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deja-utilise Membre 5 220 messages
If you don't want, you Kant... ‚
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Avertissement préalable: je m'excuse doublement de ce qui va suivre, d'une part pour la lourdeur du topic, entre autre à cause des nombreux liens ( à lire préférentiellement au-delà de la citation ), mais également par anticipation pour ce que cela pourrait provoquer dans l'esprit de certains forumeurs, encore insensibles à l'étendu du profond malaise, pour ne pas dire à une absurdité sans nom ! 

 

 

Ce sujet prend naissance de par les évènements forumiques récents que l'on aura pu lire dans les différents sujets dans cette rubrique philosophie, et j'espère que celui-ci aura au moins le mérite de faire sortir de leur torpeur les âmes qui adhèrent au scientisme, et sans doute sans le savoir elles-mêmes, et ayant par leur ferveur prosélytique scientifiste amadoué la vigilance de certains esprits pourtant critiques, le but n'est absolument pas tourné vers la polémique bien entendu, mais de faire éclater au grand jour le danger, comme le non-sens de ce fléau épidémique, le tout promulgué par des acteurs dans le déni ou l'ignorance de tout l'environnement, de de toutes les contingences et autres implications plus ou moins insidieuses qui s'exercent à tous les niveaux, qu'il soit individuel, communautaire, étatique, clanique, sociétal, organisationnel, culturel, etc... 

Il y a bien entendu toute une gradation ( divers degrés d'adhérence ) au scientisme, comme il en existe une également dans un autre registre tel le racisme, de " modéré " à extrémiste ! Mais même en faibles quantités, une évolution exponentielle et tentaculaire devient rapidement problématique, si elle n'est pas contrecarrée/jugulée par une instance ou une autre indépendante !

 

 

Qu'est-ce que le scientisme, ou le scientiste partisan du scientisme ? Une définition précise ne pourra pas être élaborée, puisque le domaine auquel elle fait appel est la science, qui est elle-même dans une position encore floue/fluctuante, mais cela ne saurait constituer une entrave sérieuse ou un handicap majeur aux éléments essentiels qu'il faut dégager à son encontre, citations:

 

 

 

Il s'agit donc d'une confiance (le terme de foi ne s'applique pas, en principe, dans ce domaine) dans l'application des principes et méthodes de la science moderne dans tous les domaines. On peut résumer le cœur de cette croyance en : « La science décrit (vraiment) le monde tel qu'il est2. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Scientisme

 

Attitude consistant à considérer que toute connaissance ne peut être atteinte que par les sciences, particulièrement les sciences physico-chimiques, et qui attend d'elles la solution des problèmes humains.

http://www.cnrtl.fr/definition/scientisme

 

Pour les scientistes, la science est la seule connaissance véritable permettant de décrire complètement la réalité et d'accéder à la nature intime des choses

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Scientisme.htm

 

 

Scientism is a belief in the universal applicability of the scientific method and approach, and the view that empirical science constitutes the most authoritative worldview or the most valuable part of human learning—to the exclusion of other viewpoints. Accordingly, philosopher Tom Sorell provides this definition of scientism: "Scientism is a matter of putting too high a value on natural science in comparison with other branches of learning or culture."

https://en.wikipedia.org/wiki/Scientism
 

 

Une tentatives de définition: Le scientisme est d’abord la croyance que la science constitue un mode de connaissance universel et que la méthode scientifique est la seule valable et permet d’appréhender tous les phénomènes du fait de son objectivité.

http://www.psy-luxeuil.fr/article-qu-est-ce-que-le-scientisme-122992022.html

 

 

 

 

Et quelques remontrances/critiques envers le scientisme:

 

 

La philosophie devient littéralement sans objet, et son existence dangereusement compromise. Plus proche de l'opinion que du savoir, elle semble n'être qu'une survivance du passé, un résidu voué à disparaître, absorbé par le progrès scientifique. C'est du moins l'avis des positivistes et des scientistes, qui voient dans la philosophie cette « partie de la connaissance humaine qui n'a pas encore réussi à revêtir les caractères et à prendre  […]

http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/  ( il n'y a pas d'accès après les 3 petits points pour les non-adhérents, et ma version papier est plus ancienne, elle ne traite pas le sujet pareillement )

 

 

 

Le positivisme est une forme de croyance dans la science qui a prévalu à partir de la diffusion des idées d’Auguste Comte. Le scientisme est une manifestation moins dogmatique, mais qui continue d’imprégner la société de façon plus diffuse, que l’on appelle aujourd’hui la technocratie,

https://www.contrepoints.org/2011/12/06/59194-les-dangers-du-scientisme

 

 

De surcroît, quand le scientisme se défend tout lien avec des valeurs hormis la valeur de la science et se prétend de telle sorte apporter des réponses neutres, nous allons montrer que cette prétention de neutralité n’est qu’illusion. Tout d’abord, bien que le scientisme veuille évacuer tout ce qui relève de la métaphysique, elle est en fait elle-même une métaphysique : « c’est toujours sur une croyance métaphysique que repose la croyance à la science » [5]. Cette croyance à la science n’est pas neutre, la théorie scientiste relève d’une idéologie.

https://ameliepinset.wordpress.com/2009/09/20/combattre-le-scientisme-est-ce-combattre-la-science/

 


 

« Le scientisme affirme qu’en dehors de la connaissance scientifique, aucune autre forme de connaissance n’est légitime, car seule la connaissance scientifique est positive et vraie. C’est une forme de réductionnisme où seules les connaissances valides sont scientifiquement prouvées, le reste étant irrationalités, croyances ou idéologies. Se trouvent ainsi disqualifiés d’emblée les savoirs traditionnels des populations autochtones ou encore ceux des "non-scientifiques", les savoirs populaires et les savoirs paysans. »

De nos jours, le scientisme peut prendre différentes formes et ne s’en tient pas nécessairement à ce credo de la supériorité de la connaissance scientifique sur les autres formes de connaissance.

http://www.psy-luxeuil.fr/article-qu-est-ce-que-le-scientisme-122992022.html

 

 

But the status of philosophy has fallen quite a bit in recent times. Central to scientism is the grabbing of nearly the entire territory of what were once considered questions that properly belong to philosophy. Scientism takes science to be not only better than philosophy at answering such questions, but the only means of answering them.

[...]

More recent advocates of scientism have taken the ironic but logical next step of denying any useful role for philosophy whatsoever, even the subservient philosophy of the positivist sort

http://www.thenewatlantis.com/publications/the-folly-of-scientism

 

 

c) la vérité se réduit à la seule connaissance scientifique

« Qu’est-ce donc que la Vérité ? » demandait Pilate il y a deux mille ans à Jésus venant de lui déclarer qu’il est « venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité ». Jésus n’a jamais répondu à la question du procurateur romain. Et pour cause : pour le Christ, la Vérité n’est pas objet de connaissance, mais Sa Personne même (rappelez-vous votre catéchisme : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »).

Certes, l’affirmation divine nécessite la démarche de la foi, mais la question de Pilate demeure pertinente encore de nos jours. Qu’est-ce donc que la Vérité ? Y a-t-il une seule vérité ou plusieurs ? Est-elle absolue (transcendantale ou non) ou relative ? Est-elle objective ou subjective ? Il y a bien trop de questions non résolues, malgré des siècles de réflexions philosophiques et épistémologiques, pour circonscrire la vérité à la seule réalité scientifique. En outre, en admettant même que seule la connaissance scientifique est source de vérité (quod non), de quelle science parle-t-on : la science spéculative fondée sur le raisonnement abstrait (dans ce cas, le scientisme devient rationalisme) ? la science expérimentale ou empirique ? les sciences « dures » ou également les sciences humaines ?

Or, pour que le plan des collectivistes-scientistes fonctionne en vue d’organiser la société, il est impératif qu’il y ait consensus sur le fondement scientifique du plan : le plan doit être suivi, car il est vrai scientifiquement. Il convient, pour le dire plus clairement, qu’il y ait une seule vérité scientifique, d’où l’on ne peut que conclure à la vocation tyrannique du scientisme ! Le libéralisme qui s’est historiquement dressé contre tous les despotes se doit donc de rejeter avec la plus grande force cette tyrannie du scientisme et ce, pour demeurer cohérent et garder intacte la flamme de la Liberté dont il est le dépositaire !

https://www.contrepoints.org/2013/08/19/135321-le-scientisme-est-lennemi-fondamental-de-la-liberte

 

Faut-il vraiment quelque chose de plus que la menace de disparition de notre propre espèce pour remettre en question un paradigme aussi manifestement délétère ?

Il est plus que temps de s’arrêter un peu dans cette course suicidaire effrénée, pour réfléchir, posément, sérieusement et collectivement, au paradigme scientiste et, plus généralement, à la culture occidentale. Réfléchir aussi aux relations entre la science et les citoyens, non comme un contrôle de celle-là par ceux-ci (contrôle qui s’exprimerait dans les mêmes termes, dans le même paradigme), mais bien, à travers l’activité collective, comme les conditions d’émergence d’un tout autre mode d’être au monde. Il s’agit bien, maintenant, de mettre en place les conditions de ce qu’Edgard Morin appelle très justement une métamorphose.

http://gietinfo.abracadabrapdf.net/scientisme/

 

 

 

 

 

Il est donc grand temps je pense, de sortir les yeux de nos oeillères et regarder les choses en face, la science n'est pas un truc neutre qui flotterait à part vers la vérité, quand le reste de l'humanité serait dans les errements de la déraison, alors même que tout un chacun peut voir aujourd'hui où la techno-science nous emmène, vers la décadence misérable de ce qui fait de nous des êtres vivants, sensibles, irrationnels et émotifs, dans un environnement qui n'est pas que le nôtre, et qui engage dans son sillage toute l'humanité. La science est un outil qui permet d'assouvir nombre de fantasmes tant étatique qu'individuel, mais sans en mesurer toutes les retombées avant l'heure, qu'elles soient éducatives, morales, environnementales, fraternelles, existentielles, éthiques, médicales ou plus simplement pour le mieux vivre, et qui plus est ensemble !

 

 

N.B.: Ceci n'est absolument pas un plaidoyer contre la science, étant moi-même scientifique, mais bien contre cette exacerbation scientiste, contre l'hégémonie de la science envers et contre tout sans distinction, une tumeur maligne qui corrompt sa propre substance ! Un fléau pour l'humanité.


P.S.: Toute ressemblance de loin ou de près avec des personnes réelles ne saurait être fortuite, et il est notoire que dans une autre rubrique du forum, des clones mimétiques, s'autogratifiants ou convaincus de leur bien-fondé, gloussent de la même manière, victimes malgré eux de l'air du temps, sans la moindre once de recul sur ce qu'ils vivent ou ce qu'ils sont, trop éloignés dans leur tour d'ivoire fermée à triple tour, et étrangers à toute autre considération qu'est leur divinité sacralisée: La Science.

 

 

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Membre 58ans Posté(e)
BadKarma Membre 11 685 messages
Docteur Honoris Causa Es "Patati & Patata..."‚ 58ans
Posté(e)

Toute "science sans conscience" ne vaut même pas un scientisme et nous mènera à la ruine, Rabelais est toujours étonnement d' actualité...

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Invités Posté(e)
Invité Yokkie Invités 0 message
Posté(e)
il y a une heure, deja-utilise a dit :

« Le scientisme affirme qu’en dehors de la connaissance scientifique, aucune autre forme de connaissance n’est légitime, car seule la connaissance scientifique est positive et vraie. C’est une forme de réductionnisme où seules les connaissances valides sont scientifiquement prouvées, le reste étant irrationalités, croyances ou idéologies. Se trouvent ainsi disqualifiés d’emblée les savoirs traditionnels des populations autochtones ou encore ceux des "non-scientifiques", les savoirs populaires et les savoirs paysans. »

 

il y a une heure, deja-utilise a dit :

N.B.: Ceci n'est absolument pas un plaidoyer contre la science, étant moi-même scientifique, mais bien contre cette exacerbation scientiste, contre l'hégémonie de la science envers et contre tout sans distinction, une tumeur maligne qui corrompt sa propre substance ! Un fléau pour l'humanité.

Si j'ai bien saisi... le scientifique ayant une telle vision, est en quelque sorte, un croyant dont la religion serait la science. 

Par extension, on peut assimiler cette doctrine scientiste à une forme de religion ?

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Membre 36ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 15 883 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)

J'applaudis des deux mains (avec une seule main ce serait difficile :D : le scientiste est pour moi celui qui considère que seule la science possède le monopole des questions que l'humain peut légitimement se poser sur le monde qui l'entoure. C'est effectivement tout à fait discutable.

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Membre Posté(e)
zeugma Membre 670 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)

Si il y a 9 heures, vous avez posté ce sujet, Déjà-utilisé, il va sans dire qu'il devenait nécessaire de donner à ce forum un lieu propre à la distinction prégnante du scientisme et de la recherche scientifique...

personnellement je vous remercie car vous permettez de mettre en débat quelque chose de l'intelligence humaine et de la conscience commune, et cela dans un acte de prudence, c'est-à-dire de savoir si sa propre activité, ici l'activité scientifique, est porteuse d'une possible dérive...

si la philosophie et la théologie avaient eu en leurs temps respectifs de "gloire", cette prudence et cette lucidité sur leur possible dérive, nous ne serions pas aujourd'hui dans ce "champs gravitationnel" réductif de notre liberté de pensée...

j'aime la science quand elle me donne le fruit de sa recherche rigoureuse, et que par de nouvelles connaissances, je perçois notre univers proche et lointain comme un tout constitutif de ce que je suis dans mon individualité, elle est une aide des plus précieuses quand elle me donne aussi un écho clair et audible de ma lecture personnelle de la matière en mouvement, car ce mouvement est un des facteurs de ma vie et de ma pensée...

     c'est pourquoi quand je vois s'enfermer sur eux même dans une auto-satisfaction, certains de ces représentants, j'essaye de leur dire qu'ils ne servent pas la science et encore moins l'humanité en agissant de la sorte...

 

c'est aussi pourquoi je veux savoir qu'elle est l'abstraction propre de l'intelligibilité scientifique, (mais ça vous le savez déjà) pour voir en quoi la recherche scientifique est inscrite dans le continuum de la pensée humaine, de la vie, de la matière...

les scientistes, seraient-ils comme ces terroristes de tout âge qui veulent imposer en force leurs convictions ?

je le pense oui, car il n'y a pas d'autres raisons que celle de la domination forcée pour comprendre ce réductionnisme, cette mise entre parenthèse de la diversité, et ils veulent détruire tout ce qui n'est pas conforme à leurs convictions et finiront par nous détruire en s'auto-détruisant eux même...

 

je ne veux pas que la nature, la pensée et la science meurent donc je me défend des scientistes...

 

Modifié par zeugma
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deja-utilise Membre 5 220 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)
Il y a 13 heures, Yokkie a dit :

 

Si j'ai bien saisi... le scientifique ayant une telle vision, est en quelque sorte, un croyant dont la religion serait la science. 

Par extension, on peut assimiler cette doctrine scientiste à une forme de religion ?

 

Un scientiste n'est pas nécessairement un scientifique à la base, ce peut être n'importe qui, qui voue une adoration sans retenue à la performance scientifique, une croyance éhontée que la science est la seule dépositaire d'une légitimité à savoir, à connaitre, qu'elle seule peut accéder à la vérité.

Alors oui, sous cette forme intellectuellement despotique, le scientisme est un dogme, une véritable religion, puisque basée sur une croyance, une foi inébranlable envers elle !

 

Heureusement que le véritable scientifique est en général plus enclin au doute, à l'humilité et à la modestie, c'est pourquoi il ne faut pas faire d'amalgame entre scientifique et scientiste. 

 

 

Il y a 13 heures, Quasi-Modo a dit :

J'applaudis des deux mains (avec une seule main ce serait difficile :D : le scientiste est pour moi celui qui considère que seule la science possède le monopole des questions que l'humain peut légitimement se poser sur le monde qui l'entoure. C'est effectivement tout à fait discutable.

Merci Quasi-modo, aurais-tu quelque chose à en dire, de par ta propre expérience ou ce que tu constates là où tu poses le regard ?

Modifié par deja-utilise
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Membre Posté(e)
deja-utilise Membre 5 220 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, zeugma a dit :

c'est aussi pourquoi je veux savoir qu'elle est l'abstraction propre de l'intelligibilité scientifique, (mais ça vous le savez déjà) pour voir en quoi la recherche scientifique est inscrite dans le continuum de la pensée humaine, de la vie, de la matière...

les scientistes, seraient-ils comme ces terroristes de tout âge qui veulent imposer en force leurs convictions ?

je le pense oui, car il n'y a pas d'autres raisons que celle de la domination forcée pour comprendre ce réductionnisme, cette mise entre parenthèse de la diversité, et ils veulent détruire tout ce qui n'est pas conforme à leurs convictions et finiront par nous détruire en s'auto-détruisant eux même...

 

Oui, on pourrait en effet parler d'affront à l'intelligence que de se refermer sur ses propres bases, comme si le monde devait se comporter comme, ou se plier à la mathématique, alors que c'est bien à cette dernière de s'incliner devant la réalité.

Toute idéologie est germicide, même quand elle est pensée initialement pour faire le bien, ne dit-on pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions !?

 

Des terroristes, l'idée m'est aussi venue à l'esprit, mais j'ai eu peur d'aller trop loin dans cette introduction, que l'esprit pris d'émotion fasse encore une fois un amalgame superficiel au lieu de se focaliser sur le fond du problème, comme celui qui rebondit sur un mot mal à propos de son interlocuteur pour évincer la teneur de celui-ci, l'énergie psychique engendrée étant trop forte et donc difficile à gérer, le cerveau se déleste sur une proie plus facile à contenir, par instinct de conservation dirons-nous, il préfère la fuite indépendamment de sa volonté il va s'en dire...

Je préférerais alors parler de fanatisme, qui laisse là aussi entendre l'endoctrinement, mais sans renvoyer à une image prégnante de l'actualité de ceux qui perpétuent la terreur, car ce n'est pas ce qui est recherché par nos fidèles scientistes, mais bien de croire aussi que c'est pour notre bien, qu'il n'y a pas d'autre possibilité, comme un retour aux temps de l'inquisition mais sans violence physique, il faut une uniformisation de la pensée, qu'elle ne soit plus qu'une, c'est-à-dire celle qui a été décrétée la meilleure pour chacun d'entre nous, sous peine d'être dans l'erreur systématique, de ne pas être dans le droit chemin de la vérité, voilà la prétention, orgueilleuse et vaniteuse du scientiste ! Il ne prêche que pour sa paroisse, le Dieu unique auquel il faut adhérer sous peine d'être un infidèle de la raison !

 

Enfin, la pensée scientifique ne doit pas tomber sous le couperet d'A. Comte et son positivisme, elle doit au contraire s'évertuer de rester à sa place, elle ne saurait remplacer toutes les autres organisations de l'esprit humain, comme par exemple nos organisations physiques ne peuvent pas être avantageusement remplacées par une seule, aurait-on l'idée de dire que seule l'instance politique doit assurer le bien, en anéantissant les usines, les écoles, les foyers d'hébergements... ? Non, c'est dans la pluralité que la vie des créatures humaines peut se faire, pourquoi en irait-il autrement dans sa vie psychique protéiforme. Bien sûr que la science est un outil d'une utilité prépondérante, comme tu le soulevais avec le parallèle du mythe de Prométhée et le feu, mais cet outil salutaire ne doit pas nous subjuguer, nous aveugler au point de ne voir qu'à travers sa lumière, au détriment d'autres sources éclairantes, peut-être moins intense, mais sans doute d'aussi grande nécessité: de ne pas sombrer corps et âme dans une parodie ou un remake de Midas, où toutes nos vies ne seraient réduites qu'à d'uniques considérations scientifiques, ça fait froid dans le dos... !

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Membre 52ans Posté(e)
zenalpha Membre 15 652 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 52ans
Posté(e)

Le scientisme est hors des sciences 

Les sciences définissent leur domaine de definition, qui sont limités..., les theories dans ces domaines de définition, qui sont réfutables... et donc jamais elles ne donnent la priorité aux scientifiques concernant les valeurs morales, les relations entre les hommes ou les choix spirituels ou politiques...

Dans ses domaines d'étude en revanche, elle est apte à évaluer les forces et les limites de ses theories donc il ne suffit pas de rever n'importe quelle theorie des petits pas ou rêver que la relativité restreinte est fausse pour donner de la valeur à son rêve..

Elle attendra une formalisation de sa theorie et une vérification des consequences de La theorie par l'expérience faute de quoi je peux moi aussi rêver de ma theorie des grosses roustouflettes qui n'amène rien à l'humanité mais qui brosse mon ego dans un onanisme priapique maladif...

decreter fausse la RR et inventer dans sa tête les petits pas est une forme de scientisme la fin décrétée justifiant n'importe quel moyen loufoque 

Modifié par zenalpha
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tison2feu Membre 2 630 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, deja-utilise a dit :

 

Un scientiste n'est pas nécessairement un scientifique à la base, ce peut être n'importe qui, qui voue une adoration sans retenue à la performance scientifique, une croyance éhontée que la science est la seule dépositaire d'une légitimité à savoir, à connaitre, qu'elle seule peut accéder à la vérité.

Alors oui, sous cette forme intellectuellement despotique, le scientisme est un dogme, une véritable religion, puisque basée sur une croyance, une foi inébranlable envers elle !

 

Heureusement que le véritable scientifique est en général plus enclin au doute, à l'humilité et à la modestie, c'est pourquoi il ne faut pas faire d'amalgame entre scientifique et scientiste. 

 

 

Merci Quasi-modo, aurais-tu quelque chose à en dire, de par ta propre expérience ou ce que tu constates là où tu poses le regard ?

Le discours scientiste semble même davantage problématique dans la bouche de personnes, dont le nombre va grandissant, qui n'ont aucune notion de ce que sont les sciences, leurs méthodes de travail, etc. 

A contrario, le discours anti-scientiste peut toujours être tenu et instrumentalisé à des fins idéologiques par des théoriciens obscurantistes, amateurs de théories du complot par exemple, qui eux aussi ignorent tout des sciences modernes. En clair, tous les arguments, parfaitement justifiés, avancés ici à l'encontre du scientisme seront récupérés par des intégristes prosélytes ou/et des adeptes de théories farfelues afin de fustiger non pas le scientisme mais la science.

Modifié par tison2feu
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Invités Posté(e)
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Voilà un terme qui mérite effectivement d'être précisé, car je vois souvent les gens trop facilement catalogués "scientistes" en sections Sciences ou Religion du forum.

Par exemple ce que je viens d'écrire dans le topic sur "le vide et le néant" pourrait suffire à m'y inclure. Alors que je ne le suis pas du tout. A moins qu'on m'en apporte la preuve (scientifique il va sans dire ^_^)

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Membre 36ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 15 883 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)

En quoi les sciences pourraient-elles nous dire qu'Auschwitz ou que l'eugénisme serait un mal?

J'ai même déjà entendu dire de façon volontairement cynique et provocatrice (je précise parce que c'était quelqu'un de très bien) de la part d'un biologiste qu'objectivement parlant les viols des colons sur les colonisées étaient une bonne chose dans la mesure où cela diversifie les gènes en présence en renouvelant la population génétique.

Il y a 2 heures, deja-utilise a dit :

Merci Quasi-modo, aurais-tu quelque chose à en dire, de par ta propre expérience ou ce que tu constates là où tu poses le regard ?

Je dirais que c'est encore trop souvent (mettons les pieds dans le plat puisque Théia en parle) une façon d'évacuer certains questionnements gênants comme ceux portant sur l'existence d'un Dieu, ou les questionnements métaphysiques en général. Ainsi en renvoyant certaines questions dans les cordes, on espère leur couper l'herbe sous le pieds (parce qu'on imagine que métaphysique signifie système philosophique et donc forcément obscurantisme, intolérance, bla bla bla ... )

Je dirai que la phrase suivante d'Emile Meyerson devrait prêter à réfléchir les scientistes : "L'Homme fait de la métaphysique comme il respire." Comment une personne intelligente comme Meyerson peut-elle avoir tenu un tel propos?

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Membre Posté(e)
deja-utilise Membre 5 220 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, zenalpha a dit :

Le scientisme est hors des sciences 

 

 On est d'accord

Citation

Les sciences définissent leur domaine de definition, qui sont limités..., les theories dans ces domaines de définition, qui sont réfutables... et donc jamais elles ne donnent la priorité aux scientifiques concernant les valeurs morales, les relations entre les hommes ou les choix spirituels ou politiques...

 

On est aussi d'accord sur le principe, mais tu ne peux pas ne pas voir, que notre société est basée sur la techno-science, où la science migre petit à petit, non vers une compréhension et des explications aux évènements naturels, mais vers une simple description et utilisation des lois qu'elle dégage, alimentant donc de plein fouet la technique, si elle n'est pas elle-même réduite à une technique du savoir comme je l'ai déjà dit, malheureusement.

Ensuite, et je me répète, la science n'est pas quelque chose qui flotte dans les aires, indépendamment d'un contexte, social, politique, économique ou idéologique, ce que tu te refuses à voir, préférant l'isoler du reste, mais la science en tant qu'objet d'étude, n'a pas à être coupée de son environnement, comme on pourrait isoler un phénomène physique, parce que c'est aussi un fait de société, communautaire et psychologique, elle peut donc faire l'objet d'une étude sociologique ou épistémologique, ce qui implique toutes les dimensions qui ne sont pas son propre objet immédiat ! Comprends-tu ce que je t'explique, ou feras-tu encore la sourde oreille ?    

 

Citation

Dans ses domaines d'étude en revanche, elle est apte à évaluer les forces et les limites de ses theories donc il ne suffit pas de rever n'importe quelle theorie des petits pas ou rêver que la relativité restreinte est fausse pour donner de la valeur à son rêve..

 

 C'est ça ! Dans ses domaines d'études, mais qui étudie la science en tant qu'objet d'étude !?

Si ce n'est un philosophe, un épistémologue, un sociologue, voire un psychologue, et je rajouterai et ça te reste encore en travers de la gorge, qu'il faut aussi l'appréhender comme un système qui traite de l'information, et tu verras que cette conception finira par faire parler d'elle, c'est à dire une approche informationnelle de la science, ce qui ne peut pas rester complètement hermétique à ce que fait un philosophe, puisqu'il traite aussi des informations, avec le même outil à sa disposition, sa cognition !

 

Mais veux-tu l'entendre également, ou préfères-tu jouer au chat et à la souri, et ne rebondir que sur la superficialité des idées débattues, plutôt que sur le fond et toutes les implications qui y sont associées, même si ça doit te révulser ?

Citation

Elle attendra une formalisation de sa theorie et une vérification des consequences de La theorie par l'expérience faute de quoi je peux moi aussi rêver de ma theorie des grosses roustouflettes qui n'amène rien à l'humanité mais qui brosse mon ego dans un onanisme priapique maladif...

 

 Mais les théories s'appuient nécessairement sur quelque chose, tu en restes à la seule possibilité de faire de la science, et paradoxalement chez toi, comme Popper philosophe l'avait suggéré, or je t'ai donné des voies dissonantes sur cette façon d'envisager la bonne pratique scientifique, je t'ai donné des liens, mais les as-tu regardés et étudiés, où on y voyait un Kuhn ou un Lakatos.

 

Citation

decreter fausse la RR et inventer dans sa tête les petits pas est une forme de scientisme la fin décrétée justifiant n'importe quel moyen loufoque 

 

Non envisager une alternative à l'échec explicatif en cosmologie n'est pas du scientisme, revoir et chercher d'autres explications au résultat négatif des expériences d'interférométrie de Michelson-Morley n'est pas du scientisme, ce sont des hypothèses nouvelles que je ne peux pas vérifier par mes propres moyens, faute d'avoir les appareils complexes et onéreux pour le faire, j'en suis donc réduit à faire des expériences de pensées, et si en soi c'est une erreur, alors la science regorge de telles erreurs ! C'est pour cela que je te dis que la science n'est pas seulement un mode calculatoire, mais aussi une démarche qualitative, et j'ai toujours soutenu l'idée de le faire en confrontation avec l'expérience, ces démarches s'inscrivent parfaitement dans celles d'un scientifique.

 

En revanche, ériger la science comme seul moyen d'accès à la connaissance est une position scientiste, la tienne ! Dire des gens qui ne sont pas de ton avis, qu'ils n'y comprennent rien, parce que leur argument n'est pas issu ou en droite ligne de la méthode scientifique, c'est aussi du scientisme !  Que les philosophes et leurs philosophies ne valent pas mieux qu'un pet de cochon, en somme, sur la connaissance, ce sont aussi des propos tenus par des scientistes, et que tu tiens, revendique haut et fort !

 

C'est on ne peut plus clair il me semble ! Le seul aveugle dans cette histoire, c'est celui qui est parfaitement convaincu qu'il est sur l'unique bon chemin vers la connaissance, on ne fait pas pire croyant que celui qui ignore totalement sa croyance, mais comme je soupçonne que ce n'est pas curable, en tout cas de soi-même, ni même par l'extérieur, mais bien plutôt par le concours des deux, et d'une bonne motivation volontaire, je pense que tu ne changeras pas d'un iota ce que tu dis, ni ce que tu penses... Fort heureusement je ne me suis pas donné comme mission d'éduquer les esprits, juste d'être présent au cas où ! 

 

Merci de m'avoir lu.

 

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deja-utilise Membre 5 220 messages
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Il y a 4 heures, tison2feu a dit :

Le discours scientiste semble même davantage problématique dans la bouche de personnes, dont le nombre va grandissant, qui n'ont aucune notion de ce que sont les sciences, leurs méthodes de travail, etc. 

A contrario, le discours anti-scientiste peut toujours être tenu et instrumentalisé à des fins idéologiques par des théoriciens obscurantistes, amateurs de théories du complot par exemple, qui eux aussi ignorent tout des sciences modernes. En clair, tous les arguments, parfaitement justifiés, avancés ici à l'encontre du scientisme seront récupérés par des intégristes prosélytes ou/et des adeptes de théories farfelues afin de fustiger non pas le scientisme mais la science.

Je n'en doute pas Tison, la ou les frontières sont effectivement fragiles, j'entends bien ton avertissement légitime, tes approches mériteraient des développements aussi, mais tu reconnaitras que ce n'est pas là, le fond premier du sujet, il est pour l'heure de dénoncer ceux qui prônent peu ou prou la science contre tout autre approche, soit sur la connaissance, soit sur l'accès à la vérité, tant soit peu que l'on puisse en parler aussi succinctement, et qui participent activement à faire du tort à la science justement par leur prosélytisme scientistique !

 

Et j'aimerais bien ton avis là-dessus, même si il n'est pas agréable à entendre pour moi éventuellement. 

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deja-utilise Membre 5 220 messages
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Il y a 4 heures, Théia a dit :

Voilà un terme qui mérite effectivement d'être précisé, car je vois souvent les gens trop facilement catalogués "scientistes" en sections Sciences ou Religion du forum.

Par exemple ce que je viens d'écrire dans le topic sur "le vide et le néant" pourrait suffire à m'y inclure. Alors que je ne le suis pas du tout. A moins qu'on m'en apporte la preuve (scientifique il va sans dire ^_^)

On pourrait effectivement, mais tu le reconnais aussi toi-même, tu ne te considères pas comme une philosophe, n'est-ce pas ?

Donc, il nous faut clarifier que la science et la philosophie entre autres, n'ont pas même vocation, elles ne peuvent dès lors par être comparées de front, et donc juger sur la plus ou moins grande valeur de l'une ou de l'autre, c'est à dire que je ne fais pas non plus l'erreur selon moi de placer la philosophie en haut de la pyramide du savoir, pas plus que je n'y placerai la science. On peut résumer en disant qu'elles sont avant tout complémentaires, l'une nourrissant l'autre et réciproquement, comme il en irait de même entre le corps et l'esprit, la vigueur de l'un a un impact positif sur l'autre, et inversement ( et aussi en sens inverse la dégénérescence/perversion peut être contaminante si l'on y prend gare ). 

J'avais fait appel à une image au sujet de ces deux activités particulières, l'une serait le contenant ( la philo ) et l'autre le contenu ( la science ), on voit donc très bien qu'il ne peut il y avoir de hiérarchisation de l'une par rapport à l'autre, les deux ont besoins l'une de l'autre pour avoir une quelconque pertinence et/ou utilité, bien qu'elles n'ont pas besoin d'être collées l'une l'autre en permanence, ni que leur seule source d'inspiration seraient exclusives, c'est à dire que seule la philo alimenterait la science ou seule la science alimenterait la philo seraient tout à fait saugrenus !

 

Chapati l'avait à plusieurs reprises mentionné, où selon lui nous étions dans l'excès du rationalisme, mais après mûres réflexions, il s'avère, que c'est un manque de sensibilité qu'il faut signaler, ce qui donne en première instance en effet l'impression que la raison est sur-représentée et donc que nous sommes en overdose de rationalité.

La raison n'a pas à prendre les commandes de nos vies, et même si son appel est plus que séduisant quand elle s'adresse à elle-même dans un échange ou une discussion, disons envoutant, il nous faut pour la contrebalancer faire appel  non pas à plus de rationalité, mais bien à notre sensibilité, et en cela, ça rejoint le topic que tu as toi-même ouvert sur la bioéthique, mais on peut aussi prolonger ce mouvement à toutes les sciences et pas seulement sur le secteur médical ou agroalimentaire. La réflexion doit donc aussi s'articuler sur la sensibilité au sens large, comme sur l'intuition, sur l'imagination, que l'on peut retrouver chez n'importe quel scientifique ou philosophe. L'objectif ou le but de l'existence n'est pas d'être dans le performatif de la précision, ou du gain de temps, autrement dit dans la performance, mais aussi et avant tout de faire les choses convenablement, où on rejoint pour la nième fois, la prévalence de la qualité sur la quantité. J'aurais beau avoir toute la rigueur de toutes les sciences du monde, cela ne rendra pas l'humanité plus heureuse pour autant, alors à quoi bon toutes ces prétentions scientifiques ? Dans quel but, pour quelle fin ? Savoir pour mieux encore asservir la nature, y compris la nôtre ?

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deja-utilise Membre 5 220 messages
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Il y a 3 heures, Quasi-Modo a dit :

Je dirais que c'est encore trop souvent (mettons les pieds dans le plat puisque Théia en parle) une façon d'évacuer certains questionnements gênants comme ceux portant sur l'existence d'un Dieu, ou les questionnements métaphysiques en général. Ainsi en renvoyant certaines questions dans les cordes, on espère leur couper l'herbe sous le pieds (parce qu'on imagine que métaphysique signifie système philosophique et donc forcément obscurantisme, intolérance, bla bla bla ... )

Je dirai que la phrase suivante d'Emile Meyerson devrait prêter à réfléchir les scientistes : "L'Homme fait de la métaphysique comme il respire." Comment une personne intelligente comme Meyerson peut-elle avoir tenu un tel propos?

Je ne suis pas sûr de bien comprendre où se situe ton propos, a priori plus sur la métaphysique, mais quel est le rapport avec le scientisme ?

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Mr_Fox Membre 13 274 messages
Animal sauvage‚
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Bonjour, et bravo pour avoir évoqué ce questionnement primordial de notre temps qu'est la religion de la science avec ses croyants, ses adpetes et ses intégristes.

 

Pour ma part je constate deux travers de la société qui sont cautionnés et soutenus par le scientisme ambiant.

 

Le premier est les liaisons fatales entre recherche scientifique et business ou même pure spéculation financière. Combien de fois a-t-on vu des "études" publiées au moment opportun disant d'acheter tel ou tel produit car le concurrent est nocif et faisant du même coup gagner des points en bourse à tel ou tel titre. Voila qui contribue grandement au discrédit de la recherche scientifique. Combien de fois a-t-on vu des études cautionnées sur le long et le très long terme par les revues de référence être purement et simplement des falsifications pour vendre un produit, là aussi sur le long terme ?

On en a vu, sans la moindre remise en cause des prescripteurs officiels en croyance que sont lesdites revues de référence. Qui ont donc le pouvoir exclusif de dire le vrai et le faux dans ce monde et dans l'autre, avoir de comptes à rendre à qui que ce soit.

 

L'autre travers c'est bien sur la croyance en la science de l'homme, alias la science politique. Pire même la science économique.

Cette croyance a la particularité de faire des choix des hommes "la vérité" ou l'erreur. Certaines décisions cautionnées par des "experts" deviennent la seule voie possible, quand bien même on a vécu des milliers d'années sans, la certitude scientiste rend tout retour en arrière impossible. On peut penser à l'argent papier par exemple ou à la peine de mort perçue par l'angle économique. La science devient la caution de toutes sortes de décisions, dont on prétend qu'elles n'en sont pas ce qui dégage leur décideur de toute responsabilité. La science devient la caution du réchauffement climatique qui occasionne des décisions politiques d'ordre fiscal. Et prendre du fric aux gens n'a jamais fait baisser la température.

L'autre partie du scientisme politique c'est "le rasoir d'ockham" intervenant dans les stratégies humaines déconstruites. Là ça confine à la folie furieuse, les tenants de cette théorie pensent qu'on peut résumer à son interprétation la plus simple tout événement relevant d'une décision humaine. Si ces braves gens avaient raison, les "darwin awards" n'existeraient pas.

 

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zeugma Membre 670 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)
Il y a 13 heures, Roger_Lococo a dit :

La science devient la caution du réchauffement climatique qui occasionne des décisions politiques d'ordre fiscal. Et prendre du fric aux gens n'a jamais fait baisser la température.

bonjours Roger_Lococo, que l'expertise des climatologues soit nécessaire pour certifier une réelle modification des équilibres thermodynamiques de la stratosphère,(oscillation quasi biennale OQB), qui provoque en chaîne une réaction sur l'atmosphère, et donc sur les échanges hydrométriques, sol/air...

là ou vous avez raison c'est sur l'usage de cette connaissance par les "pouvoirs publics" qui ne "tapent" pas au bon endroit pour essayer de ralentir la dérive climatique, il y a en effet un opportunisme politique, qui en plus d'être imprudent est cause d'un choix dans la gestion des "dossiers" qui aggrave ce qu'il faudrait résoudre...

que la fonction des responsables politiques ne soit plus en mesure de répondre aux problèmes mondiaux est une théorie qu'il nous faudrait examiner de près, car la globalisation à réellement conduit l'intelligence humaine dans un nouveau schéma de responsabilisation...

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Membre 52ans Posté(e)
zenalpha Membre 15 652 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 52ans
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Je pense surtout qu'il y a grande naïveté du citoyen 

il pense que "la Science" donne caution à l'industrie alors qu'il suffit de mettre une blouse blanche au premier acteur venu dans une pub pour lui faire acheter du dentifrice...quel esprit critique...

Quant Au rasoir d'Ockam, ça ne dit pas que l'explication la plus simple est la bonne...c'est un principe qui dit qu'en absence d'une plus value avérée a un modele complexe, on choisit le modele le plus simple 

en fait le scientifique choisira même le plus utile...et bien que Newton n'est pas "vrai" puisque refuté par la relativité dans les cas extrêmes, on le prend En reference dans les calculs de la "vie courante"

utilité n'est pas verité 

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