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Le décès d'un proche


Naluue

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Membre, Voyageur, 36ans Posté(e)
Timo-I Membre 28 633 messages
36ans‚ Voyageur,
Posté(e)
Il y a 6 heures, Naluue a dit :

Je crois que c'est une sensation plus douloureuse que ce que je ne peux m'imaginer... Désolée pour les mauvais souvenirs.   Beaucoup de bonheur à vous :fleur: 

Tu connaîtras forcément ça toi aussi à un moment ou un autre. Mais j'espère pour toi que le connaîtras le plus tard possible.

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Membre, Chien Fou forumeur, 91ans Posté(e)
Promethee_Hades Membre 25 564 messages
91ans‚ Chien Fou forumeur,
Posté(e)
Le 10/06/2018 à 20:08, Naluue a dit :

Bonsoir,

Il y a bien une chose que je n'imagine ni de près ni de loin tant elle me terrifie, une chose que je ne connais pas : la perte d'un proche, ami, famille ou même idole. C'est un peu macabre et je m'excuse d'avance pour ce que je vais demander. 

Pourriez-vous me dire ce que vous avez ressenti suite au décès d'une personne qui vous était chère ? 

(Je me ré excuse sincèrement j'espère ne choquer personne...)

Bonjour Nalue, bisous

Je suis d'une famille mortiphile, c'est à dire nous sommes amis avec cette notion de mort,  tout simplement par ce que nous l'exorcisons. Nous en parlons constamment entre nous, nous en rigolons, nous nous racontons des blagues macabres, et n'en avons plus peur, depuis que je suis bébé nous avons toujours été ainsi. Pour nous c'est un continuum de la vie, elle en fait partie, en s'en moquant nous ne l’appréhendons plus elle a perdu tout son tragique.  Je suis plus tout jeune j'ai 84 ans, j'ai perdu des proches, des membres de ma familles, bien ce fut toujours avec le sourire, j'ai pourtant pleuré, mais ça n'a pas dépassé la demi heure, au contraire je me réjouissais pour elle, un blague bien macabre me revenais et je l'a disais à mon proche. Sauf une seule fois ou là, j'ai eu un grand moment d'abattement ça a durer deux jours, c'est la perte d'un ami qui avait mon age , il est mort d'une overdose de ch'val il avait une vingtaine d'année, ça je l'ai mal encaissé, car j'ai trouvé que pour lui ça faisait vraiment trop jeune. Mais après j'ai compris aussi, que s'il se piquait c'est que vraiment c'était pour supporter cette garce de vie, les souffrances qu'ils enduraient l'avaient conduit à cela, dans le fond il était libéré.

Il y a 6 ans alors là, je l'ai vue de très prés dans les yeux, j'ai fait des comas, avec anoxie de plusieurs heures, suite à une leucémie lymphoïde chronique, je vais te dire j'ai pas eu la moindre crainte, j'étais très heureux, mais vraiment très heureux. La mort il ne faut pas la craindre.

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Membre, 66ans Posté(e)
pila Membre 18 571 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
Posté(e)
Le 10/06/2018 à 20:55, Black Dog a dit :

Il faut apprendre à s'y faire. C'est comme la météo on n'a pas d'autres que de faire avec. Il faut se faire une raison et l'accepter.

On s'y fait sans s'y faire. J'ai perdu ma mère à 17 ans. Elle a été malade pendant 8 ans. J'ai dis à ma soeur de 13 ans : "Maintenant, elle ne souffre plus".

Et au fil de la Vie, si on est un peu humain, on voit le défilé s'allonger. J'ai perdu mes trois beaufs. 38, 49, 53 ans. Un cousin de ma femme très proche de nous; 35 ans. Des copains, jeunes aussi. D'accidents, de maladie... C'est usant, à la fin. On s'habitue sans s'habituer. Et après, on vous reproche de ne pas être gai tous les jours !

Ma soeur, elle, elle s'en fout ! C.....asse !

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Membre, 35ans Posté(e)
DKKRR Membre 1 246 messages
Forumeur accro‚ 35ans‚
Posté(e)

De la tristesse et un soulagement. De la tristesse car l'on déplore gravement le fait que l'on ne reverra plus jamais (sur cette terre) la personne. Qu'on ne lui parlera plus jamais. Que notre histoire avec elle est restée en suspend sans que l'on puisse réellement "l'achever". Qu'il y avait encore beaucoup de choses à se dire, à faire, à partager ensemble. Que toutes les promesses faites n'ont pas pu être tenues.

 

Du soulagement dans un second temps. Une fois les premières pulsions passées on réfléchit. En tant que Croyant on possède la certitude de la continuité de la vie après la mort. L'on sait que celle-ci ne constitue qu'un tremplin vers un autre monde, un monde plus durable, le vrai monde. L'on se dit que cette vie n'était qu'éphémère, qu'elle n'était qu'illusions. Qu'elle n'était qu'un court passage où les moments de peine se mêlaient aux moments de joie. Que toutes les souffrances physiques et psychiques du défunt sont désormais terminées. Qu'enfin il pourra jouir de la vraie liberté, du vrai bonheur de l'au-delà. Que toutes les contraintes qui le restreignaient dans son être, que tous les maux qu'il subissait, que tous les moments de peine qu'il éprouvait, que toutes ces choses négatives ont désormais disparu le concernant et que désormais ce n'est que du repos et du bonheur qu'il éprouveras.

Donc au final on se retrouve, dans un certain sens, joyeux en se disant que l'être que l'on aime se trouve dans une position plus favorable que celle qu'il occupait ici-bas et que bientôt l'on se reverra en se retrouvant dans la même position.

 

Si je n'étais pas Croyant, je n'ai aucune idée de comment je réagirais.

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Membre, 29ans Posté(e)
Maelys13 Membre 1 185 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)

C’est assez difficile d’expliquer cela, puisque les gens n’ont pas forcément la même réaction. J’ai perdu deux personnes dans ma vie, et ça a été horrible. La première, c’était mon meilleur ami, je n’ai montré aucune émotion. La seconde a été mon grand-père, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps…

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 49 141 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)

Comme j'ai connu énormément de monde et comme je ne suis pas toute jeune  la mort fauche, fauche et fauche encore...Parfois j'ai été malade de chagrin...Maintenant j'essaie de me préserver je ne vais pas aux enterrements voir une personne que j'aime morte me choque profondément.

 

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 348 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Le 11/06/2018 à 07:21, The_Dalek a dit :

Le deuil, la perte d'un proche, on le subit, on souffre durement et longtemps, puis on l'accepte parce qu'il n'y a rien d'autre a faire qu'accepter et vivre avec

Ca dépend des situations...je peux vous assurer que je n'accepterai jamais la perte de l'un d'entre eux...que la colère est toujours présente! et qu'elle est un bienfait!

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Membre, 66ans Posté(e)
pila Membre 18 571 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
Posté(e)

C'était en avril 2016.

Jean-Pierre était dans sa chambre; dans son lit médicalisé. L'amiante. Il avait 71 ans. Sa femme et la mienne causaient en bas, dans la cuisine.

"Il est beau le plant de ton voisin, Jean-Pierre".

"Oui; c'est un camélia".

"Ah ! De loin, je voyais un beau rosier".

"Non non; c'est un camélia".

Ce fut notre dernier échange. Ca me restera toujours. Il mourut cinq jours plus tard.

Il m'avait connu quand j'avais six ans; j'ai été à sa messe de mariage à huit ans. Nous avons travaillé dans la même boite pendant 20 ans. On a eu des sacrés moments de rigolade; on avait un peu le même humour. Il est parti, chez lui. Il était temps pour lui.

 

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Invité PINOCCHIO
Invités, Posté(e)
Invité PINOCCHIO
Invité PINOCCHIO Invités 0 message
Posté(e)

Imaginer les gens qui ont "perdus" Hallyday , la peine qu'ils ont eus, pire qu'un proche, et pourtant il était pas de leurs familles, comme quoi même pour une star , il y en a qui chiale comme des gamins  :sleep:

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Membre, 66ans Posté(e)
pila Membre 18 571 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
Posté(e)

J'ai su que Gainsbourg était mort le dimanche 3 mars 1991 vers 8h00. Je regardais M6. J'ai versé une larmichette.

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Invité PINOCCHIO
Invités, Posté(e)
Invité PINOCCHIO
Invité PINOCCHIO Invités 0 message
Posté(e)

Mais là c'étais normal ,vu l'état de décrépitude qu'on  voyait, une déchéance à  chaque fois qu'il apparaissait, gainsbard  à voulu trop jouer , il a perdu, seul dans son coin et personne l'a trop regretté, moi le premier :o°

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  • 2 mois après...
Nouveau, 31ans Posté(e)
ced121 Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 31ans‚
Posté(e)
Le 10/06/2018 à 20:30, Crabe_fantome a dit :

ça dépend beaucoup de la relation que tu as avec l'autre et de la relation que tu as avec la mort; tu peux soit t'effondrer sur toi même, littéralement parlant, soit finalement t'en foutre un peu.

 

Tu as des articles intéressants sur les réactions types face à la mort, sur les différences phases du deuil qui sont, sur certains points, sensiblement proche d'une séparation sentimentale: choc, déni, colère, négociation, dépression et enfin acceptation.

 

Savoir ce que les autres ont senti face au deuil ne te servira pas, mais si tu crains la mort et si tu aimes tes proches plus que tout, tu vas en chier comme jamais. Parfois je me dis que c'est un stade nécessaire pour faire fasse soi même à la mort avec plus de sérénité. 

 

Le 10/06/2018 à 20:08, Naluue a dit :

Bonsoir,

Il y a bien une chose que je n'imagine ni de près ni de loin tant elle me terrifie, une chose que je ne connais pas : la perte d'un proche, ami, famille ou même idole. C'est un peu macabre et je m'excuse d'avance pour ce que je vais demander. 

Pourriez-vous me dire ce que vous avez ressenti suite au décès d'une personne qui vous était chère ? 

(Je me ré excuse sincèrement j'espère ne choquer personne...)

Bonjour naluue, je trouve se thème très intéressant, pour moi même j'ai 24 ans et  j'ai perdu ma compagne il y a un peu plus d'un an maintenant, je l'ai rencontré à 13 ans et entre 2015 et 2016 verdict leucémie agressive, elle sait battue pendant 1ans, nous deux c'était vraiment unique et fusionnelle, une semaine avant son décès j'ai l'impression que mon cerveau à mis en place des automatismes sachant que le choc allez est violent, le jour de son décès, je n'ai pour dire ressenti qu'un énorme vite, aucune émotion, aucun sentiment, et cela a continué pendant 9 mois, ensuite j'ai réappris à vivre, comme je le pouvais, je n'ai peut-être que 24 ans mais je sais ce vide restera à vie, ça m'a retiré une partie de moi et je sais que c'est irréversible, j'ai beaucoup de regrets, par exemple de ne pas l'avoir serrée plus dans mes bras, merci et bonne soirée à vous

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Membre, 23ans Posté(e)
Naluue Membre 1 223 messages
Mentor‚ 23ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, ced121 a dit :

 

Bonjour naluue, je trouve se thème très intéressant, pour moi même j'ai 24 ans et  j'ai perdu ma compagne il y a un peu plus d'un an maintenant, je l'ai rencontré à 13 ans et entre 2015 et 2016 verdict leucémie agressive, elle sait battue pendant 1ans, nous deux c'était vraiment unique et fusionnelle, une semaine avant son décès j'ai l'impression que mon cerveau à mis en place des automatismes sachant que le choc allez est violent, le jour de son décès, je n'ai pour dire ressenti qu'un énorme vite, aucune émotion, aucun sentiment, et cela a continué pendant 9 mois, ensuite j'ai réappris à vivre, comme je le pouvais, je n'ai peut-être que 24 ans mais je sais ce vide restera à vie, ça m'a retiré une partie de moi et je sais que c'est irréversible, j'ai beaucoup de regrets, par exemple de ne pas l'avoir serrée plus dans mes bras, merci et bonne soirée à vous

C'est horriblement triste, j'en suis désolée.

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 110 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
Le 10/06/2018 à 20:08, Naluue a dit :

Il y a bien une chose que je n'imagine ni de près ni de loin tant elle me terrifie, une chose que je ne connais pas

Bonjour Naluue,

Lorsque j’étais enfant et qu’il y avait un mort dans la commune, les familles et les amis étaient invitées à rendre une dernière visite au défunt sur son lit de mort.

Pour l’enfant que j’étais, comme pour tous les enfants, je considérais la vie et la mort en spectateur.

Le statut de spectateur, c’est la protection psychique naturelle des enfants contre les drames, dans cette incapacité qu’ils ont de s’identifier aux disparus. (La vie est ainsi très bien faite)

Puis en prenant de l’âge, l’on devient adolescent comme vous l’êtes, avec cette prise de conscience progressive que la mort, ce n’est pas seulement ce qui survient ou peut survenir chez les autres, elle peut nous atteindre à n’importe quel moment.

Dés lors, vous devenez en capacité de vous identifier au défunt et à la souffrance que peuvent ressentir les proches de cette disparition.

Paradoxalement, lors des enterrements, avec la tristesse naturelle et compréhensible des proches, je me suis toujours interrogé si les personnes qui pleuraient le faisait pour le défunt ou s’apitoyait sur leur propre existence ?  (Je reste convaincu que les deux sentiments sont simultanément à l’œuvre)

Puis l’on devient adulte, ou la mort devient une évidence logique, notamment avec la disparition des personnes âgées, comme une évidence qui s’inscrit conformément dans l’ordre normal des choses.

D’observer au cours des inhumations, que ce sont les petits enfants qui pleurent ou sont très émus lorsqu’ils sont frappés par la disparition d’un grand père ou d’une grand-mère

Lorsqu’il s’agit de la mort d’un jeune, en tant que parent, nous avons souvent une réaction de révolte et un sentiment d’injustice, en pensant immédiatement que ce n’est pas dans l’ordre des choses, même si cela ne change strictement rien à la donne.

Pour conclure, en prenant de l’âge, nos perceptions et nos perspectives sur la mort se modifient et nous font prendre conscience de la brièveté de la vie.

Saurions nous apprécier, admirer et aimer la vie tout simplement, si la mort n’existait pas ?

Je crois bien que nous en serions incapables…

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