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La catastrophe ferroviaire est traitée en quelques minutes dans les journaux TV, les réseaux sociaux restent muets, à peine une petite larmichette pour une orpheline retrouvée près des rails. Pourquoi une telle différence de traitement ? Est-ce une question de date ? Je ne trouve pas de raisons simples, si ce n'est l'inconstance de l'actualité en continu.
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L’Espagne commémore cette année les 50 ans de la mort de son dictateur, le 20 novembre 1975, dans un climat électrique. Plongée dans les batailles mémorielles du pays, alors que les extrêmes droites, du parti Vox à l’influenceur Alvise Pérez, séduisent chez les nouvelles générations, en particulier les jeunes hommes en perte de repères. Sur l’île espagnole de Tenerife, le passé franquiste continue d’être glorifié C’est l’un des derniers monuments à la gloire de Franco érigés sur le sol de l’Espagne. La ville de Santa Cruz rechigne à le démanteler, malgré la loi de 2022 sur le sujet. Premier épisode de notre série sur les batailles mémorielles autour du franquisme, à l’occasion des 50 ans de la mort du dictateur. SantaSanta Cruz de Tenerife (Espagne).– Depuis le centre touristique de Santa Cruz, il faut longer l’avenue du port pendant une quinzaine de minutes, et passer le long d’imposants paquebots de croisière qui y stationnent pour quelques heures à peine. On finit par le découvrir, érigé aux abords d’un rond-point bruyant : le monument à Franco montre le caudillo comme en lévitation, posé sur un ange doté de deux ailes massives. Cette version de Franco tient des deux mains son épée, dirigée vers le bas. « Son épée ressemble à une croix. Franco est représenté comme un croisé, un sauveur », décrit María Isabel Navarro Segura, une historienne de l’art de l’université canarienne de La Laguna, spécialiste des vestiges franquistes sur l’île. Le jour de notre visite, le site portait encore les traces de jets de peinture violette, lancés quelques jours plus tôt par des militant·es du 8-M, le mouvement de grève féministe du 8 mars. « Le monument symbolise un épisode fondateur du coup d’État à l’origine de la dictature franquiste : le “vol” de Franco qui prend la tête du soulèvement militaire en 1936 », explique Alejandro Pérez-Olivares García, lui aussi de l’université de La Laguna. Mais ce récit est un mirage, précise l’historien : « C’est une reconstitution. En réalité, Franco n’a jamais dirigé la conspiration contre la Seconde République [1931-1939 – ndlr]. Il n’a jamais coordonné les militaires qui se sont rebellés. Mais c’est ainsi qu’il s’est fait représenter par la suite : à l’origine d’un coup d’État censé avoir mis fin à l’anarchie de la République. » Cet ensemble, d’une dizaine de mètres de haut, a été inauguré en 1966, à l’extrémité d’une artère baptisée, jusqu’en 2008, la « rambla du général Franco ». Il a été érigé dans le cadre d’une campagne de propagande du régime, vantant les « vingt-cinq ans d’une Espagne en paix ». Son sculpteur, Juan de Ávalos (1911-2006), est surtout connu pour avoir participé à l’édification de Valle de los Caídos, une basilique monumentale des environs de Madrid où les restes de Franco ont reposé jusqu’en 2019. La sculpture est entourée de neuf colonnes, surmontée chacune d’un blason en marbre : ce sont les neuf districts judiciaires qui composaient Tenerife à l’époque. « Il y a l’idée de présenter la guerre civile comme une guerre juste, validée par la loi », commente encore María Isabel Navarro Segura. Sa construction a été financée par un système de « souscription populaire », qui revenait en réalité à procéder à des extorsions auprès de citoyen·nes de l’archipel des Canaries. Sur cette île volcanique, le monument – qui n’est accompagné d’aucun panneau explicatif – fait depuis bientôt vingt ans l’objet de vives polémiques. Comme un révélateur des tensions mémorielles toujours aussi brûlantes, alors que l’Espagne s’apprête à commémorer en novembre les cinquante ans de la mort du dictateur. « Cela prouve que la société espagnole continue d’avoir un problème avec les mémoires de la guerre civile [1936-1939 – ndlr] et du franquisme. Si cela n’était pas le cas, il serait facile de se séparer d’un monument pareil. Ou en tout cas de se mettre d’accord sur quoi en faire », constate l’historien Miguel Ángel del Arco Blanco, auteur d’un livre de référence sur les monuments du franquisme. https://www.mediapart.fr/journal/international/200825/sur-l-ile-espagnole-de-tenerife-le-passe-franquiste-continue-d-etre-glorifie
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Les espagnols et les portugais héritent du nom de famille de leurs deux parents. Cette coutume s'est exportée en Amérique latine. Au Portugal, le nom paternel de la mère vient en premier. Prenons l'exemple du cinéaste Manoel Cândido Pinto de Oliveira : son père s'appelle Francisco José de Oliveira et sa mère Cândida Ferreira Pinto. En Espagne, c'est traditionnellement l'inverse : nom paternel du père puis celui de la mère (Luis Suárez Miramontes). Une loi existe depuis 1999 pour permettre de choisir l'ordre des noms. Un exemple : Aitana Bonmatí Conca En France, vous avez trois possibilité : 1) prendre le nom de famille de votre père, 2) celui de votre mère*, 3) les deux noms séparés par un simple espace dans l'ordre choisi par les parents et dans la limite d'un seul nom de famille par parent. À noter qu'avant 2005, les noms de familles étaient séparés par un tiret et qu'ils doivent être transmis en tant que tel. Mais tout cela nécessite des démarches. De base, si vous ne faites rien : votre enfant portera le nom de sa mère si vous n'êtes pas mariés et de son père si vous êtes mariés. Seriez-vous favorable à la mise en place d'un système à l'espagnol ou à la portugaise ? *Sachant que pendant longtemps, ce fut très mal vu de porter le nom de sa mère (fille-mère, mère célibataire, bâtard ect.)
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Bonjour, L'Espagne impose de nouvelles règles aux automobilistes, y compris à ceux qui viennent de l'étranger. À partir du 1er janvier 2026, même si vous avez les triangles de signalisation d’urgence à bord pour signaler que votre véhicule est en panne ou accidenté, vous serez susceptible d'être verbalisé. Il faudra, en effet, vous équiper d'un dispositif V-16, une balise lumineuse et connectée. Ce gyrophare émet une lumière jaune visible jusqu’à un kilomètre. Il permet de mieux repérer les véhicules arrêtés au bord de la route dans l'obscurité ou en cas de brouillard dense et renferme un système de géolocalisation qui envoie la position du véhicule à sa plateforme. Le V-16 coûte 40 euros. Il marche avec des piles donc il faut vérifier son bon fonctionnement régulièrement, s'assurer qu'il est connecté à la plateforme DGT3.0 et porte l'étiquette qui prouve sa conformité à la réglementation espagnole (informations sur le site de la DGT). Article entier : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/securite-routiere-un-gyrophare-bientot-obligatoire-si-vous-circulez-en-espagne-3090844.html
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Le cas de Fabián suscite un véritable émoi en Espagne. Fabián, c’est cet électricien licencié par son patron parce qu’il n’est pas arrivé à l’heure à son travail. Et pour cause, il vit à Alfafar, zone touchée de plein fouet par les inondations qui ont dévasté la région de Valence. Son véhicule a été emporté et détruit par l’eau en crue, aucun transport en commun ne fonctionne, il pense qu'il lui faut deux heures et demi pour se rendre à pied à son travail, il lui en faudrait quatre en vérité. Quand il arrive, son patron furieux l'accueille avec ces mots: "Tu devais être ici à 7 heures du matin (...), tu es resté à la maison à faire le paresseux". Et il le licencie. SOURCE: https://www.lindependant.fr/2024/11/05/inondations-en-espagne-tu-devais-etre-ici-a-7-heures-du-matin-sa-voiture-emportee-par-les-eaux-il-arrive-en-retard-sur-son-lieu-de-travail-son-patron-12304284.php
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Bonjour, PIB en hausse, chômage en baisse, taxation des riches… La politique de gauche menée en Espagne a des résultats positifs. Un exemple pour la France, où le programme du Nouveau Front populaire est décrié par la droite. Avec l’arrivée du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez aux affaires la même année, en coalition avec des formations situées à sa gauche, le gouvernement a mené une politique économique de gauche. Et ce, malgré la pandémie et la guerre en Ukraine. Résultat : les grands indicateurs mesurant la santé d’une économie indiquent que nos voisins s’en sortent plutôt bien. La droite, le patronat et certaines institutions ont pourtant systématiquement freiné des quatre fers, justifiant leur rejet par le risque de conséquences graves. Voici quelques exemples : Le salaire minimum a augmenté de 54 % depuis 2018, passant de 736 euros par mois en 2018, à 1 134 en 2024. Il y a six ans, la mesure a déclenché un débat acharné dans le pays. Représentants patronaux, politiques et presse de droite ainsi que de nombreux économistes ou encore la Banque d’Espagne martelaient que cela entraînerait une importante destruction d’emplois, accompagnée d’une réduction du nombre d’heures pour les bas salaires et la faillite de nombreuses entreprises. En 2023, la plupart des économistes s’accordaient pour dire que, s’il y avait un effet négatif sur les emplois, il était marginal, alors que le pays connaît actuellement une forte progression de l’emploi. Contrairement aux autres revenus dans le pays, le salaire minimum a augmenté de 26 % entre 2019 et mai 2024, soit plus que l’inflation. Cela se traduit par une augmentation de 6,5 % du revenu moyen des personnes affectées, estime une étude de l’OCDE. (...) Article entier : https://reporterre.net/Emplois-inegalites-L-exemple-reussi-d-une-Espagne-gouvernee-a-gauche
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Parce qu'elle portait un bracelet aux couleurs du drapeau espagnol, une jeune fille de 20 ans s'est fait violemment agresser par un groupe d'antifas, à Murcie en Espagne, dans la nuit de samedi. Deux des agresseurs ont été arrêtés. Les trois autres ont été identifiés et sont recherchés par les agents en charge de l’enquête. la jeune femme de 20 ans se remet peu à peu des blessures causées par ses agresseurs, une bande de militants de l’ultragauche. Elle a perdu un morceau de dent, des hématomes sur le corps, le coin de son oeil a été endommagé par un coup de pied et elle souffre de trois traumatismes au crâne. La Gaceta a pu s’entretenir avec la jeune femme brutalement agressée à Murcia. Elle raconte qu’elle prenait un verre avec des amis dans un bar et qu’elle est sortie fumer une cigarette. Au moment où elle regarde en direction de la porte, une fille du groupe d’agresseur la bouscule brusquement. Le groupe la couvre d’injures : « Sale truie, on va te tuer », dit-elle avoir entendu. Puis, la jeune femme à l’origine de l’agression se met en retrait et les garçons du groupe se mettent à la frapper. (…) La jeune fille relate qu’alors qu’elle tentait de se protéger au sol, « ils ont commencé à me shooter dans la tête ». (…) Interrogée sur la cause de l’agression, elle affirme : « je ne portais aucun signe politique. Seulement un bracelet aux couleurs du drapeau espagnol. C’est pour ça qu’ils m’ont frappée. Ils veulent nous interdire d’arborer notre drapeau. » La jeune fille assure qu’elle ne milite dans aucun groupe politique et n’a jamais eu par le passé le moindre contact avec les agresseurs (…). La police de Murcie assurent à la Gaceta que « nous sommes face à un mode opératoire propre à ces groupes « antifascistes » autoproclamés, qui attaquent toujours en groupe et en surnombre ». Nos sources confirment que parmi les personnes identifiées, plusieurs ont des antécédents avec la police, ce qui leur a permis de présenter des photos à la victime. http://gaceta.es/noticias/declaraciones-gaceta-pegaron-llevar-bandera-espana-23012017-1624 http://gaceta.es/noticias/brutal-agresion-grupo-antifascistas-joven-23012017-1055
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