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angelique5 Membre 63 messages
Forumeur en herbe‚
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Parle-moi

Chapitre IV

Les couleurs des vitraux frappés par le soleil de printemps, inondaient la bibliothèque. Le cuir des fauteuils Club, ramolli par la chaleur, nous invitait à prendre place.

La bibliothèque n’avait pas changé, son contenu non plus, pas de nouvelles étagères. Si de voir une chose qui n’avait pas changé me rassura, cette absence de nouveaux ouvrages depuis ces trois dernières années m’interpella. Léo comprit.

- Plus de Milo ! Plus de nouveaux ouvrages !

- Il n’est jamais revenu ?

- Non, dit-il.

Sa vengeance prise sur Morgane, le voyageur ne s’était plus aventurer dans ces temps médiévaux. Au grand damne de Léo, plus de nouveaux ouvrages, mais aussi plus aucun contact avec le futur, ni d’invention d’autres temps. Dépourvu mais pas sans idée, Léo était parvenu à soutirer le contact en lien avec le Corsaire à Merlin. De temps à autre, il allait quémander quelques livres à ce nouveau fournisseur. Il les gardait précieusement dans sa bibliothèque personnel, bien trop inquiet que l’on ne l’accuse de contrebande.

Margot s’assit, nonchalante, dans le fauteuil préféré de sa mère, le plus grand. Je pris celui face à la porte, celui à l’assise la plus profonde.

Un instant, le souvenir de me regardant de l’entrée, traversa ma mémoire. Il était devant la porte, il m’attendait, il me sourit.

Yann s’assit à côté de moi, il voulait me garder à portée de main, il avait peur que je m’échappe une fois encore. Léo s’assit à côté de Marguerite, Kali à côté de lui.

Il manquait bien quelqu’un, une amie.

- Quand ? demandai-je.

Voyant bien que Marguerite n’allait pas desserrer les dents, Léo répondit pour elle :

- Raphaël est mort le même jour que Morgane.

- Elle n’a pu le tuer alors ?

- Bien vu Sherlock, rétorqua Margot.

- Sur quoi travaillait ton père quand on l’a tué ?

Je ne voulais pas jouer avec Margot. Le temps perdu ne se rattraperait pas, et des réponses devaient venir.

- Toujours pareil, il travaillait sur le village des coupés. Il cherchait un mode de réparation efficace sur les êtres blessés par des gardiens.

- Qui travaille sur ce village maintenant ?

- Moi, dit-elle. Avec Laurent, un jeune réparateur. À partir des notes de mon père, nous tentons de faire aboutir son projet.

- D’autres cas d’empoisonnement depuis ?

- Pas d’empoisonnement, mais un suicide provoqué, révéla Léo. Une lettre signée du clan des 11 loups a été retrouvée près du cadavre d’Erik, l’un des fils de Guillaume. C’était un élémentaire terre, précisa-t-il. Il a scellé son cœur dans la pierre.

Erik était aussi le frère de Simon, l’un des nôtres.

- Cette lettre disait : Nous savons qui tu es. Et plus loin : Ils avaleront le soleil et le néant régnera sur le monde, termina Margot.

Le clan voulait faire grande impression, le clan voulait nous faire peur.

- Donc soit Raphaël a été tué par un membre du clan, soit par un gardien, recentrai-je.

Les coupés étaient la clé. Soit ils avaient un lien étroit avec le clan, soit avec les gardiens, peut-être même les deux. Mat, vêtu en ombre, était venu chercher la carte pointant le village des coupés pour le clan. Thomas avait surveillé les coupés pour les gardiens.

- Les gardiens s’interdisent de tuer, rappela Léo.

- Les gardiens ne sont pas parfaits, rétorquai-je.

- Ils sont censés l’être, répliqua-t-il.

Il tentait de protéger les gardiens, et au travers d’eux, le souvenir de son père. Je touchais à l’interdit, à l’image de Thomas. Yann ne répondait rien, il attendait la fin de mon raisonnement.

- S’ils ne tuent pas, peut-être chargent-ils de tuer ?

- Ils détourneraient les règles ? intégra Yann.

Le fils avait espionné le père, il savait que celui-ci avait de nombreux secrets, que les gardiens avaient de nombreux secrets. Il savait aussi que les gardiens pouvaient transgresser les règles, comme le jour où son père avait coupé la langue de la conteuse.

- Une idée Sherlock ? Demanda Margot.

- Rencontrer le Corsaire pour savoir si un gardien a tué ton père, et déloger les 11 loups les uns après les autres pour leur faire avouer leurs crimes.

- Vantarde, lâcha Margot.

- La menace de la poudre d’Helween les fera parler, signai-je.

La carte pour rejoindre Helween attendait dans ma chambre, elle nous guiderait jusqu’à lui. La poudre argentée serait cette fois, de notre côté.

- Tu crois que le gardien déchu qu’il est trahira ? demanda Léo pour le Corsaire.

- Tout le monde a un prix, proposai-je. Il suffit de le connaître.

- Et pour le clan ? Comment vas-tu « déloger » les loups, relança la petite.

- Nous devons les démasquer.

- Je te trouve décidément présomptueuse Sherlock, termina la rancunière.

Je n’avais rien de plus à proposer.

Léo se dit qu’il était temps d’ajouter des cartes à mon jeu.

- Ce que je ne t’ai pas dit, commença le scientifique, c’est que ce loup tatoué sur le crâne de Morgane portait un nombre.

- Un nombre ?

Mat avait un loup entre les omoplates, mais pour moi, le second symbole n’avait pas été un nombre, c’était l’infini : ∞.

- Le 11.

Le 11 ! Encore ce nombre, et il était porté par Morgane.

Un onze sous la bête nous prouvait que Morgane était bien à la tête du Clan des 11 Loups.

Kali énuméra :

- Brice a un 4 sur le sternum, Gwen un 5 sur le mollet droit, Hugo un 6 sur le mollet gauche.

- Mat, un 8 entre les omoplates, terminai-je.

J’avais réalisé que cet infini, retourné, donnait un 8.

- Tu l’as vu ? me demanda Kali.

- Oui.

Le spectre réalisa que j’avais été très proche de son frère.

- Tu t’es souvenue ? demandai-je à Kali.

- Oui, révéla-t-elle. Le dernier 11 juin, je me suis rappelée la scène qui m’a value mon sort.

Ses yeux se perdirent dans le passé.

OOOO

Ce jour-là, Catherine avait une annonce à faire à ses frères. Elle voulait commencer par eux, car elle savait qu’elle aurait besoin de leur soutien quand elle l’annoncerait à leur père. L’année précédente, elle s’était secrètement mariée à un gardien et elle ne pourrait bientôt plus le lui cacher.

Pour cette famille alliée au diable, cette alliance n’était pas acceptable. Elle savait qu’elle risquait l’exclusion, l’appui de ses frères pouvait l’en préserver. Catherine les savait proches d’elle, elle devait les rendre complices pour qu’ils la protègent de la colère du patriarche.

Alors qu’elle descendait dans les sous-sols du château, la buée chaude du bain de vapeur de ses frères remontait dans l’escalier. À la porte, Catherine vit Brice et Gwen chahuter avec leurs serviettes ; Hugo entretenait la vapeur en versant de l’eau sur les pierres chaudes. Ils ne la virent pas entrer et elle fut surprise de les voir s’amuser de nouveaux attributs.

- Je sais qui tu es ! cria Brice à Gwen.

Un tatouage apparut sur le mollet du second : un loup aux yeux rouge sang.

Gwen fouetta le torse de son grand frère.

- Moi, aussi ! répliqua-t-il.

Un loup aux dents acérées se dessina sur le sternum de Brice.

Ces tatouages réagissaient aux soupçons, aux révélations. Ils apparaissaient à l’accusation, ils disparaissaient au silence. La mort aussi les révélait. Par eux, Morgane se débarrassait des démasqués, des imbéciles, des imprudents, des traîtres.

- Hugo ! interpella Gwen. Tu es un traître !

Les trois partirent à rire quand un loup aux yeux fermés se piqua sur la peau du mollet d’Hugo.

- Qu’est-ce que c’est ? demanda Catherine à ses frères.

Ils se surprirent à ces mots, ils n’avaient pas vu leur sœur venir. Brice sut tout de suite qu’elle saurait tout ce qu’elle voulait savoir, car il savait sa sœur être une conteuse.

- Qu’est-ce que c’est ? demanda de nouveau l’intruse.

- La marque de notre alliance au Clan des 11 Loups.

- Qui mène ce clan ?

- Petite sœur, ne pose pas trop de questions, prévint Brice.

Une inquiétude habita le regard de la belle.

Elle avait toujours été mise à l’écart de leurs trames. Même si ses frères étaient proches d’elle, ils l’étaient bien plus encore du démon.

- Oui, Morgane, lâcha Brice. Et arrête de vouloir entrer dans ma tête, petite sœur, rabroua-t-il.

- Tu veux dire…

- Ne dit pas son vrai nom Cat, où je serai obligé de…

- Je suis ta sœur Brice.

- Tu utilises ton pouvoir sur nous depuis toujours et je ne pourrais poser un voile sur ta mémoire ?

Il regarda sa sœur droit dans les yeux, matérialisa le souvenir de ce nom et l’attrapa. Il serra le poing jusqu’à l’écraser.

- Tu l’as pris ! dit Catherine.

- Quel est ce nom ? cingla Brice.

Catherine fronça ses yeux bleu-vert, les mêmes que son dernier frère Matthieu.

- Notre allégeance au clan est plus importante que notre filiation, petite sœur.

- Je vois.

Ses frères ne comprendraient pas, ses frères ne l’aideraient pas. Catherine décida qu’elle serait seule face à son père. Elle lui annoncerait seule son mariage avec Guilem.

Elle tourna les talons.

- Cat, tu n’as rien à me dire, dit Brice.

La petite sœur ne se retourna pas, elle était plus inquiète encore. Elle avait si souvent lu dans les pensées de son grand frère que là, tout de suite, elle n’avait pas besoin de le faire pour savoir qu’elle était en danger.

- Tu en as profité pour lire dans mes pensées, constata-t-elle.

- Je ne vais pas le faire à cause de ce que j’ai lu, introduisit Brice. Je vais le faire parce que tu sais trop de chose et que ton gardien va le savoir, même si je pose des voiles sur ta mémoire.

- Qu’est-ce que tu vas faire ?

- Les gardiens sont trop malins, ils ont trop de pouvoirs.

- Qu’est-ce que tu vas faire ? réitéra Cat.

Gwen et Hugo avaient les yeux rivés sur leur grand frère.

- Ce que je dois, petite sœur.

OOOO

Je demandai à Kali :

- Si tu sais qui tu es et pourquoi tu es morte, pourquoi l’Ankou n’est-elle pas venue te chercher ?

- Il me manque toujours un nom sur ma tombe, rappela Kali.

- Encore une chose à demander aux Kerdasclémon.

- Ils ne le diront jamais, dit-elle lasse.

Même morte, elle sembla fatiguée. Plus elle cherchait, plus les limbes tentaient de l’absorber.

Margot posa sa main dans son spectre.

- On va trouver Kali, l’encouragea la petite. Garde confiance.

- Les frères vont nous le dire, assurai-je. D’une manière ou d’une autre, ils vont nous le dire.

Elle luit légèrement.

Le scientifique avait une autre annonce.

- Reprenons, relança Léo. Nous avons le 4, le 5, le 6, le 8. Morgane était le 11e et dans les rapports du médecin, j’ai pu lire que la clairvoyante Roxane, assassinée par Morgane, portait le nombre 10 dans sa main gauche.

6 loups, nous avions identifiés 6 loups.

- Roxane a dû annoncer une bien mauvaise nouvelle à Morgane pour qu’elle tue l’une des leurs, commenta Margot.

- Assurément, ajouta Léo. Elle avait la chance d’avoir une clairvoyante à ses côtés, mais n’a pu faire face à l’avenir.

- Dône saurait nous dire, proposai-je.

- Plus de trace non plus de Dône, révéla Léo.

J’eus un pincement au cœur.

- Tu crois qu’elle est morte, m’alarmai-je.

- Elle nous guidait sur le chemin de l’héritier, rappela Léo.

- Tous ceux qui se dressent sur le chemin du clan doivent s’attendre à croiser la mort, dit Kali.

Le silence s’installa.

A côté de moi, une idée trottait dans la tête de Yann et ce, depuis les révélations du fantôme ce dernier 11 juin. Quand il avait su pour Kali, tout de suite, il avait pensé à moi. Cette idée était bonne, mais accepterai-je de me prêter à l’expérience ?

- Nell, commença le chevalier. Kali t’a révélée qu’elle était conteuse.

Il attendait une réaction de ma part. Je rassemblai mes jambes dans mes bras.

- Elle a pu lire dans nos mémoires, révéla-t-il. Acceptes-tu qu’elle lise dans la tienne ?

Une longue expiration douloureuse sortit de mon nez, un léger tremblement l’accompagna.

- Tu veux ? me demanda Kali.

Je respirai profondément.

- Oui ! lâchai-je.

Tout le monde retînt son souffle. De ses mains, Kali orienta mon visage pour que ses yeux plongent dans les miens. Elle fronça ses yeux devenus aigue-marine, puis sourit. Ce qu’elle vit ne l’a surpris pas.

- Alors ? demanda Yann.

- Rien ! dit Kali.

Elle ne pouvait me faire parler.

- Les gardiens ! comprit-il.

Son père avait coupé la langue de la conteuse pour qu’elle ne révèle rien de ce qu’elle avait lu dans sa mémoire, mais aussi pour qu’elle ne dise rien de ce qu’elle aurait pu lire dans ma mémoire. Les gardiens ne souhaitaient pas que l’on sache ce qu’il y avait dans celle-ci.

Si c’était son père qui m’avait protégé des conteuses, sa protection aurait dû mourir avec lui, Yann comprit la même chose que moi : un autre gardien était intervenu. Son père lui avait demandé de veiller sur moi, mais il sut que d’autres gardiens viendraient ou même que d’autres étaient déjà là.

- Seul un gardien pourra me dire qui je suis, présentai-je.

- Oui, confirma Yann.

Il comprit plus de chose encore :

- Le temps !

Il nous tint en haleine.

- L’une des tâches des gardiens est de protéger le temps.

Les gardiens maintenaient tant bien que mal la paix entre les peuples et les mondes, surveillaient les frontières magiques comme celle du monde de Ten ou celle du monde des morts, et veillaient à ce que le temps ne soit pas trop mal mené, les créateurs de portes étant leurs plus féroces bêtes noires. En dehors de ces ennemis, ils surveillaient les clairvoyantes qui avaient libre accès à ses secrets, et avaient surveillé de très près les allers-venues de matériel du futur avec le voyageur Milo.

Yann présenta les choses ainsi :

- Ce que tu sais doit être gênant pour sa préservation ou, si l’un de tes parents vient du futur comme tu le pensais, une porte du temps a dû être ouverte, et les gardiens veillent à ce que l’on ne la rouvre pas.

Les créateurs de portes créaient des brèches dans le temps et l’espace, que les gardiens se faisaient foi de contrôler, celles-ci, une fois mise en place étant indélogeables.

- La lumière était une porte du temps ! compris-je.

Je revis un rêve, je revis la lumière.

La lumière était le fruit d’un sortilège et la matérialisation du passage, d’une porte entre cette scène sanguinaire qu’avait vu Merlin dans ses visions et le moment où Thomas m’avait récupérée dans la forêt.

- Tu t’en souviens ?

- Oui.

- Alors tu vas avoir des problèmes avec eux.

- Seulement si je cherche et rouvre cette porte.

- Et qu’est-ce que tu vas faire ?

- Chercher et rouvrir cette porte !

La réserve de Victor serait le point de départ de mes recherches, c’est là que l’on trouvait tous les documents à usage limité, et je comptais bien sur les gardiens pour limiter l’accès à des informations sur les portes. J’avais déjà pensé l’atteindre pour obtenir des informations sur un sort lié au temps, mais ce serait sur les portes du temps que se concentreraient mes recherches.

Peut-être ces recherches feraient-elle sortir le clan du bois et les gardiens de leur palais ?

OOOO

Je retrouvai ma chambre, mon lit, la carte vers les volcans sous le matelas et l’écharpe de Mat sous mon oreiller. Elle n’avait plus son odeur, il n’était plus là.

Depuis sa mort, personne ne se battait au portillon pour devenir héritier du château de Magimel. Deux héritiers morts, cela avait installé une certaine crainte à occuper le poste. Il y avait bien une agitation indéniable autour de cette décision, mais aucun positionnement. Victor, notre seigneur tergiversait, tournait en rond, il n’oubliait cependant pas de rajeunir de temps à autre.

Isabel, l’absente de ces retrouvailles avait été mariée à Gwen, le frère de Matthieu, en réparation. Malgré la pression de Grégoire, son fils n’avait pas non plus été proclamé héritier de Magimel.

Sa fille mariée, Mathilde s’était écartée de la cour de Solanne et rapprochée de Louise qui l’avait accueillie comme une amie. L’âme tourmentée s’apaisait auprès de la cuisinière. Elles se donnaient des conseils pour le jardin et la cuisine. Louise lui racontait tout ce qui se passait, Mathilde se permettait même de sourire à ses histoires. Mais dès que la cuisine se peuplait, la suivante s’effaçait pour rejoindre le cimetière où elle errait entre les tombes.

Yann l’avait aussi souvent surprise à rôder autour de la forge. A plusieurs reprises, il l’avait interpellé pour la faire parler, jusqu’à même la faire captive entre 4 miroirs. Elle avait baissé les yeux, comme si la vérité s’était lue sur ses reflets. Avec la chaîne qu’elle portait autour du cou, il l’avait empêché de se plaindre, on put voir un anneau au bout de celle-ci écraser sa trachée fine. Il avait réussi à lui faire avouer ce pourquoi elle était venue voir son père la veille de sa mort.

Mathilde avait su de source sûre que Thomas était un gardien. Ce jour-là, elle s’était présentée devant lui, pour lui demander pourquoi. Pourquoi il n’avait pas sauvé son mari Alexandre, pourquoi il les avait contraintes à quémander les faveurs de Victor. Elles avaient dû vivre parmi des éréals, alors que les gardiens auraient pu simplement sauver son aimé.

En tant que gardien, Thomas avait répondu ce qu’ils répondent toujours : nous ne luttons pas contre la mort. Ils veillaient même à son bon déroulement en protégeant la rive, la frontière entre les morts et les vivants.

- Qui était sa source sûre ? Avais-je demandé.

- Le Corsaire, avait répondu Yann.

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