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Canicule : les conseils d'une vétérinaire pour protéger ses animaux de compagnie
SoledadAlone a répondu à un(e) sujet de titenath dans Animaux
https://www.lacompagniedesanimaux.com/guide-comment-eviter-le-coup-de-chaleur-chez-le-chien#:~:text=Le coup de chaleur se,C voire 41°C. -
Bonjour @Ocean_noir, ce que vous dites " match " assez bien avec ce que j'ai dit, et même très bien, je pense que ce ne sont que nos formulations et leur limite exhaustive au moment de les formuler, qui nous en a donné l'impression d'un désaccord, plus de degré que de nature. En effet, je ne soutiens pas que seule la situation ou le contexte prime, c'est contexte-dépendant, il y a des situations où les traits de personnalités s'exprimeront plus volontiers ou facilement, mais d'autres où ce sera l'inverse, le cas le plus fréquent ou prépondérant ceci dit, ces mêmes traits distinctifs laisseront le pas aux facteurs extérieurs. Ce dualisme n'est pas nouveau, puisque il est largement reconnu que nous avons deux identités, l'une individuelle ou personnelle et l'autre sociale, cette dernière peut donc exercer une pression plus ou moins grande, et selon les enjeux ou l'importance pour les acteurs. Néanmoins, à part les fois où nous sommes complètement seuls, nous subissons des contraintes de la part du monde social une fois cet isolement rompu, des attentes de sa part, et cela commence par un simple regard, c'est-à-dire qu'à partir du moment que je me rends compte que je suis observé, mon comportement est déjà sous influence extérieure, si en plus, je pense être jugé, ce poids augmente fortement, de même, si des actions risquent ou peuvent potentiellement être intentées envers/contre moi, l'importance vis-à-vis d'autrui atteint des sommets et ce, avant même une quelconque interaction opératoire. Il y a donc toute une gradation, je suis d'accord, simplement bien souvent on minimise et même sous-estime grandement son impact, à tel point, que l'on peut invoquer toutes sortes de raisons à nos choix ou actions, généralement envisagées internes, alors qu'en réalité la seule force motrice et réellement causale, se trouve en dehors de nous, alors que nos propres attributs ne représentent que des fluctuations statistiques sur le résultat. Il y a quelques années j'ai pris connaissance de 2 études de terrain sur justement les choix et leurs motivations associées de la part des participants, l'une concernant les économies d'énergie électrique, et l'autre sur la quantité de déchets domestiques des propriétaires dans un quartier résidentiel, expériences en situation écologique réelle et " naturelle " faite par 2 équipes de recherche indépendantes, sans concertation et à des moments différents. Moyennant des astuces pour manipuler la variable dépendante - de comparaison sociale, via la fourniture ou non d'information - par plusieurs voies différentes - liée au comportement des autres résidents, tout en prenant soin de relever objectivement les chiffres réels, soit de consommation effective, soit de quantité prélevée d'ordures ménagères, et non pas subjectivement par les concernés, ainsi que le remplissage avant et après l'opération d'une liste de raisons qui pousseraient les personnes à faire des réductions soit de consommation soit d'émission de l'un ou de l'autre, ce qui est alors remarquable après analyse des résultats de ses 2 études distinctes, c'est que les sondés ont invoqué toutes sortes de raisons vraisemblables et plausibles, de bon sens dirons nous, pour expliquer leur éventuelle évolution de conso ou de rejet, et que dans les deux cas, point crucial, aucun des participants n'avait coché la case " pour faire comme les autres " ( ou quelque chose dans cette idée là ) à aucun moment, zéro, nada, que dalle ! Alors que des raisons motivationnelles telles que c'est une question de responsabilité, d'écologie, pour faire des économies financières ( je crois que la taxe poubelle dépendait du poids collecté ) ou autres étaient placées en tête et majoritairement, il en avait d'autres mais à chaque fois, cela laisser entendre que c'était un choix personnel ou une décision réfléchie, pesée et même rationnelle. Il s'est avéré finalement que le seul et unique facteur significativement corrélé avec les changements de comportement, n'était autre que " faire comme les voisins " via la fourniture des comportements chiffrés statistiques des autres résidents, et réciproquement, et encore tout cela était rendu anonyme, on n'ose pas imaginer si cela avait été nominatif ! Autrement dit, les personnes n'avaient ainsi absolument aucun accès ou aucune idée, même éloignée ou mal proportionnée, de ce qui les motivait réellement et effectivement. Et comme l'a exprimé Claude TOUZET dans " Les réseaux de neurones artificiels ": " Nous ne sommes que la cristallisation de nos souvenirs ", point sur lequel nous sommes parfaitement raccord. Pour ce qui concerne l'I.A., là également, je vous rejoins, enfin il me semble bien, dernièrement, peut-être l'an passé de mémoire, j'ai pris connaissance qu'une I.A. d'agent conversationnel ( type ChatGpt ou Gemini ou Siri ), que l'on faisait passer pour un enfant anglophone de 7 ans, et dont la communication se faisait par écrans interposés avec les juges, avait réussi le test de Turing, dans le sens où plus de 50% des juges ont estimé qu'il s'agissait d'un véritable humain à l'autre bout des fils électriques ! En revanche, et c'est la prochaine étape de ces machines par deep-learning, sera de les coupler avec des I.A. de calculs formel, comme l'a expliqué dans la revue Pour la Science J.P. Delahaye, qui engendrera une I.A. générale et non pas spécifique à l'une ou l'autre des fonctions. Il y a quelques années à présent, l'assistant mathématique Coq ( je crois ) avait trouvé/découvert un résultat mathématique inconnu. Des I.A. génératives peuvent facilement aujourd'hui créer des choses qui n'existent pas tel quel, par simples instructions verbales. On sait aussi que des programmes dédiés au diagnostic médical s'en sortent mieux que n'importe quel expert et même réunion de ceux-ci. Chacun sait que des I.A. peuvent battre aux échecs et au jeu de Go n'importe quel champion du monde humain. Bref, tout ce qui fait encore l'orgueil/suprématie de l'humain, le dernier bastion qu'est son " intelligence ", sera bien bientôt un lointain souvenir, tout comme l'Homme a été à tour de rôle chassé du centre de l'Univers avec Copernic, puis du vivant avec Darwin et Mendel, maitre de sa psyché avec Freud et Jung, puis de sa Rationalité avec les Sciences Cognitives, il le sera sur la créativité et tous les derniers remparts " gaulois " résiduels avec les I.A. générales de prochaine génération et donc de son supposé libre-arbitre, puisqu'il n'y aura plus aucune différence entre une telle machine parfaitement déterminée et n'importe quel esprit humain. Bien sûr, on pourra aussi leur implanter des émotions ou l'équivalent et leur donner un corps à d'autres étapes pour accroitre leur " liberté ", ce n'est qu'une question de temps me semble-t-il. Ironie de la " l'histoire " - évolutive, nous sommes affublés d'une conscience qui nous permet de constater/contempler à quel point nous sommes de simples automates biologiques programmables, ce qui ne change pourtant absolument rien à la situation...
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Canicule : les conseils d'une vétérinaire pour protéger ses animaux de compagnie
SoledadAlone a répondu à un(e) sujet de titenath dans Animaux
Bonjour, Mes deux terreurs sont avec moi en mode taupe (volets fermés et ventilo). Bien qu'ayant un jardin en partie arboré, la température s'élevant à 39-40° à l'ombre, il est impossible de les laisser dehors. Je comprends combien il doit être compliqué de sortir ses animaux de compagnie lorsque l'on habite en ville et qu'il n'y a pas d'espace vert près de chez soi. -
C'est pas vraiment le sujet
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Il revenait du grand champ, la charrette pleine de foin, tirée par deux bœufs lents, qui semblaient eux aussi sentir la lourdeur de la journée. Le ciel s’assombrissait et l’orage grondait déjà au loin. Louis avait hâte de rentrer à la ferme et de stocker l'herbe sèche dans la grange avant que la pluie ne vienne tout gâcher. Il marchait lentement, les sabots enfoncés dans la terre meuble, lourds comme le poids du monde. Son corps, déjà usé par des années de labeur, semblait protester à chaque pas. En sortant du tournant près du grand chêne, il aperçut deux silhouettes à vélo. En s'approchant, il distingua les uniformes. Des gendarmes. Son cœur se serra, mais il ne ralentit pas son pas. Lorsqu'il arriva près d’eux, l’un des gendarmes leva la main, le saluant d’un signe sec. « Êtes-vous Louis Gardeba ? » demanda-t-il d'une voix autoritaire. Louis hocha la tête. « Oui. » Le gendarme fixa son regard sur lui, son ton s'adoucissant à peine : « Je vous informe que vous n'avez pas répondu à l'ordre de mobilisation pour aller au front, et que vous êtes passible du conseil de guerre » Louis s’arrêta un instant, cherchant ses mots, mais son regard se perdit un instant dans la vallée derrière lui, là où la terre qu’il avait labourée, semée et nourrie semblait l'appeler. « Je sais, » répondit-il, d’une voix calme, presque résignée. « Mais c’est les foins. La famille doit manger. » « Foin ou pas foin, vous auriez dû répondre à la réquisition. Vous êtes un homme maintenant, » rétorqua le gendarme avec une froideur qui le laissa sans voix. « Nous allons vous accompagner chez vous. Ensuite, vous nous suivrez. » Louis n’ajouta rien, mais dans sa tête, tout se brouillait. La ferme, la mère, la sœur, les bœufs, la terre... tout cela était plus réel que cette guerre qu’il n’avait pas choisie. Arrivé à la ferme, un autre gendarme lui lança, comme si c'était une formalité : « Vous avez dix minutes pour faire votre sac. Dites au revoir à vos proches. » Louis entra sans un mot, le cœur lourd. Il n'eut pas le temps de se poser des questions. Il prit le minimum : une chemise, un pantalon, quelques affaires, et sans un mot, embrassa sa mère, sa sœur, et sortit sous l’œil vigilant des gendarmes. Le trajet fut long, plus long encore que la distance physique. À chaque kilomètre, il sentait son monde se réduire, ses racines se défaire. Il pensa aux champs, à la grange, à tout ce qu’il laissait derrière lui. Deux heures plus tard, ils arrivèrent à ce carrefour qu’on appelait la grande route, ou la route des Romains, comme si l’histoire de ce pays, depuis les temps les plus anciens, avait toujours été celle des hommes qui partaient et ne revenaient pas. Un camion les attendait, déjà chargé d’une dizaine d’autres hommes, jeunes et vieux, tous dans la même impasse. Le moteur rugit et la vieille carcasse de fer se mit en mouvement. Les hommes étaient entassés, les visages fermés. Ils roulèrent pendant des heures, leurs pensées errant entre l’angoisse et la fatigue. À chaque arrêt, un peu plus de gars aussi perdus que lui montaient dans le camion, formant une file impressionnante. Finalement, après plus de dix heures de route, l’engin s’arrêta brusquement dans la cour d'un grand bâtiment qui ressemblait à une caserne. Les hommes descendirent, exténués. Des femmes, sans un mot, leur servirent un repas frugal. Puis, on les dirigea vers le fourrier qui leur remit des uniformes. Des vêtements de soldat, un fusil, des balles, un masque à gaz, une gourde... tout ce qui faisait d’eux des "outils" de guerre. Il n’y avait plus de retour possible. Vers dix heure deux femmes silencieuses leurs apportèrent une boisson noire et chaude qu’il ne connaissait pas, à la ferme, il ne mangeait que de la soupe. Un type à coté de lui dit: c’est du café, tu mets un peu de sucre dedans, et c’est bon. Tu verras, ça réchauffe. Il alluma une cigarette et lui en propose une. Gentiment Louis déclina. Il ne fumait pas. La nuit, ils dormirent dans une sorte de grand tunnel, une sorte de hangar où les ombres se mêlaient à la poussière, où les bruits de souffle s’éteignaient dans un silence lourd. Au petit matin, un clairon sonna. Il fît la queue dans la cour et reçu un autre café et deux morceaux de pains durs comme de la pierre. Le voyage reprit, long et pénible. Il faisait chaud, et les cailloux de la route faisaient rebondir les camions et les soldats à l’intérieur. Chaque secousse lui faisait mal aux reins et aux épaules. Il pensait à sa famille, à ses bœufs si loin maintenant. Le paysage avait changé : tout était nu, sec, poussiéreux, il n’y avait même plus d’arbres. Un gars lui offrit à nouveau une cigarette, qu’il accepta cette fois-ci. Il tira dessus, aspira la fumée, et s’étouffa. Ses yeux se remplirent de larmes et la fumée piquait sa gorge. Le gars lui dit, avec un demi-sourire : — T’inquiète pas, au début c’est comme ça. Après, on s’habitue… et on peut plus s’en passer. Tu viens d’où ? — De Corrèze. Et toi ? — De Melun. La rivière là-bas, c’est la Seine. — Ah oui… j’ai appris ça à l’école, quand je passais mon certificat d’études. Ils se turent, chacun perdu dans ses pensées. Un officier leur intima l’ordre de monter dans les camions. En sortant de la cour, une fille lui sourit. Louis sentit son cœur se gonfler, une chaleur inattendue lui parcourut la poitrine. Le temps restait orageux, le vent portait l’odeur de la terre et des herbes brûlées. Les rudes vêtements de soldat le grattaient partout. Il avait prit le temps de mettre de l’eau dans sa gourde, et en bu une gorgée, car ce qu’ils appelaient du café laissait une amertume tenace. Il regretta le goût simple et doux de sa soupe à la ferme : pommes de terre et poireaux. Leur café, leur tabac, ce n’était pas bon. Le camion roula jusqu’à midi et s’arrêta en rase campagne. Un immense camp de tentes avait été dressé, et des hommes s’affairaient dans tous les sens. L’officier les dirigea vers une grande tente servant de réfectoire. Des tables et des bancs avaient été montés à la hâte. La troupe mangea une soupe versée dans leurs quarts en aluminium : du porc, du chou et des pommes de terre. C’était chaud, parfumé, ça tenait au corps et ça réchauffait. Le gars à côté de lui lança la conversation : — Tu sais où on va ? — Non… j’ai entendu Verdun. — C’est où ? — Je sais pas… c’est loin. — Tu crois qu’on va s’en sortir ? Qu’on reviendra de la guerre ? — Je sais pas non plus. — Ouais… t’es comme moi, tu sais rien. T’es quoi dans la vie ? demanda encore le gars. — Bouvier. Mes parents ont une ferme, moi je m’occupe des bœufs. Je cultive, je fais les foins. On a une vache pour le fromage. L’hiver, je fais du bois. Et toi ? — Moi, je suis conducteur. Je travaille sur les machines. C’est un gros rouleau pour aplanir les routes, ça marche au charbon. — Comme un tracteur que j’ai vu à la grande fête du village ? — C’est ça. Comme un gros tracteur, deux grosses roues à l’arrière et un énorme rouleau à l’avant qui écrase tout. Tu chasses ? — Non, je braconne. Je pose des collets pour attraper des lapins. - Et tu en attrapes ? — Oui… des fois y’en a un, des fois deux. C’est bon avec des carottes, du thym et des patates. Et toi, tu chasses ? — Non, j’ai pas de fusil, c’est trop cher, et puis les cartouches aussi. Je pêche des brochets dans la Seine. C’est bon aussi, avec une crème réduite et de l’estragon. Pourquoi qu’on est en guerre, d’après toi ? — Je sais pas… répondit Louis. Il paraît qu’on va se battre contre les Allemands. — Ben moi, je sais pas non plus. Personne nous a rien dit, sauf qu’il fallait aller se battre contre les Boches. Il paraît que les Boches, c’est les Allemands. — Je savais pas non plus. Le curé a rien dit… sauf que c’était la guerre, et qu’il fallait prier pour les gars qu’étaient au front. Après le repas, Louis suivit son camarade à travers le camp. Les tentes se succédaient, dressées à la hâte, et des hommes s’affairaient partout. Le bois craquait sous les bottes, des rires étouffés se mêlaient à des jurons. La poussière s’élevait à chaque pas et piquait la gorge. Un soldat plus âgé s’approcha et leur montra comment ajuster leur sac, comment tenir un fusil correctement. Louis sentit la sangle lui couper l’épaule, la main trembler en tenant la crosse de bois. Son camarade riait à moitié de lui, mais lui donna un petit coup d’épaule rassurant. — Faut t’y faire, gamin, dit-il. La guerre, ça se passe autant dans la tête que dans les bras. Louis hocha la tête, en silence. Il observait les hommes autour de lui : certains semblaient fatigués, d’autres concentrés. Il remarqua une petite troupe qui parlait de la vie à la ferme, comme lui. Un soldat racontait comment il cultivait des carottes géantes, un autre parlait de sa vache qui produisait le meilleur lait du village. Louis sourit malgré lui. L’après midi se passa à écouter un instructeur de tir. Le ciel s’assombrit, le vent apportait l’odeur âcre du café, de la poudre, et le cliquetis des gamelles résonnait dans les tentes. La nuit tombait doucement, enveloppant le camp dans une atmosphère étrange : les ombres dansaient sur les tentes et les silhouettes des hommes semblaient plus grandes, plus menaçantes. Louis aperçut à nouveau la fille qui lui avait souri dans la cour. Finalement, elle aussi était du voyage. Elle passait entre les tentes avec un plateau de nourriture, et son regard croisa le sien un instant. Une chaleur étrange monta dans sa poitrine. Un gars lui dit. - Cette fille c’est la mère au jus, c’est elle qui sert le café le matin aussi, elle est jolie hein ? - Louis répondit oui, j’ai jamais vue une fille belle comme ça, on dirait un oiseau. L’autre homme sourie surpris de tant de simplicité. Pour un instant, la guerre sembla lointaine, presque irréelle. Puis l’officier donna l’ordre de se préparer pour la nuit. Des feux de camp furent allumés, et des torches dispersées le long des allées. Louis sentit son cœur battre plus fort. La peur, l’angoisse, l’excitation se mêlaient en un même frisson. Il savait que demain, peut-être, ils partiraient pour Verdun. Et cette pensée le rendait à la fois vivant et terrifié. Son camarade posa une main sur son épaule : — On est ensemble, gamin. Peu importe ce qui arrive, on tient le coup. Louis hocha la tête. Le camp respirait, bougeait, vivait autour d’eux. Et lui, au milieu de tout ça, sentait qu’il allait découvrir la guerre… mais aussi l’amitié, la peur, la chaleur humaine et la vie qui persiste malgré tout. Un jour plus tard, Louis "débarqua" à l’entrée d’une ville qu’on appelait Verdun. Quand il arriva enfin au front, l’atmosphère était étouffante, presque irréelle. Un autre soldat, le regard vide, lui passa un tourniquet métallique en lui murmurant : « Bienvenue en enfer. » En arrivant dans la tranchée, la boue colle ses chaussures, lourdes comme du plomb. Dans la tranchée, les hommes sont tassés, silhouettes boueuses, les yeux creusés. Le silence dure quelques secondes, puis un sifflet déchire l’air. Un officier crie en avant. Alors Louis il se lève, maladroit, mécanique. Il sort de la tranchée comme on monte à l’échafaud. La pluie d’obus s’abat au loin, puis plus près, chaque explosion secoue la terre comme un animal qui gronde. Les cris se mêlent au fracas, mais personne ne distingue plus rien. Un soldat court, son fusil glisse de ses mains couvertes de sang et de boue. À côté, un autre tombe, net, comme une marionnette dont on a coupé les fils. Louis avance à peine, le corps crispé, chaque pas dans la boue est une lutte contre le poids de ses godillots et de son destin. Les obus éclatent autour, éclaboussant la terre et les corps, transformant le paysage en enfer de feu et de boue. Il sait, au fond de lui, qu’il n’échappera pas à ce déluge. Et alors, dans un souffle, une image douce surgit : sa mère, assise près du feu, les mains ridées toujours chaudes, le regard plein de tendresse. Il se souvient de son rire, de ses histoires racontées au soir, de la façon dont elle lui essuyait la tête après la pluie. Son cœur se serre. Il murmure son nom, une dernière fois, comme une prière silencieuse.Puis un obus tombe plus près encore, le souffle le renverse. La boue et la fumée lui masquent le monde. Une horrible douleur lui à broyé les jambes. Dans ce fracas aveugle, il serre ses souvenirs contre lui : la chaleur d’un foyer, la douceur d’une voix aimante. Et quand le chaos s’abat, il disparaît, mais ce fragment de vie - cette pensée de sa mère — reste suspendu dans l’air, fragile et invincible, comme un éclat de lumière dans l’ombre la plus noire qui éteint la lumière de ses yeux. Louis est un mort un quart d’heure plus tard au combat pour rien ,et sans savoir pourquoi. Il avait dix huit ans.
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Le roi de Thaïlande, Rama X va effectuer une rare visite d'Etat en France
querida13 a répondu à un(e) sujet de Flower00 dans International
Oui près de lac de Starnberg un endroit féérique près duquel est née la fameuse Sissi, et où s'est noyé Louis II, son cousin, roi de Bavière grand mécène de Richard Wagner. En tous cas, s'il a des places pour le festival de Bayreuth où je rêve d'aller depuis que j'ai 14 ans (c'est à dire il y a fort longtemps!) qu'il me laisse un message! -
Merci c'est très gentil.
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Le roi de Thaïlande, Rama X va effectuer une rare visite d'Etat en France
G2LLOQ a répondu à un(e) sujet de Flower00 dans International
L'avantage dans certains pays , c'est de pouvoir "doubler" sur la ligne jaune , sans ètre inquiété -
J'ai fini la civilisation du commentaire, je posterai au moins un extrait. Ah tiens j'ai oublié aussi, j'ai lu un autre de Clara Dupont-Monod (La confrontation) Nestor est comme exilé dans son propre corps. Il est obèse. Le monde extérieur lui est hostile, les moindres gestes du quotidien sont pour lui une souffrance : depuis longtemps déjà, Nestor ne parvient plus à nouer ses lacets, descendre un escalier est une épreuve et parcourir les cent mètres qui le séparent du supermarché une expédition. Enfermé dans sa solitude, son existence apparaît comme une succession d’instants et de mouvements détachés les uns des autres : « Il se laissait glisser, conscient qu’à n’avoir aucune raison de vivre, on n’en a pas non plus pour mourir. Il flottait.
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En pleine canicule, un homme de 90 ans meurt sur la tombe de sa femme
January a répondu à un(e) sujet de ChristianB dans Actualités - Divers
Modifié. dans ma grande bonté ... -
"La dette, la dette, la dette!", cet argument antisocial que l'on vous rabâche est bidon
DroitDeRéponse a répondu à un sujet dans Economie
Bonne nouvelle pour la Grèce , elle paie désormais moins d’intérêts que la France pour payer ses services publics. https://www.boursorama.com/bourse/taux/souverains/ Sera-t-elle prête à soutenir un plan de sauvetage de la dette française ? La dette c’est pipeau , c’est pour ça que les français souhaitant acheter un logement à crédit ont des taux forcément légèrement supérieures aux taux français . -
Canicule : les conseils d'une vétérinaire pour protéger ses animaux de compagnie
Mak Marceau a répondu à un(e) sujet de titenath dans Animaux
Je pense que voulais raser mon chat quand j'étais jeune. -
Pour le moment (à 13h30), car on dit sur le net qu'il y a plusieurs centaines de bâtiments effondrés, le journal ouest France annonce 164 morts et près de 1000 blessés aux environs de Caracas.
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À quelques kilomètres, on peut rejoindre le Mont Salève, surnommé “le balcon de Genève” pour sa vue exceptionnelle, ou encore les rives paisibles de l’Arve. Road Trip : Bas Mornex, nature et calme – Capitaine Jack Capitaine Jack fait escale à Bas Mornex : hameau entre Monnetier et Étrembières, idéal pour une pause nature à deux pas de la Suisse capitaine-jack.blogspot.com
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- auvergne-rhône-alpes
- haute-savoie
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(et 3 en plus)
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Pour écrire comme ça, pour le ressenti profond que ça (me) procure, je suis admirative et reconnaissante. Et il y a de l'espoir dans le dernier vers... Merci.
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J'éclaircis un petit point qui vient de me revenir : sujet : le poète Rimbaud. D'abord vous vous aites tromper dans le sujet : ces pas Rimbaud mais Rambo le vré non ! Et Jaune de sont prénon ! Et ses pas un poette mé un soldas zairo ! C pour sa qu'on dit Rambo warior : C un gérier ! Il a fé la guère au viénam contre des méchands satiques qui fon dé tunel dans la tere qu'on tombe sur des banbous pointut ou on s'évantre les piés et tous ses copins son mouru est sa le fé triste. Il aime pas la guere mé il di : "je suit la guere" Pasqu'il et plus Ford quelle ... etc. ... Il faus tou que je reprande...
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Je ne l'avais pas vu, aussi glaçant qu'instructif.
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Le vrai sens de l'amitié. Morceau choisi.
Elfière a répondu à un(e) sujet de Mobrac dans Littérature
On s'en fout un peu, non? Mobrac, il l'a faite exprès, cette faute............ juste par amitié pour les lecteurs. Comme Marcel pour Lili. Moi, je ne l'ai pas vu*... (*oui, je sais! il y a un "e" mais il est muet et je suis d'Oïl, alors, j'en fais ce que je veux!) Merci Mobrac! -
Vous la gérez comment cette canicule ?
Captaine-Jack a répondu à un(e) sujet de Captaine-Jack dans Quotidien
Ca dépend hein ! D'une manière globale je met la clim à plein régime Après si j'ai trop froid on met le chauffage en route Mais j'ai trouvé un bon compromis, mettre les deux en route et en même temps -
Climat : 50 ans d’alertes des scientifiques et d’immobilisme de nos dirigeants
Captaine-Jack a répondu à un(e) sujet de Marcuse dans Environnement
Tous les malheurs du monde viennent de la courbe démographique, on ne peut pas le nier comme pour le dérèglement climatique causé par l'homme ! - Aujourd’hui
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Guerre en Ukraine - Sujet général
Anatole1949 a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Au niveau conneries, tu ne vois pas que tu aggraves ton cas ? Tu radotes n'importe quoi, tu en perds toute crédibilité, laisse la place à des personnes non endoctrinées et plus informées que toi de la situation en Ukraine/Russie... -
Jean-Luc Mélenchon a l'esprit de famille
Danoketian a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans France
https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/10/maryline-melenchon-perd-un-proces-en-diffamation-pour-des-raisons-de-forme_5109081_4854003.html?srsltid=AfmBOoqAvecV0FKvF2CKa0n0DX1OFHnozZ_uMbckcLRikoAgDrbiogVe Maryline Mélenchon, la fille du candidat de La France insoumise à la présidentielle, a perdu le procès en diffamation qu’elle avait intenté contre Christian Schoettl, le maire (divers droite) de Janvry, une petite commune de l’Essonne. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a considéré, dans son ordonnance de référé rendue vendredi 7 avril, qu’il n’avait pas été « valablement saisi » et qu’il ne pouvait donc pas « statuer » sur le fond. Une copie de l’assignation avait été remise au procureur de la République quelques minutes avant le début de l’audience, le 4 avril. Or cette « notification (…) doit intervenir impérativement avant la date d’audience » : « Il s’agit là d’une formalité substantielle et d’ordre public dont l’inobservation est sanctionnée par la nullité de l’acte introductif d’instance », comme l’a rappelé le TGI, dans sa décision.
