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Redonner espoir aux faibles


Invité Pi_

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Invité Pi_
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"Les faibles n'ont pas à craindre les forts puisqu'ils ont besoin d'eux "

La politique est faite de divisions dont la principale oppose les pauvres aux riches.

Concernant les faibles, les pauvres, ceux qui dépendent des aides sociales, les malades ou handicapés, il est intéressant de noter une constante : le pauvre (souvent faible et pauvre car faible ) est non-productif, il subsiste donc grâce à la majorité de la masse qui travaille via le système de solidarité nationale.

Au lieu d'orienter le pauvre dans l'idée que sa subsistance vient du travail du citoyen productif afin que naisse chez lui l'humilité et la reconnaissance, on lui apprend

1) à le craindre ou à le haïr

2) à s'opposer à lui alors qu'il en a pourtant besoin.

De l'autre coté, le travailleur productif est dressé contre le citoyen pauvre/en difficulté/ malade pour qui il cotise sans le connaitre et dont on ne cesse de lui répéter que ce dernier abuse.

Mao envoyait les étudiants travailler dans les champs une fois par an afin que ces derniers prennent conscience de ce qui permettait qu'ils étudient. Le travailleur et la future-élite se rencontraient et échangeaient leurs habitudes de vie.

Aujourd'hui, le chômeur est isolé déjà professionnellement, mais lorsqu'il l'est à long terme, il est isolé aussi socialement, sentimentalement, et le pouvoir le berce d'une manière assez malsaine dans son statut d'inactif, jouant sur sa susceptibilité, le dressant donc contre la classe productive qui lui permet pourtant d'exister sans rien produire.

Si l'on fait sauter les médiations du pouvoir, il n'existe quasiment personne chez les travailleurs productifs pour souhaiter la mort des non-productifs ( les gens sont charitables et humains; ils ne sont pas des monstres ou des psychopathes) , et les non-productifs ne demandent qu'une chose : intégrer le monde productif qui leur permet d'assurer leur avenir, avoir une famille et des enfants, des amis, partir en vacances,etc ...

Au lieu d'opposer ces catégories en les isolant les unes des autres, nous gagnerions à les faire co-exister, vivre en partenariat, afin de créer et de la valeur, et de la reconnaissance du travail accompli , et donc pour les uns sortir de la rancoeur et pour les autres sortir de la culpabilité et du cynisme qu'il implique.

Comment pourrions nous y parvenir sinon par la pédagogie ?

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Membre, 48ans Posté(e)
lycan77 Membre 17 615 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
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Tu as très bien résumé la situation. Le seul problème, c'est que des associations à but "soi-disant" apolitiques, comme les syndicats par exemple, ont tout intérêt à dresser les classes sociales les unes contre les autres. Le MEDEF pour continuer à engranger des bénéfices faramineux, et les grandes centrales syndicales au nom de leur idéal politique marxiste de la "lutte des classes".

Avant de vouloir faire preuve de pédagogie, commençons par régler leur compte à tous les boutefeux irresponsables de notre pays ! :bad:

Je note que le seul qui ai tenté, au cours de son mandat présidentiel, de faire preuve de pédagogie, président Nicolas Sarkozy, s'est fait littéralement lynché sur la scène médiatique, politique et judiciaire. Et pourtant !!

On a beaucoup brocardé à l'époque, son "travailler plus pour gagner plus" ..... et pourtant !!! Vous connaissez, vous, une autre manière d'accroître ses revenus, donc d'augmenter son pouvoir d'achat, donc, de relancer la croissance par la consommation ?? Moi, non. Mais le bon peuple de France, celui des moutons de la mère Aubry a préféré, justement, se laisser séduire par les discours démago du ..... travailler moins pour gagner autant voire plus".

Conclusion ? Le peuple français, ce peuple de moutons qu'on mène tranquillement à l'abattoir et qui n'en finit plus de se faire enfler, qui aime ça, et qui en redemande, n'a aucun intérêt à écouter les discours pédagogique, simplement, parce que dans sa mentalité moutonnesque, inculqué depuis trois décennies maintenant, on lui a apprit que "gueuler plus, bloquer plus, prendre en otage plus" restait encore le moyen le plus confortable d'accroître ses "droits", fut-ce au détriment de l'avenir.

Sauf que ...... "l'avenir, c'est maintenant" !!! Qu'il se démerde le peuple des moutons. :bad:

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Membre, 31ans Posté(e)
Dertutyx Membre 242 messages
Baby Forumeur‚ 31ans‚
Posté(e)

Tu as très bien résumé la situation. Le seul problème, c'est que des associations à but "soi-disant" apolitiques, comme les syndicats par exemple, ont tout intérêt à dresser les classes sociales les unes contre les autres. Le MEDEF pour continuer à engranger des bénéfices faramineux, et les grandes centrales syndicales au nom de leur idéal politique marxiste de la "lutte des classes".

Avant de vouloir faire preuve de pédagogie, commençons par régler leur compte à tous les boutefeux irresponsables de notre pays ! :bad:

Je note que le seul qui ai tenté, au cours de son mandat présidentiel, de faire preuve de pédagogie, président Nicolas Sarkozy, s'est fait littéralement lynché sur la scène médiatique, politique et judiciaire. Et pourtant !!

On a beaucoup brocardé à l'époque, son "travailler plus pour gagner plus" ..... et pourtant !!! Vous connaissez, vous, une autre manière d'accroître ses revenus, donc d'augmenter son pouvoir d'achat, donc, de relancer la croissance par la consommation ?? Moi, non. Mais le bon peuple de France, celui des moutons de la mère Aubry a préféré, justement, se laisser séduire par les discours démago du ..... travailler moins pour gagner autant voire plus".

Conclusion ? Le peuple français, ce peuple de moutons qu'on mène tranquillement à l'abattoir et qui n'en finit plus de se faire enfler, qui aime ça, et qui en redemande, n'a aucun intérêt à écouter les discours pédagogique, simplement, parce que dans sa mentalité moutonnesque, inculqué depuis trois décennies maintenant, on lui a apprit que "gueuler plus, bloquer plus, prendre en otage plus" restait encore le moyen le plus confortable d'accroître ses "droits", fut-ce au détriment de l'avenir.

Sauf que ...... "l'avenir, c'est maintenant" !!! Qu'il se démerde le peuple des moutons. :bad:

Prendre Sarkozy pour un artisan du changement est.. pas top.. :smile2:

Je ne sais pas ce que les gens ont avec lui.. Ils l'attendent comme le messi.. :bave:

Alors qu'il est un petit rien du tout qui, loin d'une vision gaulienne de l'homme politique est avant tout, quelqu'un qui a en ligne de mire sa carrière et la communication de son parti.

En plus, il a fait ses preuves, on sait de quoi il est capable (ou plutôt de quoi il est incapable), c'est pas comme si c'était un nouveau venu qui vous faisiez espérer un monde meilleur :)

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Invité Pi_
Invités, Posté(e)
Invité Pi_
Invité Pi_ Invités 0 message
Posté(e)

Je note que le seul qui ai tenté, au cours de son mandat présidentiel, de faire preuve de pédagogie, président Nicolas Sarkozy, s'est fait littéralement lynché sur la scène médiatique, politique et judiciaire. Et pourtant !!

Sarkozy a fait exactement tout ce que je reproche dans mon post initial, il a basé toute sa campagne sur le clivage travail / rente afin de monter son électorat contre celui de son adversaire, loin d'un esprit de réconciliation.

Il n y a aucun concept d'entraide ni dans la gauche ni dans la droite, ni dans l'extrême gauche ni dans l'extrême droite.

La pédagogie ça serait faire marcher les uns avec les autres, et non les uns dix fois plus que les autres.

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Invité Frankygoztovalhalla
Invités, Posté(e)
Invité Frankygoztovalhalla
Invité Frankygoztovalhalla Invités 0 message
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Quid des luttes de classe à l'intérieur même du monde du travail ?

Elles ont été réelles, elles existent encore (ou font semblant d'exister peut-être).

Je ne pense pas le pays divisé en deux à l'heure actuelle, mais en bien plus que cela.

De l'autre coté, le travailleur productif est dressé contre le citoyen pauvre/en difficulté/ malade pour qui il cotise sans le connaitre et dont on ne cesse de lui répéter que ce dernier abuse.

Traditionnellement (même si ce n'est plus aussi vrai aujourd'hui), les travailleurs se sont toujours méfié du lumpenproletariat (sous-prolétariat) vu comme une "armée de réserve du Capital" (vision marxiste, même si la question mérite d'être approfondie).

Ces "pauvres citoyens" sont vus comme des êtres sans conscience syndicale et politique, donc capables de faire le jeu du Capital bien plus facilement que le prolétariat.

C'est loin, tout ça, mais le réflexe est encore perceptible chez certains.

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Invité Pi_
Invités, Posté(e)
Invité Pi_
Invité Pi_ Invités 0 message
Posté(e)

Traditionnellement (même si ce n'est plus aussi vrai aujourd'hui), les travailleurs se sont toujours méfié du lumpenproletariat (sous-prolétariat) vu comme une "armée de réserve du Capital" (vision marxiste, même si la question mérite d'être approfondie).

Ces "pauvres citoyens" sont vus comme des êtres sans conscience syndicale et politique, donc capables de faire le jeu du Capital bien plus facilement que le prolétariat.

C'est loin, tout ça, mais le réflexe est encore perceptible chez certains.

En même temps, les travailleurs n'ont pas beaucoup plus de conscience politique, ils ont celle qu'on leur donne et ne cherchent qu'à s'échapper de leur condition de prolétaire.

J'essayais juste d'avoir une réflexion sur la manière dont notre société est organiser, manifestement pour créer des antagonismes entre citoyens plutôt que de chercher véritablement la paix civile, le plein emploi et le bien du peuple.

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Membre, 54ans Posté(e)
hep-hep Membre 346 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

La pauvreté et la richesse, des termes qui sont utilisés mais qui ne veulent rien dire car ils sont stigmatisants justement.

La valeur universelle c'est la qualité de vie, le bonheur, le bien être.

La liberté ne semble pas être recherchée hélas !

La civilisation : c'est le formatage, c'est mettre l'humain dans une case, c'est de légiférer sa vie, son travail, sa famille, sa façon de penser etc etc

La paix c'est cela le prix pour vivre comme des prisonniers : c'est pourquoi il y a tant de dépressions, de violences exprimant une frustration incomprise

Nous sommes de moins en moins libres

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

"Dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre; dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire, et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes et dans laquelle on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons.

La misère n'est pas la privation des objets mais le besoin qui s'en fait sentir.

Les lois donnèrent de nouvelles entraves au faible et de nouvelles forces au riche, fixèrent pour jamais la loi de la propriété et de l'inégalité, d'une adroite usurpation firent un droit irrévocable, et pour le profit de quelques ambitieux, assujettirent désormais tout le genre humain."

JJ Rousseau. "De l'origine de l'inégalité parmi les hommes."

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Membre, 91ans Posté(e)
Rasibus Membre 4 080 messages
Baby Forumeur‚ 91ans‚
Posté(e)

J'ai pas tout lu, mais ça m'inspire une remarque préalable:

On n'est pas dans une catégorie à titre définitif ! (sauf les handicapés de naissance)

Un riche n'a pas la garantie de le rester...

Un pauvre n'est pas (théoriquement) obligé de le rester !

Un faible: De caractère ?

Alors, raisonner en termes de classes sociales ne me plait pas.

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)

On a beaucoup brocardé à l'époque, son "travailler plus pour gagner plus" ..... et pourtant !!! Vous connaissez, vous, une autre manière d'accroître ses revenus, donc d'augmenter son pouvoir d'achat, donc, de relancer la croissance par la consommation ?? Moi, non.

Moi j'en connais une, celle d'augmenter les salaires en fonction des gains de productivité :smile2:

Mais la question n’était pas celle la,

C’était comment redonner de la dignité aux plus faibles, qui déjà souffre de leur état et doivent en plus supporter le mépris des gens.

La pauvreté et la richesse, des termes qui sont utilisés mais qui ne veulent rien dire car ils sont stigmatisants justement.

La valeur universelle c'est la qualité de vie, le bonheur, le bien être.

La liberté ne semble pas être recherchée hélas !

La civilisation : c'est le formatage, c'est mettre l'humain dans une case, c'est de légiférer sa vie, son travail, sa famille, sa façon de penser etc etc

La paix c'est cela le prix pour vivre comme des prisonniers : c'est pourquoi il y a tant de dépressions, de violences exprimant une frustration incomprise

Nous sommes de moins en moins libres

Je suis entièrement daccord avec vous sauf, je crois que les gens s'enferment eux-mêmes dans cette prison par leur propre volonté .

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Invité Pi_
Invités, Posté(e)
Invité Pi_
Invité Pi_ Invités 0 message
Posté(e)

J'ai pas tout lu, mais ça m'inspire une remarque préalable:

On n'est pas dans une catégorie à titre définitif ! (sauf les handicapés de naissance)

Un riche n'a pas la garantie de le rester...

Un pauvre n'est pas (théoriquement) obligé de le rester !

Un faible: De caractère ?

Alors, raisonner en termes de classes sociales ne me plait pas.

Pourtant il semblerait que cela soit tout de même largement déterminant pour le reste.

Les quelques élévations au dessus de la condition de base ne justifient pas à elles seules que l'on rejette le schéma des couches sociales.

Le bourgeois rentier a plus de chances de rester bourgeois rentier que de finir ruiné, ou prolétaire. Et le prolétaire a très peu de chances de devenir un jour rentier. Même si ça ne nous plait pas, le milieu d'où on est issu y est pour beaucoup dans ce que l'on deviendra.

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Membre, 91ans Posté(e)
Rasibus Membre 4 080 messages
Baby Forumeur‚ 91ans‚
Posté(e)

C'est sûr. c'est un état de fait. Il faut s'efforcer de lutter contre; mais pas en entretenant une lutte des classes.

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Membre, 54ans Posté(e)
hep-hep Membre 346 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

Le problème c'est le complexe du pauvre et l'orgueil du riche.

Bien souvent, si un individu veut sortir de sa caste d'origine, il doit s'opposer à sa propre famille, et c'est cela qui coince.

Je pense que tout réside dans le rapport à l'éducation et à la liberté que l'on accorde à sa descendance.

Reproduire un schéma est ce qu'il y a de plus simple énergétiquement.

Alors si on devient riche lorsqu'on a grandi dans la misère, cela est vécu parfois comme un traumatisme !

Le Loto qui est une cagnotte qui fait rêver tant de monde détruit beaucoup d'individus qui n'ont pas su digérer leur nouvelle fortune.

Nous ne sommes pas si adaptables que cela, car en plus, nous nous construisons des valeurs, des projets sur notre vécu de petit enfant.

L 'enfance est négligée et dévoyée de sa réelle importance : elle conditionne ce que nous serons.

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

Pi, soyez certain que si un nain et un géant cheminent ensemble à la même allure, l'écart va se creuser entre eux.

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Membre, 44ans Posté(e)
carnifex Membre 5 710 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)

Concernant les faibles, les pauvres, ceux qui dépendent des aides sociales, les malades ou handicapés, il est intéressant de noter une constante : le pauvre (souvent faible et pauvre car faible ) est non-productif, il subsiste donc grâce à la majorité de la masse qui travaille via le système de solidarité nationale.

Le pauvre est non-productif ?

Les millions de smicards font semblant de travailler ? Ou bien ils sont riches sans le savoir ?

On ne devient pas riche quand on cesse d'être Rmiste pour devenir Smicard.

Nombreux sont les démagogues qui prétendent même - à tort, certes - que le Rmiste gagne plus...

Le Rmiste et le Smicard ne sont pas deux classes comme vous le prétendez, mais une seule, la classe qui travaille notamment à assurer aux riches leur train de vie, quand les riches ont l'amabilité de leur « donner du travail ».

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Invité Pi_
Invités, Posté(e)
Invité Pi_
Invité Pi_ Invités 0 message
Posté(e)

Le pauvre est non-productif ?

Les millions de smicards font semblant de travailler ? Ou bien ils sont riches sans le savoir ?

On ne devient pas riche quand on cesse d'être Rmiste pour devenir Smicard.

Nombreux sont les démagogues qui prétendent même - à tort, certes - que le Rmiste gagne plus...

Le Rmiste et le Smicard ne sont pas deux classes comme vous le prétendez, mais une seule, la classe qui travaille notamment à assurer aux riches leur train de vie, quand les riches ont l'amabilité de leur « donner du travail ».

Concernant les faibles, les pauvres, ceux qui ne dépendent que des aides sociales, les malades ou handicapés

J'avais l'impression d'avoir été claire, mais je précise au cas où ;)

Par contre, le RMIste ne travaille pas, le smicard si.

Ce sont deux classes différentes, le travail productif et l'assistanat.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

J'avais l'impression d'avoir été claire, mais je précise au cas où ;)

Par contre, le RMIste ne travaille pas, le smicard si.

Ce sont deux classes différentes, le travail productif et l'assistanat.

Non, ce n'est pas aussi simple que ça, d'abord le RMI a été remplacé par le RSA, ensuite tu as des travailleurs qui touchent le RSA en complément d'activité...

Après pour les revenus de base pour une personne ça doit tourner autour de 400 euros par mois, appeler ça de l'assistanat, c'est chacun sa vision, moi j'appelle ça une honte, mais bon...

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VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)

La politique est faite de divisions dont la principale oppose les pauvres aux riches.

Concernant les faibles, les pauvres, ceux qui dépendent des aides sociales, les malades ou handicapés, il est intéressant de noter une constante : le pauvre (souvent faible et pauvre car faible ) est non-productif, il subsiste donc grâce à la majorité de la masse qui travaille via le système de solidarité nationale.

Ce ne sont pas exactement les pauvres qui sont opposés aux riches. Ce sont les classes sociales qui s'estiment condamnées à la précarité, ainsi que les classes moyennes qui voient leur niveau de vie se réduire qui s'opposent à un système injuste, représenté par les fortunes qu'il produit.

Les gens ne sont pas tous idiots au point de faire une banale haine du riche. Même s'il y a un mépris pour ceux qui font étalage de leur richesse, ce qui énerve le plus est de voir se renforcer le ghetto riche (et internationalisé) et le ghetto pauvre (enfermé dans sa localité).

Au lieu d'orienter le pauvre dans l'idée que sa subsistance vient du travail du citoyen productif afin que naisse chez lui l'humilité et la reconnaissance, on lui apprend

1) à le craindre ou à le haïr

2) à s'opposer à lui alors qu'il en a pourtant besoin.

Beaucoup de gens veulent travailler. Le discours que j'entends le plus résonner est celui de parasite de la société, d'assisté, de fainéants. La preuve, beaucoup de gens ont honte d'être sans activité quand on leur demande "et toi, tu fais quoi ?". Idem dans les cités, même si le deal s'est installé et perturbe la vision qu'on a des gens. Beaucoup se résignent et vivotent de l'aide sociale et du système D (Débrouille ou Délinquance) mais aimeraient travailler.

Il n'y a pas vraiment d'opposition directe : le rapport de force est favorable aux riches, comme dirait Warren Buffet. Riches qui se gargarisent d'un discours de "mérite" alors que bon nombre sont des usurpateurs, de jeunes héritiers, rentiers, de bonne famille et avec les bons réseaux - contrairement à ceux qui naissent dans un bled pourri, sans plus de tissu social, conditions de précarité et d'insécurité,... Et en plus, on ressent un mépris de classe et des accusations de "faire exprès d'être dépendant des aides".

Ce sont des insultes quotidiennes pour trop de gens qui galèrent et donc ils savent rendre la pareille. Mais avec un certain fatalisme quand même.

De l'autre coté, le travailleur productif est dressé contre le citoyen pauvre/en difficulté/ malade pour qui il cotise sans le connaitre et dont on ne cesse de lui répéter que ce dernier abuse.

Oui, il y a cette division même entre classes modestes - un travailleur qui gagne un peu plus que le smic peut râler. Bien plus que celui qui gagne 5000 euros/mois puisqu'il le sent plus passer.

Mao envoyait les étudiants travailler dans les champs une fois par an afin que ces derniers prennent conscience de ce qui permettait qu'ils étudient. Le travailleur et la future-élite se rencontraient et échangeaient leurs habitudes de vie.

Aujourd'hui, le chômeur est isolé déjà professionnellement, mais lorsqu'il l'est à long terme, il est isolé aussi socialement, sentimentalement, et le pouvoir le berce d'une manière assez malsaine dans son statut d'inactif, jouant sur sa susceptibilité, le dressant donc contre la classe productive qui lui permet pourtant d'exister sans rien produire.

Si l'on fait sauter les médiations du pouvoir, il n'existe quasiment personne chez les travailleurs productifs pour souhaiter la mort des non-productifs ( les gens sont charitables et humains; ils ne sont pas des monstres ou des psychopathes) , et les non-productifs ne demandent qu'une chose : intégrer le monde productif qui leur permet d'assurer leur avenir, avoir une famille et des enfants, des amis, partir en vacances,etc ...

Au lieu d'opposer ces catégories en les isolant les unes des autres, nous gagnerions à les faire co-exister, vivre en partenariat, afin de créer et de la valeur, et de la reconnaissance du travail accompli , et donc pour les uns sortir de la rancoeur et pour les autres sortir de la culpabilité et du cynisme qu'il implique.

Comment pourrions nous y parvenir sinon par la pédagogie ?

:plus:

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Tu as très bien résumé la situation. Le seul problème, c'est que des associations à but "soi-disant" apolitiques, comme les syndicats par exemple, ont tout intérêt à dresser les classes sociales les unes contre les autres. Le MEDEF pour continuer à engranger des bénéfices faramineux, et les grandes centrales syndicales au nom de leur idéal politique marxiste de la "lutte des classes".

Avant de vouloir faire preuve de pédagogie, commençons par régler leur compte à tous les boutefeux irresponsables de notre pays ! :bad:

Je note que le seul qui ai tenté, au cours de son mandat présidentiel, de faire preuve de pédagogie, président Nicolas Sarkozy, s'est fait littéralement lynché sur la scène médiatique, politique et judiciaire. Et pourtant !!

On a beaucoup brocardé à l'époque, son "travailler plus pour gagner plus" ..... et pourtant !!! Vous connaissez, vous, une autre manière d'accroître ses revenus, donc d'augmenter son pouvoir d'achat, donc, de relancer la croissance par la consommation ?? Moi, non. Mais le bon peuple de France, celui des moutons de la mère Aubry a préféré, justement, se laisser séduire par les discours démago du ..... travailler moins pour gagner autant voire plus".

Conclusion ? Le peuple français, ce peuple de moutons qu'on mène tranquillement à l'abattoir et qui n'en finit plus de se faire enfler, qui aime ça, et qui en redemande, n'a aucun intérêt à écouter les discours pédagogique, simplement, parce que dans sa mentalité moutonnesque, inculqué depuis trois décennies maintenant, on lui a apprit que "gueuler plus, bloquer plus, prendre en otage plus" restait encore le moyen le plus confortable d'accroître ses "droits", fut-ce au détriment de l'avenir.

Sauf que ...... "l'avenir, c'est maintenant" !!! Qu'il se démerde le peuple des moutons. :bad:

Chez nous, CNT, nous essayons de proposer formation, alphabétisation, mutuelle, pour sortir le faible du trou. Pas de classe, un ouvrier et un ingénieur, c'est pareil.

Sarkozy il bouffe avec le prince du Qatar, ou je ne sais plus quel dictateur féodal.

Donner de l'espoir aux gens c'est leur donner les moyens se s'émanciper. Et plus que ça, l'envie de s'émanciper. Parce que la plupart préfèrent niquer leur voisin pour avoir une plus grosse TV à crédit.

Pour avoir de l'espoir, il faut d'abord un projet de vie. Et c'est ça le plus difficile. Un projet de vie partager par un certain nombre significatif.

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