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Doïna

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Tout ce qui a été posté par Doïna

  1. C'est sûr, voyez plutôt qui prend le parti de l'a69 : (On aperçoit Jean Lassalle en bas à gauche). Et pourtant l'A69 c'est : - un chantier dévastateur pour l'environnement : 420 ha, dont 316 ha de surfaces agricoles. Plus de 200 arbres ont déjà été coupés. Entre 120.000 et 200.000 m3 d'eau seront nécessaires pour ce chantier. "On a estimé que, si on garde le même trafic entre Toulouse et Castres, mais à 130 km/h au lieu de 90 et 110, il y aurait entre 5 000 et 8 000 tonnes de CO2 supplémentaires émises par an", a précisé le géologue Odin Marc, chargé de recherche au CNRS ; - des péages coûteux : 6,77 euros l'aller et 13,54 euros l'aller-retour ; - tout ça pour un gain de temps d'un quart d'heure ! Derrière tout ça, des petits arrangements entre élus, Atosca (le constructeur et futur concessionnaire de l'autoroute, celui qui pourra empocher les péages), avec les laboratoires Fabre qui ont réservé leur place à ce festin de vautours. https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/autoroute-a69-5-informations-pour-comprendre-la-bataille-autour-de-ce-projet-controversee-3073120.html
  2. Bonjour, Le Premier ministre François Bayrou souhaite que "les partenaires sociaux puissent s'emparer" de la "TVA sociale" pour redresser les finances publiques sans toucher au coût du travail. L'idée serait de changer le financement de la Sécurité sociale pour qu'elle repose davantage sur la taxe sur la valeur ajoutée, que tout le monde paie en faisant ses courses, possiblement en augmentant la TVA. Evidemment, tout le monde paie les mêmes taux de TVA : 5,5% quand on achète de la nourriture, 10% quand on réserve un billet de train et 20% si l'on achète une boisson alcoolisée. Néanmoins, ces taux de TVA ne pèsent pas aussi lourds dans notre budget selon que l'on a plus ou moins d'argent. De ce fait, si la TVA est augmentée pour financer la Sécurité sociale, les plus pauvres seront effectivement mis davantage à contribution que les plus riches, en proportion de leurs revenus. Article entier : https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/tva-sociale-les-plus-pauvres-seraient-ils-davantage-mis-a-contribution-que-les-plus-riches_7259055.html Bref, la macronie poursuit sa politique, qui se résume à :
  3. Il n'aurait pas fallu commencer les travaux avant d'avoir eu l'autorisation de le faire. C'est tout le problème de la justice à deux vitesses dans ce pays : les grosses sociétés en arrivent à se croire tout permis ! Qu'un citoyen lambda se permette d'en faire autant, ne serait-ce que repeindre la façade de sa maison d'une autre couleur, et les autorités lui tomberont sur le dos aussi sec. Qu'un mastodonte décide de déglinguer tout un environnement sans autorisation pour construire une route parfaitement inutile, qui ne va faire gagner que trois minutes à madame de quand elle va faire ses emplettes, et là ça passe ! D'ailleurs voilà qu'on apprend que : La cour administrative d’appel de Toulouse a acté mercredi 28 mai la reprise temporaire du chantier de l’A69, permettant aux machines de revenir sur le tracé dès les prochains jours et de continuer à bitumer le sud du Tarn. « On les sort par la porte en disant que l’autoroute est illégale, et on les voit rentrer par la fenêtre » comme dit si bien Thomas Brail, fondateur du Groupe national de surveillance des arbres et opposant historique au projet. C’est la politique du fait accompli. Une fois que l’autoroute sera faite, ils diront que c’est trop tard pour l’annuler. Ils vont attaquer les travaux en juillet et en août, quand tout le monde sera en vacances, quand les gens voudront se couper de toutes ces informations anxiogènes. Ils jouent sur la sidération. Ça me conforte dans le fait que l’on n’est jamais écoutés, que le citoyen n’a pas voix au chapitre. On n’est jamais entendus. Mon action, c’est un vrai cri de désespoir, on ne sait plus quoi faire. Tout cela s’inscrit dans un contexte général, la conjoncture mondiale est terrible, avec Trump, avec la loi Duplomb et le retour des néonicotinoïdes, etc. À un moment donné, quand on cumule tout, c’est trop. Le vase est plein. Il va falloir que les citoyens se mobilisent et se révoltent... Moi, je m’en fiche que les laboratoires Pierre Fabre aient envie d’une autoroute, c’est un caprice d’aménageur. On ne fait pas une autoroute pour un projet privé. On n’investit pas dans un projet privé avec des millions d’argent public ! L’éducation nationale, les agriculteurs, les hôpitaux ont besoin de cet argent. Il faut arrêter de jeter l’argent du contribuable comme ça. Article entier : https://reporterre.net/Thomas-Brail-sur-l-A69-J-entame-une-greve-de-la-soif-des-la-reprise-du-chantier
  4. Notre société de consommation rend hélas les gens trop gourmands, et le mot est faible ! Car, encouragé par les grandes surfaces et la publicité, tout le monde veut à l'excès de la viande, du fromage, des pâtes à tartiner et autres cochonneries bourrées de sucre et d'huile de palme... Et il n'y a pas que l'environnement et les animaux qui en souffrent. Les corps humains aussi en souffrent : ils deviennent gras, laids et malodorants d'impuretés que l'organisme peine à éliminer. Même les cabinets publics se mettent à puer le fromage tellement vous en mangez de trop ! Il faudrait apprendre à se raisonner un peu !
  5. Avant de critiquer les écolos, les traiter de bobos, etc. il serait bon de lire les articles sur le sujet avant de lâcher vos réactions épidermiques. J'ai mis un lien vers un topic qui en parle et DDR a cité cet article dont je vous fais remonter des extraits pour que vous sachiez ! Arrêtez de vous voiler la face ! https://www.franceinfo.fr/sante/alimentation/quel-est-l-impact-ecologique-du-comte-au-c-ur-d-une-controverse_7242708.html
  6. Bonjour, Premier moyen de transport en France avec 100 millions de trajets en moyenne chaque jour, les ascenseurs comptent de nombreux incidents. Pourquoi tant d'ascenseurs en panne et avec de si longs délais de réparation ? Plus d'1,5 million de pannes chaque année ! soit en moyenne trois pannes par an, par ascenseur. La Fédération des ascenseurs a comptabilisé trois décès ces dix dernières années. Un bilan sous-évalué, selon plusieurs acteurs du secteur. Ces chiffres n'intègrent pas les personnes qui meurent après être restées bloquées pendant des heures dans un ascenseur, en faisant par exemple des crises cardiaques. Et ils ne prennent pas non plus en compte la mort de techniciens chargés de la maintenance. Pour les victimes, les procédures judiciaires sont souvent longues et éprouvantes. Il faut savoir que le marché des ascenseurs est dominé par quatre multinationales. L'américain Otis, le suisse Schindler, le finlandais Koné et l'allemand TKE (anciennement ThyssenKrupp, géant de l'acier). Dans le monde, le chiffre d'affaires de ces quatre entreprises pèse 60 milliards d'euros, dont trois milliards en France. Ce marché va continuer à se développer et pèsera 100 milliards d'euros en 2030. Selon la Fédération des ascenseurs, c'est d'abord la vétusté du parc, qui explique l'ampleur des pannes d'ascenseurs. 40% des ascenseurs ont plus de 25 ans et un ascenseur sur quatre a plus de 40 ans. Les remplacer représente un coût important pour les bailleurs sociaux et les propriétaires. Selon le trésorier de l'Association des responsables de copropriétés, il faut compter "au minimum 80 000 euros pour un immeuble entre quatre et six étages, et s'ils sont plus hauts, les prix peuvent grimper jusqu'à 200 000 euros. À cela, il faut ajouter le contrat de maintenance : autour de 5000 euros chaque année".Quant aux réparations, elles peuvent être également coûteuses, si elles ne sont pas incluses dans le contrat, et surtout ralenties parce que les pièces détachées ne sont pas disponibles. Les pièces détachées sont essentiellement fabriquées par les principales entreprises d'ascenseurs, qui sont donc à la fois constructeurs des machines, fabricants des pièces détachées mais aussi responsables de la maintenance. Des sociétés qui cherchent à réduire au maximum les coûts, selon Philippe Brun, député socialiste et rapporteur d'une proposition de loi (adoptée à l'Assemblée Nationale) qui vise à lutter contre les pannes d'ascenseurs de longue durée : "Les quatre grandes sociétés qui se répartissent le marché ont une stratégie similaire : faire produire leurs pièces à l'étranger, ne pas les stocker en France. Une stratégie de stock zéro, afin évidemment d'augmenter leurs marges". Les pièces détachées viennent principalement de Chine et d'Afrique du Sud mais aussi d'Europe (Allemagne, Pologne, Espagne et Slovaquie). Schindler, qui avait quatre usines en France il y a 30 ans, n'en a plus aujourd'hui. Au total, il ne reste plus que deux usines dans l'Hexagone. Le manque de formation de certains techniciens peut également expliquer les pannes longues, parfois à répétition. Même si des cursus d'études spécialisés existent, le métier d'ascensoriste est complexe. Selon Laurent Collin, représentant CGT chez Otis, il n'y a plus suffisamment de "compagnonnage sur le terrain". Il estime à "près de la moitié" les techniciens insuffisamment formés. Certaines PME dénoncent également une forme de "verrouillage technologique" de la part des leaders du secteur, qui empêchent leurs concurrents d'accéder au mode d'emploi en version numérique des ascenseurs neufs qu'elles fabriquent, et qui rendent donc impossibles les réparations. Ce marché des ascenseurs dominé par quatre entreprises est très lucratif. Le fait d'être tout à la fois fabricants, installateurs et chargés de l'entretien des ascenseurs (via des contrats obligatoires de maintenance par abonnement) assure aux grands groupes un confortable revenu. Des pratiques de parrains mafieux : En 2007, à la suite d'une plainte de l'Union européenne, les quatre multinationales Otis, Schindler, Koné et le groupe allemand Thyssenkrupp (qui depuis a revendu sa branche ascenseur à deux fonds d'investissement) ont été condamnées à une amende record à l'époque, de près d'un milliard d'euros, pour "entente illicite". De 1995 à 2004, ces quatre géants se sont entendus pour se partager des marchés selon des quotas établis entre eux, pour faire monter les prix des ascenseurs et des escaliers mécaniques d'hôpitaux, de gares et de centres commerciaux en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Des directeurs de ces sociétés se réunissaient discrètement dans des bars, des restaurants, à la campagne ou à l'étranger... avec à chaque fois des cartes de téléphones prépayés pour rester discrets. Ils sont même allés jusqu'à présenter de fausses offres trop élevées pour être acceptées, pour faire croire à une véritable concurrence... L'histoire va plus loin, car l'Union européenne a également porté plainte contre ces quatre entreprises concernant ses propres ascenseurs, qu'elle avait commandés chez ces grands groupes pendant huit ans. Le préjudice est estimé par l'UE à 11 millions d'euros avec des ascenseurs qui auraient été payés deux à trois fois trop cher. L'affaire est toujours en cours, l'Union européenne s'apprête à faire un recours auprès de la Cour de cassation belge. Article entier : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/accident/enquete-un-million-et-demi-d-ascenseurs-en-panne-chaque-annee-en-france-comment-en-est-on-arrive-la_7235625.html
  7. Doïna

    "On va brûler ton église"

    Eh beh, bonjour la tolérance !
  8. Question déjà abordée sur le forum, et ce n'est pas une polémique. Il ne s'agit pas d'être le plus vertueux, mais d'informer ! Ne t'en déplaise !
  9. Finalement, ça a été retoqué par la consultation publique.
  10. Oh, le malheureux, vite : un mouchoir ! je sens que je vais chialer ! Une "tante" bien chaude au moins ?
  11. C'est vrai, Retailleau, Wauquiez et compagnie usent ad nauseam de cette info pour récolter des voix en nous faisant croire que la société s'ensauvage, que de tels actes de violence sont tout nouveaux, alors qu'il y a toujours eu des criminels, des salauds qui commettent des injustices. J'invite tout le monde à se payer un voyage dans les archives des journaux des années 60 et même plus en amont. Ils constateront peut-être même que cela fut pire encore, que ce que l'on nomme plaisamment les années folles furent en réalité sanglantes, que la France d'avant la première guerre mondiale grouillait de délinquants, d'agresseurs, d'assassins, de tordus en tout genre. Cela dit, j'ai bien de la peine pour ce pauvre pompier, j'espère que l'abruti qui l'a percuté volontairement payera cher.
  12. Les personnes dans la situation de cette femme et de son fils devraient bénéficier d'une prise en charge, être relogés dans l'immédiat, protégés, je trouve scandaleux que ce ne soit pas le cas.
  13. Reporterre ne fait pas d'articles à la "petite semaine", et c'est bien que ce magasine dénonce le revers de la médaille, même quand il s'agit d'exploitation de bois moins pire que le recours au charbon parce que tout doit être dit, tout doit être su. C'est aussi grâce à l'info que les gens peuvent faire des choix qui leur paraissent plus judicieux que d'autres.
  14. Je ne suis pas d'accord avec eux mais je pense qu'ils ont le droit d'exprimer leur opinion, c'est ça la démocratie.
  15. Que se soit pour se chauffer, s'éclairer, se déplacer... il y a toujours quelque chose, même avec les énergies dites propres puisque la production du matériel nécessaire est elle aussi polluante. Les éoliennes par exemple : c'est propre de produire de l'énergie avec du vent, mais elles défigurent des paysages, les pales tuent des oiseaux, etc. Le solaire est propre mais la fabrication des panneaux solaires ne l'est pas. Etc. etc. Du coup, on essaie de faire pour le mieux, faut faire des choix en son âme et conscience. On se tourne vers le moins pire en somme.
  16. Je regarde systématiquement les ingrédients des produits que j'achète, ayant banni totalement de mon alimentation cette huile qu'on retrouve dans les pâtes à tartiner, les biscuits, les soupes, etc. et qui n'est pas seulement nuisible à la santé mais à la planète aussi. Ce n'est pas un secret, les écolos le savent.
  17. C'est bien ce que je pense aussi, comme par hasard ils ont fait des vagues, le rectorat a rétropédalé. C'est ce qui s'appelle déplacer le problème, ce qui ne signifie pas qu'il sera réglé.
  18. Bonjour, Une mère célibataire de 39 ans qui vit avec son fils de 13 ans et demi, explique avoir été contrainte de quitter à la hâte son logement à Port-de-Bouc, dans les Bouches-du-Rhône, car elle a refusé de faire la nourrice pour des trafiquants de drogue. Un jour de décembre, des hommes, "âgés entre 35 et 40 ans ", ont sonné chez elle, "ils m'ont proposé de garder pour eux de la drogue, pour 200 euros par jour, et avoir aussi des produits pour ma consommation personnelle", raconte-t-elle. Une proposition aussitôt rejetée par la mère de famille de 39 ans. " Je leur ai répondu que je ne me droguais pas et que je ne le ferai pas, mais ils ont insisté". Bien renseignés, ces trafiquants ont répondu "qu'ils savaient que j'étais maman solo, j'avais besoin de cet argent". Sans travail et au RSA, elle dit avoir maintenu sa position fermement et a continué de refuser la proposition. Si dans un premier temps, ils sont partis, c'est pour mieux revenir deux jours plus tard. "Ils ont frappé directement à ma porte cette fois-ci et m'ont tutoyé, en me disant "on sait où va ton fils au collège". Elle répond : "quoi ? Que va-t-il se passer ?" Mais visiblement cela ne les impressionne pas et ils vont commencer à devenir de plus en plus menaçants et intimidants, en disant "on va revenir, réfléchis bien !' Et effectivement, le lendemain, ils sont revenus chez elle et se seraient montrés encore plus menaçants, " je leur ai dit ok, je vais le faire, pour les faire patienter, mais dès qu'ils sont partis, j'ai pris toutes mes affaires. Et avec mon fils, on est allés à l’hôtel. C’était en décembre et depuis je ne suis pas rentrée chez moi". Depuis décembre, cette mère de famille passe la totalité de son RSA dans des nuitées " j'arrive à payer une dizaine de nuits à l'hôtel et en Airbnb, mais ensuite, je dois emprunter, j'en suis à plus de 2 800 euros de dettes, je suis au bout du bout. Mon fils aussi n'en peut plus, comment voulez-vous qu'il puisse se concentrer à l'école. " Quand à la police, elle a pris sa plainte, mais elle ne pouvait pas "pas laisser une patrouille en bas de chez elle". Article entier : https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/on-va-revenir-reflechis-bien-une-mere-celibataire-refuse-de-faire-la-nourrice-pour-des-dealers-et-finit-a-la-rue-3149225.html
  19. Bonjour, De nombreux foyers français n'ont pas fait de résistance entre 1940 et 1945. Les enfants des collaborateurs, tout comme leur descendance, héritent d'une histoire familiale complexe, tissée de mythes et de non-dits. Plusieurs ont d'ailleurs choisi de se libérer du poids du secret en écrivant un livre. Après la Libération, le pays a très vite embrassé le mythe gaulliste d'une France majoritairement résistante, occultant tout un pan de son histoire. Avec les premières œuvres évoquant les zones d'ombre de l'Occupation, comme le film Le Chagrin et la pitié de Marcel Ophüls en 1971, certaines langues se délient. Des témoignages. Extraits : Philippe Douroux a 17 ans quand son père réunit toute la famille pour une terrible confession. "Il nous rassemble dans le salon et nous dit : 'J'ai combattu avec les Allemands jusqu'à Berlin'", raconte cet ancien journaliste de Libération, qui vient de publier Un père ordinaire. "C'est une bascule, un moment de face A, face B. On dit souvent qu'il faut tuer le père. Moi, je n'ai pas eu à le faire. Il s'est écrabouillé devant moi." (...) Luc Duwig a pour sa part comblé progressivement les trous concernant l'absence de son grand-père aux repas de famille. A l'âge de 15 ans, il apprend par son oncle que son papy, interprète pour les nazis pendant la guerre, a été accusé de collaboration, condamné à mort par contumace et a fui en Argentine sous un faux nom. "Mais il règne dans la famille un silence assez pesant, beaucoup de non-dits, ma mère posait des questions et n'avait pas de réponse", explique celui qui a raconté son histoire dans le livre Mes intimes étrangers. Il se lance sur les traces de son grand-père jusqu'à à Buenos Aires, mais il lui faut attendre plus de 25 ans et la découverte du travail d'un historien pour comprendre que son aïeul n'était pas que traducteur. Il a notamment participé à un peloton d'exécution de lycéens maquisards. "Ce qui a été le plus dur, c'est d'apprendre que ma grand-mère a été liée à tout ça en participant notamment à des interrogatoires, car j'étais très proche d'elle", confie-t-il. "Je l'ai découvert après la mort de ma grand-mère et je l'ai vécu comme une véritable gifle, une impression d'être trahi par elle." Pour lire l'article en entier : https://www.francetvinfo.fr/societe/seconde-guerre-mondiale/temoignages-quand-un-silence-assez-pesant-sur-la-collaboration-etouffe-certaines-familles-80-ans-apres-la-fin-de-la-seconde-guerre-mondiale_7162668.html
  20. Bonjour, Près de 30 ans après la fin des essais nucléaires en Polynésie, une commission parlementaire tente de faire reconnaître le préjudice des populations locales. Pour le chercheur Alexis Vrignon, « l’histoire n’est pas terminée ». Pendant trente ans, entre 1966 et 1996, la France a effectué 193 essais nucléaires en Polynésie, sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa. Dans l’air, puis sous l’océan à partir de 1974. Près de 170 000 habitants auraient été exposés à des radiations. Les explosions atmosphériques ont dispersé des substances radioactives, notamment de l’iode, susceptible d’entraîner des cancers. D’après les recherches de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, entre 1998 et 2002, la Polynésie arrivait en tête du funeste classement du taux d’incidence du cancer de la thyroïde le plus élevé au monde. Pour tenter de faire reconnaître le préjudice et de réparer les conséquences de ces essais, la députée de Polynésie Mereana Reid-Arbelot (Gauche démocrate et républicaine) a initié une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. Stoppés par la dissolution en juin 2024, les travaux ont repris mardi 6 mai. En filigrane, les auditions permettent de mettre en lumière la question du colonialisme et de ses survivances. Pour Alexis Vrignon, maître de conférences à l’université d’Orléans, coauteur de Des bombes en Polynésie, les essais nucléaires français dans le Pacifique (éd. Vendémiaire, 2022), cette commission d’enquête illustre la difficile « reconnaissance du fait nucléaire ». (...) Dans quel contexte la France a-t-elle démarré ces essais nucléaires en Polynésie ? Pourquoi ce territoire ? AV : Ils émergent dans le contexte historique de la décolonisation, puisque les premiers essais nucléaires français ont eu lieu dans l’Algérie encore colonie française, mais il était évident qu’à partir des accords d’Évian de 1962, cette solution ne pouvait durer et qu’il fallait un autre lieu. Plusieurs localisations ont dès lors été envisagées, certaines en France métropolitaine, notamment dans les Alpes et en Corse, avant d’être rapidement écartées, parfois pour des raisons géologiques, mais aussi et surtout, politiques. Dès lors, la France s’est rapidement tournée vers les outre-mer. Les atolls de Moruroa et Fangataufa ont été choisis. Cette décision s’est prise au début des années 1960 dans un contexte particulier de réaffirmation impériale. En 1956, la loi-cadre Defferre avait permis aux outre-mer de bénéficier d’une plus grande autonomie. Sauf qu’à partir de l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958, les choses ont changé, il n’a plus été question d’aller vers l’autonomie totale des anciennes colonies africaines et des territoires d’outre-mer. La Polynésie fut alors choisie, sans consulter la population, ni les élites politiques locales. À travers les archives militaires et locales, on constate que l’administration avait claironné à toute la Polynésie que les essais nucléaires allaient être propres et qu’il n’y aurait aucun problème. Après l’essai Aldébaran de 1966, qui a exposé les habitants des îles Gambier aux rayonnements ionisants et contaminé les citernes d’eau de pluie qu’ils buvaient, elle a été mise en porte-à-faux et c’est à partir de là qu’une culture du secret s’est développée. Les autorités ont ensuite tenté de limiter les risques en déplaçant parfois des populations, mais les questions de sécurité n’étaient clairement pas leur priorité. Elles ont par exemple envoyé un avion dans un nuage radioactif afin d’effectuer des prélèvements. Il y avait aussi des bateaux militaires qui traversaient des zones sous le panache radioactif et à qui on ne disait pas grand-chose. (...) Article entier : https://reporterre.net/Essais-nucleaires-en-Polynesie-Vu-de-Paris-ce-n-etait-qu-un-desert-liquide
  21. Bonjour, Un charnier de poissons a été découvert il y a quelques jours sur les berges du Rhône, à Tarascon. C'est un jeune pêcheur, Loïc Challier, qui s'est retrouvé devant un amas de restes de silures, le samedi 3 mai, alors qu'il arrivait pour pêcher dans le fleuve. Visiblement, les silures venaient d'être pêchés et découpés sur place pour leur récupérer leur chair. Il pense à un acte de braconnage et il est resté sous le choc. Article entier : https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/video-c-est-un-carnage-un-acte-de-cruaute-un-charnier-de-silures-retrouves-le-long-du-rhone-6238406
  22. Bonjour, Les enseignants d'un lycée de Saint-Tropez dans le Var se sont mis en grève ce lundi 5 mai, après la réintégration de deux élèves qui avaient été exclus en conseil de discipline. Les deux élèves étaient accusés de harcèlement répété. Le rectorat a en effet décidé d'annuler cette exclusion, la jugeant trop sévère. Les élèves de l’établissement non plus n’acceptent pas leur réintégration. Article entier : https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/lyceens-harceleurs-reintegres-les-profs-en-greve_7232583.html
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