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Ô ma reine !


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Je pense à ça, et rien qu’à ça : je veux être son esclave d’amour, lui donner ma verge, ma force, ma tendresse, ma virilité, mes fesses. Je veux la voir, l’entendre, la toucher, la sentir, la goûter : j’ai envie d’elle, comme cela jamais ne m’était arrivé de personne.

J’ai envie d’être en elle, de la mener à ma baguette, d’aller doucement, qu’elle la sente tout du long, ou de violenter rapidement ses tréfonds, j’ai envie d’être celui qui la défonce, j’ai envie d’elle et qu’inexorablement je m’y enfonce, comme en un piège béant, comme en des sables mouvants : je veux qu’elle soit la plage et moi l’océan, je veux que mes embruns viennent lécher ses grèves comme ses lèvres, d’en haut d’en bas, les doubles comme celles des premiers émois, je veux être le tsunami qui va la saccager, le sel qui va se déposer sur son sable mouillé, sur son corail, en profondeur qui va être avalé. Je veux qu’elle m’absorbe et qu’il ne reste rien de moi, rien que la trace d’espaces infinis qui se dérouleraient en ses yeux : je veux l’apprendre, dans tous les sens, la prendre, dans tous les sens du terme, la laper et me rendre, dans le sens de mon sperme. Je veux la faire jouir comme jamais elle n’a joui, qu’elle crie pitié, qu’elle me dise merci, je veux être celui qui la fasse redevenir animale, qu’elle me dévore quand je pourfends ses atours, je veux me démembrer en ses membres et n’être plus que son instrument, dur, inflexible, infatigable, adapté à ses fentes, à ses antres, à son ventre en lequel j’entre. Je veux être le soldat, l’aspirant qui se dissout en ses pores, qu’il ne reste plus de mon corps que mon aimance mise à nu, sans cette chair qui lui appartient, qui y revient tout droit, qui lui revient de droit.

Je veux qu’à la fin, presque morte de sensualité, dans un dernier sursaut, elle m’apprenne, là où elle se serait refusé avant, qu’elle m’avale goulûment, façon gourmet gourmand, qu’elle m’inflige la punition de son souffle, de sa langue, de ses dents : qu’il soit dit que je lui servirai mes mets de choix, ou que je sois servi ainsi en guise d’ultime repas, celui du couronnement de ma reine cannibale, qui s’infligera le supplice du pal par voie buccale, pour mieux atomiser ce qui reste de ma fierté génitale. Je veux l’inonder de ma semence, qu’elle me déguste jusqu’à la souffrance, qu’il ne reste plus une goutte de mon liquide séminal, et qu’après encore elle s’acharne sur mon sexe asséché, que je sois damné en le gouffre de sa bouche, que je la supplie d’arrêter, qu’elle n’obtempère pas, jusqu’à la douleur suprême où je crie et pleure et me jette à ses pieds, la suppliant de m’épargner, de me permettre de resservir encore une fois pour son plaisir.

À jamais ton esclave, Ô ma r…

Zut, saloperie de réveil !

Pour le coup, tant pis pour la gaule du matin : pas du tout envie de faire l'amour à mes petits doigts boudinés.

Bon...

Est-ce qu’il reste du café, au moins ?

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