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Il y a une alternative au matraquage fiscal


alkoolik

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Membre, Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc, 57ans Posté(e)
alkoolik Membre 5 672 messages
57ans‚ Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc,
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Je constate avec un certain effarement que beaucoup ici s’inscrivent dans une logique fiscale confiscatoire qui voudrait qu’une minorité de français qui, de part leur travail pour les uns, où de part l’héritage légué par leurs aïeux pour les autres, possèdent des revenus très confortables, se voient amputés de la quasi-totalité de ceux-ci. Sachant que cette mesure dans l’état actuel des choses ne représenterait qu’une part infime des recettes fiscales et qu’elle devrait fortement diminuer dans les années à venir du fait de la tendance à l’exode fiscal qui s’accentue, j’ai beaucoup de mal à soutenir cette logique. Par contre, je serait très favorable à une autre alternative, je m’explique. L’Etat qui doit faire face a des dépenses astronomiques pour garantir la pérennité de tous les bricolages sociaux mis en place depuis des décennies tant par la droite que par la gauche et pour entretenir des administrations pléthoriques a forcément besoin de plus en plus d’argent, or les français sont au bord de la rupture. Aussi, plutôt que de s’entêter a vouloir taxer au maximum les riches et les classes moyennes, pourquoi l’Etat ne se recentrerait-il pas sur ses seules fonctions régaliennes, déléguant le reste au secteur privé. Se faisant, il réduirait de manière drastique ses charges salariales (premier poste budgétaire), il contribuerait à l’essor d’entreprises privées lesquelles devraient s’acquitter de l’impôt sur les bénéfices (donc de nouvelles rentrées fiscales). Ce recentrage permettrait de présenter un budget en équilibre, d’affecter plus d’argent au remboursement de la dette et de mieux rémunérer les employés de l’Etat, finalement le pays en sortirait gagnant.

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Membre+, Jeteur de pavés dans les mares, Posté(e)
latin-boy30 Membre+ 9 575 messages
Jeteur de pavés dans les mares,
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Un mec de gauche te répondra que ça creusera les inégalités sociales.

Moi, je te réponds qu'on pourrait réduire la part du secteur public (56 % de l'Etat dans le PIB en France, assez ubuesque) mais il faut garder l'aassurance santé, la solidarité nationale, faut pas faire du tout ou rien quoi.

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)
Je constate avec un certain effarement que beaucoup ici s’inscrivent dans une logique fiscale confiscatoire qui voudrait qu’une minorité de français qui, de part leur travail pour les uns, où de part l’héritage légué par leurs aïeux pour les autres, possèdent des revenus très confortables, se voient amputés de la quasi-totalité de ceux-ci.

Voila une entame qui confère au mensonge puisque, comme je l'écrivais ailleurs en donnant des chiffres tous après impôt :

- Entre 1998 et 2008, les 10 % les plus pauvres ont reçu 2,8 % de l’ensemble de la richesse nationale, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 31,7 % (INSEE).

- Les inégalités de revenus se sont accrues au cours des dix dernières années. Le revenu annuel moyen des 10 % les plus modestes s’est élevé de 400 euros entre 2000 et 2010, celui des 10 % les plus riches de 8 950 euros. (Toujours l'INSEE).

- Depuis 10 ans, le niveau de vie des citoyens les plus pauvres a augmenté de 5%, celui des classes moyennes de 11%, et celui des citoyens riches de 18% (Encore l'INSEE).

- Les seules catégories sociales à avoir vu leur niveau de vie baisser depuis 10 ans, sont les étudiants et les catégories les plus vulnérables, notamment les temps partiels subits avec en tête les femmes seules.

Sachant que cette mesure dans l’état actuel des choses ne représenterait qu’une part infime des recettes fiscales et qu’elle devrait fortement diminuer dans les années à venir du fait de la tendance à l’exode fiscal qui s’accentue, j’ai beaucoup de mal à soutenir cette logique.

Exode fiscale qui a commencé à augmenter sous la présidence N. Sarkozy dont nous sommes toujours sous la loi de finance. Je crois que tu te revendiques de l'UMP (tu corrigeras si je me trompe) alors il me paraît juste de rappeler que c'est la droite libérale qui était aux commandes de l'impôt depuis rien de moins que... 10 ans...

Par contre, je serait très favorable à une autre alternative, je m’explique. L’Etat qui doit faire face a des dépenses astronomiques pour garantir la pérennité de tous les bricolages sociaux mis en place depuis des décennies tant par la droite que par la gauche et pour entretenir des administrations pléthoriques a forcément besoin de plus en plus d’argent, or les français sont au bord de la rupture.

Les français au bord de la rupture ? Pour les amnésiques peut-être : à part pour les étudiants et les femmes à temps partiel subit, le niveau de vie a augmenté pour tous les français après impôt. Mais on a la larme facile dans notre pays ^^"

Aussi, plutôt que de s’entêter a vouloir taxer au maximum les riches et les classes moyennes, pourquoi l’Etat ne se recentrerait-il pas sur ses seules fonctions régaliennes, déléguant le reste au secteur privé.

Parce qu'on dérégule depuis les années 70 et que ça n'a pas l'air d'être la grande forme économique depuis ? :o° M'enfin bien joué la redite déguisée du libéralisme c'est fun et sympa :D

Se faisant, il réduirait de manière drastique ses charges salariales (premier poste budgétaire), il contribuerait à l’essor d’entreprises privées lesquelles devraient s’acquitter de l’impôt sur les bénéfices (donc de nouvelles rentrées fiscales). Ce recentrage permettrait de présenter un budget en équilibre, d’affecter plus d’argent au remboursement de la dette et de mieux rémunérer les employés de l’Etat, finalement le pays en sortirait gagnant.

Je crois que tous les automobilistes pourront venir dire à quel point ils se sentent gagnant après la privatisation des concessions autoroutières qui, bien que dégageant plus d'un milliard de bénéfices depuis deux ans, augmentent les péages...

Loin de moi l'idée d'une économie planifiée et étatisée. Mais moins d'Etat alors qu'il est déjà en lambeaux face aux directives de l'OCDE et au FMI qui, au demeurant, commencent à revenir de leurs politiques d'austérité, ça me paraît se tirer une seconde balle dans le pied. Ce qui là n'engage que moi.

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Membre+, Jeteur de pavés dans les mares, Posté(e)
latin-boy30 Membre+ 9 575 messages
Jeteur de pavés dans les mares,
Posté(e)

Loin de moi l'idée d'une économie planifiée et étatisée. Mais moins d'Etat alors qu'il est déjà en lambeaux face aux directives de l'OCDE et au FMI qui, au demeurant, commencent à revenir de leurs politiques d'austérité, ça me paraît se tirer une seconde balle dans le pied. Ce qui là n'engage que moi.

Non, c'est sûr que l'Etat français n'est déjà pas assez étendu whistling1.gif Il est un peu omniprésent, mais pas encore assez ....

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
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Eh bien navré, mais dans des secteurs comme la banque, peut-être que l'Etat aurait dû mettre son nez... ça nous aurait peut-être évité quelques bricolages façons produits dérivés.

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Membre, Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc, 57ans Posté(e)
alkoolik Membre 5 672 messages
57ans‚ Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc,
Posté(e)

Exode fiscale qui a commencé à augmenter sous la présidence N. Sarkozy dont nous sommes toujours sous la loi de finance. Je crois que tu te revendiques de l'UMP (tu corrigeras si je me trompe) alors il me paraît juste de rappeler que c'est la droite libérale qui était aux commandes de l'impôt depuis rien de moins que... 10 ans...

Ai-je affirmé le contraire? Pour info, Sarkozy n'a jamais été un libéral (hélas). Sarkozy a cruellement manqué de courage lors de son mandat et l'a payé (nous avec) en 2012, il n'a pas été fichu de supprimer l'ISF, d'alléger de manière significative les charges de l'Etat (malgré ses effets d'annonce), de rétablir la sécurité...

Les français au bord de la rupture ? Pour les amnésiques peut-être : à part pour les étudiants et les femmes à temps partiel subit, le niveau de vie a augmenté pour tous les français après impôt. Mais on a la larme facile dans notre pays ^^"

Vu le nombre de pleurnichards qu'on entend brailler dans les médias et sur ce forum, j'avais l'impression contraire. Ceci dit, je reconnais que ma situation personnelle s'améliore d'années en années.

Je crois que tous les automobilistes pourront venir dire à quel point ils se sentent gagnant après la privatisation des concessions autoroutières qui, bien que dégageant plus d'un milliard de bénéfices depuis deux ans, augmentent les péages...

Contre exemple : la téléphonie mobile.

Loin de moi l'idée d'une économie planifiée et étatisée. Mais moins d'Etat alors qu'il est déjà en lambeaux face aux directives de l'OCDE et au FMI qui, au demeurant, commencent à revenir de leurs politiques d'austérité, ça me paraît se tirer une seconde balle dans le pied. Ce qui là n'engage que moi.

Ce qu'il faut comprendre c'est que seules les entreprises privées sont génératrices de richesses, donc plus nous favoriserons le secteur privé, plus ce sera bon pour le pays.

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Il n'y a pas que des réussites dans les entreprises privées ;-)

Mon propos est clairement de reconnaître le capitalisme comme seule structure économique viable, mais dans le même temps de reconnaître une lapalissade : il produit autant de richesse que d'inégalité. Pas qu'en France, je crois que le constat peut-être quasiment mondial. Dès lors, je trouve normal que l'Etat prenne de la première, pour réduire la seconde. Cela dit, si la fibre philanthropique poussaient les entreprises à un mécénat suffisant, peut-être reverrai-je ma copie. Je crois même que je suis le seul du forum a avoir mis en avant entrepreneuriat social à travers quelques sujets : c'est dire si je peux encore avoir foi dans le privé :D Mais bon je ne fais que constater une nature humaine, conjoncturelle, plus prompte à l'accumulation qu'à la générosité...

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Membre, 47ans Posté(e)
Letsplay Membre 522 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
Posté(e)

Contre exemple : la téléphonie mobile.

Bonjour,

Je suis surpris du contre exemple. Car il ne me semble pas que le secteur de la téléphonie mobile ai été un secteur public ayant connu la privatisation. Mais peut etre voulais tu montrer que la concurrence peut faire baisser les prix?

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Membre, Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc, 57ans Posté(e)
alkoolik Membre 5 672 messages
57ans‚ Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc,
Posté(e)

Bonjour,

Je suis surpris du contre exemple. Car il ne me semble pas que le secteur de la téléphonie mobile ai été un secteur public ayant connu la privatisation. Mais peut etre voulais tu montrer que la concurrence peut faire baisser les prix?

Effectivement, c'est abus de ma part, j'aurai du dire la "téléphonie" pas spécialement mobile, car à l'époque où France Telecom avait le monopole, il me semble que c'était beaucoup plus cher qu'aujourd'hui. Sinon, c'est vrai que la mise en concurrence tend à tirer les prix vers le bas.

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Membre, 38ans Posté(e)
getalife Membre 1 417 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

Le transport aérien est un autre exemple flagrant des bienfaits de la libéralisation.

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)
:hu: Il faudrait peut-être pondérer l'exultation enjouée avec l'amortissement de biens d'équipements qui n'augmentent plus autant qu'avant les chocs pétroliers ? Du reste, les prix des billets d'avion ont augmenté de 3% en 2012 à destination de la France, selon l'Expansion qu'on ne pourra taxer de journal crypto-communiste...
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Membre, 47ans Posté(e)
Letsplay Membre 522 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
Posté(e)

Personnellement je suis bien loin de l'exultation concernant les bienfaits supposés des privatisations. Certes les tarifs pour les clients ont une tendance a la baisse pendant, et encore pas sur tous les secteurs, magus a cité le réseau routier, on pourrait aussi bien parler des réseaux d'eau ou d'assainissement.

De plus il faut aussi pondérer ces affirmations par les conséquences sur l'emploi, pour ce qui est de la téléphonie mobile par exemple, la perte d'emploi net entre1998 et 2005 puis 2005 et 2010, est évaluée à environ 32000 emploi, selon le cadre réglementaire. Ce qui est aussi une conséquence de la concurrence.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
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Je constate avec un certain effarement que beaucoup ici s’inscrivent dans une logique fiscale confiscatoire qui voudrait qu’une minorité de français qui, de part leur travail pour les uns, où de part l’héritage légué par leurs aïeux pour les autres, possèdent des revenus très confortables, se voient amputés de la quasi-totalité de ceux-ci.

De la quasi-totalité ? Vraiment ?

Déjà, on connait de nombreux exemple de riches fortunes qui s'arrangent comme il se doit pour échapper à l'impôt sur le revenu, et payer proportionnellement moins d'impôts que nombre de classes moyennes justement.

Ensuite, de quelle confiscation parle t'on ? Les 75% pour tout ce qui dépasse le premier million de revenus annuels ?

Cela veut dire que derrière le foyer fiscal possède au moins déjà un million de revenus pour lequel il n'a pas versé plus de 41% : donc au moins 600 000 de revenus (à moins que je me trompe quelque part).

Peut on déjà "plaindre" ou s'inquiéter pour quelqu'un qui dispose théoriquement de 600 000 € par an (soit 50 000 € après impôts ramené au mois) pour vivre, quand une personne qui travaille à plein temps sur une année peut gagner 50 fois moins, et avec pour le coup un salaire qui part dans des postes de consommation vitale, et qui ne suffit pas dans bien des cas à se loger ou à se nourrir ?

Bref, pour voir si un système marche, il faut voir ce qu'il entraîne comme situation : et là, l'énorme écart que je viens de décrire est le résultat même de notre système.

Ce système autorise à gagner de l'argent au delà de toute proportion rationnelle : est-il si absurde d'imposer une limite, surtout lorsque cette limite se situe déjà à des années lumières du commun des mortels ?

Ce système institue le fait qu'un travail à temps plein n'est pas une condition suffisante pour vivre décemment (ne pas dormir dehors et se nourrir).

Petite métaphore : une course de natation.

Au couloir 4, on a un compétiteur qui nage parfaitement bien (il a eu l'entrainement nécessaire) et mène largement la course.

Au couloir 1,2,3,5,6,7 et 8 on a d'autres compétiteurs qui ne savent pas nager, que l'on pousse dans le bassin et qui sont tout bonnement en train de se noyer.

Alors, qu'elle est l'urgence ? Allez applaudir et monter le podium pour le gus du couloir 4 qui nage super bien, super, on est content pour lui, ou aller secourir ceux qui se noient ??

Sachant que cette mesure dans l’état actuel des choses ne représenterait qu’une part infime des recettes fiscales et qu’elle devrait fortement diminuer dans les années à venir du fait de la tendance à l’exode fiscal qui s’accentue,

Déjà, a t'on des chiffres prouvant que l'exode fiscal s'accentue ? A part quelques départ symboliques ?

C'est être pessimiste quant à la capacité de contournement des avocats financiers des grosses fortunes.

Mais surtout, la question c'est : doit on adapter les règles, même si elles paraissent juste, pour favoriser les intérêts de certains individus car ceux-ci rapportent davantage de recette DANS le système tel qu'il existe ?

La solution n'est elle pas d'essayer de changer ce système, de rétablir les règles, tout en imposant celles qui permettront de contrer cet exode ?

Par exemple en faisant payer le différentiel d'impôt pour un citoyen français payant ses impôts à l'étranger ?

Par exemple en s'assurant que des revenus issus de l'économie française n'échappent pas aux impôts, etc, etc ...

A court terme, oui, cela créera peut-être quelques exodes fiscaux ... mais les règles du jeu doivent justement permettre de rendre cet exode illégal. Et pour ceux qui sont partis, les remplacer par des individus prêt à jouer le jeu : car même si une fortune amassée en France se fait la malle, les moyens qui ont permis de créer cette fortune sont toujours là, et peuvent permettre un enrichissement similaire, mais encadré, mieux partagé entre les différents acteurs à son origine.

L’Etat qui doit faire face a des dépenses astronomiques pour garantir la pérennité de tous les bricolages sociaux mis en place depuis des décennies tant par la droite que par la gauche et pour entretenir des administrations pléthoriques a forcément besoin de plus en plus d’argent,

Sur ce point, je suis d'accord, il y a du boulot. Non pas forcément pour réduire la portée des services publics, mais plutôt leur fonctionnement.

Aussi, plutôt que de s’entêter a vouloir taxer au maximum les riches et les classes moyennes,

Cette commodité à ajouter "classes moyennes" ostensiblement à côté de "riches".

Afin de suggérer qu'en s'attaquant - en demandant d'avantage de contribution en fait - au "pauvre riche", on s'attaqueraient forcément aux "classes moyennes", en pensant paradoxalement aux "ménages les plus modestes".

Bref, il faut définir ce "classe moyenne" protéiforme et commode : s'ils s'agit en fait de ceux qui sont juste "moins riches" que les riches ... du moment que là aussi la demande de l'effort est proportionnelle à ce que ces foyers peuvent fournir, et du moment que cela n'entache pas de manière critique leur niveau de vie ...

Si par contre, par classe moyenne, on entend les français qui s'en sortent tout juste, alors adjoindre "riches" et "classes moyennes" est une belle hypocrisie, car c'est justement pour éviter de taxer ces foyers que l'on demande davantage de contribution aux plus riches.

pourquoi l’Etat ne se recentrerait-il pas sur ses seules fonctions régaliennes, déléguant le reste au secteur privé. Se faisant, il réduirait de manière drastique ses charges salariales (premier poste budgétaire), il contribuerait à l’essor d’entreprises privées lesquelles devraient s’acquitter de l’impôt sur les bénéfices (donc de nouvelles rentrées fiscales). Ce recentrage permettrait de présenter un budget en équilibre, d’affecter plus d’argent au remboursement de la dette et de mieux rémunérer les employés de l’Etat, finalement le pays en sortirait gagnant.

Sauf que nombres d'expériences prouvent que :

- le privé ne revient pas forcément moins cher

- le privé n'est pas la manière la plus sûr de répondre aux besoins de services au public. Déjà, car la notion de bénéfices se conjugue au final très mal avec l'intérêt public. Exemple type, dans les transports par exemple : doit on fermer des lignes peu utilisées pour des raisons de rentabilité, ou l'assurance du service compte t'elle avant tout ?

Sinon, l'exemple de la téléphonie (mobile en tout cas) est assez mal choisi : quid des accords officieux à l'époque entres les différents opérateurs, afin de s'assurer des recettes juteuses, au détriment du consommateur ?

En sachant que le but d'une société est de vendre plus cher un service que ce qu'il lui coûte en effet, et ce au delà de la simple rentabilité de fonctionnement, comment le consommateur pourrait dans cette logique trouver un quelconque avantage dans un système privatisé ?

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Membre, Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc, 57ans Posté(e)
alkoolik Membre 5 672 messages
57ans‚ Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc,
Posté(e)

Ensuite, de quelle confiscation parle t'on ? Les 75% pour tout ce qui dépasse le premier million de revenus annuels ?

Cela veut dire que derrière le foyer fiscal possède au moins déjà un million de revenus pour lequel il n'a pas versé plus de 41% : donc au moins 600 000 de revenus (à moins que je me trompe quelque part).

Peut on déjà "plaindre" ou s'inquiéter pour quelqu'un qui dispose théoriquement de 600 000 € par an (soit 50 000 € après impôts ramené au mois) pour vivre, quand une personne qui travaille à plein temps sur une année peut gagner 50 fois moins, et avec pour le coup un salaire qui part dans des postes de consommation vitale, et qui ne suffit pas dans bien des cas à se loger ou à se nourrir ?

Petite précision aux 75% de taxes il convient de rajouter la CSG et le CRDS, de ce fait on arrive au delà de 85%. Ensuite, le problème n'est pas tant la somme restant à disposition de ces personnes, mais le fait de devoir travailler plus de 80% de son temps pour l'Etat (plus encore si on prend en compte la TVA). Qui pourrait bien encore être motivé s'il sait qu'il ne pourra bénéficier que de 15 ou 20% du produit de son travail?

Bref, pour voir si un système marche, il faut voir ce qu'il entraîne comme situation : et là, l'énorme écart que je viens de décrire est le résultat même de notre système.

Ce système autorise à gagner de l'argent au delà de toute proportion rationnelle : est-il si absurde d'imposer une limite, surtout lorsque cette limite se situe déjà à des années lumières du commun des mortels ?

Ce système institue le fait qu'un travail à temps plein n'est pas une condition suffisante pour vivre décemment (ne pas dormir dehors et se nourrir).

En quoi, le fait que certains disposent de revenus très conséquents influe t-il sur ceux qui ne dispose que du strict minimum? En rien, mis à part sur le plan idéologique pour certains.

Déjà, a t'on des chiffres prouvant que l'exode fiscal s'accentue ? A part quelques départ symboliques ?

D'une part j'ai pu le constater au niveau du filiale du groupe dans lequel j'exerce, cette entité est spécialisée dans la gestion de fortune a a vu un nombre de ses clients partir et les sommes à investir ont fondues comme peau de chagrin. Ensuite nombre de spécialiste étranger (suisses, belge, luxembourgeois) s'accordent à dire qu'ils n'ont jamais eu autant de candidats à l'émigration.

Cette commodité à ajouter "classes moyennes" ostensiblement à côté de "riches".

Afin de suggérer qu'en s'attaquant - en demandant d'avantage de contribution en fait - au "pauvre riche", on s'attaqueraient forcément aux "classes moyennes", en pensant paradoxalement aux "ménages les plus modestes".

Bref, il faut définir ce "classe moyenne" protéiforme et commode : s'ils s'agit en fait de ceux qui sont juste "moins riches" que les riches ... du moment que là aussi la demande de l'effort est proportionnelle à ce que ces foyers peuvent fournir, et du moment que cela n'entache pas de manière critique leur niveau de vie ...

Si par contre, par classe moyenne, on entend les français qui s'en sortent tout juste, alors adjoindre "riches" et "classes moyennes" est une belle hypocrisie, car c'est justement pour éviter de taxer ces foyers que l'on demande davantage de contribution aux plus riches.

Sous l'appellation "classes moyennes" j'entends les foyers qui ont des revenus entre 2000 et 5000€ mensuels, ces personnes sont depuis toujours les véritables vaches à lait de l'Etat, trop riches pour bénéficier de dégrèvements, il payent tout plein pot et trop pauvres pour intéresser les bons fiscalistes qui connaissent les combines pour eviter de payer.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)

Qui pourrait bien encore être motivé s'il sait qu'il ne pourra bénéficier que de 15 ou 20% du produit de son travail?

Une grande majorité de travailleurs ne "bénéficient" même pas de 15% ou 20% de leur travail, leur salaire disparaissant dans les frais fixes de logement, assurances, etc ... (de plus, lorsque l'on voit comment se fait la redistribution des gains d'un travail pourtant collectif : une majorité assure l'effort productif, une minorité cueille les fruits de cet effort).

L'absence de motivation est pour le coup tout de même plus problématique que pour des gens qui ont leur confort assuré, très très très largement assuré.

Ensuite, idéologiquement, si l'on place la valeur travail sur le mérite et l'investissement personnel (physique et/ou mental), quelle justice y'a t'il à ce que deux personnes faisant preuve d'un investissement comparable (par heure passés au travail, par la place accordé au travail dans leur vie, etc ...) puissent avoir des revenus disparates d'un rapport de 1 à 50, voire davantage ? Alors, qu'encore une fois, un des deux individus ne s'investit pas 50 fois plus que l'autre.

Certes, notre système le permet, mais dans l'absolu est-ce juste moralement, humainement ??

Bref, c'est pour cela que ton argument ne tient pas : tu invoques une soi-disant moral, un mérite, selon lequel tout travail mérite salaire, et qu'il est naturel que l'on récupère une grosse partie du produit de son travail.

Mais tu occultes la légitimité de la rémunération par rapport au travail que l'on a fournit, à son effort.

En quoi, le fait que certains disposent de revenus très conséquents influe t-il sur ceux qui ne dispose que du strict minimum? En rien, mis à part sur le plan idéologique pour certains.

En tout, car leur revenu ne découle pas de rien. Personne ne créé de l'argent en claquant des doigts.

La plupart du temps, la fortune d'un individu est basée sur la captation des efforts d'autrui, et donc sur une redistribution biaisée de cet effort collectif.

Sous l'appellation "classes moyennes" j'entends les foyers qui ont des revenus entre 2000 et 5000€ mensuels, ces personnes sont depuis toujours les véritables vaches à lait de l'Etat, trop riches pour bénéficier de dégrèvements, il payent tout plein pot et trop pauvres pour intéresser les bons fiscalistes qui connaissent les combines pour eviter de payer.

Et quelle mesure récente les frappe particulièrement ? La tranche à 45% ? wink1.gif

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Membre, Posté(e)
orsini Membre 81 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

50% des foyers fiscaux ne paient pas l'impôt sur le revenu parce qu'ils sont trop pauvres pour cela. Quant aux très riches ils paient très peu d'impôts grâce à divers montages fiscaux. Des riches qui pleurent alors que la moitié de la population vit dans la pauvreté, c'est écoeurant.

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Membre, En désaccord, 47ans Posté(e)
Zeds_Dead Membre 4 003 messages
47ans‚ En désaccord,
Posté(e)

Je constate avec un certain effarement que beaucoup ici s’inscrivent dans une logique fiscale confiscatoire qui voudrait qu’une minorité de français qui, de part leur travail pour les uns, où de part l’héritage légué par leurs aïeux pour les autres, possèdent des revenus très confortables, se voient amputés de la quasi-totalité de ceux-ci. Sachant que cette mesure dans l’état actuel des choses ne représenterait qu’une part infime des recettes fiscales et qu’elle devrait fortement diminuer dans les années à venir du fait de la tendance à l’exode fiscal qui s’accentue, j’ai beaucoup de mal à soutenir cette logique. Par contre, je serait très favorable à une autre alternative, je m’explique. L’Etat qui doit faire face a des dépenses astronomiques pour garantir la pérennité de tous les bricolages sociaux mis en place depuis des décennies tant par la droite que par la gauche et pour entretenir des administrations pléthoriques a forcément besoin de plus en plus d’argent, or les français sont au bord de la rupture. Aussi, plutôt que de s’entêter a vouloir taxer au maximum les riches et les classes moyennes, pourquoi l’Etat ne se recentrerait-il pas sur ses seules fonctions régaliennes, déléguant le reste au secteur privé. Se faisant, il réduirait de manière drastique ses charges salariales (premier poste budgétaire), il contribuerait à l’essor d’entreprises privées lesquelles devraient s’acquitter de l’impôt sur les bénéfices (donc de nouvelles rentrées fiscales). Ce recentrage permettrait de présenter un budget en équilibre, d’affecter plus d’argent au remboursement de la dette et de mieux rémunérer les employés de l’Etat, finalement le pays en sortirait gagnant.

C'est la théorie libérale telle que défendue par certains libéraux convaincus et honnêtes de ma connaissance. Encore que "fonctions régaliennes" soit aujourd'hui un sujet de discussion sérieux puisque l'armée ça rapporte trop pour laisser la défense du territoire à l'état.

C'est malheureusement une solution dont on sait qu'elle n'est pas efficace d'un point de vue social mais uniquement économique, et de nos jours dieu sait si on n'accorde de crédit qu'à cette seule vision.

Il se pose ici de nombreuses questions importantes, la plus visible c'est bien évidemment "le rôle de l'état" mais le rôle de l'état dans quel contexte ? Celui d'une société, et qu'est-ce qu'une société ? Une société, c'est une population donnée vivant avec certaines règles, c'est à dire avant tout une population. Et quel est le rôle de l'état vis à vis de cette population, voila la question qu'on pose réellement, pas quel est le rôle de l'état ex nihilo. Sans la population il n'y a pas d'état.

Or l'état gouverne pour le bien de cette population en théorie, et donc on souhaite ajuster sa stratégie dans l'intérêt de cette population. Parmi les critères il y a évidemment l'argent et la fiscalité mais au même niveau d'exigence il doit y avoir la qualité du service rendu.

On nous dit que le service privé est plus efficace et moins couteux qu'un service public équivalent ce qui est mesuré avec des indicateurs crédibles et le résultat semble sans appel, or ce comparatif prend en compte un état de faits à un instant donné dans un contexte donné, celui ou le service public est en situation de monopole d'une part et ou ses salariés ne sont pas motivés d'une façon quelconque d'autre part (sécurité de l'emploi, absence de primes de résultats ou autre politique salariale, absence de responsabilité / valorisation morale de l'individu). Enfin, la qualité du service privé est mesurée en comparaison de la qualité du service public qui sert de référentiel.

Que constate-ton lorsqu'on a remplacé le service public par un monopole privé ? Les problèmes qui surgissent ne se situent plus au niveau de la productivité car elle est mesurée et que le salarié court un risque pour son poste si les chiffres sont mauvais, ils sont donc reportés sur une qualité inférieure qui lui permet à la fois d'assurer ses chiffres et de conserver son poste tout en étant pas motivé par le salaire, et tout à fait conscient qu'il fournit un service de mauvaise qualité.

Lorsqu'on remplace le monopole privé par un système de concurrence privé, la qualité est encore pire et les tarifs font l'objet d'entente illicite ce qui équivaut à la situation de monopole. L'un et l'autre systèmes privés une fois débarrassés de la concurrence du public pratiquent également des tarifs qui ne sont pas à l'avantage du client qui se trouve pris en otage par des compagnies privées sans que l'état ne puisse intervenir, ce qu'il peut dans le cas du public.

L'absence du référentiel que constitue le service d'état est la cause de tous ces problèmes de qualité et de coût. En outre les services fournis de cette façon au public demeurent rentables car la confiance du public va davantage vers le public que le privé, ce qui rapporte à l'état à la fois en prestige et en numéraire.

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