblent suffisantes pour discerner un schéma en filigrane, on comprend l'emprise que le biais essentialiste exerce sur vous (bien qu'à mon sens je pense que, comme moi, vous êtes un trublion parnassien aimant la chicane pour le plaisir des mots et des idées). Ma lance vaincra par la grâce des rubans parfumés qui lui sont attachés !
  7. La justice est une belle idée et me semble désirable, elle n'a pourtant aucune réalité. Tout ce qu'il y a ce sont des actes auxquels nous donnons un sens mais qui en sont dépourvus intrinsèquement. De même pour la beauté, le bien et tout ce qui est éminemment subjectif.
  8. Je ne sais pas quel dieu je désirerais être mais je sais celui que je ne voudrais pas être: le dieu de la connaissance car je n'aurais plus rien à apprendre.
  9. La femme, c'est un mot et une idée. Dans la nature il n'y a que des individus humains qui, parmi des milliards d'autres caractéristiques, partagent celle d'être du sexe féminin. L'idée est le mot sont commodes pour désigner quelque chose, manipuler le concept et en parler mais dans la nature on ne trouve que des femmes. Une idée et un mot sont des définitions mais définir quelque chose c'est le réduire à un ensemble limité et arbitraire de caractéristiques mais les choses qui nous entourent ont bien plus de caractéristiques que celles que nous retenons ou que nous percevons. Nous ne saurions appréhender l'infinie complexité du monde et des phénomènes qui le peuplent, ainsi nous posons des frontières pour nous faciliter la pensée et la communication, nous réduisons les choses à la taille de notre intellect et créons de la discontinuité là où il n'y en a pas: la définition du vivant peine à faire consensus et n'a cessé d'évoluer au cours du temps, plus nous apprenons et plus les frontières entre animé et inanimé s'estompent. La femme n'existe pas mais une idée n'a pas besoin d'exister pour être belle ou se faire désirer.
  10. Si les cons volaient, le ciel serait kaki. -Pierre Desproges- Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner. -Michel Audiard-
  11. épixès

    L'humain dans l'univers

    Bonjour Saxopap, Je ne sais pas à quels objets vous faites allusion mais êtes vous bien certain qu'il s'agisse des images originelles ? Ne connaissant pas vos sources je ne peux rien dire de leur authenticité mais de nombreux documents aux origines douteuses voire carrément apocryphes circulent sur le net via les sites conspirationnistes et sont malheureusement parfois allègrement repris par les médias officiels en mal de sensationnalisme ou des journalistes simplement peu consciencieux. Les documents originaux sont disponibles sur le site de la Nasa et il est ainsi relativement aisé de vérifier la pertinence des documents évoqués pour qui veut s'en donner la peine. Bien amicalement, épixès
  12. Internet et l'arrachage de dents sous anesthésie me font apprécier mon époque à sa juste valeur alors visiter une autre époque, pourquoi pas, mais y vivre certainement pas. Et puis je n'aurais pas connu Brassens.
×

Information importante

Ce site internet utilise des cookies pour améliorer l'expérience utilisateur. En naviguant sur ce site vous acceptez que des cookies soient placés sur votre navigateur. Conditions d’utilisation Politique de confidentialité