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Marcuse

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Tout ce qui a été posté par Marcuse

  1. Plus d’une centaine de personnes se sont réunies le 9 avril dernier, à Marseille, pour échanger sur l’usage massif et illégal de la reconnaissance faciale lors des contrôles d’identité. L’occasion de réfléchir à des moyens d’agir. « Et si on faisait des ateliers d’effacement collectif du TAJ », suggère une participante. Plus d’une centaine de personnes se sont réunies le 9 avril dernier, à Marseille, pour échanger sur l’usage massif et illégal de la reconnaissance faciale lors des contrôles d’identité. L’occasion de réfléchir à des moyens d’agir. « Et si on faisait des ateliers d’effacement collectif du TAJ », suggère une participante. En France, une personne sur quatre a été contrôlée par la police au moins une fois entre 2016 et 2024. Chez les jeunes hommes « perçus comme noirs, arabes ou maghrébins », le risque de subir une fouille voire d’être interpellé est 12 fois plus élevé que dans le reste de la population, selon une étude menée par la Défenseure des droits, en juin 2026. Si l’explosion des contrôles d’identité est largement documentée et banalisée, une pratique illégale s’est installée sans que l’on s’en aperçoive : l’identification par reconnaissance faciale. Depuis quatre ans, la police use et abuse d’un outil de reconnaissance faciale installé sur les téléphones de service des fonctionnaires et relié au tentaculaire fichier de traitements d’antécédents judiciaires (TAJ). En quelques secondes, n’importe quel policier ou gendarme peut rechercher l’identité d’une personne grâce à sa photo. (...) Même si les textes qui encadrent les contrôles d’identité sont flous, une chose est sûre : prendre en photo quelqu’un pour interroger le fichier TAJ est doublement interdit. C’est seulement dans le cadre d’enquêtes judiciaires que l’outil peut servir. Et encore, il faut préalablement avoir obtenu l’autorisation d’un procureur, puis remettre un procès-verbal à la personne identifiée. En l’absence de ce document, précisent les avocates Claria Merienne et Julie Jarno « il y a violation du code de procédure pénale ». « Les policiers et le ministère pourraient être poursuivis pour collecte illégale de données personnelles » Félix Tréguer, La Quadrature du Net https://disclose.ngo/fr/article/reconnaissance-faciale-et-controle-didentite-si-vous-etes-temoin-sortez-votre-telephone-et-filmez
  2. Le 28 avril, à l’occasion de la Journée internationale de commémorations des travailleurs morts ou blessés au travail, la CSI appelle à une action urgente visant à lutter contre la crise mondiale des risques psychosociaux au travail, désormais l’une des principales causes de décès, de maladie et de souffrance pour les travailleurs et les travailleuses à travers le monde. Derrière la réalité quotidienne du travail, des millions de personnes sont soumises à une pression incessante: longues heures de travail, insécurité de l’emploi, objectifs impossibles à atteindre et environnements de travail toxiques. Il ne s’agit pas seulement d’emplois de mauvaise qualité, mais d’emplois dangereux. Le stress, l’anxiété et l’épuisement provoquent aujourd’hui plus de préjudice à l’échelle planétaire que les risques traditionnels sur les lieux de travail, tels que les produits chimiques ou la poussière. L’épuisement au travail touche environ un travailleur sur cinq dans le monde. https://www.souffrance-et-travail.com/magazine/dossiers/stress-travail-et-sante/28-avril-2026-commemoration-des-travailleurs-morts-ou-blesses-au-travail/
  3. Plus de 10 000 femmes meurent d’un cancer du sein chaque année en France, 3000 d’un cancer de l’ovaire, 800 d’un cancer du col de l’utérus. Combien d’entre elles sont tombées malades à cause de leur travail ? Enquête. Sidonie* s’est éteinte le 13 décembre 2021, terrassée par un cancer de l’ovaire d’origine professionnelle. Aide-soignante pendant 40 ans dans un service de cancérologie, elle a été exposée au radium et à des médicaments de chimiothérapie. Or, ceux-ci peuvent être cancérogènes. « Quand les produits de chimio se renversaient sur les paillasses, c’était nous, les aides-soignantes, qui devions les nettoyer, sans masque et sans gants. Nous étions aussi exposées via les selles et les urines des patients soignés. Personne ne nous a jamais dit que c’était dangereux », avait témoigné Sidonie auprès de Basta! en 2021. Elle expliquait aussi qu’elles faisaient la toilette des malades soignées avec des aiguilles de radium sans précautions particulières. Au moment de son décès, elle n’avait pas encore obtenu la reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie : « Mes dossiers ont été refusés deux fois. Or, je sais que mes jours sont comptés », nous disait-elle. https://basta.media/travail-de-nuit-produits-toxiques-la-lutte-des-femmes-pour-faire-reconnaitre
  4. L'orthographe n'est ni l'un ni l'autre, c'est juste un outil très pratique de tri social à l'école. Il a d'ailleurs été pensé par des mysogines et volontairement complexifié. En 1694, dans les cahiers préparatoires du tout premier dictionnaire de l'académie française, il est écrit : "L'orthographe servira à distinguer les gens de lettres des ignorants et des simples femmes".
  5. Une étude américaine montre que certains désinfectants très utilisés sont beaucoup plus toxiques lorsqu’ils sont inhalés que lorsqu’ils sont au contact de la peau. De quoi revoir des normes obsolètes ? Ils sont partout, ou presque. Dans les couloirs des hôpitaux, les cuisines de collectivités, les rayons ménagers des supermarchés ou encore les sprays désinfectants du quotidien : les ammoniums quaternaires sont devenus des alliés discrets — et largement acceptés — de l’hygiène moderne. Mais une étude publiée dans « Environmental Science & Technology »1 invite à regarder de plus près ce que devient leur innocente banalité lorsqu’ils quittent les surfaces, s’élèvent dans l’air et pénètrent dans les voies respiratoires. https://www.humanite.fr/sciences/sciences/pourquoi-les-desinfectants-sont-un-vrai-danger-pour-les-poumons
  6. Les bienfaits dans l'article sont spectaculaires. Les astuces mentionées en fin d'article pour cultiver l'optimisme au quotidien sont accessibles à tout le monde
  7. Plusieurs associations et mouvements de la société civile se sont rassemblés devant le siège de Microsoft ce vendredi 24 avril, jour du dépassement en France. Ils dénoncent la fin des mises à jour du logiciel Windows 10 prévu le 14 octobre 2026, qui condamne à obsolescence 300 millions d’appareils électroniques dans le monde. Une vingtaine de personnes, la plupart vêtues de noir, s’avancent la mine sombre devant le siège de Microsoft, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Arrivée devant l’entrée qui mène à l’immense bâtiment, la procession s’arrête, et les quatre porteurs habillés aux couleurs de la multinationale informatique déposent un cercueil orné de fleurs, sur lequel on peut lire l’inscription suivante : 300 millions d’ordis. https://www.humanite.fr/social-et-economie/gafam/contre-lobsolescence-programmee-de-windows-10-une-procession-funeraire-devant-le-siege-de-microsoft
  8. Django Reinhardt - Minor Swing
  9. Depuis plus de quarante ans, les Wampas sillonnent la France avec leur punk caustique et nerveux. Ils publient un nouvel album impeccable, « Où va nous ? », et leur leader, Didier, son autobiographie, « Punk ouvrier ». Rencontre avec l’ancien électricien de la RATP, acteur majeur de la scène musicale française qui a dû se défaire, le temps de l’entretien, de son humilité et de sa discrétion coutumières. Lorsque Didier Wampas nous accueille dans sa loge de l’Olympia, il ne reste qu’une poignée d’heures avant qu’il ne monte sur la mythique scène parisienne, qui affiche complet depuis trois mois. Il est pourtant d’un naturel désarmant, vif et alerte pour ce qui n’est après tout que le 21e concert d’une tournée entamée en février. Un nouveau marathon pour les Wampas, accompagné d’un nouvel album au son caverneux, « Où va nous ? », l’un de leurs meilleurs crus. Figure du punk français à la longévité exceptionnelle, parolier brillant et homme aussi simple qu’affable, l’ancien électricien de la RATP, marqué par son enfance en banlieue parisienne dans une famille de sympathisants communistes syndiqués à la CGT, « où tous les dimanches un vendeur de l’Huma passait pour proposer son journal et essayer de parler politique », vient de publier son autobiographie au titre limpide, Punk ouvrier (Harper Collins). Tenez-vous le compte du nombre faramineux de concerts des Wampas, depuis le premier au square de Tolbiac, à Paris, en juin 1983 ? https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/didier-wampas/didier-wampas-dans-la-vie-il-faut-faire-comme-rahan-faire-tourner-son-coutelas-et-aller-dans-la-direction-indiquee
  10. La sécurité sociale est-elle condamnée à mort ? Fruit de luttes depuis plus de 80 ans, elle est aujourd’hui le symbole d’un modèle social que l’on veut démanteler depuis des décennies. Réformes, austérité, rigueur budgétaire… Sous couvert de mythes comme le « trou de la sécu », les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de marteler que notre système serait devenu obsolète, trop coûteux, dépassé... Mais en sommes-nous vraiment arrivés là ? Ne s’agit-il pas de choix politiques pleinement assumés ? Et surtout, à qui profitent-ils ? Dans le contexte d’une offensive sans précédent contre nos acquis sociaux, Blast vous propose de plonger au cœur d’une bataille à un moment charnière de son histoire.
  11. Procès libyen : comment Sarkozy a piétiné la mémoire des victimes du DC-10 Les procès du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ne sont pas historiques seulement parce qu’un ancien président de la République est accusé de corruption et d’association de malfaiteurs. Pour l’une des premières fois, les victimes humaines des raisons d’État témoignent à la barre et obtiennent le statut de parties civiles, c’est-à-dire le droit d’agir en justice aux côtés du parquet. En s’impliquant dans les audiences, le collectif des filles du DC-10 et les familles des victimes de l’attentat de 1989 ont réussi à incarner et à rendre concrets les effets de la corruption. Un pas essentiel dans le combat pour l’intégrité publique. (...) Trente-six ans après les faits, vingt-six ans après la sentence, les enfants et familles des morts du DC-10 obtiennent la reconnaissance de leur préjudice dans l’affaire des financements libyens. Des hommes et femmes directement touchés par un pacte de corruption sans précédent dans l’histoire de la Ve République. En l’échange de financement et de contrats pour l’industrie française, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis chef de l’État et ses fidèles collaborateurs Claude Guéant et Brice Hortefeux promettent à Mouammar Kadhafi de l’aider à revenir sur la scène internationale dont il avait été exclu pour terrorisme, et d’œuvrer à la réhabilitation de son beau-frère. Le tribunal a qualifié cela d’« association de malfaiteurs » en première instance – une entente criminelle qui a directement lésé les familles de l’attentat. "Sarkozy nous a trahis" https://www.blast-info.fr/articles/2026/proces-libyen-comment-sarkozy-a-pietine-la-memoire-des-victimes-du-dc-10-jakqwuUTQWWspsseSfGBbg
  12. Depuis, il y a eu ce film de montage d'Aymeric Caron, diffusé à l'Assemblée nationale le 29 mai 2024
  13. Marcuse

    Qui sont les anarchistes ?

    "L'ordre, moins le pouvoir" (et non pas anomie)
  14. Marcuse

    Un jour, un tableau!

    Ses boucles sont quand même fascinantes !
  15. En 2020, un groupe d’universitaires rend public un outil inédit : une base de données qui recense, des années 1950 à nos jours, l’usage d’une arme diplomatique qu’on suppose toujours plus douce et plus humaine que la guerre, les sanctions. La plupart du temps, les Occidentaux les imposent, les pays du Sud les subissent. Et, dans sept cas sur dix, elles échouent à atteindre leurs objectifs proclamés (1). Cette forme de coercition n’a pourtant jamais été autant employée : les pays visés représentaient 5 % de l’économie mondiale dans les années 1960, 25 % au cours de la décennie 2010. Si les élites trouvent souvent le moyen de contourner le châtiment, les peuples l’endurent. Mais dans quelle mesure ? L’été dernier, trois chercheurs publiaient les résultats d’une enquête sur les effets sanitaires des sanctions imposées par les États-Unis et l’Union européenne à 152 pays entre 1971 et 2021 (2). Les résultats éclairent d’un jour particulier l’autosatisfaction vertueuse des dirigeants qui pénalisent ainsi Cuba, l’Iran, l’Afghanistan, la Russie, la Corée du Nord et quelques autres : « Nous avons estimé que les sanctions unilatérales avaient entraîné 564 258 décès par an. » Soit un peu plus de 28 millions de morts en cinquante ans… L’ampleur de cette hécatombe, observent les scientifiques, apparaît « comparable au nombre total de victimes des conflits armés ». Les chercheurs observent que les sanctions économiques unilatérales décidées par les États-Unis sont les plus meurtrières, alors que celles mises en œuvre par l’Organisation des Nations unies (ONU) n’entraînent pas une hausse significative de la mortalité, sans doute parce qu’elles sont précisément conçues pour l’éviter. https://www.monde-diplomatique.fr/2026/04/RIMBERT/69468
  16. Fruit de longues années de tournage, ce documentaire observe en cinéma direct l’autonomie politique des habitant·es autochtones de la ville mexicaine de Tila, dans la région du Chiapas. Loin des grands discours, il s’intéresse aux pratiques concrètes de démocratie directe en territoire maya. Au Chiapas, dans le sud du Mexique, les habitants de Tila et d’autres villages ayant expulsé la mairie et la police se confrontent au défi de l'autogouvernement. "Un lugar más grande" explore la construction de l'autonomie au quotidien, révélant une large trame de personnes, de générations, d'esprits et de paysages, et des images inédites. Une plongée au cœur d'un processus collectif, quand l'autogouvernement devient une responsabilité envers soi-même et envers les autres. Une aventure d’inspiration zapatiste en territoire maya ch'ol.
  17. Gaëtan aspire à devenir une personne décente. Dans cette série documentaire en animation, Boys Boys Boys dresse le portrait d'une génération d'hommes qui interrogent les normes établies.
  18. L’organisation non gouvernementale de défense (ONG) des droits humains Amnesty international publie aujourd’hui, comme tous les ans, son rapport annuel sur la situation de ces droits dans le monde – pays par pays. Ce dense document est une alerte, dont les auteurs constatent, accablés, que notre planète « est à l’aube d’une nouvelle ère dangereuse, caractérisée par des attaques de grandes puissances, d’entreprises et de mouvements anti-droits contre le multilatéralisme, le droit international et les droits humains ». Dans son rapport, Amnesty international relève notamment qu’ « Israël a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza malgré l’accord de cessez-le-feu » conclu en octobre 2025, et a d’autre part « maintenu le système d’apartheid qu’il impose aux Palestinien·nes, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion » de ces territoires. À l’autre bout du monde, « les États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026 ». Puis, quelques semaines plus tard, « le recours illégal à la force par les États-Unis et Israël contre l’Iran, en violation de la Charte des Nations-Unies », a initié un conflit qui « a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau ». Devant la gravité de la situation, Amnesty presse « les États, les organismes internationaux et la société civile » de se mobiliser pour « empêcher ce nouvel ordre mondial de s’imposer » : c’est ce que demande aussi Agnès Callamard, présidente de l’ONG, dans sa longue introduction à cet alarmant rapport annuel, que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation. https://www.blast-info.fr/articles/2026/rapport-annuel-d-amnesty-international-pour-le-bien-de-lhumanite-il-est-temps-decrire-lhistoire-des-droits-humains-vYgTpgefQIW_Uxsm1TlSnA
  19. Le sens des mots évolue au gré de leur utilisation également
  20. Que deviendra notre jardin après nous ? Ses prochains occupants comprendront-ils ses spécificités ? Pour faciliter la passation des jardins, notre journaliste propose de recueillir leurs secrets dans des modes d’emploi. Notre journaliste Marie Astier a un grand potager, chez elle, dans les Cévennes. Dans cette chronique mensuelle, elle livre astuces et réflexions, parce que jardiner… c’est politique. Le parterre des aromatiques a souffert des dures gelées de janvier. Le retour du soleil est l’occasion de constater les dégâts. Je sors les verveines de la forêt d’herbes folles qui les cache, j’ai taillé du bois mort. On verra si elles repartent du pied. La sauge qui faisait plus de 1 m2 n’a gardé que quelques tiges, bien vivaces cependant, elle repartira. Je récupère un rejet aventureux pour le replanter dans la plate-bande. Le romarin est bien asséché, la lavande, elle, n’a pas bronché et étend son territoire. Le thym citron qui était chétif a disparu. Le fenouil ambré maintient sa place pour la cinquième année consécutive. Je suis en retard sur toutes ces tâches que j’aurais dû accomplir avant le printemps, tant pis. Ailleurs au jardin, on marque les emplacements des pivoines qui devraient bientôt ressortir, on savoure la sortie des multiples plantes à bulbes qui colorent le printemps. C’est la fin du jeu de cache-cache de l’hiver pour de nombreuses plantes. Personne n’écrit de mode d’emploi de son jardin. On devrait. Pour que d’autres puissent s’en occuper en notre absence, et aussi pour que nos jardins soient transmissibles. Car si nous n’étions plus là, qui saurait qu’il faut désherber avec soin ce coin le long du mur plutôt que d’y passer la tondeuse, car s’y cachent des fleurs ou des saveurs gourmandes ? Que le meilleur lieu pour planter les courges se situe sous le cognassier ? L’abri du hérisson pourrait disparaître en un coup de rangement intempestif, ainsi que celui de la couleuvre. La sauge n’aurait plus de mémoire — elle ne vient pas de n’importe où, je l’ai achetée il y a huit ans à ces pépiniéristes désormais à la retraite qui allaient chercher leurs variétés dans la garrigue. Est-ce pour cela qu’elle est si robuste ? Ou juste parce qu’elle bénéficie d’un coin de paradis : feuilles au soleil, pied au frais du mur ? https://reporterre.net/Personne-n-ecrit-de-mode-d-emploi-de-son-jardin-On-devrait
  21. Première femme à diriger un quotidien politique, Caroline Rémy, dite Séverine, fit du reportage une arme pour la justice sociale. Libertaire, féministe, dreyfusarde, pacifiste, elle inventa une façon de « tenir debout » dans la presse – au plus près des vies blessées. À Paris, la rue Montmartre s’éveille dans une odeur d’encre et de plomb. Une femme à la silhouette fine franchit le seuil du 142, grimpe les escaliers qui mènent au bureau où l’on refait le monde – le Cri du Peuple. Séverine a encore dans les oreilles la voix de Jules Vallès, son mentor disparu, et dans le cœur la certitude qu’un journal peut parler haut pour ceux, pour celles que l’on n’entend pas. Procès, grèves ou misère des faubourgs, elle partira encore, carnet en poche, en quête de « la chose vue », du réel nu. Ouvrières, mineurs, anarchistes, déserteurs et réfractaires : voilà les siens. Son serment, jamais trahi : « Avec les pauvres, toujours, malgré leurs erreurs, malgré leurs fautes… malgré leurs crimes ! » Une naissance bourgeoise, une vocation frondeuse https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/affaire-dreyfus/caroline-remy-dite-severine-a-la-tete-du-cri-du-peuple-fait-du-reportage-une-arme-de-justice-sociale
  22. Entre longévité exceptionnelle et quête de sens, l’ikigaï d’Okinawa fascine autant qu’il intrigue. Derrière ce concept souvent déformé en Occident se cache une philosophie de vie profondément ancrée dans le quotidien, loin des approches utilitaristes. Okinawa a longtemps fasciné les scientifiques, qui ont constaté que les habitants du village d’Ogimi, dans le nord de cette île japonaise, détenaient le record mondial de longévité. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à concentrer un nombre intrigant de centenaires, puisque la Martinique, la Sardaigne, ou encore Ikaria en Grèce, complètent ce que certains universitaires ont nommé en 2000 des zones bleues, ces régions où la longévité en bonne santé des habitants est très nettement au-dessus de la moyenne. Les observateurs ont bien identifié des points communs dans le mode de vie dans les zones bleues : l’alimentation favorisant les légumes, les légumineuses, les céréales complètes, les fruits, les poissons, les fruits ; la pratique quotidienne de mouvements naturels et de basse intensité (jardinage, marche, tai-chi, tâches manuelles régulières) ; la forte cohésion sociale et familiale, etc. L’intérêt de vivre la journée à venir (...) Dans sa conception originelle, l’ikigaï désigne « ce qui donne envie de se lever le matin » et ce qui motive « l’intérêt de vivre la journée à venir », d’être présent au moment. Dans un lieu où la spiritualité conserve toute sa place, tout ce qui est vécu dans la journée doit être porté par un sens profond. https://www.humanite.fr/vie-quotidienne/sante/pourquoi-les-japonais-dokinawa-sont-plus-heureux-que-le-reste-du-monde
  23. Marcuse

    Pop the Wall

    non, mais hélas le jeu n'est plus dispo
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