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Mon point de vue sur la théorie de l'évolution.

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Dattier7

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Dattier7 Membre 166 messages
Forumeur survitaminé‚
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Mon point de vue sur la théorie de l'évolution

Ce que je ne conteste pas : les observations brutes

Telle forme minéralisée dans telle couche de roche. Telle proportion de bactéries dans un flacon. Telle séquence d'ADN. Tels comptages de formes vivantes dans un milieu. Des marques, des positions, des proportions — voilà les faits. Je ne nie aucun d'eux.

Ce que je refuse, c'est qu'on les habille d'emblée d'une lecture mécaniste. « Fossile » ajoute l'âge et la filiation. « Espèce » ajoute un découpage. « Adaptation » ajoute une fonction. « Variation graduelle » ajoute une continuité dirigée. Rien de cela n'est dans la marque : c'est plaqué dessus.


1. Observé n'est pas inféré

Ce qu'on voit réellement, c'est de la variation à l'intérieur d'un type. Ce qu'on ne voit jamais, c'est une forme se transformer en une autre. Le LTEE de Lenski tourne depuis 80 000 générations — plus d'un million d'années à l'échelle humaine — sans rien produire de radicalement nouveau ; le métabolisme du citrate, son résultat le plus spectaculaire, reste une variation au sein du même type bactérien. Les « grandes transitions » ne sont pas observées : elles sont reconstruites à partir d'un registre discontinu, sous l'hypothèse qu'on veut justement démontrer. Dire qu'une spéciation hominidée est « observée » est inexact — le mot juste est inférée.


2. Le scénario est sous contrainte, pas tiré des seules observations

L'évolution n'est pas tirée des observations seules. Elle est tirée des observations plus une règle posée d'avance : n'admettre que des causes mécanistes — mutation, sélection, hasard, descendance. Cette règle n'est pas un résultat de l'enquête, c'est une condition d'entrée. Aucune marque dans la roche ne porte écrit « explique-moi par un mécanisme aveugle ». C'est nous qui l'imposons avant de regarder.


3. « Mais les prédictions réussies ? »

On me répond souvent que la théorie a prédit des fossiles à des endroits précis, ou la structure des génomes — preuve de sa valeur.

Ma réponse : c'est un biais du survivant. Pour chaque prédiction juste qu'on glorifie, il y a des dizaines de prédictions fausses — chaînons annoncés qui ne l'étaient pas, horloges moléculaires qui ne tournaient pas rond, scénarios d'adaptation démentis. On n'en entend jamais parler, justement parce qu'elles sont fausses. La « cohérence » de la théorie n'est donc pas une preuve : c'est un objectif auto-entretenu. Chaque anomalie est résorbée par un ajustement ad hoc (équilibres ponctués, épigénétique…) pour que le récit reste cohérent. La cohérence est un sous-produit de ce mécanisme de préservation, pas un indice de vérité.


4. « Mais alors vous niez aussi que Napoléon a existé ? »

Non. Je distingue deux sortes de passé.

Le passé témoigné (Napoléon) : des milliers de témoignages concordants, des documents, des lois signées. Le nier exigerait un complot universel absurde. C'est une inférence fondée sur la confiance raisonnable dans des sources humaines — pas une extrapolation causale à partir de traces muettes.

Le passé non témoigné (transformation des espèces, formation des montagnes, âge de la Terre) : aucun témoin, rien que des traces physiques et des mesures actuelles. Pour en tirer un récit causal, il faut extrapoler en supposant que les régularités constatées aujourd'hui ont toujours valu — l'uniformitarisme. Or qu'une régularité soit stable dans tout le domaine qu'on peut tester aujourd'hui ne dit rien de sa valeur hors de ce domaine. C'est vrai de la loi d'Ohm, c'est vrai de la désintégration radioactive : mesurer leur constance ici et maintenant ne garantit pas leur constance il y a trois milliards d'années. L'extrapolation reste une extrapolation.

Ma position n'interdit donc pas de dire que Napoléon a existé. Elle interdit seulement de présenter des processus causaux non témoignés comme une connaissance établie. Ils relèvent d'un autre registre.


5. Que reste-t-il à la science ?

La science de laboratoire — celle des mesures ici et maintenant — a un rôle légitime : résumer les observations en régularités locales (comme la sélection chez les bactéries dans un flacon) et anticiper par interpolation à l'intérieur du domaine déjà constaté.

Mais elle ne prédit pas, au sens fort. La sélection naturelle, comme la loi d'Ohm, n'est qu'une régularité empirique cristallisée : un résumé d'observations valide dans un domaine étroit, qui n'a rang de « loi » que faute de contre-exemple connu pour l'instant. Hors de ce domaine, rien ne garantit qu'elle tienne.

Dès qu'on quitte ce champ pour raconter l'histoire du passé profond, on sort du résumé d'observations. Le récit devient une cosmologie — une narration mécaniste parmi d'autres possibles.


6. Mon choix

Les deux cadres — le mécaniste et le mien — n'ont pas le même statut parce qu'ils n'ont pas la même fin. Le mécaniste vise le résumé et l'anticipation locale ; il paie ce pouvoir, confiné au petit, en restant muet sur le pourquoi. Le mien vise une clôture explicative qui réintègre l'intention et la finalité. Aucune observation ne tranche entre ces deux fins : c'est une décision épistémologique, pas une donnée.

Je m'autorise donc des explications non mécanistes (intention, finalité, acte créateur) parce qu'elles ne contredisent aucun fait brut. La contradiction n'apparaît qu'avec la règle mécaniste — et une règle n'est pas un fait, c'est un cadre qu'on a choisi de ne pas remettre en question.

Je ne demande pas qu'on adopte mon cadre. Je demande qu'on cesse de prendre le cadre mécaniste pour une connaissance démontrée du passé non témoigné. Sur ce terrain, ce n'est pas un résultat : c'est un choix, qu'il faut assumer comme tel.


En résumé

  • Faits bruts : je les accepte tous.
  • Lecture mécaniste des faits : déjà une interprétation, pas une observation.
  • Inférence causale vers le passé non témoigné : extrapolation, pas connaissance établie.
  • Prédictions réussies : biais du survivant, échecs tus.
  • Cohérence : objectif auto-entretenu, pas preuve.
  • Napoléon : admissible (témoignages concordants).
  • Évolution, âge de la Terre : cosmologies, pas résumés d'observations.
  • La science : résume, elle ne prédit pas au sens fort.
  • Mon droit : faire un autre choix de cadre, tout aussi compatible avec les faits bruts.
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Membre, 58ans Posté(e)
SpookyTheFirst Membre 4 396 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)
il y a 28 minutes, Dattier7 a dit :

Mon point de vue sur la théorie de l'évolution

Ce que je ne conteste pas : les observations brutes

Telle forme minéralisée dans telle couche de roche. Telle proportion de bactéries dans un flacon. Telle séquence d'ADN. Tels comptages de formes vivantes dans un milieu. Des marques, des positions, des proportions — voilà les faits. Je ne nie aucun d'eux.

Ce que je refuse, c'est qu'on les habille d'emblée d'une lecture mécaniste. « Fossile » ajoute l'âge et la filiation. « Espèce » ajoute un découpage. « Adaptation » ajoute une fonction. « Variation graduelle » ajoute une continuité dirigée. Rien de cela n'est dans la marque : c'est plaqué dessus.


1. Observé n'est pas inféré

Ce qu'on voit réellement, c'est de la variation à l'intérieur d'un type. Ce qu'on ne voit jamais, c'est une forme se transformer en une autre. Le LTEE de Lenski tourne depuis 80 000 générations — plus d'un million d'années à l'échelle humaine — sans rien produire de radicalement nouveau ; le métabolisme du citrate, son résultat le plus spectaculaire, reste une variation au sein du même type bactérien. Les « grandes transitions » ne sont pas observées : elles sont reconstruites à partir d'un registre discontinu, sous l'hypothèse qu'on veut justement démontrer. Dire qu'une spéciation hominidée est « observée » est inexact — le mot juste est inférée.


2. Le scénario est sous contrainte, pas tiré des seules observations

L'évolution n'est pas tirée des observations seules. Elle est tirée des observations plus une règle posée d'avance : n'admettre que des causes mécanistes — mutation, sélection, hasard, descendance. Cette règle n'est pas un résultat de l'enquête, c'est une condition d'entrée. Aucune marque dans la roche ne porte écrit « explique-moi par un mécanisme aveugle ». C'est nous qui l'imposons avant de regarder.


3. « Mais les prédictions réussies ? »

On me répond souvent que la théorie a prédit des fossiles à des endroits précis, ou la structure des génomes — preuve de sa valeur.

Ma réponse : c'est un biais du survivant. Pour chaque prédiction juste qu'on glorifie, il y a des dizaines de prédictions fausses — chaînons annoncés qui ne l'étaient pas, horloges moléculaires qui ne tournaient pas rond, scénarios d'adaptation démentis. On n'en entend jamais parler, justement parce qu'elles sont fausses. La « cohérence » de la théorie n'est donc pas une preuve : c'est un objectif auto-entretenu. Chaque anomalie est résorbée par un ajustement ad hoc (équilibres ponctués, épigénétique…) pour que le récit reste cohérent. La cohérence est un sous-produit de ce mécanisme de préservation, pas un indice de vérité.


4. « Mais alors vous niez aussi que Napoléon a existé ? »

Non. Je distingue deux sortes de passé.

Le passé témoigné (Napoléon) : des milliers de témoignages concordants, des documents, des lois signées. Le nier exigerait un complot universel absurde. C'est une inférence fondée sur la confiance raisonnable dans des sources humaines — pas une extrapolation causale à partir de traces muettes.

Le passé non témoigné (transformation des espèces, formation des montagnes, âge de la Terre) : aucun témoin, rien que des traces physiques et des mesures actuelles. Pour en tirer un récit causal, il faut extrapoler en supposant que les régularités constatées aujourd'hui ont toujours valu — l'uniformitarisme. Or qu'une régularité soit stable dans tout le domaine qu'on peut tester aujourd'hui ne dit rien de sa valeur hors de ce domaine. C'est vrai de la loi d'Ohm, c'est vrai de la désintégration radioactive : mesurer leur constance ici et maintenant ne garantit pas leur constance il y a trois milliards d'années. L'extrapolation reste une extrapolation.

Ma position n'interdit donc pas de dire que Napoléon a existé. Elle interdit seulement de présenter des processus causaux non témoignés comme une connaissance établie. Ils relèvent d'un autre registre.


5. Que reste-t-il à la science ?

La science de laboratoire — celle des mesures ici et maintenant — a un rôle légitime : résumer les observations en régularités locales (comme la sélection chez les bactéries dans un flacon) et anticiper par interpolation à l'intérieur du domaine déjà constaté.

Mais elle ne prédit pas, au sens fort. La sélection naturelle, comme la loi d'Ohm, n'est qu'une régularité empirique cristallisée : un résumé d'observations valide dans un domaine étroit, qui n'a rang de « loi » que faute de contre-exemple connu pour l'instant. Hors de ce domaine, rien ne garantit qu'elle tienne.

Dès qu'on quitte ce champ pour raconter l'histoire du passé profond, on sort du résumé d'observations. Le récit devient une cosmologie — une narration mécaniste parmi d'autres possibles.


6. Mon choix

Les deux cadres — le mécaniste et le mien — n'ont pas le même statut parce qu'ils n'ont pas la même fin. Le mécaniste vise le résumé et l'anticipation locale ; il paie ce pouvoir, confiné au petit, en restant muet sur le pourquoi. Le mien vise une clôture explicative qui réintègre l'intention et la finalité. Aucune observation ne tranche entre ces deux fins : c'est une décision épistémologique, pas une donnée.

Je m'autorise donc des explications non mécanistes (intention, finalité, acte créateur) parce qu'elles ne contredisent aucun fait brut. La contradiction n'apparaît qu'avec la règle mécaniste — et une règle n'est pas un fait, c'est un cadre qu'on a choisi de ne pas remettre en question.

Je ne demande pas qu'on adopte mon cadre. Je demande qu'on cesse de prendre le cadre mécaniste pour une connaissance démontrée du passé non témoigné. Sur ce terrain, ce n'est pas un résultat : c'est un choix, qu'il faut assumer comme tel.


En résumé

  • Faits bruts : je les accepte tous.
  • Lecture mécaniste des faits : déjà une interprétation, pas une observation.
  • Inférence causale vers le passé non témoigné : extrapolation, pas connaissance établie.
  • Prédictions réussies : biais du survivant, échecs tus.
  • Cohérence : objectif auto-entretenu, pas preuve.
  • Napoléon : admissible (témoignages concordants).
  • Évolution, âge de la Terre : cosmologies, pas résumés d'observations.
  • La science : résume, elle ne prédit pas au sens fort.
  • Mon droit : faire un autre choix de cadre, tout aussi compatible avec les faits bruts.

Pas forcément d’accord sur le fond, mais c’est bien argumenté!

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Membre, 42ans Posté(e)
cheuwing Membre 17 854 messages
Maitre des forums‚ 42ans‚
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Comme d'habitude avec l'auteur,  mélange tout et n'importe quoi et maintenant en ajoutant une couche chatgpt

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Membre, Posté(e)
Dattier7 Membre 166 messages
Forumeur survitaminé‚
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il y a 12 minutes, cheuwing a dit :

Comme d'habitude avec l'auteur,  mélange tout et n'importe quoi et maintenant en ajoutant une couche chatgpt

On a tous nos limites en termes de compréhension, et visiblement tu as atteint la tienne. Tu peux donner ce prompt à chatgpt ( : résume moi ce texte comme si j'avais 7 ans)  peut être que tu comprendras mieux.

Modifié par Dattier7
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Membre, 42ans Posté(e)
cheuwing Membre 17 854 messages
Maitre des forums‚ 42ans‚
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il y a une heure, Dattier7 a dit :

On a tous nos limites en termes de compréhension, et visiblement tu as atteint la tienne. Tu peux donner ce prompt à chatgpt ( : résume moi ce texte comme si j'avais 7 ans)  peut être que tu comprendras mieux.

Chatgpt peut être facilement corrompu et lui faire dire ce qu'on veut. Il est toujours d'accord avec ce qu'on dit.

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Membre, 126ans Posté(e)
chanou 34 Membre 26 847 messages
Maitre des forums‚ 126ans‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Dattier7 a dit :

Mon point de vue sur la théorie de l'évolution

Ce que je ne conteste pas : les observations brutes

Telle forme minéralisée dans telle couche de roche. Telle proportion de bactéries dans un flacon. Telle séquence d'ADN. Tels comptages de formes vivantes dans un milieu. Des marques, des positions, des proportions — voilà les faits. Je ne nie aucun d'eux.

Ce que je refuse, c'est qu'on les habille d'emblée d'une lecture mécaniste. « Fossile » ajoute l'âge et la filiation. « Espèce » ajoute un découpage. « Adaptation » ajoute une fonction. « Variation graduelle » ajoute une continuité dirigée. Rien de cela n'est dans la marque : c'est plaqué dessus.


1. Observé n'est pas inféré

Ce qu'on voit réellement, c'est de la variation à l'intérieur d'un type. Ce qu'on ne voit jamais, c'est une forme se transformer en une autre. Le LTEE de Lenski tourne depuis 80 000 générations — plus d'un million d'années à l'échelle humaine — sans rien produire de radicalement nouveau ; le métabolisme du citrate, son résultat le plus spectaculaire, reste une variation au sein du même type bactérien. Les « grandes transitions » ne sont pas observées : elles sont reconstruites à partir d'un registre discontinu, sous l'hypothèse qu'on veut justement démontrer. Dire qu'une spéciation hominidée est « observée » est inexact — le mot juste est inférée.


2. Le scénario est sous contrainte, pas tiré des seules observations

L'évolution n'est pas tirée des observations seules. Elle est tirée des observations plus une règle posée d'avance : n'admettre que des causes mécanistes — mutation, sélection, hasard, descendance. Cette règle n'est pas un résultat de l'enquête, c'est une condition d'entrée. Aucune marque dans la roche ne porte écrit « explique-moi par un mécanisme aveugle ». C'est nous qui l'imposons avant de regarder.


3. « Mais les prédictions réussies ? »

On me répond souvent que la théorie a prédit des fossiles à des endroits précis, ou la structure des génomes — preuve de sa valeur.

Ma réponse : c'est un biais du survivant. Pour chaque prédiction juste qu'on glorifie, il y a des dizaines de prédictions fausses — chaînons annoncés qui ne l'étaient pas, horloges moléculaires qui ne tournaient pas rond, scénarios d'adaptation démentis. On n'en entend jamais parler, justement parce qu'elles sont fausses. La « cohérence » de la théorie n'est donc pas une preuve : c'est un objectif auto-entretenu. Chaque anomalie est résorbée par un ajustement ad hoc (équilibres ponctués, épigénétique…) pour que le récit reste cohérent. La cohérence est un sous-produit de ce mécanisme de préservation, pas un indice de vérité.


4. « Mais alors vous niez aussi que Napoléon a existé ? »

Non. Je distingue deux sortes de passé.

Le passé témoigné (Napoléon) : des milliers de témoignages concordants, des documents, des lois signées. Le nier exigerait un complot universel absurde. C'est une inférence fondée sur la confiance raisonnable dans des sources humaines — pas une extrapolation causale à partir de traces muettes.

Le passé non témoigné (transformation des espèces, formation des montagnes, âge de la Terre) : aucun témoin, rien que des traces physiques et des mesures actuelles. Pour en tirer un récit causal, il faut extrapoler en supposant que les régularités constatées aujourd'hui ont toujours valu — l'uniformitarisme. Or qu'une régularité soit stable dans tout le domaine qu'on peut tester aujourd'hui ne dit rien de sa valeur hors de ce domaine. C'est vrai de la loi d'Ohm, c'est vrai de la désintégration radioactive : mesurer leur constance ici et maintenant ne garantit pas leur constance il y a trois milliards d'années. L'extrapolation reste une extrapolation.

Ma position n'interdit donc pas de dire que Napoléon a existé. Elle interdit seulement de présenter des processus causaux non témoignés comme une connaissance établie. Ils relèvent d'un autre registre.


5. Que reste-t-il à la science ?

La science de laboratoire — celle des mesures ici et maintenant — a un rôle légitime : résumer les observations en régularités locales (comme la sélection chez les bactéries dans un flacon) et anticiper par interpolation à l'intérieur du domaine déjà constaté.

Mais elle ne prédit pas, au sens fort. La sélection naturelle, comme la loi d'Ohm, n'est qu'une régularité empirique cristallisée : un résumé d'observations valide dans un domaine étroit, qui n'a rang de « loi » que faute de contre-exemple connu pour l'instant. Hors de ce domaine, rien ne garantit qu'elle tienne.

Dès qu'on quitte ce champ pour raconter l'histoire du passé profond, on sort du résumé d'observations. Le récit devient une cosmologie — une narration mécaniste parmi d'autres possibles.


6. Mon choix

Les deux cadres — le mécaniste et le mien — n'ont pas le même statut parce qu'ils n'ont pas la même fin. Le mécaniste vise le résumé et l'anticipation locale ; il paie ce pouvoir, confiné au petit, en restant muet sur le pourquoi. Le mien vise une clôture explicative qui réintègre l'intention et la finalité. Aucune observation ne tranche entre ces deux fins : c'est une décision épistémologique, pas une donnée.

Je m'autorise donc des explications non mécanistes (intention, finalité, acte créateur) parce qu'elles ne contredisent aucun fait brut. La contradiction n'apparaît qu'avec la règle mécaniste — et une règle n'est pas un fait, c'est un cadre qu'on a choisi de ne pas remettre en question.

Je ne demande pas qu'on adopte mon cadre. Je demande qu'on cesse de prendre le cadre mécaniste pour une connaissance démontrée du passé non témoigné. Sur ce terrain, ce n'est pas un résultat : c'est un choix, qu'il faut assumer comme tel.


En résumé

  • Faits bruts : je les accepte tous.
  • Lecture mécaniste des faits : déjà une interprétation, pas une observation.
  • Inférence causale vers le passé non témoigné : extrapolation, pas connaissance établie.
  • Prédictions réussies : biais du survivant, échecs tus.
  • Cohérence : objectif auto-entretenu, pas preuve.
  • Napoléon : admissible (témoignages concordants).
  • Évolution, âge de la Terre : cosmologies, pas résumés d'observations.
  • La science : résume, elle ne prédit pas au sens fort.
  • Mon droit : faire un autre choix de cadre, tout aussi compatible avec les faits bruts.

Chat GPT?  ( ou équivalent...)

OK j'ai la réponse.

Modifié par chanou 34
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Membre+, 28ans Posté(e)
metal guru Membre+ 33 875 messages
Maitre des forums‚ 28ans‚
Posté(e)

Moi je dis que Dieu a enc... une guenon et il ne s'est rien passé, il a ensuite changé de trou et ça a marché, ensuite il est allé dormir et il a laissé l'évolution faire le job parce qu'il était trop feignant ! icon_dog.gif.2c299c6a3af1ba1672c0d5b38ee44149.gif

sources mgpt

 

 

Modifié par metal guru
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Membre, 50ans Posté(e)
Elisa* Membre 16 743 messages
Maitre des forums‚ 50ans‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Dattier7 a dit :

En résumé

Merci à l’IA qui doit passer bcp de temps à reformuler des discours vides et/ou incohérents…hélas, cela n’apporte pas plus de crédibilité à la personne l’ayant sollicitée. 

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 7 714 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Dattier7 a dit :

1. Observé n'est pas inféré

Ce qu'on voit réellement, c'est de la variation à l'intérieur d'un type. Ce qu'on ne voit jamais, c'est une forme se transformer en une autre.

C'est que tu es mal renseigné. Dans la seconde moitié du XX° siècle, des chercheurs italiens ont introduit une espèce de lézard italien, toujours la même, sur des iles, des ilots, de la cote " dalmate " (ex-Yougoslavie) où il n'y avait aucun lézard, aucun reptile, à l'état naturel. Et ils ont observé. Et ces animaux, tous semblables génétiquement, se sont adaptés à leur ile, leur environnement, les sources de nourriture, etc., de telles sortes que ce sont devenues des espèces distinctes de l'espèce mère. L'une d'entre elle a même développé un appareil digestif capable de digérer la cellulose. Ces animaux, faute de " viande ", d'insectes, de proies habituelles, ce sont mis à manger de bourgeons, etc., pour passer leur faim, et leur organisme s'est adapté à ce supplément, changement. Ces chercheurs ont refait le cas des pinsons des Galapogos relevé par Darwin. Des dizaines d'expériences de ce type ont été réalisées. Etc. 

Et un petit P.S. sur l'I.A. C'est comme le reste, ça dépend de qui s'en sert.

 

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