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  1. Périco Légasse : les salades, le TAFTA et la voyoucratie européenne "Nous sommes dans un camp de consommation" écrit P. Légasse, chroniqueurs et militant contre la malbouffe, dans son dernier livre paru en 2016... L'occasion de revenir sur l'origine de ce slogan provocateur mais assumé. Entretien mené en septembre 2015 Le Figaro : Selon un rapport de l'association environnementale «Générations futures», révélé par Le Parisien, une salade sur 10 contiendrait des produits chimiques prohibés depuis des dizaines d'années. D'après cette ONG écologiste, 16 % des salades contiennent la trace de cinq produits chimiques interdits en France. [...] Ces produits illégaux se trouveraient en Espagne, où le trafic de pesticides est florissant... P. Légasse : Oui, l'Espagne et sa législation très libérale, sans vrais contrôles ni suivis, sauf en Catalogne et au Pays Basque, où les administrations autonomes locales sont plus rigoureuses qu'au niveau de l'Etat central, a toujours été un laboratoire expérimental des pires pratiques de la chimie agricole. Vu que les frontières intra-européennes n'existent plus depuis les accords de Schengen, que les trafiquants circulent comme chez eux, et que la classe politique gouvernante a démonté les administrations et les services sensés nous protéger contre ces trafics, pourquoi les voyous se gêneraient-ils? Et puis comme ce sont les pauvres qui sont les premiers touchés et que les pauvres votent mal depuis quelques temps, on s'en fout. J'assume mes propos. L'Europe de Maastricht, de Nice et de Lisbonne, a en fait été conçue pour permettre au libéralisme de se comporter en voyou légal. Mais comme ça ne suffit pas, comprenez: on n'encaisse pas assez vite et pas assez fort, la Commission Barroso et maintenant la Commission Juncker ont envisagé de s'associer au grand casino américain. Raison pour laquelle on négocie le TAFTA avec les USA, porte ouverte à des dérives cent fois plus dangereuses que les actuelles, avec la bénédiction de la doctrine Attali-Minc qui prédit la mondialisation heureuse. Et si la France balbutie quelques mots mous et rassurants pour dire qu'on ne se laissera pas faire, cette option fascine en revanche le commissaire européen Pierre Moscovici qui affirme que cette capitulation commerciale et politique, le fameux TAFTA, «est plus dans l'intérêt de l'Europe que des Etats Unis». Autrefois en Franche-Comté, dont il fut un élu, on disait «Raconte ça à un cheval de bois et il te donnera un coup de sabot». Le Figaro : Les salades françaises sont-elles également concernées? P. Légasse : Dans une moindre mesure oui. Mais on ne sait jamais la proportion réelle de fraude puisque les services compétents pour surveiller ces dérives ont été démembrés et que l'actuel gouvernement libéral-socialiste ne veut surtout pas perturber le marché, surtout avec M. Macron à Bercy. Il le dit lui même, les fonctionnaires sont un fardeau pour ce pays… Lire la suite de l'entretien
  2. « Paradis Fiscaux : main basse sur les pays du Sud » Publié le 22 novembre Conférence-Débat Jeudi 15 décembre Alors que, pro­fi­tant de la crise des dettes en Europe, les mar­chés finan­ciers sont entrain de mettre à genoux les états et leurs peu­ples au mépris de la démo­cra­tie, les Paradis fis­caux, à la une de l’actua­lité en 2008, sem­blent avoir dis­paru des dis­cus­sions poli­ti­ques. Et ce, bien que la seule évasion fis­cale par ces mêmes lieux grève les bud­gets des pays de cen­tai­nes de miliards d’euros (envi­rons 50 mil­liards par an pour la seule France). Il est vrai qu’en 2009, Nicolas Sarkozy nous annon­çait « il n’y a plus de para­dis fis­caux ». Il est vrai que la liste noire établie par l’OCDE est désor­mais vide... Mais ils exis­tent encore... Et c’est par eux que s’effec­tue le pillage des riches­ses des pays du Sud... Dans les pays d’Afrique, alors que les mul­ti­na­tio­na­les extrac­ti­ves se ser­vent allè­gre­ment, elles ne payent qua­si­ment pas d’impôts par le biais d’une opti­mi­sa­tion fis­cale off­shore. Les recet­tes fis­ca­les ont bien du mal à dépas­ser les 15% du PIB contre 35% en Occident, et l’on estime à 850 mil­liards de dol­lars les fuits ilé­ga­les de capi­taux entre 1970 et 2008. De quoi lar­ge­ment rem­bour­ser leurs dettes... Devant cette catas­tro­phe, que penser, der­rière des dis­cours mar­tiaux de façade, de la molesse des gou­ver­ne­ments des pays déve­lop­pés si ce n’est qu’elle est la preuve d’une bien­veillance gênée, d’une com­pli­cité tacite. Survie Rhône vous invite à une confé­rence avec Jean Merckaert le jeudi 15 décem­bre à 20h Château Sans Souci 36 av Lacassagne Lyon 3 Tram LEA arrêt Dauphiné Lacassagne entrée libre "" source :http://rebellyon.info/Paradis-Fiscaux-main-basse-sur-les.html lire aussi :http://lexpansion.lexpress.fr/economie/ces-paradis-fiscaux-qui-menacent-le-monde_255283.html
  3. extraits : Alors que 868 millions de personnes souffrent de sous-alimentation, selon l’Onu, l’accaparement de terres agricoles par des multinationales de l’agrobusiness ou des fonds spéculatifs se poursuit. L’équivalent de trois fois l’Allemagne a ainsi été extorqué aux paysans africains, sud-américains ou asiatiques. Les plantations destinées à l’industrie remplacent l’agriculture locale. Plusieurs grandes entreprises françaises participent à cet accaparement, avec la bénédiction des institutions financières. Enquête. Au Brésil, le groupe français Louis Dreyfus, spécialisé dans le négoce des matières premières, a pris possession de près de 400 000 hectares de terres : l’équivalent de la moitié de l’Alsace, la région qui a vu naître l’empire Dreyfus, avec le commerce du blé au 19ème siècle. Ces terres sont destinées aux cultures de canne à sucre et de soja. Outre le Brésil, le discret empire commercial s’est accaparé, via ses filiales Calyx Agro ou LDC Bioenergia [1], des terres en Uruguay, en Argentine ou au Paraguay. Si Robert Louis Dreyfus, décédé en 2009, n’avait gagné quasiment aucun titre avec l’Olympique de Marseille, club dont il était propriétaire, il a fait de son groupe le champion français toute catégorie dans l’accaparement des terres. Le Groupe Louis-Dreyfus – 56 milliards d’euros de chiffre d’affaires [2] – achète, achemine et revend tout ce que la terre peut produire : blé, soja, café, sucre, huiles, jus d’orange, riz ou coton, dont il est le « leader » mondial via sa branche de négoce, Louis-Dreyfus Commodities. Son jus d’orange provient d’une propriété de 30 000 ha au Brésil. L’équivalent de 550 exploitations agricoles françaises de taille moyenne ! Il a ouvert en 2007 la plus grande usine au monde de biodiesel à base de soja, à Claypool, au Etats-Unis (Indiana). Il possède des forêts utilisées « pour la production d’énergie issue de la biomasse, l’énergie solaire, la géothermie et l’éolien ». Sans oublier le commerce des métaux, le gaz naturel, les produits pétroliers, le charbon et la finance. .................(.................)............... L’Afrique, cible d’un néocolonialisme agricole ? L’Afrique, en particulier l’Afrique de l’Est et la République démocratique du Congo, est la région la plus convoitée, avec 56,2 millions d’hectares. Viennent ensuite l’Asie (17,7 millions d’ha), puis l’Amérique latine (7 millions d’ha). Pourquoi certains pays se laissent-il ainsi « accaparer » ? Sous prétexte d’attirer investissements et entreprises, les réglementations fiscales, sociales et environnementales des pays les plus pauvres sont souvent plus propices. Les investisseurs se tournent également vers des pays qui leur assurent la sécurité de leurs placements. Souvent imposées par les institutions financières internationales, des clauses garantissent à l’investisseur une compensation de la part de l’État « hôte » en cas d’expropriation. Des clauses qui peuvent s’appliquer même en cas de grèves ou de manifestations. Les acteurs de l’accaparement des terres, privés comme publics, sont persuadés – ou feignent de l’être – que seul l’agrobusiness pourra nourrir le monde en 2050. Leurs investissements visent donc à « valoriser » des zones qui ne seraient pas encore exploitées. Mais la réalité est tout autre, comme le montre une étude de la Matrice Foncière : 45% des terres faisant l’objet d’une transaction sont des terres déjà cultivées. Et un tiers des acquisitions sont des zones boisées, très rentables lorsqu’on y organise des coupes de bois à grande échelle. Des terres sont déclarées inexploitées ou abandonnées sur la foi d’imageries satellites qui ne prennent pas en compte les usages locaux des terres. 40% des forêts du Liberia sont ainsi gérés par des permis à usage privés [6] (lire aussi notre reportage au Liberia). Ces permis, qui permettent de contourner les lois du pays, concernent désormais 20 000 km2. Un quart de la surface du pays ! Selon Oxfam, 60% des transactions ont eu lieu dans des régions « gravement touchées par le problème de la faim » et « plus des deux tiers étaient destinées à des cultures pouvant servir à la production d’agrocarburants comme le soja, la canne à sucre, l’huile de palme ou le jatropha ». Toujours ça que les populations locales n’auront pas... Quand AXA et la Société générale se font propriétaires terriens lire en entier sur: http://www.bastamag.net/article2688.html
  4. Le traité Transatlantique (TAFTA) en 10 minutes : http://www.youtube.c...h?v=eBJupxCL4BE De 6minutes48 à 7minutes15 : j'aime particulièrement. Et aussi de 9minutes43 à 10minutes.
  5. Multinationales échappant au fisc: le G20 déterminé à prendre des mesures MOSCOU - Le G20 est déterminé à prendre des mesures et les actions collectives nécessaires pour faire face aux failles du système fiscal international qui permettent aux multinationales d'échapper à l'impôt, selon le communiqué diffusé à l'issue de leur réunion à Moscou. Les ministres des Finances des principaux pays riches et émergents, réunis depuis vendredi, attendent le plan d'action global que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) présentera en juillet. Nous sommes déterminés à mettre sur pied des mesures destinées à lutter contre l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices, à prendre les mesures nécessaires et attendons le plan d'action global que l'OCDE présentera en juillet lors d'une nouvelle réunion à Moscou, écrivent les grands argentiers. Nous répétons notre engagement à renforcer les échanges automatiques d'informations (...) et soutenons l'analyse de l'OCDE en faveur d'une application multilatérale dans ce domaine, ajoutent-ils. Dans son rapport, publié cette semaine, l'OCDE promet de préparer, d'ici l'été, un plan d'action ambitieux pour refondre les normes internationales, inadaptées à la mondialisation et au développement de l'économie numérique, et qui permettent trop souvent aux multinationales d'échapper complètement à l'impôt. Lors d'une conférence de presse samedi matin avec le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria, les ministres des Finances français, allemand et britannique, qui avaient demandé au G20 de s'emparer du problème, ont apporté leur soutien à cette initiative. Selon l'OCDE, certaines multinationales utilisent des stratégies qui leur permettent de ne payer que 5% d'impôts sur les bénéfices, alors que des entreprises plus petites en acquittent jusqu'à 30%. (©AFP / 16 février 2013 13h40)
  6. Des comptes bancaires piratés et une liste de clients ultra-confidentielle mise au jour... La société d'intelligence économique et de renseignement Stratfor se souviendra longtemps de son Noël 2011. Samedi 24 décembre, le groupe de pirates informatiques Anonymous annonçait sur Twitter: La liste privée (et secrète) de Stratfor. Plus si secrète et privée à présent. #Antisec #LulzXmas», avec un lien vers une liste de 4000 clients. Sur cette liste, des entreprises comme Apple ou Microsoft mais aussi les Nations Unies, Walt Disney ou des universités américaines figurent parmi les abonnés aux informations de cette agence qui propose des analyses et des prévisions dans les domaines politique, militaire et de sécurité. Preuve de son importance, la société Stratfor a été surnommée «The Shadow CIA» (la CIA fantôme), notamment par l'hebdomadaire américain Barron's. Un million de don aurait été fait avec les comptes des clients Stratfor Les pirates ont également posté des images présentées comme les reçus de donations faites à des organisations charitables en utilisant les comptes de clients de Stratfor. En tout, les hackers d'anonymous disent avoir obtenu les informations bancaires de 90 000 clients et les avoir utilisées pour distribuer plus d'un million de dollars. L'un de ces paiements, d'un montant de 494 dollars, aurait été fait à l'ONG CARE avec l'argent du ministère américain de la Défense, et affecté à un fonds achetant des fournitures scolaires à des élèves pauvres. Ils citent «L'Insurrection qui vient», un essai révolutionnaire français Dans une vidéo postée sur internet les pirates montrent aussi comment ils ont dévoilé, sur la version piratée du site de Stratfor, des informations privées concernant Franck Ginac, le directeur de la technologie de Stratfor. Ils y ont également reproduit «L'insurrection qui vient», un essai politique révolutionnaire publié en 2007 en France et rédigé par un «Comité invisible». Ce livre a un temps été attribué à Julien Coupat, un jeune homme mis en examen pour «direction d'une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste» après le sabotage d'une caténaire de ligne TGV en 2008. lire en entier sur : http://www.leparisie...09----1871473@1 bravo les Anonymous !!!! Ce sont des actions comme cela qu' il faut généraliser !!! Pirater les comptes de Warren Buffet, bernard Arnault et autres liliane Bettencourt !!! et répartir le fric auprès d' assos au service des plus pauvres !!!!! lire aussi : http://www.branchez-vous.com/techno/actualite/2011/12/anonymous-cyber_attaque-stratford.html
  7. Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/05/accord-ocde_4782413_3234.html
  8. PEUT-ON RESTER ENCORE DANS L’OTAN ? En principe nous sommes des alliés et des amis de l’Amérique. Est-ce admissible que l’Amérique nous espionne ? Certains disent avec cynisme « On le savait déjà tout le monde espionne tout le monde ». Un ministre Stéphane Le Foll a même osé dire « On ne va pas, pour autant, entrer dans une crise ». Nous savons maintenant que les dirigeants américains se donnent le droit de porter atteinte à notre indépendance nationale. Il s’agit, en fait, d’une guerre économique. Que doit-on penser du brouillard dans lequel on a camouflé le traité de commerce transatlantique ? Ce traité fait l’affaire des multinationales. Il y va de notre survie économique. Tout en n’étant pas gaulliste on peut facilement imaginer la colère du Général devant un tel piétinement de notre indépendance. (Il n’avait d’ailleurs pas attendu pour quitter « le Machin ».) Il se faisait, disait-il, une certaine idée de la France. En imaginant que Hollande se fasse, lui aussi, une idée de la France ce n’est sans doute pas la même.
  9. Bonjour, La suite ici (article gratuit). Pour résumer, la France a voté contre une résolution de l'ONU (déposée par l'Afrique Du Sud et l'Equateur) visant à réguler les activités des multinationales à l'échelle internationale. Et il y en aura sûrement encore pour dire que c'est un gouvernement de "gauche" alors qu'il prône le néolibéralisme
  10. Bonjour à tous, C'est un sujet très important mais dont on ne parle pas assez je trouve, je vous propose donc de lire plusieurs arguments en faveur ou en défaveur de cet accord . " Pour ou contre un accord de libre-échange ? Dans son discours sur l'Etat de l'Union, le Président américain s'est dit favorable à un accord de libre-échange avec l'Europe. Barack Obama est déterminé à engager des négociations entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Elles pourraient aboutir à la création d'une des principales zones de libre-échange dans le monde. L'idée n'est pas neuve, elle est évoquée depuis plusieurs années, mais elle trouve aujourd'hui un nouvel élan, la chancelière allemande Angela Merkel y est favorable. En revanche, elle suscite de nombreuses réserves auprès d'économistes et d'altermondialistes. Nous avons choisi de donner la parole à deux personnalités engagés aux points de vue radicalement opposés : Godelieve Quisthoudt-Rowohl et Susan George. Interviews réalisées par Annette Gerlach et Evelyne Herber. Godelieve Quisthoudt-Rowohl Godelieve Quisthoudt-Rowohl, députée européenne. Elle est membre de la CDU, les Chrétiens Démocrates allemands, groupe rattaché au Parti Populaire Européen. La députée conservatrice est favorable à un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Europe. Elle pense qu'il renforcerait les Occidentaux dans leurs négociations avec la Chine et d'autres nations émergentes. Susan George, écrivaine franco-américaine, présidente d'honneur d'Attac. Figure de l'altermondialisme, elle est aussi auteure de nombreux livres. En 2012, elle a publié "Cette fois, en finir avec la démocratie". Pour elle, la proposition de Barack Obama n'est pas vraiment une surprise. Mais elle recèle de nombreux dangers pour les peuples et les Etats. ARTE Journal : Barack Obama veut un accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les Etats-Unis, qu'en pensez-vous ? Godelieve Quisthoudt-Rowohl : Il était grand temps ! Au Parlement européen, on se disait bien que ça arriverait un jour. Et le fait qu'Obama évoque ce point dans son allocution sur l'Etat de l'Union confirme ce qu'on pensait ces dernières semaines. Début décembre, nous nous sommes rendus à Washington avec une délégation. Les politiciens européens ont parlé avec Miriam Sapiro, la représentante adjointe des États-Unis pour le commerce extérieur. Les signaux étaient clairs. Pour la première fois depuis des années, car auparavant les signaux étaient différents. C'était évident. Susan George : Ma première réaction, c'est qu'il existe depuis très longtemps, quelque-chose qui s'appelle « The transatlantic business dialog ». Ce sont des dialogues entre entrepreneurs, hommes d'affaires américains et européens. Ils ont formé de vingt à vingt et un comités pour les différents secteurs de l'industrie. Ce sont les transnationales qui vont dicter les règles de cette entente. Ils sont à l'oeuvre depuis une bonne dizaine d'années. L'autre chose que ça m'inspire, c'est qu'aujourd'hui, tous les accords de libre-échange comportent une clause qui est extrêmement nuisible. C'est quelque-chose que nous avons combattu à la fin des années 1990, si vous vous souvenez de l'AMI (l'accord multi-latéral sur l'investissement). L'une des principales raisons de notre combat à cette époque, c'était que l'AMI avait une clause qui permettait aux entreprises de porter plainte contre les Etats devant des tribunaux spéciaux. Cette clause visait toute mesure, loi ou ordonnance, qui pouvait entamer leur profit actuel ou futur selon leur définition. Tous les accords de libre-échange comportent cette clause. Il y a maintenant dans différents Etats, des disputes devant des tribunaux où l'entreprise demande jusqu'à deux milliards ou cinq milliards de dollards à des Etats parfois très pauvres. Et on s'expose à cela. Je n'imagine pas un accord de libre-échange européen ou américain qui fasse l'économie de cette clause. Je pense qu'il faudra surveiller ça de très, très près. ARTE Journal : Si cet accord aboutissait, qui serait gagnant, qui serait perdant ? Godelieve Quisthoudt-Rowohl : Les gagnants seront des deux côtés de l'Atlantique, c'est sûr. Je ne vois pas de perdants. Susan George : Qui serait gagnant, ce sont évidemment les grandes entreprises. Beaucoup moins les PME-PMI, qui sont des sous-traitants et qui sont déjà exploités par les très grandes entreprises qui ne les payent pas très régulièrement, qui peuvent comprimer les prix. Les perdants, ce sont les citoyens qui seraient complètement laissés en dehors et ce sont les Etats. Parce que ce genre d'accord enlève à l'Etat sa capacité de gouverner. On parle beaucoup de cette histoire de viande de cheval en ce moment. Imaginez que les Européens ou un Etat européen décide que désormais on va interdire tel ou tel fournisseur américain ou qu'on va interdire tel ou tel procédé. Aussitôt l'entreprise engage un procès parce que ses profits sont entamés. Ça peut être une mesure pour la santé publique, pour protéger les consommateurs, mais vous pouvez être certain qu'il y aura un procès. Non pas devant un tribunal français mais devant un tribunal d'arbitrage. Ce sont des tribunaux spéciaux qui ont des avocats spécialisés, c'est quelque-chose de très cher et puis c'est très souvent biaisé, en faveur des entreprises. Malheureusement, tout ce qui s'est passé jusqu'ici nous donne l'impression que ce sont les entreprises qui seraient les très grands gagnants et je ne vois pas d'autres gagnants dans cette affaire. ARTE Journal : Des deux côtés de l'Atlantique, il y a des secteurs protégés. En Europe, c'est l'agriculture. Certains pays ont interdit des produits OGM, comme le maïs transgénique. Que pourrait-il se produire pour ces secteurs protégés ? Godelieve Quisthoudt-Rowohl : Il ne faut pas voir le maïs transgénique de façon isolée, mais le replacer dans l'ensemble du secteur agricole. D'après les chiffres, l'agriculture est le plus petit secteur, mais c'est aussi le secteur qui pose le plus de problèmes. Il y a quelques années, je crois que c'était sous Clinton, nous étions en négociation avec les Américains à propos du soja transgénique. La commission qui dirigeait les négociations a dit : "Nous pouvons, comme vous le souhaitez, laisser les marchés réguler la situation, à condition que vous précisiez sur l'étiquette qu'il s'agit de soja transgénique. On verra bien si le soja transgénique se vend ou pas en Europe. Aux marchés de réguler les échanges". A l'époque, ça n'a pas marché parce qu'il était impossible de séparer le soja transgénique du soja non-transgénique. Depuis, la technologie a progressé. Je crois qu'il faut ouvrir les marchés, tout en veillant à ce qu'on ne nous impose pas des produits que nous ne voulons pas acheter. Et c'est possible grâce à des labels, un étiquetage raisonnable. On a fait des progrès en la matière. Il y a quelques mois, nous sommes parvenus à un accord sur le "High Quality Beef", un accord commercial qui porte sur plus de 50.000 tonnes de boeuf par an. C'est peu comparé à la consommation globale de l'Union européenne. Mais c'est un signal qui indique que l'Union européenne a, pour la première fois en 15 ans, ouvert ses frontières à l'importation de boeuf américain. Et pas du boeuf aux hormones ! Les Américains se sont engagés, ils ont accepté des contrôles vétérinaires, ou du moins des prélèvements d'échantillon. Et cela est passé par le parlement. J'étais rapporteuse et je sais combien c'est difficile. Susan George : Ca serait immédiatement l'invasion. Vous ne pouvez pas interdire, si c'est décidé une fois et accepté partout, c'est partout ! Vous ne faites pas exception parce que vous ne voulez pas de coton OGM. Aux Etats-Unis maintenant, le maïs OGM représente 80% de la production. C'est la nouvelle offensive tous azimuts des entreprises transnationales quel que soit leur domaine. Et puis pour l'agriculture, vous savez que le prix américain est le prix international, sauf pour l'Europe. Je vous laisse imaginer quel serait cet avenir. Ça serait la ruine de tous, sauf des très grandes fermes, des très grandes exploitations en Europe. ARTE Journal : Si cet accord voyait le jour, est-ce qu'il aurait un impact sur la croissance, sur l'économie mondiale ? Godelieve Quisthoudt-Rowohl : L'enjeu est le suivant : le renforcement de l'espace commercial transatlantique. Le potentiel de développement est limité parce que les deux marchés sont relativement saturés. Evidemment, on assistera à un nouvel essor lorsque toutes les barrières commerciales seront tombées. Mais on restera loin des taux de croissance relevés dans les pays émergents. Reste que les Etats-unis ou l'Amérique du Nord, car il faut intégrer le Canada, sont les pays qui nous sont le plus proches en matière d'Etat de droit, de démocratie. Ma vision, ou mon souhait, c'est que l'Union européenne ou les Etats-Unis soient un jour en mesure de négocier avec la Chine. Cela renforcerait énormément la position occidentale. Susan George : C'est difficile à dire. Mais la question qu'il faut toujours poser quand on utilise le mot croissance, c'est quelle croissance ? Si c'est la croissance d'industries polluantes, d'OGM, de substances chimiques, on préférerait ne pas avoir à les supporter ou à les respirer. Mais ce que je voudrais souligner, c'est qu'il faut examiner les termes de l'accord. Prenez l'exemple de l'accord Europe-Canada, il est extrêmement difficile de connaître le détail de cet accord. Mais ce que l'on sait, c'est que cette clause sur la possibilité des entreprises de porter plainte contre un Etat dont les lois pourraient entamer les profits actuels ou futurs, cette clause est présente. Il faut examiner tout, absolument à la loupe, parce que les dangers vont se cacher dans les clauses de cette nature. Ce que je peux dire, c'est qu'actuellement, ce n'est plus le libre-échange comme on le concevait au XVIIIe siècle. Autrefois, il y avait des règles comme "vous devez employer tant de personnes localement, vous devez avoir un contenu dans votre produit qui est produit à X % chez votre partenaire européen, vous devez suivre les règles de santé publique, de protection, vous êtes assujettis aux mêmes lois que les entreprises sur place". Tout cela est balayé, c'est l'ordre-du-jour des grandes entreprises qui compte maintenant. Nous allons vers un gouvernement qui est de plus en plus influencé notamment par les banques. Nous aurions là aussi dans les services financiers, les règles américaines sur les banques. Ça serait très, très difficile de légiférer sur les services financiers. Car ça ne concenrne pas que les voitures, l'agriculture, c'est aussi le commerce des services et comme le PNB des Etats-Unis et de l'Europe est maintenant très largement axé sur les services, là aussi, je crains le pire. ARTE Journal : Vous pensez qu'un accord de libre échange pourrait renforcer le poids des Etats-Unis et de l'Union européenne dans leurs négociations avec la Chine ou les pays émergents ? Godelieve Quisthoudt-Rowohl : L'union fait la force. Mais nous ne devons pas être trop stricts. Les relations commerciales sont des relations économiques. Et ces relations ont leur propre façon d'appréhender la société, l'Etat de droit. Elles constituent le fondement d'un ordre économique défini. Dès lors que les volumes économiques augmentent entre les Etats-unis et l'Europe, nous pèserons ensemble d'un poids plus important. Ce qui signifie que nous serons mieux placés pour imposer notre mode de fonctionnement. Ce serait un énorme progrès si l'on pouvait intégrer des standards sociaux et environnementaux à nos relations commerciales avec la Chine. Les Etats-unis n'y arrivent pas tout seuls, nous non plus. Et cela profiterait aux travailleurs chinois. Susan George : Vous savez, l'Europe est un marché de 500 millions de personnes. On est un marché très important pour la Chine. Il suffirait d'un peu d'unité en Europe pour obtenir ce qu'il conviendrait d'obtenir. Je ne pense pas qu'on ait besoin des Etats-Unis pour avoir une position de négociation. Nous sommes le premier marché de la Chine. Mais il faudrait un peu d'unité en Europe et avoir une idée précise de ce que ça veut dire de protéger les citoyens, les travailleurs et les consommateurs. " Autres arguments en faveur : " UE-USA: le libre-échange comme plan de relance le "moins coûteux", estime Karel De Gucht Mis en ligne le 02/03/2013 à 18h40 Un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne constituerait le "moins coûteux" des plans de relance pour juguler la crise et dynamiser l'économie des deux côtés de l'Atlantique, a déclaré samedi Karel De Gucht, le Commissaire européen au Commerce. "C'est le plan de relance le moins coûteux qu'on puisse imaginer", a-t-il déclaré lors d'un discours à l'Université de Harvard, dans le Massachusetts (nord-est), ajoutant qu'un tel accord créerait des "centaines de milliers" d'emplois en Europe. Après le feu vert donné fin février par le président américain Barack Obama, la Commission européenne doit formellement donner son accord pour donner le coup d'envoi des négociations visant à créer une des plus importantes zones de libre-échange dans le monde. "La fonction première d'un accord maintenant serait d'apporter une réponse appropriée à la crise", a-t-il ajouté, dans un discours transmis à la presse. M. De Gucht a toutefois reconnu que les négociations devraient rencontrer de fortes résistances, attendues notamment dans l'agriculture ou les marchés publics. "Les puissants groupes d'intérêts des secteurs protégés essayeront toujours de mettre des bâtons dans les roues. L'ampleur de l'accord réveillera de nombreux sceptiques", a admis le commissaire européen. "Et reconnaissons-le, les mots 'Europe' et 'Amérique' ne sont pas toujours salués par des applaudissements auprès de chacune de nos populations", a-t-il ajouté. Selon le Commissaire européen, l'enjeu de l'accord ne sera pas seulement de supprimer les doits de douane, déjà très faibles, entre les deux blocs mais surtout de libéraliser les échanges de services et de lever les barrières réglementaires. (JUG)" "Un « accord historique » USA/UE ? Certes, ces accords sont moins porteurs que les accords mondiaux, ils peuvent cloisonner le marché mondial, mais ils constituent un progrès. C’est dans cette logique qu’il faut lire le projet de négociation entre l’Europe et les États-Unis. Ils se sont engagés à ouvrir avant l’été des négociations portant sur ce que Le Figaro appelle « un accord historique » : la plus vaste zone de libre-échange de la planète (en attendant l’APEC), soit le tiers des échanges mondiaux et la moitié du PIB mondial. Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, Obama a poussé ce projet, dont il a parlé dans son discours sur l’état de l’Union, souhaitant qu’un « commerce libre et équitable vienne soutenir des millions d’emplois bien payés ». Selon les estimations de Bruxelles, un tel accord boosterait la croissance de 0,5% la première année et de 1% ensuite : une bénédiction face à la croissance zéro actuelle. L’accord ne sera pas aisé à négocier car le plus facile (la baisse des droits de douane) a déjà été fait et on s’attaque au noyau dur, celui des réglementations et normes. Selon le commissaire européen au commerce, le poids de ces réglementations équivaut à 10 ou 20% de droits de douane et freine les échanges. Les choses seront aussi difficiles pour l’agriculture, secteur protectionniste, maintenu à coup de subventions et de règles paralysantes (à propos des OGM par exemple) ou pour la culture. François Hollande n’a pas manqué de rappeler qu’il se faisait le défenseur de « l’identité culturelle » de l’Europe. De même, la France a peur que l’accord permette les échanges d’OGM." ""Un chiffrage de salon" Cependant la Commission européenne semble -au goût de Nicole Bricq - un peu trop pressée de parvenir à un accord présenté comme mutuellement avantageux. Certes, selon une étude indépendante commandée par la Commission européenne et publiée le 12 mars, cet accord pourrait rapporter quelque 119 milliards d'euros par an à l'Union européenne et 95 milliards d'euros aux Etats-Unis. D'après les calculs de l'institut londonien Center for Economic Policy Research, cela se traduirait "en moyenne par un supplément de revenu disponible de 545 euros par an pour une famille de quatre personnes dans l'Union européenne". Cet accord serait même bénéfique pour le reste du monde, reconnaît la ministre. Le PIB mondial augmenterait en effet de 100 milliards d'euros. L'accord semble également alléchant du fait de la croissance américaine estimée à 2% qui pourrait sans doute donner un coup de pouce à celle - atone - de l'Union européenne, concède encore Nicole Bricq. " Autres arguments en défaveur : "Un mauvais accord Le potentiel accord avec les Etats-Unis pose d’innombrables problèmes. Tout d’abord, il est probable qu’il ne prendra pas en compte la question des parités monétaires, alors pourtant que l’euro est au moins trop cher de 15 à 20% par rapport au dollar. Il est parfaitement délirant de négocier sur des tarifs qui sont à 3% en moyenne, sans prendre en compte les parités monétaires. On peut également douter du fait que les Etats-Unis remettront en cause la protection de leurs marchés publics, alors que l’Europe l’a déjà démantelée et que l’Etat français achète des Ford et des Volkswagen. Pire, comme d’habitude, cet accord risque de se faire au détriment des consommateurs. On a vu récemment que l’UE a fini par accepter l’importation de viandes étasuniennes nettoyées à l’acide, dans un nouveau geste qui montre que la mondialisation tend à provoquer une uniformisation vers le bas. On parle également d’une reconnaissance réciproque des médicaments, qui risque de pousser les autorités nationales à favoriser leur champion et non la santé des patients. Moins de contrôle, c’est plus de scandales, comme on l’a vu avec la viande, comme avec les farines animales. Une Europe étasunienne ? Le Général de Gaulle disait qu’il était le seul à vouloir construire une Europe européenne, quand ses opposants de l’époque voulaient en réalité construire une Europe étasunienne. C’était le sens de la mention absolument scandaleuse de l’OTAN dans le TCE puis dans le Traité de Lisbonne, pour qui « leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord ». Un tel accord renforcerait encore cette mauvaise logique occidentaliste. Comme le notait Lior Chamla dans un billet du blog la théorie du tout, le parlement eu1ropéen a voté une résolution assez incroyable en 2008 qui dit que « le partenariat transatlantique est une pierre angulaire de la politique extérieure de l’Union européenne, ainsi que de sa politique économique globale ». "Les Etats-Unis et l’Union européenne négocient depuis des années, en toute discrétion, la mise en place d’un marché transatlantique. Prévu pour 2015, ce projet implique : - la mise en place de nouvelles institutions transatlantiques - comme le Conseil Economique Transatlantique - qui agissent de façon non démocratique (pas de débat parlementaire, représentants non élus) pour influencer un nombre croissant de décisions politiques, - l’harmonisation de nombreuses législations européennes et américaines aussi bien sur le plan commercial que sécuritaire, - une diplomatie européenne de plus en plus alignée sur celle des USA, - la mise en place d’une gouvernance mondiale basée sur les normes marchandes. Concrètement, le marché transatlantique s’instaure à travers des dizaines d’accords politiques signés entre les Etats-Unis et l’Union européenne (et, pour certains d’entre eux, les parlements nationaux), lesquels concernent tous les domaines de la vie : travail, santé, alimentation… Ainsi : 1. Le marché transatlantique uniformise tout ce qui est nécessaire à la libre circulation marchande (biens, services, investissements…) d’un côté à l’autre de l’Atlantique, en choisissant de renforcer prioritairement la « libre-concurrence » et la compétitivité. Cela signifie que les marchés financiers et les firmes multinationales peuvent agir de plus en plus librement sur un espace géographique de plus en plus étendu. 2. Par cette extension géographique de la compétition économique, le marché transatlantique favorise les fusions/acquisitions d’entreprises, donnant aux firmes multinationales un contrôle de plus en plus grand de l’économie et de la finance (en 2005, les 500 plus grandes entreprises contrôlaient déjà la moitié du commerce mondial !) au détriment de nombreuses PME et d’indépendants. 3. Le marché transatlantique menace l’autonomie politique des élus locaux. D’une part, il renforce le pouvoir financier des multinationales alors que certaines d’entre elles sont déjà aussi puissantes que des Etats (ainsi, Toyota est plus riche qu’Israël, Walt-Mart plus riche que la Grèce, Exxon plus riche que l’Autriche...). D’autre part, les accords transatlantiques font le choix de ne pas harmoniser les normes sociales, fiscales ou environnementales, instaurant ainsi une concurrence entre systèmes législatifs qui favorise les pratiques de dumping... au détriment des finances publiques, des conditions de travail, des salaires, de la santé et du bien-être général des populations. 4. Renforçant le pouvoir des marchés financiers et des multinationales sur les pouvoirs politiques locaux, le marché transatlantique menace d’intensifier la privatisation des services publics et de la Sécurité sociale. L’accès universel à des services essentiels (enseignement, transports, culture…), le droit à des pensions dignes, des soins de santé accessibles, des allocations de chômage et des aides sociales minimum et inconditionnelles… Toutes ces conquêtes sociales solidaires, pour lesquelles des générations se sont battues, sont mises en péril. Le marché transatlantique appauvrira donc considérablement une large partie de la population, et accentuera d’autant plus la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. 5. Le marché transatlantique ne répond pas par hasard aux exigences des firmes multinationales. En effet, les décisions politiques qui président à la création de ce marché sont le fruit direct du lobbying de puissantes firmes privées, qui agissent tantôt de façon officieuse, tantôt à titre d’experts officiels. La soumission d’une partie du monde politique aux intérêts privés est ici en cause (à titre d’exemple, près de 8% des parlementaires européens sont membres d’un lobby défendant les intérêts des multinationales : le Transatlantic Policy Network). 6. Loin d’être un espace de liberté pour tous, le marché transatlantique prévoit d’importantes mesures sécuritaires : pour défendre le droit à la propriété intellectuelle, mais aussi pour surveiller plus étroitement les populations. Au nom de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis et l’Union européenne mettent en place des ententes judiciaires, pénales et policières qui contreviennent gravement aux principes même de la démocratie (droit à la vie privée, procès équitable, séparation des pouvoirs…). En définissant l’acte terroriste comme la volonté de déstabiliser un Etat ou de l’influencer dans ses décisions, les législations sécuritaires transatlantiques peuvent être utilisées à des fins répressives contre les syndicats, ONG et mouvements sociaux. Avec, à la clé, des méthodes d’enquêtes spéciales, un fichage généralisé des populations et une remise en cause de certains droits élémentaires de la défense (comme l’interdiction d’accès à des pièces classées « secret défense »). 7. Enfin, le marché transatlantique a également pour but d’étendre les logiques de marché compétitif à l’ensemble de la planète, accordant ainsi aux firmes multinationales un droit d’exploiter les populations et les ressources naturelles sans limites. Le marché transatlantique contribuera donc à l’aggravation de la pauvreté et des inégalités « Nord/Sud », tout en détériorant de plus en plus gravement les écosystèmes, la biodiversité, le climat. Se faisant, il multipliera les réfugiés climatiques, renchérira le prix des denrées de base et hypothèquera l’avenir et le bien-être des générations futures. 8. La dynamique transatlantique poursuit en l’élargissant le processus européen de marché unique, soutenu par les gouvernements nationaux qui occultent trop souvent leurs responsabilités en se cachant derrière les autorités européennes. Pourtant, les pouvoirs nationaux ne sont pas sans pouvoir, ainsi que le prouve leur veto à la décision de la Commission européenne d’autoriser l’importation en Europe de poulets américains traités à l’aide d’agents chimiques (poulets chlorés). Un projet que les Etats sont parvenus à arrêter, même si le bras de fer se poursuit au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. Plus que jamais, le danger est grand de voir les rapports sociaux soumis à une logique de plus en plus marchande." Pour Jean-Luc Mélenchon , cet accord signerait " l'enterrement définitif du projet d'une Europe sociale et l'alignement de l'Europe sur les valeurs anglo-saxonnes opposées à la solidarité organisée par l'Etat " .
  11. Le malheur de l'Afrique est tout d'abord l'africain lui-même. La corruption des autorités reste le plus grand fléau pour la population. L'Afrique étant le continent le plus riche en sol et sous-sol au monde, devrait normalement se retrouver en tête au classement des continent développés, pourtant c'est l'inverse qui se produit. Bien évidemment que ce continent est maintenu de force en sous-développement par ceux qui contrôlent l'économie mondiale (les multinationales) ainsi que par le FMI et la Banque Mondiale (dirrigés aussi par ces mêmes multinationales), mais si les autorités font face à la corruption qu'apportent ces entreprises européennes et américaines, les choses iront de l'avant. Il ne faut pas oublier que la dictature imposée par ces multinationales est tellement rigoureuse à tel point que lorsqu'un Homme d'Etat refuse leurs exhigences, on l'execute (Lumumba, Sankara, Kabila,...), mais ce continent ne s'en sortira qu'en éliminant la corruption ! La Solution ? C'est l'Union. Les pays africains doivent impérativement s'unir pour pouvoir s'imposer sur la scène économique et politique mondiale. L'Union fait la Force dit-on. Aucun pays africains ne serait violé (Côté d'Ivoire, Libye,...) si tous les autres pays du continent avaient les mêms objectifs. Par conséquent, aucun président africain n'aurait été exécuté. Les Européens l'avaient si bien compris après la seconde guerre mondiale. Les conflits intestinaux avaient été mis de côté, et l'Union Européenne fut créée afin de faire front à la supprématie américaine. Qu'en pensez-vous ?
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