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Etude – IV

S’adapter, c’est pouvoir disposer de plusieurs options pour accéder à plus de confort _ ou moins de stress _ dans notre existence : en somme, arriver à échapper à l’alternative immobiliste et, à terme, destructrice, entre le recours à l’agression et le repli sur soi. C’est donc savoir, d’abord s’appuyer sur la mémoire des événements, ensuite sur la faculté d’en tirer des leçons _ être capable d’anticiper, de s’organiser, non seulement dans la conjoncture mais aussi dans la durée.
 C’est vrai pour la personne ; c’est vrai pour la société, dans son ensemble comme dans ses parties.


 Et justement, que découvrons nous quotidiennement à ce sujet?
L’obligation permanente des décisionnaires de choisir entre
  le maintien d’emplois, de bassins d’activités, de la croissance économique, et
  la sauvegarde de la biodiversité, du bilan carbone, et jusqu’à des exigences de santé publique.
 De fait, des alternatives binaires conduisant à léser gravement l’une des parties pour préserver les chances de l’autre.
Où la décision, quelle qu’elle soit, équivaut à une agression, clairement ressentie comme telle par la partie adverse.
Où l’absence de décision conduit au marasme, où tout le monde est perdant.

Ce qui s’observe également en géopolitique, où les multiples menaces de déstabilisation se dissolvent dans un statu quo infernal, qui condamne des populations entières à l’errance misérable ou au confinement meurtrier.

 Un constat sans appel de la perte de capacité du monde humain d’aujourd’hui à s’adapter et, bien au-delà d’une régression largement entamée, d’une involution désormais programmée.

Reo

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Etude - III

L’objectif de cette étude est de rechercher pourquoi notre espèce, si riche en potentialités individuelles, demeure à ce jour incapable de maîtriser collectivement sa propre destinée. Certes, les défaillances individuelles peuvent entraîner des ratages collectifs et vice-versa, avec des diagnostics divers généralement bien étayés, mais si comme moi, on est conduit à penser qu’ils recouvrent une raison profonde inhérente à nos modes de fonctionnement, alors il paraît indispensable de mettre en cause le phénomène de stress.  Avec lui, on tient le processus élémentaire de l’adaptation individuelle, soit l’impact d’un événement sur une personne, suivi de la réaction de cette dernière, qui comporte :
 - une résonance interne sur son organisme et son psychisme,
 - une réponse en direction de la source de l’événement.

 Cependant, si la réponse est inadéquate, les effets internes de l’impact subsistent avec elle, accroissant le risque de non-adaptation; il ne reste alors, pour les réduire _ c’est-à-dire supprimer ou amoindrir une partie des contraintes subies _ que l’alternative suivante:
 - éviter ou atténuer l’impact (fuite, évasion, déni de la réalité),
 - en effacer l’origine (intervention non négociée, agression).

 Dans ce cas, le seuil d’inadaptation est atteint, puisque les options d’accommodement ou de négociation n’ont pas pu être considérées, et surtout parce que la conduite à tenir dans l’avenir face à une telle situation n’a pu être définie.

 Il est évident que ce seuil dépend, d’une part, du type d’événement, d’autre part de la personne et de son vécu. Et que tout un chacun peut, le cas échéant, y trouver ses limites de résistance ou d’endurance.

 Dans une certaine mesure, grâce à la vie en société, l’implication mutuelle ou collective des individus leur a permis d’élever le niveau de performance adaptative de chacun pour un nombre sans cesse croissant de situations.
 Mais, a contrario, la persistance de nombreuses réponses inappropriées peut compromettre la bonne adaptation de l’ensemble des personnes impliquées dans les situations qu’elles doivent gérer, en communauté ou en solo.

 Ce qui signifie que, si la vie sociale apporte indéniablement des avantages adaptatifs, elle peut aussi introduire des contraintes supplémentaires _ génératrices de stress _ en raison de l’interaction des relations mutuelles de dépendance, matérielles ou affectives.
 Cela implique également que les effets négatifs de situations non maîtrisées collectivement soient susceptibles de s’étendre au groupe impliqué, voire de se propager à d’autres groupes également concernés.

 Le problème de toute insuffisance d’adaptation collective, c’est qu’elle efface les possibilités d’accommodement ou de négociation et que les situations qui en sont entachées ne puissent être tranchées que par la force ou l’autorité, cette dernière fût-elle collégialement consentie.

 Comme lorsqu’il s’agit d’adaptation  individuelle, la réussite de l’adaptation collective repose essentiellement sur l’expérience, vécue ou transmise : l’éventail des options qu’elle peut offrir avec la connaissance des contraintes, subies ou à venir, permet d’en préciser l’objectif, l’ampleur et le délai de réalisation. Il faut donc en revenir à la conclusion du billet «Etude - I» :
  «D’où l’importance capitale de l’information et de l’éducation pour s’adapter.»

Reo

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Etude - II

Couramment, pour tenter d’expliquer le divorce entre les potentialités individuelles et cette faillite collective de l’humanité (même s’il est possible de retenir des avancées, il subsiste et malheureusement s’étend, de par le globe, une prépondérance de barbarie et d’incurie), c’est l’agressivité qui est stigmatisée, avec des motivations comme la convoitise ou la vengeance.
Cependant, l’usage de ces termes ne donne pas la clé du mécanisme et des processus qui conduisent à ces dérives dans les relations humaines.    Nous sommes obligés, pour d’indispensables éclaircissements, de remonter à la source, c’est-à-dire à l’exigence pour notre espèce de s’adapter, sous peine de voir les situations de stress se prolonger et s’intensifier.

 Le terme de stress désignant indifféremment
 - un syndrome d’inconfort organique et/ou psychosomatique lié à la perception d’un assortiment de contraintes ou de menaces, ou
 - un épisode banal constitutif de notre vie relationnelle,
plutôt que de considérer qu’il s’agit de deux phénomènes distincts, il me semble plus juste d’y voir des manifestations de même nature intervenant avec plus ou moins d’intensité.

 Le processus est le même : un événement survient qui implique notre personne, nos affects, ou intéresse notre organisme, puis une réaction, d’abord spontanée, qui évolue plus ou moins rapidement selon l’expérience acquise et l’importance de l’impact, et ensuite, sauf sérieux dommages, un «débriefing» des sentiments et des pensées qui nous permet d’enchaîner, avec ou sans modification immédiate de notre conduite.

 En haut de l’échelle se situe l’urgence vitale, où toute notre énergie est dépensée à lutter pour échapper au pire.
Puis, en descendant les échelons, des situations de souffrance qui laissent peu de place à l’accommodement ; celles dans lesquelles la douleur ou la colère nous privent plus ou moins durablement de lucidité et d’objectivité.
Enfin, les plus courantes, qui sont le lot de tout un chacun, avec la grille de lecture de son éducation et de son vécu, avec un répertoire de recettes plus ou moins limité. Auxquelles nous ne consacrons généralement que le strict nécessaire.

 Dans tous ces cas, le curseur de notre énergie spontanément disponible parcourt la gamme de l’agressivité, avant même que nous soyons capables d’en déterminer la cible. Et, le plus souvent, nous n’allons guère plus loin, soit par insuffisance, soit par économie.

 Toutefois, la vie en société, en nous libérant des préoccupations basiques de survie au jour le jour, et en nous alimentant de motivations non égocentrées, nous a conduits à affiner nos conduites et orienter notre énergie _ vers l’élaboration commune de processus adaptatifs plus performants que des comportements individuels non socialisés.

 Une première civilisation de proximité, rudimentaire pour les gens de la glèbe, un peu mieux dégrossie chez leurs protecteurs et donneurs d’ordre.

Reo

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Etude - I

L’être humain est actuellement la plus aboutie des créatures évoluant sur notre globe : c’est nous qui l’affirmons, et nos arguments paraissent assez solides, d’après l’analyse des individus et de leur filiation tout au long des âges. Ce qui pose problème, et qui pèse de plus en plus sur notre devenir, c’est la médiocrité de notre intelligence collective, laquelle, au-delà de notre créativité et de nos savoir-faire, repose d’abord sur nos aptitudes à nous organiser ensemble, et c’est là que le bât blesse ; sur ce dernier point l’Histoire, et particulièrement la plus récente, l’a abondamment démontré _ et n’a jamais cessé depuis de nous en administrer les preuves, accessibles à qui veut bien les appréhender.

 Non qu’il n’existe, partout et continuellement, de très nombreux contre-exemples de réussites bien construites, au premier rang desquelles des entreprises, et aussi toutes sortes de communautés, territoriales ou associatives. Mais c’est justement leur durabilité, leur existence même, qui est à tout moment remise en cause, du fait de l’instabilité désormais persistante du monde humain dans sa généralité.
Comment préjuger que l’adaptation des personnes _ et celle du genre Homo lui-même _ puisse se poursuivre dans un tel contexte ? Et comment souffrir que ce qui est possible et faisable à différents échelons de la société soit perçu comme irréalisable à l’échelle de l’humanité ?
 D’où l’exigence de rechercher les causes de ce hiatus entre l’achèvement organique et l’épanouissement collectif, de nature à compromettre notre maturation psychologique, chaînon fondamental de la viabilité de notre espèce.  A l’origine de notre adaptation se trouve en chacun la conscience de sa propre fragilité face au monde, la perception des menaces précises ou diffuses qu’il recèle, induisant le stress, et donc la nécessité impérative de réagir ; d’utiliser tous nos moyens, au premier rang desquels notre cerveau, qui nous permet d’analyser les éléments d’une potentielle agression à notre encontre, et en fin de compte de l’anticiper : d’imaginer la mise en œuvre de dispositifs d’évitement ou de défense, voire d’accommodement.
 Tout cela ne se fait pas sans dépense d’énergie, d’abord pour éliminer ou atténuer les contraintes subies, ensuite pour organiser le quotidien afin de récupérer au plus tôt l’équilibre, de le maintenir coûte que coûte. Suivant le bilan de cette opération, celle-ci se traduit par une sensation de confort ou de stress plus ou moins marquée.
   La réponse au stress est orientée grâce à l’identification des contraintes subies, limitée par contre par le niveau de l’énergie disponible et par le degré d’urgence requise.
Il est clair qu’une erreur d’orientation ou d’ajustement, un retard, peuvent la rendre inadéquate.

 La pertinence de cette réponse repose essentiellement sur l’expérience, vécue ou transmise : l’éventail des options qu’elle peut offrir avec la connaissance des contraintes, subies ou à venir, permet d’en préciser l’objectif, l’ampleur et le délai de réalisation.

  D’où l’importance capitale de l’information et de l’éducation pour s’adapter.

Reo

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En résumé

On a affaire à une crise mondiale et globale. Ce qui signifie qu’il existe dans tous les secteurs des obstacles qu’on a les plus grandes difficultés à aborder, des conflits qu’on n’arrive pas à aplanir.
 L’intérêt qu’il y a à s’organiser, c’est de faciliter l’adaptation individuelle aux difficultés de la vie, physique et sociale. L’élimination des obstacles et la réduction des conflits diminuent les risques de violences; il s’ensuit que l’agressivité, base du dynamisme, est alors acceptée comme telle et trouve plus facilement ses limites.
 Mais l’organisation elle-même doit s’adapter à l’évolution et le constat de crise apporte un doute sérieux sur son adaptation actuelle. On peut comparer son fonctionnement à celui d’un véhicule, d’une installation industrielle ou domestique : plus il y a de frottements, plus il y a de pertes de rendement et d’usure d’organes. Réduire les frictions, récupérer la chaleur, c’est bien, mais, en même temps, si on ne veut pas ou ne peut pas changer de modèle, il est préférable de se pencher sur les erreurs de conception et/ou les dérives d’utilisation.
 Lorsque nous nous apercevons que des centaines de millions de gens connaissent les pires difficultés à se nourrir, se loger, se soigner, parce qu’il n’y a pas d’argent pour ça, mais que par ailleurs, on en dépense énormément afin de trouver des consommateurs pour des produits que tous les êtres vivants de la planète  et la biosphère elle-même, rencontrent de plus en plus de difficultés à absorber, nous ne pouvons pas nous dire qu’il suffit d’attendre que les mécanismes se remettent en place d’eux-mêmes; c’est le genre de confiance aveugle qu’on retrouve à l’origine de comportements irrationnels, dangereux parce que non maîtrisés.
 Chercher l’origine de ce déséquilibre dans une approche de la pratique économique me paraît donc logique dans la mesure où les difficultés se situeraient au niveau de l’échange plutôt qu’à celui des techniques de production. Cela ne veut pas dire que pour moi l’économie est la source de tous nos maux, mais que comme tout passe par elle, on est bien obligé d’entreprendre le «démontage» par là.
 Ayant mis en parallèle d’une part, ménage et entreprise, d’autre part personnes physiques et personnes morales, je crois que c’est dans leurs oppositions et leurs convergences qu’il faudrait rechercher les premiers indices de dysfonctionnement.  Et, en tout premier lieu, de s’interroger sur ce renversement des objectifs et des charges qui nous a conduits, sans qu’on y prenne garde :

   _de
       _ l’institution des personnes morales, dans le but de faciliter les missions d’appui propres à garantir
 .la  satisfaction des besoins (relationnels autant que biologiques) des personnes tout court, comme
une meilleure gestion de leurs contraintes,
 .par là  même, l’amélioration et l’enrichissement de leurs relations mutuelles,
 
  _ à
       _ l’alourdissement progressif de la charge imposée, comme priorité absolue, aux individus et aux collectivités humaines pour pérenniser _ sans réelles garanties en retour _ les revenus des personnes morales qui les représentent,…
…les revenus et services destinés aux gens n’étant dorénavant, quant à eux, créés ou maintenus qu’à proportion de la sauvegarde des objectifs comptables, naguère garants d’un équilibre des prestations _ en qualité comme en répartition _ ce qui, à l’évidence, n’est plus le cas.

Reo

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Richesses

S’adapter pour un être vivant, c’est d’abord acquérir et entretenir son aptitude à se nourrir et à assimiler _ c’est-à-dire transformer ses aliments en énergie pour se construire et se dépenser.   De même pour toute personne, toute collectivité humaine, à propos desquelles on emploie couramment le terme de «richesses». 
Cela passe donc par la quête de ressources. Ce sont tous les biens matériels _ objets manufacturés ou ressources naturelles _ susceptibles, sans délai ou à terme, directement ou par voie médiate, de procurer des jouissances, de satisfaire des besoins et, de ce fait, convertibles en propriétés individuelles ou collectives.
 Peuvent être rattachés à cette vaste catégorie tous les articles propres à en faciliter l’acquisition ou la confection : outils, armes, monnaie, etc. Au-delà des outils proprement dits _ machines ou prothèses _ les moyens fournis par la vie elle-même : ressources humaines et animales, leurs énergies et leurs savoir-faire.
 Il s’ensuit que les richesses sont définies :
 - soit par leur pouvoir de satisfaire immédiatement à une exigence de jouissance,
 - soit, le plus souvent, par leur utilisation pour réaliser des prestations reconnues (ou estimées) adéquates à la satisfaction d’un certain nombre de besoins répertoriés (sinon identifiés).
Avec comme objectif subsidiaire d’écarter tout stress _ objectif atteint si le résultat recherché est réellement obtenu.

 Aussi toute modification importante de stratégies dans la satisfaction des besoins sera-t-elle susceptible d’amener, par la révision des objectifs poursuivis, au niveau collectif comme à l’échelon individuel, à reclassifier _ éventuellement, à redéfinir _ ce que l’on entend par «richesses».
 Ces stratégies, pour fonctionner dans notre société, sont connectées entre elles par l’échange, base de notre économie, fondé sur deux éléments :
 - la prestation d’un service, qui offre une réponse, voulue et/ou revendiquée comme appropriée, à l’exigence de satisfaire la plupart des besoins, quelles qu’en soient la nature et l’origine;
 - la jouissance d’un revenu, qui rémunère le prestataire de services et constitue pour celui-ci le moyen d’accès quasi-universel à toute la gamme de prestations proposées sur le marché.
En effet, sauf dans quelques communautés traditionnelles, de plus en plus rares et réduites, l’échange a presque totalement supplanté l’accès direct de l’individu et de sa famille à la consommation par le moyen exclusif de leur propre travail, y compris pour satisfaire à leurs besoins vitaux (d’où l’on considère le revenu comme un besoin, en tant qu’objectif incontournable).

 Cependant les richesses d’un ménage, d’une entreprise, leur donnent la faculté, via l’échange, d’assurer au mieux leur autonomie :
 - pour le ménage, par la satisfaction de l’ensemble de ses besoins, pour vivre et préparer l’avenir des enfants : ce qui nécessite de bénéficier de différents services (ou articles), donc d’en rémunérer les prestataires _ sous réserve de jouir d’un revenu suffisant pour couvrir ces dépenses;
 - pour l’entreprise, par la consolidation de sa pérennité en droit : ce qui exige qu’elle réalise des bénéfices, lesquels ne peuvent être obtenus qu’à condition qu’elle puisse vendre des services (ou des articles) en quantité suffisante _ et suffisamment rémunérés _ pour demeurer compétitive.

 Les deux termes de l’échange revenu/service sont complémentaires :
 - le revenu, dans la mesure où sa valeur, déterminée en espèces monétaires, est purement quantitative _ donc susceptible d’être comparée et ajustée sur une base objective _ et revêt un caractère universel, entériné dans la pratique ; la diversité des services offerts, à laquelle seul il permet ainsi d’accéder, est d’autant plus étendue que son niveau est plus élevé ; les possibilités de choix qui en découlent constituent un élément capital de garantie d’autonomie ;
 - le service, jaugé selon le type d’exigences, est spécifique par nature; aussi son évaluation ne peut-elle être quantifiée en termes entièrement objectifs ; c’est lui qui répond _ sous réserve de disponibilité et d’accessibilité_ au besoin exprimé ; à noter que cette réserve ne devrait pas s’appliquer aux besoins de base, notamment biologiques (qui réclament _ objectivement et quantitativement _ des réponses sous forme de services) sous peine de nuire à l'équilibre des personnes et de la société _  en tant que fondement de leur développement et comme finalité primale de toute organisation.
  L’échange est la conséquence directe de la distribution des rôles qu’exige la diversité des services proposés aux personnes, physiques et morales.
Sa généralisation permet à la société _ à l’instar d’un organisme vivant _ d’accéder, en principe, à un équilibre
 - «diététique», grâce à des apports «nutritifs» en quantité (repérable par le volume des revenus) comme en qualité (appréciable par l’efficacité des services),
 - «métabolique», par une «assimilation» correcte de ces «nutriments», afin de maintenir l’intégrité de toutes ses fonctions…ce qu’il faut là où il faut, sans manque ni abus.
 
Mais il se trouve actuellement que cet équilibre n’est pas atteint, car :
 - la disponibilité de beaucoup de services courants demeure insuffisante, l’offre ne pouvant en être suffisamment rémunérée,
 - l’accessibilité de beaucoup de services également nécessaires reste difficile à assurer en raison de leur coût, d’où l’insatisfaction de la demande,
 - une pléthore de propositions de prestations débouche sur la disqualification des produits (prix trop élevés, concurrence trop forte) et les pertes financières qui l'accompagnent.
 Ainsi s’expliquent les inégalités et les gaspillages de ressources de la société mondiale d’aujourd’hui.

Reo

Reo

 

Synthèse/4

Résumé du contenu des 4 premiers billets : Dans « Stress et politique », Ce qu’est le stress et comment il peut se propager (4), le fait que des stress individuels nombreux et prolongés entraînent la multiplication des conflits dans une population; conflits que la politique a pour rôle de gérer, d’anticiper et, autant que possible, de prévenir. (1) En observant que l’installation durable du stress est en grande partie due à la compétition imposée quotidiennement à chacun.e _ notamment dans sa vie professionnelle _ ce qui isole les individus en les opposant les uns aux autres, amenant de ce fait décohésion et régression de la société. (3) Un des critères à retenir pour apprécier le développement devrait donc être _ a contrario _ le niveau de stress des populations, caractérisé par des repères comme la fréquence des suicides, des agressions, des syndromes d’épuisement (burn out) ou de dépression (bore out) et, bien entendu, des conflits armés. (2)  

Reo

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Planète

La planète apparaît devenir de plus en plus le sujet de nos inquiétudes, et de moins en moins être retenue comme l’objet de nos sollicitudes.
Nonobstant la planète va bien, merci. Elle a, sauf accident sidéral 4 ou 5 milliards d’années devant elle, avec le Soleil et son cœur à elle pour la réchauffer et l’entretenir.
Avec quelques siècles de flaques barbouillées, de plaques écorchées, ce n’est pas nous qui allons lui faire de l’ombre. De fait, si ça lui chante, pourquoi ne resterait-elle pas capable de maintenir des conditions favorables à la vie ? Envers et contre nous….
Ou avec nous, pourquoi pas ? Offre valable jusqu’au….

C'est nous qui voyons.
Ou pas.

Reo

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Voeu pieux ?

La guerre permanente entre les grands groupes mondiaux, impliquant les États comme forces d'appui, avec des armes à plus ou moins longue portée, tel le dumping fiscal ou social, avec ses offensives et ses replis, se révèle de plus en plus coûteuse en "unités" pour la "piétaille" des ménages et la "cavalerie légère" des PME, sans compter les innombrables "brèches" infligées aux collectivités territoriales.  En l'absence d'une réelle gouvernance, c'est bel et bien d'anarchie qu'il s'agit, fragilisant les régimes démocratiques et confortant les autres options, comme les théocraties ou les dictatures, quand ce n'est pas tout simplement le retour à des situations claniques, où s'interpénètrent sectaires et mafieux.  Notre trajectoire s'appuie essentiellement, aujourd'hui, sur le principe économique de concurrence, retenu comme repère unique de liberté _ du moins sur le plan pratique _ à travers le concept d'entreprise.
Cependant ce dernier, né dans un espace ouvert sur un horizon lointain, propice à des envolées exaltantes, connaît à présent une maturité avancée, dans un monde désormais statique et refermé sur lui-même comme un cercle de sumo : la course de fond open a fait place à l'épreuve de force entre pros de haut niveau.  Deux siècles d'histoire ont suffi, en effet, pour rapprocher les habitants de notre planète, plus encore par la technique que par le nombre, nouant entre des institutions, des collectivités que tout séparait, culture et géographie, d'indissolubles liens d'interdépendance. Rien d'étonnant, donc, à ce que le droit, public ou privé, constitutionnel ou international, n'ait pu, en si peu de temps, épouser ou redresser les multiples distorsions imprimées à nos règles et usages.  Le monde est devenu un ensemble organique auquel il manque la paix et l'autorité pour obtenir la cohésion indispensable à son développement.
Pour cela, il lui faut récupérer l'organisation et la gestion des missions de sauvegarde, que les États ne réussissent à assurer ni ensemble, ni isolément. Rien de plus, mais rien de moins. A nous, citoyen.ne.s de la planète, de trouver _ au plus tôt _ les outils pour que puisse s'exercer cette gouvernance.
Excluant une fois pour toutes les errements des autocrates, pour enfin se consacrer à réduire les lacunes de nos démocraties.

Reo

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Crise

Lorsque tout va mal, ou du moins, que nous nous trouvons dans une situation critique, nous sommes souvent tentés d'accuser la malchance, d'invoquer la fatalité. Tant il est vrai, qu'au fil des luttes quotidiennes, une personne, une famille, une communauté, ne peuvent prétendre garder constamment la maîtrise de leur devenir.  L'excuse prête toutefois le flanc à la contestation quand il s'agit d'un Etat, d'une puissance internationale, de l'œuvre humaine même, comme il en est question aujourd'hui. Comment comprendre ce moment de l'Histoire où nos grandes institutions se voient réduites, de l'une à l'autre et d'année en année, à espérer un signe du Marché pour ranimer leurs projets, recouvrer leurs forces vives ? Le progrès n'est-il pas là pour attester de la ténacité de l'être humain dans son combat _ éternel _ contre un sort précaire, de sa volonté _ toujours présente _ de construire en commun un avenir moins fragile ?   Dès lors, si l'importance et la répétition des insuccès actuels des politiques nationales ou locales ne saurait être imputée au hasard, ou tout bonnement à la "nature humaine", elle ne peut être attribuée désormais qu'à une défaillance de notre organisation collective.
 Autrement dit, ce qui avait réussi hier n'aboutit plus qu'à l'échec.

 Pour en sortir, il faut d'abord en prendre conscience, ensuite avoir la volonté d'y mettre fin. S'il est vrai qu'une multitude de combats sont engagés pour parer aux menaces diverses qui pèsent sur la planète humaine, encore faut-il, pour prétendre les surmonter, appréhender leur cohérence en tant que conséquences d'une réelle dérive.  Peut-on croire en effet que, dans un laps de temps de quelques décennies, la survenue de deux guerres mondiales, de débâcles financières réitérées, le dérèglement du climat, l'empoisonnement récurrent des cours d'eau, l'accumulation régulière de polluants atmosphériques, la constitution de nouveaux continents uniquement avec des déchets, l'appauvrissement continu de la biodiversité, la mise en danger répétée _ et diversifiée _ de la santé publique, l'exclusion par le chômage et le mal logement, l'existence _ voire l'accroissement _ en dépit d'un progrès technique exponentiel, de populations dépourvues de ressources vitales, la montée parallèle des violences sociétales et des idéologies populistes, ne soient que fâcheuse coïncidence ?  Pour autant, si dans ces événements, la responsabilité des êtres humains est pleinement engagée, la nature du phénomène qui les relie n'est pas clairement perçue.
Sauf l'évidence d'un grand désordre, qui écarte la thèse de la mise en œuvre d'un projet délibéré, par quelque personnage ou quelque organisation que ce soit : pas de mobile logique, pas de moyens suffisants. A contrario, c'est plutôt d'une insuffisance ou d'une incohérence qu'il serait question.  Donc, ce monde est en proie à de grandes perturbations écologiques et sociétales _ déséquilibres, dysfonctionnements _ qui ne correspondent à aucun projet sensé.
Bien au contraire, leur évolution échappe à toutes les velléités de contrôle.  Si l'on se réfère à la structure organique des sociétés humaines, on peut évoquer ici et là des déficiences de "nutrition", l'élimination insuffisante de déchets, des défaillances de l'"appareil circulatoire" ou du "système nerveux".
 Dans un schéma purement mécanique, il sera question de mauvaise répartition des contraintes; et c'est bien de cela qu'il s'agit : la "machine" est grippée, la distribution des ressources et des moyens n'assurant plus aujourd'hui la viabilité de l'écosystème planétaire, dont l'humanité est devenue en quelque sorte le "noyau" actif. Que faut-il mettre en cause ?

Reo

Reo

 

Approche

L’ébauche d’analyse entreprise dans ce blog n’est pas développée dans une approche basée sur des normes ou des principes moraux mais dans un contexte «naturaliste». En effet, plutôt que d’en appeler, pour assister une société humaine en situation critique, à la morale avec ses préceptes _ voire ses tabous _ la question est de s’interroger sur sa vitalité et ses ressources, face à une crise qui l’affecte dans sa globalité. C’est la raison pour laquelle, par exemple, l’usage dans ces commentaires, des mots : «liberté», «égalité», «équité», «droit/devoir», ou bien encore : «solidarité», «partage», fait généralement place à celui de termes tels que : «autonomie», «équilibre», «besoin/exigence», «interdépendance», «coopération», qui recouvrent des concepts plus directement liés à la notion de développement. Il y a donc un fil à suivre, des repères à trouver. Sans doute aussi, des convergences avec la morale commune, si l’on veut bien admettre qu’aux racines ancestrales de celle-ci se trouve, très probablement, ce qu’on pourrait appeler l’instinct de conservation de l’espèce (ou du «genre humain»)

Reo

Reo

 

Compilation de Blogapart 1 à 20

Dans ce blog, sont successivement évoquées:
 - l’agressivité en tant que dynamisme,
 - l’intelligence comme faculté d’orientation,
 - l’adaptation comme condition de développement,
 - l’organisation, associant intelligence et dynamisme, comme outil de l’adaptation.
Puis les deux pôles du développement :
 - la conquête par l’accumulation des techniques,
 - la construction par la multiplication des relations.
La gouvernance mondiale entre ces deux exigences :  - pour faire face à la crise globale,
 - parer les menaces,
 - résoudre les conflits,
a pour rôle de coordonner l’ensemble des activités afin de les harmoniser. Ce rôle doit être déterminé
 - par sa légitimité,
 - par la souveraineté qui lui est spécifique,
dans le respect des souverainetés respectives identifiées et répertoriées. Il existe déjà des autorités supranationales ou transnationales susceptibles de fournir des modèles (voir note plus bas) de gouvernance :
Europe, ONU et filles, ONG, entreprises multinationales.
 Comment sortir des crises et apprendre à les éviter.

Des besoins aux objectifs, du particulier au collectif, de la spécialisation à la coordination.
 L’économie cloisonnée et doublonnée par la notion de concurrence. Ses limites.
 Une économie ouverte sur la notion de prestation de services. L’adaptation dans la durée. Croissance et crises comme étapes du développement.
 Le quantitatif et le qualitatif. Les repères. L’orientation et les choix. Lucidité et confiance.
 Une esquisse de constituante de gouvernance mondiale. Le besoin de cohésion.

Le déséquilibre de l’économie par la compétition et ses conséquences observées.
 Défaut d’organisation plus que volonté d’affrontement.
 En revoir le fonctionnement à la base.
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Note : dans le sens de "patron" (du tailleur, de la couturière) ou de l'anglais pattern
 

Reo

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Parenthèse

Avant de poursuivre, je reviens sur la "guerre économique" (pour autant que les deux mots, ou les deux concepts, puissent être associés), impliquant le surcroît d'activité à consentir pour conquérir la suprématie, ou simplement tenter de se maintenir coûte que coûte la tête hors de l'eau.

  Tout bien considéré sous cet angle, dans tout emploi, public ou privé, administratif ou opérationnel, tous secteurs et toutes corporations confondues, une proportion importante de productions _ services ou articles _ ne présente, à vrai dire, une réelle pertinence que dans la garantie d'une partie des revenus de la population, et pour la plupart des gens _ dans l’emploi ou pas _ tout un spectre de nuisances allant de l'inconfort durablement ressenti à la nocivité _ contestée ou reconnue. Je noircis le trait ?

 Dans une conception "bipolaire" de la société, par exemple "prolétaires" contre "nantis", le problème n'est déjà pas simple à traiter, puisque cette manière manichéenne de voir les choses, à amplifier les crispations et raviver les plaies, perpétue les conflits en versant continuellement "de l'huile sur le feu".
Mais l'on se rend bien compte aujourd'hui que cette approche est insuffisante, car, en fonction des créneaux, ce ne sont pas toujours les mêmes "privilégiés", les mêmes "déshérités", encore que privilèges et déshérences puissent (et peuvent effectivement) se trouver cumulés par des individus, ou des groupes, dans des situations ou des circonstances spécifiques qui perdurent _ et pas si rares, dans cette deuxième décennie du troisième millénaire.

Dans la recherche de solutions, la quête de "coupables" devient une gageure, et a toutes les chances de s'avérer inadéquate, tant il apparaît indispensable, selon moi, de mener une analyse pour redéfinir les responsabilités mises en cause afin d'en rééquilibrer les attributions.

Reo

Reo

 

Rappel

Il y a aujourd’hui quelque chose qui ne fonctionne pas dans l’échange. Reste à savoir d’où proviennent les déséquilibres et pourquoi ils s’installent. Pour cela, il est nécessaire de découvrir en quoi les différentes stratégies de développement en sont venues à se contrarier.
Essayons de partir d’un exemple pour entreprendre cette analyse. Pourquoi fabriquer (par exemple) des voitures ?
- pour les utiliser au quotidien : pour se déplacer, pour le travail et/ou les loisirs.
- pour les vendre : pour les revenus (profit, salaires), pour la croissance, pour l’emploi.
Demande et offre, en vue d’une satisfaction mutuelle. Ce qui est vrai pour les voitures l’est également pour un très grand nombre de produits et de services….

D’une part, les consommateurs, ménages ou collectivités, recherchent un équilibre budgétaire dans la répartition des postes de dépenses :
- plus le niveau de vie est élevé, plus importante pourra être la part réservée aux loisirs, à l’épargne, à l’investissement,
- part devenant au contraire très faible lorsque les revenus sont au plus bas : dans ce cas, les dépenses au poste «voiture», dans la mesure où on ne peut s’en passer sans mettre son emploi en péril, sont réduites à l’indispensable et le délai de renouvellement du véhicule est repoussé au maximum; la part réservée aux besoins de logement, aux charges, à la nourriture et à la santé, devient prépondérante. D’autre part, en entreprise, on recherche le plus grand profit, dont le facteur capital est le volume des ventes :
- plus on vend d’articles ou de services dans chaque créneau donné, plus on réalise de bénéfices, ceci afin d’assurer la pérennité de l’équilibre économique de la firme, du groupe et des régions d’implantation; et au-delà, son expansion;
- mais dans la mesure où, dans des secteurs de plus en plus nombreux, il s’avère difficile _ en raison de la pression d’offres concurrentes et/ou de l’insuffisance relative de solvabilité de la demande _ de conquérir des parts de marché supplémentaires, il est quasiment impératif d’inciter les acheteurs à adopter des délais de renouvellement de plus en plus courts. Mais : plus élevé le rythme des achats, plus restreint le nombre de clients, la capacité à suivre la cadence étant conditionnée par la possibilité d’acheter _ par le niveau du pouvoir d’achat.
L’incitation par la publicité va donc cibler en priorité les fractions les plus aisées de la clientèle. Comme, en consommation courante, ces dernières sont déjà pourvues à satiété et que les autres, pourvues ou non, ne renouvelleront leurs achats qu’à un rythme insuffisant pour procurer assez de marge, les autres marchés _ ceux du loisir, de l’accessoire et du prévisionnel _ vont être de plus en plus sollicités, avec une escalade continuelle vers la nouveauté, mais en même temps, toujours au moindre coût, pour éviter la perte de bénéfices et de compétitivité, synonyme de recul. D’où une tendance persistante à la limitation, voire à la diminution de la masse salariale (licenciements, temps partiels, CDD, moindre rémunération…), avec comme effets, de restreindre encore le potentiel d’achat d’une fraction croissante de la population. Par ailleurs, les services de base, les créneaux de consommation courante, limités par nature en volume solvable (rapporté à la durée d’un exercice), ne sont plus assez rentables pour ce qu’ils coûtent : ils sont donc _ logiquement _ contingentés ou délaissés, et/ou sous-traités à des entreprises moins bien armées, qui dès lors luttent pour leur survie. Il ne reste alors à ces dernières que de réduire encore les coûts, aggravant le chômage et la précarité des emplois, diminuant d’autant la solvabilité de la demande. Ainsi, l’éventail des prestations offertes se trouve-t-il progressivement écarté des besoins courants _ qui correspondent à une demande globalement limitée en solvabilité _ pour être réorienté vers des marchés susceptibles de soutenir une croissance, dès lors qu’ils garantissent aux fournisseurs la poursuite de leurs propres objectifs. De fait, il apparaît que l’équilibre comptable de toute entreprise ne puisse être désormais assuré, dans le contexte d’une offre toujours supérieure à la demande (solvable), qu’en s’efforçant de vendre toujours plus, à des prix qui doivent rester compétitifs, donc de dépenser toujours moins : aussi ce dernier impératif, même lorsqu’il entre en conflit avec des besoins de services, individuels ou collectifs, a-t-il tendance à devenir prioritaire. Tout semble se passer comme si, aux objectifs de services que s’étaient initialement assignés les populations et leurs gouvernements, en s’appuyant sur la finance comme moyen, s’étaient, en fin de compte, substitués les objectifs financiers : en particulier, toutes les entreprises _ et autres personnes morales _ doivent à présent obéir en permanence à une même exigence de «déficit interdit», impliquant la recherche incessante d’un profit maximal; ce qui confine leur statut à celui d’auxiliaires de ladite exigence, minimise en conséquence leur fonction institutionnelle de service, et de ce fait, entrave leur progression _ et la nôtre ! _ vers une véritable autonomie. En conséquence, l’adaptation des prestations de services à la satisfaction des besoins humains ne paraît plus, à l’heure actuelle, devoir être réalisée, voire envisagée, que dans la mesure où, non seulement ces prestations permettent de préserver les profits _ comme sources de tous les revenus _ et là est le problème _ mais doivent désormais être, avant tout, conçues comme le moyen de les pérenniser, fût-ce en renonçant, le cas échéant, à satisfaire les besoins basiques. Ce qui pourrait expliquer que,

. d’un ajustement naturel de la production de produits et de services à leur consommation, l’offre se contentant de suivre la demande, ou au moins de l’anticiper avec mesure,
nous ayons peu à peu évolué, pour tenter de garantir, coûte que coûte, l’ensemble des revenus sous la pression de la concurrence,

. vers un développement mal contrôlé de la production entraînant, jour après jour, le détournement systématique de la consommation
- d’une part, vers des situations de pénurie, génératrices de sous-équipement et de précarité, dans les secteurs (logement, santé, éducation, sécurité…) délaissés pour cause de moindre rentabilité _ par défaut de solvabilité des besoins de base d’une proportion croissante de consommateurs, particuliers ou collectivités (Etats compris) (*),
- d’autre part, vers des situations de pléthore, génératrices de gaspillages de ressources et d’énergie _ ainsi que de pollutions _ dus à une compétition sévère dans la recherche de créneaux et de parts de marché, pour conquérir des clientèles solvables, de plus en plus sollicitées de par leur raréfaction (**). Outre ces inconvénients, le découplage entre les besoins de services et les objectifs de revenus n’a cessé de faire apparaître des incompatibilités de plus en plus nombreuses et profondes dans leur poursuite conjuguée, ce qui constitue un sérieux handicap pour toute gouvernance
- fondée en principe sur la synthèse et l’équilibre des diverses exigences,
- appuyée en pratique sur la prévision et le contrôle,
en ce qu’il rend totalement aléatoires les effets des mesures entreprises et le succès des projets adoptés. -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  - (*) défaut de disponibilité de prestations basiques : offre en diminution constante ou croissante pour cause d'insuffisance de rentabilité;
(**) défaut d'accessibilité aux prestations non basiques : demande en diminution pour cause de raréfaction de la clientèle solvable.
 - Ainsi l'offre et la demande sont-elles amenées à se rencontrer de moins en moins, en qualité comme en quantité -

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Blogapart-20

le  25 /05/2011
Panorama du blog
 Impressions sur la marche du monde d'aujourd'hui.

 Le monde de l'être humain qui se referme sur lui-même :
la mondialisation, celle qu'on voit par le prisme économique et celle qui va, dans le sillage de l'évolution millénaire, vers quelle destination ?

 Au fil de mes billets, j’ai tenté de comprendre le pourquoi d’une crise impliquant le monde dans son ensemble, qui lèse de nombreux acteurs économiques et humains et accumule des menaces de toute nature sur leur _ sur notre _ cadre de vie. Ce faisant, je me suis aidé en utilisant un artifice _ mais n’est-ce que cela ? _ qui consiste à tracer un parallèle entre son évolution générale et la construction de la personne humaine à partir de l’individu considéré isolément (enfin, c’était l’idée !).

 Lutte pour survivre dans un milieu agressif, en utilisant les forces individuelles, collectives, en exploitant les ressources minérales, animales, organiques....
Par des itinéraires balisés d'objectifs de plus en plus complexes, jalonnés de nouvelles contraintes, celles de la société, à mesure que s'estompaient _ pensions-nous _ celles du cadre naturel.

 Pourquoi ce déséquilibre qui perdure et même tend à s'accentuer dans cette humanité en marche vers sa globalisation, alors même que les espèces et les individus avaient acquis, déjà avant notre émergence, une viabilité suffisante pour prospérer et se multiplier ?

 D'où ces réflexions, ces rapprochements que j'ai osés
- depuis le 20 octobre 2008 (Agresser),
- jusqu'au 28 août 2010 (Addiction),
pour tenter d'apercevoir les choses "de l'extérieur".

        Fin de Blogapart   Conclusion

 Je renouvelle mes remerciements à l’équipe de ***.com qui m’a permis de m’exprimer.
 Ainsi qu’à tous les membres et visiteurs du Forum qui ont suivi «Blogapart» avec un intérêt suffisamment soutenu pour doubler aujourd’hui le cap des 7000 lectures.

 En présentant cet assortiment en forme de puzzle à compléter _ sans garantie sur la présence de doublons _ j’ai voulu manifester mes réserves sur une vision du monde que je considère étroite, sans perspective sinon sans projets, qui rejette au second plan les exigences écologiques concernant le monde vivant dont nous, personnes humaines, continuons à être partie intégrante, pour imposer une «économie» désincarnée qui prétend pouvoir s’en affranchir.

A mon avis, il est encore temps de corriger la trajectoire, à condition de se démontrer capables de rendre opérationnelles les commandes «manuelles», si le pilotage automatique venait à s’avérer défaillant.

Pour terminer, ci-dessous le dernier commentaire de ma part sur le billet "Synthèse" :

Comment rééquilibrer la répartition des rôles et des prestations ?

L'approche traditionnelle consiste à se baser sur une analyse avant tout quantitative de la demande et de l'offre de biens et de services, de les convertir en valeur et de distribuer les rôles avec comme critères directeurs associés la rentabilité et la productivité maximales. Bien que rationnelle, toute démarche ainsi fondée ne peut prendre en compte que des critères économiques, en négligeant les données biologiques qui mènent le monde.

En particulier, les contraintes physiologiques et psychologiques qui règlent la vie de tous les individus demandent une analyse plus étendue (cf "Stress"). Pour améliorer l'organisation générale des êtres humains en minimisant les conflits, il est indispensable d'en rechercher la réduction, qu'elles proviennent de la société ou de l'environnement.

Dans cette perspective, l'aspect économique, toujours essentiel, laisse au politique le rôle directeur dans les projets humains, ce qui lui assure, avec le contrôle de l'ensemble, les meilleures chances de parvenir à ces objectifs.
(cf "Richesses")

 Le politique a donc, plus que jamais, le rôle maître à jouer à tous les échelons, du local au mondial.

Reo

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Seuil

Malgré les efforts des gouvernements nationaux et les soutiens renouvelés qu’ils sollicitent des populations, les tentatives de résolution des conflits, de toutes natures, qui sévissent sur notre planète, n’aboutissent le plus souvent qu’à des redressements provisoires et limités, excluant toute perspective de consolidation à terme.
Lorsqu’il s’agit d’élaborer des réponses transnationales, l’échec est même la règle, faute de terrain d’entente diplomatique ou institutionnel pour cerner les problèmes qui font irruption, que ce soit dans le domaine financier ou économique, social ou écologique, à propos du climat, de l’énergie, des trafics, du terrorisme, etc.

 Étant donné que, le plus souvent, ces problèmes se trouvent intimement liés et ne s’arrêtent nullement aux frontières, cette faillite n’a rien de surprenant, quand on observe couramment que les propositions de solutions consistent, soit à les subordonner à des conditions qui en précarisent l’application, soit à juxtaposer les uns aux autres des traitements d’espèce qui s’avèrent fréquemment contradictoires dans leurs effets.
Pour preuve, les sempiternelles oppositions entre objectifs d’économie et revendications sociales, les multiples accrocs à la qualité de l’environnement, voire à la santé publique qui en résultent. Ce qui rend illisibles et illusoires toutes les politiques _ à quelque échelle que ce soit, de la géopolitique à la municipale _ de par leur sujétion au court terme, illustrée par le télescopage permanent de décisions qui se neutralisent, d’actions qui en altèrent le contenu.

 Toute émotion mise de côté, l’installation de ces désordres interpelle sur la possibilité réelle de concilier, actuellement, les diverses exigences que l’on retrouve, de tous temps et dans toutes les civilisations, aussi bien dans le besoin de sécurité que dans la conquête des pouvoirs, la production et la gestion de richesses et de services, ou l’aspiration à la jouissance et au confort.
A scruter l’horizon, le pronostic demeure réservé, tant que ne surgira pas, en nous-mêmes comme chez les dirigeants de la planète, l’intime conviction de la nécessité de réviser nos modes de fonctionnement; de l’urgence de se promouvoir, d’un statut de prédateurs dominants ou dominés à celui de gestionnaires en concertation, tant horizontale que verticale : nous en avons le moyens techniques, à condition d'adapter et d'entretenir nos outils.
 Pour autant que la volonté nous habite de surmonter cette crise généralisée….  
 Réduire ces perturbations, c’est d’abord éviter de se mentir, car il est indispensable d’en trouver des explications authentiques, les seules efficaces. Ce qui implique de dépasser le stade de la confrontation entre les différents fondamentaux culturels (religieux, moraux…), pour nous replacer dans le contexte des contraintes organiques, mécaniques, du milieu où tous ensemble depuis toujours nous sommes plongés : notre monde.
 Sous cet angle seulement, nous aurons une chance de retrouver la compréhension de ce qui, à l’heure actuelle, nous échappe : comment tourne présentement le moteur des relations humaines qui construisent et renouvellent la société, et pourquoi les différents schémas proposés échouent, si ce n’est par l’obsolescence des modèles qu’ils utilisent.

Quel recours alors ? Sinon un retour éclairé au respect des impératifs de base : l’équilibre de la personne et l’autonomie qu’il implique.

Reo

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Blogapart-19

28/08/2010
Addiction

 Que signifie l'expression "Moraliser le capitalisme ?

 S'agit-il vraiment d'appliquer des préceptes moraux ?
Censés s'adresser à des personnes libres d'y adhérer ou non _  de s'engager ainsi au nom de leur philosophie, de leur patriotisme ou de leur religion, ou de s'en abstenir _  ces préceptes n'ont aucune prise sur des activités concertées et/ou réglementées, auxquelles est convié tout groupe, tout individu, avec sa propre éthique pour défendre ses intérêts spécifiques.  La véritable préoccupation, en l’occurrence, est bien, en s'assurant de la sécurité des échanges, de préserver la pérennité d’une économie mondiale tributaire de son édifice financier, récemment fragilisé par des dérapages inquiétants. Il semble toutefois qu’aucun consensus ne se dégage actuellement, entre les experts comme entre les autorités, sur les mesures à préconiser, sur les décisions à prendre pour définir des repères, voire des normes de comportements, susceptibles de prévenir tout débordement.

 Qu’en est-il aujourd’hui ? En l’espèce, c’est le défaut de pilotage qui est incriminé. Mais l’incertitude sur le traitement renvoie à une absence réelle de diagnostic. S’agissant d’un symptôme isolé, il suffirait d’approfondir dans cette direction.
 Cependant, la persistance de graves déséquilibres mondiaux peut donner à penser que la «maladie» ne se réduit pas à cela et, qu’en conséquence, la «moralisation» du capitalisme comme thérapie pourrait bien s’avérer inopérante : quand une machine se grippe, avant de proposer un protocole et des procédures de remise en état, il importe de bien identifier et localiser les défaillances, d’en rechercher les origines, d’en comprendre le mécanisme, pour situer le domaine et les conditions d’une intervention, curative si possible.
 Affaire de (bonne) volonté.

 Deux logiques président actuellement aux destinées des populations de la planète :
 - celle de l’écologie, dans le cadre des lois du monde physique, qui régit les équilibres et les rythmes biologiques, domestiques et territoriaux, impliquant les êtres vivants et leur environnement, et s’inscrivant dans leur évolution,
 - celle de l’économie, qui s’est progressivement organisée dans le cadre du droit, pour régler les échanges entre personnes, non seulement «physiques» (les gens) mais aussi «morales» (les institutions publiques ou privées).

 L’instauration  de cette dernière juxtapose, aux objectifs individuels et collectifs humains _ d’équilibre et d’autonomie _ ceux des sociétés commerciales, réputées telles ou assujetties, qui leur permettent, en réalisant un profit, d’atteindre leur équilibre propre, dit «comptable».
A priori, aucune incompatibilité dans la poursuite de ces différents objectifs d’équilibre. Mais pourtant...     
 Naguère complémentaires dans les objectifs d’un développement, spontané pour l’une, organisé pour l’autre, ces deux logiques aujourd’hui divergent, au point de se trouver de plus en plus fréquemment en opposition frontale. Le chômage et la pollution sont des indices marquants de cette dérive.
 Que s’est-il passé ?

 En fait, il apparaît que l’équilibre comptable ne puisse désormais être assuré qu’au prix d’une surenchère _ vendre ou mourir _ exigeant de produire toujours plus, de dépenser toujours moins : ces exigences deviennent alors prioritaires, provoquant de plus en plus de déséquilibres.
 D’un ajustement naturel de la production à la consommation de produits et de services, nous avons en effet évolué, pour garantir l’ensemble des revenus, à une prolifération sauvage de la production, qui conduit à un détournement systématique de la consommation :
 - d’une part, vers des insuffisances drastiques dans les secteurs de moindre rentabilité du fait du manque de solvabilité des besoins de base,
 - d’autre part, vers les excès et les abus de toute sorte (gaspillages, pollutions,…) entraînés par une recherche effrénée des clientèles solvables, de plus en plus sollicitées de par leur raréfaction.
De ce fait, toute gouvernance, fondée sur la prévision et la mesure, devient impossible. Comment guérir de cette addiction ?

Reo

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Blogapart-18

30/03/2010 Contre-exemple  Si ce blog a une raison d’être, c’est bien d’affirmer la conviction que rien d’essentiel, en ce monde désormais globalisé, ne peut être bâti sans intelligence _ au sens premier du terme _ c’est-à-dire en se dispensant de comprendre les problèmes du voisin et les intérêts de chacun, sans omission ni discrimination.
 C’est pourquoi, tout au long des messages, je me suis efforcé de montrer que seule une approche globale des différentes crises, résultant de conflits sans recherche sincère de solutions, serait de nature à éclairer les démarches à effectuer, pour en espérer des solutions durables, parce que rationnelles.

 Un contre-exemple parmi les fréquentes tentatives (simulacres ?) d’arbitrages entre les exigences socio-économiques et celles de l’écosystème planétaire : la proposition dite «taxe carbone». Basée sur le principe du pollueur-payeur, c’est un prélèvement d’argent, sur les particuliers comme sur les entreprises, à effectuer en raison directe de la quantité de dioxyde de carbone dégagée par la consommation de combustibles fossiles, dans la mesure où son accumulation représente un risque de déstabilisation du climat.

 L’augmentation du coût de tout service incite en effet à en user au plus juste, et il est équitable qu’aucun utilisateur n’en soit exonéré : en l’occurrence, nul n’est censé y échapper, puisque nous consommons tous des énergies issues de ces combustibles, que ce soit pour le chauffage, les transports ou la production.
 Cependant, l’organisation de notre société est telle qu’il subsiste de par le monde, d’un continent ou d’un État à un autre, de grandes différences entre les lois et règlements, et de plus, dans chaque pays, de très importantes disparités de situations entre ménages et entre entreprises.

 Il en résulte que :
- la mesure, quelle qu’en soit la forme, a une très faible probabilité de réussite sans un consensus effectif au plan réglementaire, comme en atteste l’échec de Copenhague,
- dans l’hypothèse d’un tel consensus, les disparités économiques existantes en rendent l’efficacité hautement improbable.

 On n’imagine pas en effet se restreindre ceux qui ne font pas d’abus, sans pénaliser, pour les uns leurs conditions de vie, pour les autres (voire les mêmes) la compétitivité de leur entreprise et l’emploi de leurs salariés.
 De même, on ne voit pas se limiter ceux, particuliers ou sociétés, qui en ont les moyens, en tant que cibles de toutes les sollicitations et de toutes les incitations à préserver de l’étouffement le moteur de la croissance.

 Dans un pareil contexte, l’application de cette taxe risque de s’avérer à la fois économiquement contre-productive et insuffisamment dissuasive pour poursuivre l’objectif revendiqué, à plus forte raison pour l’atteindre.

Reo

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Blogapart-17

29/03/2010 Monde à développer
 
Le développement individuel d’un organisme vivant recouvre plusieurs notions :
 - le fait de grandir, au moins dans un premier temps, notamment par l’extension des tissus due à la multiplication des cellules qui les constituent,
 - l’acquisition de potentialités d’échanges avec le milieu, grâce à la diversification des systèmes d’organes et à la spécialisation de leurs fonctions,
 - le passage
.d’un état de dépendance passive par rapport aux conditions extérieures
.à une prise de contrôle de l’ensemble des appareils organiques, permettant d’agir sur l’environnement.
 Schématiquement, trois étapes plus ou moins imbriquées : croissance, organisation, autonomie.

 Ce schéma ne s’appliquerait-il pas à toute communauté territoriale ? Où la croissance, d’abord démographique, vient à être tempérée par les exigences socio-économiques, imposant une distribution des rôles pour alléger les contraintes subies par les individus et les collectivités, et ainsi accéder à un maximum d’autonomie.
 De nombreux pays, dits « en développement », demeurent en dépendance passive, cependant que la plupart, (sinon l’ensemble) des pays développés, en dépit de leur organisation, tardent à assurer ou à maintenir une pleine autonomie, sans cesse remise en question par l’édifice précaire de la finance internationale.

 Chacun(e) sait qu’un être vivant ne peut jouir de la plénitude de son développement que s’il peut maintenir, outre sa capacité à digérer et assimiler, la santé de ses organes et de ses cellules grâce à une répartition rationnelle de son alimentation et de ses activités, en quantité et qualité.

Est-ce vraiment le cas pour notre monde planétaire ?  

Reo

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Blogapart-16

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02/02/2010 Les conditions du développement

 Le concept de développement, en tant que _ «Ensemble des différents stades par lesquels passe un organisme, un être vivant pour atteindre sa maturité ; croissance.» _ peut se rapporter à tous les pays du monde, tout au moins à ceux qui possèdent des infrastructures adaptées à leurs fonctions politiques et économiques.
 A ce titre, on peut évoquer leurs différents niveaux de développement et taux de croissance. Toutefois, ce sont là des notions relatives, dans l’incapacité où nous demeurons d’en donner des valeurs de référence.

 La définition du développement comme _ "Amélioration qualitative durable d'une économie et de son fonctionnement." _ le réduit à une notion essentiellement économique, dont il reste à définir le contenu.
 Si l’on souhaite étendre le concept de développement à la globalité du monde et des évolutions individuelles et sociétales, lesquelles sortent du domaine de l’économie, comment procéder ?

 Formellement, il faudrait, dans la seconde définition, substituer aux mots « économie » et « fonctionnement » des termes propres à la description de l’évolution générale de la Terre et de ses habitants.
Pour le contenu, il serait bon de préciser les critères déjà utilisés et d’en retenir d’autres pour couvrir la totalité du champ.

 Compte tenu de ces amendements, on ne peut guère parler de développement mondial si, comme aujourd’hui :
- les niveaux des différents pays présentent de très importantes disparités,
- leurs stratégies de développement sont exclusivement impliquées dans une compétition d’ordre économique et géopolitique,
- il n’existe aucune coordination, quelle que soit sa nature, pour harmoniser un éventuel développement à l’échelle du globe, si limités en soient les objectifs.

 En effet, le développement d’une structure organique, vivante ou construite, requiert :
  - l’équilibre dans ses éléments,
  - la complémentarité de ses organes dans leurs fonctions
  - des dispositifs pour en assurer la coordination et le pilotage.

Ce qui, actuellement, reste à réaliser, sinon à concevoir.

Reo

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Blogapart-15

12/06/2009 Les thèmes   Dans ce blog, les thèmes suivants ont été abordés :
 - l’agressivité et ses limites dans l’adaptation à la réalité,
 - le mécanisme d’une crise et les conditions de sa prise en compte,
 - les alternatives dans la poursuite de l’évolution humaine avec les éventualités de
   .. remise en perspective des objectifs et des comportements,
   .. questionnement sur la qualité des repères adoptés pour maîtriser notre parcours,
   .. gouvernance mondiale face aux menaces planétaires,
   .. révision du partage des responsabilités et des moyens.
  Peut-on faire le point sur la cohérence de tout cela ? 13/06/2009 Le point   Lorsqu’un itinéraire comporte des obstacles imprévus, dont le franchissement ou le contournement paraît incompatible avec la feuille de route assignée, il est recommandé de faire le point, pour déterminer dans un délai approprié la stratégie à suivre et les dispositions correspondantes à prendre.
 Dans le cas de l’évolution de la société mondiale, l’obstacle est représenté par un ensemble de risques grandissants pour sa propre pérennité, liés à une incapacité persistante à rechercher la solution d’une crise globale. Globale parce qu’elle est la résultante d’un enchevêtrement complexe de crises plus ou moins spécifiques ou locales qui auraient pu, sans la mondialisation, connaître comme jadis ou naguère, un dénouement à leur échelle.

 A situation inédite et menaçante, approche déterminée mais circonspecte. C’est là que la volonté, même assortie de la force et de la constance, devient inopérante sans le recours au renseignement et au dialogue.
Devant ce défi, il va bien falloir redécouvrir - assez tôt - que la solidarité se situe bien au-delà de ce qu’on appelle communément la morale, et qu’elle constitue un authentique facteur d’adaptation au monde réel.

 Sans elle, l’agressivité, compétitive ou pas,  pourrait bien se révéler contre-productive.   Il serait donc question de faire preuve de lucidité pour reprendre le contrôle de la situation : c’est bien d’une prise de conscience suffisamment profonde et générale que nous avons besoin ; ce n’est pas une simple affaire de dirigeants, encore moins une question de pure technique. Ou suffirait-il de se confier aveuglément aux vents changeants du Marché ?
 Car c’est sans doute de confiance que l’on a besoin avant tout : pas seulement en matière économique, où les règles sont basées sur une défiance méthodique conduisant à bâtir un modèle standard de l’agent ou acteur économique ; or, paradoxalement, cela aboutit à un système reposant uniquement sur la confiance faite à la Bourse : qu’en est-il à l’heure actuelle ?

 Prise de conscience, prise de confiance ensemble…. Le voilà, le défi !    

Reo

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Blogapart-14

29/03/2009 Croissance  La croissance, c’est cette période de la vie où l’organisme, à l’épreuve du milieu, évolue vers la plénitude de ses fonctions. On désigne aussi par ce terme une situation économique où la production et les échanges de biens et de services sont en constante augmentation. Pour en prendre la mesure, rien de plus facile : l’enfant, puis l’adolescent, passe périodiquement sous la toise et sur la bascule ; quant aux données économiques,  elles aussi sont scrupuleusement comptabilisées.

 En vérité, attentifs, comme il se doit, à la santé d’une personne en devenir ou d’une société en évolution, nous ne saurions nous contenter de repères purement quantitatifs. S’il est vrai qu’un arrêt prolongé de prise de poids ou de taille est préoccupant, par contre, une enfance obèse, voire une adolescence par trop longiligne, n’engagent pas à un optimisme sans réserves. Cela  devrait valoir aussi, en principe, pour l’économie de toute collectivité.
   L’attention vis-à-vis du jeune se justifie par la maturation à laquelle il est appelé, facilitée sans doute par une bonne forme physique, mais s’appuyant surtout sur son mental, particulièrement l’affectif ; en effet, le passage à l’état adulte, avec ses exigences, requiert contrôle et recherche d’équilibre pour une indispensable revue des objectifs et de leurs priorités respectives.
 Existe-t-il ou non un phénomène similaire, sinon parallèle, à l’échelle de la société humaine et, à son image, des groupes d’individus qui la constituent ? Si on reprend le concept de croissance, aujourd’hui appliqué  essentiellement à des analyses économiques, il émane de bilans financiers ou logistiques ; c’est en quelque sorte un indicateur du « métabolisme » du corps social, mais qui reste insuffisant pour fournir à lui seul tout pronostic, par nature qualitatif (même étayé par des chiffres), pour nos devenirs et notre commun futur, planétaire ou sidéral. La croissance doit-elle, peut-elle s’arrêter ?
 Pour tous les êtres vivants, il y a, à ce stade, ou sous cette désignation, des limites à leurs dimensions, leurs rythmes de prolifération individuelle ou cellulaire et, à d’autres stades, dont celui d’adulte, l’absence de toute croissance (tout au moins définie comme telle). Aussi, pour la plante ou l’animal, pour la faune comme pour la flore, stabilisation quantitative ne se confond nullement avec mort ou extinction ; loin de correspondre à une phase d’immobilisme ou de stagnation, elle caractérise bien au contraire un processus de maturation, c’est-à-dire l’évolution vers une meilleure adaptation à l’environnement.

 Ce qui est observable, pour les sociétés comme pour les organismes vivants, ce sont des phases successives différentes qui marquent leur développement, ponctuées de crises dont certaines accompagnent le passage de chacune à la suivante. Ces crises correspondent à l’apparition d’impasses dans la reproduction de certains phénomènes jusque-là impliqués dans leur vie : les modifications progressives du milieu et des êtres ont amené un changement qualitatif, auparavant non perçu, donc ressenti comme brutal.
 Qui dit impasse dit restriction des options, d’où conflit issu de la recherche répétée de l’option souhaitée, mais manquant à l’appel ; l’accumulation de conflits non résolus amène la crise, symptôme d’échec. Le recours à des approches inédites ou antérieures sans changer de configuration peut toutefois s’avérer inadéquat à la sortie de crise. Dans une telle situation, une issue définitive ne peut s’obtenir à terme que grâce à une reconfiguration des options pour pallier les manques, fondée sur des démarches nouvelles, entraînant de nouvelles formes d’organisation.

 La crise que nous vivons est peut-être de celles-là, qui marquent la fin d’une croissance au sens strict et l’entrée dans l’étape suivante de notre développement.

Reo

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Issue ?

Dans une société, quelle qu'elle soit, les conflits sont inévitables : ils font partie de son fonctionnement ordinaire et participent à son développement, dans la mesure où leur issue appelle, et peut amener, de nouvelles perspectives d'organisation. Ce qui apparaît inquiétant dans la conjoncture actuelle, c'est l'impression largement partagée que nombre d'entre eux, non seulement restent sans issue, mais s'amplifient et en alimentent de nouveaux : un effet «boule de neige» créateur de stress pour tout un chacun. Impression qui s'appuie sur le fait, confirmé quotidiennement, qu'il n'existe de par le monde aucune institution possédant quelque efficacité pour enrayer au plus haut niveau ce processus potentiellement autodestructeur.   Or, à l'heure actuelle, notre conception _ universellement admise _ du développement, repose essentiellement, pour toutes les entreprises, et pratiquement pour l'ensemble des personnes morales, sur l'absolue priorité à donner, avant tout autre impératif, à la recherche de bénéfices, sous menace de liquidation. D'où notre conviction profondément ancrée que la réussite, pour toute collectivité, ne puisse s'apprécier autrement qu'au rythme d'évolution du taux de profits que constitue la «croissance». Laquelle n'a de chances d'être maintenue qu'à la condition, aujourd'hui devenue incontournable pour tous ces acteurs, de se montrer «compétitifs».
  Ce qui explique que, dans tout secteur d'activité, chaque partie prenante, pour subsister, demeure tributaire de la conquête de parts de marché sur ses concurrents. Et qui dit gagnants, dit perdants… Ce qui fait que la croissance ici repose sur la régression ailleurs et vice-versa. Petites entreprises, ménages modestes, territoires délaissés doivent, au mieux, se contenter de végéter sans autre perspective. Et en outre, le plus souvent, de subir les innombrables dégâts collatéraux provoqués par le sous-équipement et les pollutions et nuisances en tous genres, quand ce ne sont pas les conflits armés…. A ce jeu, le développement général n'est qu'une illusion.   Aussi longtemps qu'aucune limite de quantité, de durée, de domaine, ne semble devoir être fixée à l'arbitraire comptable, nous nous trouverons confrontés, sans alternative, dans une compétition générale où l'enchaînement des conflits ne connaît nulle trêve. Humainement parlant, il s'agit d'une guerre.
 La lucidité, ce serait de se rendre compte que les institutions décidantes ont perdu de vue le principe conducteur du développement, à savoir le service des populations.
La perte de repères provient de ce que les outils de contrôle, qui se sont diversifiés avec les techniques, n'ont pas été régulièrement étalonnés par rapport aux exigences de ce service. Pour des raisons de commodité, ces étalonnages n'ont été réalisés que par l'application de critères logistiques, les critères qualitatifs requérant beaucoup trop d'investissement.
  Comment sortir de l'impasse, dans l'hypothèse d'une lucidité et d'un volontarisme revenus au sommet ?   Quelle issue ?  

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Blogapart-13

24/02/2009 Richesses   De richesses, il n'est pas question dans le message précédent, qui se veut une synthèse.
Un oubli ? Un rejet ? Une difficulté à intégrer le concept dans cette construction ?
Le fait qu'il ne participerait pas à la formation ou à la résolution d'une crise ?
Nœud gordien à trancher ou pur fantasme à dissiper ? En fait, rien de tout cela.

 Si l’on revient à la démarche préconisée pour le dépannage et la remise en route de la machine (§3), il est question de revoir les objectifs par rapport aux besoins. Pourquoi ?
 Parce qu’il est question de résoudre des conflits, eux-mêmes occasionnés par l’incompatibilité entre la poursuite de différents objectifs reconnus par les parties en cause comme inconciliables.
 Plutôt donc que de proclamer, comme unique point d’accord, que ces objectifs représentent des exigences de jouissance non négociables et qu’en conséquence, une épreuve de force est la seule issue, même si elle est la moins raisonnable, n’est-il pas plus rationnel de vérifier point par point si, parmi ces objectifs revendiqués de part et d’autres comme vitaux, donc incontournables, certains ne seraient pas obsolescents ? Mais pour cela (§2), il faut réunir impérativement deux conditions :
 - placer le débat au niveau de l’intérêt général, défini comme l’intérêt commun à toutes les parties,
 - ne pas perdre de vue les intérêts spécifiques de chacune des parties concernées, qu’elles soient ou non impliquées dans le conflit.

 C’est là qu’intervient la notion de « richesses ».
  On désigne généralement par « richesses » des biens matériels, objets manufacturés ou ressources naturelles, susceptibles, sans délai ou à terme, directement ou par voie médiate, de procurer des jouissances, de satisfaire des besoins et, de ce fait, convertibles en propriétés individuelles ou collectives. Peuvent être rattachés à cette catégorie tous les articles propres à en faciliter l’acquisition ou la confection : outils, armes, monnaie, etc. Au-delà des outils proprement dits –machines ou prothèses- les moyens fournis par la vie elle-même : ressources humaines et animales, leurs énergies et leurs savoir-faire.
 Ce qu’on appelle « richesses » est donc défini soit par la faculté de satisfaire immédiatement à une exigence de jouissance, soit, le plus souvent, par la poursuite d’une stratégie jalonnés d’objectifs jugés adéquats à la satisfaction d’un certain nombre de besoins répertoriés, sinon identifiés.
 Toute modification importante de stratégie amène donc, par la révision des objectifs poursuivis, à redéfinir ce qu’on entend par « richesses ».

 C’est pourquoi la notion essentielle dans la répartition des réponses aux exigences humaines est, non pas, celle de « richesses », mais celle de prestation de services.

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Blogapart-12

17/02/2009 Mémento L'installation dans une crise est caractérisée par la séquence suivante :

- échecs répétés des approches traditionnelles dans la résolution de conflits (inhérents à toutes les relations sociétales ou géopolitiques),
- extension et aggravation des conflits non résolus, amorçant une crise,
- interprétations contradictoires des données, fondées sur des analyses partielles parce que centrées sur des intérêts sectoriels, corporatifs ou nationaux,
- à défaut d'une analyse par approche globale, les actions tentées restent cantonnées dans des approches traditionnelles,
- renforcement de la crise par le renouvellement des échecs et la généralisation de conflits alimentés par des dénis et des rejets réciproques, etc.
La résolution de la crise nécessite la reprise de ce processus en sens inverse :

- pour dénouer les conflits, éviter le déni, source de rejet,
- pour cela, étendre l'analyse, au-delà des intérêts partiels, pour regrouper l'étude de tous les problèmes découlant de l'extension de la crise,
- donc reprendre lucidité et contrôle, ce qui requiert assistance mutuelle et dialogue, puisque l'organisation de notre monde repose désormais sur une étroite interdépendance économique et écologique.
Cela implique notamment de :

- vérifier l'adéquation des objectifs poursuivis aux besoins réels des personnes et des populations prises dans leur ensemble,
- donc revisiter les institutions par rapport à l'évolution de ces besoins
- rééquilibrer la répartition
. . des rôles, en observant que la coopération et l'animation doivent prendre la place qui leur revient dans un monde complexe et interdépendant,
. . des prestations de service, en constatant la dérive introduite par le recours exclusif à la compétition dépourvue de tout contrôle, comme principe unique, favorisant prédation et gaspillage.

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