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-GILBERT-

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    Soirées saucisses chez Clémentine
  1. Les doggy bags bientôt obligatoires ?

    L'obligation du Doggy Bag évitera au client suivant de se retrouver avec les restes du client précédent. Ce genre de chose à cours dans de nombreuses enseignes soucieuses de faire des économies et de "recycler".
  2. Les doggy bags bientôt obligatoires ?

    Chez moi, en Ecosse, cela se fait depuis des décennies. Le client ne comprendrait pas de ne pouvoir emporter les restes payés.
  3. Concours d'écriture

    C'est vraiment très gentil d'avoir pensé à moi. Je suis touché. Je vais tâcher de m'acquitter de cette proposition. A titre informatif, je peux également faire un truc audio dans ce style. On peut écouter en faisant autre chose. http://club.doctissimo.fr/bill-bradford/aventures-446216/video/chippendale-26641935.html C'est ma soirée saucisse chez Nathalie...
  4. Arles mystérieuse

    Superbe documentation. Merci pour le partage...
  5. Que faites-vous pour la journée des femmes?

    En cette journée, je me demande ce que les femmes pourraient faire pour moi. J'ai bien une idée. Mais je n'entre pas dans le terrorisme intellectuel actuel et imposé par tous ces médias méprisables. Tout cela nous indiffère, Clémentine et moi, et jusqu'à la nausée. Aussi, nous savons qu'en penser.
  6. Le topic où on dit du bien des autres

    Maître Gilbert J'apprécie beaucoup ce que tu publies, ici, sur ton Blog où tu me régales de tes histoires de saucisses. C'est toujours un réel plaisir. J'aime beaucoup te lire sur bien d'autres forums où tu excelles dans la prose grivoise, troublante, ludique mais toujours bien écrite. Aussi, je profite de mon passage sur ce topic de très bon goût pour te témoigner l'expression de toute ma considération. Maître Robert - (Ton autre toi-même)
  7. Je tire ma révérence

    La détente Pour se détendre un peu, oublier les petits embarras du quotidien, (ou gastriques), il suffit de cliquer sur ce lien. Et le plaisir est encore plus intense car on peut cliquer avec le doigt de son choix. Même avec un accessoire, si on veut...
  8. Apprendre à chanter (Débutant)

    Personnellement j'apprécie. C'est très actuel, dans l'air du temps. Merci pour le partage...
  9. Je tire ma révérence

    Personnellement Je quitte ce forum plusieurs fois par jour. Sans le dire. Je ne l'écris à personne. C'est un secret que je révèle ici.
  10. Réussir dans le cinéma sans coucher - Mode d'emploi -

    - ACTUALITES - MODES - TENDANCES - Dans le petit monde très fermé du milieu artistique, il y a un nouvel émoi suite à une rumeur persistante. Ce petit monde interlope qui compte tant de nombreuses petites ambitieuses prêtes à tout pour réussir. Une rumeur se répand comme une trainée de poudre. Et Dieu sait qu'il y en a des trainées dans ce milieu. A tel point que le journal "Mon Jardin" et "La Pêche" se fendent tous deux d'une série d'articles référents. Des rumeurs d'attouchements sexuels ont été rapportées par des actrices ayant tourné avec Rocco Siffredi. La bonne foi, l'intégrité de l'acteur producteur sont mises en doute par des actrices ayant tourné dans ses films. Nous invitons toutes les admiratrices de Rocco Siffredi à la plus grande réserve devant ces allégations. Ce sont des allégations sans fondements. Derrière ces rumeurs, il y a certainement une actrice jalouse. Ces rumeurs sentent le règlement de compte, la diffamation et la calomnie. Elles font rire Rocco Siffredi. Chacune sait à quel point Rocco Siffredi reste l'acteur romantal et sentimentique qui fait rêver les filles. Restons prudents et attendons la suite...
  11. Soirée saucisse chez Juliette

    J’assure ma prestation "Chippendale" chez JulietteComme précisé dans le contrat signé entre Clémentine et Juliette, j’arrive à 19 h30 avec ma mobylette bleue. Clémentine et Juliette sont dans le jardin. Elles m’attendent. Je suis invité à mettre ma mobylette bleue à la cave. Comme chaque samedi soir, ce seront encore une fois les WC qui me serviront de loges pour me préparer.Ce soir, c’est l’anniversaire de Juliette. Etudiante à la Fuck de droit, Juliette fête ses 19 ans avec ses copines. A cet effet, elle a organisé cette festivité en invitant une vingtaine d’étudiantes de la Fuck de droit, comme elle. C’est Clémentine, mon agent artistique et mon manager qui a supervisé l’ensemble des préparatifs et les détails.Nous sommes tous les trois, Clémentine, Juliette et moi, dans les WC. Je m’habille avec mon premier costume. Clémentine m’aide à chausser mes palmes de plongée sous-marine que je porte systématiquement et à chaque fois. Au dehors, nous entendons venir les premières arrivantes. Juliette, en hôtesse, nous laisse pour aller les accueillir.Clémentine, elle aussi m’abandonne car elle assure le rôle de "Disc-Jockey". Je termine de me coiffer, me poudrer. Il est 20 h. J’arrive. Je suis déguisé en "Roi Soleil", le grand Louis XIV. Je grimpe sur scène. Je fais des courbettes. Juliette me rejoint. Elle s’empare du micro pour me présenter. Il y a déjà de très nombreux applaudissements.< Bonsoir les filles. Je vous présente Maître Gilbert, le monsieur des saucisses ! > fait Juliette me tenant par la main. Dans la salle, c’est l’effervescence. < La saucisse ! La saucisse ! On veut la saucisse ! On la veut ! > hurlent les filles. Je commence en interprétant "Les petits pains au chocolat" de Jo Dassin que je chante en dialecte Autrichien.Je parcours la scène de gauche à droite et de droite à gauche en faisant mon "Moon-Walk" façon Michael Jackson. Dans l’assemblée, c’est le délire. Les filles chantent le refrain avec moi. J’attaque avec "Gaston" de Nino Ferrer. J’ai beaucoup de mal à effectuer un pas de danse correct chaussé de mes palmes de plongée sous-marine. C’est dur.Des filles montent sur scène. C’est la pagaille. Une d’entre elles s’empare de ma perruque de "Roi Soleil", Louis XIV. Une autre essaie de m’arracher ma cape d’hermine. Je saute de scène. Fuir. Clémentine et Juliette m’accompagnent. Des filles tambourinent contre la porte en beuglant : < Ta saucisse, on veut ta saucisse Louis machin truc, vite ! >Enfin les choses se calment. Pendant que je fais pipi, Juliette tente d’ajuster la ficelle de mon string doré à paillettes. La lectrice qui suit avec passion mes prestations sait que je porte mon string doré à l’envers avec la ficelle devant. Aussi, Juliette a toutes les peines du monde pour mettre la ficelle bien droite. Clémentine tente de l’aider un peu.Je sors pour attaquer la seconde partie de mon spectacle. Je suis déguisé en docteur Arnold AlbertSchweitzer. Je ne porte qu’une blouse blanche sur mon string doré. Chaussé de mes palmes de plongée c’est du plus bel effet. J’attaque avec "Maladie d’amour" de la Compagnie Créole que je chante en Mandarin ancien du XVIème siècle.Rapidement la pagaille recommence. Mon succès est tel que nombre de petites culottes tombent autour de moi. Je reçois même un soutien-gorge 95 b qui m’empêche de voir. Une fille monte sur scène et m’arrache ma blouse. Une autre m’arrache mon string. Me voilà complètement à poil juste chaussé de mes palmes noires de plongée.Il me faut fuir. Clémentine, Juliette et moi, nous nous enfermons dans les WC à double tour. Je fais enfin pipi. Clémentine m’enfile. Elle m’enfile mes collants roses et me fixe la grande plume mauve derrière, en l’enfonçant. Je garde toujours mes palmes de plongée. Ce sont un peu mes portes-bonheur, mes fétiches, mes amulettes sacrées.Des filles cognent de toutes leurs forces contre la porte. < On veut ta saucisse ! > hurlent-elles de concert. Furies. Enfin, cela semble se calmer un peu. J’y retourne pour terminer le show. Je grimpe sur scène avec un pas de danse. J’attaque avec "Tata Yoyo" de Annie Cordy que je chante en dialecte Finlandais du XVIIème siècle. C’est formidable.Hélas, c’est sans compter avec l’excitation considérable qui gagne l’assemblée. Une fois encore je suis obligé de fuir. Une fille m’a arraché mes collants. Une autre agite fièrement mon string comme un trophée. Nous nous enfermons. Clémentine, Juliette et moi, nous attendons une demi-heure au moins avant que tout redevienne normal. Silence.Il est temps d’y retourner pour le rituel de la photo souvenir. Clémentine fixe son appareil photo sur le trépieds. Les filles m’entourent. Elles me tiennent pas les hanches, d’autres par les épaules ou encore par les poils pubiens. Moi, au milieu, j’agite jésuitiquement ma superbe saucisse de Morteau dont le jus, à cause des projecteurs, gicle de tous côtés.Nous voilà enfin seuls, Clémentine, Juliette et moi. Juliette ramasse les petites culottes trempées qui traînent au sol. Certaines, trempées, collent sous les chaises ou il faut passer la serpillère. Clémentine agite un nouveau contrat. < Samedi prochain, tu assures la soirée chez Céline, pour ses 19 ans ! > me fait-elle avec un clin d’œil et le chèque.Quand tout est en ordre, vers minuit, Juliette regarde ma saucisse de Morteau avec envie. Du jus gras en suinte. < C’est quoi, qui colle au bout ? On dirait du "Chaussée-aux-Moines ? > me demande t-elle en la reniflant à plein nez. Je lui révèle la nature exacte du "Chaussée-aux-Moine. < Vieux salop ! > s’écrie t-elle avant de se régaler, ravie…Tous droits réservés - © - 2016 - L'utilisation, toute ou partie, d'un texte, (ou photographie), par copié/collé par exemple, sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle. Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal.La divulgation d'informations relatives à la vie privée, ( ou à l'identité), constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal
  12. Confronté à des synchronicités....

    Episode 6Cette fin d'après-midi d'octobre est des plus agréables. Il fait presque doux. Ce mercredi soir me fait faire le tour d'un pâté de maisons. Ma voiture est garée dans la rue. Il est bientôt dix neuf heures. Les commerces vont fermer. Je regarde les premiers stores descendre doucement vers le bas, occultant les vitrines de leurs lattes métalliques. Il y a une certaine tristesse qui se dégage de cette ambiance de fin de journée.Je flâne encore un peu, nullement pressé de rentrer chez moi. Je croise quelques quidams. Des gens pressés portant des sachets. Des couples qui déambulent. Il y a même un chien, tout seul, là-bas, assis sur le pas d'une porte, qui observe en silence. Je m'arrête devant la vitrine d'un Bar Tabac. Seul magasin encore ouvert. Je regarde la couverture de "Paris-Match". Il y est question d'une "Michèle". Sa photo sur la couverture lorsqu'elle était teinte en brune pour les besoins d'un film."Michèle". Dans mes jeunes années, j'ai connu une "Michèle" qui lui ressemblait un peu. J'en prends d'ailleurs soudain conscience. Les mêmes yeux d'un bleu intense. La même finesse de traits. Je regarde cette image en me laissant envahir de souvenirs lointains. Sans nostalgie. J'esquisse même un sourire à l'évocation de certaines situations intimes. Je reste un petit moment à observer les couvertures des magazines mais mon regard revient, presque malgré moi, à chaque fois, sur "Michèle"...Il est dix neuf heures. J'ai douze kilomètres à faire pour rentrer chez moi. Personne ne m'attend. Je décide de prendre la petite départementale qui longe les étangs. Je marche doucement vers ma voiture. J'arrive au coin de la boulangerie fermée. Quelle n'est pas ma consternation. Pour une surprise, c'est une surprise. "Michele". La jeune femme me reconnaît instantanément. Nous nous saluons. Cela fait presque vingt ans que nous ne sommes plus vus.<< C'est dingue ! Je pensais à toi il n'y a pas cinq minutes ! >> me fait elle. Je reste un instant silencieux pour être certain de ne pas haluciner. Je lui réponds : << Tu ne devineras jamais ! Moi aussi, il y a quelques minutes, je pensais à toi ! C'est délirant ! >>. C'est sur ce constat que nous décidons d'aller boire un verre. Je propose même un restaurant. "Michèle", toute contente de cette opportunité, accepte immédiatement. Personne ne nous attend...Devant un plateau de fruits de mer nous bavardons. Nous avons vécu tant de choses depuis toutes ces années. Nous avons de quoi parler. Nous rions souvent de bon cœur à l'évocation de nos aventures. L'Ecosse, la station de ski où nous avions passé deux semaines inoubliables. Que de souvenirs qui nous reviennent. Pourtant, et fort heureusement, nous n'éprouvons aucune nostalgie. Aucun regret. Nous parlons de nos existences. De tout ce qui est arrivé depuis, après nous...Je raconte ma propsension à vivre souvent ce genre de situations. Ces synchronicités qui semblent me coller à la psyché. Curieusement "Michèle" me fait part des mêmes expériences, du même phénomène. Nous en débattant longuement. Philosophe, comme elle l'a toujours été, la jeune femme me fait : << Ce sont nos karmas ! >>. il est presque vingt trois heures lorsque nous nous séparons. Nous échangeons nos adresses électroniques et nos numéros de téléphone.
  13. Episode 13Il reste deux jours avant la rentrée de septembre. J'aime l'école. Cette rentrée est particulière puisque je vais me retrouver au collège, en 6ème. C'est donc avec une grande joie et une certaine fébrilité que je prépare soigneusement toutes mes affaires. J'ai un nouveau cartable. Plus grand. J'ai de nouveaux habits, de nouvelles chaussures et, à la maison, ce sont les réjouissances. Mon père nous a même emmené au cirque avec Isabelle. Isabelle aussi rentre au collège. Nous serons dans la même classe. Ce soir, elle est chez moi, dans ma chambre à l'étage. Nous révisons un peu nos mathématiques, notre histoire et notre géographie, ces trois matières qui nous passionnent. Isabelle a développé une méthode toute personnelle et bien particulière pour résoudre et mémoriser certaines équations. Aussi, ravie de m'enchanter, elle me montre le secret de sa formule. Nous sommes tous deux absorbés dans nos réflexions, assis à mon bureau. Soudain un bruit sec. Le bout de bois ramené d'Ecosse vient de tomber de l'étagère. Tous deux, silencieux, dubitatifs, nous observons ce morceau de chêne pas plus grand qu'une grosse noix. Il gît au sol, devant mon ours fétiche en peluche. Isabelle se lève pour aller s'accroupir devant le petit bout de bois. Elle le ramasse. << Il est tout chaud ! >> fait elle soudain en le lâchant.Je me lève pour le ramasser à mon tour. Il est tellement chaud qu'il m'est impossible de le tenir entre le pouce et l'index plus de quelques instants. Isabelle touche l'étagère du haut où l'objet était posé. << C'est normal ! Ce n'est pas chaud ! >> fait elle en m'invitant à m'en rendre compte à mon tour. C'est exact. Ce curieux phénomène nous interpelle. Isabelle, avec son mouchoir, ramasse le bout de bois pour le reposer sur l'étagère. Nous n'y prenons plus garde. Nous voilà à nouveau absorbés dans nos chères études. Il se passe un petit moment. Nous rions de bon cœur en prenant conscience de chuchoter. Comme si nous pouvions déranger quelqu'un ! Soudain, un bruit. A nouveau le petit morceau de chêne est retombé au sol. Isabelle se précipite. Cette fois elle ramasse l'objet avec son mouchoir. << C'est bouillant ! >> fait elle en me faisant toucher le mouchoir. Nous nous regardons. Cette fois, nous posons ce bout de bois sur le bureau. Isabelle le recouvre du gobelet en plastique transparent où je dispose mes crayons. Ainsi, tout en continuant à préparer nos cours, nous pouvons observer l'éventualité d'un quelconque nouveau phénomène. Il est 21 h. Il ne se passe plus rien. Isabelle est obligée de rentrer. Ma maman vient me souhaiter une bonne nuit. Elle raccompagne Isabelle. J'écoute. Pas de bruit. Je m'endors...Aujourd'hui, je possède toujours ma moitié de ce bout de bois qui est devenu mon talisman. Depuis plus de 30 ans, je le porte toujours sur moi. Tout comme le faisait Isabelle. Son morceau est resté avec elle.
  14. Les Femen seraient-elles, simplement, des exhibitionnistes ?

    Femen Une immense majorité des jeunes femmes sont exhibitionnistes. Par contre c'est une minorité qui ose le revendiquer ouvertement. J'aime celles qui l'affichent sans hypocrisie. Je n'aurais qu'un mot : < ENCORE ! >
  15. Soirée saucisse chez Amandine

    J’assure ma prestation "Chippendale" chez Amandine Amandine est jeune étudiante à la Fuck de médecine. Elle fête ses 19 ans ce soir, samedi. C’est son anniversaire. A cet effet Amandine a invité une vingtaine de ses copines également étudiantes à la même Fuck de médecine. C’est Clémentine qui se charge de l’organisation. Clémentine est mon agent artistique, également mon manager. J’arrive pour 19 h30. Je suis accueilli par Amandine et Clémentine qui m’attendent toutes les deux dans le jardin. Clémentine m’invite à descendre ma mobylette à la cave. Ce sera plus discret pour le spectacle qui débute à 20 h. Une fois encore, ce seront les WC qui serviront de loges. Je pourrais m’y changer, me préparer et même faire pipi. Amandine et Clémentine sont avec moi aux toilettes. Elles m’aident à enfiler mon premier costume de la soirée. Nous entendons les invitées arriver. Clémentine, en plus d’être mon manager, fait également le "Disc-Jockey". Amandine et Clémentine me laissent terminer ma préparation pour aller accueillir les convives dans la salle. J’entends la musique du générique. C’est la musique du film "Indiana Jones". Je monte sur ma mobylette rutilante. Déguisé en Indiana Jones, claquant de mon fouet au sol , je fais une entrée triomphale. L’effet de surprise est total. Je monte sur la scène. Clémentine braque un projecteur sur moi. Amandine monte me rejoindre et prend le micro. < Bonsoir les filles. Je vous demande de faire un triomphe à notre ami, Maître Gilbert ! > fait Amandine en riant. Elle rajoute en essayant de couvrir les applaudissements : < C’est Maître Gilbert, le monsieur des saucisses ! > < La saucisse ! La saucisse ! On veut voir la saucisse ! > hurlent les filles dans un vacarme assourdissant. Ambiance. Je commence mon show par "Le Gorille" de Georges Brassens que j’interprète en dialecte autrichien du XIXème. Les filles reprennent le refrain avec moi. Je parcours la scène en faisant mon "Moon-Walk" façon Michael Jackson. Mon costume de Indiana Jones me serre un peu. Je porte mes habituelles palmes de plongée sous-marine noires. Je conclu par "Maladie d’amour" de la Compagnie Créole et que j’interprète en patois Bielo-Russe du XVIIème . C’est un succès. Deux filles montent sur scène pour tenter de m’embrasser sur la bouche avec la langue. J’esquive. Une autre grimpe sur scène et m’attrape par la saucisse de Morteau qui pend dans son holster comme un révolver. J’ai tout juste le temps de me sauver avec Amandine et Clémentine. Nous nous enfermons à clef dans les cabinets. Contre la porte, les filles frappent de toutes leurs forces : < La saucisse ! On veut la saucisse ! > hurlent-elles encore. Pour préparer la seconde partie du show Amandine tente d’ajuster la ficelle de mon string pendant que je fais pipi. Comme je porte toujours mon string doré à l’envers, avec la ficelle devant, Amandine a toutes les peines du monde. Me voilà prêt. Clémentine m’a fixé la grande plume rose derrière. Je mets ma perruque bouclée et rousse sur la tête. Je saute sur scène et je commence pas "Aline" de Christophe en faisait une danse du ventre lascive et évocatrice. Puis je chante "Les Champs Elysées" de Jo Dassin en Dialecte slovène du XVIIIème et avec un accent marseillais. Je m’accompagne au banjo en frappant le sol de mes palmes. C’est absolument "GLANDIOSE". Une vraie ovation. Une fille monte sur scène et m’arrache mon string. Me voilà tout nu. Je saute pour aller me réfugier aux toilettes. Contre la porte, les coups redoublent. Amandine s'accroupit. Elle m’enfile mon collant mauve à pois bleus. Clémentine me secoue les confettis d’un mouvement régulier. Elle me secoue les paillettes dorées qui recouvrent ma chevelure. Me voilà prêt pour aller terminer ma prestation. Je suis vêtu d’un smoking noir, chaussé de mes palmes de plongée. Je grimpe sur scène et j’interprète "Sex-Machine" de James Brown en dialecte Tyrolien de la fin du XIXème. Succès. Les filles applaudissent à tout rompre. L’une d’entre elles tente d’attraper ma saucisse de Morteau qui pend devant. J’esquive et je termine par "Tata Yoyo" de Annie Cordy que je chante en patois Serbo-Croate de la fin du XVIIème. C’est dans une apothéose de culottes mouillées, jetées sur scène, que je tente d’échapper à la meute hurlante. Je m’enfuis. Une petite culotte trempée colle sur mon front et dégouline sur la veste de mon beau smoking. Amandine, Clémentine et moi, nous nous enfermons au WC pour attendre que les choses se calment enfin. Un quart d’heure passe. Le silence est revenue. C’est le rituel de la photo souvenir. Clémentine a son super appareil. Je pose au milieu des filles qui me tiennent par la taille, les épaules, les poils pubiens, les cuisses, les bras et le cou. J’agite jésuitiquement ma saucisse de Morteau qui, à cause de la chaleur des projecteurs, gicle un peu partout… Des filles me prient de faire quelques autographes en me tendant leurs petites culottes et un marqueur indélébile. Je signe à tour de bras pendant que Clémentine et Amandine passent la serpillère sous les chaises de la salle. Il faut décoller les culottes mouillées qui collent un peu partout. Il y en a même une, toute noire et à dentelles, qui colle au plafond. Nous voilà enfin seuls, Amandine, Clémentine et moi. Je suis fatigué mais satisfait. Clémentine récupère le chèque. Amandine aimerait bien goûter à ma saucisse de Morteau qu’elle regarde avec envie depuis le début de la soirée. < C’est quoi, qui colle au bout ? On dirait du "Chaussé-aux-Moines" ? > me demande t-elle en humant la saucisse. Une spécialité Franc-Comtoise. Amandine me fait part de son agréable surprise. Elle me dit : < Lorsque je viens sur ton Blog, je m'y amuse follement. J'aimerais déposer une appréciation au bas de tes récits merveilleux, mais c'est impossible ! Pourquoi donc ? >. Je la rassure en précisant : < Il suffit de me faire un message privé ! Mon Blog n'est pas un réverbère au bas duquel les clébards peuvent laisser leurs crottes ! >. Nous rions de bon cœur. Nous passons ainsi la fin de la soirée à bavarder. Amandine savoure sa saucisse en gloussant de plaisir. Heureuse. Clémentine me fait : < Samedi prochain, petit coquin, tu assures une prestation "Chippendale" chez Juliette ! > Tout en disant cela elle agite le contrat sous mon nez. Amandine s’essuie la bouche avec un mouchoir en papier… Tous droits réservés - © - 2016 - L'utilisation, toute ou partie, d'un texte, (ou photographie), par copié/collé par exemple, sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle. Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal. La divulgation d'informations relatives à la vie privée, ( ou à l'identité), constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal.
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