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Neopilina

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Tout ce qui a été posté par Neopilina

  1. Merci, mais je le répète, Deleuze à haute dose, je peux pas (et on est tous comme ça, certains auteurs, on éponge, et d'autres on relit 25 fois une ligne). On m'avait dit que ce cours avait été retranscrit, mais je garantis la mienne de cette intervention filmée. Je l'ai collationné mot à mot sur la vidéo avec un soin absolu. J'écoute quelques mots, je note, retour en arrière, je vérifie, et ainsi de suite, collation finale, etc. J'ai même mis l'hésitation finale, " zut ", qui de fait parasite la lecture.
  2. J'avais dit que je remettrais ça, je l'ai retrouvé. " Je retranscris l’intervention orale et filmée de Deleuze communiquée par hks. Cette vidéo montre l’extrait d'un cours, " Anti-Oedipe et autres réflexions ", séance 2, Université Paris-VIII (Vincennes), 3 juin 1980. Deleuze : " Au tout début de la " Phénoménologie de l'esprit ", il est évident à tout lecteur que Hegel fait un tour de passe-passe, un tour de saltimbanque, qu'il appellera effrontément dialectique. Car qu'est-ce qu'il nous dit ? Pour montrer que les choses sont prises dans un mouvement, dans un mouvement ininterrompu qui est le propre de la dialectique, pour montrer que les choses sont soumises à une espèce de mouvement de l'auto-dépassement, qu'est-ce qu'il va faire ? A t-on jamais été plus sournois ? Il nous dit ceci, il nous dit partons de ce qui est le plus sûr. Imaginez, on fait un dialogue des morts. Pensons qu'Hegel explique ça justement à des philosophes anglais, vous avez dit vous mêmes, quand est-ce que les anglais vont commencer à rire. Hegel dit avec sa gravité, je retire tout ce que je viens de dire sur Hegel, c'est évident que c'est un immense génie, mais enfin, qu'est-ce que vous voulez ? Suivez-moi bien, il nous raconte une histoire qui parait très belle, très convaincante, il dit, voilà, il y a la certitude sensible, la conscience empêtrée, c'est le départ de la " Phénoménologie de l'esprit ", la conscience enlisée dans la certitude sensible, et elle dit, le sensible, c'est le dernier mot des choses, là, les philosophes anglais peuvent se dirent, il est déjà en train de nous trahir cet allemand, il est déjà en train de nous trahir [sic], mais à la limite, ils diraient, oui, peut être que nous on peut dire ça, on a dit ça, oui, la certitude sensible, elle est première et dernière, c'est en effet un thème qui parcourt ce qu'on appelle l'empirisme. Et comme chacun sait, l'empirisme est anglais. Bon, alors, voilà, la conscience prise dans la certitude sensible, elle épouse la particularité, la singularité, et Hegel, splendide, analyse la singularité, et va montrer que c'est une position intenable parce qu'on ne peut pas faire un pas sans pressément dépasser ce stade de la certitude sensible. Et pour le montrer, il dit voilà, la conscience sensible est comme déchirée, ça va être ce déchirement qui va être le premier stade de la dialectique de la " Phénoménologie de l'esprit ", elle est comme déchirée car elle croit saisir le plus particulier, et en même temps elle ne saisit que l'universel abstrait. Pourquoi elle croit saisir le plus particulier ? Elle croit viser le plus particulier dans le sensible et elle l'exprime en disant ceci, ici et maintenant, mais comme dit Hegel qui à ce moment là devient presque, presque [sic] rieur, alors qu'il n'en a pas l'habitude, ici et maintenant, c'est l'universel vide puisque c'est le (tout moment de l'espace, de tout le ... zut ... non ..., de) tout lieu de l'espace, que je dis ici, et c'est le tout moment du temps que je peux dire maintenant. Au moment même où je crois saisir le plus singulier, je ne saisis que la généralité vide et abstraite ". ____________________________________________________________ A la fin, il a une hésitation, le " zut ", mais il reprend très bien le fil. Son erreur réside dans l'association de " moment " (temps) et " espace " qui précède le " zut ", ensuite, il corrige, et c'est bon. Pour faciliter la lecture, j'ai mis l’erreur commise entre parenthèses et je la souligne, on peut la passer à lecture. Et de fait, le marxisme dans le texte, a retourné, renversé, inversé de façon copernicienne la dialectique hégelienne, le dit tour de passe-passe. Le " Bolide " peut débouler dans le réel, et on a vu comment. Les similitudes entre ces deux dialectiques sautent à la figure, mais elles ne vont pas dans le même sens !!
  3. A Loufiat, et ceux que ça intéresse. Sartre, " L'être et le néant. Essai d'ontologie phénoménologique ", " Chapitre premier. Les structures immédiates du pour-soi ", " III - Le pour-soi et l'être de la valeur " (page 121 chez la collection tel). Quand Sartre écrit ça, en 1943, il n'a pas encore lu la totalité du " Être et Temps " d'Heidegger, c'est dire la pénétration d'esprit de Sartre dans ce domaine. C'est au début, c'est des lignes historiques. Je reproduis (italiques, etc.) à la virgule près. On a le droit d'imprimer et d'y penser lors de ses heures les plus solitaires. C'est moi qui souligne dans le texte de Sartre. " Une étude de la réalité humaine doit commencer par le cogito. Mais le " Je pense " cartésien est conçu dans une perspective instantanéiste de la temporalité. Peut-on trouver au sein du cogito un moyen de transcender cette instantanéité ? Si la réalité humaine se limitait à l'être du Je pense, elle n'aurait qu'une vérité d'instant. Et il est bien vrai qu'elle est chez Descartes une totalité instantanée, puisqu'elle n'élève, par elle-même, aucune prétention sur l'avenir, puisqu'il faut un acte de " création " continuée pour la faire passer d'un instant à l'autre. Mais peut-on concevoir une vérité de l'instant ? Et le cogito n'engage t-il pas à sa manière le passé et l'avenir ? Heidegger est tellement persuadé que le Je pense de Husserl est un piège aux alouettes fascinant et engluant, qu'il a totalement évité le recours à la conscience dans sa description du Dasein. Son but est de le montrer immédiatement comme souci, c'est à dire comme s'échappant à soi dans le projet de soi vers les possibilités qu'il est. C'est ce projet de soi hors de soi qu'il nomme la " compréhension " (Verstand) et qui lui permet d'établir la réalité-humaine comme étant " révélante-révélée ". Mais cette tentative pour montrer d'abord l'échappement à soi du Dasein va rencontrer à son tour des difficultés insurmontables : on ne peut pas supprimer d'abord la dimension " conscience ", fût-ce pour la rétablir ensuite. La compréhension n'a de sens que si elle est conscience de compréhension. Ma possibilité ne peut exister comme ma possibilité que si c'est ma conscience qui s'échappe à soi vers elle. Sinon tout le système de l'être et de ses possibilités tombera dans l'inconscient , c'est à dire dans l'en-soi. Nous voilà rejeté vers le cogito. Il faut en partir ". C'est très exactement cela que fait Heidegger dans les pages introductives de " Être et Temps " en élaborant Son Dasein, Heidegger sait qu'il le fait et pourquoi il le fait. Il est absolument vrai que le cogito en l'état est un écueil, un obstacle. Et donc, avec son Dasein, Heidegger tente de ruser, de louvoyer, avec cet obstacle, et les conséquences (aussi dramatiques que possible) sont parfaitement décrites par Sartre. Sartre termine par " Nous voilà rejeté vers le cogito. Il faut en partir ". C'est vrai. Et je dis " le cogito en l'état ". Et donc je m'y colle, plusieurs années. En l'état le cogito conquiert par et pour la philosophie la conscience de Soi, mais en même temps, il rompt (" les Murs s'envolent", jusqu'au transcendantal), philosophiquement, le lien (et voilà la philosophie continentale débranchée du réel, tout à fait) qui existe a priori entre un Sujet et Son (position correcte de la conscience de Soi) Monde, c'est à dire avant conscience de soi. Mais quand on est un philosophe digne de ce nom, on ne ruse pas, on ne louvoie pas, on dresse le siège. On fait venir Vauban ( ) qui prend la forteresse de Maastricht en 17 jours : tremblement de terre en Europe. Je reprends le cogito en l'état, je garde la conscience de soi et je rebranche, rétablis, explicitement ce lien dans son acception philosophique. Le psy te parlera de " Ta relation symbolique ", de Ta relation a priori avec l'extérieur, l'autre, etc., mais c'est un autre discours, mais celle-ci, efficiente a priori (le psy te dira inconsciemment) a forcément des conséquences sur Ton discours philosophique, c'est d'abord elle que tu vas verbaliser philosophiquement. Et Heidegger invite à cela pour contourner un obstacle (la rupture de ce lien occasionnée par le cogito en l'état) qu'il ne réussit pas à vaincre en bonne et due forme. C'est une philosophie antithétique au concept même de philosophie. C'est une philosophie qui souhaite la mort de la philosophie. Effectivement renvoyé au cogito en l'état, on repart, du cogito repris, ce lien rétabli et conscience de soi en poche. On peut reprendre, poursuivre. Et donc, presque idem pour Marx. Hegel est totalement " prisonnier ", comme Husserl, Sartre, du cogito en l'état : c'est volontaire, ils s'accrochent à la conscience de soi, à juste titre. Mais ce faisant, c'est aussi rester accrochés au non-dit du cogito en l'état, la rupture de ce lien. Marx " ressent " cela, Hegel, concrètement, n'a pas plus de bras que le kantisme, et Marx est incapable de le verbaliser. Pour passer à l'action, renouer avec le réel, il va congédier Hegel, et ce faisant, il congédie la conscience de soi. Le " Bolide marxiste " est en route. Au bout de Marx, il y a des fosses communes, au bout d'Heidegger, il y a Treblinka. Rousseau est incapable d'imaginer la Terreur, elle a pourtant eu lieu, et Jésus Christ ne pouvait pas imaginer l'Inquisition, etc. " On ne métaphysique pas impunément ". Tout grand philosophe est un " apprenti sorcier ". Voilà le genre de textes qui devrait être au programme de L1. Et d'Homère à Sartre, je pourrais leur concocter un " petit " programme sous stéroïdes !
  4. Je ferais l'effort de le remettre sur ce forum, passkeu c'est toi. (reste zen, je suis strictement hétérosexuel, ). Que la philosophie avance, la sagesse et le bonheur suivent. C'est comme ça. Dans cet ordre. Je ne peux pas lire Deleuze, c'est " physique ". Et pourtant, le meilleur harponnage d'Hegel que j'ai jamais entendu, oui, c'est une vidéo, est de lui. D'ailleurs, j'ai pris la peine de faire une transcription de cette improvisation géniale (1), c'était à la feu et très fumeuse Paris VIII !! L'ai-je déjà posté sur ce forum ? Je ne sais plus, mais je vais la retrouver et la remettre (?). Je reviens à nos moutons. Donc, je ne peux pas parler de Deleuze sur pièces. Reste Sartre et Foucault, et là, pas d'hésitation possible, le niveau n'est pas le même, et Foucault le savait très bien. Et il se trouve que dans " Histoire de la folie ... ", il y a un très très grand texte de Foucault, qui a fait un " bruit " très mérité, où il oppose Descartes et Montaigne. Et c'est bien Montaigne / Foucault qui ont raison contre Descartes quand celui-ci écarte un peu trop légèrement la " folie ", la déraison. (1) Et il est donc forcément question de l'introduction à la " Phénoménologie de l'esprit " où Hegel justifie la position qui sera ensuite la sienne, tout le monde comprend l'aspect ... stratégique de la chose. Comme les " Manuscrits de 1844 " de Marx. Il faut attaquer là où ça fait mal, c'est de bonne guerre (!). Et donc Sartre avait visé la démarche du Dasein en tant que telle dans une vingtaine de lignes parfaitement géniales. On a le droit de penser ce qu'on veut de lui, sur ce terrain, c'est un remarquable " chasseur " (Heidegger aussi, ). Pourquoi ai-je pris la peine d'insister à ce point avec le cogito en l'état ? J'ai vu les enjeux. Il n'y a même plus un Foucault dans l'Université française. Donc, on a des " chameaux de la culture ", et Zarathoustra s'empresse de préciser qu'il en faut, mais d'abord des Ulysse.
  5. J'entends. Et je le remets, : Et donc, Heidegger continue de " fleurir ", comme on sait, chez qui on sait, alors qu'on peut faire taire Heidegger avec 20 lignes de Sartre, que personne ou presque n'a relevé. On ne pourra jamais se passer de la philosophie à son meilleur niveau, alors on met un mouchoir sur ce qui ne va pas, et on trie. Et il s'avère que ce faisant, on avance. Le cogito en l'état a généré des monceaux de livres. J'ai fait l'expérience du cogito en l'état dans le texte : il a violenté Mon Rapport au réel (qui ne doit rien à la philosophie, bien sûr), précisément (" les Murs s'envolent "). Alors j'ai serré les dents, plusieurs années, ma signature résume très bien ces années. Tel ou tel " Explorateur ", " Pionnier ", " Éclaireur ", est aussi " accessoirement " un sale con, comme je l'ai dit ci-dessus, je laisse ça au vestiaire : ce qu'il a trouvé, etc., il l'a trouvé, recommencé à zéro serait suicidaire. Parce que, justement, en reprenant le cogito, je rebranche la prise de la philosophie continentale au réel, et en gardant la conscience de Soi. Ensuite ? S'en sert celui qui peut. C'est ça le " temps " de la philosophie.
  6. J'entends. Ce n'est pas de ma faute si Heidegger et Sartre sont deux très très grands philosophes. Je hais viscéralement Heidegger. Il utilise la philosophie pour souiller la philosophie, la liberté de penser, la liberté tout court, c'est le philosophe du totalitarisme, etc. A ce niveau, une foule considérations " personnelles " doivent rester au vestiaire. Allez, encore une fois : je hais Heidegger. Il n'empêche que sans Heidegger, je ne comprends pas le peu que j'ai compris de Kant, qui ne réussit jamais à dire ce que c'est qu'une chose, etc. Etc. On n'y peut a posteriori rien. Alors je me bouche le nez, et j'y vais. Il y a de bons outils, du bon matos, dans une fosse à m... ? Je vais les chercher, je rince, et roule casquette !! Quand je philosophe, les " états d'âme " reste au vestiaire. Le plus amicalement qui soit, . Newton était une ordure intégrale, un sociopathe (le suicide d'un assistant), un parvenu, un arriviste, un voleur (les inventions d'un pauvre horloger irlandais), etc., mais personne ne songe à se passer de la physique newtonienne à l'échelle locale. " C'est comme ça ", façon y'a rien à faire. Einstein découvre la relativité, d'autres font des " champignons ", etc. C'est comme le thème " l'artiste (ou autre) et l'oeuvre ". C'est pareil.
  7. Le profit, la cupidité, etc., ça ma parait vieux comme le " Monde " (i.e. des hommes). Dans l'histoire des celtes, on connaît un effondrement interne : les disparités " sociales " étaient devenues absolument atroces. Les esclaves, les pauvres, etc., ont sauté à la gorge du sommet de la pyramide sociale, ils ont tué " tous les monde ", mit le feu partout, tout détruit, pas de texte, mais l'archéologie est formelle. Quand ces sociétés se relèvent, c'est là qu'on voit apparaître les figures désormais distinctes du prince, roi, etc., et du druide. La distinction permet d'introduire un peu " d'huile " dans ses sociétés pour éviter les anciens abus que tout le monde a en tête. J'entends bien ta remarque. Une petite métaphore. Les philosophes les plus radicaux c'est ceux qui creusent le plus profondément, c'est eux qui emportent " la mise " (pour le meilleur et pour le pire, " on ne métaphysique pas impunément "). Ma remarque est presque " technique ". Sartre a creusé plus profondément que les autres cités, " c'est tout ". Heidegger aussi hein, qui est donc devenu le " philosophe " de référence des mollahs, des putschistes d'Amérique latine, des ultra-nationalistes hindous, de la " Tradition ", bref, en un mot, du romantisme au sens métaphysique. Sartre a harponné idéalement Heidegger, en 2026, j'ai le sentiment que personne n'a vu, . Bref, moi, je creuse ... Une dernière petite remarque. C'est grâce aux français de la seconde moitié du XX° siècle qu'on voit aujourd'hui apparaître des jeunes pousses continentales en terres anglo-saxonnes. Le temps de la philosophie n'est pas celui de la vie quotidienne, c'est trivial, mais ce n'est même pas celui de l'histoire. Nietzsche parle très bien de ça. " Les Grecs, dés le début, sont ceux qui sont allés le plus loin ", etc. Chez les éléates, il n'y a pas de doctrine, il y a un instrument, la dialectique, fondée sur l'ontologie. J'en use depuis 35 ans, ça m'a très bien réussi.
  8. Très ancien ça. Idem gascons, auvergnats. Terres de pauvreté sévère et chronique pendant des siècles dans l'histoire de France, donc les gens montaient sur la capitale. AU XVIII°, au moins un tiers des domestiques parisiens sont des gascons, ça deviendra presque un phénomène culturel, le " domestique gascon " est un personnage de théâtre, de vaudevilles, un archétype. Les aristocrates avaient la moquerie facile.
  9. Neopilina

    Deux mots d'humour

    Avant 1914, tous les soirs en France, juste après la fermeture des bistrots, il y a des rixes, et, le plus régulièrement du monde, un coup de surin est mortel. Ce phénomène a disparu après 1918 (...).
  10. Et on fait quoi ? Rien !! Sinon les paysans vont aller défoncer les préfectures. Ils boivent de l'eau empoisonnée, mais c'est pas grave, l'état fournira de la Vittel. C'est très marqué dans ma famille. Y'a eu des cohortes de boomers qui ont bossé toute leur vie avec pour horizon la retraite au soleil, dans le Sud, le plus souvent en PACA. A la retraite, on bazarde la résidence principale et la résidence secondaire, dans le Sud, devient principale. Et aujourd'hui ? Bah, ils remontent " au pays " en Lorraine l'été !!!!!!!!!! Des " spots " lorrains comme Gerardmer, etc., sont désormais blindés l'été (1). Le Sud de la France va devenir un four. Déjà, il y a 40 ans, en vacances chez cette parentèle, je ne supportais pas ces étés, où il fallait rester planquer comme rongeur toute l'après-midi, même les reptiles avaient trop chaud. Certains d'entre eux lors des très fortes chaleurs restent à l'abri et s'activent la nuit. (1) Où on peut essayer de pêcher le brochet de Charlemagne. Il avait un " pavillon " dans le coin, il adorait venir chasser, pécher, la cour à Aix La Chapelle n'était pas trop loin. Il chassait le loup, l'ours, l'auroch, le sanglier, le cerf, etc., et pour se reposer il faisait une partie de filet dans le lac. Une légende dit que lors d'une partie un brochet si gros fut pris que Charlemagne ordonna de lui passer un anneau en or dans les narines et de relâcher.
  11. La Bretagne va faire un carton (liaisons T.G.V., proximité de la capitale), dites-vous bien que plus jamais vous ne verrez les prix baisser dans cette région.
  12. Depuis le pique-nique de Saddam, le Koweït n'en finit pas de se faire petit. Dés la création de ce sultanat grâce à un port que personne ne pouvait rater, il a des problèmes d'eau !! Avant les usines de dessalement, le Koweït importait de l'eau, principalement du delta irakien. Je trouve qu'il ramasse beaucoup. Qu'ils s'amusent donc avec les israéliens. Il y a des cibles que le Donald s'interdit (" business as usual "), qu'Israël ne s'interdit pas. Un exemple au hasard, nan, je déconne : les terminaux de chargement de Kharg. Nul besoin de la prendre (et donc de la tenir).
  13. Neopilina

    Qu'est-ce que l'âme ?

    Allez, je le remets pour 250 ° fois. Le marxisme ne se comprend le plus radicalement qui soit que si on comprend comment Marx pour pouvoir développer son propre discours, prend congé de, ou congédie, comme on veut, Hegel. Problème, ce faisant il congédie aussi la conscience de Soi. Plus rien ne peut arrêter le " Bolide marxiste ", et même si Marx n'a jamais entendu parler de la première victime du communisme (il meurt en 1883), au bout, il y a forcément des fosses communes. Rousseau ne pouvait pas imaginer la Terreur, c'est arrivé quand même. " On ne métaphysique pas impunément ". C'est une variante pour " apprentis sorciers ".
  14. Je pourrais multiplier ad nauseam les souvenirs. Je donne celui-là. En 1988, dans le département de l'Ariège, par arrêté préfectoral, un chasseur avait le droit à un lagopède par an. La plupart ne le tirait pas. Mais certains le faisaient systématiquement. Le ministère fixe tous les ans la liste des espèces chassables, mais ensuite, à l'intérieur de ce cadre, le préfet peut adapter (ou pas ...) pour son département. Tous ces documents sont renouvelés annuellement.
  15. Certes. Je précise. Il y avait un professeur d'ornithologie. Mais personne n'avait besoin de lui pour identifier de façon certains ces indices.
  16. Et mon observation a été validée sur place et sur pièces, plumes et fientes, par des fonctionnaires très très compétents de l'époque, des enseignants. Avant que je fasse la connaissance de Menoni, qui n'était pas encore thésard. Dans les Vosges, j'ai participé à des comptages, dans des secteurs de moins de 600 mètres d'altitude, mais à cette latitude c'était déjà le bon biotope. Sur le thème " Histoire de la disparition d'une espèce en France ", il y a toujours des manques. Forcément, si on y pense un peu, ça va même de soi. Idem Gélinotte et quelques wagons d'espèces.
  17. L'Iran a tiré sur deux usines de dessalement au Koweït. C'est le pays du coin où la situation hydrique est la pire. Ils font venir de l'eau par tankers de l'Irak, etc. Ils franchissent une limite extrêmement grave.
  18. Le grand tétras n'est plus mentionné comme reproducteur dans le Vercors depuis la fin du XIX°. Mais ça allait encore bien du coté alpin. Ces oiseaux volent aussi mal que possible. Il faut penser au plus près. Ce cas isolé n'est pas isolé, il y a des précédents. Ces animaux passaient par le couloir de Voiron-Grenoble. D'ailleurs à l'époque on a logé à Voiron pour avoir un accès assez rapide à la fois au Vercors et à la Chartreuse. Le dit couloir avec l'urbanisation, l'industrialisation, massives du XX° siècle dans cette région est devenue un mur. A la suite du Vercors, c'est les populations alpines qui ont régressé. Et ainsi de suite. J'en ai pour les Vosges, mais tout le monde s'en fout : c'est du passé. Ouvrage de référence en français, " Le grand tétras ", Bernard Leclercq et Emmanuel Menoni. J'ai travaillé avec ce dernier, il est originaire des Alpes (Haute Savoie). Dans cet ouvrage, il fait donc l'historique de la disparition de l'espèce en France. Si quelqu'un peut mettre la main sur toutes ces infos, les plus précises, c'est lui. Fut un temps quand on cherchait un vertébré quelque part, pour étudier, documenter, inventorier (sols, flore, faune), un secteur mal connu, on faisait appel à mes services, je comblais des lacunes, fournissait un document de référence, pour l'O.N.C., l'O.N.F., les associations, etc., " aux acteurs ", décideurs. Homme des bois, fils d'un homme des bois, je me défend très bien. Mon travail a toujours répondu très agréablement aux attentes. S'imaginer que le " maillage " du territoire est parfait, homogène, c'est se mettre le doigt dans l'oeil. Près de chez moi, il y a une très grande forêt. Régulièrement, il y a du balbuzard nicheur, ou encore de la cigogne noire, je ne les ai jamais vu signalé là. Et la gélinotte y a disparu dans le plus grand silence.
  19. C'est valable en dictature, même en temps de paix, .
  20. Il y a d'autres espèces à retirer de cette liste. Très notoirement l'alouette des champs. Cette espèce ressemble à énormément d'espèces protégées. Et pour les distinguer à l'envol, faut être un ornitho plus que confirmé en passereaux, donc de fait, énormément d'oiseaux protégés sont tirés, parce que ces messieurs croient tirer des alouettes de champs. Quand on leur donne des oiseaux empaillés en main, ils sont incapables de trouver l'alouette des champs, alors en vol, en action de tir, faut arrêter la fumisterie, tout y passe. Que cette espèce figure sur la liste des espèces chassées leur permet de fait de tirer sur une foule de petits passereaux. Je suis tout à fait disposé à faire l'examen critique de cette liste, et de dire ce qui ne va pas du tout, ce qui est scandaleux, dans certains cas.
  21. T'es tellement ... urbain que j'ai failli te renvoyer aux archives de l'O.F.B., ex-O.N.C.F.S., ex-O.N.C. ... C'était un mâle adulte hivernant, donc, si on connait cette espèce, cantonnant tout l'hiver dans un secteur aussi restreint que favorable (nourriture et quiétude), et c'était lors de l'hiver 87/88. J'étais avec une équipe de l'O.N.C., et ils ont validé l'info sur pièces et sur place. Quelques part sur le versant Ouest de cette grande crête au Sud de Villard de Lans, entre Corrençon et La Chapelle, mais près de la crête. De rien.
  22. Et faute de carburants, les moissons russes sont compromises. Et le Vlad a de plus en plus de mal à trouver des " steaks hachés " à envoyer sur le front. En moyenne, entre le recrutement et l'envoi sur le front, il se passe 40 / 50 jours, idéal pour faire des " hamburgers ".
  23. La chasse de cette espèce (et d'autres, ainsi que des modes de chasse, etc.) en France devrait être interdite depuis des décennies. Mon premier " fait d'arme " scientifique est un " acte de décès " : j'ai été le dernier à signaler de façon certaine la présence du Grand tétras, un beau mâle adulte, dans le massif du Vercors, au Sud de Villard de Lans, le long de la crête majeure (en plein hiver, avec plein de neige, idéal pour pister). C'est un lobby très puissant, qui le plus souvent à un accès direct à l'Élysée, au Président du Sénat, etc. Je vais m'arrêter là, je vais devenir " désagréable ". Je connais la situation ... ad nauseam, ouais, je vais le dire comme ça.
  24. Je rebondis, entendu aujourd'hui, le monsieur est un vétéran de la montagne, attaqué par 4 patous : " C'est mon pire souvenir en montagne ". J'en ai quelques uns, mais je n'ai jamais croisé de patous. Lui, il s'est fait mordre.
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