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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Se rendre utile à ses valeurs par l'effort donne du sens à la vie mais ne rend pas forcément la vie plus agréable pour soi-même au moment présent en revanche. Et puis aimer peut faire souffrir, parce qu'on souffre aussi des souffrances des autres, ou des dangers pouvant les menacer, pas uniquement de ses propres éventuels ennuis. Quand on a moins de liens, moins de causes à défendre, moins de problèmes à résoudre, on est donc parfois plus "léger", plus insouciant, même si aimer les autres peut quand-même valoir la peine évidemment. En tout cas, c'est ainsi que moi je le ressens.
  2. Je situerais par exemple parmi les périodes les plus notablement heureuses de ma vie, une grande partie de mon enfance, l'été de mes 15 ans, mes 21 ans, mes 29 ans, etc... certaines périodes ont été plus agréables dans l'ensemble que d'autres tout au long de ma vie, chaque année a eu ses points positifs, irremplaçables, et ses problèmes, bien qu'au fil du temps j'ai réalisé en partie ce que je souhaitais faire de ma vie, je me suis mieux alignée avec mes principes aussi, donc j'ai acquis certaines chances que je n'avais pas encore aux périodes plus particulièrement douces à traverser sur le moment. Mais je ne cherche pas mon bonheur à tout prix, j'ai un peu le goût de l'effort et des responsabilités, même si ce n'est pas forcément très facile ou agréable à vivre au moment présent. Et je ne vis pas que pour moi, pour me faire plaisir, mais aussi pour me rendre utile, pour servir les causes auxquelles je tiens, pour aider ceux que j'aime...
  3. Je ne nie aucunement le fait qu'il existe des relations sans lendemain, je dis simplement qu'il existe des moyens de s'informer plus ou moins si on le souhaite à propos de la personne avec qui on a un rapport sexuel, du nom de la personne, de là où elle vit, voire de la suite des évènements, etc... car un rapport sexuel peut entrainer parfois une grossesse malgré certaines précautions. A moins d'avoir totalement perdu la trace de la personne, mais en tout cas avoir un rapport implique en principe une relative conscience d'une possible grossesse... Et les pères peuvent par exemple demander un test de paternité par le biais d'un juge ensuite s'ils pensent être le père d'un enfant... Même si toutes les femmes ne sont pas victimes de violence, c'est un contexte qu'il faut pouvoir prendre en considération entre autres. Il existe des femmes qui veulent être mères à l'insu de leur partenaire, effectivement, et refuser radicalement d'être père nécessite donc un nombre important de précautions, d'autant plus qu'il existe des cas de grossesse alors que rien ne laissait penser que c'était possible, même pour la femme...
  4. A mon avis, en étant un peu vigilant, il existe différents moyens suite à un rapport de chercher à savoir si une grossesse est en cours ou pas après le délai du droit à l'avortement (et si la femme décide d'avorter l'homme ne peut pas légalement s'y opposer vraiment dans la loi actuelle), voire de le constater dans les faits, en prenant ne serait-ce que des nouvelles de temps en temps, à moins d'avoir été extrêmement ghosté par la femme en question peut-être (aucun moyen de reprendre contact, ou de recroiser la personne). Et certains hommes ne veulent tout simplement pas savoir, ne s'en soucient pas, préfèrent rester à distance des possibles conséquences. D'autre part, exiger une transparence vis-à-vis d'hommes potentiellement violents, car ce n'est pas extrêmement rare, peut entre autres risquer de placer éventuellement les futures mères, ne voulant pas forcément avorter (ce qui est leur droit), dans une position délicate.
  5. sirielle

    Le bonheur naïf

    Bonjour Fhink, merci pour ton interprétation que j'ai trouvée intéressante, axée vers le bien-être, ce qui est une inclination naturelle essentielle à mes yeux, dont il ne faut effectivement pas trop se détourner. Dans mon texte, l'iceberg représente les apparences (pas exclusivement favorables mais souvent mises en scène de manière à favoriser une validation extérieure de soi) pour la part émergée, et ce qui se trouve derrière les apparences (pas exclusivement défavorable mais en partie terrible quand-même, cependant il y existe aussi des "atouts cachés" ou difficilement observables importants), pour la part immergée. La naïveté se focalise surtout sur les apparences, qui souvent se veulent séduisantes, bien que parfois trompeuses en revanche. Elle offre en quelque sorte une vie facile par l'absence de méfiance, l'ouverture enthousiaste à ce qui s'offre à elle, mais cette insouciance peut se heurter brutalement, voire très brutalement, à la partie immergée qui la renvoie à la réalité plus complexe qu'elle ne semble l'être à première vue. Cependant cette naïveté représente donc aussi en partie une conscience ne serait-ce que partielle par le biais des apparences, qui peuvent malgré tout être instructives, à condition d'être assez bien interprétées, et qui sont souvent employées à un certain bien-être au travers de la séduction très présente dans les apparences, ainsi qu'une ouverture au monde parfois nécessaire en acceptant la part plus ou moins importante d'inconnu (potentiellement dangereuse) inhérente à la découverte.
  6. Je n'ai jamais beaucoup aimé les French kisses, même adolescente, donc j'ai tendance à les éviter un peu, dès le début de la relation, sauf exceptions. Ce qui n'empêche pas bien d'autres sortes de rapprochements physiques, il en existe beaucoup...
  7. sirielle

    Le bonheur naïf

    Lorsqu'on ne connaît pas les travers d'un individu, les dangers d'un lieu ou d'une activité, on peut en être plus purement émerveillé.e au regard de tout le potentiel positif qu'on y discerne, plus couramment assumé ouvertement que le propre négatif (le négatif supposé d'autrui étant plus souvent décrié en revanche, mais sous des airs de moralité corrective ou protectrice). Surtout donc quand en revanche on est sensible à leurs charmes apparents, à la séduisante partie émergée de l'iceberg, pleine de promesses. La vie peut sembler alors facile ou insouciante, un bonheur dont il est parfois difficile de faire en partie le deuil, comme si on était un peu coupable de devenir aigri.e par la dureté de la vie, méfiant.e devant l'inconnu, quand cette partie émergée, également porteuse d'espoir, est pourtant toujours plus ou moins là. Mais elle peut être aussi celle qui incite à s'approcher de la partie immergée, à ses risques et périls. Cependant connaître, ne serait-ce qu'un peu, la partie immergée (ici les tares, les dangers, les manipulations, les faiblesses, les secrets, etc... qu'on ne voit pas ou peu au premier abord) n'a pas que des inconvénients, elle contribue à comprendre le monde et la manière de s'y adapter au mieux. Et puis elle permet aussi de découvrir des atouts cachés, voire protégés des regards intrusifs, ou déguisés par des on-dit déformants. En effet, être lucide conduit aussi à modérer sa méfiance, à ne pas l'exagérer, voire à forger une certaine confiance méritée par opposition aux risques pourtant appris. Donc on n'a pas tellement à blâmer cette lucidité même si elle peut s'avérer parfois très éprouvante psychologiquement, à moins d'en abuser vraiment, d'en être trop curieux ou de s'en servir à mauvais escient, voire à moins de la partager outrancièrement. En finalité cette peine au regard des défauts et des dangers peut contribuer à réaliser son bonheur en évitant ou en déjouant les pièges, et en remédiant aux souffrances que l'on peut guérir ou atténuer en s'y exposant au plus près. Et quelquefois les faiblesses prêtent aussi à rire, car le ridicule n'est souvent pas qu'agréable au fond, mais rire tend parfois alors à attendrir face aux maladresses. Et on ne doit pas pour autant se départir tout à fait de cette naïveté, occultant par instant les malheurs et les problèmes à résoudre, pour se ressourcer dans les plaisirs parfois diversifs de la vie, ou dans une certaine ouverture nécessaire malgré une part d'ignorance des dangers potentiels. Certains s'affublent d'ailleurs à l'occasion d'une fausse naïveté pour séduire ou atténuer leur responsabilité, voire pour éviter de jouer les rabat-joie ou les contradicteurs, à tort ou à raison...
  8. sirielle

    Mal aimer

    C'est une question de savoir-vivre. De gestion de ses émotions et des comportements qu'on y appose. On est plus ou moins enclin en fonction des limites que l'on s'est fixées, voire de la culture ou de l'éducation parentale ou sociale, de l'influence de l'entourage, à se permettre ou pas tel ou tel comportement au nom de la relation, au nom de cet amour, au nom de la personne ou des sentiments qu'on éprouve pour elle. En d'autres mots, si on n'a pas de limites morales on peut faire plus ou moins n'importe quoi par amour, par exemple certains mentiront sans retenue sur leur situation réelle pour servir leur relation, quand d'autres ne le feront pas ou beaucoup moins par principe... (Ceci dit tout principe n'est pas forcément vraiment juste.) On peut considérer que certains comportements amoureux sont plus adaptés, judicieux, que d'autres, mais ça ne signifie pas qu'un comportement inadapté ne peut pas être inspiré par un sentiment amoureux, il le peut. On pourrait estimer également par exemple que c'est moins aimer une personne de lui manquer de respect pour sauver la relation que de ne pas le faire, mais ça n'enlève pas qu'un tel comportement peut être inspiré par l'amour même s'il n'est pas très intelligent en quelque sorte (ce qui n'empêche pas forcément une haute intelligence par ailleurs, dans d'autres contextes), voire peu conscient des conséquences ou des alternatives envisageables, voire aussi même s'il est mêlé à d'autres sentiments plus négatifs, car on peut cumuler et associer divers sentiments, parfois très différents, à l'égard d'une même personne (Lui en vouloir pour une raison, et l'admirer fortement pour d'autres raisons, etc...). Ce qui renvoie au principe d'intelligence émotionnelle, l'aptitude, pouvant en partie s'apprendre, à savoir gérer correctement ses émotions, à leur apporter des réponses adaptées, mesurées.
  9. On m'a déjà conseillé d'écrire une autobiographie. Si je devais écrire un livre je pense que c'est a priori ce que je ferais.
  10. Il peut s'agir par exemple d'anticiper ce à quoi sera confrontée la personne en fonction de sa situation personnelle, de sa personnalité, du contexte dans lequel elle évolue, de son environnement, etc... ou concernant des divinations plus vagues, en fonction de caractéristiques plus générales pouvant concerner un groupe de gens plus important. Posséder des connaissances en psychologie peut faciliter une évaluation de l'évolution future des situations, un peu comme un psychologue peut, en fonction des informations qu'il possède, évaluer si une personne risque d'avoir tel ou tel comportement dans telle situation, ainsi que les probabilités comportementales de son entourage, ou bien si une catégorie de personnes sera plus ou moins portée à adopter telle ou telle attitude dans tel contexte social. Un peu comme pour la météo, les connaissances passées et présentes, ici comportementales entre autres, peuvent donner des indications de probabilités pour la suite. La voyance repose souvent sur l'intuition, mais l'intuition peut plus ou moins s'appuyer, se renforcer, par des connaissances apprises favorisant l'anticipation.
  11. Il me semble que pour beaucoup, la consultation des horoscopes tient surtout du divertissement, de l'amusement. Et puis, plus globalement, la voyance peut conduire par exemple à s'intéresser à la psychologie, qui y est souvent plus ou moins liée. Un questionnement sur ce vers quoi on aurait tendance à aller à l'avenir en fonction de qui l'on est, en fonction de son âge, de son genre, de sa culture, etc... D'autre part, au-delà de l'aspect plus ou moins inévitable de certains évènements et de certaines aspirations, on peut considérer l'inspiration suscitée par les projections, une occasion supplémentaire donc de se demander "Qu'est-ce que je veux et qu'est-ce que je ne veux pas pour mon avenir? Et dans quelle mesure puis-je influencer mon propre avenir?" par rapport aux intuitions plus ou moins discutables, possiblement source de réflexion. Evidemment, il existe, de notoriété publique, des dérives, parfois graves, dans ce domaine, des escroqueries ou des préjugés trompeurs par exemple, mais à mes yeux les pratiques ésotériques ne représentent pas qu'une dérive en revanche, il faut pouvoir y faire la part des choses à mon avis...
  12. Bonjour Fhink, Merci pour ton analyse. Je vois pour ma part les choses un peu différemment, mais je suis en partie d'accord aussi. Je n'oppose pas le bien à la souffrance, la souffrance est à mon sens un signal sensible. Et provoquer une souffrance n'est pas forcément injustifié, c'est selon le degré de défense ou de résignation objectivement requis en résumé. J'aborde le thème de la beauté dans l'expression corporelle, expression corporelle sublimée par la décence du comportement, voire enlaidie par sa vilenie en quelque sorte. Au travers de l'expression corporelle, la beauté ou la laideur peuvent donc se percevoir en fonction de la moralité ou de l'immoralité de l'attitude. Car l'attitude, non seulement peut se voir et s'entendre, se ressentir, et produire un effet d'apparence plus ou moins (dés)agréable en fonction de la manière dont on fait mouvoir son corps dans l'espace avec la signification perceptible des gestes et des sons entre autres, mais aussi, par sa façon de traiter le.s corps, favorise leur valorisation ou au contraire leur déclin. Or, même si effectivement toute violence (ne serait-ce que celle d'une alimentation inadaptée, de la consommation de toxiques, de sports extrêmes à risque, etc...), et son effet sur les corps, n'est pas forcément injustifiée, immorale, dans l'ensemble, la moralité incite plutôt à adopter un comportement favorisant au mieux le bien-être collectif et individuel, la santé, dans le cadre du champ des possibles cependant. Et un comportement moral est plus agréable à observer (et inversement), y compris au-delà de ses seules conséquences, car ses meilleures adaptation, harmonisation, dans l'espace, au sein des diverses sensibilités, peuvent plus ou moins se deviner spontanément, ne serait-ce que dans l'inconscient également.
  13. Chacun, surtout à l'âge adulte, est censé avoir la responsabilité de ce qu'il fait de son propre corps (mais aussi de l'impact qu'il peut avoir sur le corps d'autrui). Les conséquences de ses propres choix sur sa propre apparence corporelle, perceptible aussi par autrui, peuvent mener à des impressions positives, négatives ou mitigées, plus ou moins indépendamment de la volonté de celui qui perçoit, simple question de ressenti spontané du moment. L'effet de cette apparence que l'on dirige, entre autres potentiellement visuel et sonore, est associable au bonheur ou malheur que l'on provoque, y compris chez autrui, par son propre comportement, car une impression positive (par le biais de la beauté donc par exemple) alimente le bonheur et inversement. Cependant l'attitude consécutive à l'impression reçue engendre elle aussi potentiellement une apparence, et peut dépendre d'un choix d'ordre moral. Car la réaction relative à la beauté ou la laideur peut aussi être jugée plus ou moins belle ou laide en fonction du degré de son (in)adaptabilité apparente. Et si les choix que l'on fait peuvent avoir une influence sur l'apparence corporelle, la sienne voire celle d'autres individus également, on peut considérer que ces apparences dépendent en partie de la moralité des choix respectifs. Dans l'ensemble la moralité favorise la beauté, et l'immoralité la laideur, car la moralité est censée servir le bien-être collectif et individuel au mieux. Mais l'effet mitigé est occulté parfois plus ou moins, par simplisme, en déniant la part opposée moindre. Ainsi, si l'effet d'ensemble est plutôt agréable, l'effet désagréable est parfois idéalisé, ou inversement, si l'effet d'ensemble est désagréable, l'effet agréable est parfois diabolisé. Et cette impression peut varier en fonction des critères que l'on privilégie. On pourrait supposer qu'il est naïf de juger de la beauté en fonction de l'esprit, de la mentalité, du comportement observés, si c'est une façon insuffisamment fondée d'excuser, de compenser, un défaut corporel, mais la mentalité et le comportement peuvent réellement impacter plus ou moins l'apparence corporelle, non seulement par la suite au travers par exemple du soin ou de la négligence que l'on porte à soi-même (et/ou à autrui) au fil du temps, mais aussi dans l'immédiat, dans la manière de s'exprimer et de se tenir. Seulement, donc, l'attitude d'autrui peut également favoriser une plus ou moins belle ou laide apparence, voire désembellir ou désenlaidir. En conséquence, on peut être parfois en partie responsable du bon ou mauvais état de l'apparence d'autrui, avoir à se reprocher ou se féliciter soi-même en partie de l'apparence d'autrui par l'influence, positive ou négative, qu'on a eue sur lui. Et l'on porte sur soi, sur sa propre image, les souvenirs qu'on laisse de soi. Or être une cause d'embellissement ou d'enlaidissement d'autrui, de désembellissement ou de désenlaidissement d'autrui, peut se percevoir aussi plus ou moins sur sa propre image. Mais tout individu possède une part de beauté par nature du fait de la valeur esthétique inhérente à sa raison d'être, qu'il doit tenter d'harmoniser avec le reste du monde.
  14. Pour ma part j'en consomme régulièrement, en fonction de ce que je veux ajouter comme nutriments spécifiques à mon alimentation. A mes yeux c'est une chance de pouvoir avoir accès à des nutriments précis en fonction de ses attentes ou besoins, pour certains qu'on peut difficilement trouver, ou trouver d'une manière aussi précise, dans l'alimentation classique, à condition d'être assez prudent et de bien les choisir. Je crois qu'il faut pouvoir faire la part des choses entre ce qui est un plus diététique, ou au contraire un apport superflu voire dangereux, ne pas tout mettre dans le même panier... (Ceci dit je consulte des professionnels de santé pour ce que je prends, en tenant compte des associations, et j'examine scrupuleusement la composition globale, je ne choisis pas à la légère.)
  15. Une musique de mon enfance par exemple, mes parents la passaient très souvent chez nous... Je l'ai écoutée énormément à l'époque, elle m'a en quelque sorte vu grandir et à mon idée elle pourrait convenir.
  16. Pour moi la sorcellerie représente l'emploi ou la tentative d'emploi de capacités psychiques ésotériques pour arriver à ses fins (avec des capacités spirituelles d'influence et de lucidité exacerbées par exemple), ainsi que l'emploi de méthodes en principe naturelles, occultes, c'est à dire connues par relativement peu d'initiés, voire en partie cachées, plus ou moins d'une certaine efficacité, et inspirées d'une spiritualité. La sorcellerie consiste donc d'après moi à l'exercice ésotérique de la spiritualité associé à une connaissance poussée de la nature, exercice parfois empreint d'agressivité. Donc à mon avis, toute prétention à la sorcellerie n'est pas systématiquement vraiment fondée, mais la sorcellerie existe, elle n'est pas selon moi que charlatanisme (parfois si, évidemment) ou fiction, bien qu'elle ne ressemble pas forcément à toutes ses représentations fictives...
  17. A mon sens les deux sont difficilement totalement évitables dans un monde tel que celui-ci, à moins de n'avoir jamais fait la moindre petite erreur dans sa vie concernant les remords, d'être totalement irréprochable, ou bien plus couramment de nier ses torts ou d'éviter toute remise en question, voire d'être incapable de remise en question (différentes raisons peuvent l'expliquer), quant aux regrets, c'est encore plus vaste, un remords peut être considéré comme une sorte de regret, un regret teinté d'un sentiment de culpabilité par rapport à un comportement précis, mais le regret consiste aussi à déplorer son impuissance, de ne pas avoir pu faire mieux, de ne pas pouvoir faire davantage, d'avoir perdu quelqu'un ou quelque chose, même si la responsabilité n'est pas directe... Evidemment idéalement on ne ressentirait ni l'un ni l'autre, et on est censé tenter de ne pas avoir à en ressentir, mais ils sont parfois nécessaires pour exprimer de la compassion par exemple (et de l'humilité), même éventuellement à l'égard de soi-même. N'exprimer aucune compassion relative à ses réels propres torts ou impuissances, peut parfois s'avérer excessivement irresponsable en revanche, surtout dans les cas relativement graves où la responsabilité est directe. (Cela dit il ne faut pas en abuser non plus, ni pour soi, ni pour autrui.)
  18. On pourrait penser qu'idéaliser le corps féminin est un hommage aux femmes, en affichant par exemple à tout-va une quête de perfection physique féminine, mais en réalité c'est bien souvent rappeler intempestivement aux femmes qu'elles ne correspondent pas à cet idéal attendu socialement, et qu'elles ne peuvent pas y correspondre, car il ne s'agit en grande part pas d'un idéal raisonnable (pouvant exister aussi en parallèle, d'une manière plus épanouissante), mais d'un idéal vaniteux. Utiliser par exemple le corps féminin comme argument de vente, couramment invasif, pour plus ou moins n'importe quels produit, service, ou attitude recommandée, y compris n'ayant rien ou pas grand chose à voir avec l'aspect physique de l'utilisateur, ou d'un utilisateur en particulier (voire d'un faux utilisateur), comme si être une jolie femme en apparence, souvent absolument à peine sortie de l'adolescence, impliquait d'être un exemple pour tout un chacun dans tous les domaines ou presque, même les plus douteux (produits, services voire attitudes prônées néfastes ou médiocres), a un effet contre-productif sur l'image des jeunes femmes et plus vastement des femmes. Cela revient à les affubler d'une prétention que personne n'aurait les épaules de porter. Et c'est oublier qu'une jeune femme a une personnalité propre et que son corps, même embelli par divers artifices et depuis encore peu longtemps confronté à l'adversité, n'est pas, et n'a pas à être, un gage de science infuse, ni de correspondance sexuelle universelle. C'est pourquoi même les femmes dont les conditions physiques sont les meilleures, ne peuvent pas vraiment se reconnaître dans cette idéalisation sociale vaniteuse, qui sert justement souvent d'outil de dénigrement occasionnel, car pour certains "n'être pas la plus belle", du milieu relationnel, du quartier, de la ville, du monde, (considérations facilement grotesques hors places réservées à la subjectivité, ou de compétition correctement cadrée)... ou avoir un défaut corporel, réel ou imaginaire, même léger, voire dont elles peuvent être victimes indépendamment de leur volonté ou de leur comportement, est une tare que l'on peut reprocher aux femmes en toute circonstance, dès qu'on a une dent contre elles, voire même, dès qu'on sent qu'elles pourraient avoir le dessus ou un peu de pouvoir... (Reproches abusifs également instrumentalisés par des femmes, et pas uniquement par des hommes.) Et d'autre part, faire de la beauté physique féminine un symbole de désirabilité sexuelle universelle, c'est oublier que la sexualité fonctionne, d'un point de vue naturel, surtout par affinités mutuelles spécifiques. Et occulter ainsi l'aspect relationnel de la sexualité, au profit d'un symbolisme corporel simpliste, en fonction du seul état corporel féminin, peut engendrer des dérives graves.
  19. sirielle

    La malveillance gratuite

    Pas seulement les couples non, c'est une attitude qui peut aussi être présente dans le milieu professionnel, amical, familial, ou même à l'occasion de rencontres éphémères...
  20. sirielle

    La malveillance gratuite

    Oui, surtout si c'est discret, et qu'on ne se rend pas forcément compte pendant un moment que la personne à laquelle on est lié.e.s est dans une démarche de rabaisser l'autre à l'occasion pour mieux maîtriser la relation ou se mettre en valeur par exemple, on peut lui trouver des excuses à plusieurs reprises, et puis quand il y a un attachement ou une obligation sociale la séparation ou l'éloignement ne sont pas toujours évidents malgré la toxicité de la relation.
  21. sirielle

    La malveillance gratuite

    Oui, il m'est arrivé couramment de croiser des personnes avec ce type de comportement. Ceci dit ce n'est heureusement pas forcément un comportement constant, ça peut être anecdotique ou plus récurrent selon les personnes, aussi en fonction de ce qu'elles veulent faire de leur vie...
  22. Un nombre important de gens se repaissent du malheur d'autrui, quitte à le provoquer insidieusement pour pouvoir briller en comparaison. Ils ont une forme de phobie de la concurrence potentielle. Ils sont rodés à l'exercice de la relative inattaquabilité, ils utilisent couramment des moyens par rapport auxquels il peut être compliqué de prouver leur tort. Ils oeuvrent par petites attaques psychologiques quotidiennes par exemple, des réflexions mesquines, trompeuses ou déplacées discrètes, déguisées en victimisation d'un soi franc, ou d'un autre qui jouerait le rôle de la parfaite victime... Ils sont dans la démarche du dénigrement acharné, médire abusivement sous couvert d'une bonne cause, populaire par exemple. Mais leur véritable objectif n'est pas vraiment moral, il est dans la domination de l'autre. Ils cherchent à alimenter leur charisme par le biais de la dévalorisation de ceux qui pourraient leur faire de l'ombre, même un tout petit peu. Ce sont des gens qui se soucient peu de salir autrui, de le briser injustement, seul leur propre profit ou celui de ceux qu'ils soutiennent comptent pour eux, voire s'accaparer le plus de privilèges possible aux dépens des autres... Leur attitude va couramment à l'opposé de la cause qu'ils donnent l'illusion de défendre, comme par exemple, en critiquant sans retenue un travailleur, le dénigrer pour un oui ou pour un non, tout prétexte saisi, pour soi-disant qu'il travaille mieux, va user ce travailleur, le rendre moins performant, voire le faire craquer. Si réellement l'intention avait été d'améliorer le travail rendu, les remarques auraient été très différentes, bien plus constructives et mesurées, mais le but pour certains est réellement de casser la personne pour lui voler certaines responsabilités ou reconnaissances. Et selon le principe du "plus c'est gros plus ça passe", on peut chercher à vouloir trouver une raison plus noble à cette attitude, si l'on n'arrive pas à se résoudre à admettre que oui, certains comportements sont tout simplement abjects, sans être forcément le reflet d'une grande souffrance qui s'exprime ou d'un malentendu semant la confusion dans les esprits, une maladresse, non, ce n'est qu'un égoïsme bête et malsain, voire pervers, auquel beaucoup n'hésitent pas à s'abaisser parfois pour trois fois rien, parce que dans leur esprit la solidarité n'est pas une valeur morale mais un moyen de profit personnel parmi d'autres, leur philosophie va plutôt à l'inverse de la solidarité, elle est dans une forme d'élitisme aveugle, privilégier les siens à tout prix, coups bas compris, sans envisager de réussite commune, qu'ils estiment en quelque sorte utopiste, et qui ferait obstacle à des privilèges injustes et partiaux qu'ils visent... Et puis comme cette attitude est courante, elle est normalisée. Une attitude qui gâche jour après jour la vie des uns et des autres volontairement sans pour autant valoriser réellement celui qui l'adopte, il est juste dans l'illusion de moins pouvoir être dépassé quand il enfonce les autres, alors qu'en réalité il est lui aussi ainsi que ses proches sur le navire qu'il fait couler (et il n'est pas le seul à le saborder pour contrer la réussite, même inoffensive, d'autrui), plutôt que de contribuer à ce qu'il avance au mieux, et c'est l'image qu'il doit assumer face à lui-même.
  23. A mes yeux ça fait partie du travail de Charlie Hebdo de faire de l'humour noir sur des thèmes d'actualité, thèmes parfois terribles. Drôle ou pas drôle, là n'est pas tellement la question pour moi, c'est plutôt un principe de caricature, de regarder les évènements d'un autre oeil. Une caricature n'est pas forcément là pour faire rire, mais surtout pour apporter un regard différent, souvent sombre, exagéré pour mettre en relief certains aspects. Quand on est client de ce type de journalisme, c'est en partie ce que l'on en attend. Si on ne veut pas voir de sujet sensible caricaturé, on ne lit pas ce journal qui est en partie justement dédié à ce type d'expression artistique. D'après moi, c'est juste réservé à un public averti ou qui y est disposé, mais c'est leur travail... C'est pourquoi je crois que relayer ce type d'expression hors cadre où le public est relativement averti, ou disposé à y être confronté psychologiquement, l'afficher n'importe où, n'est pas forcément une bonne idée en revanche.
  24. Je m'efforce d'avoir un mode de vie favorable au mieux à la santé. J'ai de nombreux objectifs mais si je "tiens" c'est surtout parce que je n'ai pas vraiment le choix, ou aucun autre choix vraiment sûr, donc puisqu'il faut vivre alors autant essayer de vivre le mieux possible, et à mes yeux pour aller bien la santé prime, physique et mentale, donc je m'applique à favoriser mon bien-être, y compris au travers de la gestion du relationnel, j'obéis à une discipline relativement stricte réfléchie au fil des ans (diététique, exercice physique, culture, etc...). Et vivre le mieux possible pour moi, ce n'est pas tout laisser tomber, toutes mes responsabilités auxquelles je tiens, ça me serait au contraire très difficile à supporter, donc peu importe si mon humeur n'est pas toujours au beau fixe, je dois quand-même assurer mon emploi du temps aussi bien que possible, mais je m'accorde évidemment des temps de repos et de loisirs...
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