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Don Juan

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À propos de Don Juan

  • Rang
    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 05/02/1869

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Pays
  • Lieu
    Dans la forêt
  • Intérêts
    Condition humaine

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  1. Ne pensez-vous pas que ce soit impossible qu'une chose ne vienne de nulle part ?
  2. Cette sentence m'a toujours défié d'y penser et d'y repenser. Si l'on entend par culture une somme de "savoirs", et si l'on suppose que cette somme s'est installée -- en l’écrasant -- sur une quantité de connaissance (ce que l'on connaît en venant au monde), écrasement qui produisit l'effacement et l'oubli, alors dans ce cas et cette traduction la sentence me convient bien. L'homme aura tout oublié de ses "co-naissances" pour leur préférer une mémoire d'une somme de savoirs. Cela peut représenter un défi, celui de rechercher la connaissance oubliée, si elle n'est pas définitivement perdue (je sais que non), le savoir culturel nous vient de nos congénères directs, mais d'où nous viendrait les connaissances désormais oubliées ?
  3. Don Juan

    Contre-nature

    Donc si je te comprends bien, ce qui est dans la norme n'est pas contre-nature, et ce qui n'est pas dans la norme devient contre-nature. Une pathologie est donc contre-nature parce que la norme serait d'être exempt de pathologie ? Pour moi, ce n'est pas ainsi, ce qui est dans le plateau de gauche n'est pas d'autre origine que naturelle, ce qui est dans le plateau de droite est même chose. Le pétrole est chose naturelle et ses dérivés fabriqués de la main de l'homme ne sont certes pas contre-nature, ils ne sont pas naturels directement puisque non faits par la nature elle-même, mais ils ne sont pas contre-nature parce que produits par des êtres faits par la nature. Ce qui découle ou ce qui est produit par les êtres vivants, tous les êtres vivants, ne peut être contre-nature. C'est ainsi que je comprends le monde qui m'entoure, je ne peux pas discuter de ta compréhension, elle est tienne et étrangère à la mienne, tout aussi respectable sans doute.
  4. Ce que je voulais insinuer, c'est que notre présence ici, ou n'importe où ne peut se comprendre qu'à partir des messages dont nous sommes porteur. Et nous sommes tous porteur d'un message au moins, je ne contrarierai pas en te disant que je ne te crois pas si tu affirmes n'en porter aucun au travers de tes questionnements.
  5. Don Juan

    Contre-nature

    Sans vouloir t'offenser, tout cela est encore spéculation, nous ne pouvons pas faire autre chose que spéculer, je ne suis ni mathématicien ni physicien, encore moins astrophysicien, je ne peux qu'observer et écouter, et j'entends l'escargot me parler des lois de l'univers, les fleurs et les choux me chantent la même chanson, et quelque chose me dit que la position de mes yeux et de mon nez dans mon visage en connaissent l'air et les paroles. C'est tout ce que je peux en penser. Une pathologie est une cause de souffrance, la souffrance elle-même en est le cri. Souvent plus aisés à observer dans ou sur le corps les signes révèlent ou expriment un déséquilibre. Ce déséquilibre est mesurable ou quantifiable à partir de l'organisme, par des analyses ou une simple observation, mais il est des théories pour soutenir que le déséquilibre d'un corps survient par suite d'un déséquilibre dans la dimension mentale. Je crois qu'en donnant ma définition de la pathologie je réponds du même coup à ta question mystérieuse, sans doute s'agissait-il de deux questions en une, non ?
  6. Tu passes un message que personne ne veut entendre?
  7. Don Juan

    Contre-nature

    Je ne fais pas de différences entre la nature sur une planète et la nature dans l'univers, tout est la nature pour moi, les mêmes principes partout. Tu demandes sérieusement ce qu'est une pathologie ? j"aurais plutôt attendu que tu demandes ce que sont les fantômes. Tu dis : "Envers quoi est-elle jugée?" Et cette question ne montre aucun sens pour moi, il te faudra la préciser si tu veux que je puisse y répondre.
  8. Oh de sens il y a, mais en dehors des ornières. La communication n'est pas ce que l'on essaie de faire ici, vous avez raison, les moyens sont perdus, c'est bien ce que je veux souligner, les moyens sont perdus, les mots et les idées ne suffisent pas pour communiquer.
  9. L'universel n'attend pas des discours, tous les discours ont déjà été produits, je ferme les yeux et il n'y a que ça, des discours.
  10. Toute pensée commence par un monologue personnel, ce monologue est lui-même structuré comme un dialogue, plus précisément un multi-logue interne, le penser ne doit pas aller vers le général, pour moi vous faites erreur. C'est l'individu qui fait muer le général et non le contraire, l'un, le rare, le précieux doit étendre sa richesse au nombre, sous peine de voir le nombre donner sa pauvreté à l'un. Vous n'avez pas compris, la philosophie de l'escargot ne consiste pas à parler aux escargots ni à parler des escargots, vous voulez le dialogue, vous l'espérez ? Alors apprenez à écouter et vous commencerez à pratiquer la philosophie des escargots. Videz votre esprit et ne vous battez pas pour le remplir, l'esprit devient lucide lorsqu'il est léger.
  11. Il n'y a toujours qu'une seule définition, quelques soient les mots qu'on emploie, nous pensons tous avec les mêmes outils. Ce n'est pas la définition qui me semble utile de trouver, mais le moyen à partir duquel on veut penser. Philosophie de bistrot, philosophie de bureau, philosophie de presse, philosophie de labo, philosophie de tortionnaire, de proie, de prédateur, de papier, de jardinier, d'astronome, etc. Je veux être un philosophe de la terre, c'est à dire du vivant, le vivant c'est ce qui doit mourir inexorablement, philosophe de ce temps qui occupe l'espace entre la naissance et la mort, philosophe de l'instant. Philosophe des escargots, des vers de terre, de la poussière, du vent. J'ai du mépris pour ceux-là qui ne croient pas possible de philosopher au-dehors des livres de papier.
  12. La violence, pour l'homme comme pour toute autre espèce est un moyen. Un moyen pour un nombre de questions. Faut-il survivre ? Suis menacé ? Comment me libérer ? Comment manger ? etc, la liste est longue, est-ce que l'on peut retenir des raisons qui autorisent la violence ? Est-ce qu'on peut citer des raisons qui l'interdisent ? Il y a toujours une question de choix, me semble-t-il, même si souvent les arguments du choix sont incorrects, irréalistes, imaginaires, etc. Le choix entre l'autre et moi, si je suis poussé hors de la queue qui me permettra de recevoir ce pain gratuit, et s'il me faut ce pain pour survivre, alors, je mordrai la main qui veut me pousser, alors sans doute je pousserais à mon tour, pour ce pain vital. L'autre et moi, l'autre ou moi, comment ne pas choisir pour moi ? comment choisir l'autre à ma place ? Comment lui laisser brouter ce carré d'herbes fraîches ? Comment le regarder manger et moi mourir de faim ? Y a-t-il une violence justifiable ? Si l'on veut répondre par "Non", il faut pouvoir tendre ses veines à tous les vampires. Chaque jour le choix se propose, chaque heure, presque chaque minute, je dois dire qu'il me faut à chaque fois chercher une réponse qui vaille plus que celle que m'apporterait mon chien.
  13. Y a-t-il une violence justifiée, justifiable, dans ce monde ?
  14. Don Juan

    Contre-nature

    Bonjour d.u Lorsque j'entends le mot "nature", je comprends le grand système, avec tout ce qu'il contient de matériel et de principes ou lois naturelles, biologiques ou physiques, etc. Je le répète, de notre position nous ne pouvons pas réellement connaître ce qui est défavorable ou non au grand système, nous ne pouvons que lui prêter un sens, un goût du bon ou du mauvais, une conception du beau ou du laid, une perception d'effets à courts termes, très courts termes. Si la formule doit être entendue dans un angle moral on peut effectivement concevoir l'acte ou la pensée contre-nature, comme tout ce qu'on voudra bien concevoir, du point de vue de la morale, toute gymnastique intellectuelle se permet et je me suis égaré en participant à ce sujet. Des croisements d'espèces ont toujours eu lieu, notre espèce n'existerait probablement pas sans ces croisements d'espèce. Les comportements éloignés de ce qui nous semble correct ou juste sont rendus possible par les structures mentales ou physiques, rien ne nous permet de dire qu'elles sont ou non contre-nature, si l'on ne le dit pas d'une position morale. Tout ceci semble être sensé, mais seulement d'une position d'observation d'un champ de pensée raisonnable, certains sans doute ne pourraient pas survivre s'il ne s'agissait pas de vivre pour manger. Manger est souvent indispensable pour survivre biologiquement, mais attendre de la vie essentiellement la possibilité de manger est une option qui fonctionne aussi bien, aussi mal. Faire comme ci ou comme ça, dépend des fantômes ou des pathologies qui nous habitent, le bon sens n'est pas irrémédiablement toujours le bon sens.
  15. Don Juan

    Contre-nature

    Vous avez fait le choix d'une formule (contre-nature) difficile à définir, peut-être n'a t-elle aucun sens, une formule irréaliste ? abstraite ? moraliste ? Biologique ? Nul n'est en mesure de comprendre qu'une chose soit défavorable à la nature, non cohérente avec la nature, non désirable par la nature, pour ceux qui voudront voir en la nature la présence d'une intention ou d'une conscience, ce qui revient au même. La nature, c'est un désert de glace, ou un sol lunaire, c'est un astre solaire en combustion, c'est un animal vivant ou mort, c'est une tempête ou son absence, c'est un caillou ou une petite plante, c'est un organe ou un simple poil, c'est nous qui pensons, qui rêvons, qui désirons, qui aimons, qui tuons, qui donnons naissance, la nature c'est tout et tout ce qui semble son contraire, nous ne sommes pas en mesure de trier dans cet univers, déterminer ce qui serait utile ou non, ce qui serait bon ou mauvais, c'est un abus de pouvoir de l'homme lorsqu'il s'imagine connaître ce qui est pour ou ce qui est contre, tout est la vie lorsque la mort elle-même est encore de la vie. Nous ne sommes pas capable d'être ni contre-nature, ni anti-nature, ni pour-nature, ni avec nature, elle se rit de nous, comme vous riez de la poussière que vous soulevez à chacun de vos pas, tout ce que nous faisons, c'est elle qui le fait.
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