Aller au contenu

Jedino

Membre
  • Compteur de contenus

    48 064
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Jedino

    un jour = une histoire

    La fatigue anime la vie. Le désir, lui, la construit. Les deux en sont pourtant le fruit. Je n'y comprends plus rien, ici. Vivre pour soi, c'est avant tout vivre pour les autres. S'offrir à ce qui n'est pas moi. Une sorte d'externalisation de l'inexistence de mon être. Tout est toujours plus rempli ailleurs. Surtout ailleurs. Quand on ne connaît pas. La vérité est un but. Le bonheur est un but. La connaissance en est aussi un. L'argent. L'amour. Le bien-être. Et j'en passe. Autant de choses vraies dans nos vies qui nous semblent si inéluctablement nécessaires. Qui ne mange plus meurt. Le principe est fondamentalement logique. Carrément véridique. Que ce soit l'esprit ou le corps, le coeur ou l'âme, la faim torture. Un appétit sans fin que seule la raison pourrait empêcher. Mais la raison est elle aussi un but, parce que faculté à raisonner, et surtout, à savoir raisonner. Il n'y a bien que les idiots qui sachent se libérer. Le bonheur est donc inné. Quoi qu'un enfant ne cherche jamais cette idée. D'où cette folie nous provient-elle, dès lors? La réponse est très simple. Il suffit d'ouvrir l’œil, de regarder. On nous parle de bien-être là où tout tend à séparer les uns des autres. Il n'y a que l'égalité parfaite qui soit en mesure de libérer ce potentiel qui sommeille en nous. Mais que faire face à cette notion que nous inculquons des années durant depuis tout petit, à savoir, l'élitisme? Parce qu'il n'y a que les forts et les puissants, oui, qui soient en mesure de s'en sortir. Les autres ne le méritent en rien, puisque le mérite réside en la seule chose capable de nous départager : le travail. Travail qui possède une valeur, une hiérarchie sociale, une estime dans l'opinion publique. Pourtant, tout comme un engrenage ne fonctionne pas sans les autres, un métier ne peut suffire sans le reste, quand bien même celui-ci n'a aucun rapport direct avec. Le riche n'est riche que parce qu'il est accepté comme tel. De même pour le pauvre. Le mérite est un mauvais choix. L'intérêt, lui, a toute sa place. Et s'il venait à manquer de monde pour quelque chose d'essentiel, il suffirait simplement d'imposer un partage de cette tâche à l'ensemble des personnes concernées. Cela aurait été le cas si nous n'étions pas tant attachés à ce découpage mâché et rabâché de notre existence. Rien n'est lié, et malgré ça, tout est lié. Malgré nous. Il est intéressant de constater que, contrairement à l'avis que nous pouvons avoir, ce que nous cherchons à obtenir est paradoxalement obtenue dans les moments où on les souhaite le moins, comme si l'apparente règle amoureuse du chat et de la souris s'appliquait également à l'ensemble des buts de notre existence. Le contrôle a cela d'essentiel qu'il permet de faire régner l'ordre. Cela est vrai à l'échelle du monde ou d'un Etat, mais aussi dans une communauté ou une famille. Cela est d'autant plus vrai pour une personne. Quelqu'un qui ne se maîtrise pas devient un électron agressif et violent lorsqu'il rencontre les autres, ces atomes plus ou moins stables ayant réussi à se poser. Quoi qu'un électron n'est pas le petit d'un atome. Il existe donc deux types de personnes, comme il existe celui qui fait graviter, et celui qui gravite. Une sorte de dualité intrinsèque à la vie. Autrement dit, les agitateurs ne sont pas anormaux : ils sont une condition nécessaire à l'équilibre du monde. Le chaos est un bien s'il est dans son rôle.
  2. Et c'est qui, ta (meuf) copine? :D
  3. Jedino

    Toujours

    Faut bien se faire violence, parfois, oui.. :D
  4. Jedino

    un jour = une histoire

    Une certitude troublante. Terrifiante. Que faire? Que dire? Comment donc se relever? Voilà la lente mort. Celle d'un moi trop expressif. Pourquoi toujours s'en aller? Pourquoi m'assassiner? Mon corps désirant, mon âme s'en inspirant. Muse de mon coeur, pansement de ma rancoeur. Pourquoi m'infliger cette attente? La répétition. Le manque. L'usure marquante d'une histoire s'achevant. Renaître, ce défi. Le désert sans fleurs de mon esprit. Une véritable hérésie. Une pousse compliquée. Une volonté chagrinée. Un combat lésé. Un son faux. Un son frappant le rythme d'un coup de marteau. Pourquoi éviter les verbes conjugués? Pourquoi doucement les retrouver? Voilà une fuite impossible. Le nécessaire de la cohérence. Mais où est donc le Verbe de ma vie? Je l'évite, et pourtant, il me fuit.
  5. Vraiment, parfois, je ne comprends pas. Pourtant, je ne suis pas totalement abruti. Certes, je ne suis pas un génie. C'est la vie. Mais, comment expliquer ceci? Comment saisir cette crainte de simplement demander s'il est possible de s'asseoir? Non, je ne crois pas à l'excuse de la timidité. Moi-même je le suis, et en suis capable. Bon, effectivement, j'ai dévié vers un comportement moins ouvert encore, et cela n'aide pas toujours. Non. Y a-t-il alors une peur constante et pesante, une sorte d'aura qui virevolterait dans l'air en France, amenant à ne pas oser? Je veux bien croire que certaines personnes soient suffisamment inquiétantes pour forcer au doute. Il ne me semble pas être de cette trempe-là. Effectivement, je n'ai pas le sourire jusqu'aux oreilles, tel un idiot se disant qu'il va une fois de plus se fatiguer à tenir un rythme inutilement élevé. Un rythme qu'il a choisi pleinement conscient. Mais je n'ai ni tatouage, ni piercing, ni casquette à l'envers, ni tête de racaille, ni couteau sous la paume de la main. Probable que j'ai une tête de cinglé. J'ai déjà été "emo" parce que dégageant l'impression d'être un suicidaire, alors pourquoi pas. Cela ne me surprendrait qu'à moitié. Pire encore : le choc des politesses. Comment en sommes-nous arrivés à étonner quelqu'un qui demande à s'asseoir à côté de quelqu'un? S'imposer par la force est une telle habitude que la légèreté devient curieuse. Ou attise l'indifférence. Je ne suis pas des plus éveillés dans la vie. J'essaie pourtant de répondre, même inaudiblement, lorsqu'on me stimule. A croire que les gens sont morts. Nos corps seraient-ils donc des tombeaux? Mais j'exagère probablement la situation. Je généralise, aussi. La sympathie se trouve. Souvent. Qui cherche trouve. Ce n'est pas entièrement faux. Pas entièrement vrai non plus. Il faut vouloir raisonnablement. La démesure ne peut décidément pas s'accorder avec la mesure. Cela reviendrait à faire de David l'ami de Goliath. Doivent-ils réellement finir par se combattre? Notre situation conflictuelle amène à une logique factuelle. Nos violences forment l'information et la pensée. Par violence, j'entends autant un coup qu'un mensonge ou une mauvaise intention. Si nous venons à douter d'une personne dont on demande un service qui ne lui coûtera rien alors que la scène se dilue dans une masse importante d'autres personnes, cela tient d'une part, oui, de notre ingratitude profonde, et d'autre part, de notre inaction véritable face à l'inadmissible. Plutôt regarder, oublier et vivre, que se bouger, se confronter, et risquer. Voyez comme vivre sonne faux dans cette phrase. Comment mieux montrer la dégoûtante vérité qui l'anime? Je ne dis pas que la vie est haïssable, même s'il m'arrive, plus qu'il ne faudrait, de le penser. Il n'empêche qu'elle nous apprend à être une machine du déni. Evidemment, cela est surtout vrai chez nous, les occidentaux, ces idiots. Je vois tant d'incohérence en nous. Est-ce normal, nous qui devrions être, à nous entendre, dans les hauteurs de l'idéal humain? La montagne est bien basse. Le temps passe. J'ai dix neuf ans. A peine quatre ans de mots abandonnés. Trois d'avalés. Et déjà un trop plein. Quoi qu'on ne remplit jamais un néant. Sauf s'il est borné. Tant d'hypocrisie et de velléité. Voilà un texte criant de ne pas être entendu, d'avoir trop été vu. D'être lu. Je ne suis pas celui que je suis.
  6. Jedino

    un jour = une histoire

    L'immortalité est impossible pour la simple raison que le temps use tout. Si ce n'est pas la chose en soi, c'est ce qui l'entoure. Et qu'est-ce qu'une chose, sans son environnement? De fait, vivre n'est pas exister, mais interagir avec les informations qui nous agressent et nous détruisent, lentement, tel un poison. De façon générale, tout ce qui fonctionne, qu'importe comment, actionne un processus d’auto-dégradation. Peut-être qu'une personne qui vit longtemps est une personne qui se préserve lâchement? Mais alors, un problème se pose, le sport étant considéré comme un moyen de conserver la vie en un corps, c'est-à-dire de permettre l'interaction sur une période plus longue, et que celui-ci implique une usure volontaire de la part de la personne. Donc, serait-ce une erreur que de penser cela? Je crois que les deux sont vrais. Le sport protège de nombreuses parties du corps, la pensée, d'agressions néfastes et inutiles. "Nettoyer le corps et l'esprit", dit-on. Mais cela demande de l'énergie. Et, l'énergie ne vient pas de nul part. En cela, le sport accélèrerait la destruction de l'instrument digestif. L'idée pourrait mal interprétée, d'autant plus que cela n'est que de l'ordre de l'idée. Il est clair que bouger permet le bien-être global. Il est cependant difficile de concevoir qu'il est idéalement bénéfique. Il n'y a ici que sa consommation induite qui puisse jouer. Quoi que faire réagir les muscles, le coeur, les poumons, l'ensemble du corps, dans un effort important devrait aussi participer à ce processus. Je crois que le corps en souffre effectivement, mais que l'esprit pensant le contraire, il suffit à tenir. Ce qui est matériel ne peut pas se régénérer parce qu'on l'actionne. Cela n'a pas de sens. En revanche, l'immatériel peut tenir davantage, étant moins affecté. D'autre part, il peut agir positivement, jusqu'à un certain point, sur ce qui est matériel. Donc, le sport, s'il détruit le corps, fortifie l'esprit. Ce dualisme humain étant indissociable, l'inverse n'est pas possible. Un corps seul ne tiendra pas des années durant sans l'esprit qui l'accompagne. L'objection serait alors qu'un animal, s'il n'est pas conscient comme nous le sommes, l'est malgré tout. Ce serait oublier la liberté apparente de notre esprit qui souhaite porter un contrôler sur le corps avec lequel il est lié. Autrement dit, les instincts sont suffisants. Un corps n'a besoin que d'apports matériels pour survivre. Un esprit, lui, a besoin d'un corps en état, et de s'assurer de cet état correct. Nous n'échappons pas à cette règle-là. Comment expliquer alors les changements de régime lorsque nous sommes déprimés? Autrement dit, comment traduire le fait qu'un esprit souhaite porter atteinte à son corps? Voilà une question déjà plus complexe. Dans le principe, cela n'est pas possible. Dans la réalité, cela se constate. Humainement parlant, la liberté prise justifie cette folie, quand bien même le corps peut demander, en partie, de prendre le contrôler pour forcer, d'une certaine façon, à passer outre cette liberté. Cependant, le corps n'a pas le rôle de faire déplacer. Il ne peut dès lors que subir. Pourtant, les animaux aussi sont capables de tels comportements. En effet, pourquoi un lion en fin de vie se laisserait-il mourir? Si on s'en tient à l'ultime besoin de survivre, il devrait se battre, quitte à s'achever. Il ne le fait pas, malgré ça. Y aurait-il alors une faible conscience lui permettant de comprendre? Une conscience trop faible pour prendre une presque liberté, et assez forte pour appréhender les choses les plus élémentaires? Au fond, les corps ne se meuvent pas seuls. Cela serait donc logique. Toutefois, corps et esprit sont deux entités banales pour décrire la vie. Si le corps se justifie aisément, l'esprit tient souvent d'un désir de reconnaissance personnelle, d'une hauteur inutile de notre situation. J'entends par esprit ce qui, ici, tend à rendre possible l'action d'un corps, tout en sachant que, comme je l'ai dit, il a concrètement deux directions possibles, à savoir la directe et inconsciente, comme chez l'animal, et l'indirecte et consciente, comme chez l'homme. Bien entendu, il y a des nuances à apporter dans ses définitions, mais globalement, l'idée est celle-ci. On peut bien évidemment croire en autre chose, même si idolâtrer l'esprit me paraît exagérer notre qualité, et le nier, être une absurdité. Pardonnez-moi, je me suis emporté dans un discours sans fondement ni lyrisme. Je ne sais plus écrire avec beauté et cohérence. Je ne sais plus écrire d'histoire. J'ai déjà trop raconté. Tout s'use : la volonté, le style, les idées, les personnages. Ne dit-on pas que ce mot est désuet, que cette histoire est dépassée?
  7. Ca a l'air de t'embêter, tout ça!

  8. Bonne fin de journée, oui!

  9. Jedino

    Mode/beauté - Mag 31

    Pourquoi? L'impression d'avoir un public plus "universel"? :D
  10. Jedino

    Mode/beauté - Mag 31

    Ouai, j'avoue, je suis le seul. A mon avis, je dois avoir un problème du côté de ma virilité. Faut que j'y réfléchisse. Cela dit, je témoignerais bien, vraiment, mais j'ai pas l'habitude de me maquiller, si tu vois ce que je veux dire. Je ne suis pas féminisé complètement encore, faut croire :D
  11. Jedino

    acrostiches

    Merci :D :smile2:
  12. Bonne journée, effectivement x)

  13. Jedino

    un jour = une histoire

    Mais quel est donc le dénouement? Parce que c'est simplement magique : http://www.youtube.c...h?v=l4_UUS6cvBM Sommes-nous les danaïdes? Sommes-nous à la recherche continuelle d'un vide qui serait plein? Parle. Ne t'arrête pas. Je suis là. Tu en as besoin. Goethe avait bien raison. Les jeunes sont cons, les vieux sont cons. Au fond, l'égalité est parfaite. Où est le problème, du coup? Le propre de l'écriture, c'est la cohérence, et l'accessibilité. Le partage d'une âme à l'autre, comme si elles pouvaient communiquer. Il faut en tenir une couche pour croire à l'existence d'un moi intérieur et indépendant. Il faut l'être encore davantage pour penser qu'il parle comme nous parlons. Mais bon. Au moins, ça règle quelques questions. Je vais finir par me persuader un jour qu'une question est faite pour avoir une réponse. Quoi qu'en réalité, on s'en tape pas mal, du pourquoi qui explique ceci ou cela. L'essentiel, ce n'est pas d'avoir trouvé, mais d'être celui qui l'a trouvé, et celui qui a fait l'effort de le trouver. Pessimiste vision. Un jour, je verrai les choses comme elles sont : sans réflexion, futiles à souhait, et belles à en tomber. La vie n'a pas le moindre sens. Néanmoins, si je devais songer à quelques nécessités dans la mienne, je serais curieux de les connaitre. Je n'ai pas la beauté d'être un enfoiré. Encore moins le génie d'être un dératé. Je dois donc être un ridicule rien entre les extrêmes que je ne peux qu'effleurer et admirer. Trop peu réactionnaire pour me révolter, trop lâche pour exister. Il me semble que cela s'appelle le doute. Une sorte de tension existentielle entre deux tendances. S'en aller, c'est quitter. Seulement, l'ailleurs ne tue ni la peur, ni la vie. Voilà pourquoi il n'y a que la mort. Le nulle part. Je trouve très curieux de devoir se battre pour mériter de vivre. Si la vie va réellement de soi, personne n'a à la légitimer. Il tient à chacun de décider. Non pas entre la misère et la perfidie, mais entre une vie dans les règles, et celle dont on rêverait avoir déjà tout petit, à savoir, une autre. L'envol. Un état intéressant. Jusqu'à la fatigue. Tout oiseau doit se poser un jour. Certains même ne décollent jamais. Si on décide de la direction, on ne décide pas de son plumage. Gardez-le à l'esprit. Un moche ou un con n'a jamais décidé de l'être, parce qu'il souhaitait se faire lyncher. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire. Il est normal de se moquer d'un moche ou d'un con. Cela lui offre autre chose de bien plus précieux, c'est-à-dire l'envie de vous trucider, ou simplement, de vous humilier. Autrement. Plus tard. La vie est une éternelle revanche avec le passé.
  14. Jedino

    Test micro un deux un deux.

    Plus ou moins, oui, Houston!
  15. Le doute est légitime. Moi-même je doute. Tout le monde doute. Mais, fais de ton mieux, oui, c'est encore ce qu'il y a de mieux à faire.

  16. Et bien, ça va mieux?

  17. Jedino

    Quoi que, hein!

    Si ce n'est que je voulais dire qu'il ne fallait pas avoir d'optique pour l'être, ou ne pas l'être, ce qui revient au même. Mais, merci x)
  18. Le bonheur est un vieux problème. Depuis tout petit, il y a cet apprentissage des choses les plus simples, des goûts les plus précieux. Pas directement, crûment, mais progressivement. C'est là le but de l'éducation que de préparer au reste d'une vie en l'endroit où nous sommes. Mais, rien n'indique comment parvenir à ce mot, à cet état, qui devrait, à l'entendre, nous mener à un petit monde qui serait idéal pour nous. Est-il plaisir? Possible. C'est souvent ce que nous entendons. Une accumulation longue et importante de plaisirs qui permettent d'embellir notre existence. En cela, il n'est qu'un synonyme de plaisir. Il n'a pas lieu d'être. Est-il une forme de plénitude, d'état de satisfaction supérieur, presque divin, qui amortirait infiniment notre faim? L'idée n'est pas idiote, mais l'idée est irréalisable, impossible. Le bonheur ne serait que spéculation. Et que nous apporte la spéculation? Rien, sinon de nous tromper. Est-il absence de désir? Désirer, c'est amener à prendre plaisir. Et un bonheur sans plaisir me semble difficile à concevoir. D'autant plus qu'arrêter cette machine qui fait, quelque part, notre essence, ce n'est pas comme arrêter le moteur d'une machine. Il nous manque le bouton off. Non, je crois qu'à lui courir ainsi derrière, nous ne pouvons que sombrer dans l'erreur. Le bonheur, ce n'est pas ce truc un peu imprécis et tellement désirable qu'il faut attraper à n'importe quel prix. Ce n'est pas non plus celui qu'il faut mépriser. Au fond, il représente tout et rien, à la fois. Il est un vide tellement plein. D'où la bêtise de vouloir s'en abreuvoir, puisqu'il n'y a pas matière à nous satisfaire. Oui, je crois bien que la leçon que ce farceur aimerait nous apprendre, c'est qu'il ne sert à rien de désirer à en souffrir ce dont nous n'avons nullement besoin. Parce que, en quoi consiste-t-il? N'est-il pas une simple idée, un de nos délires abrutis voulant nous faire passer pour des êtres ayant un besoin autre que ceux des animaux? Peut-être en doutez-vous, mais moi, je n'y vois qu'une velléité pour prendre distance avec ce que nous n'assumons pas. Nous avons besoin de manger, boire, et dormir. Soit. Pourquoi faudrait-il davantage, pour être heureux? Evidemment, cela n'est pas plus, cela n'est pas mieux. Mais, partir à la quête de ce qui n'existe pas, cela ne peut résulter que deux choses : la peur d'être ce que nous sommes, à savoir des animaux, ce qui n'a rien de péjoratif, même si nous en doutons parfois, ou la volonté de se détruire, donc de connaître la douleur, et de pouvoir s'en plaindre. Quoi qu'après, je peux comprendre qu'on craigne cela. Il n'est pas facile pour tout le monde de redescendre au niveau où il devrait être. Quand on est au-dessus, quand on a le pouvoir, redevenir commun peut être difficilement supportable. Bref, si vous souhaitez être heureux, le mieux à faire, c'est encore de ne pas y penser. Vous verrez, on s'y laisse prendre avec faiblesse et facilité.
  19. Jedino

    Le commencement.

    Comment tu sais que j'ai une coupe comme ça?
  20. Jedino

    Le commencement.

    Vraiment bon! Puis j'adore l'organisation du poème. Et, le rythme est entraînant. Au plaisir!
  21. Bonne journée, oui!

×