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Marcuse

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Tout ce qui a été posté par Marcuse

  1. Depuis plus de quarante ans, les Wampas sillonnent la France avec leur punk caustique et nerveux. Ils publient un nouvel album impeccable, « Où va nous ? », et leur leader, Didier, son autobiographie, « Punk ouvrier ». Rencontre avec l’ancien électricien de la RATP, acteur majeur de la scène musicale française qui a dû se défaire, le temps de l’entretien, de son humilité et de sa discrétion coutumières. Lorsque Didier Wampas nous accueille dans sa loge de l’Olympia, il ne reste qu’une poignée d’heures avant qu’il ne monte sur la mythique scène parisienne, qui affiche complet depuis trois mois. Il est pourtant d’un naturel désarmant, vif et alerte pour ce qui n’est après tout que le 21e concert d’une tournée entamée en février. Un nouveau marathon pour les Wampas, accompagné d’un nouvel album au son caverneux, « Où va nous ? », l’un de leurs meilleurs crus. Figure du punk français à la longévité exceptionnelle, parolier brillant et homme aussi simple qu’affable, l’ancien électricien de la RATP, marqué par son enfance en banlieue parisienne dans une famille de sympathisants communistes syndiqués à la CGT, « où tous les dimanches un vendeur de l’Huma passait pour proposer son journal et essayer de parler politique », vient de publier son autobiographie au titre limpide, Punk ouvrier (Harper Collins). Tenez-vous le compte du nombre faramineux de concerts des Wampas, depuis le premier au square de Tolbiac, à Paris, en juin 1983 ? https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/didier-wampas/didier-wampas-dans-la-vie-il-faut-faire-comme-rahan-faire-tourner-son-coutelas-et-aller-dans-la-direction-indiquee
  2. La sécurité sociale est-elle condamnée à mort ? Fruit de luttes depuis plus de 80 ans, elle est aujourd’hui le symbole d’un modèle social que l’on veut démanteler depuis des décennies. Réformes, austérité, rigueur budgétaire… Sous couvert de mythes comme le « trou de la sécu », les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de marteler que notre système serait devenu obsolète, trop coûteux, dépassé... Mais en sommes-nous vraiment arrivés là ? Ne s’agit-il pas de choix politiques pleinement assumés ? Et surtout, à qui profitent-ils ? Dans le contexte d’une offensive sans précédent contre nos acquis sociaux, Blast vous propose de plonger au cœur d’une bataille à un moment charnière de son histoire.
  3. Procès libyen : comment Sarkozy a piétiné la mémoire des victimes du DC-10 Les procès du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ne sont pas historiques seulement parce qu’un ancien président de la République est accusé de corruption et d’association de malfaiteurs. Pour l’une des premières fois, les victimes humaines des raisons d’État témoignent à la barre et obtiennent le statut de parties civiles, c’est-à-dire le droit d’agir en justice aux côtés du parquet. En s’impliquant dans les audiences, le collectif des filles du DC-10 et les familles des victimes de l’attentat de 1989 ont réussi à incarner et à rendre concrets les effets de la corruption. Un pas essentiel dans le combat pour l’intégrité publique. (...) Trente-six ans après les faits, vingt-six ans après la sentence, les enfants et familles des morts du DC-10 obtiennent la reconnaissance de leur préjudice dans l’affaire des financements libyens. Des hommes et femmes directement touchés par un pacte de corruption sans précédent dans l’histoire de la Ve République. En l’échange de financement et de contrats pour l’industrie française, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis chef de l’État et ses fidèles collaborateurs Claude Guéant et Brice Hortefeux promettent à Mouammar Kadhafi de l’aider à revenir sur la scène internationale dont il avait été exclu pour terrorisme, et d’œuvrer à la réhabilitation de son beau-frère. Le tribunal a qualifié cela d’« association de malfaiteurs » en première instance – une entente criminelle qui a directement lésé les familles de l’attentat. "Sarkozy nous a trahis" https://www.blast-info.fr/articles/2026/proces-libyen-comment-sarkozy-a-pietine-la-memoire-des-victimes-du-dc-10-jakqwuUTQWWspsseSfGBbg
  4. Depuis, il y a eu ce film de montage d'Aymeric Caron, diffusé à l'Assemblée nationale le 29 mai 2024
  5. Marcuse

    Qui sont les anarchistes ?

    "L'ordre, moins le pouvoir" (et non pas anomie)
  6. Marcuse

    Un jour, un tableau!

    Ses boucles sont quand même fascinantes !
  7. En 2020, un groupe d’universitaires rend public un outil inédit : une base de données qui recense, des années 1950 à nos jours, l’usage d’une arme diplomatique qu’on suppose toujours plus douce et plus humaine que la guerre, les sanctions. La plupart du temps, les Occidentaux les imposent, les pays du Sud les subissent. Et, dans sept cas sur dix, elles échouent à atteindre leurs objectifs proclamés (1). Cette forme de coercition n’a pourtant jamais été autant employée : les pays visés représentaient 5 % de l’économie mondiale dans les années 1960, 25 % au cours de la décennie 2010. Si les élites trouvent souvent le moyen de contourner le châtiment, les peuples l’endurent. Mais dans quelle mesure ? L’été dernier, trois chercheurs publiaient les résultats d’une enquête sur les effets sanitaires des sanctions imposées par les États-Unis et l’Union européenne à 152 pays entre 1971 et 2021 (2). Les résultats éclairent d’un jour particulier l’autosatisfaction vertueuse des dirigeants qui pénalisent ainsi Cuba, l’Iran, l’Afghanistan, la Russie, la Corée du Nord et quelques autres : « Nous avons estimé que les sanctions unilatérales avaient entraîné 564 258 décès par an. » Soit un peu plus de 28 millions de morts en cinquante ans… L’ampleur de cette hécatombe, observent les scientifiques, apparaît « comparable au nombre total de victimes des conflits armés ». Les chercheurs observent que les sanctions économiques unilatérales décidées par les États-Unis sont les plus meurtrières, alors que celles mises en œuvre par l’Organisation des Nations unies (ONU) n’entraînent pas une hausse significative de la mortalité, sans doute parce qu’elles sont précisément conçues pour l’éviter. https://www.monde-diplomatique.fr/2026/04/RIMBERT/69468
  8. Fruit de longues années de tournage, ce documentaire observe en cinéma direct l’autonomie politique des habitant·es autochtones de la ville mexicaine de Tila, dans la région du Chiapas. Loin des grands discours, il s’intéresse aux pratiques concrètes de démocratie directe en territoire maya. Au Chiapas, dans le sud du Mexique, les habitants de Tila et d’autres villages ayant expulsé la mairie et la police se confrontent au défi de l'autogouvernement. "Un lugar más grande" explore la construction de l'autonomie au quotidien, révélant une large trame de personnes, de générations, d'esprits et de paysages, et des images inédites. Une plongée au cœur d'un processus collectif, quand l'autogouvernement devient une responsabilité envers soi-même et envers les autres. Une aventure d’inspiration zapatiste en territoire maya ch'ol.
  9. Gaëtan aspire à devenir une personne décente. Dans cette série documentaire en animation, Boys Boys Boys dresse le portrait d'une génération d'hommes qui interrogent les normes établies.
  10. L’organisation non gouvernementale de défense (ONG) des droits humains Amnesty international publie aujourd’hui, comme tous les ans, son rapport annuel sur la situation de ces droits dans le monde – pays par pays. Ce dense document est une alerte, dont les auteurs constatent, accablés, que notre planète « est à l’aube d’une nouvelle ère dangereuse, caractérisée par des attaques de grandes puissances, d’entreprises et de mouvements anti-droits contre le multilatéralisme, le droit international et les droits humains ». Dans son rapport, Amnesty international relève notamment qu’ « Israël a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza malgré l’accord de cessez-le-feu » conclu en octobre 2025, et a d’autre part « maintenu le système d’apartheid qu’il impose aux Palestinien·nes, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion » de ces territoires. À l’autre bout du monde, « les États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026 ». Puis, quelques semaines plus tard, « le recours illégal à la force par les États-Unis et Israël contre l’Iran, en violation de la Charte des Nations-Unies », a initié un conflit qui « a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau ». Devant la gravité de la situation, Amnesty presse « les États, les organismes internationaux et la société civile » de se mobiliser pour « empêcher ce nouvel ordre mondial de s’imposer » : c’est ce que demande aussi Agnès Callamard, présidente de l’ONG, dans sa longue introduction à cet alarmant rapport annuel, que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation. https://www.blast-info.fr/articles/2026/rapport-annuel-d-amnesty-international-pour-le-bien-de-lhumanite-il-est-temps-decrire-lhistoire-des-droits-humains-vYgTpgefQIW_Uxsm1TlSnA
  11. Le sens des mots évolue au gré de leur utilisation également
  12. Que deviendra notre jardin après nous ? Ses prochains occupants comprendront-ils ses spécificités ? Pour faciliter la passation des jardins, notre journaliste propose de recueillir leurs secrets dans des modes d’emploi. Notre journaliste Marie Astier a un grand potager, chez elle, dans les Cévennes. Dans cette chronique mensuelle, elle livre astuces et réflexions, parce que jardiner… c’est politique. Le parterre des aromatiques a souffert des dures gelées de janvier. Le retour du soleil est l’occasion de constater les dégâts. Je sors les verveines de la forêt d’herbes folles qui les cache, j’ai taillé du bois mort. On verra si elles repartent du pied. La sauge qui faisait plus de 1 m2 n’a gardé que quelques tiges, bien vivaces cependant, elle repartira. Je récupère un rejet aventureux pour le replanter dans la plate-bande. Le romarin est bien asséché, la lavande, elle, n’a pas bronché et étend son territoire. Le thym citron qui était chétif a disparu. Le fenouil ambré maintient sa place pour la cinquième année consécutive. Je suis en retard sur toutes ces tâches que j’aurais dû accomplir avant le printemps, tant pis. Ailleurs au jardin, on marque les emplacements des pivoines qui devraient bientôt ressortir, on savoure la sortie des multiples plantes à bulbes qui colorent le printemps. C’est la fin du jeu de cache-cache de l’hiver pour de nombreuses plantes. Personne n’écrit de mode d’emploi de son jardin. On devrait. Pour que d’autres puissent s’en occuper en notre absence, et aussi pour que nos jardins soient transmissibles. Car si nous n’étions plus là, qui saurait qu’il faut désherber avec soin ce coin le long du mur plutôt que d’y passer la tondeuse, car s’y cachent des fleurs ou des saveurs gourmandes ? Que le meilleur lieu pour planter les courges se situe sous le cognassier ? L’abri du hérisson pourrait disparaître en un coup de rangement intempestif, ainsi que celui de la couleuvre. La sauge n’aurait plus de mémoire — elle ne vient pas de n’importe où, je l’ai achetée il y a huit ans à ces pépiniéristes désormais à la retraite qui allaient chercher leurs variétés dans la garrigue. Est-ce pour cela qu’elle est si robuste ? Ou juste parce qu’elle bénéficie d’un coin de paradis : feuilles au soleil, pied au frais du mur ? https://reporterre.net/Personne-n-ecrit-de-mode-d-emploi-de-son-jardin-On-devrait
  13. Première femme à diriger un quotidien politique, Caroline Rémy, dite Séverine, fit du reportage une arme pour la justice sociale. Libertaire, féministe, dreyfusarde, pacifiste, elle inventa une façon de « tenir debout » dans la presse – au plus près des vies blessées. À Paris, la rue Montmartre s’éveille dans une odeur d’encre et de plomb. Une femme à la silhouette fine franchit le seuil du 142, grimpe les escaliers qui mènent au bureau où l’on refait le monde – le Cri du Peuple. Séverine a encore dans les oreilles la voix de Jules Vallès, son mentor disparu, et dans le cœur la certitude qu’un journal peut parler haut pour ceux, pour celles que l’on n’entend pas. Procès, grèves ou misère des faubourgs, elle partira encore, carnet en poche, en quête de « la chose vue », du réel nu. Ouvrières, mineurs, anarchistes, déserteurs et réfractaires : voilà les siens. Son serment, jamais trahi : « Avec les pauvres, toujours, malgré leurs erreurs, malgré leurs fautes… malgré leurs crimes ! » Une naissance bourgeoise, une vocation frondeuse https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/affaire-dreyfus/caroline-remy-dite-severine-a-la-tete-du-cri-du-peuple-fait-du-reportage-une-arme-de-justice-sociale
  14. Entre longévité exceptionnelle et quête de sens, l’ikigaï d’Okinawa fascine autant qu’il intrigue. Derrière ce concept souvent déformé en Occident se cache une philosophie de vie profondément ancrée dans le quotidien, loin des approches utilitaristes. Okinawa a longtemps fasciné les scientifiques, qui ont constaté que les habitants du village d’Ogimi, dans le nord de cette île japonaise, détenaient le record mondial de longévité. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à concentrer un nombre intrigant de centenaires, puisque la Martinique, la Sardaigne, ou encore Ikaria en Grèce, complètent ce que certains universitaires ont nommé en 2000 des zones bleues, ces régions où la longévité en bonne santé des habitants est très nettement au-dessus de la moyenne. Les observateurs ont bien identifié des points communs dans le mode de vie dans les zones bleues : l’alimentation favorisant les légumes, les légumineuses, les céréales complètes, les fruits, les poissons, les fruits ; la pratique quotidienne de mouvements naturels et de basse intensité (jardinage, marche, tai-chi, tâches manuelles régulières) ; la forte cohésion sociale et familiale, etc. L’intérêt de vivre la journée à venir (...) Dans sa conception originelle, l’ikigaï désigne « ce qui donne envie de se lever le matin » et ce qui motive « l’intérêt de vivre la journée à venir », d’être présent au moment. Dans un lieu où la spiritualité conserve toute sa place, tout ce qui est vécu dans la journée doit être porté par un sens profond. https://www.humanite.fr/vie-quotidienne/sante/pourquoi-les-japonais-dokinawa-sont-plus-heureux-que-le-reste-du-monde
  15. Marcuse

    Pop the Wall

    non, mais hélas le jeu n'est plus dispo
  16. Forêt parée. Serge Geoffre a été poursuivi par l’Office national des forêts pour avoir recouvert des marques de peinture apposées sur les arbres à abattre. Loin d’être isolée, son action s’inscrit dans la généalogie d’une lutte, vieille de deux siècles, contre l’exploitation de la forêt de Fontainebleau. Elle pourrait faire jurisprudence. La tension finit par refluer. Au tribunal de Fontainebleau (Seine-et-Marne), ce jeudi, Serge Geoffre a été relaxé. L’homme, habituellement prolixe, n’a qu’un silence pour emplir sa bouche bée ; sa fille, venue assister au délibéré, le cueille à la sortie pour le féliciter. Le jury motive son arbitrage : ses actes étant «dénués d’intérêt personnel ou financier», et les poursuites constituant une «ingérence disproportionnée dans l’exercice de a liberté d’expression», décision a été prise de débouter les parties civiles. Ce que remercie Alexis Baudelin, avocat de la défense, selon qui ce délibéré «constitue désormais une jurisprudence» dans les affaires à venir. (...) «J’ai essayé d’informer et de sensibiliser les gens au traitement de la forêt et de ses chênes centenaires par l’ONF. Si on l’écoutait, il faudrait tout raser et replanter des arbres qui satisfont sa logique industrielle.» https://vert.eco/articles/il-dessinait-des-ronds-sur-les-arbres-pour-empecher-leur-coupe-le-peintre-de-fontainebleau-fait-plier-lonf-au-tribunal
  17. La France se désindustrialise depuis des décennies. Les entreprises souffrent, peinent à résister à la concurrence internationale, accumulent les fragilités. Des fonds d'investissement ont flairé la proie. Ils se présentent en sauveurs, rachètent les sociétés en difficulté, les pressent jusqu'à l'os, en extraient le maximum — puis passent à autre chose, laissant derrière eux des coquilles vides et des emplois détruits. L'État, lui, regarde. Parfois il participe. Complice de ce pillage méthodique qui grève pourtant les finances publiques, il joue un rôle trouble que peu osent qualifier. Depuis janvier, une commission d’enquête parlementaire, créée à l'initiative de La France insoumise, ausculte les pratiques « prédatrices » des fonds vautours et leurs conséquences sur l’industrie et sur l’emploi. Blast a suivi ses travaux. Le tableau qui s’en dégage est édifiant. « Le malheur des uns fait le bonheur des autres », dit le proverbe. Depuis la fin des années 1970, les entreprises françaises souffrent beaucoup : les usines ferment les unes après les autres, et les gouvernements qui se succèdent ne font rien pour protéger les emplois. Et, tels des oiseaux de proie, certains profitent de cette faiblesse : les fonds d’investissement, qui en ont même fait leur raison sociale.(...) La « commission d'enquête sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs » réunit trente députés, issus des différents groupes politiques de l’Assemblée nationale, ainsi qu’un député sans étiquette. Le député centriste de la Loire Emmanuel Mandon, qui siège aussi à la Commission des finances, la préside. C’est la première fois que l’Assemblée nationale s’attaque directement à ce sujet. Les députés se donnent un objectif clair : comprendre comment fonctionnent ces fonds, mesurer leur impact sur les entreprises et sur l’emploi, évaluer les risques qu’ils font peser sur l’économie du pays, et trouver les moyens de mieux encadrer leurs pratiques. https://www.blast-info.fr/articles/2026/comment-les-fonds-vautours-saignent-lindustrie-francaise-ZePC8OMjTr-t_crv0tJeZQ
  18. Une série qui tient la dragée haute au film des frères Coen avec un casting de qualité et une réalisation soignée Une ambiance inoubliable
  19. Le coeur du capital est un essai percutant, écrit à quatre mains par une historienne et un économiste, qui propose de repenser le capitalisme à partir d'un angle trop souvent oublié : le travail reproductif. Ce sont toutes les tâches de soin, d'éducation, de ménage - souvent accomplies gratuitement, dans la sphère privée, par des femmes ou des personnes précaires. Sans elles, pas de force de travail, pas d'économie. Pourtant, ce travail reste invisibilisé, non reconnu, mal rémunéré. Ce livre montre que cette exploitation structure notre système, en croisant les apports du féminisme, de l'économie critique et de l'histoire sociale. Les auteurices ne se contentent pas d'une critique : ils proposent aussi de nouvelles manières d'évaluer ce travail et d'organiser autrement la société. https://www.lalibrairie.com/livres/le-coeur-du-capital--comment-le-travail-reproductif-fait-tourner-l-economie_0-14162008_9782488244114.html
  20. Après six mois de travaux, la mission sur l’imprescriptibilité des violences sur mineurs a débouché ce mercredi 15 avril sur 33 recommandations et une proposition de loi demandant à lever la prescription sur tous les crimes commis sur les enfants. C’est un moment de bascule de notre société, estime le député écologiste Arnaud Bonnet. Les violences sexuelles sur les enfants sont systémiques. Cette proposition de loi demande l’imprescriptibilité pour tous les crimes commis sur les mineurs au pénal et au civil. C’est historique pour notre pays. » Le changement de paradigme va-t-il enfin avoir lieu ? Les conclusions de la mission parlementaire sur « l’imprescriptibilité des violences commises sur les mineurs », que veut concrétiser ce texte, auront-elles plus de chances que la proposition contre l’inceste de la sénatrice Annick Billon, déposée en novembre dernier ? Pour l’instant, la parlementaire n’a pas encore obtenu de niche pour l’imposer à l’agenda. « Ce temps, nous leur devons » Mais les députés estiment qu’un texte court de quatre articles pourrait prendre place dès juin en s’inscrivant dans la semaine transpartisane, dans l’espoir d’une mise en œuvre effective au 1er janvier 2027. Une large majorité de députés est appelée à le soutenir, et l’appel du pied concerne aussi le gouvernement… « J’étais au départ très réservée sur la levée de la prescription, confie la présidente de la délégation aux droits des enfants Perrine Goulet. Mais il y a inadéquation entre le temps judiciaire et le temps de l’enfant. L’empreinte est durable, profonde sur les victimes. Elles ont besoin de temps. Ce temps, nous leur devons. » https://www.humanite.fr/environnement/inceste/la-justice-doit-sortir-de-ce-temps-limite-une-proposition-de-loi-pour-lever-la-prescription-pour-tous-les-crimes-commis-sur-les-enfants
  21. Les restes de Toussaint Louverture, le héros de la première révolution noire à Saint-Domingue en 1791, ont été jetés, mêlés à d'autres ossements, dans des remblais à proximité du fort de Joux où il était incarcéré. C'est sa dépouille qui est le personnage principal de cette histoire. Sadri Khiari montre comme la bureaucratie encore naissante mais déjà « machinique », s'empare du corps de Toussaint et l'objective. Il s'agira de suivre pas à pas le travail de destruction physique et moral, de "déshistorisation" et de déshumanisation à la fois bureaucratique et raciste d'un corps. La dépouille de Toussaint est le personnage principal de cette histoire. Cet essai graphique est, pour une part importante, l'adaptation d'un livre publié en France à la fin des années 1920 aux éditions Berger-Levrault. Intitulé Histoire de la captivité et de la mort de Toussaint-Louverture. Notre pèlerinage au fort de Joux, il a pour auteur le colonel Alfred Auguste Nemours, un diplomate haïtien, fervent admirateur de Toussaint Louverture, qui s'est livré à une enquête minutieuse pour restituer le calvaire du héros haïtien, incarcéré au fort de Joux jusqu'à ce que le froid et le désespoir ne l'emportent et que son corps ne disparaisse, broyé par la machine bureaucratique et militaire. https://www.lalibrairie.com/livres/toussaint-est-mort-dans-sa-tombe_0-14053245_9782330216870.html
  22. Soupçons de financement libyen : absent au procès, Claude Guéant répond à Nicolas Sarkozy dans une lettre au vitriol Absent du procès pour raisons de santé, Claude Guéant a répondu mardi 14 avril dans une lettre aux attaques proférées par Nicolas Sarkozy à son encontre la semaine dernière. En plus de nier « tout intérêt financier », l’ancien secrétaire général de l’Élysée revient en détail sur un dîner en Libye organisé en 2007. Ils ne peuvent plus se voir en peinture. Alors que l’interrogatoire de Nicolas Sarkozy doit se terminer ce mardi 14 avril, son ancien plus proche conseiller Claude Guéant, absent du procès pour raisons de santé, a répondu par écrit aux vives attaques proférées à son encontre la semaine dernière. https://www.humanite.fr/politique/claude-gueant/soupcons-de-financement-libyen-absent-au-proces-claude-gueant-repond-a-nicolas-sarkozy-dans-une-lettre-au-vitriol
  23. Avant dernier épisode de notre abécédaire avec Johann Chapoutot où nous allons naviguer dans ce monde nazi qui n’a pas forcément perdu la guerre tant ses supporters reviennent par différents chemins sinueux aujourd’hui. Jamais les nazis n’ont eu autant de place dans les médias contemporains, comme si Hitler et Von Papen le centriste dégénéré avaient fait des petits. On revient au testament politique d’Hitler (V comme Victoire) pour nous replonger dans la République de Weimar qui enfantera, malgré ses tentatives démocratiques et socialistes avortées, sur un libéralisme autoritaire massacreur de juifs et de communistes. Dans classé X, Johann Chapoutot revient sur sexualité sous les nazis : la chasse aux homosexuels, la vitalité du sexe hors mariage et l’avilissement des femmes. La vie amoureuse d’Hitler apparait fantomatique, sans doute en raison d’atrophies qui lui feront préférer les très jeunes femmes, dont sa cousine qui se suicidera. Eva Braun reste un mystère. Y comme Yougoslavie nous permet d’appréhender le dernier génocide avant celui des juifs : celui perpétré par les Oustachis en Yougoslavie contre les juifs, les serbes orthodoxes et les tsiganes : 900 000 morts oubliés. Tous ces malheurs sont marqués par l’avènement d’un Zentrum complètement dévoyé dont le leader Franz von Papen, sorte de Macron à moustache placé là par les grands bourgeois allemands, va penser pouvoir dominer un parti nazi alors en perte de vitesse. C’était compter sans la puissance de feu d’Adolf Hitler et de son âme damnée Joseph Goebbels. Il nous reste un épisode. Une seule lettre H comme Histoire. L’historien a voulu finir en beauté. Deux semaines à patienter. https://www.blast-info.fr/emissions/2026/les-nazis-ont-helas-beaucoup-de-choses-a-nous-dire-sur-nous-v-w-x-y-z-wCbB7JBJThCH187amzpUeA
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