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Sciences Fiction - (Episode 2)


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Ceci est un récit fictif

Le gouvernement vient de décider de confiner une nouvelle fois le pays. Cette propension à vouloir lutter contre une pandémie omniprésente. Du moins la presse et les médias sont chargés d'imposer cette idée dans la population. Les journées de ce printemps s'annoncent de plus en plus agréables. Le soleil, le ciel bleu, la douceur, autant de raisons de se réjouir de pouvoir en profiter. Ce qui n'a pas été le cas l'année précédente. Le gouvernement avait tout simplement confisqué tout un printemps, sa douceur exceptionnelle, pour éviter une recrudescence de la pandémie. 

Bien évidemment, toutes les mesures prises contre un fantasme, s'avèrent plus inutiles les unes que les autres. Le gouvernement est donc redevable d'un véritable racket en ayant confisqué toute une saison. La plus belle de l'année. Ce même gouvernement qui n'a cessé de supprimer des lits d'hôpitaux et du personnel soignant depuis la loi Bachelot de 2009. Loi qui impose aux hôpitaux de fonctionner sur les mêmes critères que n'importe quelle entreprise. A savoir, dégager des bénéfices ou disparaître. Cette politique fonctionne toujours à plein malgré la pandémie. 

Seulement voilà. Le peuple n'est pas prêt à accepter ces nouvelles mesures scélérates. Cette année, il n'est pas question de lui confisquer un printemps qui s'annonce radieux. Aussi, les organisateurs de manifestations anti enfermement ont trouvé un nouveau concept. Imparable. Dans chaque ville de France, des groupes d'une centaine de personnes marchent doucement dans les rues du centre. Ils invitent les gens qui regardent aux fenêtres de les rejoindre. De ne surtout pas empêcher leurs enfants de les accompagner. Un enfant ça a besoin d'air, de soleil et de bouger. 

Aussi, le gouvernement aux abois, désireux de profiter de cette "crise sanitaire" fabriquée de toutes pièces pour l'inscrire dans son projet politique et électoraliste, ne l'entend pas de cette oreille. Des compagnies de CRS sont dépêchées afin de disperser les foules et de verbaliser un maximum d'individus. Seulement voilà, les familles ainsi réunies dans les rues dissuadent les autorités d'ordonner la charge des CRS contre les foules. En effet, matraquer des gens devant des enfants, risquer de les blesser, devient l'inquiétude principale des dirigeants et des autorités. 

Il y a une certaine frange des politiciens qui seraient prêts à utiliser les méthodes de la junte militaire Birmane. Tirer sur la foule à balles réelles. Ces psychopathes, prêts à faire assassiner des enfants par des hommes lourdement armés déguisés en Robocop, n'hésitant pas à venir pontifier dans les émissions télévisées. N'hésitant pas à prétendre que ces manifestants sont un danger. Qu'ils mettent la vie d'autrui en danger. Ces même psychopathes ne prennent même pas conscience de l'énormité de leurs affirmations criminelles. Puisque le véritables danger ce sont eux !

Dans toutes les villes de France a lieu le même phénomène. Le gouvernement, pour empêcher que la nation s'organise contre lui et ses mesures de fou dangereux, envisage de fermer les réseaux sociaux. C'est trop tard. En fermer un serait en voir un autre se créer immédiatement. Et les gens ne sont pas fous. C'est sur le Dark Web que s'organisent la plupart des contacts. Aucun traçage possible. Chaque jours, il y a davantage de manifestants dans les rues. Les gens s'installent au bord de l'eau, dans les parcs. Encadrés par des légions de CRS impuissants. Il y a les enfants. 

La présence d'enfants dans une manifestation. Personne n'a encore trouvé meilleure formule pour pacifier la manifestation. Hors, ce jour-là, un Préfet devenu fou, ordonne d'ouvrir le feu en prétextant que des "casseurs" sont présents. L'imbécile avait oublié que la veille il avait demandé à des policiers de se déguiser en "casseurs" cagoules pour casser du matériel urbain. Comme il le fait pour chaque manifestation afin d'en décrédibiliser l'action et la motivation. Ce qui devait arriver se produit. Un enfant de huit ans est atteint d'une balle. Les CRS obéissent à un sale con. 

Mais, paris ces hommes déguisés en Robopcop criminels et tueurs, il y a soudain la prise de conscience du drame qui vient d'arriver. La presse, les médias, malgré les propriétaires multi-milliardaires aux quels ils appartiennent, décident de ne plus jouer le jeu. C'est un défilé de ministres, de secrétaires d'états et de portes paroles qui défilent devant les caméras. Voilà les membres d'un gouvernement qui fait tirer sur des enfants. Les limites de l'admissible sont atteintes. La nuit même de vrais "casseurs", issus des cités déclarent une guerre sans merci contre le mobilier urbain. 

Le lendemain, il y a des dizaines de milliers de manifestants dans toutes les villes. Les papas portent les enfants sur leurs épaules. Des philosophes, des journalistes, des politiciens demandent au gouvernement de démissionner. Il y a partout des pancartes dénonçant un gouvernement d'assassins d'enfants. Les CRS refusent de sortir de leurs casernes. Les militiaires refusent de prendre le relai. Seuls les gendarmes, dont le déshonneur sur les complicités dans les déportations durant la dernière guerre mondiale n'est plus à dénoncer, sont dans les rues en frimant un peu. 

Les manifestations en France n'ont jamais atteint une telle ampleur. Le troisième jour, le gouvernement dépose sa démission devant le Sénat. Sauf le Président qui veut encore y croire. Malgré les menaces de mort sur lui, sa compagne et sa famille. Ses proches lui conseillent de décrocher. Il en va de sa vie. Il en va de l'honneur de la nation. De l'image de la France dans le monde. Les portraits de l'enfant tué sont placardés partout. Elles font le tour du monde. Ses parents sont effondrés. Tous les parents sont effondrés. Par la folie d'une poignée de psychopathes...

 

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