-
Compteur de contenus
1 333 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Marcuse
-
Quentin Liabaud, signataire de la tribune « Désarmer l’empire Bolloré », décrit son engagement de libraire indépendant à La Souterraine, dans la Creuse. Je suis devenu libraire en 2009. Au départ, c’était un job alimentaire qui me permettait de continuer mon parcours artistique. Puis c’est devenu une vocation. J’avais, par l’entremise de milliers de voix écrites, trouvé ma voie. Ma vision du métier tel qu’on me l’a transmis, tel que je me le suis approprié, repose sur quelques prédispositions : recherche, écoute, curiosité, disponibilité, cohérence… Mais cela nécessite de prendre le temps. Et toutes ces qualités ne sont opérantes que dans un contexte de liberté de décision, d’intention, et donc d’indépendance. Lorsque les libraires sont en maîtrise totale de leurs choix (d’achat, de programmation de rencontres d’auteur·rices, de gestion, de mise en place…), ces qualités deviennent des outils de résistance face à l’extrême-droitisation et à la « bollorisation » de la société. https://www.politis.fr/articles/2025/04/hs81-les-livres-oeuvres-de-resistance/
-
Malgré l’existence d’un fonds d’indemnisation dédié aux victimes des pesticides, les ouvriers agricoles exposés au chlordécone durant des décennies aux Antilles peinent toujours à se faire reconnaître. Du haut de ses 60 ans, Danielle Sainte-Rose n’a rien oublié du travail harassant dans les bananeraies en Martinique : « Je travaillais dans une exploitation au Lamentin, à Vert Pré. Elle a fermé depuis. Ma mère y était ouvrière agricole. C’est elle qui m’a fait entrer là-bas. Au départ, c’était un petit boulot pour gagner de l’argent. Finalement, j’y suis restée de 1996 à 2011. » Les journées sous le soleil plombant de l’île se ressemblent toutes. Compter les bananes. Poser les gaines photosélectives sur le fruit. Ajouter de l’engrais chimique. Couper les feuilles au moment de la récolte. Le tout, sans aucune protection fournie par l’employeur. Toutes ces années, sans qu’elle n’en ait conscience, Danielle Sainte-Rose a été exposée au chlordécone. Le pesticide est utilisé aux Antilles depuis 1972 afin de lutter contre le charançon du bananier, l’un des principaux ravageurs des bananiers. Il faut attendre 1993 pour que la France en interdise la vente et l’usage, après épuisement des stocks des exploitants. Les États-Unis l’avaient pourtant déjà proscrit pour sa toxicité en 1977. « Ça a commencé par des douleurs dans le dos » https://reporterre.net/Exposes-au-chlordecone-indemnises-au-compte-gouttes-la-longue-attente-des-ouvriers
-
Dans une note datée de septembre 2025, que l’Humanité a pu consulter, le procureur de Pontoise ordonne aux policiers de classer quotidiennement certaines plaintes. Dans son viseur, le petit contentieux économique et financier. Une pratique qui vise à « lutter contre les stocks » et qui n’a fait que s’intensifier avec la réforme de la police judiciaire. Classer systématiquement les plaintes quand le préjudice financier est considéré comme faible : c’est l’instruction qu’ont reçue, à la rentrée, tous les officiers de police judiciaire (OPJ) du ressort de Pontoise. Dans un document daté du 24 septembre dernier, que l’Humanité a pu consulter, le procureur Guirec Le Bras commence par dresser un constat. Celui d’une justice confrontée à « la constitution de stocks très importants de procédures dans certains services d’enquête (…), non traités et s’accumulant ». « Au regard de la récurrence de cette difficulté », le magistrat appelle les enquêteurs à « adapter » la politique pénale. Procédures simplifiées pour les infractions mineures Traduction : seules les « procédures relatives aux faits graves » doivent être privilégiées https://www.humanite.fr/politique/acces-a-la-justice/etre-un-petit-escroc-en-france-cest-lassurance-detre-heureux-comment-le-classement-automatique-des-plaintes-pour-les-delits-financiers-mineurs-of
-
À l’ère du numérique, tout va plus vite. Les films d’animation d’aujourd’hui n’ont plus grand-chose à voir avec ceux des années 80, et encore moins avec ceux d’avant. Les images s’enchaînent à un rythme effréné, les mouvements sont plus complexes, les couleurs plus vives, les textures plus détaillées. Avant, un plan durait en moyenne une dizaine de secondes. Aujourd’hui, il dépasse rarement trois secondes. Mais ces changements sont-ils vraiment adaptés aux enfants ? Comme nous l’expliquons dans la vidéo en tête d’article, la réponse est clairement « non » selon Anne-Lise Ducanda, médecin et spécialiste des effets des écrans sur le développement de l’enfant.
-
Légal mais injuste. C’est ainsi qu’Éric Lombard, ancien ministre de l’Économie, qualifie le fait que des milliers de citoyens français parmi les plus fortunés ne paient aucun impôt sur le revenu. Bercy lui avait révélé ces informations alors qu’il ferraillait devant l’opposition pour éviter que l’on taxe leur « outil de travail ». Or, ce sont précisément ces holdings qui servent de véhicules pour contourner le fisc et ainsi échapper à la solidarité nationale sans violer une loi faite sur mesure. Une injustice qu’aurait pu commencer à réparer a minima la taxe Zucman présentée comme une spoliation contraire aux droits humains, un crime de lèse-capital. https://www.humanite.fr/en-debat/budget/des-milliers-de-riches-francais-ne-paient-aucun-impot-sur-le-revenu-laveu-dun-ancien-ministre-de-leconomie
-
Violences sur les enfants : il n’existe pas de « droit de correction », affirme la Cour de cassation Dans un arrêt rendu mercredi 14 janvier, la plus haute juridiction censure la cour d’appel de Metz qui avait relaxé un père au prétexte que ses violences étaient restées « proportionnées » et sans « dommage ». « La Cour de cassation remet l’église au milieu du village », réagit l’avocat de la mère. https://www.mediapart.fr/journal/france/140126/violences-sur-les-enfants-il-n-existe-pas-de-droit-de-correction-affirme-la-cour-de-cassation?at_format=link&at_account=mediapart.fr&at_campaign=bluesky&at_medium=custom7
-
Nka - La Lune
-
64 représentants de structures publiques du spectacle vivant annoncent la création d’une production d’ampleur pour douze artistes gazaouis encore en attente d’évacuation. Au même moment, le programme Pause menace l’arrêt définitif des évacuations depuis Gaza. La pièce s’appelle Les Monologues de Gaza. Elle est à la fois une promesse et un vœu. Le vœu que puissent se réunir, sur les scènes françaises, douze artistes palestiniens encore bloqués à Gaza, à la merci de frappes israéliennes qui ne se sont jamais arrêtées. https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/gaza/les-monologues-de-gaza-ce-projet-hors-norme-des-theatres-publics-francais-pour-accueillir-12-artistes-gazaouis
-
Une première étude européenne et scientifique mesure concrètement la désinformation telle qu’elle est vécue par les utilisateurs. Et les résultats sont sans appel. Science Feedback, une association française scientifique à but non lucratif, a publié en septembre 2025 son rapport SIMODS (indicateurs structurels pour observer la désinformation en ligne de manière scientifique, financé par le fond européen des médias et de l’information). (...) Une désinformation structurelle Mais les résultats confirment une intuition largement partagée : certaines plateformes exposent ouvertement et fortement leurs utilisateurs à des informations fausses ou « trompeuses ». Sans surprise, TikTok arrive en tête, avec près de 20 %, c’est-à-dire un contenu sur cinq problématiques sur des sujets d’intérêt public. En incluant les contenus dits « abusifs », ce taux grimpe à 34 %. La plateforme de Elon Musk, X, suit de près, avec 32 % d’informations fausses ou trompeuses. Un phénomène loin d’être anodin, puisqu’il montre que l’expérience des utilisateurs est en grande partie façonnée par des contenus qui brouillent la compréhension. https://www.humanite.fr/medias/desinformation/ce-nest-pas-une-anomalie-marginale-ce-que-revele-la-toute-premiere-etude-europeenne-sur-la-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux
-
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le rappel à l’ordre du Conseil d’État La proposition de loi visant à protéger les mineurs en ligne, examinée ce mardi 13 janvier en commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale, a été rabotée… après un avis du Conseil d’État. La plus haute juridiction administrative a rappelé que la France ne pouvait pas imposer aux réseaux sociaux de nouvelles obligations – une compétence de l’Union européenne. Mais elle peut définir un âge minimum d’accès aux plateformes. Le texte fait partie des trois initiatives législatives qui veulent interdire les réseaux sociaux aux mineurs. Pas de réseaux sociaux avant 15 ans : un nouveau projet de législation voulant instaurer la majorité numérique arrive à l’Assemblée nationale ce mardi 13 janvier… en version édulcorée. La proposition de loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux », initiée par la députée macroniste Laure Miller, est examinée par la Commission des affaires culturelles ce jour. Déposé en novembre dernier, le texte vise à mieux protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux, une nécessité pointée du doigt ce mardi par l’Anses, dans un long rapport. https://www.01net.com/actualites/la-france-ne-peut-pas-interdire-les-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-le-rappel-a-lordre-du-conseil-detat.html
-
Après le scandale des maltraitances en Ehpad qui avait durablement discrédité Orpea, le groupe privé — rebaptisé Emeis — s’invite dans un autre champ de la santé : la psychiatrie. Près de Strasbourg, il a obtenu l’autorisation d’ouvrir une vaste clinique psychiatrique pour adolescents, alors que la politique nationale privilégie les soins sans hospitalisation. Cette décision, validée par l’Agence régionale de santé, soulève de nombreuses questions. Comment ce projet a-t-il été autorisé, et pourquoi à ce groupe en particulier ? Enquête sur cette implantation controversée et sur les choix de l’État face au privé dans la santé mentale. Dimanche 23 février 2025. Sur l’antenne de Radio Classique, Laurent Guillot s’adresse aux auditeurs matinaux, en quête de conseils en gestion de patrimoine, avec un ton assuré. Ancien haut fonctionnaire de la Direction du Trésor, il a pris les rênes d’Orpea en 2022 pour redresser le groupe, alors secoué par le scandale révélé dans les Fossoyeurs, l’enquête de Victor Castanet sur les Ehpad. Mais Orpea n’est plus Orpea : pour effacer ce passé sulfureux, le groupe a changé de nom en mars 2024 et s’appelle désormais Emeis. A l’antenne, son directeur général vante les succès du groupe, mais cette fois dans un autre secteur : la psychiatrie. Il avance un chiffre : en France, un patient en santé mentale sur dix se rend dans les établissements Emeis. « On est extrêmement important, affirme-t-il. On est systémiques dans le système de soins français par nos cliniques psychiatriques ». Et il annonce la suite : « Il y a […] beaucoup, beaucoup, beaucoup d’activité à venir devant nous. » https://www.blast-info.fr/articles/2026/apres-le-desastre-des-ehpad-le-groupe-orpea-rebondit-en-psychiatrie-UvjDz5dTSaa1IMlJNNL6UQ
-
En plein veganuary, le mois sans viande, c’est le moment pour les industriels de mettre en avant leurs alternatives végétales. Mais certains faux steaks et jambons véganes demandent une ultratransformation pas saine des aliments. Faux steaks de bœuf, faux nuggets de poulet, faux jambons et même faux saucissons… On peut trouver des imitations de tous les produits carnés ou presque. Ces alternatives végétales sont particulièrement mises en avant en ce mois de janvier, dans le cadre du veganuary, visant à se passer de produits animaux pour lutter contre la souffrance animale et l’élevage industriel, facteur aggravant du changement climatique. C’est l’occasion rêvée pour les industriels de promouvoir leurs substituts à la viande. (...) Un procédé qui s’apparente « à de la pâtisserie industrielle » https://reporterre.net/Faux-steak-jambon-vegane-Pourquoi-des-alternatives-vegetales-sont-ultratransformees
-
Je serai le feu - Diglee On ne présente plus cette sublime anthologie de poésie dans laquelle Diglee a réuni et illustré une sélection de textes de 50 poétesses, et les biographies de chacune de ces autrices. Ce livre est devenu un classique instantané, et a permis de mettre en avant et de faire redécouvrir les oeuvres d'autrices trop souvent invisibilisées. https://www.lalibrairie.com/livres/je-serai-le-feu_0-7582721_9782360121267.html?ctx=25e0db5ce88207ce2e0fa0d156e2539f
-
Dans un rapport publié ce mardi, l’association Survie a épluché les relations économiques entre la France et le continent africain. L’influence française demeure intacte de par le nombre de filiales et leur poids économique, notamment dans les ex-colonies. « Fantôme de l’empire colonial » : l’expression qui figure dans le rapport publié ce 13 janvier par l’association Survie résume bien ce qui subsiste des relations économiques entre la France et les pays d’Afrique. Ce n’est guère étonnant : depuis les indépendances des pays colonisés par la France, l’influence de celle-ci en matière économique semble s’être délitée. De ce vocable de « Françafrique », expression bien commode – quoique souvent employée à tort et à travers – pour désigner les relations néocoloniales entre la France et son ancien pré carré, que reste-t-il des intérêts économiques français sur le continent ? « On entend souvent ce discours sur le déclin de la puissance française en Afrique, mais qu’en est-il réellement ? Et ces intérêts économiques réels sont-ils le moteur de la politique néocoloniale de la France ? », interroge Pauline Tétillon, porte-parole de l’association. Tel est donc le sujet de ce rapport, qui passe au peigne fin ces relations économiques entre l’Hexagone et le continent africain, dont « la représentation reste figée sur le mode d’exploitation colonial, celui d’un empire à la fois pourvoyeur de matières premières pour les industries hexagonales et débouché naturel – et souvent réservé – des produits transformés en métropole », écrivent les auteurs du texte. « Cet empire qui ne veut pas mourir » https://www.humanite.fr/monde/afrique-france/des-secteurs-entiers-demeurent-sous-la-coupe-des-interets-francais-pourquoi-la-francafrique-se-porte-toujours-aussi-bien
-
"Les brûlés font du ski", Charlie Hebdo choque les réseaux sociaux
Marcuse a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans Inclassables
ils se contenteraient d'un "incendie" au siège, et dirait que c'était mérité -
"Les brûlés font du ski", Charlie Hebdo choque les réseaux sociaux
Marcuse a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans Inclassables
"Les réseaux sociaux" ont oublié qu'ils étaient Charlie. Mémoire courte d'une durée de scroll. -
Imagine - A perfect Circle
-
À Paris, pendant que les multi-propriétaires jouent tranquillement au Monopoly, l'encadrement des loyers qui avait atténué la fièvre spéculative pourrait lui disparaître en 2026. À l'Assemblée, une première bataille a été gagnée pour éviter que les locataires ne se fassent à nouveau plumer. En principe, les loyers encadrés auront bien le droit à leur loi. Définitive, cette fois. Et ce n’était pas gagné : il suffit de regarder les débats houleux qui ont eu lieu à ce sujet, au sein même de l’Assemblée nationale, pour comprendre l’ampleur du revers auquel les petits locataires ont échappé. C’était le 9 décembre dernier. Le député socialiste Inaki Echaniz s’en prend ad hominem à son homologue macroniste, Guillaume Kasbarian. « Quittez le parti Renaissance et fondez le parti Mileiste français, assumez votre dérive ultralibérale : changez de groupe », tonne-t-il. Devant lui, enfoncé dans son siège, l’élu Ensemble pour la République affiche un sourire factice, tripote son stylo, mais ne moufte pas. Il doit bien savoir, au fond de lui, que son opposition à cette loi sur l’encadrement des loyers est une posture profondément antisociale. Toujours est-il qu’au-delà de ces sempiternelles joutes d’hémicycles, cette nouvelle loi discutée à l’occasion de la niche parlementaire du Parti socialiste a été adoptée : 105 voix contre 56. Ouf. Sans cette bataille parlementaire, il aurait tout de même fallu dire au revoir à une loi à laquelle beaucoup de locataires s’étaient déjà habitués. Parce que oui, l’encadrement des loyers, ça existait déjà. Depuis 2014 dans de nombreuses métropoles et depuis 2019 à Paris, les bailleurs ne pouvaient louer leur bien au-dessus des prix du marché majorés de 20 %. Mais il s’agissait alors d’une « expérimentation ». « Expérimentation », qui devait prendre fin… en novembre 2026. D’où cette proposition de loi, portée par le député Inaki Echaniz, visant à graver l’encadrement dans le marbre et à l’étendre à d’autres communes françaises. https://charliehebdo.fr/2025/12/societe/encadrement-des-loyers-vers-une-loi-qui-empeche-definitivement-les-proprios-de-se-goinfrer/?utm_source=bluesky&utm_medium=social&utm_campaign=fedica-Web-Rediff
-
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent Poète : Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les châtiments (1853). Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front, Ceux qui d'un haut. destin gravissent l'âpre cime, Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime, Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour, Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour. C'est le prophète saint prosterné devant l'arche, C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche, Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins. Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains. Car de son vague ennui le néant les enivre, Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. Inutiles, épars, ils traînent ici-bas Le sombre accablement d'être en ne pensant pas. Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule. Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule, Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non, N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ; Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère, Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère, Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus, Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus. Ils sont les passants froids sans but, sans nœud, sans âge ; Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ; Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas, Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas. L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule, Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit, Ils errent près du bord sinistre de la nuit. Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière, Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va, Rire de Jupiter sans croire à Jéhovah, Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme, Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme, Pour de vains résultats faire de vains efforts, N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts ! Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères, Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires, Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités, Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues, Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues ! Paris, le 31 décembre 1848 à minuit. Victor Hugo.
-
Littérature ouvrière / Livres sur les ouvriers et leur luttes
Marcuse a répondu à un(e) sujet de Marcuse dans Littérature
En finir avec les patrons : les collectivisations de 1936 en Espagne Lorsque les militaires effectuent leur putsch le 18 juillet 1936 pour mettre fin aux grèves et à l'occupation des terres, les travailleurs se soulèvent, prennent les armes et l'emportent en de nombreuses places. Les patrons s'enfuient ou se cachent. L'économie est reprise en main sans eux : c'est la collectivisation. La riposte ouvrière enclenche une ample révolution sociale tandis que s'installe la guerre civile. L'analyse de l'auteur et les témoignages des protagonistes du mouvement présentent les aspects concrets que prennent ces collectivisations, de l'industrie textile jusqu'aux maternités, pour nous livrer un tableau détaillé et nuancé de cette séquence historique où l'avenir s'invente. https://www.lalibrairie.com/livres/en-finir-avec-les-patrons--les-collectivisations-de-1936-en-espagne_0-11195739_9782490793303.html -
« La demande va croître » : avec ses maisons closes, le RN veut livrer les femmes au marché Le Rassemblement national, à travers le député Jean-Philippe Tanguy, voudrait rouvrir les maisons closes en France sous forme de coopératives. Une vision qui séduit parfois jusque dans une partie de la gauche, oubliant que derrière les slogans libertaires se cache surtout un marché où l'égalité et la liberté des femmes restent des mirages. Une fois n’est pas coutume : aujourd’hui, Charlie choisit d’aborder la vie avec un brin d’optimisme. Il faut parfois se satisfaire de peu. C’est du moins ce qu’on se raconte, en découvrant la dernière proposition de Jean-Philippe Tanguy. Le député Rassemblement national voudrait rouvrir les maisons closes interdites en France depuis 1946. Bien sûr, la mise en place d’une telle législation serait catastrophique pour la cause des femmes. Et Charlie s’inscrira toujours dans la lutte contre l’exploitation sexuelle. Mais le fait que la mesure soit portée par le parti de Marine Le Pen a le mérite de rappeler une évidence : vouloir autoriser des hommes à louer le corps des femmes pour satisfaire un appétit sexuel autodiagnostiqué irrépressible est une position d’extrême droite. https://charliehebdo.fr/2025/12/societe/feminisme/la-demande-va-croitre-avec-ses-maisons-closes-le-rn-veut-livrer-les-femmes-au-marche/?utm_source=bluesky&utm_medium=social&utm_campaign=fedica-Web-Rediff
-
jusque chez Canal+ tout le monde a doit à son quart d'heure de gloire !
-
Dans le 1er volet d'une série consacrée au grand reporter et écrivain Albert Londres, nous écoutons des extraits de "La Chine en folie", récit de son voyage en Asie au début du 20e siècle. Des entretiens avec d'autres journalistes, dont Lucien Bodard, retracent la vie et l'oeuvre d'Albert Londres. "Albert Londres ne se bornait pas à faire une enquête et à rapporter ce qu'il avait vu : il racontait une histoire." Albert Londres (1884-1932) est le maître des grands reporters, leur père à tous. Depuis le début du 20e siècle, il est un modèle professionnel et moral pour tous les journalistes qui se donnent pour mission de dévoiler à leurs contemporains ce qui se passe à l'autre bout du monde, ou au coin de leur rue. "Dans les années 1920, Albert Londres était le grand reporter attitré du Petit Parisien qui était à cette époque-là, et de beaucoup, le plus fort tirage de la presse française. Et chaque reportage d'Albert Londres était attendu et faisait monter le tirage du journal." Dans le premier volet de cette série, André Dussolier lit des extraits de La Chine en folie, pour évoquer les dix premières années d'Albert Londres comme grand reporter. Cette lecture est ponctuée par des interventions d'autres grands reporters - Lucien Bodard, Yves Courrière et Marc Kravetz - et celles de Georges Charensol et Marcel Sauvage qui avaient croisé la route d'Albert Londres. D'Albert Londres nous avons tous en tête le nom grâce au Prix qui, chaque année, depuis sa mort en 1932, distingue un grand reportage français par la qualité de sa langue. Pour autant ses publications ne font pas forcément partie de nos lectures de chevet. En nous en proposant des pages interprétées par André Dussollier, la série que Geneviève Ladouès consacrait à Albert Londres en 1982 devrait nous inciter à nous y plonger. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/roue-libre-albert-londres-ou-le-cri-d-un-honnete-homme-1-4-fureurs-des-dardanelles-a-la-chine-1914-1923-4740850
