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Coucou chers lecteurs du Mag.

Le mois dernier, nous avons laissé Boro qui regagne la France après avoir retrouvé sa cousine Maryika qui est la nouvelle étoile montante du cinéma allemand. Avant de la quitter pour une période indéterminée, il lui donne la pellicule des premières photographies qu'il a prises avec l'appareil photo que sa cousine lui a offert : un Leica. Mais ce que Boro ignore, c'est que les photographies qu'il a prises dans la boutique vont causer des ennuies à Maryika.

Depuis son retour de Munich avec le présent que sa cousine lui a fait, Boro passe son temps libre à arpenter les rues des quartiers populaires de Paris en immortalisant sur pellicule les lieux de vie, les activités et les visages de la classe laborieuse de Paris. Mais depuis son retour de Munich, il entame une relation plus ou moins amoureuse avec la fille de sa logeuse, Marinette. Celle-ci est ravie de leur relation clandestine qu'elle entretient avec le locataire du septième, mais Boro, ayant toujours de forts sentiments pour Maryika et il se reproche le comportement qu'il a avec Marinette, sans pour autant y mettre fin.

Mais s'il passe son temps libre à immortaliser sur pellicule les classes populaires et laborieuse de Paris et de sa proche banlieue, il se souvient de la conversation qu'il a eue avec sa cousine sur sa situation qui est loin d'être reluisante. Celle-ci lui a dit qu'il doit provoquer sa chance. Dans cette optique, il se présente tous les mardis et vendredis après-midi devant le Palais Bourbon, jour qu'il a nommé "les jours de Maryika", il guette les parlementaires et espère pouvoir prendre une photographie qui puisse lui assurer la gloire. C'est au cours de ces après-midis devant la Chambre des députés qu'il fait la connaissance de la comtesse Albina d'Abrantès. Elle l'a déjà repéré lors des après-midis où elle se rend chez sa cousine, épouse du ministre de la Guerre, pour prendre le thé. Elle invite le jeune homme à bord de son automobile, une Delahaye et lui dit qu'elle fait partie du grand monde et qu'elle connait du beau monde. Boro tente d'épater la comtesse avec ses connaissances sur la voiture, mais lui explique qu'il ne peut pas conduire car il a été victime d'un accident d'avion suite à un pari avec un ami et que c'est pour cela qu'il boîte. Il demande à la comtesse si elle peut accélérer, ce à quoi la comtesse, qui est une amatrice de vitesse, répond aussitôt en appuyant sur l'accélérateur. Ils passent à vive allure la Place de la Concorde, les Champs-Élysées, la Place de l’Étoile et le Bois de Boulogne. Ils arrivent dans l'avenue Foch et la comtesse s'arrête devant un hôtel particulier. Elle dit à Boro qu'elle vit dans cet hôtel particulier et qu'elle est mariée à un homme complaisant et qui se soucie du bonheur de sa femme, et fait comprendre ainsi au jeune homme qu'il peut se passer quelque chose entre deux, ce ne sera pas le mari le problème. Cependant, Boro refuse poliment l'invitation de la comtesse et quitte sa compagnie afin de retrouver sa garçonnière de la Porte de Charenton.

Alors que Boro tente de provoquer la chance en se rendant deux fois par semaine aux abord du Palais-Bourbon, Maryika a quitté Munich pour s'installer à Berlin. Son premier film, L'aube des jours, a été plébiscité par le public et la critique. Elle a signé un contrat avec la UFA ce qui donne un nouveau tournant à sa carrière cinématographique. Mais malgré son succès, Maryika est sujette à des insomnies. Si la journée elle est entourée des équipes de tournages et de ses amis, le soir, elle est seule dans un grand appartement à Berlin et elle est tourmentée par ses démons, et dont l'agression dont elle a été victime à Munich de la part de deux SA fait partie. Elle songe à son cousin qui n'a pas tenu ses promesses et dont elle est sans nouvelles depuis son départ de Munich. Quand elle est dans cet état, elle téléphone à Wilhelm Speer, son metteur en scène, qui accourt aussitôt. Elle se souvent d'une violent dispute qu'elle a eue avec lui concernant son souhait de travailler avec la réalisatrice Leni Riefenstahl sur son dernier film, La lumière bleue. Speer lui dit que la réalisatrice ne s'intéresse qu'à son physique mais il semble que Maryika n'en a cure. Speer la laisse faire car il sait que Maryika lui reviendra tôt ou tard car elle a le rôle principal dans son dernier film, Shanghaï-Lily, mais la jeune femme lui est attachée. Et, effectivement, la jeune femme revient quelques jours plus tard.

Un matin d'avril, à quelques jours de l'anniversaire de Wilhelm Speer, Maryika se présente dans une galerie d'art pour acheter un tableau d'un peintre d'admire Speer: Georg Grosz. La galeriste, Katia Stein, après avoir reconnu la jeune femme, la conduit dans l'arrière boutique pour lui apprendre qu'elle n'a plus de tableau de l'artiste en question car, depuis son exil dans le sud de la France, il envoie peu de toiles en Allemagne car il a décidé de s'exiler aux États-Unis et qu'il conserve ses productions pour son marchand d'art établi aux États-Unis. Maryika est déçue d'apprendre cela mais une voix masculine derrière elle lui apprend qu'il peut obtenir un tableau du peintre qu'elle recherche. La galeriste fait les présentations. L'homme fait partie d'une grande famille prussienne dont certains membres sont des collecteurs d'art, Friedrich von Riegenburg. Celui-ci tente de séduire la jeune femme qui refuse poliment ses avances. Il quitte les deux femmes et Maryika dit à son interlocutrice qu'elle n'apprécie pas ces manière pour le moins cavalières.

Mais ce qu'ignore Maryika, l'entrée dans sa vie du Prussien signifie le retour dans sa vie des deux SA qui l'ont agressée à Munich: Heinrich et Kurt. Les deux hommes sont déjà sur ses talons, et quand Maryika s'en rend compte assez rapidement car Heinrich lui a fait savoir qu'ils étaient de retour. Ils l'interceptent dans la rue en lui annonçant qu'ils sont présents dans la ville à l'appel du préfet de la police. Ils décident de se rendre chez la jeune femme afin de remettre la main sur la pellicule des photographies qui ont été prises dans la boutique de Hoffmann au mois de novembre dernier. Maryika a beau leur dire que cette pellicule est en possession de son cousin en France, les deux hommes refusent de la croire. Et elle prend pour un viol l'irruption de ses deux hommes dans son appartement.

Ils pénètrent dans son appartement pour commencer une fouille en ordre pour rechercher ce qu'ils veulent tout en rassurant la jeune femme qu'ils feront attention à ne rien abîmer au cours de cette fouille. La jeune femme demande le droit de téléphoner, ce qui lui est refusé. Heinrich fait savoir à la jeune femme qu'elle ne doit rien faire qui pourrait menacer sa vie car il est armé. Martha, la femme à tout faire de Maryika, est étonnée de voir la jeune femme en compagnie de ces deux hommes et lui annonce qu'il y a un visiteur qui l'attend. Maryika est étonnée car elle n'attendait pas de visite, mais elle est ravie de ce contre temps car elle pense que les deux SA n'oseront pas lui faire de mal s'il y a des témoins, Martha, qui a un fort caractère, tient tête aux deux SA. Maryika est escortée par Kurt qui la suit vers le bureau pour débrancher le téléphone alors qu'Heinrich commence à fouiller dans les meubles du salon. Kurt débranche le téléphone est commence à questionner la jeune femme sur le devenir des photos prises par son cousin lors de son escapade à Munich. Maryika répète qu'elle ignore ce que sont devenues ces photos car c'est son cousin qui les a. Il commence à lui poser des questions sur son cousin et plus particulièrement sur son adresse, ce à quoi Maryika répond qu'il n'a pas d'adresse fixe, ce que ne croit pas Kurt car il a fait sa petite enquête sur le personnage. S'il avait la pellicule, certaines photographies auraient fait la une des journaux du monde, ce qui n'est pas le cas. Pour eux, le film est resté en Allemagne et Maryika est la personne qui est la plus susceptible de l'avoir. Dans un accès de rage, la jeune femme se jette sur le SA pour lui asséner des coups sur le visage, et en une gifle, il la repousse violemment, et elle se cogne la nuque sur un meuble, ce qui lui fait perdre connaissance.

Plusieurs heures plus tard, Maryika reprend ses esprits dans son lit, à ces côtés se trouve son visiteur, Friedrich von Riegenburg. Il explique à la jeune femme qu'il est venu la voir pour lui vendre un tableau de George Grosz et qu'il en a profité pour mettre en déroute les deux SA. Il est parvenu à désarmer Heinrich dont il garde l'arme comme un trophée. Maryika écoute son récit comme une petite fille. Mais quand elle s'apprête à sortir de son lit pour payer la créance qu'elle doit au Prussien pour le tableau, elle s'aperçoit que son secrétaire a été également fouillé. Et elle accuse clairement le Prussien qui est outré par cette accusation. Maryika lui explique le pourquoi du comment: Heinrich et Kurt ont fouillé les tiroirs et les meubles qui se trouvaient dans le salon et le bureau et ils n'ont pas pris la peine de remettre les choses dans l'ordre. Dans le cas du secrétaire, là où elle range tous ses documents importants, il a bien été fouillé, mais la personne qui l'a fouillé l'a fait discrètement. Le Prussien dit alors à la jeune femme qu'il défend les valeurs de la Grande Allemagne et lui demande où se trouve la pellicule afin qu'il puisse assurer sa sécurité. Dans le cas contraire, il ne peut rien pour elle.

Pendant des heures, Friedrich von Riegenburg pose les mêmes questions à la jeune femme: pourquoi avoir acheté un appareil photographique chez Hoffmann ? Pourquoi a-t-il fait des photos dans la boutique ? Pourquoi est-il parti précipitamment de Munich? A quelle organisation ou parti politique sont destinées les photos et il précise à la jeune femme qu'il sait qu'elle a entretenu une relation pratiquement incestueuse avec son cousin. Après avoir donné les mêmes réponses aux mêmes questions, Maryika est à bout, mais elle se dit qu'elle ne doit pas parler de la commission dont elle avait chargé le groom de l’hôtel Régina Palast. Le Prussien la quitte un instant pour aller à la rencontre de Martha qui vient d'arriver et il allume toutes les lumières de l'appartement, alors que quelques minutes auparavant, il était plongé dans le noir. Avant de quitter l'appartement, il dit qu'il va la contacter pour l'inviter à des réceptions et de travailler leur relation et lui dit de ne pas résister ou de faire une bêtise.

Une fois le Prussien parti, Maryika cherche dans son secrétaire la carte du Regina Palast et quitte son appartement pour aller passer un coup de téléphone. Il fallait qu'elle parle à Ruddi Reinecke pour savoir sil s'était bien acquitté de la commission qu'elle lui avait confiée. Elle trouve une cabine de téléphone à l'autre bout de la ville, pour éviter les filatures dont elle pourrait être la proie. Elle téléphone à l'hôtel et tombe sur le réceptionniste, Herr Rumpelmayer. Elle demande à parler au jeune groom. Celui-ci lui dit qu'il s'est bien acquitté de sa tâche. Après cette affirmation, la jeune femme déambule dans les rues animées des quartiers populaires de Berlin.

Si Maryika est inquiétée par les SA à Berlin. Boro se lasse de son emploi de garçon de laboratoire. C'est un emploi qu'il estime mal rétribué et les fins de mois sont difficiles. Un jour, il fait un malaise et fait tout tomber sur son passage. Germaine Fiffre, la secrétaire de l'agence, est atterrée de voir le désordre qu'il a mis en tombant. Il va dans le bureau d'Alphonse Tourpe, le directeur de l'agence, pour lui faire part de sa frustration de se trouver enfermé dans un chambre noire alors qu'il souhaite faire des reportages et que sa jambe, qui est le souvenir d'une bagarre d'honneur à l'université de Pest, est loin d'être un handicap. Après avoir écouter les doléances de son employé, qu'il estime loin d'être intéressé par son travail car les tirages sont faits sans grand soin. Il accède à sa requête car tous ses photographes sont en reportage et qu'il a un reportage à faire. Les deux hommes chargent le matériel dans la voiture avant de partir en reportage.

Alphonse Tourpe prend le volant de la Pegeot 201 et roule à vive allure. Boro lui demande où ils vont à cette vitesse et son patron lui apprend que le Président de la République, Paul Doumer, a été assassiné par un Russe et qu'ils vont prendre la photo du président mort. Il arrive à l'Hôtel Rothschild où le Président à été conduit. Tourpe et Boro parviennent à quitter la foule pour accéder à la chambre où le Président se trouve. Pendant que Boro charge en pellicule l'appareil photo de son patron, un Folding, Tourpe prend des informations sur l'assassin. Boro quitte son patron pour aller explorer les lieux et il tombe sur le photographe qui a pris LA photo du président mort : Béla Prakash, dit le Choucas de Budapest, un ami et un compatriote de Boro. Il lui dit qu'il tient le scoop de l'année et il donne rendez-vous à Boro Chez Capoulade afin de fêter dignement l'évènement. Après cela, Boro rejoint son patron et la foule qui vont suivre le convoi funèbre ver Beaujon. Alphonse Tourpe est furieux envers son assistant car celui-ci ne devait pas le quitter pour pouvoir assurer le réapprovisionner en pellicule du photographe. Il prévient Boro qu'il le vire s'il lui fait un autre coup pareil car il est tombé à cours de pellicule au milieu de l'évènement. Mais Boro lui dit qu'il a tout pris en photo avec son Leica. Et bien qu'Alphonse Tourpe soit sceptique sur la qualité des photographies d'un Leica, il accepte les photos de Boro, tout en espérant pouvoir en tirer quelque chose.

Le soir-même, Boro honore l'invitation de son ami Prakash en se rendant Chez Capoulade, qui est le café ou leurs amis et compatriotes Hongrois se retrouvent pour parler du pays et surtout boire, ce qui est leur activité principale. Ce soir, c'est le Choucas de Budapest qui invite ses amis. Après avoir bien bu, évoqué les souvenirs liés au pays, ils commencent à discuter de la montée de la xénophobie qui se fait de plus en plus présente en Europe, Boro se rappelle alors de la scène à laquelle il avait assisté près du Café Luipold, à Munich. Il s'est mis également à penser à sa cousine qui est en Allemagne et il demande à Prakesh de lui prêter de l'argent afin de téléphoner sa cousine en Allemagne et qui peut être en danger. Il explique à son ami que les lettres qu'il a écrites à sa cousin lui sont revenues (alors qu'il ne lui a pas écrit une ligne depuis son voyage à Munich) et qu'il doit joindre sa cousine, celui-ci lui explique que si les lettres qu'il a écrites à sa cousine lui reviennent, c'est qu'elle l'a oublié. Boro insiste et Prakesh cède à la demande son ami. Il parvient avoir les renseignements pour qu'on lui donne le numéro de sa correspondante.

Pendant qu'il était mis en attente, Boro pense entendre la mer au travers le combiné. Il se souvient alors de son père, habillé bleu horizon, qui lui apprend qu'il doit aller sur le front. Mais il dit à son fils que s'il écoute la mer, il pensera à lui. Sa rêverie est interrompue par Martha, la femme à tout faire de sa cousine. Il se présente et demande à parler à Maryika Vremler. Il entend la voix de sa cousine pour la première fois depuis son départ à Munich. Cette dernière lui demande pourquoi il n'a pas répondu à ses lettres, lettres qu'il n'a pas reçues. De plus, elle lui demande de ne pas faire publier les photos qu'il a pris chez Hoffmann à Munich pour sa sécurité à elle. De cette journée, il se souvient seulement du joli cœur de l'assistante du photographe qui a été victime de flatulences avant que le téléphone ne devienne muet.




8 Commentaires


Si elle pouvait m'être utile lors des examens, ce serait le top. Mais ce n'est pas le cas.

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