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Les jeunes Français n'ont pas le niveau en finance


Yoannbzh

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Membre, 42ans Posté(e)
Yoannbzh Membre 11 816 messages
Baby Forumeur‚ 42ans‚
Posté(e)

Les jeunes Français n'ont pas le niveau en finance

L'OCDE publie ce 9 juillet les résultats d'une enquête sur la culture financière des élèves de 15 ans. Selon cette étude, les jeunes français comptent parmi les moins compétents dans ce domaine.

C'est un rapport Pisa d'un genre nouveau qui est publié ce 9 juillet. Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l'OCDE consiste habituellement en un classement du niveau scolaire des élèves dans le monde. Cette fois, l'organisation internationale s'est aussi penchée sur la culture financière des élèves de 15 ans à travers les continents.

> Qu'est-ce que la "culture financière"?

La "culture financière" selon l'Organisation de coopération et de développement économique, c'est notamment la connaissance qu'ont les jeunes des produits financiers existants (polices d'assurance, comptes bancaires, abonnements mobile…).

Mais aussi des concepts financiers (intérêt, inflation, valeur de l'argent), et la capacité des jeunes à utiliser ces connaissances dans leur vie quotidienne. Leur aptitude à comparer, à évaluer, et aussi "à gérer les facteurs émotionnels et psychologiques qui interviennent dans la prise de décisions financières".

C'est également leurs compétences pour "critiquer et contribuer de façon constructive au monde économique dans lequel ils vivent".

> Pourquoi s'intéresser à la culture financière des élèves?

"La culture financière est de plus en plus considérée comme une compétence essentielle dans la vie", estime l'OCDE. Dès 2005, elle a recommandé d'introduire des matières financières dans les programmes scolaires le plus tôt possible.

Les générations de jeunes actuelles auront, selon elle, "affaire à des produits financiers plus diversifiés et plus complexes" que leurs ainés. Elles devront probablement davantage gérer leurs retraites elles-mêmes, ainsi que leur frais de santé. En raison de "l'évolution des systèmes de protection sociale", les plus agés ne pourront pas les aider, et les jeunes devront apprendre par eux-mêmes, constate l'OCDE.

> Quel est le niveau des jeunes Français?

En 2012, période sur laquelle porte l'étude, les Français de 15 ans, ceux qui sortent du cycle obligatoire de l'école, ont eu des résultats en culture financière bien inférieurs à la moyenne des 13 pays et économies de l’OCDE ayant participé à l’évaluation.

Un élève français sur cinq (19,4% contre 15,3% de moyenne dans l'OCDE) n'atteint pas le niveau de compétence de base (rang 1 et 2). Et seuls 28% des élèves atteignent les deux meilleurs niveaux (5 et 6), contre 32% de moyenne.

L'écart de performance entre les milieux sociaux est plus vaste que dans les autres pays de l'OCDE. Et la différence de note entre élèves autochtones et ceux issus de l'immigration (ou ceux nés de parents immigrés) est également plus importante en France que dans les 18 autres pays étudiés.

En revanche, ils ont quasiment tous un compte bancaire (8 élèves sur dix) sans distinction de classe ou d'origine. Et 67% gagne de l'argent en dehors des heures de cours.

> Quels jeunes s'en sortent le mieux dans le monde?

Sur le podium des pays dont les élèves de 15 ans ont les meilleurs scores en culture financière : la Chine (en fait seulement la région de Shanghai) arrive en premier, la Belgique (seulement la partie flamande) en deuxième, l'Estonie en troisième.

La France est onzième sur 18 pays et économies participantes. Parmi les pays d'Europe, les élèves français font mieux que les Espagnols (13èmes) et les Italiens (17èmes).

Rye1oaG.png

Source: OCDE

Méthodologie: les 18 pays de l'étude sont les 13 pays et économies membres de l’OCDE (Australie, Communauté flamande de Belgique, Espagne, Estonie, États-Unis, France, Israël, Italie, Nouvelle-Zélande, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie), et cinq pays et économies partenaires (Colombie, Croatie, Fédération de Russie, Lettonie et Shanghai-Chine). Les élèves concernés ont dû remplir un questionnaire à choix multiple pendant une heure. En France, 1 068 élèves de 225 établissements scolaires ont effectué le test de culture financière.

BFMTV

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Membre, L'Économie, C'est Assez Clair !, Posté(e)
Docteur CAC Membre 3 347 messages
L'Économie, C'est Assez Clair !,
Posté(e)

En même temps il faudrait déjà voir le niveau des parents ...

Globalement le niveau est très mauvais en économie, la finance faisant partie de ce domaine, on en déduit les conséquences ...

e

Et ce n'est même pas une question d'intelligence mais des fois quand je parle j dois expliquer des trucs du niveau d'un BAC ES et encore ...

C'est clairement honteux parce-qu’on finit par mélanger tout et n'importe et on comprends pourquoi il est si facile pour les politiques de noyer le poisson ... (qui au demeurant en dise d'aussi grosse ...)

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Membre, Posté(e)
Karinne Membre 63 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Les vieux Français pas plus....

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 24 816 messages
scientifique,
Posté(e)

Effectivement l'ignorance des jeunes de 15 ans en économie est en rapport avec l'ignorance de leurs parents.

Pas étonnant avec le discours marxiste rabâché tant par les syndicats que par certains enseignants.

En conséquence de nombreux français ignorent que pour distribuer des aides et des subventions, il faut d'abord produire de la richesse.

De même ils ignorent que le moteur de l'entreprise est la nécessité de faire des bénéfices, à la fois pour récompenser les acteurs de l'entreprise mais aussi pour investir et améliorer la qualité des produits

Les français n'ont jamais fait l'analyse de l'écroulement économique du bloc soviétique : Il est dû à la charge insurmontable des "improductifs" ( militaires, policiers, espions, planqués) et à l'absence de productivité.

Donc on entend le discours des syndicats gauchistes, des partis d'extrême gauche et de la gauche du PS qui fait croire que tout est de la faute des patrons, de la finance, et du libéralisme.

Hélas pour eux, leur modèle marxiste ou d'économie dirigée a fait faillite. Il devraient s'inspirer des grands "communistes" chinois eux l'ont bien compris et en ont tiré toutes les conséquences !

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Membre, 66ans Posté(e)
pila Membre 18 571 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
Posté(e)

L'Economie :

1/ Le séminariste qui monte un petit magasin de province à prix réduit dans les années 50 et qui s'appelle Edouard Leclerc;

2/ Le mec qui hérite de 500.000 €. Sera-t-il assez fin pour placer son fric dans des placements sages ou prendra-t-il des risques par cupidité ?

3/ Jérôme Kerviel.

4/ L'Etat qui claque le fric des autres sans se soucier du lendemain.

C'est vaste l'Economie.

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Membre, Voyageur, 36ans Posté(e)
Timo-I Membre 28 633 messages
36ans‚ Voyageur,
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Faut dire aussi que à 15 ans, on est encore très jeune, beaucoup d'entre eux ne réalisent pas encore ce qui se passe. Et je pense que pour beaucoup d'entre eux, ils ont des semaines chargées à l'école et n'ont pas le temps de s'intéresser à la finance et à la politique du pays. Et puis bon, c'est aussi qu'à cet âge là, on pense à tout sauf à ça.

Mais ça ne veut pas dire qu'ils ne comprendront jamais la finance, ils peuvent très bien devenir très instruits quand ils arriveront à la vingtaine et en savoir même plus que leurs parents qui se rapprochent de la retraite.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 064 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Effectivement l'ignorance des jeunes de 15 ans en économie est en rapport avec l'ignorance de leurs parents.

Pas étonnant avec le discours marxiste rabâché tant par les syndicats que par certains enseignants.

En conséquence de nombreux français ignorent que pour distribuer des aides et des subventions, il faut d'abord produire de la richesse.

De même ils ignorent que le moteur de l'entreprise est la nécessité de faire des bénéfices, à la fois pour récompenser les acteurs de l'entreprise mais aussi pour investir et améliorer la qualité des produits

Les français n'ont jamais fait l'analyse de l'écroulement économique du bloc soviétique : Il est dû à la charge insurmontable des "improductifs" ( militaires, policiers, espions, planqués) et à l'absence de productivité.

Donc on entend le discours des syndicats gauchistes, des partis d'extrême gauche et de la gauche du PS qui fait croire que tout est de la faute des patrons, de la finance, et du libéralisme.

Hélas pour eux, leur modèle marxiste ou d'économie dirigée a fait faillite. Il devraient s'inspirer des grands "communistes" chinois eux l'ont bien compris et en ont tiré toutes les conséquences !

Vous n'avez pas le sentiment d'un peu simplifier les choses, là?

D'une part, le communisme n'a jamais existé. Ca n'est jamais allé au-delà du socialisme, pour ne pas dire de la dictature pour la plupart du temps. Et la dictature, qu'elle soit de gauche ou de droite, ne fait pas grand cas des autres. Ensuite, il y avait un contexte très particulier, ce qui n'enlève rien, effectivement, au principe que pour donner, il faut avoir.

D'autre part, et il serait important de ne pas l'oublier, l'autre modèle que vous semblez tant admirer n'est pas exempt de crises, loin s'en faut. D'ailleurs, il me semble que son représentant le plus puissant actuellement s'embourbe doucement dans une dette qu'il ne parvient pas à inverser (à considérer la dette comme un problème, bien évidemment). Cependant, vous simplifiez les (rares, je l'admets) discours de la gauche : ils ne dénoncent pas les patrons, ils dénoncent les patrons qui trouvent x excuses pour justifier tout et n'importe quoi. Mais plus encore, c'est la déviance de la finance qu'ils dénoncent, à savoir la spéculation. Ont-ils tort? Quand on regarde les crises que connaît ce système économique (qui, dans le fond, n'a rien de plus mauvais qu'un autre), je ne sais pas s'ils ont raison, mais je ne crois pas qu'ils aient entièrement tort. Enfin, ils ne dénoncent pas, à ma connaissance, le bénéfice. Ils dénoncent : le fait d'aller voir ailleurs, le fait de faire du bénéfice (personnel) sur le dos des employés, et toutes ces petites choses qui ne sont pas justifiées.

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 24 816 messages
scientifique,
Posté(e)

Jedino je hais le système que l'on a appelé le communisme m^me si ce n'était qu'un "socialisme".

En revanche je suis pour mettre des freins au libéralisme sinon dans sa logique ultime la Terre n'appartiendrait plus qu'à un seul.

Cependant, si l'on veut que les gens travaillent et produisent, il faut les intéresser.

le salaire est une première chose, le partage d'une partie des bénéfices en est une autre et enfin des "avantages sociaux.

C'est ce vers quoi tendent les pays européens si on les compare aux USA.

La protection sociale est largement payée par l'entreprise au point qu'elle devient un boulet par rapport à ce qui se passe dans d'autres pays.

d'où la formule : "le libéralisme économique est la pire des choses à l'exception de tous les autres !

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 064 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

En quoi la protection sociale est-elle un boulet ? Si tu entends ça seulement dans le cadre des bénéfices des entreprises, possible. La question est : permet-elle un mieux pour les personnes qui en bénéficient ? Pour celui qui a les moyens dans les deux cas, cela ne change rien. Pour celui qui ne les a pas, cela change tout.

Mais je suis prêt à me laisser convaincre : démontre-moi concrètement que le libéralisme américain permet vraiment une meilleure situation que la nôtre.

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Membre, L'Économie, C'est Assez Clair !, Posté(e)
Docteur CAC Membre 3 347 messages
L'Économie, C'est Assez Clair !,
Posté(e)

Effectivement l'ignorance des jeunes de 15 ans en économie est en rapport avec l'ignorance de leurs parents.

Pas étonnant avec le discours marxiste rabâché tant par les syndicats que par certains enseignants.

En conséquence de nombreux français ignorent que pour distribuer des aides et des subventions, il faut d'abord produire de la richesse.

De même ils ignorent que le moteur de l'entreprise est la nécessité de faire des bénéfices, à la fois pour récompenser les acteurs de l'entreprise mais aussi pour investir et améliorer la qualité des produits

Les français n'ont jamais fait l'analyse de l'écroulement économique du bloc soviétique : Il est dû à la charge insurmontable des "improductifs" ( militaires, policiers, espions, planqués) et à l'absence de productivité.

Donc on entend le discours des syndicats gauchistes, des partis d'extrême gauche et de la gauche du PS qui fait croire que tout est de la faute des patrons, de la finance, et du libéralisme.

Hélas pour eux, leur modèle marxiste ou d'économie dirigée a fait faillite. Il devraient s'inspirer des grands "communistes" chinois eux l'ont bien compris et en ont tiré toutes les conséquences !

Jedino je hais le système que l'on a appelé le communisme m^me si ce n'était qu'un "socialisme".

En revanche je suis pour mettre des freins au libéralisme sinon dans sa logique ultime la Terre n'appartiendrait plus qu'à un seul.

Cependant, si l'on veut que les gens travaillent et produisent, il faut les intéresser.

le salaire est une première chose, le partage d'une partie des bénéfices en est une autre et enfin des "avantages sociaux.

C'est ce vers quoi tendent les pays européens si on les compare aux USA.

La protection sociale est largement payée par l'entreprise au point qu'elle devient un boulet par rapport à ce qui se passe dans d'autres pays.

d'où la formule : "le libéralisme économique est la pire des choses à l'exception de tous les autres !

Le catéchisme est bien appris... belle caricature, parfait, très constructif ...

Bhon déjà il y a un problème dans la logique : on peut pas critiquer le manque de culture économique des parents et mettre en cause un courant particulier qu'on s'attacherait à appliquer sauf si on est un dogmatique et que l'on considère que seul ses vues sont bonnes ...

Je ne vois pas de quoi on parle parcequ'au contraire est est communément admis que l'enseignement supérieur en économie en France ne s'axe pratiquement que sur le courant néolibéral (et je le confirme au demeurant). C'est une matière riche qui est ce qu'elle est avec d'énorme défaut mais c'est clairement un des sciences humaines les plus intéressantes pour peu qu'on puisse avoir une grande ouverture d'esprit.

J'ai pu avoir accès à des cours d’économie de l'ENA et d'une grande fac parisienne : les seuls cours d'éco plutôt ouvert ce sont ceux de la Sorbonne (je crois qu'il y a une certaine liberté de ton et de pensée) au contraire l'ENA c'est assez catastrophique par exemple : en gros tout est vu à l'arrache pour moi, le courant le plus développé c'est le néolibéralisme, de la micro, ensuite un peu de macro et Keynes et le reste bha ... de la distraction, on en vient a juste évoquer ...

Avoir une culture économique permet au final de prendre du recul et de ne pas sortir sur la moindre discussion la haine de la traduction politique du communisme surtout quand on sait combien de personnes ont pu juste lire Marx ...

Même sur le libéralisme, on voit que même théoriquement, il n'y a pas tant de raison que cela d'être aussi péremptoire ... les théoriciens sont souvent bien plus constructif que les débats que nous avons. il est clair que le libéralisme a aussi son bilan a faire et on ne peut pas sans arrêt renvoyer la faute sur ce que l'on crée pour réparer les dommages qu'il cause ... l'équilibre retrouvé on peut ensuite discuter de manière ouverte ni plus ni moins ...

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 24 816 messages
scientifique,
Posté(e)

...........................

.....................

Mais je suis prêt à me laisser convaincre : démontre-moi concrètement que le libéralisme américain permet vraiment une meilleure situation que la nôtre.

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Justement non, je ne veux pas chercher à te convaincre que le libéralisme à l'américaine est le meilleur.

Le problème en France est que dès lors que l'on évoque le mot libéralisme, aussitôt on pense au système extrême en vigueur aux USA.

Je suis pour le dynamisme d'une société "libérale" au sens où il y a liberté d'entreprendre et surtout pas de plans quinquennaux pondus par des fonctionnaires.

Mais dès qu'une société est "libérale", il y a deux solutions :

1°le libéralisme forcené où les gros mangent les plus petits et cela revient à une dictature du capital : quelques riches et une foule paupérisée.

2°le libéralisme tempéré par des lois sociales ( en gros celles que nous avons en France. le mot tempéré est essentiel : il faut à la fois modérer les excès inévitables du libéralisme mais aussi les excès dans la distribution d'avantages sociaux.

Si on entend les patrons tout est de la faute des syndicats et côté syndicats tout est de la faute des patrons.

Cependant, sans patrons, il n'y aurait pas d'entreprises, pas de travail et donc blocage de l'économie.

sans la pression syndicale, on en serait au système de Guizot "enrichissez-vous" avec simultanément une situation à la "Germinal".

Dans le secteur de la gauche qui est partisanne d'une économie dirigée il y a là aussi deux tendances :

les durs de durs, nostalgiques du marxisme,

les "tempérés" qui acceptent le libre entreprise comme un mal nécessaire.

cette seconde catégorie appelée parfois "social-démocratie" la modération des arguments et des méthodes permet de faire tourner la machine économique.

Donc pour moi, liberté d'entreprendre à condition d'en limiter les excès.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 064 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

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Justement non, je ne veux pas chercher à te convaincre que le libéralisme à l'américaine est le meilleur.

Le problème en France est que dès lors que l'on évoque le mot libéralisme, aussitôt on pense au système extrême en vigueur aux USA.

Je suis pour le dynamisme d'une société "libérale" au sens où il y a liberté d'entreprendre et surtout pas de plans quinquennaux pondus par des fonctionnaires.

Mais dès qu'une société est "libérale", il y a deux solutions :

1°le libéralisme forcené où les gros mangent les plus petits et cela revient à une dictature du capital : quelques riches et une foule paupérisée.

2°le libéralisme tempéré par des lois sociales ( en gros celles que nous avons en France. le mot tempéré est essentiel : il faut à la fois modérer les excès inévitables du libéralisme mais aussi les excès dans la distribution d'avantages sociaux.

Si on entend les patrons tout est de la faute des syndicats et côté syndicats tout est de la faute des patrons.

Cependant, sans patrons, il n'y aurait pas d'entreprises, pas de travail et donc blocage de l'économie.

sans la pression syndicale, on en serait au système de Guizot "enrichissez-vous" avec simultanément une situation à la "Germinal".

Dans le secteur de la gauche qui est partisanne d'une économie dirigée il y a là aussi deux tendances :

les durs de durs, nostalgiques du marxisme,

les "tempérés" qui acceptent le libre entreprise comme un mal nécessaire.

cette seconde catégorie appelée parfois "social-démocratie" la modération des arguments et des méthodes permet de faire tourner la machine économique.

Donc pour moi, liberté d'entreprendre à condition d'en limiter les excès.

Il ne me semble pas que les plans (à la française) soient encore de vigueurs actuellement. Ou alors, j'apprends des bêtises.

Je suis globalement d'accord pour les gros traits, sauf pour la division de la gauche : la gauche ne se divise pas entre un marxisme sérieux et un marxisme mou. Le socialisme n'a rien d'un marxisme. Si Marx en fait une voie intermédiaire, il ne les confond pas.

D'autre part, votre division totale en quatre parties me semblent justement pas assez détaillées. Le socialisme actuellement n'a pas grand chose à voir avec le socialisme d'après-guerre, par exemple.

Mais effectivement, le problème réside dans le fait que tout le monde se pense le "bon" et voit dans l'autre le "méchant". Et je ne suis pas de ceux qui pensent que le conflit est nécessairement créateur et positif.

Enfin, quand vous regardez les crises connues par le système dans lequel nous sommes est, et c'est un fait, bien plus souvent une crise financière qu'économique au départ. La gauche n'est pas contre la création de richesse et le patron, elle est contre la création de richesse qui n'existe pas réellement et contre l'excès d'un par rapport à tous.

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Membre, Posté(e)
Mia Adaxo Membre 8 792 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Faut dire aussi que à 15 ans, on est encore très jeune, beaucoup d'entre eux ne réalisent pas encore ce qui se passe. Et je pense que pour beaucoup d'entre eux, ils ont des semaines chargées à l'école et n'ont pas le temps de s'intéresser à la finance et à la politique du pays. Et puis bon, c'est aussi qu'à cet âge là, on pense à tout sauf à ça.

Mais ça ne veut pas dire qu'ils ne comprendront jamais la finance, ils peuvent très bien devenir très instruits quand ils arriveront à la vingtaine et en savoir même plus que leurs parents qui se rapprochent de la retraite.

D'accord avec ça , mais pourquoi ne pas dispenser des cours de base dés la sixieme ,

au lieu d'imposer la musique ou le dessin ?

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 24 816 messages
scientifique,
Posté(e)

................................

Mais effectivement, le problème réside dans le fait que tout le monde se pense le "bon" et voit dans l'autre le "méchant". Et je ne suis pas de ceux qui pensent que le conflit est nécessairement créateur et positif.

Enfin, quand vous regardez les crises connues par le système dans lequel nous sommes est, et c'est un fait, bien plus souvent une crise financière qu'économique au départ. La gauche n'est pas contre la création de richesse et le patron, elle est contre la création de richesse qui n'existe pas réellement et contre l'excès d'un par rapport à tous.

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Je suis pour le capitalisme qui investit dans la création d'entreprise

Je suis contre le capitalisme qui joue à la bourse pour ne faire que du profit.

Pourtant dans les deux il y a le mot "capitalism"e honni par Marx et compagnie.

prenons un exemple :

Je suis jeune ingénieur, j'ai une idée géniale pour créer et développer une invention.

Pour développer cette idée, il me faut des capitaux que je n'ai pas et pour fabriquer ces objets il faut une main-d'oeuvre qu'il faudra former.

Au final l'entreprise est une concentration de trois "valeurs" :

- l'idée, l'intelligence que l'on protège à coup de "brevets"

- le capital investi que l'on rémunère par les dividendes

- la main-d'oeuvre que l'on rétribue par un salaire et autres avantages indirects.

la conjonction de ces trois domaines a créé la richesse du monde occidental.

Mais depuis quelques décennies, la mathématique et l'informatique sont entrées au service de la bourse.

On a créé des "instruments financiers" de plus en plus savants permettant de gagner beaucoup d'argent sans trop de risques et en faisant tourner cet argent en dehors des circuits de production.

C'est ça le capitalisme devenu fou et qui ne produit des richesses que pour les riches et en ne créant plus d'emplois ; c'est ce qu'on appelle le néolibéralisme.

C'est une catastrophe pour le peuple !

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Membre, Posté(e)
Con testeur Membre 1 356 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Mais plus encore, c'est la déviance de la finance qu'ils dénoncent, à savoir la spéculation. Ont-ils tort?

Il y a de ces créatures – comme les rats – qu’on ne toucherait qu’avec une perche de dix pieds. Si on se fie aux médias, les spéculateurs font partie du lot.

Cette perception est malavisée. En période de troubles économiques, où les banquiers fraudeurs et les gouvernements irresponsables dilapident notre argent, qui police le marché? Et qui punit les fautifs? Pas les politiciens, ni leur réglementation. Mais bien les spéculateurs.

Au début 2010 une bombe de 2200 pages éclata aux États-Unis. Le lourd rapport d’enquête dévoile que Lehman Brothers, cette banque dont la faillite a précipité la débâcle boursière de l’automne 2008, avait trafiqué ses livres comptables plusieurs mois avant de s’effondrer. Le but : tromper les investisseurs en cachant d’énormes dettes pour faire croire que la banque était en bonne santé financière. Mais des petits futés avaient compris l’arnaque. Ils ont vendu massivement leurs actions, exposant la situation précaire de la banque et provoquant sa faillite. Le rapport montre que ces spéculateurs – des investisseurs professionnels qui recherchent le profit à court terme – avaient vu juste. Sous les mensonges comptables, l’empereur était nu.

Mais dans leur tour d’ivoire, les milliers de bureaucrates et de gendarmes chargés de démasquer ce genre de fraude aux États-Unis (la Réserve fédérale, la Securities and Exchange Commission, les agences de crédit, etc.) n’ont rien vu. Comme dans le cas de Bernard Madoff, ils dormaient au gaz. Et comme dans celui d’Enron en 2001 – ce courtier en électricité qui a déclaré faillite après avoir menti sur l’état de ses finances –, ils ont manqué le bateau. Dans ce dernier cas, ce fut encore une fois les spéculateurs qui sonnèrent l’alarme en faisant chuter le titre d’Enron. Les régulateurs, eux, ont allumé… six mois plus tard!

Pourtant, les politiciens et autres démagogues blâment toujours les spéculateurs quand ça va mal. Prenez la Grèce. Les politiciens grecs, bon nombre d’entre eux des irresponsables qui ont endetté leur pays jusqu’au bord de la faillite, blâment aujourd’hui les spéculateurs pour leurs problèmes. Mais les spéculateurs ne provoquent pas les crises. Ils les exposent au grand jour. Et forcent les responsables à corriger leurs problèmes sans tarder. En faisant chuter une devise ou une action en bourse, ils préviennent les autres investisseurs – comme vous et moi – qu’il vaut mieux déguerpir. Que les choses sentent mauvais dans telle entreprise ou tel pays. Ce sont les entreprises comme Enron, Lehman Brothers et les gouvernements qui provoquent les crises. Les spéculateurs donnent seulement l’heure juste sur la situation d’une entreprise ou d’un pays. Si votre visage est laid, ne blâmez pas le miroir.

Mais les spéculateurs remplissent une fonction essentielle dans l’économie : leurs actions imposent une discipline aux entreprises et aux gouvernements. Une discipline plus efficace que la réglementation, même la plus sévère. Si vous gérez mal vos affaires, les spéculateurs vont miser sur votre échec. Et comme ces gens mettent leur propre argent en jeu – et qu’ils perdront des milliards s’ils se trompent –ils vont scruter les finances d’une entreprise avec beaucoup plus d’assiduité que les organismes de réglementation. Ce sont aussi les spéculateurs qui vont taper sur les doigts des gouvernements quand ils dépensent sans compter et endettent nos enfants.

Bref, le spéculateur est le meilleur policier du marché. Le spéculateur est l’annonceur de troubles à venir.

Source : David Descôteaux, économiste à l’Institut économique de Montréal.

Con testeur.

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Membre, 30ans Posté(e)
Jonathan19 Membre 232 messages
Baby Forumeur‚ 30ans‚
Posté(e)

Quoi qu'il en soit, les jeunes ne vont pas apprendre par eux même, surtout pas à cet age là..

Les parents ne s'y connaissant guère mieux, et l'école n'inculquant aucune base, je trouve le résultat de cette expérience tout à fait prévisible.

Je trouve quand même étrange de lire que cela perturbe certains de devoir expliquer des choses d'un niveau BAC ES ...

Savez-vous qu'il n'y a AUCUN cours lié à la finance en série S ou L ?

Donc ceux qui sont passé par ces voies là, devraient quand même avoir le niveau d'un bac ES en finance ?

Je ne sais pas ce que la vie va me faire apprendre dans ce domaine, mais sans cours structurés, je n'atteindrai probablement jamais le niveau d'un BAC ES (cela dit tout dépend de ce qu'ils ont fait..)

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 064 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
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Répy : Nous sommes parfaitement d'accord.

Con testeur : J'aurais pu y croire si, depuis la liberté des banques et des marchés financiers, les crises ne se multipliaient pas. Ou alors nous ment-on lorsqu'on nous explique qu'une "bulle spéculative" est la cause des dernières crises ? Et jusqu'à preuve du contraire, la bulle n'éclate que s'il n'y a rien de matériel derrière, rien de solide. Et qui spécule, sinon celui qui le peut ?

Le spéculateur peut éventuellement avoir un rôle positif, mais la spéculation dont nous parlons n'est certainement pas positive.

Si votre visage est laid, ne blâmez pas le miroir.

Si le miroir est à la bonne taille. Il se peut aussi qu'il reflète quelque chose de plus petit, et il se peut (comme ici) qu'il reflète quelque chose de plus gros qui, en l'occurrence, n'existe pas. Et quand nous en prenons conscience, cela s'effondre.

Ah, et le spéculateur ne met pas vraiment son argent en jeu : il joue l'argent des autres, essentiellement. Et, actuellement, principalement celui des banques pour les plus gros, dans la mesure où la bourse n'est plus ce qu'elle était il y a encore peu.

Le problème avec ce petit jeu, c'est qu'il impacte sérieusement la vie de ceux qui sont malheureusement embarqués dedans. Si cela était un manège qui ne concernait qu'eux, libre à eux. Maintenant, je suis prêt à vous croire : expliquez-moi qui, sinon celui qui décide justement des prix, de la santé des choses, à savoir celui qui spécule, oui, est responsable de ces "subprimes". Qui a fait monter à des prix exorbitants et non représentatifs de la réalité celui de maisons américaines. Qui a fini par ruiner des familles entières par la faillite des pensions.

Et ma foi, la crise de 1929 était déjà, à ce moment-là, l'oeuvre d'une spéculation outrancière.

En vue des ennuis que cela attire, il est tout à fait légitime de se demander s'il ne faut pas faire quelque chose. Mais vous avez raison : ils ne sont pas les seuls en cause.

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