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Et si on arrêtait de mépriser les enseignants !


goods

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goods Membre+ 35 581 messages
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Et si on arrêtait de mépriser les enseignants !

Gloire aux enseignants, soldats au rôle plus que jamais psychologique et social, qui montent au front tous les jours Mais la République n'a pas la reconnaissance facile.

cover-r4x3w1000-605f1cdb28ca2-sipa-01011605-000018.jpg

Et si l’on disait, enfin, du bien des enseignants ? Pour qu’on se décide à leur tresser des louanges, il faut qu’ils soient assassinés. Un bon "prof" est un "prof" mort. Or les vivants se battent en première ligne depuis des mois maintenant pour assurer une mission "sacrée" - l’éducation de nos enfants - dont beaucoup de parents ont pu mesurer lors du premier confinement comme elle était ardue, au point de souhaiter très majoritairement qu’on ne ferme pas les écoles collèges et lycées.

Pour autant, en leur honneur on n’a pas entendu d’applaudissements sur les balcons, on n’a pas vu de grands cuisiniers leur apporter des petits plats ni de mères et de pères de familles leur fournir du café et des croissants. Ils mériteraient cependant de telles attentions et, à défaut, davantage de considération, de respect, ce minimum d’honneurs qui leur sont si chichement mesurés depuis qu’ils ont dégringolé dans l’échelle des salaires et de la hiérarchie sociale. Rendons-leur cette élémentaire justice de les rehausser d’abord dans notre estime pour service rendu à la Nation et à notre avenir. Gloire à ces soldats-là qui montent au front tous les jours dans l’indifférence triste des commentaires convenus.

Toujours des yeux derrière la tête

Commençons par parler avec eux de ce qu’ils vivent, subissent quotidiennement depuis plus d’un an maintenant. L’angoisse qu’ils ressentent, mais qu’ils dissimulent, pour ne pas inquiéter leurs élèves qui le sont déjà assez comme cela. Ce n’est pas à la mort de faire la classe, mais à la vie de trouver sa juste place de sérénité. C’est un combat journalier que de ne rien laisser deviner de ses "propres" peurs. Trouver l’attitude adéquate, les regards bienveillants, les bons mots. Elever, relever sans cesse les gestes barrières qu’en famille on laisse trop souvent tomber. "Remets ton masque sur le nez", a remplacé le sempiternel "arrête de te balancer sur ta chaise". La pédagogie perroquet incontournable. La règle, c’est la règle sans plus pouvoir taper sur les doigts. Ainsi que le disait le merveilleux Pierre Dac : "L’Education ? C’est un professeur bègue qui donne des répétitions". Sans se laisser troubler par les aléas, fussent-ils tragiques, de l’actualité.

Ce n’est pourtant pas le tout de se distancier, de rassurer, de tendre la main à ceux qui se noient, de faire attention à ceux qui décrochent et se perdent, d’alerter les familles, l’administration, parfois la police, en cas de maltraitances… Un enseignant a toujours des yeux derrière la tête. En alerte permanente, il est l’éclaireur qui balise et illumine l’avenir pour les plus éveillés, mais il fait aussi voiture balais pour les largués. Ce n’est pas non plus le tout d’enseigner les matières académiques, même si c’est indispensable. Car en période d’épidémie, l’impératif est plus que jamais psychologique, social. Parfois parental. Car quand les familles craquent, quand les pères sont plus absents que jamais, le maître demeure souvent le "re-père" qui ne peut se substituer au défaillant mais qui assure la bienveillance républicaine. Le corps social a souvent un "maître" dans sa tête. On a tous eu des mauvais profs sans doute. Des fonctionnaires obtus ça existe, usés également. Ce métier à vocation est une meule. Toutefois il y en a plus encore qui exercent leur "job" tels des missionnaires.

Suite de l'article.

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
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oui , ce sont des gens qui devraient être prioritaires sur les vaccins ... 

Maintenant si on a des chiffres sur la surmortalité des enseignants il faudrait commencer par les donner avant de parler de mépris , mais merci quand même aux enseignants de s'être adapté aussi facilement au télétravail, aux demies classes , aux gestes barrière et aux masques ... 

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Invité PINOCCHIO
Invités, Posté(e)
Invité PINOCCHIO
Invité PINOCCHIO Invités 0 message
Posté(e)
il y a 27 minutes, goods a dit :

Et si on arrêtait de mépriser les enseignants !

Gloire aux enseignants, soldats au rôle plus que jamais psychologique et social, qui montent au front tous les jours Mais la République n'a pas la reconnaissance facile.

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Et si l’on disait, enfin, du bien des enseignants ? Pour qu’on se décide à leur tresser des louanges, il faut qu’ils soient assassinés. Un bon "prof" est un "prof" mort. Or les vivants se battent en première ligne depuis des mois maintenant pour assurer une mission "sacrée" - l’éducation de nos enfants - dont beaucoup de parents ont pu mesurer lors du premier confinement comme elle était ardue, au point de souhaiter très majoritairement qu’on ne ferme pas les écoles collèges et lycées.

Pour autant, en leur honneur on n’a pas entendu d’applaudissements sur les balcons, on n’a pas vu de grands cuisiniers leur apporter des petits plats ni de mères et de pères de familles leur fournir du café et des croissants. Ils mériteraient cependant de telles attentions et, à défaut, davantage de considération, de respect, ce minimum d’honneurs qui leur sont si chichement mesurés depuis qu’ils ont dégringolé dans l’échelle des salaires et de la hiérarchie sociale. Rendons-leur cette élémentaire justice de les rehausser d’abord dans notre estime pour service rendu à la Nation et à notre avenir. Gloire à ces soldats-là qui montent au front tous les jours dans l’indifférence triste des commentaires convenus.

Toujours des yeux derrière la tête

Commençons par parler avec eux de ce qu’ils vivent, subissent quotidiennement depuis plus d’un an maintenant. L’angoisse qu’ils ressentent, mais qu’ils dissimulent, pour ne pas inquiéter leurs élèves qui le sont déjà assez comme cela. Ce n’est pas à la mort de faire la classe, mais à la vie de trouver sa juste place de sérénité. C’est un combat journalier que de ne rien laisser deviner de ses "propres" peurs. Trouver l’attitude adéquate, les regards bienveillants, les bons mots. Elever, relever sans cesse les gestes barrières qu’en famille on laisse trop souvent tomber. "Remets ton masque sur le nez", a remplacé le sempiternel "arrête de te balancer sur ta chaise". La pédagogie perroquet incontournable. La règle, c’est la règle sans plus pouvoir taper sur les doigts. Ainsi que le disait le merveilleux Pierre Dac : "L’Education ? C’est un professeur bègue qui donne des répétitions". Sans se laisser troubler par les aléas, fussent-ils tragiques, de l’actualité.

Ce n’est pourtant pas le tout de se distancier, de rassurer, de tendre la main à ceux qui se noient, de faire attention à ceux qui décrochent et se perdent, d’alerter les familles, l’administration, parfois la police, en cas de maltraitances… Un enseignant a toujours des yeux derrière la tête. En alerte permanente, il est l’éclaireur qui balise et illumine l’avenir pour les plus éveillés, mais il fait aussi voiture balais pour les largués. Ce n’est pas non plus le tout d’enseigner les matières académiques, même si c’est indispensable. Car en période d’épidémie, l’impératif est plus que jamais psychologique, social. Parfois parental. Car quand les familles craquent, quand les pères sont plus absents que jamais, le maître demeure souvent le "re-père" qui ne peut se substituer au défaillant mais qui assure la bienveillance républicaine. Le corps social a souvent un "maître" dans sa tête. On a tous eu des mauvais profs sans doute. Des fonctionnaires obtus ça existe, usés également. Ce métier à vocation est une meule. Toutefois il y en a plus encore qui exercent leur "job" tels des missionnaires.

Suite de l'article.

Et qui se payent 4 mois de vacances dans l'année, qui vont manifester à la première occase en choisissant bien ces jours  , c'est dur quand on prend des pains sur la figure, ou que l'on se fait cracher dessus quand on les méprisent, là c'est le revers de la médaille ma foi :mouai:

Vous avez déjà vu un enseignant qui va pas à la retraite ? moi pas  :o°

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Membre, 44ans Posté(e)
hanss Membre 49 418 messages
Maitre des forums‚ 44ans‚
Posté(e)

Sans oublier les enseignants qui méprisent les élèves. Ils ont une bel profession c’est sûr mais comme partout il y a aussi des cons parmi eux. 

il y a 36 minutes, goods a dit :

d’alerter les familles, l’administration, parfois la police, en cas de maltraitances

Ils sont parfois eux mêmes toxiques. L’attitude de certains parfois dangereuse n’est pas médiatisée. Je pourrais en raconter des tonnes mais comme ce n’est pas dans les journaux ce n’est que ma parole. Entendu dernièrement : la parole de 30 élèves ne vaut pas la parole d’un enseignant. 
Deuxio, ils ont des élèves maltraités dans leurs classes mais ils vont se focaliser sur le plus turbulent qu’ils considèrent comme ayant un problème. Celui qui ne fait pas de bruit on le laisse tranquille alors que lui peut vivre des tragédies chez lui. 
Je l’avais dit à une maîtresse qui s’était focalisée sur ma fille pendant un an, dans sa classe il y avait une gamine pas battue elle même mais dont le père battait les enfants de sa femme d’un premier mariage et qui battait aussi sa femme. Je lui ai dit que c’était une bonne a rien. Cette gentille petite famille n’a jamais été inquiétée jusqu’aujourd’hui. Les grands gamins victimes ont mis les voiles à leurs 16 ans dans un foyer en faisant eux mêmes des démarches. 
Je ne méprise pas la profession mais il faut avoir conscience qu’eux aussi peuvent faire des erreurs. 

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Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 10 174 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
il y a 51 minutes, stvi a dit :

oui , ce sont des gens qui devraient être prioritaires sur les vaccins ... 

Maintenant si on a des chiffres sur la surmortalité des enseignants il faudrait commencer par les donner avant de parler de mépris , mais merci quand même aux enseignants de s'être adapté aussi facilement au télétravail, aux demies classes , aux gestes barrière et aux masques ... 

Citation

Comparés aux cadres de la fonction publique qui ont un risque moyen, les cadres administratifs et commerciaux, les ouvriers dans l’industrie, les chauffeurs, et les professions intermédiaires de la santé et du travail social, ont eu un risque plus élevé d’infection par le SARS-CoV-2 pendant le couvre-feu ou le confinement partiel. Être plus nombreux à vivre dans le foyer, notamment avec des enfants en crèche ou scolarisés, avoir participé à une réunion professionnelle en présentiel, pratiquer le co-voiturage, avoir fréquenté bars, restaurants, et salles de sport, et avoir participé à une réunion privée amicale ou familiale étaient également associés à un risque augmenté.

Toujours comparés aux cadres de la fonction publique, les enseignants à l’école, les scientifiques ou enseignants à l’université, les employés civils et agents de service de la fonction publique, les employés administratifs d’entreprise, les étudiants, les agriculteurs, les hommes et les femmes au foyer, et les personnes appartenant à une profession intermédiaire administrative de la fonction publique ont eu un risque moins élevé d’infection par le SARS-CoV-2 pendant le couvre-feu ou le confinement partiel.......

https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/etude-comcor-lieux-contamination-au-sars-cov-2-ou-francais-s-infectent-ils

Avec toutefois bien des réserves (lire l'étude) la profession d'enseignant ne semble pas particulièrement à risque pour la COVID

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)
il y a une heure, stvi a dit :

oui , ce sont des gens qui devraient être prioritaires sur les vaccins ... 

Maintenant si on a des chiffres sur la surmortalité des enseignants il faudrait commencer par les donner avant de parler de mépris , mais merci quand même aux enseignants de s'être adapté aussi facilement au télétravail, aux demies classes , aux gestes barrière et aux masques ... 

Oui, les enseignants devraient être prioritaires, pas pas que eux. Ce serait bien de penser aussi aux personnels des écoles, aux femmes de ménage, aux animateurs, aux surveillants, aux personnels de restauration, aux chauffeurs de cars scolaires ...  

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Membre, 52ans Posté(e)
CAL26 Membre 7 992 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, PINOCCHIO a dit :

Et qui se payent 4 mois de vacances dans l'année, qui vont manifester à la première occase en choisissant bien ces jours  , c'est dur quand on prend des pains sur la figure, ou que l'on se fait cracher dessus quand on les méprisent, là c'est le revers de la médaille ma foi :mouai:

Vous avez déjà vu un enseignant qui va pas à la retraite ? moi pas  :o°

Vu que les élèves ont 4 mois de vacances (ou à peu prés ) pour ne pas être méprisés, c'est vrai qu'ils faudrait qu'ils fassent cours même pour personne.

Il faut savoir que leur salaire tient compte des deux mois de vacances de plus par rapport à l'ensemble des salariés (ils ont 10/12ème de leur salaire ) . Et le métier d'enseignant attirent de moins en moins de candidats alors que le chômage ne baisse pas vraiment : curieux pour un métier de profiteurs.

Pas de commentaire sur les deux autres considérations parce qu'elles n'en méritent aucun.

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Membre, Posté(e)
Constantinople Membre 18 329 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, goods a dit :

Et si on arrêtait de mépriser les enseignants !

Gloire aux enseignants, soldats au rôle plus que jamais psychologique et social, qui montent au front tous les jours Mais la République n'a pas la reconnaissance facile.

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Et si l’on disait, enfin, du bien des enseignants ? Pour qu’on se décide à leur tresser des louanges, il faut qu’ils soient assassinés. Un bon "prof" est un "prof" mort. Or les vivants se battent en première ligne depuis des mois maintenant pour assurer une mission "sacrée" - l’éducation de nos enfants - dont beaucoup de parents ont pu mesurer lors du premier confinement comme elle était ardue, au point de souhaiter très majoritairement qu’on ne ferme pas les écoles collèges et lycées.

Pour autant, en leur honneur on n’a pas entendu d’applaudissements sur les balcons, on n’a pas vu de grands cuisiniers leur apporter des petits plats ni de mères et de pères de familles leur fournir du café et des croissants. Ils mériteraient cependant de telles attentions et, à défaut, davantage de considération, de respect, ce minimum d’honneurs qui leur sont si chichement mesurés depuis qu’ils ont dégringolé dans l’échelle des salaires et de la hiérarchie sociale. Rendons-leur cette élémentaire justice de les rehausser d’abord dans notre estime pour service rendu à la Nation et à notre avenir. Gloire à ces soldats-là qui montent au front tous les jours dans l’indifférence triste des commentaires convenus.

Toujours des yeux derrière la tête

Commençons par parler avec eux de ce qu’ils vivent, subissent quotidiennement depuis plus d’un an maintenant. L’angoisse qu’ils ressentent, mais qu’ils dissimulent, pour ne pas inquiéter leurs élèves qui le sont déjà assez comme cela. Ce n’est pas à la mort de faire la classe, mais à la vie de trouver sa juste place de sérénité. C’est un combat journalier que de ne rien laisser deviner de ses "propres" peurs. Trouver l’attitude adéquate, les regards bienveillants, les bons mots. Elever, relever sans cesse les gestes barrières qu’en famille on laisse trop souvent tomber. "Remets ton masque sur le nez", a remplacé le sempiternel "arrête de te balancer sur ta chaise". La pédagogie perroquet incontournable. La règle, c’est la règle sans plus pouvoir taper sur les doigts. Ainsi que le disait le merveilleux Pierre Dac : "L’Education ? C’est un professeur bègue qui donne des répétitions". Sans se laisser troubler par les aléas, fussent-ils tragiques, de l’actualité.

Ce n’est pourtant pas le tout de se distancier, de rassurer, de tendre la main à ceux qui se noient, de faire attention à ceux qui décrochent et se perdent, d’alerter les familles, l’administration, parfois la police, en cas de maltraitances… Un enseignant a toujours des yeux derrière la tête. En alerte permanente, il est l’éclaireur qui balise et illumine l’avenir pour les plus éveillés, mais il fait aussi voiture balais pour les largués. Ce n’est pas non plus le tout d’enseigner les matières académiques, même si c’est indispensable. Car en période d’épidémie, l’impératif est plus que jamais psychologique, social. Parfois parental. Car quand les familles craquent, quand les pères sont plus absents que jamais, le maître demeure souvent le "re-père" qui ne peut se substituer au défaillant mais qui assure la bienveillance républicaine. Le corps social a souvent un "maître" dans sa tête. On a tous eu des mauvais profs sans doute. Des fonctionnaires obtus ça existe, usés également. Ce métier à vocation est une meule. Toutefois il y en a plus encore qui exercent leur "job" tels des missionnaires.

Suite de l'article.

Qu'ils commencent par être moins gauchistes, on verra après. 

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Constantinople a dit :

Qu'ils commencent par être moins gauchistes, on verra après. 

Ah ouais ? Je suis plutôt à droite, je peux donc être vaccinée en priorité ? :D

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Membre, 33ans Posté(e)
mig72 Membre 1 975 messages
Forumeur inspiré‚ 33ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, goods a dit :

Et si on arrêtait de mépriser les enseignants !

Gloire aux enseignants, soldats au rôle plus que jamais psychologique et social, qui montent au front tous les jours Mais la République n'a pas la reconnaissance facile.

cover-r4x3w1000-605f1cdb28ca2-sipa-01011605-000018.jpg

Et si l’on disait, enfin, du bien des enseignants ? Pour qu’on se décide à leur tresser des louanges, il faut qu’ils soient assassinés. Un bon "prof" est un "prof" mort. Or les vivants se battent en première ligne depuis des mois maintenant pour assurer une mission "sacrée" - l’éducation de nos enfants - dont beaucoup de parents ont pu mesurer lors du premier confinement comme elle était ardue, au point de souhaiter très majoritairement qu’on ne ferme pas les écoles collèges et lycées.

Pour autant, en leur honneur on n’a pas entendu d’applaudissements sur les balcons, on n’a pas vu de grands cuisiniers leur apporter des petits plats ni de mères et de pères de familles leur fournir du café et des croissants. Ils mériteraient cependant de telles attentions et, à défaut, davantage de considération, de respect, ce minimum d’honneurs qui leur sont si chichement mesurés depuis qu’ils ont dégringolé dans l’échelle des salaires et de la hiérarchie sociale. Rendons-leur cette élémentaire justice de les rehausser d’abord dans notre estime pour service rendu à la Nation et à notre avenir. Gloire à ces soldats-là qui montent au front tous les jours dans l’indifférence triste des commentaires convenus.

Toujours des yeux derrière la tête

Commençons par parler avec eux de ce qu’ils vivent, subissent quotidiennement depuis plus d’un an maintenant. L’angoisse qu’ils ressentent, mais qu’ils dissimulent, pour ne pas inquiéter leurs élèves qui le sont déjà assez comme cela. Ce n’est pas à la mort de faire la classe, mais à la vie de trouver sa juste place de sérénité. C’est un combat journalier que de ne rien laisser deviner de ses "propres" peurs. Trouver l’attitude adéquate, les regards bienveillants, les bons mots. Elever, relever sans cesse les gestes barrières qu’en famille on laisse trop souvent tomber. "Remets ton masque sur le nez", a remplacé le sempiternel "arrête de te balancer sur ta chaise". La pédagogie perroquet incontournable. La règle, c’est la règle sans plus pouvoir taper sur les doigts. Ainsi que le disait le merveilleux Pierre Dac : "L’Education ? C’est un professeur bègue qui donne des répétitions". Sans se laisser troubler par les aléas, fussent-ils tragiques, de l’actualité.

Ce n’est pourtant pas le tout de se distancier, de rassurer, de tendre la main à ceux qui se noient, de faire attention à ceux qui décrochent et se perdent, d’alerter les familles, l’administration, parfois la police, en cas de maltraitances… Un enseignant a toujours des yeux derrière la tête. En alerte permanente, il est l’éclaireur qui balise et illumine l’avenir pour les plus éveillés, mais il fait aussi voiture balais pour les largués. Ce n’est pas non plus le tout d’enseigner les matières académiques, même si c’est indispensable. Car en période d’épidémie, l’impératif est plus que jamais psychologique, social. Parfois parental. Car quand les familles craquent, quand les pères sont plus absents que jamais, le maître demeure souvent le "re-père" qui ne peut se substituer au défaillant mais qui assure la bienveillance républicaine. Le corps social a souvent un "maître" dans sa tête. On a tous eu des mauvais profs sans doute. Des fonctionnaires obtus ça existe, usés également. Ce métier à vocation est une meule. Toutefois il y en a plus encore qui exercent leur "job" tels des missionnaires.

Suite de l'article.

Bonjour, 

Surtout pour contribuer à une école républicaine populaire face aux difficultés dans le secteur du service public le maintient du service public de l'enseignement ? 

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Membre, 33ans Posté(e)
mig72 Membre 1 975 messages
Forumeur inspiré‚ 33ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, mig72 a dit :

Bonjour, 

Surtout pour contribuer à une école populaire face aux difficultés du maintient du service public de l'enseignement  

§

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Membre, 52ans Posté(e)
CAL26 Membre 7 992 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, hanss a dit :

Sans oublier les enseignants qui méprisent les élèves. Ils ont une bel profession c’est sûr mais comme partout il y a aussi des cons parmi eux. 

Ils sont parfois eux mêmes toxiques. L’attitude de certains parfois dangereuse n’est pas médiatisée. Je pourrais en raconter des tonnes mais comme ce n’est pas dans les journaux ce n’est que ma parole. Entendu dernièrement : la parole de 30 élèves ne vaut pas la parole d’un enseignant. 
Deuxio, ils ont des élèves maltraités dans leurs classes mais ils vont se focaliser sur le plus turbulent qu’ils considèrent comme ayant un problème. Celui qui ne fait pas de bruit on le laisse tranquille alors que lui peut vivre des tragédies chez lui. 
Je l’avais dit à une maîtresse qui s’était focalisée sur ma fille pendant un an, dans sa classe il y avait une gamine pas battue elle même mais dont le père battait les enfants de sa femme d’un premier mariage et qui battait aussi sa femme. Je lui ai dit que c’était une bonne a rien. Cette gentille petite famille n’a jamais été inquiétée jusqu’aujourd’hui. Les grands gamins victimes ont mis les voiles à leurs 16 ans dans un foyer en faisant eux mêmes des démarches. 
Je ne méprise pas la profession mais il faut avoir conscience qu’eux aussi peuvent faire des erreurs. 

Comment on pourrait penser que dans une profession donnée aucune erreur n'est commise? Qu'il n'y a pas de "brebis galeuses" ? Et l'article cité rappelle bien que tout le monde a eu des mauvais profs. Mais le sujet n'est pas là : il ne s'agit pas de dire  "j'ai des exemples de mauvais profs" ou " j'ai des exemples de bons profs".

Le problème est que le métier d'enseignant est peut-être un de ceux qui ont perdu le plus de prestige et de considération : ils sont victimes d'un changement massif de société et cette dévalorisation en dit elle-même beaucoup sur les changements de la société en France. Alors que leur rôle reste capital pour l'avenir, ils sont de plus en plus méprisés pour de mauvaises raisons, bouc émissaires parce que éléments majeurs.

Je ne suis pas pour qu'on applaudisse les profs, pas plus que je n'étais pour qu'on applaudisse les soignants : je trouve cela démagogique parce que toutes les professions ont un rôle à jouer dans et pour la société. Mais ce qui est à constater et à interroger c'est la singulière et irrationnelle dévalorisation de certaines d'entre elles.

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Membre, Voyageur, 71ans Posté(e)
Plouj Membre 115 416 messages
71ans‚ Voyageur,
Posté(e)

Un peu dans le milieu par ma chère et tendre, les instits râlaient toujours un peu aussi à chaque changement de ministre de l'éducation, sachant que le nouveau venu allait remettre une nouvelle règle afin que son nom soit inscrit dans la grande machine enseignante.

La réforme machin, la règle truc.

J'entendais aussi parler de la puissance prenant toujours plus de place des APE. et autres !

La politique est bien partout !

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
Posté(e)

Ce qui est à retenir dans ce sujet est qu'il est placé sous la rubrique "Politique" et que vous y réagissiez politiquement !

N'est ce pas un sujet des plus "Société" ?!

 

 

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Membre, 33ans Posté(e)
mig72 Membre 1 975 messages
Forumeur inspiré‚ 33ans‚
Posté(e)

L'école publique doit-elle être une école intégrale plutôt qu'une école sélective ? 

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  • 6 mois après...
Membre, 33ans Posté(e)
Fersi Membre 1 065 messages
Mentor‚ 33ans‚
Posté(e)
Le 28/03/2021 à 21:05, mig72 a dit :

L'école publique doit-elle être une école intégrale plutôt qu'une école sélective ? 

Une ecole publique populaire selective entraine-telle des pertes de repere dans l'insertion professionnelle des plus jeunes d'entre nous a cause du fait d'une crise du service public de l'education nationale face au fleau du decrochage scolaire ? D'ailleurs, quelles solutions pour faire face demain a une inegalite des chances entre l'ecole publique et l'ecole privee et en fonctions aussi de paramaitres comme la carte scolaire ou la  gratuite des repas a la cantine ou encore a une pedagogie adaptee a l'eleve apprenant ?

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Membre, Posté(e)
pluc89 Membre 12 512 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Je pense qu'il faut commencer par le commencement.

Lorsque j'étais minot, nous entrions dans la classe, nous restions debout à notre place, et nous sous asseyions quand l’instit' nous disait de le faire. C'était une façon de le saluer. La classe se levait quand un adulte entrait, que ce soit le directeur ou la directrice ou un autre enseignant.

Il faut reprendre ces bonnes habitudes qui témoignent du respect que les élèves doivent à leurs enseignants. Le respect, le contraire du mépris.

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Membre, 55ans Posté(e)
guernica Membre 22 528 messages
Maitre des forums‚ 55ans‚
Posté(e)

On ne dit jamais rien de bien des gens qui s'occupent de nos enfants, parce que quelque part, on culpabilise de leur confier

un peu pareil avec les hôpitaux, on y va parce que l'on souffre

et de plus on les paye avec nos impôts... On oublie que derrière il y a des gens qui se prennent tout en pleine face, pour des salaires de merde...

Et des métiers qui effectivement ont continué pendant le confinement. Comme organiser des écoles pour recevoir les enfants du personnel soignant et des commerces essentiels, c'était flippant

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Membre, 77ans Posté(e)
Ximène Membre 11 288 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

je suis d'accord , si vous saviez ce que c'est flippant de se retrouver , la première fois , à 23 ans seule face à 40 ados rigolards ( rien que des garçons ) bien décidés à vous en faire voir de toutes les couleurs , comme il est difficile de se faire écouter et de mettre un minimum de discipline , de trouver les astuces pour les motiver , de prévoir leurs réactions .......il faut avoir les nerfs solides et la foi dans son métier , à salaire presque égal tu es moins fatiguée , en fin de journée , qu'une caissière à Carrefour , je le sais pour avoir fait les deux !

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Membre, 55ans Posté(e)
guernica Membre 22 528 messages
Maitre des forums‚ 55ans‚
Posté(e)
Le 28/03/2021 à 21:05, mig72 a dit :

L'école publique doit-elle être une école intégrale plutôt qu'une école sélective ? 

l'école publique est gratuite et laïque, séreux, c'est quoi une école intégrale ?

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