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À propos de ce blog

♫ Il y a peu de chances qu'on détrône le roi des kons ♫

Billets dans ce blog

 

Inerte

Inerte Il n'y a plus personne frappant à sa porte, Maison délabrée, condamnée, à n'avoir plus Que des fantômes froids et narquois pour escorte, Ces souvenirs des rares à lui avoir plu ; Il n'y a plus âme qui y entre ou qui en sorte, Maison abandonnée, en cours de construction, De matériaux et artisans pour faire en sorte De pérenniser ses échanges et contractions ; Il n'y a plus personne pour le faire battre Et mon cœur, résigné, a cessé de se battre.

konvicted

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Sans titre

Si quelqu'un a du temps à perdre à lire un semblant de poésie, je poste ce qui m'en a fait perdre pas mal ces dernières soirées, avec quelques maux, du moins je l'espère. Je n'ai aucun recul dessus alors c'est assez probable que ce soit complètement ridicule voire incompréhensible sans que je m'en sois rendu compte, quoique je commence déjà à trouver ça ridicule et à ne plus vouloir le poster... "Il faut [y] entendre un équivalent de la purgation au sens médical et de la purification au sens religieux," dixit Paul Ric¿ur qui me servira d'excuse. :cool: Je n'attends pas la paix mais une délivrance, Que mon c¿ur s'allège de quelques contraintes, Mon bien-être restant, malgré ma vigilance, Précaire, l'affliction étant toujours d'astreinte... Pieds et poings liés à l'entrave du silence Par les chaînes de la pudeur et de la crainte, Ma bouche se tarit même des mots décrivant Combien je n'ai pas l'éloquence de Platon ; Mon miroir ne se voit offrir de captivant, Non pas un corps digne de celui d'Apollon Mais que de fortuites coupures de rasoir ; Mes poches ont beaucoup à envier à Crésus, Ce qu'elles ont à concéder est dérisoire, Comme les lettres signées du facteur rhésus, L'argent m'est attribué par hérédité. Mais si ma bouche reste close, mes yeux vivent Grand ouverts le temps d'un regard prémédité, Se meurent jusqu'à la prochaine récidive, Avec mémoire et espoir pour seuls nutriments ; Et si le corps dans lequel il bat reste froid, En toute artère, mon c¿ur darde, au détriment De toute raison, ses folies chargées d'émois, Sa passion et ses rayons ardents de désirs ; Et si mes poches restent vides, mon esprit Est plein de pensées ne demandant qu'à fleurir, Empreintes d'amour, arrosées de rêveries, Mais toujours à la recherche de ta lumière. Si la peur contraint cette recherche à l'attente, Que l'inaction dévore mon espoir, peu fière, Ma plume dévoilera ma flamme latente.

konvicted

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Avec des "si", on met Paris en bouteille...

Avec des "si"... Je mets Paris en bouteille d'eau-de-vie Pour oublier ma vie dans la boisson, Y noyer mes doutes, peurs et envies, Mes péchés, ma conscience et le poisson. Si j'étais une fleur, je serais Narcisse, Pour ne pas oublier que mon reflet N'était pas source de dégoût, jadis. J'aurais encore l'âge d'un mouflet Si je contrôlais le temps comme Merlin Pour avoir à nouveau le temps de souffler. J'aurais été abattu à Berlin Si j'avais été un mur de béton Plus que d'indifférence et de dédain. Je crèverais sous des coups de bâton Si je désertais ce monde en martyr, Pour ne jamais le quitter à tâtons. Mais je soudoierais la Mort pour partir Le plus tard possible bien qu'indécis Je resterai quant à mon avenir. Mais peu m'importe puisqu'avec des "si"... Je mets Paris en bouteille d'O2 En vue d'un salut quand j'étoufferai, Sous le poids de ce monde si odieux, Entêté, insolent mais apeuré.

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Jeu de mots en vers et contre tous

Apparences

"Une souris ! Selon toute vraisemblance", cria
La femme, se perchant sur une chaise, le doigt
Pointé vers le rongeur, "ou peut-être un rat."

"Une seule bête à moustaches peut faire la loi
Ici, c'est moi", rétorqua l'homme, s'adressant à
- La souris - : " Mais pour qui ce bonhomme se croit ? "

L'homme tenta d'attraper Mickey Mouse mais échoua,
La souris retourna à son trou, d'un air narquois.
"Mais il me reste quelques flèches dans mon carquois."

Le lendemain, le cauchemar des câbles fut
Alléché par une odeur de fromage de France.
"Mon ventre gargouille... ce n'est donc pas de refus."

Un morceau de munster, posé en évidence,
Une aubaine, un miracle, du moins en apparence.

"Chérie, le piège a fonctionné ! Qu'est-ce t'en penses ?"

Morale : il faut se méfier des appâts rances.

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Monde parallèle

J'ai déjà posté ça sur le forum mais j'ai envie de ressusciter mon blog alors... En liesse Propriétaires de quelques liasses de billets, Certains, a priori chanceux, paraissent en liesse. Prolétaires, d'autres valeureux progressent en laisse, L'équité étant un cadre enchâssé de biais. J'ai quitté notre chère Terre pour un monde parallèle, Où tous les Hommes se suivent et se rassemblent. Hérités de nos voisins les Terriens qui nous ressemblent, Nos gênes sont redéfinies, allèle par allèle, Afin d'oblitérer les erreurs du passé. Lassé des valeurs matérielles éphémères, Je prospère dans cette société, où étrangères Sont les guerres et les finances dépassées. Avant d'être ramené, par l'éveil, sur Terre, Terminus d'un doux rêve qui étaye la thèse Marxiste, d'un monde qui en est l'antithèse, Je prends une photo, pour en faire un poster.

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Je suis...

L'Homme

La morale est un geôlier corruptible, détenant
La clé de la cellule grise de mon démon intérieur.
Et, comme elle est la seule camisole maintenant
La paix, je la laisse s'approprier mon intérieur.

Du moins, c'était le cas pendant un certain temps...
Un temps de chien et les roues de ma volonté
A faire le bien s'enlisent dans la boue, la pluie battant
Son plein depuis que, contre moi, Dieu est remonté.

Je m'appelle "l'humanité" ou "la race humaine"
Et je croque maintenant la mort à pleines dents,
Depuis que je ne suis plus bienvenu au jardin d'Eden,
Comme Eve a croqué la pomme d'Adam, à peine dedans.

Au lieu de me mettre au vert, en tournant en rond,
Je laisse la Planète bleue tourner au gris.
Au dieu de remettre de l'ordre dans ce boxon,
Puisqu'il a laissé la joie virer aux cris.

Au lieu de proposer une main à mon prochain,
Je lui impose le bras droit en serrant le poing.
Au dieu de jouer au bon et grand Samaritain,
Du moins s'il existe, car il ne me le prouve point.

Mon passe-temps favori est d'admirer mes verrues.
Aussi, de chasser les bêtes sauvages à fourrure,
Autant que de polluer la Terre, je suis féru.

Ayant l'esprit encore plus étroit qu'une serrure,
J'habille la Terre, le certifieront les sales huissiers,
De toute sorte d'immondices, et ce que ça lui sied ou...

...Nom d'un chaos ! Il me faut un bouc émissaire, du coup,
J'appelle, KO, pour y mettre fin, mes officiers.
Je veux voir les plus grands véreux derrière les verrous.
Autant chercher une aiguille dans un tas de fumier(s)...

Si mes vices étaient des timbres, je serais philatéliste.
Mais si ce monde n'était pas fixé par mes vices (vis),
Dont je ne serais pas capable de tenir une liste,
Il serait aussi stable que l'uranium deux cent trente-six.

J'ai scarifié la Terre à petit feu, lieu après lieu ;
J'arbore les rues bombardées, la poitrine bombée.
J'ai édifié des idoles à l'image de Dieu ;
J'adore aujourd'hui les regarder tomber.

Je suis l'Homme, confus, paradoxal, désaxé,
Vil et cupide, cherchant les commerces détaxés,
Puisqu'avec mon alter ego le Diable, je suis pacsé...

Je suis l'Homme, foulant de mes pieds tordus cette Terre,
Portée ni par Atlas ni dans mon coeur, pas plus
Sur un pied d'estale mais, comme Dieu ne cesse de se taire,
Menaçant de se noyer, sous un cumulus.
...

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Prodigal Sun

Prodigal Sun



I am wondering... Is it exhausted ?
Does it have a cold ? Or, is it on strike ?
It's been a long time since it last appeared,
I don't remember well what it looks like.


It got fired from the weather forecast.
Since then, the cold rain has taken his place.
I wish it didn't belong to the past,
As I'm tired with seeing the rain's face.


All day long, drops have been hitting the pane,
I have thought about sleeping off the rain
And perhaps the sun will have eased the pain
When I wake up, but time'd go down the drain.


I don't get my coat off but myself out.
While I pay attention to each puddle,
The wind blows the leafs off and my flame out.
Jeez ! The dirt track looks like a real puzzle.


There is one thing that everybody hopes :
Joy, when it's back as the prodigal son.
But there's only pain, everybody mopes
Until it comes back, the prodigal sun.

konvicted

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Les rues de ma vie

Depuis que je me suis réveillé rue de la paix, J'ai dû traverser nombre de ruelles et d'artères. J'ai rencontré des impasses, des chemins de terre Sur lesquels on piétine plus qu'on ne peut marcher, Des nids de poule, des dos d'âne, des sens interdits. J'ai respecté les feux rouges, traversé aux passages piétons. J'ai cherché la rue de la liberté mais je me perdis ; Les rares indices des panneaux ne semblaient pas bons. J'ai ensuite fait le point, tournant en rond au Rond point, me demandant quelle rue prendre au carrefour : Rues des études, de Tanguy, du boulot ? Finalement, pour l'office du tourisme, j'ai fait un détour. J'ai demandé une carte afin de localiser La rue du bonheur ; une fois que je l'eus trouvée, La trouvant agréable, j'ai voulu m'y installer. Mais on m'a dit "seuls les riches peuvent se payer Une demeure ici." Cependant, qu'on pouvait Louer un logement si on était accompagné. J'ai alors voulu rejoindre la rue de l'amour, En espérant trouver une future colocataire. Jusqu'à ce sombre jour, je l'y attends toujours. Pendant ce temps, bien que toujours célibataire, Je continue mon chemin rue des longues études . Les deux rues se rejoignent par chance par plusieurs Ruelles. Et, même si ce n'est pas une certitude, Je suis persuadé que j'y finirai, rue du bonheur. J'ai rien de mieux à faire de mes soirées.

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Conte de faits

Il était une fois une princesse prénommée Chance. Sa marraine, une fée que l'on appelait Espérance, lui présenta, lors d'un bal, un prince bon, un homme d'honneur. Son prénom, envié par beaucoup, était Bonheur. Chance reçut de sa marraine, pour cet exceptionnel soir, une magnifique robe qui ne pouvait qu'à merveille lui seoir. Les yeux dans les yeux, les deux jeunes dansèrent des heures durant. Quelques jours plus tard, le sage Amour les unit. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Enfin... non, il semble que le destin les eut puni. Des filles: Joie et Confiance naquirent de leur union. Défi et Epreuve eurent pourtant, malgré leurs liens, raison de leurs engagements. Ils devinrent adultères. Naquirent de leurs tromperies d'autres enfants: Regret, Déception, Jalousie, Haine et Amertume. Amour, qui fut leur entremetteur prit ses jambes à son cou et disparut sans crier gare. Ils pensèrent subséquemment qu'il était trop tard et que leur relation devait alors cesser. Ils refirent la même erreur, encore et encore, jusqu'à leurs décès. "Conte de faits", c'est juste pour le jeu de mots et la parodie, c'est une poésie en prose en réalité.

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Qui est-il?

Pour certains, il rime avec souffrance. Pour d'autres, il rime avec bonheur. Mais quand il est absence, on attend tous son heure. Il rassemble, jamais ne disperse, ceux qui se ressemblent ou dont les origines sont diverses. Il fait couler bien des larmes, tantôt de joie, tantôt de tristesse. On a besoin de bien des armes pour fendre sa carapace épaisse ; à moins qu'il ait fui et qu'on lui court toujours après. Il faut assurément être sourd pour ne jamais en avoir entendu parler, de lui, de ses conquêtes, de ses défaites. Il caractérise des divinités ; un jour de l'année lui sert de fête. Mais il se voit chaque jour dans les foyers, on trouve des preuves de son existence dans la rue, dans les hôpitaux, dans les parcs, et pas seulement en France. Je ne pense pas être né trop tôt pour pouvoir affirmer aujourd'hui que l'Amour n'est pas qu'un fleuve qui coule en extrême Orient, mais aussi un virus qui, chaque jour, nos veines parcourt, et qu'il est cependant notre vie, notre sang. A force d'écouter des chansons d'amour, j'ai eu envie d'écrire n'importe quoi ; alors, au risque d'être ridicule, j'ai sorti ma plume, enfin mon clavier. Je suis désolé pour les quelques bonnes âmes qui auront peut-être eu le courage de lire. La maison ne paie pas les frais de médecin si vous vous sentez nauséeux.

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Je suis tombé...

Je n' sais pas où j' suis tombé, on dirait un puits sans fond Je n' sais pas si mes parents le savent, s'ils s'en font Je n' sais pas si j'en sortirai un jour, donc dans le fond, Ce n'est pas mon plus gros problème ; le fond m'attire Et je ne peux m'accrocher à rien, je me sens impuissant, J'ai mal au coeur ; ça pourrait cependant être pire, Il n' fait pas noir, il y a du rose, du bleu, du blanc. Je m' demande si j' peux faire quelque chose pour pas que ça empire. Les parois sont trop glissantes pour que je m'y accroche Mais des roches pointues me tranchent et m'accrochent. Je ne sais pas où je suis tombé, mais une chose est sûre: Je suis tombé amoureux et j'ai besoin de points de suture.

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