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Invité Quasi-Modo

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Membre, Pépé fada , râleur , et clairvoyant ., 79ans Posté(e)
Maurice Clampin Membre 11 038 messages
79ans‚ Pépé fada , râleur , et clairvoyant .,
Posté(e)
il y a 22 minutes, Quasi-Modo a dit :

Salut Jedino et bienvenue sur cette obscure discussion (mais néanmoins sérieuse je l'espère)! ...:hello:

Je relève ce paragraphe et notamment le doute que tu soulèves sur la menace pour la démocratie, parce qu'il me paraît que tu n'as pas relevé l'aspect collectif et social du psychologisme politique. Un biais cognitif est une faiblesse de raisonnement qu'on ne puisse pas expliquer autrement que par la nature du psychisme humain presque à un niveau biologique.

Le psychologisme politique est plutôt d'ordre sociologique et collectif (contrairement à l'insulte qui est personnalisée) ce qui lui confère une dimension assez inédite. Ainsi (toute ressemblance avec la réalité ne serait que fiction :smile2:) nous pourrions très bien imaginer qu'un groupe de personnes dans un parti politique soit constamment mis au ban de la société, et les questions qu'ils soulèvent constamment éludées ou mises de côté, les politiciens n'osant même pas relever ces questions sans avoir peur pour leur côte de popularité.

De la même façon un terrorisme intellectuel poussant les individus à éviter les sujets tabous ou à l'autocensure le phénomène prend d'autant plus d'ampleur. Et là nous ne parlons pas du problème social évident lié à la stigmatisation de certaines personnes, et éventuellement les discriminations derrière, puisqu'on sera plus volontiers méchants/agressifs envers quelqu'un qu'on juge négativement qu'envers quelqu'un qu'on juge positivement.

Cela peut aussi être instrumentalisé par les médias télévisés qui savent qu'ils feront le buzz, ce qui est bon pour leur audimat, mais entretient cyniquement le problème. De cette façon alors, la pouvoir politique peut agir librement face à ces repoussoirs, épouvantails de l'opinion politique, sans même se préoccuper de la sensibilité de ces personnes.

:pap:Hou là là ..... Que voilà de savantes cogitations à propos de ce psychologisme associé à l' effet de meute .

Effet de meute générateur de cet insupportable terrorisme intellectuel ....

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Membre, Grégairophobe..., Posté(e)
Mite_Railleuse Membre 41 038 messages
Grégairophobe...,
Posté(e)
il y a une heure, hanss a dit :

Bander sur des idées xenophobes qui jouent sur la peur et la bêtise des uns et des autres n'a jamais été de la politique ceci dit. 

Bien au contraire...

il y a une heure, Maurice Clampin a dit :

:pap:Hou là là ..... Que voilà de savantes cogitations à propos de ce psychologisme associé à l' effet de meute .

Effet de meute générateur de cet insupportable terrorisme intellectuel ....

Et la meute commence à partir de combien ?

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 1 minute, Quasi-Modo a dit :

Aussi curieux que cela puisse te paraître je n'en suis pas persuadé, même si je dirais plutôt que le débat est très souvent faussé. Comme la plupart des discussions humaines dans ce sens là, cela dépend aussi beaucoup des capacités et de l'ouverture d'esprit de l'auditoire.

Il suffit de les voir tous depuis Mitterrand avec leurs petites mains bien posées à plat sur le bureau, les voir se contrôler , le vide des discours est remplacé justement par ce que les gens pourraient interpréter .

On donne le change sur son attitude, sur sa façon de répondre, on est conseillé , finalement c'est l'image qui a le dessus, la preuve, on parle d'angle etc...

Si on regarde les derniers débat minutés, c'est du grand n'importe quoi, comment peut on expliquer sa vision en quelques minutes? comment peut on le faire avec les questions souvent idiotes et dirigées des journalistes, qui eux aussi font souvent partie du débat.

Alors je le dis, il ne reste plus le temps que pour interpréter ce qu'on aimerait voir, pour juger sans écouter,

il a été bon!

Ne voulant pas dire que ses réponses l'étaient, mais seulement qu'il a bien contré son adversaire avec peut être aucune sincérité, obligé que nous sommes de passer plus de temps à décrypter c'est vrai qu'à réellement trouver le projet intéressant.

Puis ensuite, vient la tartine du "débriefing" au cas ou un idiot n'aurait pas bien compris que le bon candidat, c'est celui ci et non celui là;

J'ai de plus en plus de mal à croire tous ces gens, et ça devient pour moi une perte de temps de les écouter.

Quasi modo l'ouverture d'esprit de l'auditoire depend surtout de la qualité du débat.

Il vous arrive de changer diamétralement d'opinion en écoutant un discours politique?

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)
il y a 17 minutes, Quasi-Modo a dit :

Salut Jedino et bienvenue sur cette obscure discussion (mais néanmoins sérieuse je l'espère)! ...:hello:

Je relève ce paragraphe et notamment le doute que tu soulèves sur la menace pour la démocratie, parce qu'il me paraît que tu n'as pas relevé l'aspect collectif et social du psychologisme politique. Un biais cognitif est une faiblesse de raisonnement qu'on ne puisse pas expliquer autrement que par la nature du psychisme humain presque à un niveau biologique.

Le psychologisme politique est plutôt d'ordre sociologique et collectif (contrairement à l'insulte qui est personnalisée) ce qui lui confère une dimension assez inédite. Ainsi (toute ressemblance avec la réalité ne serait que fiction :smile2:) nous pourrions très bien imaginer qu'un groupe de personnes dans un parti politique soit constamment mis au ban de la société, et les questions qu'ils soulèvent constamment éludées ou mises de côté, les politiciens n'osant même pas relever ces questions sans avoir peur pour leur côte de popularité.

De la même façon un terrorisme intellectuel poussant les individus à éviter les sujets tabous ou à l'autocensure le phénomène prend d'autant plus d'ampleur. Et là nous ne parlons pas du problème social évident lié à la stigmatisation de certaines personnes, et éventuellement les discriminations derrière, puisqu'on sera plus volontiers méchants/agressifs envers quelqu'un qu'on juge négativement qu'envers quelqu'un qu'on juge positivement.

Cela peut aussi être instrumentalisé par les médias télévisés qui savent qu'ils feront le buzz, ce qui est bon pour leur audimat, mais entretient cyniquement le problème. De cette façon alors, la pouvoir politique peut agir librement face à ces repoussoirs, épouvantails de l'opinion politique, sans même se préoccuper de la sensibilité de ces personnes.

Ce que tu m'évoques ressemble à du conformisme qui est effectivement un biais cognitif. Ce que tu m'évoques me fait penser également au péril d'une démocratie qui est que la majorité tyrannise une minorité par manque de conformisme. Donc, objectivement, le péril est intrinsèque aussi à la démocratie.

Maintenant, concernant les questions que peuvent soulever cette minorité, je pourrais éluder le problème en te disant qu'une minorité inaudible est effectivement inaudible. Certaines questions ne sont-elles pas bonnes à poser pour autant ? Probablement : il est rare de croiser une personne, un parti, un groupe, qui ne pose aucune vraie question. Pour préciser encore ma pensée, je te dirais que pour être audible, il faut déjà se rendre audible. Par exemple, si historiquement je suis un parti réputé pour ses sorties xénophobes, il ne suffit pas de prétendre avoir changé pour paraître, aux yeux de tous, un autre. La réputation, et donc le risque d'être déformé, est un phénomène complexe, comme tu le sais. Le débat politique n'étant pas un débat d'idée mais un lieu de provocations et d'image, et dès lors que tu participes ou es figé dans une image particulière, tu deviens nécessairement inaudible pour partie ou tous des personnes. Le fond est important, mais dans notre société, la forme est (malheureusement) essentielle. Il est donc difficile, par exemple, de prétendre poser la question de l'immigration après des sorties passées très limites, quand bien même ce sont des autres personnes. Un parti a une identité dans notre logique, il va donc de soi dans cette même logique de donner une continuité à son histoire. Cela ne signifie pas que le problème ne se pose pas, en effet.

La manipulation d'opinion pourrait être une explication, celle en quelque sorte du bouc-émissaire. Mais cela est rarement si simple. Lorsqu'on cultive une image, on finit par être associé à cela. L'être humain a cela qu'il aime simplifier, et donc catégorise. Une fois rangé, il est difficile d'en changer. C'est pourquoi il ne suffit pas de dire "Je suis un autre" pour être effectivement considéré comme tel, même si cela peut être vrai. Les personnalités politiques ne sont pas, je pense, dupes de ces choses-là et elles jouent largement dessus. Lorsqu'on préfère politiser les passions que les raisons, il est difficile d'être audible en le reprochant par la suite. C'est une question de continuité, de cohérence, qui est nécessaire lorsqu'on souhaite participer au débat politique.

Maintenant, je suis en accord avec toi, il est dommage d'associer nécessairement la personne et son discours dans un débat. Mais les choses sont ainsi faites aujourd'hui. C'est pourquoi, pour qu'une question puisse être entendue, il faut d'abord que l'image que les autres ont de nous soient celle de quelqu'un qui peut l'être. Ceci est artificiel mais, malheureusement, nécessaire.

il y a 2 minutes, PASCOU a dit :

En politique le débat est toujours faussé puisque le but n'est pas l'échange d' idées, mais de convaincre du bien fondé des siennes  parfois même pas , seulement de celles portées par la vague et qui permettront d'atteindre son but.

Il suffit de voir dans les alternatives majorité /opposition au parlement des gens combattre les idées qu'ils défendaient hier.

Puis il y a d'excellents discours à l'assemblée par des gens de qualité comme il y en a eu sur l'Europe , totalement effacés par deux trois phrases bien placées qui font en deux minutes s'écrouler le beau chateau de cartes construit avec intelligence, le populisme prend de plus en plus de place sur le débat, et ceux qui en parle le plus sont souvent les mêmes qui le pratique.

Poivre d'Arvor disait que ce qui' l'avait le plus étonné chez le politique, c'est de donner une position  diamétralement opposée devant les caméras à celle en coulisse avec un aplomb indécent, le but, contrer la personne en face, joute verbale , on joue encore à celui qui a la plus longue.

C'est  difficile d'avoir un échange d'idées quand le but est le pouvoir à tout prix et son seul courant de pensée.

Ensuite , avoir tendance à analyser est la conséquence du vide des débats, avec des phrases toutes faites, que vous entendez dans la bouche de leurs auteurs, le lundi, le mardi le mercredi des patates aussi...

Tout ça fait que lorsque le contenu n'est pas terrible, on peu trouver la boite jolie ou pas. 

 

En effet, le débat démocratique ressemble bien plus à des monologues qu'à un dialogue, et ce n'est effectivement pas que je/nous faisons de la chose.

En effet aussi, la politique, celle médiatisée, tient plus de la rhétorique, de la joute verbale, que de la réflexion. D'où une culture de l'image, d'où le fait que le débat politique des dernières élections fût si pauvre. Ce n'est pas ce que nous semblons attendre de cela, mais c'est ce qui nous est vendus pour faire nos choix politiques au moment des votes. Et, à moins d'une volonté d'aller soi-même s'informer, nous en restons là. Parler d'un débat politique me semble du coup abusif, oui. Typiquement, les "débats" organisés pour la présidentielle étaient amusants, mais assez peu constructifs. C'était un monologue contre un autre, à celui qui taclera le mieux l'autre pour paraître le petit chef de la classe le plus apte à commander le pays. Une logique de cours d'école qui n'est pas digne d'un débat démocratique. D'ailleurs, le dernier fût explicitement de la présentation et correspondait finalement à ce qu'étaient tous ces "débats".

En cela, je crois que nous sommes d'accord. Reste que le débat démocratique peut être un débat porté par quelques candidats ou partis, et c'est une façon de le concevoir. Mais dans démocratie, il y a "demos", et cela signifie en réalité que ce soit à tout un chacun de faire en sorte que ce débat soit ce qu'il doit être et non pas ce qu'il est actuellement. Il ne tient qu'à nous, en somme.

Pour finir, je rebondis sur l'idée du "seul courant de pensée" qui, en effet, me semble avoir toujours été une chose dangereuse lorsque la conviction devient idéologie, fermeture à toute contradiction ou toute réflexion. La logique de parti ne me semble pas être la bonne, la force du conformisme (ou de l'opportunisme) pouvant dès lors faire tout son travail.

il y a 46 minutes, Quasi-Modo a dit :

Salut Jedino et bienvenue sur cette obscure discussion (mais néanmoins sérieuse je l'espère)! ...:hello:

Le sérieux d'une discussion dépend davantage de ses interlocuteurs que de la thématique en elle-même. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ;)

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Membre, Pépé fada , râleur , et clairvoyant ., 79ans Posté(e)
Maurice Clampin Membre 11 038 messages
79ans‚ Pépé fada , râleur , et clairvoyant .,
Posté(e)
il y a 5 minutes, Mite_Railleuse a dit :

Bien au contraire...

Et la meute commence à partir de combien ?

:pap:  Chez les chiens , à partir de deux .... 

Et plus ils sont nombreux plus ils sont dangereux ...

il y a 23 minutes, Mite_Railleuse a dit :

Toi, non ! Tes parenthèses oui  :D

:pap:   Crois-tu ? .... GGsmzb7k41K_siffler.gif

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 4 minutes, PASCOU a dit :

Il suffit de les voir tous depuis Mitterrand avec leurs petites mains bien posées à plat sur le bureau, les voir se contrôler , le vide des discours est remplacé justement par ce que les gens pourraient interpréter .

On donne le change sur son attitude, sur sa façon de répondre, on est conseillé , finalement c'est l'image qui a le dessus, la preuve, on parle d'angle etc...

Si on regarde les derniers débat minutés, c'est du grand n'importe quoi, comment peut on expliquer sa vision en quelques minutes? comment peut on le faire avec les questions souvent idiotes et dirigées des journalistes, qui eux aussi font souvent partie du débat.

Alors je le dis, il ne reste plus le temps que pour interpréter ce qu'on aimerait voir, pour juger sans écouter,

il a été bon!

Ne voulant pas dire que ses réponses l'étaient, mais seulement qu'il a bien contré son adversaire avec peut être aucune sincérité, obligé que nous sommes de passer plus de temps à décrypter c'est vrai qu'à réellement trouver le projet intéressant.

Puis ensuite, vient la tartine du "débriefing" au cas ou un idiot n'aurait pas bien compris que le bon candidat, c'est celui ci et non celui là;

J'ai de plus en plus de mal à croire tous ces gens, et ça devient pour moi une perte de temps de les écouter.

Quasi modo l'ouverture d'esprit de l'auditoire depend surtout de la qualité du débat.

Il vous arrive de changer diamétralement d'opinion en écoutant un discours politique?

Je conçois comme vrai le problème lié aux hommes ou femmes politiques que tu décris comme cyniques, hypocrites, sans convictions personnelles. Un peu comme des vendeurs à la sauvette ou des publicitaires, l'essentiel n'est pas d'y croire mais de convaincre. Les politiciens professionnels sont des trafiquants de la subjectivité.

Mais je crois en tous les cas aux vertus du débat démocratique, et d'ailleurs comment justifier son intérêt (ainsi in fine celui de la démocratie) si nous supposons que personne ne se défait jamais de son opinion? Si je ne change que rarement d'avis de façon diamétralement opposée il m'arrive d'être sensible sur une question à des arguments provenant de politiques de bords divers.

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Membre, 57ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)
il y a 22 minutes, hanss a dit :

Bander sur des idées xenophobes qui jouent sur la peur et la bêtise des uns et des autres n'a jamais été de la politique ceci dit. 

Le racisme est une manière de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même.

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Membre, 43ans Posté(e)
hanss Membre 48 690 messages
Maitre des forums‚ 43ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, ping a dit :

Le racisme est une manière de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même.

Y'en a qui sont sacrément dégoûtés de leurs gueules Ici meme :D

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Membre, Pépé fada , râleur , et clairvoyant ., 79ans Posté(e)
Maurice Clampin Membre 11 038 messages
79ans‚ Pépé fada , râleur , et clairvoyant .,
Posté(e)
il y a 4 minutes, Mite_Railleuse a dit :

T'as raison ! Pas que les parenthèses... Toi aussi :D

:pap:Pas possible .... Il faut être intelligent et savant pour faire du psychologisme ... 

Moi , ça serait plutôt du cro-magnonisme ...... On fait ça qu'on peut avec ça qu' on a .

 

 

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 16 minutes, Jedino a dit :

Maintenant, je suis en accord avec toi, il est dommage d'associer nécessairement la personne et son discours dans un débat. Mais les choses sont ainsi faites aujourd'hui. C'est pourquoi, pour qu'une question puisse être entendue, il faut d'abord que l'image que les autres ont de nous soient celle de quelqu'un qui peut l'être. Ceci est artificiel mais, malheureusement, nécessaire.

Tu mets donc toute ma tentative par terre d'une seule phrase! :D

Précisément mon propos et mon ambition ici est de lutter contre l'idée qu'il y a une connexion nécessaire entre certaines qualités ou certains traits de caractère (positifs ou négatifs) et une position politique. Pour moi il n'y a pas de fatalité dans ce domaine sauf celle à laquelle l'humanité aura décidé unanimement et éternellement d'acquiescer.

Je te rejoins sur l'image, la sémantique, le beau costume, la voix grave et solennelle, qui seront nécessaires pour qu'un homme politique de premier plan soit pris au sérieux. Mais je remarque qu'une personne qui nous promet monts et merveilles, ou qui affirme qu'elle va nous sauver, il n'est pas nécessaire qu'elle soit bien habillée pour qu'on la croie ;)

Sinon dans l'absolu il n'y a pas de soucis à associer une personne à son discours, le problème va intervenir lorsqu'il y a exclusion d'un groupe et une absence totale de considération aussi bien personnelle que politique.

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Membre, Grégairophobe..., Posté(e)
Mite_Railleuse Membre 41 038 messages
Grégairophobe...,
Posté(e)
il y a une heure, Maurice Clampin a dit :

:pap:Pas possible .... Il faut être intelligent et savant pour faire du psychologisme ... 

Moi , ça serait plutôt du cro-magnonisme ...... On fait ça qu'on peut avec ça qu' on a .

 

 

C'est un peu pareil ! C'est le reptilien en nous... 

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 47 minutes, Jedino a dit :

Ce que tu m'évoques ressemble à du conformisme qui est effectivement un biais cognitif. Ce que tu m'évoques me fait penser également au péril d'une démocratie qui est que la majorité tyrannise une minorité par manque de conformisme. Donc, objectivement, le péril est intrinsèque aussi à la démocratie.

Maintenant, concernant les questions que peuvent soulever cette minorité, je pourrais éluder le problème en te disant qu'une minorité inaudible est effectivement inaudible. Certaines questions ne sont-elles pas bonnes à poser pour autant ? Probablement : il est rare de croiser une personne, un parti, un groupe, qui ne pose aucune vraie question. Pour préciser encore ma pensée, je te dirais que pour être audible, il faut déjà se rendre audible. Par exemple, si historiquement je suis un parti réputé pour ses sorties xénophobes, il ne suffit pas de prétendre avoir changé pour paraître, aux yeux de tous, un autre. La réputation, et donc le risque d'être déformé, est un phénomène complexe, comme tu le sais. Le débat politique n'étant pas un débat d'idée mais un lieu de provocations et d'image, et dès lors que tu participes ou es figé dans une image particulière, tu deviens nécessairement inaudible pour partie ou tous des personnes. Le fond est important, mais dans notre société, la forme est (malheureusement) essentielle. Il est donc difficile, par exemple, de prétendre poser la question de l'immigration après des sorties passées très limites, quand bien même ce sont des autres personnes. Un parti a une identité dans notre logique, il va donc de soi dans cette même logique de donner une continuité à son histoire. Cela ne signifie pas que le problème ne se pose pas, en effet.

La manipulation d'opinion pourrait être une explication, celle en quelque sorte du bouc-émissaire. Mais cela est rarement si simple. Lorsqu'on cultive une image, on finit par être associé à cela. L'être humain a cela qu'il aime simplifier, et donc catégorise. Une fois rangé, il est difficile d'en changer. C'est pourquoi il ne suffit pas de dire "Je suis un autre" pour être effectivement considéré comme tel, même si cela peut être vrai. Les personnalités politiques ne sont pas, je pense, dupes de ces choses-là et elles jouent largement dessus. Lorsqu'on préfère politiser les passions que les raisons, il est difficile d'être audible en le reprochant par la suite. C'est une question de continuité, de cohérence, qui est nécessaire lorsqu'on souhaite participer au débat politique.

Maintenant, je suis en accord avec toi, il est dommage d'associer nécessairement la personne et son discours dans un débat. Mais les choses sont ainsi faites aujourd'hui. C'est pourquoi, pour qu'une question puisse être entendue, il faut d'abord que l'image que les autres ont de nous soient celle de quelqu'un qui peut l'être. Ceci est artificiel mais, malheureusement, nécessaire.

En effet, le débat démocratique ressemble bien plus à des monologues qu'à un dialogue, et ce n'est effectivement pas que je/nous faisons de la chose.

En effet aussi, la politique, celle médiatisée, tient plus de la rhétorique, de la joute verbale, que de la réflexion. D'où une culture de l'image, d'où le fait que le débat politique des dernières élections fût si pauvre. Ce n'est pas ce que nous semblons attendre de cela, mais c'est ce qui nous est vendus pour faire nos choix politiques au moment des votes. Et, à moins d'une volonté d'aller soi-même s'informer, nous en restons là. Parler d'un débat politique me semble du coup abusif, oui. Typiquement, les "débats" organisés pour la présidentielle étaient amusants, mais assez peu constructifs. C'était un monologue contre un autre, à celui qui taclera le mieux l'autre pour paraître le petit chef de la classe le plus apte à commander le pays. Une logique de cours d'école qui n'est pas digne d'un débat démocratique. D'ailleurs, le dernier fût explicitement de la présentation et correspondait finalement à ce qu'étaient tous ces "débats".

En cela, je crois que nous sommes d'accord. Reste que le débat démocratique peut être un débat porté par quelques candidats ou partis, et c'est une façon de le concevoir. Mais dans démocratie, il y a "demos", et cela signifie en réalité que ce soit à tout un chacun de faire en sorte que ce débat soit ce qu'il doit être et non pas ce qu'il est actuellement. Il ne tient qu'à nous, en somme.

Pour finir, je rebondis sur l'idée du "seul courant de pensée" qui, en effet, me semble avoir toujours été une chose dangereuse lorsque la conviction devient idéologie, fermeture à toute contradiction ou toute réflexion. La logique de parti ne me semble pas être la bonne, la force du conformisme (ou de l'opportunisme) pouvant dès lors faire tout son travail.

Le sérieux d'une discussion dépend davantage de ses interlocuteurs que de la thématique en elle-même. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ;)

 

il y a 48 minutes, Jedino a dit :

Ce que tu m'évoques ressemble à du conformisme qui est effectivement un biais cognitif. Ce que tu m'évoques me fait penser également au péril d'une démocratie qui est que la majorité tyrannise une minorité par manque de conformisme. Donc, objectivement, le péril est intrinsèque aussi à la démocratie.

Maintenant, concernant les questions que peuvent soulever cette minorité, je pourrais éluder le problème en te disant qu'une minorité inaudible est effectivement inaudible. Certaines questions ne sont-elles pas bonnes à poser pour autant ? Probablement : il est rare de croiser une personne, un parti, un groupe, qui ne pose aucune vraie question. Pour préciser encore ma pensée, je te dirais que pour être audible, il faut déjà se rendre audible. Par exemple, si historiquement je suis un parti réputé pour ses sorties xénophobes, il ne suffit pas de prétendre avoir changé pour paraître, aux yeux de tous, un autre. La réputation, et donc le risque d'être déformé, est un phénomène complexe, comme tu le sais. Le débat politique n'étant pas un débat d'idée mais un lieu de provocations et d'image, et dès lors que tu participes ou es figé dans une image particulière, tu deviens nécessairement inaudible pour partie ou tous des personnes. Le fond est important, mais dans notre société, la forme est (malheureusement) essentielle. Il est donc difficile, par exemple, de prétendre poser la question de l'immigration après des sorties passées très limites, quand bien même ce sont des autres personnes. Un parti a une identité dans notre logique, il va donc de soi dans cette même logique de donner une continuité à son histoire. Cela ne signifie pas que le problème ne se pose pas, en effet.

La manipulation d'opinion pourrait être une explication, celle en quelque sorte du bouc-émissaire. Mais cela est rarement si simple. Lorsqu'on cultive une image, on finit par être associé à cela. L'être humain a cela qu'il aime simplifier, et donc catégorise. Une fois rangé, il est difficile d'en changer. C'est pourquoi il ne suffit pas de dire "Je suis un autre" pour être effectivement considéré comme tel, même si cela peut être vrai. Les personnalités politiques ne sont pas, je pense, dupes de ces choses-là et elles jouent largement dessus. Lorsqu'on préfère politiser les passions que les raisons, il est difficile d'être audible en le reprochant par la suite. C'est une question de continuité, de cohérence, qui est nécessaire lorsqu'on souhaite participer au débat politique.

Maintenant, je suis en accord avec toi, il est dommage d'associer nécessairement la personne et son discours dans un débat. Mais les choses sont ainsi faites aujourd'hui. C'est pourquoi, pour qu'une question puisse être entendue, il faut d'abord que l'image que les autres ont de nous soient celle de quelqu'un qui peut l'être. Ceci est artificiel mais, malheureusement, nécessaire.

En effet, le débat démocratique ressemble bien plus à des monologues qu'à un dialogue, et ce n'est effectivement pas que je/nous faisons de la chose.

En effet aussi, la politique, celle médiatisée, tient plus de la rhétorique, de la joute verbale, que de la réflexion. D'où une culture de l'image, d'où le fait que le débat politique des dernières élections fût si pauvre. Ce n'est pas ce que nous semblons attendre de cela, mais c'est ce qui nous est vendus pour faire nos choix politiques au moment des votes. Et, à moins d'une volonté d'aller soi-même s'informer, nous en restons là. Parler d'un débat politique me semble du coup abusif, oui. Typiquement, les "débats" organisés pour la présidentielle étaient amusants, mais assez peu constructifs. C'était un monologue contre un autre, à celui qui taclera le mieux l'autre pour paraître le petit chef de la classe le plus apte à commander le pays. Une logique de cours d'école qui n'est pas digne d'un débat démocratique. D'ailleurs, le dernier fût explicitement de la présentation et correspondait finalement à ce qu'étaient tous ces "débats".

En cela, je crois que nous sommes d'accord. Reste que le débat démocratique peut être un débat porté par quelques candidats ou partis, et c'est une façon de le concevoir. Mais dans démocratie, il y a "demos", et cela signifie en réalité que ce soit à tout un chacun de faire en sorte que ce débat soit ce qu'il doit être et non pas ce qu'il est actuellement. Il ne tient qu'à nous, en somme.

Pour finir, je rebondis sur l'idée du "seul courant de pensée" qui, en effet, me semble avoir toujours été une chose dangereuse lorsque la conviction devient idéologie, fermeture à toute contradiction ou toute réflexion. La logique de parti ne me semble pas être la bonne, la force du conformisme (ou de l'opportunisme) pouvant dès lors faire tout son travail.

Le sérieux d'une discussion dépend davantage de ses interlocuteurs que de la thématique en elle-même. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ;)

 

il y a 50 minutes, Jedino a dit :
il y a 52 minutes, Jedino a dit :

Ce que tu m'évoques ressemble à du conformisme qui est effectivement un biais cognitif. Ce que tu m'évoques me fait penser également au péril d'une démocratie qui est que la majorité tyrannise une minorité par manque de conformisme. Donc, objectivement, le péril est intrinsèque aussi à la démocratie.

Maintenant, concernant les questions que peuvent soulever cette minorité, je pourrais éluder le problème en te disant qu'une minorité inaudible est effectivement inaudible. Certaines questions ne sont-elles pas bonnes à poser pour autant ? Probablement : il est rare de croiser une personne, un parti, un groupe, qui ne pose aucune vraie question. Pour préciser encore ma pensée, je te dirais que pour être audible, il faut déjà se rendre audible. Par exemple, si historiquement je suis un parti réputé pour ses sorties xénophobes, il ne suffit pas de prétendre avoir changé pour paraître, aux yeux de tous, un autre. La réputation, et donc le risque d'être déformé, est un phénomène complexe, comme tu le sais. Le débat politique n'étant pas un débat d'idée mais un lieu de provocations et d'image, et dès lors que tu participes ou es figé dans une image particulière, tu deviens nécessairement inaudible pour partie ou tous des personnes. Le fond est important, mais dans notre société, la forme est (malheureusement) essentielle. Il est donc difficile, par exemple, de prétendre poser la question de l'immigration après des sorties passées très limites, quand bien même ce sont des autres personnes. Un parti a une identité dans notre logique, il va donc de soi dans cette même logique de donner une continuité à son histoire. Cela ne signifie pas que le problème ne se pose pas, en effet.

La manipulation d'opinion pourrait être une explication, celle en quelque sorte du bouc-émissaire. Mais cela est rarement si simple. Lorsqu'on cultive une image, on finit par être associé à cela. L'être humain a cela qu'il aime simplifier, et donc catégorise. Une fois rangé, il est difficile d'en changer. C'est pourquoi il ne suffit pas de dire "Je suis un autre" pour être effectivement considéré comme tel, même si cela peut être vrai. Les personnalités politiques ne sont pas, je pense, dupes de ces choses-là et elles jouent largement dessus. Lorsqu'on préfère politiser les passions que les raisons, il est difficile d'être audible en le reprochant par la suite. C'est une question de continuité, de cohérence, qui est nécessaire lorsqu'on souhaite participer au débat politique.

Maintenant, je suis en accord avec toi, il est dommage d'associer nécessairement la personne et son discours dans un débat. Mais les choses sont ainsi faites aujourd'hui. C'est pourquoi, pour qu'une question puisse être entendue, il faut d'abord que l'image que les autres ont de nous soient celle de quelqu'un qui peut l'être. Ceci est artificiel mais, malheureusement, nécessaire.

En effet, le débat démocratique ressemble bien plus à des monologues qu'à un dialogue, et ce n'est effectivement pas que je/nous faisons de la chose.

En effet aussi, la politique, celle médiatisée, tient plus de la rhétorique, de la joute verbale, que de la réflexion. D'où une culture de l'image, d'où le fait que le débat politique des dernières élections fût si pauvre. Ce n'est pas ce que nous semblons attendre de cela, mais c'est ce qui nous est vendus pour faire nos choix politiques au moment des votes. Et, à moins d'une volonté d'aller soi-même s'informer, nous en restons là. Parler d'un débat politique me semble du coup abusif, oui. Typiquement, les "débats" organisés pour la présidentielle étaient amusants, mais assez peu constructifs. C'était un monologue contre un autre, à celui qui taclera le mieux l'autre pour paraître le petit chef de la classe le plus apte à commander le pays. Une logique de cours d'école qui n'est pas digne d'un débat démocratique. D'ailleurs, le dernier fût explicitement de la présentation et correspondait finalement à ce qu'étaient tous ces "débats".

En cela, je crois que nous sommes d'accord. Reste que le débat démocratique peut être un débat porté par quelques candidats ou partis, et c'est une façon de le concevoir. Mais dans démocratie, il y a "demos", et cela signifie en réalité que ce soit à tout un chacun de faire en sorte que ce débat soit ce qu'il doit être et non pas ce qu'il est actuellement. Il ne tient qu'à nous, en somme.

Pour finir, je rebondis sur l'idée du "seul courant de pensée" qui, en effet, me semble avoir toujours été une chose dangereuse lorsque la conviction devient idéologie, fermeture à toute contradiction ou toute réflexion. La logique de parti ne me semble pas être la bonne, la force du conformisme (ou de l'opportunisme) pouvant dès lors faire tout son travail.

Le sérieux d'une discussion dépend davantage de ses interlocuteurs que de la thématique en elle-même. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ;)

 

il y a 55 minutes, Jedino a dit :

Ce que tu m'évoques ressemble à du conformisme qui est effectivement un biais cognitif. Ce que tu m'évoques me fait penser également au péril d'une démocratie qui est que la majorité tyrannise une minorité par manque de conformisme. Donc, objectivement, le péril est intrinsèque aussi à la démocratie.

Maintenant, concernant les questions que peuvent soulever cette minorité, je pourrais éluder le problème en te disant qu'une minorité inaudible est effectivement inaudible. Certaines questions ne sont-elles pas bonnes à poser pour autant ? Probablement : il est rare de croiser une personne, un parti, un groupe, qui ne pose aucune vraie question. Pour préciser encore ma pensée, je te dirais que pour être audible, il faut déjà se rendre audible. Par exemple, si historiquement je suis un parti réputé pour ses sorties xénophobes, il ne suffit pas de prétendre avoir changé pour paraître, aux yeux de tous, un autre. La réputation, et donc le risque d'être déformé, est un phénomène complexe, comme tu le sais. Le débat politique n'étant pas un débat d'idée mais un lieu de provocations et d'image, et dès lors que tu participes ou es figé dans une image particulière, tu deviens nécessairement inaudible pour partie ou tous des personnes. Le fond est important, mais dans notre société, la forme est (malheureusement) essentielle. Il est donc difficile, par exemple, de prétendre poser la question de l'immigration après des sorties passées très limites, quand bien même ce sont des autres personnes. Un parti a une identité dans notre logique, il va donc de soi dans cette même logique de donner une continuité à son histoire. Cela ne signifie pas que le problème ne se pose pas, en effet.

La manipulation d'opinion pourrait être une explication, celle en quelque sorte du bouc-émissaire. Mais cela est rarement si simple. Lorsqu'on cultive une image, on finit par être associé à cela. L'être humain a cela qu'il aime simplifier, et donc catégorise. Une fois rangé, il est difficile d'en changer. C'est pourquoi il ne suffit pas de dire "Je suis un autre" pour être effectivement considéré comme tel, même si cela peut être vrai. Les personnalités politiques ne sont pas, je pense, dupes de ces choses-là et elles jouent largement dessus. Lorsqu'on préfère politiser les passions que les raisons, il est difficile d'être audible en le reprochant par la suite. C'est une question de continuité, de cohérence, qui est nécessaire lorsqu'on souhaite participer au débat politique.

Maintenant, je suis en accord avec toi, il est dommage d'associer nécessairement la personne et son discours dans un débat. Mais les choses sont ainsi faites aujourd'hui. C'est pourquoi, pour qu'une question puisse être entendue, il faut d'abord que l'image que les autres ont de nous soient celle de quelqu'un qui peut l'être. Ceci est artificiel mais, malheureusement, nécessaire.

En effet, le débat démocratique ressemble bien plus à des monologues qu'à un dialogue, et ce n'est effectivement pas que je/nous faisons de la chose.

En effet aussi, la politique, celle médiatisée, tient plus de la rhétorique, de la joute verbale, que de la réflexion. D'où une culture de l'image, d'où le fait que le débat politique des dernières élections fût si pauvre. Ce n'est pas ce que nous semblons attendre de cela, mais c'est ce qui nous est vendus pour faire nos choix politiques au moment des votes. Et, à moins d'une volonté d'aller soi-même s'informer, nous en restons là. Parler d'un débat politique me semble du coup abusif, oui. Typiquement, les "débats" organisés pour la présidentielle étaient amusants, mais assez peu constructifs. C'était un monologue contre un autre, à celui qui taclera le mieux l'autre pour paraître le petit chef de la classe le plus apte à commander le pays. Une logique de cours d'école qui n'est pas digne d'un débat démocratique. D'ailleurs, le dernier fût explicitement de la présentation et correspondait finalement à ce qu'étaient tous ces "débats".

En cela, je crois que nous sommes d'accord. Reste que le débat démocratique peut être un débat porté par quelques candidats ou partis, et c'est une façon de le concevoir. Mais dans démocratie, il y a "demos", et cela signifie en réalité que ce soit à tout un chacun de faire en sorte que ce débat soit ce qu'il doit être et non pas ce qu'il est actuellement. Il ne tient qu'à nous, en somme.

Pour finir, je rebondis sur l'idée du "seul courant de pensée" qui, en effet, me semble avoir toujours été une chose dangereuse lorsque la conviction devient idéologie, fermeture à toute contradiction ou toute réflexion. La logique de parti ne me semble pas être la bonne, la force du conformisme (ou de l'opportunisme) pouvant dès lors faire tout son travail.

Le sérieux d'une discussion dépend davantage de ses interlocuteurs que de la thématique en elle-même. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que ;)

 

En effet, le débat démocratique ressemble bien plus à des monologues qu'à un dialogue, et ce n'est effectivement pas que

En effet aussi, la politique, celle médiatisée, tient plus de la rhétorique, de la joute verbale, que de la réflexion. D'où une culture de l'image, d'où le fait que le débat politique des dernières élections fût si pauvre. Ce n'est pas ce que nous semblons attendre de cela, mais c'est ce qui nous est vendus pour faire nos choix politiques au moment des votes. Et, à moins d'une volonté d'aller soi-même s'informer, nous en restons là. Parler d'un débat politique me semble du coup abusif, oui. Typiquement, les "débats" organisés pour la présidentielle étaient amusants, mais assez peu constructifs. C'était un monologue contre un autre, à celui qui taclera le mieux l'autre pour paraître le petit chef de la classe le plus apte à commander le pays. Une logique de cours d'école qui n'est pas digne d'un débat démocratique. D'ailleurs, le dernier fût explicitement de la présentation et correspondait finalement à ce qu'étaient tous ces "débats".

En cela, je crois que nous sommes d'accord. Reste que le débat démocratique peut être un débat porté par quelques candidats ou partis, et c'est une façon de le concevoir. Mais dans démocratie, il y a "demos", et cela signifie en réalité que ce soit à tout un chacun de faire en sorte que ce débat soit ce qu'il doit être et non pas ce qu'il est actuellement. Il ne tient qu'à nous, en somme.

Pour finir, je rebondis sur l'idée du "seul courant de pensée" qui, en effet, me semble avoir toujours été une chose dangereuse lorsque la conviction devient idéologie, fermeture à toute contradiction ou toute réflexion. La logique de parti ne me semble pas être la bonne, la force du conformisme (ou de l'opportunisme) pouvant dès lors faire tout son travail.

 

Je suis entièrement d'accord, nous avons pour simplifier: ce que nous méritons.

Et c'est valable pour beaucoup de choses, pour toucher le plus grand nombre on doit faire des choix, et c'est bien pour ça que le combat des petites phrases à depuis longtemps supplanté celui des beaux discours sincères  qui allaient au fond des problèmes, je dirais que nous avons des débats d'idées 'icones et SMS"!

 

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Invité Quasi-Modo
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il y a 15 minutes, PASCOU a dit :

Je suis entièrement d'accord, nous avons pour simplifier: ce que nous méritons.

Et c'est valable pour beaucoup de choses, pour toucher le plus grand nombre on doit faire des choix, et c'est bien pour ça que le combat des petites phrases à depuis longtemps supplanté celui des beaux discours sincères  qui allaient au fond des problèmes, je dirais que nous avons des débats d'idées 'icones et SMS"!

Pourtant, comment relier tout cela au mérite si c'est perçu comme une fatalité?

Je suis d'accord sur le constat, mais je pense que c'est une situation qu'on pourrait dépasser (ou au moins limiter les dégâts) tandis qu'aujourd'hui tout est fait pour encourager le processus.

il y a 52 minutes, Mite_Railleuse a dit :

C'est un peu pareil ! C'est le reptilien en nous... 

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PASCOU Membre 92 138 messages
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il y a 1 minute, Quasi-Modo a dit :

Pourtant, comment relier tout cela au mérite si c'est perçu comme une fatalité?

Je suis d'accord sur le constat, mais je pense que c'est une situation qu'on pourrait dépasser (ou au moins limiter les dégâts) tandis qu'aujourd'hui tout est fait pour encourager le processus.

Ce n'est pas une fatalité, je lisais plus haut quelque chose auquel je vais répondre sur un parti et ses antécédents, c'est de la stratégie politique et journalistique pour justement ne retenir de certains que ce qui est le plus négatif.

Plus tard, la je suis occupé, ça m'arrive;:) 

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 035 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
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il y a une heure, Quasi-Modo a dit :

Tu mets donc toute ma tentative par terre d'une seule phrase! :D

Précisément mon propos et mon ambition ici est de lutter contre l'idée qu'il y a une connexion nécessaire entre certaines qualités ou certains traits de caractère (positifs ou négatifs) et une position politique. Pour moi il n'y a pas de fatalité dans ce domaine sauf celle à laquelle l'humanité aura décidé unanimement et éternellement d'acquiescer.

Je te rejoins sur l'image, la sémantique, le beau costume, la voix grave et solennelle, qui seront nécessaires pour qu'un homme politique de premier plan soit pris au sérieux. Mais je remarque qu'une personne qui nous promet monts et merveilles, ou qui affirme qu'elle va nous sauver, il n'est pas nécessaire qu'elle soit bien habillée pour qu'on la croie ;)

Sinon dans l'absolu il n'y a pas de soucis à associer une personne à son discours, le problème va intervenir lorsqu'il y a exclusion d'un groupe et une absence totale de considération aussi bien personnelle que politique.

Ah mon but n'était pas de tirer sur ta tentative, mais il ne faut pas s'aveugler sur le constat pour aller de l'avant !

Il n'y a aucun lien de cause à effet entre le trait de caractère et la position politique, et il s'est vu des gens sauter du coq à l'âne sans aucun souci. Je partage ton non-fatalisme et, si j'en ai donné l'impression, c'est que je me suis mal exprimé.

Tout ce miroitement autour de la personne est un constat que je fais, j'ai profondément en horreur tout ceci, et je me scandalise des scandales vestimentaires que l'on peut faire. Je me rappelle encore de la remarque de BFM sur la tenue de Poutou au débat qui était somme toute normale. Il n'est pas suffisant d'être "élégant" pour qu'on le croit, mais c'est assez souvent nécessaire, sans quoi nous aurions des gens habillés normalement et non pas en costards comme candidats.

Il y a justement, si, un souci à associer les deux car tu peux penser que tu sauras faire la part des choses, et c'est sans doute vrai : mais dès lors que tu mélanges les patates et les carottes, tu finiras tôt ou tard par te tromper. C'est dans la clarté que le débat peut s'élever. Si tu ne fais pas cette distinction entre la personne et son discours, il n'est pas scandaleux de boycotter certaines voix dès lors qu'elles expriment de l'intolérable, l'intolérable étant défini par la loi. Si tu fais cette distinction, cette voix peut intervenir, à la condition toutefois de respecter les règles (je ne suis pas partisan d'une libre-expression totale et débridée dès lors que cela n'est pas respectueux). Quelqu'un de mauvaise foi, ou transgressant les lois, ne peut pas se plaindre sans une once de mensonge à soi d'être mis à l'écart par la suite et d'être mal écouté. Mais il est anormal, également, d'exclure quelqu'un, d'autant plus que l'isolement n'amène généralement pas à une intégration véritable aux règles de la majorité. Autrement dit, il est anormal qu'une majorité tyrannise une minorité et ne l'écoute pas (sauf prétexte précis car je reste persuadé que la tolérance ne doit pas être naïve, et il est anormal de laisser quelqu'un exprimer sa haine à l'égard de personnes publiquement à mes yeux), mais il est anormal aussi qu'une minorité abuse de son droit de s'exprimer et vienne ensuite se plaindre d'une exclusion. Tout ceci est à double sens, tout comme le dialogue. Et si l'association est inévitable, ce que tu trouves normal finalement, la minorité est prise au piège par son identité : l'étiquette mise, il est difficile de s'en débarrasser. Par exemple, il ne suffit pas de changer le nom d'un parti pour que ce parti soit considéré autrement, surtout si les personnes restent les mêmes. C'est une conséquence inévitable de la l'association que de faire des deux une seule chose, sans aucune distinction.

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Constantinople Membre 18 329 messages
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Il y a 14 heures, Quasi-Modo a dit :

Ce sujet est sur le problème du psychologisme dans les discussions politiques.

J'appelle psychologisme cette tendance à analyser les propos d'un intervenant ou d'une personne qui tient des propos politiques à la seule lumière de la psychologie sous-jacente et supposée de celui qui s'exprime, de telle sorte que toutes lesdites interventions ne prendront plus leur valeur qu'à la lumière de cet à priori. Et je pense que cette pratique qui se généralise est en réalité un véritable fléau nuisible au débat démocratique.

Il faut bien rappeler qu'on ne prétend démonter les mécanismes d'une pensée que si nous n'y souscrivons pas, ou si nous refusons d'y souscrire en nous inscrivant dans un rejet à priori, que ce soit par intérêt personnel ou par aveuglement. Cependant une démocratie et l'importance du débat public ne tient précisément qu'à cela : l'analyse rationnelle des arguments de chacun qu'on pourra, certes, supposer prêcher pour sa paroisse, mais sans que cela doive devenir une espèce d'argument contre le propos lui-même.

Surtout à une époque comme la nôtre obnubilée par le politiquement correct, chacun étant à l'affût des potentielles intentions inavouables et cachées se dissimulant dans l'ombre d'un propos, ne serait-il pas plus sain d'en revenir à l'analyse pure et simple des arguments de chacun? Dans le cas contraire je ne donnerai pas cher de notre démocratie!

Tout à fait. C'est troublant de constater que nous vivons une période tellement religieuse sur le plan des idées dominantes dans le discours  mainstream qu'être en désaccord avec celles ci procède nécessairement d'un désordre émotionnel ou psychologique. Ce qui créé une dialectique proche de l'absurde puisque pour certains, le raccourci est vite fait de traiter de moutons et d'embrigadés mentaux toute personne qui peu ou prou défend une position "politiquement correcte".

 

Modifié par Constantinople
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PASCOU Membre 92 138 messages
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Il y a 2 heures, hanss a dit :

Bander sur des idées xenophobes qui jouent sur la peur et la bêtise des uns et des autres n'a jamais été de la politique ceci dit. 

Même bander tout court, si c'est possible!

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PASCOU Membre 92 138 messages
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@ jedimo

Maintenant, concernant les questions que peuvent soulever cette minorité, je pourrais éluder le problème en te disant qu'une minorité inaudible est effectivement inaudible. Certaines questions ne sont-elles pas bonnes à poser pour autant ? Probablement : il est rare de croiser une personne, un parti, un groupe, qui ne pose aucune vraie question. Pour préciser encore ma pensée, je te dirais que pour être audible, il faut déjà se rendre audible. Par exemple, si historiquement je suis un parti réputé pour ses sorties xénophobes, il ne suffit pas de prétendre avoir changé pour paraître, aux yeux de tous, un autre. La réputation, et donc le risque d'être déformé, est un phénomène complexe, comme tu le sais. Le débat politique n'étant pas un débat d'idée mais un lieu de provocations et d'image, et dès lors que tu participes ou es figé dans une image particulière, tu deviens nécessairement inaudible pour partie ou tous des personnes. Le fond est important, mais dans notre société, la forme est (malheureusement) essentielle. Il est donc difficile, par exemple, de prétendre poser la question de l'immigration après des sorties passées très limites, quand bien même ce sont des autres personnes. Un parti a une identité dans notre logique, il va donc de soi dans cette même logique de donner une continuité à son histoire. Cela ne signifie pas que le problème ne se pose pas, en effet.

......

Mais une réputation, ça s'entretient, on pourrait même penser en écoutant certains que celle ci se transmet génétiquement.

Il suffit de diriger les réponses en posant de façon récurrente toujours les mêmes questions, aborder toujours les mêmes sujets, choisir la route en quelque sorte d'où l'on ne peut sortir pour ensuite venir s'entendre dire que l'on parle toujours de la même chose, c'est une stratégie de cantonner une personne dans un secteur où ensuite on pourra étaler des titres mensongers!

C'est toute une technique de choisir les faits divers du moment pour dans des tirs croisés espérer la petite phrase qui va faire le buzz, je me demande même si ça ne donne pas des "smiles" !

La psychologie intéressée journalistique ça existe?

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
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Il y a 2 heures, PASCOU a dit :

Ce n'est pas une fatalité, je lisais plus haut quelque chose auquel je vais répondre sur un parti et ses antécédents, c'est de la stratégie politique et journalistique pour justement ne retenir de certains que ce qui est le plus négatif.

Plus tard, la je suis occupé, ça m'arrive;:) 

Aucun soucis, j'ai dû mal comprendre, et puis tu peux même zapper mes questions si tu veux, mais je trouverai intéressant que nous discutions des éventuelles solutions.

Nulle contrainte en FFR (:smile2:) !

Il y a 2 heures, Jedino a dit :

Il y a justement, si, un souci à associer les deux car tu peux penser que tu sauras faire la part des choses, et c'est sans doute vrai : mais dès lors que tu mélanges les patates et les carottes, tu finiras tôt ou tard par te tromper. C'est dans la clarté que le débat peut s'élever. Si tu ne fais pas cette distinction entre la personne et son discours, il n'est pas scandaleux de boycotter certaines voix dès lors qu'elles expriment de l'intolérable, l'intolérable étant défini par la loi. Si tu fais cette distinction, cette voix peut intervenir, à la condition toutefois de respecter les règles (je ne suis pas partisan d'une libre-expression totale et débridée dès lors que cela n'est pas respectueux). Quelqu'un de mauvaise foi, ou transgressant les lois, ne peut pas se plaindre sans une once de mensonge à soi d'être mis à l'écart par la suite et d'être mal écouté. Mais il est anormal, également, d'exclure quelqu'un, d'autant plus que l'isolement n'amène généralement pas à une intégration véritable aux règles de la majorité. Autrement dit, il est anormal qu'une majorité tyrannise une minorité et ne l'écoute pas (sauf prétexte précis car je reste persuadé que la tolérance ne doit pas être naïve, et il est anormal de laisser quelqu'un exprimer sa haine à l'égard de personnes publiquement à mes yeux), mais il est anormal aussi qu'une minorité abuse de son droit de s'exprimer et vienne ensuite se plaindre d'une exclusion. Tout ceci est à double sens, tout comme le dialogue. Et si l'association est inévitable, ce que tu trouves normal finalement, la minorité est prise au piège par son identité : l'étiquette mise, il est difficile de s'en débarrasser. Par exemple, il ne suffit pas de changer le nom d'un parti pour que ce parti soit considéré autrement, surtout si les personnes restent les mêmes. C'est une conséquence inévitable de la l'association que de faire des deux une seule chose, sans aucune distinction.

Mince alors, faut croire que j'ai pas les yeux en face des trous, mais j'ai cru que c'était plus ou moins ce fatalisme ce qui nous opposait! :)

J'ajouterai à la distinction d'une personne et de ses idées, la distinction entre les idées et les actes, mais aussi la distinction entre l'électeur et le représentant politique! Puisque dans le cas de la réduction ad hitlerum le problème est bien celui-ci : considérer qu'une idée, certes contestable ou même bancale, soit assimilée à un ensemble d'actions (le génocide des nazis), comme si défendre l'une c'était forcément être dans l'approbation à l'autre.

A propos de la politique, je pense que MLP ou JMLP sont personnellement loins d'être racistes, ils sont bien trop cultivés pour défendre ce points de vue de la supériorité du blanc sur les autres largement démontrée comme infondée d'un points de vue scientifique. Là où on pourrait discuter c'est sur l'instrumentalisation de ce racisme de certains électeurs à travers la recherche de la petite phrase ou du propos polémique pour faire enfler les journaux à scandales.

Mais il n'y a pas que le FN de concerné dans ce sujet, il y a aussi les musulmans, ou même le FDG qui peuvent représenter des cibles potentielles de ce qu'il faut bien appeler : terrorisme intellectuel et médiatique. A mon avis ce genre de rhétorique fallacieuse ad hominem et psychologiste est particulièrement plus développée aux Etats-Unis dont les moeurs sont beaucoup plus libéralisées encore. Serait-ce le symptôme d'une société dans laquelle on ne se parle plus?

il y a 57 minutes, PASCOU a dit :

Mais une réputation, ça s'entretient, on pourrait même penser en écoutant certains que celle ci se transmet génétiquement.

Il suffit de diriger les réponses en posant de façon récurrente toujours les mêmes questions, aborder toujours les mêmes sujets, choisir la route en quelque sorte d'où l'on ne peut sortir pour ensuite venir s'entendre dire que l'on parle toujours de la même chose, c'est une stratégie de cantonner une personne dans un secteur où ensuite on pourra étaler des titres mensongers!

Oui tu fais bien également de le rappeler!

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