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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Pour moi, découvrir quelqu'un, ou se lier à quelqu'un c'est prendre un risque, mais se fermer tout à fait peut s'avérer encore plus risqué, parfois les relations amoureuses valent la peine, d'autant qu'on est fait pour ça. Personnellement, j'écoute mon coeur au fur et à mesure. Je commence par accepter de faire connaissance tant que l'homme me plaît s'il m'y invite, je passe un peu de temps avec lui, et je vois s'il mérite ou non à mes yeux une certaine confiance supplémentaire, comme se voir seul à seule, etc... J'en juge selon la façon dont il me parle, dont il me regarde,... si du moins il me plaît assez physiquement. Et puis je m'efforce de ne pas tenter le diable, je ne me confie qu'avec parcimonie, je ne rends pas de service contraignant à la légère, et n'en demande généralement pas. Et puis je ne porte pas non plus crédit à tout ce qu'il peut me dire sans réserve, j'en tiens juste compte, je garde à l'esprit que certains hommes sont de "beaux parleurs", même à long terme je reste relativement vigilante. Je m'applique à vivre ma relation tant qu'il y a une attirance réciproque mais en limitant les risques, avec quelques réserves et précautions de sécurité. J'ai connu pas mal d'hommes "difficiles à vivre", j'essaie de toujours garder une "issue" assez facilement accessible en cas de problème.
  2. A mon sens cette idée de vivre comme s'il s'agissait du dernier jour de notre vie est intéressante, elle contribue par exemple à identifier ce à quoi l'on peut vraiment tenir malgré la fragilité de la vie, malgré la peur de pouvoir "tout perdre" à titre individuel soudainement, ce à quoi on s'accroche quand-même. Et l'idée de vivre comme si c'était le premier jour ouvre à la découverte du monde, sans préjugé excessif (Mais tout préjugé n'est pas erroné, préjuger peut aussi avoir un réel intérêt.)... J'avais sur ce thème accordé à maintes reprises aussi de la valeur à l'idée de "vivre comme si on était éternel" (une idée inspirée par une artiste que j'apprécie, "Aaliyah"). Je trouve que ce principe peut également être intéressant, il permet de se projeter dans un avenir lointain, et d'imaginer ce que l'on pourrait vouloir faire de ce monde si on y vivait pour toujours. Au fond, la question soulève entre autres à mon avis une forme de responsabilisation existentielle. Si chacun vit éternellement, toute relation compte par exemple car toute relation dure ad vitam aeternam... Et la cessation des souffrances ne peut plus alors se projeter dans la mort, seulement éventuellement dans ce que l'on fait de notre vie. Alors comment peut-on imaginer ce que serait organiser une vie réellement et durablement sans souffrance, sans malheur, dans la réalité? Car souffrir éternellement ou extrêmement longuement, lourdement blessé, malade, voire détruit, serait effrayant aussi. C'est un cheminement utile à mes yeux... (J'ajoute que nombreux sont ceux qui prennent des risques déraisonnables non pas parce qu'ils n'ont aucune conscience du danger, mais parce qu'ils considèrent que de toute manière ils mourront, ou mourront à petit feu, une perspective différente peut alors enrichir la manière de faire ses choix, de concevoir ce que pourrait être ou ne pas être un véritable bonheur durable, ou au moins tendre à s'en rapprocher au mieux.)
  3. J'ai été très marquée par exemple par le film "Caché". Il révélait à mes yeux le traumatisme durable induit par la maltraitance animale quotidienne de la société de consommation, la cruauté extrême qu'elle cultive et encourage, cachée derrière les apparences. C'est un thème qui me parle beaucoup, auquel je suis particulièrement sensible. Et puis la manière dont le thème est amené y est originale. Je ne l'ai regardé qu'une fois il y a de nombreuses années mais sa symbolique m'a marquée. J'ai eu le sentiment qu'il mettait en lumière ce que je ressentais au plus profond de moi. Et son écho résonne parfois encore en moi au travers de certaines répliques.
  4. Le sens de la vie est un thème qui n'est pas forcément simple à saisir, car c'est un sujet développable, pouvant s'étudier, s'approfondir. Un peu comme "Qu'est-ce que la justice?", on peut résumer la réponse, définir la justice en quelques mots, mais le sujet reste un sujet complexe si on veut y répondre précisément, et pas seulement vaguement. Et pour ma part je résumerais "la quête du sens de la vie" à l'instinct (plus ou moins refoulable ou canalisable) du bien-être écosystémique. Concernant la vidéo, pour ce qui me concerne je la trouve un peu trop simpliste et condescendante. Je ne suis ni complètement en accord, ni complètement en désaccord, un peu des deux. Mais à mes yeux elle véhicule donc aussi des idées fausses, simplistes, voire bienpensantes, en se donnant de grands airs, pas seulement une moralité solide et fiable, bien qu'elle ait entre autres le mérite de prôner la Solidarité, qui est une valeur morale essentielle bien que dérivable. Elle ressemble un peu à mon avis aux slogans publicitaires simplistes, qui lancent des phrases grandiloquentes mais maladroites à propos de la beauté, de la liberté, etc... davantage pour se donner l'apparence d'être profondément moral, compréhensif, bienveillant, au service d'une bonne cause, que par véritable sérieux intellectuel, même si les valeurs morales évoquées peuvent parfois être effectivement importantes à prendre en considération à la base, malgré cependant les dérives possibles du moralisme au travers justement des interprétations trop simplistes (telles, comme ici, que prôner d'une certaine manière d'abandonner ses propres ambitions, son amour-propre, pour servir autrui, ce qui représente d'après moi une idée potentiellement dangereuse car outrancière, déséquilibrée). Ceci dit pour juger vraiment des idées de Léon Tolstoï, je préfère juger directement ses écrits qu'une interprétation discutable de ceux-ci.
  5. sirielle

    Avec ou sans cheminée?

    La présence des différents insectes et leur quantité dépendent en partie du bois utilisé et de la manière dont il est stocké... Et puis quand on aime les arbres, on peut aussi s'attrister de les voir brûler, même si c'est volontaire et contrôlé, ce sont aussi des êtres vivants sensibles à la base... Même si la vie fait qu'on se blase un peu face à la destruction de la nature, on peut y rester quand même plus ou moins sensible, chercher à limiter cette destruction aussi raisonnablement que possible, et ne pas s'en réjouir outre mesure...
  6. Concernant les situations plus particulièrement susceptibles de m'impatienter, par exemple quand une personne m'ennuie vraiment ou est désagréable avec moi et que je veux abréger l'échange au plus tôt, j'ai appris à m'efforcer d'éviter ces situations, ou en tout cas à essayer de conserver un comportement assez adéquat malgré la contrariété, et à chercher des solutions. Je sais qu'une attitude inappropriée par agacement ou lassitude pourrait empirer la situation, mais effectivement il existe évidemment des contextes qui peuvent m'être difficiles à supporter à long terme, pouvant mettre mon moral à rude épreuve, ce qui s'explique aussi en fonction de la sensibilité propre, de ce que l'on arrive à tolérer ou pas en fonction de sa propre personnalité. En principe je suis quand-même considérée comme une personne plutôt douce, mais réservée et sensible, je n'ai pas le contact extrêmement facile IRL, je tiens beaucoup à ma tranquillité. Ou encore il peut m'arriver aussi parfois d'être inquiète quand je n'ai pas de nouvelles alors que je devrais en avoir, etc... Mais il y a aussi bien des situations où je n'ai pas de difficulté normalement à patienter, car je m'occupe facilement l'esprit, et je ne suis pas très gourmande par exemple...
  7. sirielle

    Avec ou sans cheminée?

    A mes yeux chaque vie compte, plantes et animaux... Je ne peux pas me réjouir de les voir se consumer, voire de les voir se consumer vivants, même si je peux en comprendre les raisons. Donc même si cela s'avérait nécessaire pour survivre je n'aimerais pas, ça représenterait plutôt un sacrifice glauque à mon sens. Ceci dit je n'ai pas de cheminée chez moi et je vis en appartement actuellement donc la question ne se pose pas pour moi d'en avoir ou pas, mais j'ai connu, j'ai déjà habité dans des maisons qui avaient une cheminée et un âtre... Mais depuis mon enfance j'ai été éduquée, comme valeur fondamentale, à la préservation optimale de la nature et du vivant. J'ai d'ailleurs longtemps vécu au sein d'une réserve naturelle protégée.
  8. J'ai connu plusieurs voisins sympas, voire même généreux, faisant des cadeaux et proposant des services par exemple, mais je ne suis pas très liante avec mes voisins en général, par contre il est très important à mes yeux de m'efforcer de garder des rapports assez cordiaux avec eux, donc je fais attention à ne pas les déranger, et à être assez polie, même en cas de souci tel qu'un peu de bruit gênant par exemple, normalement je tolère malgré la contrariété passagère, d'autant que ça peut plus ou moins arriver à tout le monde...
  9. sirielle

    Avec ou sans cheminée?

    Je n'aime pas les cheminées, quand je vois un feu de cheminée je vois des arbres qui se consument et peut-être des insectes brûler en même temps, un massacre de la nature de plus, et de visu de surcroît, c'est ce que ça m'inspire surtout, je préfère éviter si possible, ne pas avoir à en arriver là...
  10. Je n'ai pas vraiment d'addiction. J'ai une routine quotidienne depuis longtemps qui pourrait en être si elle était excessive (sport, maquillage, compléments alimentaires végans, etc... et mes relations avec les hommes ont parfois pris une place trop importante dans ma vie.) mais en l'état c'est un choix réfléchi que je m'efforce de modérer, pas vraiment une dépendance néfaste. A certaines époques j'en ai eu, par exemple j'ai bu du vin en soirée régulièrement pendant quelques années, pas tous les jours mais en quantité relativement importante par contre, et ça m'a un peu posé problème de différentes façons, mais j'ai arrêté complètement l'alcool il y a environ 1 an quand j'ai considéré que les inconvénients surpassaient les avantages. Cependant je n'ai eu aucune difficulté à arrêter, j'ai simplement remplacé le vin par du jus de fruit en soirée, et l'alcool ne m'a jamais manqué depuis, ce n'était donc pas une dépendance au sens pathologique, plutôt une consommation régulière par choix mais problématique dont j'ai fini par me lasser.
  11. Celles-là par exemple pour ce qui concerne l'amour romantique, même si elles commencent à dater, je ne suis pas très chanson d'amour en général, j'ai tendance à préférer d'autres thèmes musicaux, mais celles-là peuvent encore passer pour moi sur ce thème bien que je ne les avais pas écoutées depuis un moment. Elles font partie de celles qui m'ont marquée.:
  12. sirielle

    La pensée positive

    Bonjour deja-utilise, Tu parais dire d'une certaine manière réfléchir le sujet d'une manière plus complète que moi, mais à mes yeux ce n'est pas un argument direct à propos de la pensée positive, et c'est un terrain sur lequel je n'irai pas. Chaque message n'est à mes yeux qu'un aperçu de pensée, juger de qui comprend mieux le monde ou les gens que l'autre ne me semble pas vraiment adapté ici, c'est plus vaniteux que nécessaire au sujet en quelque sorte à mon avis dans ce contexte... D'autant qu'on ne se connaît que peu. Ceci dit effectivement nous raisonnons très différemment, sur ce sujet et sur d'autres, même si nous avons aussi quelques points d'accord. Mais quoi qu'il en soit il m'arrive régulièrement de chercher à saisir les véritables intentions derrière les apparences présentées, quand du moins j'estime que les connaître ou chercher à les connaître peut avoir un intérêt pour moi... Tu assimiles l'optimisme à la pensée positive, mais à mon sens c'est un peu différent donc d'après moi nos divergences d'opinion sur le sujet s'expliquent entre autres par le fait que nous ne définissons pas la pensée positive de la même manière. Pour moi le principe de la pensée positive consiste à s'attacher consciencieusement et avec persévérance aux valeurs authentiques, ce n'est pas s'illusionner ou s'aveugler abusivement, ce qui démontrerait au contraire une faiblesse psychologique. D'après moi l'abus d'illusion ou de réconfort superficiel revient justement quelque part à ne pas savoir suffisamment composer avec la réalité, alors que la pensée positive consiste plutôt à perservérer à concevoir ou à tirer son épingle du jeu dans la réalité, à y viser son véritable intérêt, et à croire qu'il existe, pas à fuir la réalité plus que de raison. Donc pour moi ce n'est pas forcément le pessimisme qui s'oppose à la pensée positive, ce serait plutôt la déraison, la perte de repères fiables. Ou bien dit autrement, l'abus de cynisme ou de fatalisme où après tout peu importe les conséquences si rien n'a de sens d'un point de vue psychologique, si on peut remettre en question toute valeur, ou si la morale n'existe que si on veut en inventer une ou une autre fausses de toutes pièces... Positiver pour moi c'est persévérer à rester droit dans ses bottes quand ne pas positiver c'est se décourager outre mesure, voire se trouver des excuses à être lâche... C'est là où je vois l'intérêt à vouloir positiver, tendre à discerner correctement ce qui vaut vraiment la peine dans l'existence, et comment en être digne au mieux malgré la souffrance, les obstacles ou les risques. Et non pas culpabiliser la douleur psychique, ce qui serait contradictoire, illogique. Ce n'est pas positiver que ne pas supporter ou prendre en considération même la moindre douleur psychologique, la moindre inquiétude, bien au contraire, ce serait plutôt une forme de sensiblerie. Tu sembles ne pas accorder beaucoup de valeur au courant de pensée de la positivité comportementale, voire le considérer comme une niaiserie, j'entends mais effectivement nos visions diffèrent. Estimer qu'on ne possède pas assez d'élément pour juger le comportement d'une personne n'est pas justifier ce comportement. Quoi qu'il en soit pour moi ce que l'on pense peut avoir une influence importante sur notre comportement, même si dires et actes autres ne sont pas systématiquement raccords, entre autres parce qu'il est possible de changer d'avis, d'être hypocrite, ou autres, etc... Et puis ce qui est vrai pour une situation relationnelle ou un moment de cette relation n'est pas forcément vrai pour tout autre contexte. Mais il n'en reste pas moins selon moi souvent possible d'être en accord avec ses principes, surtout s'ils sont assez fiables, d'être en partie conscient de qui l'on est vraiment. D'autant que la véritable croyance ne dépend pas que de la volonté, mais avant tout du constat, même si on peut orienter la focalisation de son esprit.
  13. Je crois que pour qu'un couple dure longtemps avec de l'amour chacun doit assez respecter l'autre, et ne pas chercher à trop prendre le dessus. Si je prends l'exemple de mes parents (mère, beau-père), ils sont ensemble depuis plus de vingt ans, ils n'ont pas tellement l'esprit à la chicane, ils ne se disputent quasiment jamais car pour eux il est essentiel de "vivre en bonne intelligence". Chacun s'efforce de concilier son caractère avec celui de l'autre et non pas d'imposer à l'autre sa façon de penser à tout prix. Et personnellement je n'apprécie pas les orgueilleux, donc si un homme me pensait à sa botte, il me déplairait. Il est normal d'avoir le dessus à certains moments, pour l'un comme pour l'autre. Mais dans aucune de mes relations je ne considère que l'un avait tout à fait le dessus sur l'autre au bout du compte, c'est plutôt un échange... Et les hommes qui cherchent à intimider par leur force physique peuvent être à fuir, ceux qui se pensent plus intelligents que tout le monde sont ridicules. On a chacun nos atouts et les avantages de notre propre personnalité.
  14. sirielle

    La pensée positive

    Bonjour deja-utilise, Tout le monde ne pense pas comme moi mais mon approche du sujet consiste à exposer mon propre point de vue. Et je crois qu'il est généralisable sur certains points, par exemple à propos du fait que la positivité consiste en quelque sorte à motiver son moral vers des valeurs auxquelles se raccrocher malgré l'adversité. Attachement à des valeurs qui ne rend pas forcément tout à fait joyeux, mais qui contribue à une raisonnabilité renforçante psychologiquement, à une solidité morale. A mon idée l'espoir peut être traître, au fond l'espoir représente une forme de désir, et tout désir n'est pas épanouissant. Et puis l'espoir contient une part d'incertitude (l'objectif pas forcément) par rapport au réel, passé, présent ou à venir. La motivation peut s'attacher à des valeurs présentes, ou identifiées dans le passé, et pas exclusivement futures elle aussi. Et par exemple lorsqu'on est motivé à écouter une personne parler, c'est qu'on a saisi certains aspects positifs à son discours, possiblement parce qu'on a appris à accorder de l'estime à la pensée d'autrui, à certains sujets, parce qu'on est sensible à son charme ce qui demande une certaine ouverture d'esprit, etc... espérer en tirer quelque chose au bout du compte n'est pas forcément nécessaire à cette motivation même si ça peut en faire partie, l'ouverture vers, ou l'attrait pour, des valeurs identifiées, peuvent suffire, mais le cas échéant cet espoir est construit lui aussi autour de valeurs identifiées, et projetées hypothétiquement, à tort ou à raison. La motivation peut aussi s'attacher à des valeurs plus sûres que l'espoir. Pour ma part je crois que l'amour est le sentiment fondamental, considération commune socialement, il nourrit d'ailleurs aussi les émotions négatives telles que la peur qui est censée en principe protéger quelque chose que l'on aime d'un danger qui le menace. Ceci dit effectivement, l'amour peut beaucoup passer par la négativité émotionnelle (peur, haine, tristesse...), mais cette négativité est tournée vers une valeur aimée. Et positiver c'est saisir voire servir au mieux ces valeurs. Or saisir une valeur, avoir conscience de la valeur d'une chose ou d'une autre, d'un individu, d'une idée, d'une sensation, etc... nécessite parfois une certaine réflexion, ce n'est pas toujours évident (au sein des diverses oppositions, incompatibilités), ça peut devoir se travailler. Idem pour ensuite les servir correctement. Un exemple simple, l'honnêteté, pour adopter l'honnêteté il peut falloir la positiver malgré la frustration qu'elle peut éventuellement impliquer face à une possession d'autrui à ne pas convoiter. Quelqu'un qui ne positive pas assez ne saura pas forcément considérer l'intérêt caché derrière cette frustration. On pourrait penser "Oui mais le malhonnête positive l'enrichissement personnel. (valeur fragilisée par la partialité dans ce cas)" sauf qu'en réalité il occulte la valeur de l'honnêteté donc il manque de positivité quand une personne honnête peut à la fois accorder de la valeur à l'enrichissement personnel et au respect requis pour autrui, ce qui rend sa positivité plus importante, plus solide, ainsi que sa capacité à apprécier les valeurs, à pouvoir alimenter son bonheur aussi au-delà de la considération de son seul intérêt apparent. Et la prise de conscience des valeurs peut conduire à la mise en place de stratégies à leur service, dont parfois la haine, la tristesse et la peur instrumentalisées en conscience, pas subies comme des erreurs d'émotivité, comprises et utilisées à servir les valeurs sans les négliger. Je suis quelqu'un de relativement peu ouverte à la communication avec autrui, donc je peux ne sembler que partiellement attentive aussi parce que j'ai un certain nombre de préoccupations autres en même temps et je dois aller assez vite donc je suis un peu obligée de survoler parfois, mais j'apprécie de discuter avec toi et ta participation, entre autres parce que tu favorises un développement sérieux et appliqué des sujets.
  15. Il m'arrive de temps en temps d'être mélancolique, d'être profondément découragée à vouloir mourir, mais en temps normal je suis plutôt combative, et très attachée à ce que j'ai à faire, à mes responsabilités. Je pleure souvent mais ça ne dure généralement que quelques secondes. Hier soir par exemple je pleurais en regardant le père de Marie Trintignant témoigner à son enterrement, j'ai versé une larme. Mais rapidement mon humeur s'est modifiée. Par contre je suis souvent nerveuse, à fleur de peau, impulsive, je ris, je pleure, je m'énerve, je m'attendris, facilement, je suis considérée entre autres officiellement comme hypersensible, je cours à droite à gauche et je passe beaucoup d'une émotion à l'autre au cours de mes journées. Mais quoi qu'il en soit je m'accroche à mon emploi du temps relativement chargé sans me laisser aller. Et je prends rigoureusement soin de mon physique pour me sentir bien, diététique, sport, repos, soins du corps, etc...
  16. sirielle

    Une minute c'est long !

    Parmi mes minutes les plus longues je peux citer, par exemple celles dans l'inquiétude pour quelqu'un d'injoignable qui n'est pas rentré, à regarder le temps défiler en attendant son retour et en craignant les pires scénarios... Chaque minute supplémentaire y alourdit l'angoisse. C'est ce qui me vient à l'esprit en premier par rapport à mon propre vécu.
  17. sirielle

    La pensée positive

    Bonjour deja-utilise, Pour ma part j'ai commencé à être initiée au principe de positivité philosophique depuis environ une vingtaine d'années, vers la fin de mon adolescence. Cette philosophie, si elle est critiquable, possède quoi qu'il en soit à mes yeux un bon sens essentiel, elle appartient à la philosophie populaire la plus commune parce qu'elle sert à booster le moral malgré l'adversité, même si j'ai bien conscience que ce n'est pas forcément évident, et que mal interprétée elle peut aussi desservir, comme bien d'autres philosophies qui mal mises en place peuvent devenir toxiques. Le pacifisme par exemple, peut représenter une quête essentielle, pour autant il ne doit pas empêcher les gens de se défendre quand ils en ont besoin. Mais ce n'est pas le pacifisme en lui-même qui pose problème dans l'absolu, éventuellement la manière dont il est mis en place... De mon point de vue j'oriente en partie ma vie en fonction de ma réflexion, ça peut sembler peu de choses au regard des obligations diverses indépendantes de ma volonté auxquelles je suis soumise, mais je crois que ma vie aurait été très différente si je m'étais simplement laissée portée par les évènements. Ma situation actuelle, mon activité quotidienne, sont en grande partie le fruit de réflexions longuement travaillées en moi-même. J'ai décidé de prendre ma vie en mains depuis de nombreuses années, et à mes yeux la réflexion personnelle peut avoir des conséquences importantes dans bien des cas, elle peut aller vers la vie ou la mort (aux sens larges), ce n'est pas forcément anodin pour moi, un seul mot peut parfois beaucoup changer les choses... Comme je l'ai écrit sur un autre sujet récemment, pour moi réfléchir c'est agir, c'est déjà se comporter, et parler c'est aussi agir. La réflexion personnelle ou collective peut amener à des décisions diverses. Se responsabiliser c'est aussi responsabiliser sa réflexion et les idées, les projets, que l'on choisit d'adopter ou pas. On peut décider en partie de ce que l'on pense, de ce que l'on fait de soi. Mais décider de ce que l'on fait de soi et décider de ce que l'on veut que deviennent les autres sont deux choses différentes. Et que certains changements soient plus ou moins difficiles ou bien pas aussi souhaitables qu'on aurait pu le penser ne fait pas de soi pour autant quelqu'un de tout à fait inchangeable par soi-même. Et puis à mon sens ce n'est pas se changer que tendre à positiver correctement puisque comme je l'ai évoqué je crois qu'il s'agit d'une inclination naturelle, seulement c'est un principe qui peut plus ou moins se cultiver ou se travailler. Si je reprends comme exemple le principe de la légitime défense, il ne s'agit pas exclusivement de penser basiquement "la légitime défense, oui ou non", il s'agit d'une inclination naturelle pour les contextes qui le nécessitent, mais qui peut se travailler, se réfléchir, à l'état brut elle peut s'avérer plus dangereuse ou faible que si elle est bien organisée, cadrée, assez anticipée, etc... Idem pour la pensée positive si ce n'est qu'il s'agit d'un principe plus conforme à l'idéal, intrinsèque à la construction de la personnalité, car on est enclin par nature à vouloir aller vers le mieux, même quand la situation est déjà relativement bonne. Mais pour aller vers ce mieux, il faut le saisir, le concevoir consciencieusement au fil du temps. Il y a des buts à servir tout au long de la vie dans l'intérêt commun. Et toute tristesse par exemple appelle la consolation... Un changement peut parfois nécessiter de mettre en place des méthodes efficaces assez réfléchies effectivement. Le choix de sexualité de cette femme, peut-être en contradiction d'avec ses dires précédents, n'a pas à mes yeux matière à remettre en question toute utilité à la réflexion personnelle, et d'ailleurs à ce sujet, bien souvent les personnes qui utilisent des méthodes de protection aux IST, l'anticipent, choisissent de le faire, si d'autres ne le font pas malgré leurs dires, ou pas à chaque fois, ça ne signifie pas qu'envisager une prudence en ce domaine ne sert à rien... D'autres éléments peuvent influer, la relative imprévisibilité des rapports et le choix qu'on fait de prendre le temps ou pas, la faible ou forte probabilité de risque apparente, le point de vue du partenaire et les moyens qu'il emploie pour l'imposer ou non, etc... Et l'adultère est aussi un problème complexe, qui peut parfois mériter davantage qu'une réponse simple de type oui ou non, toute relation maritale n'est pas équivalente, etc... Je ne jugerai pas cette femme sans plus d'éléments sur cette anecdote, mais qu'on puisse changer d'avis à un moment ne signifie pas forcément qu'on avait tort ou tout à fait tort auparavant, et si on a eu effectivement tort ça ne signifie pas pour autant que toute réflexion est forcément erronée... Et parfois une réflexion se nuance au fil des années, se travaille sur le long terme, voire peut nécessiter un point de vue assez mitigé ou certaines corrections.
  18. Je porte des chaussettes dans mes chaussures fermées (bottes, bottines, chaussures de sport...) et je n'en porte pas dans mes chaussures ouvertes ou semi-ouvertes (escarpins, sandales...). Pour les hommes, question d'hygiène, de praticité et de mode. Porter des chaussettes peut être plus hygiénique ou confortable dans certaines chaussures, autrement ce n'est pas forcément nécessaire, mais j'aime bien qu'un homme soit habillé avec assez de soin. Et la tenue est parfois effectivement un peu révélatrice, rédhibitoire ou au contraire valorisante. Mais pour moi trouver un homme sexy dépend de son attitude à mon égard, et je ne peux pas le trouver sexy s'il n'y a pas de crush entre nous, de connivence relationnelle assez nette, tout au plus je peux le trouver séduisant mais c'est différent, et je ne m'intéresse que rarement aux tenues des passants, la plupart du temps je n'y prête quasiment aucune attention, sauf par exemple si une tenue me paraît un peu surprenante...
  19. sirielle

    La pensée positive

    Je crois que le principe de positiver ne consiste pas à s'efforcer de n'avoir aucune pensée négative mais représente plutôt une véritable philosophie active du quotidien, l'identification des motivateurs légitimes, et leur valorisation. Je considère donc que cette philosophie peut être toujours présente en représentant une direction déduite en fonction des valeurs, un "aller vers" assez consciencieusement réfléchi. A la base la pensée négative pourrait représenter en résumé les non, et la pensée positive les oui, en soi (et non pas de source extérieure). Positiver reviendrait alors à s'efforcer de discerner suffisamment ces oui, et à aller dans leur sens (et donc à ne pas aller dans le sens des non). Dit autrement donc, aller vers ce que l'on veut vraiment. Et il n'est alors pas question de s'illusionner avec de faux oui, et justement distinguer assez bien les non peut contribuer à trouver les oui. A mon avis cette philosophie est donc associable à la distinction du sens dans la vie, l'orientation éclairée de ses actions par soi-même. Or certaines situations peuvent amener à se dire "Je dois trouver une ou des solutions à ce problème qui me concerne, positiver dans ces circonstances difficiles, aller vers la résolution, mon ambition dans ce contexte, mais la ou les solutions n'apparaissent pas, je n'ai pas de solution (ni même par un biais externe) donc je subis les inconvénients liés à l'irrésolution sans que ma volonté de positiver ne puisse y remédier, elle reste en attente ou en recherche." En d'autres termes, positiver peut nécessiter des connaissances, parfois difficiles à acquérir, c'est servir les valeurs que l'on a identifiées correctement, ce qui peut dépendre d'un travail plus ou moins important. Il ne s'agit pas à mon sens que d'un état d'esprit que l'on choisit d'adopter ou pas, positiver représente plutôt une inclination naturelle (éviter ou lutter contre ce que l'on ne veut pas, pour aller vers ce que l'on veut vraiment) mais qui est plus ou moins difficile à mettre en place selon les situations. Et manquer de positivité reviendrait alors à être perdu en quelque sorte, ne pas savoir ou connaître ce que l'on veut ou comment l'obtenir, voire ne pas connaître ou distinguer suffisamment ses valeurs ou les moyens de les protéger ou les servir. Trois illustrations de ce que pourraient représenter à mes yeux positiver ou ne pas positiver: - "J'ai de la peine face à cette maladie parce que j'aime cette personne et je veux l'aider à aller mieux si je le peux." vs "Cette maladie est horrible. J'en souffre. La vie est souffrance. Je n'aime pas la vie." -"Je ne sais pas quel métier choisir. Je vais m'informer davantage pour trouver une réponse pour mon avenir." vs "Je ne sais pas quel métier choisir. Je n'arriverai pas à m'en sortir puisqu'il faut de l'argent pour vivre mais je n'ai pas d'idée, je suis fichu." -"Je ne m'entends bien avec personne. Je vais essayer de résoudre mes conflits si possible, de faire de nouvelles rencontres ou de tirer avantage de ma solitude." vs "Je ne m'entends bien avec personne. C'est un enfer, je ne suis pas capable d'avoir de bonnes relations et on ne peut pas se passer tout à fait de relation pour aller bien." (Non pas que le défaitisme n'ait jamais aucun intérêt, mais avec modération et il ne suffit pas à aller vers ses objectifs assez correctement identifiés.)
  20. Elle n'est pas sans domicile fixe, elle a une maison, tu sembles vouloir penser d'elle ce que tu veux penser, sans te soucier de si c'est vrai ou non. Et la réalité de la prostitution de rue est loin d'être forcément toujours facile à vivre, même si effectivement, certains font ce choix par eux-mêmes et y tiennent, souvent pour l'argent, parfois pour d'autres raisons. Et certaines de ses paroles le laissent quand-même entrevoir un peu... Si sa situation lui convient dans l'ensemble, tant mieux pour elle, mais en tout cas quand on connaît un peu de près ce que peut être la prostitution au tout venant dans les faits, au-delà de la théorie ou du jugement extérieur, il y a de quoi bien souvent la considérer aussi autrement que comme une simple liberté de profiter sans souci...
  21. Elle est devenue prostituée pour des raisons financières, mais par contre elle a dit ne pas vouloir avoir de relation amoureuse car elle n'a plus confiance dans les hommes de par ce qu'elle a vu d'eux dans son activité entre autres. Extrait de l'article: Pour ma part, je me demande si les jeux d'argent auxquels elle joue (casino) sont importants pour elle ou pas, car parfois les jeux d'argent peuvent entrainer des dépenses très importantes, voire des conduites addictives, et nécessiter de ce fait des rentrées d'argent rapides.
  22. Une méthode relativement classique quand on veut inspirer des idées qu'on pense assez bonnes, revient par exemple à montrer soi-même l'exemple. Soit en pratique, soit en racontant des techniques qui ont fonctionné, ou bien en suggérant des idées... Il est possible aussi de critiquer poliment en disant par exemple: "A mon avis, exprimer des sentiments trop vite peut effrayer la personne à qui ils sont adressés, il me semble personnellement qu'il vaut mieux d'abord vérifier si la personne peut être intéressée elle aussi, en essayant par exemple simplement d'entamer la discussion à un moment adéquat, ou en l'invitant éventuellement à boire un verre ou autre sortie, pour paraître assez normal, mesuré dans son comportement, pas trop bizarre, exubérant ou soudainement envahissant, ce qui par contre peut faire peur à certaines personnes."
  23. Je trouve un peu triste l'idée d'avoir fortement perdu confiance en les hommes de par cette activité même si c'est compréhensible, surtout sur le long terme. D'une sexualité dénuée de sentiment et de plaisir. Et puis de s'ennuyer sans prostitution... Elle semble tenir à son mode de vie mais en même temps à mes yeux il reflète en grande partie, au départ une dépendance financière à une activité "sans plaisir" et risquée, le sentiment de ne pas pouvoir être liée à un homme sans être trompée, et peut-être une grande solitude ou un désoeuvrement en-dehors de la prostitution... Je pense que le bonheur qu'elle évoque provient aussi du fait qu'elle relativise, comme elle le dit, elle ne se plaint pas tellement car elle se compare à plus malheureux qu'elle, elle voit son bonheur dans sa nourriture, dans le casino, etc... Mais en même temps la situation qu'elle dépeint n'est pas idyllique pour autant.
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