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Tout ce qui a été posté par Marcuse
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Le grand enfermement était-il nécessaire ? Au printemps 2020, le premier confinement sanitaire fait partie des très rares sujets sur lesquels tout le monde exprime une opinion, souvent assez tranchée. Et qui s’appuie sur un horizon et des exemples limités : la gestion « totalitaire » chinoise, le « laxisme » suédois, les décisions erratiques de MM. Donald Trump aux États-Unis ou Jair Bolsonaro au Brésil. Au milieu, un flou marécageux dans lequel se dessinerait quelque chose comme un modèle mondial de gestion de la pandémie mélangeant avec plus ou moins de dureté une fermeture des frontières, des écoles, des commerces et des lieux de travail « non essentiels », une interdiction des rassemblements et des événements publics, et enfin une assignation à résidence avec contrôle policier. Cinq ans plus tard, l’image a gagné en netteté. Face à une même situation de grande incertitude (« Nous devons prendre 100 % des décisions avec 50 % du savoir », disait à l’époque le premier ministre néerlandais), les gouvernements ont opté pour des politiques parfois très différentes. Ce constat soulève une question à la fois simple et essentielle : le choix d’un enfermement strict était-il inévitable ? Autrement dit, la dureté des mesures prises a-t-elle conduit à empêcher la progression mortelle du Covid-19, ou d’autres solutions, moins restrictives sur le plan des libertés publiques, ont-elles abouti à de meilleurs résultats ? Y répondre n’a pas pour objet de « refaire le match », mais d’inviter à réfléchir à ce que l’on fait quand on suspend l’État de droit, fût-ce au nom de politiques de protection sanitaire. Quelques semaines après le début de la pandémie, de nombreuses équipes de chercheurs ont commencé à archiver et classer les politiques sanitaires, pour les publier sous forme de bases de données librement accessibles (1). Mais il faut, pour les analyser, lever un malentendu sur le terme même de « confinement » — en anglais, lockdown. Utilisé dans de nombreuses recherches, il désigne pêle-mêle la fermeture des écoles, celle des frontières, l’interdiction des rassemblements et l’assignation à domicile. Dans ces conditions, on serait bien en peine de trouver un pays non confiné au printemps 2020, la plupart ayant adopté au moins l’une de ces dispositions. Dans un sens plus restrictif, le confinement se rapporte à l’assignation à domicile (stay-at-home order), c’est-à-dire l’interdiction de sortir de chez soi sauf exception et la vérification par les forces de l’ordre du bien-fondé des sorties : une situation « à la française », où toute personne désirant sortir doit alors se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire précisant l’identité du porteur, son adresse, la date, l’heure et le motif, incluant la possibilité de faire de l’exercice physique une fois par jour. En Europe, une minorité de pays — dont la France, l’Italie et la Grèce — en font l’expérience. D’autres, comme l’Espagne ou la Serbie, n’imposent pas d’attestation mais refusent les promenades. La plupart des États du nord de l’Europe (Danemark, Norvège, Pays-Bas, Suède, Islande) et la majorité des Länder allemands ne réglementent pas les sorties, tout en interdisant les rassemblements — sans toutefois que la police puisse demander aux habitants ce qu’ils font dehors. Enfin, si les autorités du Royaume-Uni ou de la Belgique n’imposent aucune limite aux promenades, ils exigent leur justification : les sorties sont libres de facto. La mise en œuvre s’écarte parfois des règles : certains États ayant pris des mesures strictes, comme l’Ukraine, ne répriment guère les infractions. En Europe, l’Espagne (1 million d’amendes, à 601 euros pour la première infraction) (2), la France (1,1 million) et l’Italie (420 000) occupent le podium de la répression. Si l’on rapporte les amendes au nombre d’habitants, le risque de verbalisation au printemps 2020 était cinquante-six fois moins élevé au Royaume-Uni qu’en France, où toute personne présente dans l’espace public apparaissait comme un contrevenant potentiel. Les données de géolocalisation des smartphones agrégées et publiées par Google pendant la pandémie offrent une bonne image du niveau de rigueur des enfermements dans chaque pays. Leur analyse montre par exemple l’évolution de la fréquentation des magasins « essentiels » et « non essentiels », des espaces verts ainsi que du temps moyen passé au domicile par rapport à une période de référence en janvier-février 2020. Du 1er mars au 1er juin 2020, trois groupes de pays européens se différencient. En Italie, en Espagne et en France, la fréquentation des espaces verts baisse de 25 à 50 % par rapport au cœur de l’hiver. Au Royaume-Uni, elle reste stationnaire. En Allemagne, aux Pays-Bas, en Lituanie, en Norvège, en Finlande, en Suède ou au Danemark, elle augmente de 35 à 80 %, comme lors d’un printemps normal. Ainsi, tandis que Français, Italiens et Espagnols demeurent rigoureusement claustrés, une partie significative des populations européennes se promènent librement. Pour autant, la propagation du virus et la mortalité ont-elles été plus élevées en leur sein ? https://www.monde-diplomatique.fr/2025/03/BOULAKIA/68143
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Italie : Meloni ouvre ses portes aux migrants pour "répondre aux pénuries de main d'œuvre"
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"Macron gouverne sans les urnes"
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Pour le député de Sumar Manuel Lago, le gouvernement espagnol prouve que les politiques de progrès social favorisent à la fois les travailleurs et l’économie. Comment expliquez-vous le dynamisme de l’économie espagnole ? Manuel Lago, député de Sumar Nous sommes face à ce que j’appelle un cercle vertueux, multifactoriel, mais principalement stimulé par les moteurs que sont l’emploi et le travail, c’est-à-dire à contre-courant du modèle classique libéral. L’élément clé de notre croissance est la demande intérieure. Cette demande est stimulée par la consommation des ménages, l’investissement, les dépenses publiques… Effectivement, mais à cela s'est ajouté un changement de paradigme en matière de relations de travail. https://www.humanite.fr/monde/austerite/salaire-emploi-temps-de-travail-comment-lespagne-a-tourne-la-page-du-neoliberalisme-reponses-du-depute-de-sumar-manuel-lago
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EDMOND, d'Alexis Michalik (2019)
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oui il est concerné aussi Faciliter la sortie du régime d’ALD Quant aux personnes en affection de longue durée (ALD) prises pour cible par le locataire de Matignon, Catherine Vautrin réaffirme qu’il s’agira bien de « faciliter la sortie de ce régime (prise en charge proche du 100 % des dépenses – NDLR) quand le médecin déclare que vous êtes pleinement guéris d’un accident vasculaire cérébral ou d’un cancer, par exemple ». Imaginant que les maladies s’arrêtent net comme un couperet et méconnaissant les affections chroniques qui comptent leur lot de symptômes et de pathologies associées, la ministre assure qu’il faut « interroger le maintien du remboursement à 100 % des cures thermales et des médicaments dont le service médical rendu est faible pour les patients en ALD ». https://www.humanite.fr/social-et-economie/austerite/arret-de-travail-raccourci-ald-affaiblie-catherine-vautrin-fait-le-sav-de-bayrou-sur-la-destruction-de-lassurance-sante "Ne parlez pas d'acquis, mais de conquis sociaux, car le patronat ne désarme jamais". Ambroise Croizat
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Pierre Bachelet - Les corons
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Sécurité sociale, arrêtsmaladies... Ces décrets que le gouvernement veut faire passer avant sa chute annoncée le 8 septembre Alors que le vote de confiance du 8 septembre approche, le gouvernement Bayrou poursuit, en toute discrétion, sa politique antisociale. Un coup de force dénoncé par les élus de gauche. C’est un vieux truc d’illusionniste : profiter de ce que l’attention du public se concentre sur une main pour, de l’autre, réaliser son tour de passe-passe en douce. Alors que l’échéance du 8 septembre, journée durant laquelle le premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement à l’Assemblée nationale lors d’un vote de confiance, est dans toutes les têtes, l’exécutif poursuit discrètement sa politique antisociale. Comme l’Humanité le révèle, François Bayrou s’apprête à s’attaquer à l’assurance-maladie en imposant, entre autres, par décrets, le doublement des franchises pour les assurés. Contre les avis des syndicats, mais également du président de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), qui, dans une lettre que l’Humanité s’est procurée, a réclamé au premier ministre un report de ces mesures. « En imposant une expression du Conseil de la Cnam dans un délai d’urgence en période estivale, les pouvoirs publics ne laissaient pas le temps à la démocratie sociale de s’exprimer », écrit-il. https://www.humanite.fr/politique/francois-bayrou/securite-sociale-arrets-maladies-ces-decrets-que-le-gouvernement-veut-faire-passer-avant-sa-chute-annoncee-le-8-septembre
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La narse de Nouvialle, zone humide exceptionnelle située dans le Cantal, est menacée par un projet de carrière. Les défenseurs de cet espace naturel ont, du 29 au 31 août, organisé une grande fête en sa défense. « Ne faites pas du Cantal un gruyère, pas de diatomite dans la truffade ! » Les Auvergnats ont de l’humour et aussi une sacrée énergie. Plusieurs milliers d’entre eux se sont retrouvés du 29 au 31 août pour la cinquième fête de la narse de Nouvialle. La narse, c’est cette zone humide classée sur 400 hectares de plateau d’altitude au pied des monts d’Auvergne, dans l’est du Cantal. C’est là que la multinationale Imerys envisage depuis trente ans la création d’une nouvelle carrière d’extraction de diatomite, une roche sédimentaire rare issue de la décomposition d’algues aux propriétés ultra absorbantes, transformée notamment en terre de diatomée et déjà exploitée dans le secteur. La lutte pour défendre cette terre est aussi ancienne que le projet de carrière. Dès 1995, la Fédération de pêche avait lancé une première mobilisation contre la volonté d’exploiter ce gisement de diatomite considéré comme l’un des plus purs d’Europe. Mais c’est en 2021 que le collectif de sauvegarde de la narse de Nouvialle s’est reconstitué plus activement face à l’imminence du dépôt du projet de carrière… qui n’est toujours pas venu à ce jour. Un sursis pour les militants qui œuvrent depuis quatre ans à rassembler toutes les forces : les élus des trois communes riveraines et de l’intercommunalité, les associations environnementales (Ligue pour la protection des oiseaux, France Nature Environnement, Naturalistes des terres), mais aussi de la chambre d’Agriculture qui refuse la destruction de terres utilisées par des éleveurs locaux, et même la Fédération française de la randonnée pédestre. https://reporterre.net/Ne-faites-pas-du-Cantal-un-gruyere-les-defenseurs-d-une-zone-humide-se-mobilisent
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Carabistouille
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Europe, la capitulation permanente Rarement les discours sur la grandeur de l’Europe, phare démocratique battu par la déferlante « populiste », ont été aussi exaltés. Et rarement l’Union européenne a essuyé autant de revers en matière de diplomatie, de stratégie et de commerce. Plus attachés au lien transatlantique qu’à l’intérêt des populations, les dirigeants du Vieux Continent multiplient les génuflexions devant M. Donald Trump. L’Union européenne a été promue comme un moyen de renforcer le Vieux Continent face aux grandes puissances, en particulier les États-Unis. Pourtant, au cours du quart de siècle qui a suivi le traité de Maastricht, l’inverse s’est produit : l’Europe se trouve aujourd’hui plus inféodée politiquement, économiquement et militairement à Washington, et donc plus faible et moins autonome. En matière de commerce, d’énergie, de défense ou de politique étrangère, les pays européens ont, ces dernières années, systématiquement agi contre leurs propres intérêts afin de coller aux priorités stratégiques américaines. L’annonce le 27 juillet dernier d’un accord commercial entre l’Union et les États-Unis en vertu duquel les produits américains entreront librement en Europe, tandis que les exportations européennes vers l’Amérique acquitteront un droit de douane forfaitaire de 15 %, l’illustre jusqu’à la caricature. Cette reddition s’accompagne d’une promesse d’acheter pour 700 milliards d’euros d’hydrocarbures américains et d’investir 550 milliards d’euros outre-Atlantique. L’économiste grec Yánis Varoufákis y voit la version européenne du traité de Nankin de 1842 (1). Premier d’une série de « traités inégaux » imposés à la Chine par les puissances occidentales, il accordait des concessions importantes au Royaume-Uni et marquait le début du « siècle d’humiliation ». Mais « contrairement à la Chine en 1842, l’Union européenne a choisi l’humiliation librement », plutôt qu’à la suite d’une défaite militaire écrasante, poursuit l’ancien ministre des finances. Les images de Mme Ursula von der Leyen se déplaçant sur le terrain de golf écossais de M. Trump, le 27 juillet, pour entendre le président américain fulminer contre les éoliennes, puis annoncer des mesures commerciales punitives, contrastent avec l’accueil spectaculaire réservé à M. Vladimir Poutine à Anchorage quelques semaines plus tard. Cette scène déconcerte d’autant plus que l’Europe avait de sérieux atouts à jouer dans un bras de fer transatlantique. La volonté d’impuissance Dans le domaine diplomatique, le Vieux Continent oscille entre relégation et marginalisation. Cantonnés aux antichambres et aux seconds rôles après le « sommet de paix » entre MM. Trump et Poutine en Alaska, les dirigeants européens en sont réduits à quémander des bribes d’information et à flagorner sans retenue le locataire de la Maison Blanche ; ils « se démènent pour ne pas paraître dépassés », se moque le Washington Post (10 août 2025), alors que les négociations portent sur l’avenir de leur propre continent. « Le meilleur parallèle historique ne se trouve pas en Europe, mais ironiquement dans les pratiques impériales que l’Europe avait autrefois instaurées vis-à-vis des nations plus faibles », explique le chef d’entreprise et analyste géopolitique français Arnaud Bertrand (2). https://www.monde-diplomatique.fr/2025/09/FAZI/68681
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Un président de la République marginalisé, un premier ministre sur le départ, une population excédée. Le pouvoir français va-t-il s’accrocher à son plan d’austérité consistant à rançonner salariés, retraités et malades pour financer l’armée et rétablir les comptes ? Et l’État continuera-t-il d’alimenter à fonds perdu les profits des grandes entreprises ? Au cœur de l’été, le télescopage est passé presque inaperçu. Peut-être parce que le plan présenté le 15 juillet par le premier ministre français pour rééquilibrer les comptes publics a capté toute l’attention. De fait, l’offensive budgétaire du gouvernement ne s’embarrasse même pas de feindre l’équité. Taxation des malades, rabotage des droits des chômeurs, gel des prestations sociales, désossage des services publics, suppression de deux jours fériés, etc. : le coût du grand réarmement européen pèsera sur les plus fragiles… Car c’est de ces pelés, de ces galeux que vient tout le mal ! Sur la chaîne d’extrême droite CNews, le député macroniste Mathieu Lefèvre tente le 4 août d’amadouer l’électorat du Rassemblement national en dénonçant « un système dans lequel on a des gens qui resquillent, qui grugent, et d’autres qui travaillent deux fois plus pour le financer ». Rentrer de l’hôpital en taxi quand on a encore la force de marcher ? « Un coup de poignard au pacte social », suggère-t-il, l’air pénétré. La veille, dans Le Parisien, la ministre du travail Catherine Vautrin déplorait de son côté l’ampleur de cette « gruge » : 13 milliards d’euros — dont plus de la moitié, oublia-t-elle de préciser, commise par les employeurs sous forme de travail dissimulé. Mais, quelques semaines plus tôt, un tout autre son de cloche avait subrepticement retenti dans le débat public. Le 1er juillet, les sénateurs Olivier Rietmann et Fabien Gay remettaient à M. Gérard Larcher leur rapport sur l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises (1). Le type même de document qui, sitôt reçu, a dû brûler les doigts du président de la Chambre haute. Car le constat des parlementaires, l’un communiste, l’autre républicain, renvoie la « fraude sociale » qui obsède Mme Vautrin à une espièglerie de Castors Juniors : chaque année, l’État-mamma offre — souvent sans contrepartie, ni contrôle, ni évaluation — plus de 200 milliards aux entreprises. Nul ne connaît le chiffre précis puisque le gouvernement ne juge pas utile de recenser les milliers de dispositifs empilés depuis des décennies. Mais subventions (48 milliards d’euros), allégements de cotisations (75 milliards) et niches fiscales (88 milliards) représentaient au bas mot 211 milliards en 2023, selon l’évaluation à laquelle la commission sénatoriale a elle-même procédé.Au-delà du budget, un régime économique en question Ces prodigalités ont en principe vocation à maintenir l’emploi, accroître la compétitivité, développer des secteurs stratégiques. En pratique, outre leur attribution désinvolte que déplorent les parlementaires-enquêteurs, leur effet oscille entre le nul et le faible. Après les avoir passés au crible en 2022, le Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé) confirmait qu’en matière d’aides publiques au secteur privé, le proverbial chimpanzé aux yeux bandés ne « performerait » pas moins qu’un ministre hollandiste ou macronien (2). Les incitations fiscales à baisser le « coût du travail » ne dissuadent pas les employeurs d’automatiser plutôt que d’embaucher ; les exonérations de cotisations, concentrées sur les bas revenus, dégradent le niveau de qualification au sein des entreprises exportatrices et favorisent leurs rivales étrangères. Quant au « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » (CICE, un cadeau de 100 milliards d’euros cumulés offert à partir de 2013 par M. Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre socialiste), il a prouvé que des branches peu exposées à la concurrence internationale, comme la grande distribution, préfèrent augmenter leurs marges qu’embaucher ou baisser leurs prix. « Le groupe Auchan a annoncé mardi 5 novembre 2024 son intention de [se séparer de] 2 384 de ses 54 000 salariés employés en France », constatent d’ailleurs les sénateurs, après que « le groupe a bénéficié entre 2013 et 2023 de 636 millions d’euros d’aides fiscales et de 1,3 milliard d’euros d’allégements de cotisations sociales ». Les assistés d’en haut Malgré leur incapacité à préserver l’emploi ou la balance extérieure, ces aides forment désormais le premier poste de dépense de l’État : les 211 milliards d’euros annuels représentent davantage que les dépenses combinées d’enseignement, de défense et du service de la dette. Une partie significative de ce financement public se retrouve non pas dans les courbes décroissantes du chômage mais dans celles, pointées vers le ciel, des fortunes privées. De 2013 à 2019, Carrefour a réalisé 3,6 milliards d’euros de bénéfices et en a reversé 2,8 à ses actionnaires. Lors de la même période, le groupe a profité de 2,3 milliards d’euros d’exonérations au titre du CICE. ArcelorMittal, lui, « a versé en moyenne 200 millions d’euros de dividendes chaque année depuis dix ans au niveau mondial, alors qu’il a bénéficié en 2023 en France de 298 millions d’euros d’aides », avant d’annoncer des suppressions d’emplois en 2025, relève le rapport Gay-Rietmann. https://www.monde-diplomatique.fr/2025/09/RIMBERT/68687
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Et si on supprimait le BAC pour que les classes populaires aient accès à l'université ? Franck Lepage
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Des militants veulent changer la carte du monde pour montrer que l'Afrique est plus grande
Marcuse a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Actualités - Divers
Africa peters projection Source : https://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_autodefense_intellectuelle_histoire/a67350 -
Jacques Higelin - Coup de blues
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une pensée pour celles et ceux qui reprennent ce matin ou qui ont déjà repris ou qui n'ont pas eu de vacances !
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Will du moulin de Robert Louis Stevenson. 'Voilà bien des années que je vous attends"
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Les chants de la tribu Mamuna en Papouasie Nouvelle-guinée
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The XX Intro
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Ce que « Bolloré » fait au livre, aux éditeurs et aux auteurs, 2e partie Où l’on a vu comment l’installation du milliardaire et militant d’extrême droite catholique Vincent Bolloré en pole position des groupes éditoriaux français n’est que l’arbre qui cache une forêt bien mal fréquentée. À la tête de Média-Participations, deuxième challenger éditorial du groupe Hachette derrière Editis, la famille Montagne affiche le même genre de pedigree mais sur un mode réservé. Catholique de droite lui aussi, mais « modéré », le fils (Vincent) a pris ses distances avec le père et fondateur (Rémy), qui agrémentait en 1974 les débats à l’Assemblée nationale sur la loi Veil en associant l’avortement aux génocides du IIIe Reich. Fondé avec l’argent des pneus Michelin et l’aide de l’assureur Axa, Média-Participations mélange désormais astucieusement l’industrie de la bande dessinée aux fascicules religieux et aux publications d’entreprise, à l’« art de vivre » et à l’« art du fil », au nautisme et au secourisme. De ce fatras émerge péniblement la bannière du Seuil, où l’on s’efforce de satisfaire le contrôleur de gestion du groupe en exploitant les grandes causes humanistes dans l’air du temps. On ne fait pas de petites affaires juteuses avec la littérature brune sur les terres du « roi de la BD » — contrairement à ce qu’on pratique discrètement, comme on l’a vu, chez Gallimard, et en grand tintamarre chez Bolloré. Car Vincent Montagne est un pragmatique : dès son achat du Seuil en 2018, il a nommé à sa direction Hugues Jallon pour assurer auteurs et directeurs de collection que la ligne « de gauche » de la maison serait maintenue. Six ans plus tard, la caution ayant rempli son rôle mais ses « résultats » n’étant pas « satisfaisants », l’éditeur de paille a été remplacé par Coralie Piton, diplômée d’HEC, consultante pour le cabinet McKinsey passée chez Canal+ (Bolloré) et la Fnac (Kretinsky), qui connaît surtout du métier les livres de comptes (1). On peut comprendre que plusieurs cadres du Seuil soient allés voir si l’herbe était plus grasse chez Editis, racheté en 2023 au même Bolloré pour 653 millions d’euros par le même Kretinsky. Lancé en juillet 2024 par Attac et les Soulèvements de la Terre, l’appel à « Désarmer l’empire Bolloré » (2) rappelle qu’avant de fondre sur l’édition et les médias français, le patron de Hachette a fait fortune dans l’exploitation néocoloniale et qu’il continue de compter parmi les acteurs majeurs du ravage écologique. Il faut donc aussi rappeler que le milliardaire tchèque patron d’Editis — deuxième groupe éditorial et médiatique français avec une cinquantaine de maisons dépendantes — doit sa fortune au même genre de piraterie — non pas en Afrique, comme Bolloré, mais en Europe de l’Est. Ce qui fait de Daniel Kretinsky — propriétaire de centrales électriques au lignite, au gaz et nucléaires, de gazoducs mais aussi d’entreprises de stockage de gaz, de fret, de négoce de matières premières, etc. — un producteur de nuisances écologiques et économiques du même registre, toutefois d’une autre ampleur (3). Mais s’intéresse-t-on vraiment dans le monde du livre aux nuisances écologiques et économiques d’un grand patron dès lors qu’il ne s’agit pas de « Bolloré » ? Sur le plan politique, la différence de positionnement entre le Breton (12e fortune française, 224e mondiale (4)) et le Tchèque (313e fortune mondiale) se situe entre Valeurs actuelles, pour le premier, et Franc-Tireur, pour le second. Autrement dit, une offre qui va de l’extrême droite à l’extrême centre — soit l’espèce d’alliance qui gouverne, vaille que vaille, le pays depuis 2022. On a vu — ne serait-ce qu’avec la romance du grand remplacement sous la plume de Jean Raspail (5)— qu’Editis pouvait exploiter le genre de filon sans équivoque qu’on trouve plutôt chez Gallimard. Mais son cœur de profit reste le best-seller fangeux dont les avatars de l’éditeur Bernard Fixot (Oh !, XO, etc.) donnent le modèle depuis Jamais sans ma fille (décliné en mariages forcés et inceste ou « sujets de société » tels que drogue et euthanasie) ; mais aussi des « romanciers » comme Guillaume Musso et consorts, des « historiens » comme Max Gallo, les « autobiographies » de Jean-Marie Bigard, Michel Sardou, Sylvie Vartan et les essais de Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. Toutefois, la production d’Editis étant soumise aux mêmes lois que chez Média-Participations, les marques dont les lignes éditoriales sont les moins faciles à rentabiliser y peinent tout autant à satisfaire la croissance à deux chiffres qui assure à ces groupes la production industrielle au centre de leur stratégie commerciale : noyer le marché d’ouvrages issus d’un dumping social et intellectuel. Ce qui n’est pas sans présenter quelques vilaines contradictions. Mais, entre autres avantages d’un grand groupe, la vulgarité de ces entrées d’argent assurées par une partie des enseignes peut être corrigée par l’élégance d’autres. Comme les collections « Anthropocène » au Seuil-Média-Participations et « Zones » à La Découverte-Editis — où l’on œuvre pour des causes aussi fondamentales que la lutte contre le capitalisme et la croissance, ses dégâts humains et environnementaux. Par exemple La Découverte, qui n’édite pas seulement, de Mona Chollet à Monique Pinçon-Charlot, les best-sellers d’irréprochables autrices de gauche. Suivant une comptabilité fine, on y formate les pensées publiables, légitimées par une pincée de points de vue hétérodoxes dissouts dans le tout-venant universitaire dont les coûts de production passent sous les radars du cinquième étage. La rentrée d’automne 2024 a vu une levée de boucliers contre un projet de campagne publicitaire pour le livre de Jordan Bardella à paraître chez Fayard-Hachette. Selon Libération, l’éditeur avait programmé, entre fin novembre et mi-décembre, la diffusion de la couverture du livre (soit le portrait en pleine page de l’auteur) sur des affiches de 4 mètres sur 3 et la réservation, contre un montant de 150 000 à 200 000 euros, de « 581 panneaux publicitaires “partout en France et en banlieue parisienne” pour une “visibilité massive sur les quais de gare” SNCF et RER en banlieue (6) ». On sait qu’en fait les conditions générales de vente de la régie publicitaire de la SNCF excluent par principe les livres politiques des opérations de cette ampleur (7). Pour autant, difficile d’échapper à cette énième provocation, qui a offert au Rassemblement national une nouvelle occasion de jouer, dans les médias à sa botte, la victime de la « censure » (8). Tout en enrôlant les autres dans la pré-promotion d’un livre qui n’en avait pas besoin. Comme il se doit, les réseaux sociaux ont brui d’indignation contre la mobilisation des médias et des librairies de « Bolloré » , dont le réseau Relay. Doit-on donc davantage s’inquiéter de la promotion d’un programme d’extrême droite que du pouvoir dont dispose un seul individu dans la bataille des idées ? Quant à l’objet même par lequel le scandale est arrivé, on peut s’offusquer de la grossièreté du procédé tant ce livre tient du tract électoral, résumé par un journaliste de L’Humanité : « Creux politiquement, sans détail ni réflexion sur son récit personnel, un produit marketing à son image, lisse, sans relief (9) ». Mais puisqu’on parle ici d’édition, on doit en dire un peu plus que cette conclusion, finalement généreuse : comme la plupart des biographies signées par des stars du sport, de la chanson, de la danse, du petit et du grand écran, le nom sur la couverture n’a pas grand-chose à voir avec le nom de celui ou celle qui a souvent fourni, au mieux, quelques heures d’enregistrement, saisies puis réécrites par l’employé (mal payé) d’une maison d’édition — ici sous le contrôle d’un chargé de communication du Rassemblement national. Ce qui n’est pas scandaleux en soi : tout illettré devrait avoir les moyens de s’offrir un livre intitulé « Ce que je cherche ». Le problème vient plutôt, encore une fois, de la puissance de l’industrie qui inonde le marché de ce genre de production au rabais. Thierry Discepolo Éditions Agone, auteur de La Trahison des éditeurs (2011, 2017, 2023). https://blog.mondediplo.net/ce-que-bollore-fait-au-livre-aux-editeurs-et-aux-2450
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Musiques de film , score, BO , Compositeurs, postez vos thèmes préférés.
Marcuse a répondu à un(e) sujet de Diogene738 dans Musiques
Nostalgia de la Luz | Telescopio -
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