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Invité Quasi-Modo

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

C'est pas comme si j'avais pas déjà développé sur les centaines de pages de post de 500 lignes chacun que j'ai répété, écrit, argumenté, paraphrasé ces derniers mois face à une opposition aveugle.

Les grandes lignes sont là : http://www.forumfr.c...-politique.html

Mais aussi dans le topic du genre, sur plusieurs dizaines de pages , et un peu partout où l'on parle politique.

Je ne vois toujours pas le rapport avec le marxisme mais bon...

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Membre, Thermodynamiquement instable, Posté(e)
Yardas Membre 7 068 messages
Thermodynamiquement instable,
Posté(e)

Oui bien sûr, ça s'appelle le marxisme, les gens qui font sérieusement de la politique connaissent bien tout ça.

Fais gaffe, c'est un -isme. Et les -ismes, c'est pas bien. C'est pas moi qui le dit d'ailleurs, c'est toi.

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Membre, Bubon baveux de Belzébuth, 38ans Posté(e)
casdenor Membre 11 203 messages
38ans‚ Bubon baveux de Belzébuth,
Posté(e)

Dites pourquoi vous discutez encore avec le masculiniste soralien quand il y a des personnes sur le sujet avec lesquelles la discussion pourrait être intéressante ? C'est pas comme si le monsieur avait l'intention de faire autre chose que de défendre ses petits privilèges personnels.

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

Fais gaffe, c'est un -isme. Et les -ismes, c'est pas bien. C'est pas moi qui le dit d'ailleurs, c'est toi.

Le -isme accolé en suffixe au nom d'un théoricien, ça ne me dérange pas. Quand c'est à un adjectif, c'est plus gênant. (on privilégie la race ou le sexe plutôt que l'idée)

Dites pourquoi vous discutez encore avec le masculiniste soralien quand il y a des personnes sur le sujet avec lesquelles la discussion pourrait être intéressante ? C'est pas comme si le monsieur avait l'intention de faire autre chose que de défendre ses petits privilèges personnels.

Peut-être parce que la plupart des membres de ce forum considèrent à juste titre qu'il est plus intéressant de débattre avec des personnes qui opposent un avis contradictoire que dans le simple but de rallier les masses à sa propagande idéologique.

que de défendre ses petits privilèges personnels.

Sur lesquels tu fantasmes puisque tu ne me connais pas.

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Membre, Marxiste tendance Groucho, 64ans Posté(e)
Alain75 Membre 27 401 messages
64ans‚ Marxiste tendance Groucho,
Posté(e)

Dites pourquoi vous discutez encore avec le masculiniste soralien quand il y a des personnes sur le sujet avec lesquelles la discussion pourrait être intéressante ? C'est pas comme si le monsieur avait l'intention de faire autre chose que de défendre ses petits privilèges personnels.

C'est pourquoi il à basculé dans mes utilisateurs ignorés.

Vu qu'en lisant le lisant on peut s'abstenir de lire Sartre, car on à à la fois la Nausée et Les Mains Sales......laugh.gif

Et j'ai plus utile à faire qu'a mettre le couvert pour des rince-pintes.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

C'est justement l'exact inverse que créé l'intersectionnalité en fait. Je ne saisis pas comment tu parviens à une conclusion strictement opposé à son principe.

L'intersectionnalité étudie la façon dont les rapports de genre, de classe, de race interagissent. Le but étant de mieux évaluer l'impact de ces identités convergentes sur l'accès aux droits, et de lutter contre les différents types de discriminations entre groupes dominés/dominants mais aussi au sein des groupes dominés.

Je pense que jusque là on est d'accord. Mais puisque l'objectif est d'éviter de défavoriser les groupes les plus vulnérables, d'apporter des réponses et de développer des politiques prioritaires (donc hiérarchisables) de lutte contre ses différents types de discriminations, concrètement, comment veux-tu que ça se fasse sans créer de nouvelles catégorisations hiérarchisables d'individus? Comment veux-tu traduire par une action politique concrète sur le terrain, les résultats d'une étude sociologique qui au final comparera (et donc finira par opposer) des catégories aux cumuls d'identités arbitrairement choisies (car à un moment donné il faut bien se fixer des limites pour pouvoir agir), et qui opposera par exemple la catégorie des femmes noires/pauvres/homos, à celles des femmes blanches/pauvres/homos, ou encore à celles des hommes noirs/riches/hétéros, des hommes/blancs/pauvres/homos, etc etc...

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

En somme l'intersectionnalité n'a jamais rien fait pour les sociétés par rapport aux luttes éparses motivées par des raisons à mi chemin entre l'altruisme et l'opportunisme, lutte contre le racisme, lutte contre l'antisémitisme, lutte contre le sexisme. A chacune de ses luttes on retrouve des lois et des avancées pour chacun d'entre nous.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

www.unites.uqam.ca/arir/pdf/interventionfeminineintersectionnelle_marchand_corbeil.pdf

Entre minorités et majorité : les critiques des femmes racisées et « tiers mondialisées »

S’inscrivant dans le sillage des mouvances contestataires qui traversent l’Occident au cours des années 1970, des féministes d’origines diverses, notamment des femmes noires, hispanophones et indiennes, critiquent les analyses féministes dominantes, jugées hégémoniques et ethnocentriques. Pionnières non seulement d’un paradigme en devenir mais aussi de courants que l’on nommera, a posteriori, féminisme postcolonialiste et féminisme multiracial, leur discours se focalise autour de l’entrecroisement des rapports de domination, tels que les rapports de sexe et de « race », rapports constitués en systèmes, notamment le colonialisme, le racisme, le patriarcat et l’hétérosexisme.

À la fin des années 1960, au confluent des mouvements de radicalisation liés à la cause des femmes ainsi qu’à celle des Noirs américains, émerge le féminisme noir (black feminism)

Soulignons également l’apport significatif de bell hooks5 (1981, 1984) et d’Angela Davis (1981), deux figures de proue du féminisme intellectuel noir, dont les écrits dénoncent le fait que la réalité quotidienne des femmes racisées et les discriminations auxquelles elles sont confrontées ne trouvent guère de résonance, ni dans le mouvement de libération des Noirs, ni au sein de celui d’émancipation des femmes. Aux féministes blanches, elles rappellent à quel point le racisme demeure une expérience aussi visible, quotidienne et virulente que ne l’est le sexisme, si ce n’est davantage pour certaines d’entre elles (Belleau, 1996; Enns, 2005). Ainsi, pour ces « femmes de couleur », l’agenda féministe ne prend pas suffisamment en compte leurs conditions de vie ainsi que la spécificité de leur histoire coloniale, de leurs valeurs et de leurs besoins. Dans cette optique, il s’avère difficile pour elles de s’identifier au discours des féministes égalitaristes qui dénonce l’archétype de l’épouse, mère et ménagère, véritable symbole de l’aliénation des femmes

En outre, elles déplorent le fait que les militantes du mouvement féministe n’aient pas intégré à leur plate-forme politique la dénonciation d’un système colonial et raciste au même titre que le système patriarcal (Belleau, 1996) comme l’indiquent les propos de Kimberlé W. Crenshaw (2005 : 53) : « Les recoupements évidents du racisme et du sexisme dans la vie réelle – leurs points d’intersection - trouvent rarement un prolongement dans les pratiques féministes et antiracistes ». En continuité mais dans un esprit subversif de déconstruction du féminin, bell hooks (1984) révoque les normes de féminité qui polarisent les représentations entretenues au sujet des femmes blanches, vues comme féminines et vertueuses, et celles des femmes noires, considérées comme dominantes et sexuellement affranchies. En cela, elle ambitionne à déconstruire les stéréotypes coloniaux et racistes et met plutôt l’accent sur le contexte historique et social dans lequel elles ont été soumises à des actes de violence et de domination tels que l’esclavagisme et son corollaire, le viol collectif. Une telle entreprise de déconstruction de la catégorie « femmes » a permis de mettre en exergue la bicatégorisation « femme blanche » d’un côté et « femme noire » de l’autre et, du coup, de dénoncer les rapports de domination et les pratiques sociales que ces construits induisent. Dans la même perspective, Chandra Talpade Mohanty (1988) conteste l’utilisation de la catégorie « femmes du tiers monde » comme s’il s’agissait d’un groupe homogène anhistorique et ansocial, catégorisation basée sur le caractère prétendument universel et généralisé de leur oppression En d’autres termes, cette analyse féministe colonialiste occulte les systèmes structurels de « race », de classe, de caste, etc. et les hiérarchies catégorielles qui, non seulement informent les pratiques et représentations sociales, mais minorent aussi « les femmes tiers mondialisées » au profit d’un pouvoir occidental qui (re)construit cette vision de l’Autre.

Dans la foulée de ces écrits contestataires, d’autres féministes d’origines diverses vont alimenter le débat au cours des décennies suivantes. En outre, ces féministes minoritaires remettent en question la priorité accordée à la lutte contre l’oppression sexiste et à la sororité universelle sans égard aux rapports de pouvoir qui traversent le groupe des femmes. En cela, elles souhaitent mettre l’accent sur la variabilité des expériences d’oppression eu égard aux rapports de domination propres à une société raciste, sexiste, homophobe et colonialiste. Pour paraphraser Carby (1982, citée dans Haase-Dubosc, 2006 : 34), « La théorie et la pratique féministes blanches doivent reconnaître que les femmes blanches [occidentales] sont dans un rapport de pouvoir d’oppresseur de femmes [racisées et colonisées]. Cet état de fait compromet toute théorie et pratique féministes fondées sur la notion de simple égalité ».

L’approche intersectionnelle pour penser la simultanéité des oppressions

La prise de conscience de leur position en tant que groupes minorisés, jumelée à la non reconnaissance des discriminations spécifiques et historiques qui jalonnent leur trajectoire de vie, sont autant de facteurs ayant stimulé la recherche d’un modèle d’analyse pour penser les effets conjoints des systèmes d’oppression. Dans cette optique, Patricia H. Collins (1990) introduit le concept de « matrice des oppressions » ou encore celui de « systèmes d’oppressions entrecroisées » pour désigner les effets multiples et imbriqués du racisme, du sexisme et du « classisme », auxquels elle greffe d’autres facteurs de discrimination tels que l’hétérosexisme, l’âge, etc.

Dans un texte fondateur publié en 1991, la juriste Kimberlé W. Crenshaw propose pour la première fois le concept d’intersectionnalité pour appréhender les législations américaines qu’elle juge inefficientes en regard des besoins exprimés par les femmes racisées victimes de violence conjugale. Dès lors, ce concept apparaît comme un outil d’analyse pertinent, d’une part, pour comprendre et répondre aux multiples façons dont les rapports de sexe entrent en interrelation avec d’autres aspects de l’identité sociale et, d’autre part, pour voir comment ces intersections mettent en place des expériences particulières d’oppression et de privilège. À cet égard, l’approche intersectionnelle souligne le fait que, même si les femmes blanches et les femmes racisées subissent les contrecoups du patriarcat, les premières ont des privilèges que les secondes n’ont pas en raison du racisme et de ses effets subséquents :

statut socio-économique précaire, ghettoïsation, isolement, dévaluation professionnelle, etc. (Sokoloff et Dupont, 2005). En d’autres termes, les femmes blanches, principalement celles qui sont issues des classes moyenne et supérieure, peuvent bénéficier de ressources auxquelles les femmes racisées n’ont pas forcément accès. C’est dans cette logique que chaque intervenante doit être consciente des prérogatives qu’accorde le statut de « blanche » dans une échelle de pouvoir; à ce titre, il lui faut savoir que le privilège de la « blancheur » découle d’une oppression historique à l’endroit des groupes ethnicisés.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

En somme l'intersectionnalité n'a jamais rien fait pour les sociétés par rapport aux luttes éparses motivées par des raisons à mi chemin entre l'altruisme et l'opportunisme, lutte contre le racisme, lutte contre l'antisémitisme, lutte contre le sexisme. A chacune de ses luttes on retrouve des lois et des avancées pour chacun d'entre nous.

Je pense que la méthode est utile dans bien des pays, mais je doute beaucoup qu'elle le soit en France (pour les raisons que j'ai déjà exposées), je crains même qu'elle divise davantage la population.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Je pense que la méthode est utile dans bien des pays, mais je doute beaucoup qu'elle le soit en France (pour les raisons que j'ai déjà exposées), je crains même qu'elle divise davantage la population.

Et en même temps, très honnêtement, ça fait même pas 10 jours que je connais ce mot. Un néologisme qui a à peine 20 ans et qui n'a absolument aucun succès populaire... J'ai des amis qui militent dans des associations de droit des femmes, je connais sos racisme, j'ai un ami en fauteuil roulant qui m'a sensibilisé aux injustices de l'urbanisme... Mais jamais au grand jamais j'ai entendu parlé de l'Association Française de l'Intersectionnalité. Mais qui pratique ça ?

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

@Crabe-fantôme. Ca fait son chemin tout doucement en France. Je suppose que c'est la critique du féminisme et de l'antiracisme qui incite le militantisme à changer un peu son fusil d'épaule.

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Membre, Thermodynamiquement instable, Posté(e)
Yardas Membre 7 068 messages
Thermodynamiquement instable,
Posté(e)

Et en même temps, très honnêtement, ça fait même pas 10 jours que je connais ce mot. Un néologisme qui a à peine 20 ans et qui n'a absolument aucun succès populaire... J'ai des amis qui militent dans des associations de droit des femmes, je connais sos racisme, j'ai un ami en fauteuil roulant qui m'a sensibilisé aux injustices de l'urbanisme... Mais jamais au grand jamais j'ai entendu parlé de l'Association Française de l'Intersectionnalité. Mais qui pratique ça ?

C'est plus un croisement des chemins qu'une véritable institution. L'idée d'intersectionnalité doit être intégrée au sein même de ses mouvements pour inciter à la remise en question.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

C'est plus un croisement des chemins qu'une véritable institution. L'idée d'intersectionnalité doit être intégrée au sein même de ses mouvements pour inciter à la remise en question.

Je n'en suis pas convaincu... du moins pour le moment. Si on pousse un peu le concept, sauf erreur de ma part on se retrouve tous à être des Bouddhas en puissance blindé d'amour et de compassion pour notre prochain, accueillant nos voleurs et nos assassins avec grâce et bienveillance... on aime tout le monde quoi... Sauf qu'on a encore dans notre cerveau des réflexes de méfiance, y avait une expérience comme ça où on faisait humer des tissus à des gens dans des IRM pour regarder ce qui s'allumait et les tissus qui sentait l'odeur des proches allumaient des zones de plaisir, alors que des odeurs d'inconnus allumaient des zones de méfiance. C'est un reflex naturelle et il nous faudra encore quelques siècles d'évolution avant de tous pouvoir vivre main dans la main.

Ce qui implique effectivement une remise en question individuelle de façon à prendre conscience du phénomène et à y remédier.

J'ai vu avant hier sur Arte un documentaire sur "le mal" analyser scientifiquement, où on perçoit les psychopathes comme des personnes incapable d'éprouver la compassion. Ce sont des prédateurs dont l'unique objectif est leur satisfaction personnelle; où le meurtre et le viol sont des amusements. D'après le documentaire les 2 tiers de ces personnes le sont devenus suite à un mauvais traitement durant leur enfance (ils ont étudier par exemple les enfants soldats d'Afrique) mais apparemment encore 1/3 de ces psychopathes naissent naturellement comme ça. Nous avons donc encore besoin d'un système de défense.

@Crabe-fantôme. Ca fait son chemin tout doucement en France. Je suppose que c'est la critique du féminisme et de l'antiracisme qui incite le militantisme à changer un peu son fusil d'épaule.

Je trouve dommage de quitter un mouvement parce qu'il est critiquable. Aucune décision n'est 100% bonnes ou 100% mauvaises; le féminisme et l'antiracisme sont parfaitement critiquable mais cette critique doit les rendre plus efficace. Sinon nul doute que l’intersectionnelle pourra à son tour être quitté car critiquable. Mais effectivement il y a une base opportuniste dans chaque mouvement militantisme et je peux comprendre qu'on ne trouve plus son plaisir ici ou là, qu'on passe de sos racisme à sos femmes battues, et de sos femmes battues à sos les enfants pleures... et qu'enfin on arrive à quitter sos les enfants pleures à sos le truc qui va mettre tout le monde d'accord... pour qu'on quitte à nouveau sos le truc qui va mettre tout le monde d'accord à sos les couguars spoliés dans les entreprises du secteur privé de la bourse.

A partir du moment où on retrouve ces vieux combats du prolétariat contre la bourgeoisie, on peut penser qu'il y a des cycles de combat... Si tu trouves ton équilibre dans l’intersectionnelle, pourquoi pas.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

... Mais jamais au grand jamais j'ai entendu parlé de l'Association Française de l'Intersectionnalité.

" Bien que notre propos se centre davantage sur les apports conceptuels des femmes racisées anglo-saxonnes, diverses théoriciennes européennes, telles que les féministes matérialistes françaises, ont aussi pensé la consubstantialité des rapports sociaux4. Précisons également que les questions liées au racisme sont apparues principalement aux États-Unis tandis que celles concernant les rapports de classe émanent largement des influences marxistes importées d’Europe. L’une n’étant pas irréductible à l’autre, des féministes afro-américaines ont « racisé » les rapports de classe (hook, 1981, 1984) alors que des féministes européennes ont « classifié » les rapports ethniques (James, 1975).

4 Danièle Kergoat, dans ses travaux sur les femmes issues de la classe ouvrière publiés en 1984, évoquait déjà l’idée d’enchevêtrement entre les rapports de sexe et de classe.

"

et moi:

Si je prends un exemple du style être pour des droits de traitements identiques, entre hommes et femmes, mais qu'en même temps j'accorde une importance encore plus grande à ce que font ses femmes et hommes, avec une aversion profonde pour l'homosexualité, il se peut dès lors que ces femmes ou ces hommes gays soient dévalorisés par rapport à la cause d'égalité, qu'ils soient vus comme des sous-hommes ou des sous-femmes, en conséquence de quoi une femme homosexuelle serait moins bien vue qu'un homme hétérosexuel, et cela n'a rien de paradoxal ou d'incompatible. Si l'on choisit de découpler ou pas la cause féministe du racisme, on obtiendra avec des déductions logiques rigoureuses des conclusions différentes! Tout dépend des valeurs intrinsèques que l'on met dans ces positions de départ.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

J'entends bien mais à part travailler sur leur thèse ou sur le sujet en tant que tel, très concrètement je ne suis pas sur que des femmes se fassent moins violenter... Tant mieux que des gens s'intéressent à différents possibles mais une idée, même couchée sur du papier, reste abstraite.

Que ces sociologues participent à des commissions ministérielle pour faire avancer la société. Quand je vois que ça date de 30 ou 40 ans, je pense être en droit de m'interroger quand à l'efficacité du concept.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

J'ai posé la même question que toi au-début!?

Le peu que j'ai lu sur l'intersectionnalité, me laisse penser qu'il n'existe pas de moyens d'action pour infléchir les évènements, mais uniquement de les mettre au grand jour.

Tu as très peu lu en effet ^^

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