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Universités : la sélection impossible.


kyrilluk

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Membre, Anarchiste épistémologique, 48ans Posté(e)
kyrilluk Membre 7 678 messages
48ans‚ Anarchiste épistémologique,
Posté(e)

Bon nombre d'universités opèrent une sélection en master. C'est illégal, vient de dire le Conseil d'État.

Mais que dit la logique ?

Il est urgent de prendre en compte la réalité. Vous savez, cette part du monde dont ces mêmes politiciens ignorent l'existence. Le Bac ne vaut plus rien, et la Licence pas grand-chose. On a sans cesse reculé, sauf en prépas, comme je l'écrivais dans mon dernier billet, afin d'épargner les susceptibilités des syndicats étudiants et des mauvais élèves. On en est arrivé — parce qu'il faut bien, à un moment ou à un autre, élever la barre afin que les entreprises et les administrations centrales aient à nouveau confiance dans les produits finis proposés par les facs — à déplacer le curseur de la sélection en aval, toujours plus en aval. Bon an mal an, l'université parvient quand même à dégager une élite. Et c'est bien parce qu'elle a tant de mal à le faire qu'elle lorgne avec jalousie sur les grandes écoles, dont c'est la finalité première.

Grâce au Conseil d'État, mais surtout à la lâcheté des gouvernements successifs, le Master se retrouve dans la même situation : à Bac + 5 ou 6, le diplôme que vous aurez en main ne vaudra pas tripette — et les heureux élus seront passés, à grands frais, par des facs étrangères qui sélectionnent par l'argent.

Source: LePoint

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Membre, 45ans Posté(e)
lycan77 Membre 13 046 messages
Maitre des forums‚ 45ans‚
Posté(e)

Bon nombre d'universités opèrent une sélection en master. C'est illégal, vient de dire le Conseil d'État.

Mais que dit la logique ?

Il est urgent de prendre en compte la réalité. Vous savez, cette part du monde dont ces mêmes politiciens ignorent l'existence. Le Bac ne vaut plus rien, et la Licence pas grand-chose. On a sans cesse reculé, sauf en prépas, comme je l'écrivais dans mon dernier billet, afin d'épargner les susceptibilités des syndicats étudiants et des mauvais élèves. On en est arrivé — parce qu'il faut bien, à un moment ou à un autre, élever la barre afin que les entreprises et les administrations centrales aient à nouveau confiance dans les produits finis proposés par les facs — à déplacer le curseur de la sélection en aval, toujours plus en aval. Bon an mal an, l'université parvient quand même à dégager une élite. Et c'est bien parce qu'elle a tant de mal à le faire qu'elle lorgne avec jalousie sur les grandes écoles, dont c'est la finalité première.

Grâce au Conseil d'État, mais surtout à la lâcheté des gouvernements successifs, le Master se retrouve dans la même situation : à Bac + 5 ou 6, le diplôme que vous aurez en main ne vaudra pas tripette — et les heureux élus seront passés, à grands frais, par des facs étrangères qui sélectionnent par l'argent.

Source: LePoint

Ca fait depuis un moment déjà que les diplômes français ne valent plus rien: déjà de mon temps, au début des années 2000, il fallait vraiment n'avoir suivi aucun cours et sécher toutes les sessions pour ne pas disposer du "précieux" sésame à la fin de l'année ...

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Membre, 57ans Posté(e)
Laurent13 Membre 2 608 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)

Je m'occupe de classes prépas, je vois le niveau excellent des lycéens qui arrivent et qui se prennent râteaux sur râteaux !

Quand au bout d'un an, ils n'arrivent pas a suivre et décident de continuer en FAC, ils se retrouvent premiers et trouvent ça trop facile !

Les écarts sont devenus trop importants de nos jours.

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Membre, Posté(e)
Lineole Membre 715 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Beaucoup de masters sont des pass pour des métiers : conseil, banque, assurance, communication, marketing, etc. qui sont de toute façon de l'enfumage, ou la compétence est une abstraction discriminante formalisée dont l'utilité se résume à l'obtention de niveaux de poste et des revenus et primes.

Beaucoup de métiers du tertiaire soumis à masterisation sont de cet acabit.

LA réalité du travail est effectuée par des petites mains dominées par de la culture dominante, des savoir faire et des savoirs être, informels, bien plus sélectifs que les compétences réelles.

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Membre, Posté(e)
Henry Martin Membre 4 459 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Oui, je ne doute pas un instant que si l'on confiait la direction de Renault à la standardiste ou encore le pilotage de la centrale nucléaire au balayeur, tout se passerait très bien, ça c'est sûr.

Pareil pour le chirurgien, si finalement le brancardier se chargeait de l'opération de Lineole, on voit pas ce qu'il pourrait trouver à redire. :sleep:

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Voir l'auteur du sujet brandir un communiste pur grain ne manque pas de sel ^^'

Sarcasme à part, l'auteur de l'article, connu pour ses frasques qui reposent le plus souvent sur des jugements de valeurs sur peu de fondements, parle bien ici de "produits".

Or l'université n'a pas vocation à fabriquer des produits mais à édifier, dans tous les sens du terme. En outre, il existe déjà des seuils de résultats. Ces seuils sont laissés aussi à l'appréciation des directeurs de recherches qui conseillent leurs élèves, surtout à la fin des masters.

L'inflation des diplômes tient au fait du chômage de masse et au mépris de filières comme celles dites "professionnelles". Le modèle éducatif français actuel est déjà pyramidal. En accentuer l'élitisme ne résoudra en rien les causes de la dépréciation des diplômes et ne fera qu'appuyer davantage sur les inégalités sociales, grippant d'autant un ascenseur social déjà bien mal en points ! Nous en avons les effets sous les yeux depuis les crises pétrolières... S'il sans doute faut un autre modèle, ce n'est certainement pas en caricaturant l'actuel qu'on progressera.

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Membre, Posté(e)
Lineole Membre 715 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Beaucoup de métiers du tertiaire soumis à masterisation sont de cet acabit.

Si tu me lis et cherche réellement à comprendre pour échanger, tu ne parleras donc pas d'un ingénieur, ni d'un chirurgien...

Pour la direction de Renault, je te renvois aux cv des frères Renault...

Après, si tu veux faire "mumuse" avec des chimères, à toi de voir !

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Oui, je ne doute pas un instant que si l'on confiait la direction de Renault à la standardiste ou encore le pilotage de la centrale nucléaire au balayeur, tout se passerait très bien, ça c'est sûr.

Pareil pour le chirurgien, si finalement le brancardier se chargeait de l'opération de Lineole, on voit pas ce qu'il pourrait trouver à redire. :sleep:

Cette hiérarchisation des métiers, sans parler tout de suite du mépris mais on y reviendra, dénote une étonnante autant qu'idiote impossibilité d'envisager une seconde l'apprentissage, la formation et l'évolution professionnelle tout au long de la vie.

Mon propre PDG a commencé tout "au bas de l'échelle sociale" comme on a coutume de dire, seul, et se trouve aujourd'hui l'unique actionnaire d'une société qui pèse 9 millions d'euros et engrange un CA de 800 000 euros chaque année. Je suppose qu'à l'époque il était tout autant pris de haut...

Le sujet invitait pourtant à n'envisager l'individu non pas à l'instant T, mais sur le cours d'une vie, fut-elle seulement scolaire, voire sur une hauteur de vue de la génération.

Ainsi, le problème qui se pose dans notre système éducatif, est que, pour reprendre ta caricature, le "fils de balayeur" reproduira un balayeur ou tout au mieux une classe moyenne, et que le fils de PDG Renault reproduira un PDG sinon plus. La mécanique, comme tu le laisses supposer de manière assez abjecte il faut bien l'écrire, n'est en rien intellectuelle, mais purement matérielle. Quelques données tirées de l'INSEE.

Qu'on ne s'y trompe. Je ne blâme pas les enseignants-chercheurs qui trient en fonction de résultats. Je blâme ceux qui ne garantissent pas à tous les conditions matérielles pour les obtenir : l'Etat en tête.

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 38ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 101 messages
38ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
Posté(e)

La sélection en fac se fait en deux temps :

*le taux d'échec important en L1 ou entre septembre et janvier, un peu près 30% des étudiants disparaissent, soit par abandon, soit par réorientation dans une autre filière;

*l'entrée en M1, qui devient de plus en plus sélective, et peut être conditionné par les résultats obtenus en licence.

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Membre, Greuh, 41ans Posté(e)
The_Dalek Membre 21 012 messages
41ans‚ Greuh,
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encore un énième chipotage de détail pondu par un pinailleur qui n'a pour seule ambition que celle "d'avoir raison", peu importe le sujet ou les moyens

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Membre, 74ans Posté(e)
Scrongneugneu Membre 5 354 messages
Mentor‚ 74ans‚
Posté(e)

Ca fait depuis un moment déjà que les diplômes français ne valent plus rien: déjà de mon temps, au début des années 2000, il fallait vraiment n'avoir suivi aucun cours et sécher toutes les sessions pour ne pas disposer du "précieux" sésame à la fin de l'année ...

Où est le problème ? On fait des caissières et des manutentionnaires à BAC+5 et des sans diplômes payés au SMIC grâce aux aides...et "mon" Boulanger cherche en vain, à son grand désespoir, un employé à 39h payé 1 800 euros pour CDI après 3 mois de CDD pour essais...mais une moyenne de 5 jours sur 7 "attaque" à 4h du matin.

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Membre, Posté(e)
J-Moriarty Membre 3 640 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

La sélection en fac se fait en deux temps :

*le taux d'échec important en L1 ou entre septembre et janvier, un peu près 30% des étudiants disparaissent, soit par abandon, soit par réorientation dans une autre filière;

*l'entrée en M1, qui devient de plus en plus sélective, et peut être conditionné par les résultats obtenus en licence.

Vous avez raison de souligner ce point; l'échec le plus massif en fac est à la fin de la première année, pour l'ex que je connais, de 700 étudiants inscrits en première année, il n'y en a plus que 150 en 2e;

C'est la vraie première sélection, le bac est réussi à plus de 80% de nos jours, l'étape de sélection s'est décalée sur la fin de la première année de fac. Les fac doivent accueillir tous les étudiants bacheliers, il n'y a plus de sélection à l'entrée ...

C'est la bagarre dans l'amphi pour avoir une place assise et pas trop au fond.

Une autre fac de médecine que je connais bien a un amphi avec prof et deux autres en visioconférence, et ça tourne ...en 1er année bien entendu...en 2e après sélection draconienne, il n'y a plus de problème.

Le problème soulevé en masters est un faux problème, les étudiants connaissent très bien ce que vaut un master, ce n'est pas une garantie de travail, une licence ne vaut plus grand chose oui...

Le lien qui est fait avec le niveau qui baisse n'est pas valable bien évidemment, il y a toujours de très bons étudiants et il y en a toujours eu...les enquêtes internationales le démontre d'ailleurs(Pisa, Pirls); les très bons sont toujours très bons ...mais l'écart avec les plus faibles est plus important, il y a plus de décrocheurs.

C'est le monde du travail chez les jeunes qu'il convient de regarder ...dans les années 70 on avait encore le plein emploi, un jeune trouvait facilement...;puis le chômage a fait son apparition, après les chocs pétroliers, le deug n'a plus valu grand chose, puis la licence ...et même le master ne vaut pas grand chose ...

Même en sortant d'une école d'ingénieur on galère pour trouver un premier emploi....des stages, des stages oui...mais un emploi....

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Membre, 111ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 111ans‚
Posté(e)

cette maladie Française qui consiste à se lamenter sur des supposées carences des étudiants qui n'arrivent plus à la cheville de leurs anciens (avant c'était mieux) ne résiste pas à la confrontation avec la réalité ....

"La France se classe au 4e rang mondial , avec 6,4 % des demandes de brevet enregistrées "

nos jeunes étudiants sont aussi capables que ceux qui l'étaient il y a quelques années ...Nous avons la chance d'avoir une population formée ,même si elle a besoin de l'être de plus en plus pour obtenir un emploi ,emplois qui se font de plus en plus rares ,mais ça ce n'est plus du ressort de l'éducation nationale ...

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Membre, Anarchiste épistémologique, 48ans Posté(e)
kyrilluk Membre 7 678 messages
48ans‚ Anarchiste épistémologique,
Posté(e)

Or l'université n'a pas vocation à fabriquer des produits mais à édifier, dans tous les sens du terme.

A edifier quoi? Un prochain electeur de gauche???

Le but de l'Universitee, la raison pour laquelle les entreprise et les citoyens payent des impots qui payeront l'Universite, c'est pour que les entreprises puissent recruter des personnes qui sont passe par le crible a la foi d'une selection rigoureuse et qui en meme temps on acquis certaines connaissances fondamentales qui leur seront utile dans leur future emploi.

L'Universite, contrairement a un mythe plutot repandu, cela n'apprend pas a etre plus intelligent ou a avoir plus de sens critique (si c'etait vrai, depuis le temps, cela se saurait).

En outre, il existe déjà des seuils de résultats. Ces seuils sont laissés aussi à l'appréciation des directeurs de recherches qui conseillent leurs élèves, surtout à la fin des masters.

Sauf que ce qui compte, c'est la maniere dont est vu le diplome par ceux qui les emplois. Cela peut etre effectivement un directeur de recherche, dans le cas ultra-minoritaire ou un etudiant continue en doctorat. Mais en general, il s'agit des employeurs qui sont au contact de ces jeunes recrues.

L'inflation des diplômes tient au fait du chômage de masse et au mépris de filières comme celles dites "professionnelles".

C'est vrai dans une certaine mesure. Mais c'est surtout la consequence de ne pas avoir de selection d'entree a l'Universite. A ma connaissance, a part peut etre a Science-Po (pour les raisons que l'on connait), il y a pas ce genre de probleme avec les formations en grandes ecoles. Leurs diplomes ne perdent pas de leur valeurs.

cette maladie Française qui consiste à se lamenter sur des supposées carences des étudiants qui n'arrivent plus à la cheville de leurs anciens (avant c'était mieux) ne résiste pas à la confrontation avec la réalité ....

"La France se classe au 4e rang mondial , avec 6,4 % des demandes de brevet enregistrées "

nos jeunes étudiants sont aussi capables que ceux qui l'étaient il y a quelques années ...Nous avons la chance d'avoir une population formée ,même si elle a besoin de l'être de plus en plus pour obtenir un emploi ,emplois qui se font de plus en plus rares ,mais ça ce n'est plus du ressort de l'éducation nationale ...

Un classement americain nous met au 7 ieme rang. Mais qu'importe. Ces brevets n'ont pas ete deposee par des jeunes qui viennent juste de sortir de la Fac. A vrai dire, on ne sait rien de l'origine des personnes qui deposent des brevets (cela peut tres bien etre d'anciens eleves issue des grandes ecoles ou des etudiants formee a l'etranger).

Même en sortant d'une école d'ingénieur on galère pour trouver un premier emploi....des stages, des stages oui...mais un emploi....

Pas vraiement. Les eleves issues de cursus tres selectif comme les ecoles d'ingenieur ou les toubibs ont le plein emploi.

Voir: Il n’y a jamais eu autant d’étudiants en France

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Membre, Posté(e)
WEAPON Membre 6 171 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

l n'y a pas de sot métier, la société a besoin d'intellectuels comme de manuels.Ceux qui sont bon seront toujours mieux payés. Faire des études ou pas n'empêche pas de trouver du travail, faut-il s'en donner les moyens

Maintenant il est vrai que le niveau des diplômes est dévalorisé sauf dans certaines filières.. Le socle des connaissances est de plus en plus insuffisant à la sortie du collège et du lycée.

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