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Black3011

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  1. LE DIMANCHE DES QUATRE PRESENCES Ce dimanche-là, Michel s’était levé avec l’idée vague que quelque chose, quelque part, attendait d’être compris. Il ne savait pas encore si c’était Dieu, un plombier, ou simplement la raison pour laquelle son basilic avait l’air de méditer depuis l’aube. La lumière entrait dans la cuisine comme une confidence, et c’est à ce moment précis qu’il aperçut le perce‑oreille. Il était là, immobile, posé sur le rebord d’un pot de fleurs, avec l’air grave de ceux qui ont lu trop de livres sans jamais rencontrer un seul auteur. Michel sentit qu’il ne s’agissait pas d’un insecte ordinaire : celui-ci semblait réfléchir. Peut-être à l’humidité de la terre, peut-être à la condition humaine, peut-être à la broyeuse qui dormait dans un coin de la pièce comme une bête administrative en hibernation. Michel se dit que, pour comprendre le monde, il fallait commencer par comprendre ce perce‑oreille. Mais au moment où il s’approcha, un bruit sec retentit : la broyeuse venait de s’allumer toute seule, comme si elle avait senti qu’un texte inédit était en train de naître. Elle ronronnait doucement, prête à avaler n’importe quel manuscrit trop confiant. C’est alors que Woody Allen entra. Il ne passa pas par la porte — il apparut, simplement, comme le font les pensées qui ont décidé de prendre forme humaine. Il regarda la scène, hocha la tête, et déclara que tout cela était parfaitement logique, puisque il n’y a jamais de plombier le dimanche. Michel voulut protester, mais Woody Allen avait déjà trouvé une chaise et s’était assis, comme si la cuisine était un décor de théâtre et lui un personnage qui refusait de sortir de scène. Le perce‑oreille, vexé d’être ignoré, se mit à avancer vers la broyeuse, peut-être pour lui demander son avis sur la littérature contemporaine. La broyeuse, flattée, ouvrit sa gueule métallique avec une lenteur cérémonielle. Michel comprit qu’il devait intervenir : on ne laisse pas un insecte philosophe se faire avaler par une machine qui ne lit que les factures. Il attrapa le perce‑oreille, le déposa délicatement sur le plan de travail, et se tourna vers Woody Allen pour lui demander ce qu’il convenait de faire ensuite. Woody haussa les épaules : « Je ne sais pas, Michel. Je suis venu parce que tu as pensé à moi. Le reste, c’est ton histoire. » Alors Michel regarda sa cuisine : le perce‑oreille pensif, la broyeuse frémissante, Woody Allen qui attendait une réplique, et l’absence du plombier, qui était devenue une présence à part entière. Il comprit soudain que le monde n’était pas absurde : il était composé, comme un texte où chaque élément, même le plus improbable, avait sa place. Le perce‑oreille était la question, Woody Allen la parenthèse, la broyeuse la menace, et le plombier l’espoir. Michel sourit. Il n’avait pas trouvé le sens de la vie, mais il avait trouvé son dimanche, et c’était déjà beaucoup. Et surtout, il venait de trouver un texte réunissant un perce-oreille, une broyeuse, Woody Allen et Dieu. Les quatre mamelles d’un morceau d’extase mystique ineffable, incommensurable, insortable… et injouable.
  2. Je ne te prends pas pour une conne : j'ai voulu rappeler à tout le monde comment on définit l'effet placebo. Tu aurais pu sortir la définition complète et précise ? Tant mieux, mais autant que tout le monde sache de quoi on parle, non ? En plus l'important est mon commentaire qui suit.
  3. Commentaires personnels à propos de ce qui précède (la définition de l'effet placebo en simple copié-collé) : Le traitement est qualifié d'inactif et l'effet bénéfique (éventuel) est associé à des mécanismes neuropsychologiques, physiologiques, etc., mais aussi psychologiques dans le sens de la clinique (psychanalytique à la limite), ce qui n'exclut pas des mécanismes plus spirituels... si on y croit ! DONC l'exorcisme, ça peut avoir un effet réel, quelle qu'en soit la cause. On ne peut pas balayer l'explication métaphysique d'un revers de la main. Je suis d'accord que beaucoup de "charlatans", d'arnaqueurs professionnels, ont exploité la crédulité des gens pour faire payer à des prix exorbitants des traitements "bidons", qui ne leur ont coûté que des clopinettes, ce qui leur octroie un gain total faramineux, net d'impôt... N'empêche que l'effet placebo peut être utilisé de façon honnête et même philanthropiques. Il y a des médecins qui ne se font pas payer...
  4. L’effet placebo est une amélioration des symptômes observée après l’administration d’un traitement inactif, résultant de mécanismes psychologiques et physiologiques. Définition et fonctionnement Un placebo est un traitement dépourvu de principe actif, comme un comprimé, une injection ou un acte thérapeutique, qui n’a pas d’effet pharmacologique direct sur la pathologie traitée Wikipedia+1. L’effet placebo correspond à la réponse positive du patient, qui peut se manifester par une diminution de la douleur, de l’anxiété ou d’autres symptômes subjectifs www.doctissimo.fr+1. Il repose sur l’autosuggestion, les attentes du patient et la relation de confiance avec le médecin www.doctissimo.fr+1. Mécanismes L’effet placebo implique des réponses neurobiologiques réelles, notamment la libération de dopamine et d’endorphines, qui modulent la perception de la douleur et le bien-être Journal des Femmes Santé. Des facteurs comme le contexte thérapeutique, la personnalité du patient, la complexité ou le coût du traitement influencent son intensité Wikipedia+1. Le conditionnement pavlovien peut également jouer un rôle, associant des stimuli neutres à des effets thérapeutiques attendus medecine.univ-batna2.dz. Applications et limites L’effet placebo est largement utilisé dans les essais cliniques pour comparer l’efficacité d’un traitement actif à un traitement inactif Information hospitalière+1. Il peut être exploité de manière éthique pour soulager certains symptômes, notamment la douleur, l’anxiété, la dépression ou l’insomnie www.doctissimo.fr+1. Cependant, son efficacité est limitée pour les maladies graves ou chroniques, et il peut parfois produire un effet nocebo, c’est-à-dire des effets négatifs liés aux attentes du patient Wikipedia. Conclusion L’effet placebo illustre l’interaction complexe entre psychologie et physiologie dans la réponse aux traitements. Bien qu’il ne remplace pas un traitement actif, il peut améliorer le confort du patient et fournir des informations précieuses pour la recherche médicale et la pratique clinique Wikipedia+2.
  5. L'expression "de la science dans la religion" est floue, et ne veut pas dire grand-chose. Et il y a belle lurette que les croyants équilibrés ne prennent plus à la lettre les "belles histoires" de la Bible, comme la multiplication des pains et le passage de la Mer Rouge (deux miracles "à sensation", qui ont surtout inspiré des films "bibliques grand spectacle"). Il n'y a pas plus à tester la vérité historique de ces miracles que de la Guerre des Etoiles. En fait, ici tu es en train d'attaquer quelques attardés du fin fond du désert, qui vivent encore dans un autre temps. On peut critiquer l'Eglise mais à bon escient.
  6. Jean-Paul II a écrit en 1998 une encyclique appelée : "FIDES ET RATIO", c'est à dire "foi et raison". C'est une brique qu'on peut télécharger gratuitement sur Internet (comme toutes les encycliques passées et présentes. Pour les futures, il faut un délai d'attente ). J'en ai lu une partie : ça montre bien que la religion actuelle, représentée par le Pape, est très compatible avec la science. Je peux d'ailleurs aussi te citer un grand nombre de scientifiques célèbres et éminents qui sont ou étaient croyants. Exemples : Newton, Maxwell, Pasteur, Lemaître, ... Fides et Ratio (14 septembre 1998)
  7. Tout est dans une minuscule petite lettre. Le topic parle de la foi et la science. Toi tu embranches sur la foi en la science. Oui, mais le sens est complètement chamboulé ! Dans le premier cas, on cherche à interroger les rapports entre la foi, donc la croyance en Dieu (et accessoirement en Satan) et la science en tant que méthode rationnelle d'approche (ici de la psychopathologie ou de la "possession démoniaque"). Dans le second, tu parles (et tu es le seul à parler) de la croyance en la toute-puissance de la méthode scientifique, indépendamment de la question de Dieu (comme Laplace, tu n'as "pas besoin de cette hypothèse"...). Et voilà pourquoi tu es HS de chez HS : les deux sujets n'ont strictement rien à voir l'un avec l'autre. D'où le trophée susmentionné...
  8. Le cas du violeur récidiviste n'a rien à voir avec ce dont je parlais. Un psychiatre peut se tromper, évidemment, il n'est pas omniscient. Mais ça ne dit rien sur le mécanisme cognitif que j'évoquais, le biais de confirmation. Il existe dans tous les domaines : médecine, paris mutuels, logistique militaire, prévision météo... et même : observation des moeurs animales ! Et le fait que ce centre soit aux Philippines ne change rien non plus : les croyances culturelles influencent la manière dont on interprète les événements, que ce soit à Santiago ou à Paris (et même à Bruxelles !). Quant à l'idée d'une étude comparative, en double aveugle et avec groupe témoin, plus tirage aléatoire des échantillon, je n'ai rien contre évidemment. Sauf qu'ici, on parle de croyances rituelles, d'interactions humaines, bref de choses "glissantes et humides" plutôt que de variables bien paramétrables et de design bien élégant comme en laboratoire.
  9. En ce qui me concerne, je suis presque sûr qu'ils sont sincères. C'est rare de passer son temps, en étant rémunéré, à tromper les gens sciemment, à "tricher" tout au long de la journée, à jouer la comédie en permanence, etc. Il faut avoir l'âme bien noire ! (dans ce cas, c'est eux qu'il faudrait exorciser !) Le problème, si c'est un problème, est qu'il ne pourront jamais être convaincus de l'inutilité de leur travail. C'est un exemple typique de biais de confirmation : quand ça marche, que ce soit par hasard ou par effet placebo, ça "prouve" que l'exorcisme a fonctionné; si ça échoue, c'est que Dieu n'a pas voulu libérer la personne, ou que l'exorciste n'était pas en forme, etc.
  10. A mon avis c'est seulement une question d'étiquettes, une façon de nommer les choses. Ce qu'un prêtre qui a une foi authentique appellera "possession par le Démon", un psychiatre l'appellera "psychose", "névrose décompensée", "délire", ou même "crise épileptique"... Si le psychiatre a été formé en ce sens, il pourra également parler de déficit ou d'excès en telle ou telle substance psychotrope (sérotonine, acétylcholine, etc...). Mais en fin de compte, le fin fond du problème reste le même : pourquoi parfois se met-on à "perdre les pédales", à perdre le contrôle de soi-même, à être irrationnel - et qui dit que l'attitude rationnelle est la seule valable ? Mais ça peut aussi conduire à des dérives dangereuses. Par exemple, Salvador Dali aurait-il dû être exorcisé ? Interné en psychiatrie ? Et s'il l'avait été, aurait-il été l'artiste génial dont les toiles se vendent pour des millions d'euros ?
  11. Bonjour @Impromptu , tu m'enlèves les mots de la bouche ! J'ai justement lu récemment cette phrase à propos de Jacques DERRIDA, qui vient admirablement introduire ce petit 3 que je n'avais pas prévu. La phrase est de Françoise Collin, Evelyne Pisier et Eleni Varikas (in "Les Femmes de Platon à Derrida") : "La pensée de J. Derrida initie et alimente donc un courant d'interprétation de la différence sexuelle qui, à côté du courant dit universaliste revendiquant l'identité dans l'égalité (il y a de l'un), et du courant essentialiste affirmant la dualité des sexes et donc une définition propre des femmes et du féminin distincte du masculin (il y a du deux), soutient une différence toujours indécidable (il n'y a ni un ni deux)." En définitive, conformément à sa pensée bien particulière, Derrida déconstruit la différence entre hommes et femmes, comme il a cherché à déconstruire la plupart des réalités trop binaires...
  12. Etant donné la séparation entre l'Eglise et l'Etat, l'action n'aboutira évidemment jamais et l'Eglise le sait. On pourrait voir leur prise de position comme un acte symbolique, une façon d'exprimer leur conviction intime. Cela me rappelle quand le Roi Baudouin (le Roi des Belges, un fervent catholique) s'est opposé symboliquement à la loi qui dépénalisait l'avortement... pour ne pas inférer avec la machine juridique, il a dû "abdiquer" pendant quelques jours ! (ou plus exactement, être considéré comme "inapte à régner", le temps que la loi passe). En fait, c'est plus une question de liberté d'expression et de libre pensée.
  13. Tu as sans doute raison mais je crains que ça ne suffira pas à convaincre les gens de fréquenter à nouveau les églises...
  14. Eh bien c'est ce qui justifie l'existence du féminisme encore actuellement... Je suis tout à fait d'accord avec toi et j'ai maintenant compris ce que tu as voulu dire précédemment ! C'est d'ailleurs ce que beaucoup d'hommes ne comprennent pas, si on relit ce sujet depuis le début !...
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