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La psychologie suggère que les années 1960 et 1970 ont, sans le vouloir, construit une génération particulièrement résistante sur le plan émotionnel. Ce n’était pas forcément grâce à une meilleure éducation parentale. Mais plutôt à une forme de liberté encadrée, proche de ce que certains appellent une négligence bienveillante. Les enfants étaient amenés à se débrouiller seuls, à résoudre leurs problèmes et à gérer leurs émotions sans intervention constante des adultes. À cette époque, il n’était pas rare que des enfants passent des heures dehors sans surveillance particulière. On pouvait disparaître toute une après-midi pour jouer avec des amis, explorer les environs, inventer des jeux, jouer au foot toute la journée, puis rentrer simplement au moment du dîner. Les parents n’avaient pas toujours une idée précise de l’endroit où se trouvaient leurs enfants, et cela faisait partie du quotidien. Suite : https://sain-et-naturel.ouest-france.fr/generation-la-plus-resistante-emotionnellement.html
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Les articles de presse se succèdent : du gamin tondu par des éducateurs il y a quelques mois à y a quelques jours à peine, un gamin de 11 ans violé dans un foyer à Pau, puis un autre de 14 ans battu violemment dans un foyer de Châlons. Chaque mois, chaque semaine, si on s'y intéresse un peu, on se rend compte que les enfants en danger placés dans les foyers de l'Aide sociale à l'enfance se retrouvent battus, livrés à eux-mêmes, violés, maltraités, humiliés, abandonnés entre les mains de réseaux en tout genre.... Ces lieux qui doivent les protéger n'ont d'aide que dans l'intitulé qu'on leur attribue. Ces "foyers" ne ressemblent en rien a ce foyer accueillant que l'on voudrait pour les plus jeunes et les plus vulnérables. Les personnes en charge de ces enfants ne tiennent pas leurs engagements.... et tout cela sans jamais avoir a rendre des comptes. Les "faits divers" se multiplient et c'est autant de vies ravagées pour des gamins qui partent déjà avec un lourd bagage. Enfant tondu dans un foyer à Paris: enquête pour "violences volontaires" – L'Express Viol d’un enfant placé à Pau : sa famille dénonce les « défaillances du système » de l’Aide sociale à l’enfance Châlons - Fait divers - Violente agression au foyer de l'enfance à Châlons
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Des députés ont enquêté sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance pendant près d'un an. Dans leur rapport publié mardi, ils concluent que le secteur est traversé "par une crise profonde", dont les "premières victimes" sont les enfants placés. Le constat est sans appel. Après une année de travaux et plus de 60 auditions, la commission d'enquête parlementaire sur "les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance" conclut que le secteur est traversé "par une crise profonde de son écosystème qui hier était à bout de souffle et aujourd'hui dans le gouffre". "Les premières victimes de cette situation, ce sont bien évidemment les enfants et les jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfance" (ASE), peut-on lire dans son rapport, publié mardi 8 avril https://www.francetvinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/aide-sociale-a-l-enfance-ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-de-la-commission-d-enquete-parlementaire-sur-les-conditions-d-accueil-des-enfants-places_7165920.html
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Bonjour, Alors qu’elles ne disposaient pas de l’agrément nécessaire, plusieurs familles renvoyées devant la justice ont hébergé des dizaines de mineurs qui racontent avoir vécu un calvaire. Les 630 000 euros d’argent récoltés n’ont jamais été déclarés au fisc. C’est une affaire hors-norme qui sera jugée du 14 au 18 octobre 2024, devant le tribunal de Châteauroux. Dix-neuf personnes comparaissent pour, entre autres chefs d’accusations, graves maltraitances sur une vingtaine d’enfants qu’ils ont hébergés entre 2010 et 2017 dans l’Indre, le Limousin, la Haute-Vienne et la Creuse. En toute illégalité. Ces "familles d’accueil" n’ont en réalité jamais obtenu l’agrément officiel des autorités et se sont pourtant vu confier des dizaines d’enfants par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du Nord. L’affaire éclate en septembre 2017, lorsque Mathias, un adolescent de 15 ans, débarque au CHU de Limoges, gravement blessé. Selon J.M., qui se présente comme son "tuteur", il aurait été victime d’une "chute de vélo". Mais lorsque Mathias se réveille après une semaine de coma, il supplie le personnel hospitalier de le protéger de cet homme qu’il décrit comme violent et qu’il "ne veut plus revoir". Inquiète, l’équipe médicale effectue un signalement auprès du procureur de la République. L’enquête démarre et révèle alors le calvaire qu'aurait vécu une vingtaine d’enfants et d’adolescents, dont Mathias, placés dans des familles d’accueil illégales. Les investigations remontent jusqu’à deux organisateurs présumés de ce que les enquêteurs qualifient de "travail en bande organisée". L'absence d'agrément permettait à ces familles d'accueil d'échapper aux impôts : l'argent était exfiltré en Roumanie pour y être déposé ou bien servir à monter des sociétés. 600 euros par jour et par enfant était d'ailleurs très lucratif. Un sans-abri né en France de moins de 25 ans sur deux a côtoyé l’ASE à un moment de sa vie. Parmi les jeunes placés, ils sont deux fois plus à avoir des idées suicidaires, et ont trois fois plus de risques de passer à l’acte, selon un rapport de la Haute Autorité de santé de 2021. C’est ce qui est arrivé à Méline, 11 ans, retrouvée pendue en octobre 2023 dans son foyer de l'Oise, ou à Lily, 15 ans, qui a mis fin à ses jours en janvier 2024, dans un hôtel. Ou encore Myriam, 14 ans, retrouvée morte après avoir fugué de son foyer en Seine-et-Marne, en février 2024. La présidente de l'association Innocence en danger lance un appel à témoins (courriel en fin d'article). Article entier : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/enquete-violences-surdosages-medicamenteux-travail-force-comment-l-aide-sociale-a-l-enfance-a-travaille-avec-des-familles-d-accueil-sans-agrement_6780082.html
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"Confidences et découvertes scientifiques, un appel vibrant au soin à accorder aux premières années de la vie" L'arbre de l'enfance
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- anne barth
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Bonjour, Nous avons tous et toutes des souvenirs d'enfance, et certains ressurgissent face à un plat particulier, la blanquette de mémé, la tarte aux fraises de maman ... Qui n'a pas dans ces souvenirs de telles gourmandises qui une fois en bouche nous font redevenir des enfants ? Pour moi ce sera le riz au lait, un des seuls desserts que ma maman me faisait gamine. J'ai eu beau m'y essayer, moi qui cuisine beaucoup, avec les meilleurs ingrédients, rien ne m'a jamais permis de retrouver la saveur de cette gourmandise d'enfance. Et vous ?
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Bonjour, Je crois que je suis déprimé depuis mon enfance. Alors que j'essaye d'être enthousiaste, sociable, proactif dans ma vie pro et perso, je retombe dans une sorte "d'obscurité". Pourtant, je n'ai rien de grave qui puisse me causer tant de peine. J'ai des problèmes comme tout le monde mais rien qui me tourmente. Je suis dépressif sans raison, pourtant rien dans mon vocabulaire le laisse penser. J'ai même plutôt une certaine estime de moi-même. Mais je parle avec une voix basse ou en tout cas pas très "éclaircie". Alors que je souhaite sourire continuellement, mon visage me donne un air dépressif. Il m'arrive de rigoler quand je vois des sketchs mais tout de suite mes lèvres retombe ainsi . Sur les photos de moi petit, jusqu’à l'âge de 3 ans, j'étais tout le temps souriant, j'étais farceur. A 4 ans, j'ai eu ma circoncision au Maroc (mes parents sont musulmans) et j'ai vu des photos de moi pleurer, triste, renfermé. Mon frère, qui a 2 ans et demis de moins que moi, et qui a fait sa circoncision le même jour que moi, avait l'air normal sur les photos, comme s'il ne s'était rien passé. Je pense qu'il était vraiment très petit pour comprendre quoi que ce soit et aujourd'hui il a dans la vingtaine et est hyper sociable, a plein d'ami, alors que moi, je n'en ai plus qu'un véritable et encore, on ne vit pas dans la même ville. Comment se sera quand ça sera le cas? Je me souviens, après être rentré du Maroc, me dire cette phrase l'air étonné : "tiens, ça fait 4 ans que j'existe sur cette planète!" Aucun enfant ne se pose ce genre d'exclamation! Toute ma jeunesse, j'ai tiré la gueule sans raison et j'ai perdu petit à petit mes amis camarade de classe. Il s'éloignait. Aujourd'hui, je suis étudiant dans une région ou personne me connait pour une période de 6 mois (après je suis en stage) et j'ai essayé d'être enjoué, souriant, heureux. Je sortais en soirée. ça a duré 2 mois. Petit à petit, mes camarades de classe ont cessé de m’appeler pour des soirées et moi, j'ai arrêté de sortir. Il n'y a aucun froid mais voilà, les faits sont là. Je suis en face d'un problème que je n'arrive pas à résoudre malgré ma bonne volonté. Cette dépression m'empêche d'être proactif dans mes études: je ne travaille pas comme il le faudrait, j'en fais très peu, je "zone" sur Internet, je n'arrive pas à aller en salle de sport alors que je sais que c'est bon pour moi et que je dois perdre du poids mais voilà, je ne bouge pas. J'ai peur que ça porte préjudice à ma vie dans le monde du travail. Aujourd'hui, je suis allé a la boulangerie a coté de ma fac et je me suis installé au milieu de mes camarades de classe au nombre de 8, qui eux aussi était entrain de manger. Et bien croyez-le ou non, ils ont formé naturellement, au bout de 5 min, 2 groupes de 4 entrain de discuter de choses et d'autres et entrain de manger et moi, j'étais au milieu entrain de manger mon sandwich, j'étais sidéré. Leur corps étaient incliné de telle façon qu'ils étaient presque dos à moi. Et pourtant, aucun ne me déteste et je n'ai rien fait pour. Je n'ai pas parlé à un seul instant, je n'ai fait que manger mon sandwich et je suis allé ensuite en salle de td pour bosser mes cours. Je n'ai pas de problème avec ma famille, pas de gens qui me détestent, pas de soucis particulier. Je suis en bonne santé, plus ou moins. J'ai l'impression que ma dépression vient de ma circoncision (au vue des photos de famille que j'ai regardé) et que le problème est resté depuis. Pourtant, je ne suis pas contre la circoncision. Je n'ai aucun problème avec cela. Si on m'avait circoncis à l'âge d'1 ans comme mes frères, est-ce que cela aurait changé quelque chose? je me le demande. Est-ce que le problème vient de là ou est-ce que je me trompe de piste? Je suis allé voir 2 psy, un hypnotiseur, rien n'y fait. Et quand je suis allé voir ces professionnels, je pouvais aller mieux 2 jours et ensuite je revenais à ma dépression. Je me vois comme un enfant, et pas comme un adulte. Rien n'avoir avec mon comportement mais plutôt avec ma façon de voir les choses. Je vois des gens qui ont des postes à responsabilités, qui sont connu ou pas et je suis sidéré quand je vois qu'ils sont né la même année que moi ou qu'ils sont plus jeune que moi (alors que je leur donnerais 10 ans de plus que moi). Ma perception est bloqué à l'âge de l'enfant et ma dépression me retient. Je cherche à débloquer ce qui ne va pas pour enfin vivre ma vie.
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