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Invité javab
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Le tailleur de pierres

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
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Des bouquins pour mon concours et quand j'ai le temps (c'est-à-dire presque jamais !), L'Elégance du hérisson.

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Kinwena Membre+ 4 724 messages
Patate fossilisée‚ 29ans
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A peu près pareil, mais avec Harry Potter and the Deathly Hallows, ou le tome deux des Seigneurs des Runes... :blush:

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Fiphi Membre 913 messages
Forumeur accro‚ 44ans
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Je viens de terminer "Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar. Un livre admirable, éloquent, intelligible. L'académicienne s'immisce dans la peau d'Hadrien (76-138), empereur romain de 117 à sa mort, dont elle dit "Si cet homme n'avait pas maintenu la paix du monde et rénové l'économie de l'empire, ses bonheurs et ses malheurs personnels m'intéresseraient moins." Dès lors, l'auteur se confond avec l'âme de son personnage ; elle imagine les moindres pensées de cet homme presque "sage". Yourcenar écrit "Refaire du dedans ce que les archéologues du XIX siècle on fait du dehors". Le livre est rédigé après recherche et interprétations d'écrits historiques ("l'Histoire Auguste" - "Histoire Romaine" de Dion Cassius). Livre longuement mûri.

Hadrien rédige un courrier à Marc Aurèle, son petit fils adoptif, de ce fait prétendant au titre d'empereur des romains ( après Antonin), et y raconte son parcours politique, militaire, son accession au trône grâce à l'entremise de Plotine, ses amours notamment sa passion pour Antinous, ses ¿uvres administratives et politiques, ses pensées philosophiques (la passion amoureuse, la mort, la destinée des peuples, l'exercice du pouvoir ...).

Hadrien se révèle avoir été un homme d'une grande bonté, pacifique, soucieux de protéger et consolider l'empire romain, doué d'un esprit bâtisseur, pour l'intérêt et la pérennité de son peuple. Son règne s'inscrit dans la "dynastie des Antonins", qui débute sous le règne de Nerva (successeur de Domitien), lequel choisira Trajan. Lui succèderont Hadrien, Antonin le pieux, puis Marc Aurèle (période de 96 à 180 ap JC). Période notamment louée comme "Pax Romana"

Personnellement, j'avais choisi de lire ce livre suite à la lecture du livre de Max Gallo "Les Romains - Marc Aurèle - Le martyre des Chrétiens" ; cherchant à saisir les raisons qui avaient pu faire basculer l'empire romain d'une religion polythéiste, basée sur le culte et le rituel, influencée par la civilisation grecque (transposition des divinités), à la religion chrétienne. En substance, voici un extrait de ce que dit "Hadrien" sur la religion chrétienne, alors considérée comme une secte :

" Ce fut vers cette époque que Quadratus, évêque des chrétiens, m'envoya une apologie de sa foi. J'avais eu pour principe de maintenir envers cette secte la ligne de conduite strictement équitable qui avait été celle de Trajan dans ses meilleurs jours ; je venais de rappeler aux gouverneurs des provinces que la protection des lois s'étend à tous les citoyens, et que les diffamateurs des chrétiens seraient punis s'ils portaient contre eux des accusations sans preuves. Mais toute tolérance accordée aux fanatiques leur fait croire immédiatement à de la sympathie pour leur cause ; j'ai peine à m'imaginer que Quadratus espérait faire de moi un chrétien ; il tint en tout cas à me prouver l'excellence de sa doctrine et surtout son innocuité pour l'Etat. Je lus son ¿uvre ; j'eus même la curiosité de faire rassembler par Phlégon des renseignements sur la vie du jeune prophète nommé Jésus, qui fonda la secte, et mourut victime de l'intolérance juive il y a environ cent ans. Ce jeune sage semble avoir laissé des préceptes assez semblables à ceux d'Orphée, auquel ses disciples le comparent parfois. A travers la prose singulièrement plate de Quadratus, je n'étais pas sans goûter le charme attendrissant de ces vertus de gens simples, leur douceur, leur ingénuité, leur attachement les uns aux autres ; tout cela ressemblait fort aux confréries que des esclaves ou des pauvres fondent un peu partout en l'honneur de nos dieux dans les faubourgs populeux des villes ; au sein d'un monde qui malgré tous nos efforts reste dur et indifférent aux peines et aux espoirs des hommes, ces petites sociétés d'assistance mutuelle offrent à des malheureux un point d'appui et un réconfort. Mais j'étais sensible aussi à certains dangers. Cette glorification des vertus d'enfant et d'esclave se faisait aux dépens de qualités plus viriles et plus lucides ; je devinais sous cette innocence renfermée et fade la féroce intransigeance du sectaire en présence de formes de vie et de pensée qui ne sont pas les siennes, l'insolent orgueil qui le fait se préférer au reste des hommes, et sa vue volontairement encadrée d'¿illères. Je me lassai assez vite des arguments captieux de Quadratus et de ces bribes de philosophie maladroitement empruntées aux écrits de nos sages. Chabrias, toujours préoccupé du juste culte à offrir aux dieux, s'inquiétait du progrès de sectes de ce genre dans la populace des grandes villes ; il s'effrayait pour nos vieilles religions qui n'imposent à l'homme le joug d'aucun dogme, se prêtent à des interprétations aussi variées que la nature elle-même, et laissent les c¿urs austères s'inventer s'ils le veulent une morale plus haute, sans atteindre les masses à des préceptes trop stricts pour ne pas engendrer aussitôt la contrainte et l'hypocrisie. Arrien partageait ces vues. Je passai tout un soir à discuter avec lui l'injonction qui consiste à aimer autrui comme soi-même ; elle est trop contraire à la nature humaine pour être sincèrement obéie par le vulgaire, qui n'aimera jamais que soi, et ne convient nullement au sage, qui ne s'aime pas particulièrement soi-même. Sur bien des points, d'ailleurs, la pensée de nos philosophes me semblait elle aussi bornée, confuse, ou stérile. Les trois quarts de nos exercices intellectuels ne sont plus que broderies sur le vide ; je me demandais si cette vacuité croissante était due à un abaissement de l'intelligence ou à un déclin du caractère ; quoi qu'il en fût, la médiocrité de l'espoir s'accompagnait presque partout d'une étonnante bassesse d'âme."

Dans son carnet de notes, Yourcenar évoque une phrase de Flaubert, trouvée dans un volume de la correspondance de cet auteur :

" Les dieux n'étant plus, et le Christ n'étant pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc Aurèle, un moment unique où l'homme seul a été."

Je fais une pause sur l'empire romain ; je m'apprête à lire "Les Misérables" ...

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Imparfaite Membre 872 messages
Forumeur accro‚ 28ans
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Arf, celui-là je l'ai dans ma bibliothèque, on me l'a prêté, il faut à tout prix que je le lise... Merci Fiphi!

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Invité insu
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nous deux moins toi,de tronchet...excellentissime!

:blush: :coeur: :coeur: :snif:

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tof54 Membre 9 364 messages
fou à lier !!!‚ 32ans
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1042839-gf.jpg

ce livre regroupe les 3 premiers tomes des aventures de Dexter. ja lis le tome 2

et toujours ces 3 nouvelles de sherlock Holmes en parallèle

l-interprete-grec-et-autres-aventures-de-sherlock-holmes.jpg

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TUMAPAVU Membre 9 317 messages
Autorisation de délirer‚ 104ans
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9782749115160.jpg

Le Mot de l'éditeur : On n'arrête pas la connerie, avec l'intégrale des Pensées

« La connerie, c'est comme le judo, il faut utiliser la force de l'adversaire. » Toute sa vie, Jean Yanne a été captivé par la connerie. Plus fascinante encore que l'intelligence, parce que sans limites, elle a été sa grande passion. Doué d'un véritable génie pour la débusquer dans ses manifestations les plus variées, les plus discrètes comme les plus éclatantes, il remarquait : « J'ai la faculté d'assimiler la connerie ambiante comme les abeilles butinent les fleurs et prennent le pollen pour en faire leur miel. »

Cette intégrale des textes, répliques et pensées de Jean Yanne, agrémentée de nombreux inédits, représente quelques-uns des grands moments de la lutte incessante et nécessaire contre la connerie menée par l'un de ses opposants les plus fidèles et les plus spirituels. Un ouvrage « ruisselant de cette intelligence du rire » qui caractérisait Jean Yanne, comme le note fort justement Olivier de Kersauson dans sa préface.

"Tout le monde veut sauver la planète, mais personne veut descendre les poubelles."

"L'idéal, ce serait de déduire ses impôts de ses impôts."

"Vivre en couple : je ne vois pas pourquoi je sacrifierais l'admiration de milliers de femmes au sens critique d'une seule."

"J'en connais qui seraient capables de tuer pour avoir le prix Nobel de la paix."

"Je suis très content d'être là. De toute façon, à mon âge, on est toujours très content d'être là."

"L'amour, c'est un sport. Surtout s'il y en a un des deux qui veut pas."

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Sagara san Membre 12 453 messages
Explorateur de gaufrette‚ 42ans
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La foret des Manes de JC Grange (avec un accent circonflexe sur le "a" de manes)

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max2357 Membre 323 messages
Forumeur survitaminé‚ 29ans
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Le premier tome du cycle des Cantos d'Hyperion de Dan Simmons. Une superbe oeuvre de SF qui laisse présager une excellente suite (La chute d'Hyperion).

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tof54 Membre 9 364 messages
fou à lier !!!‚ 32ans
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toujours dexter

1042839-gf.jpg

et un autre receuil de nouvelles de sherlock holmes

13463-gf.jpg

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brownie Membre 929 messages
Forumeur accro‚
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"Doña Gracia banquière des rois " de Edgarda Ferri :o° :D

Lisbonne, 1536. Dans une paix relative vit la communauté des marranes, ces juifs convertis de force au christianisme.....

http://www.payot-rivages.net/livre_Dona-Gr...2228897860.html

Instructif et très bien écrit :D

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Criterium Membre 2 338 messages
Nyctalope‚ 31ans
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Les trois nouvelles par Gustav Meyrink dans le recueil Le Cardinal Napellus, de la Bibliothèque de Babel, préfacé par Borges. Il y a une nouvelle éponyme, Les Sangsues du Temps et Les frères de la Lune. Les deux premières sont en quelque sorte un propos occulte dans un discours inscrit dans une petite histoire, un procédé qu'affectionne particulièrement Meyrink (on le retrouve partout dans son ¿uvre, du Visage vert à l'Ange à la Fenêtre d'Occident, toujours soit sur un journal intime ou une correspondance, soit dans un discours entre initiés) ; le thème, la subtile différence entre exister et vivre. Le propos est particulièrement alchimique. Et la conclusion de la troisième et dernière nouvelle scintille avec une schizophrénie qui rappelle le très poétique Golem. En somme, c'était le livre rare de Meyrink qui manquait à ma bibliothèque ; dorénavant, je suis à la quête de An der Schwelle des Jenseits, son dernier roman ¿ jamais traduit en français, à ma connaissance.

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Invité méthadone tumandone
Invité méthadone tumandone Invités 0 message
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Criterium Membre 2 338 messages
Nyctalope‚ 31ans
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J'ai lu Mandragore de Hanns Heinz Ewers. Bien que j'aie bien aimé, mon bilan reste mitigé. Les nouvelles de cet écrivain, ainsi que son dernier roman ¿ Vampir ¿ sont excellents ; son premier roman, l'Apprenti Sorcier, quoique moins bien écrit à mon goût, contenait déjà toute la subversion dont Ewers est capable ¿ c'est le premier livre que j'aie lu de lui, et je me souviens très nettement de l'effet de coup qu'il me fit à sa lecture, ainsi que de ma fascination pour le personnage de Frank Braun. Ce roman-ci, Mandragore, est écrit dans un style que je qualifierai d'intermédiaire ; l'introduction avec la présentation foisonnante des personnages est un peu confuse et parfois l'on hésite sur qui a dit quoi dans les dialogues (sans que l'identité des personnages n'y joue un rôle très important, cependant). Le coup est atténué ; et d'autre part, je m'attendais à ce qu'il se situe après l'Apprenti Sorcier, mais pourtant c'est un Frank Braun jeune que l'on y croise ¿ cela n'est pas grave, mais m'a étonné, car cela a défié les attentes que j'avais inconsciemment portées sur le livre.

Dans la légende, qu'est-ce qu'une mandragore? Les pendus, au moment de leur mort, peuvent avoir un soudain relâchement des fibres musculaires lisses de leur corps. En d'autres termes, vider leurs entrailles, et éjaculer. Il a longtemps été cru que la semence fécondait le sol de la terre, et que de celle-ci naissait alors une étrange racine, la mandragore. Utilisée dans de nombreux rites magiques, des individus louches venaient la nuit déterrer sous le cadavre la plante. Du fait qu'elle ressemble à un petit être humain, il était cru qu'il fallait absolument se boucher les oreilles en la déterrant, car son premier cri en respirant l'air de la vie était horrible et dangereux (il me semble qu'on en parle même dans Harry Potter, les fans confirmeront). Par la suite, la racine peut être utilisée dans des décoctions magiques, ou arborée comme un trophée amenant à la fois chance au jeu et dans les entreprises, et une curieuse défiance de la part des proches du possesseur de la mandragore. Sur ce point-ci, la légende ressemble à de nombreuses autres, où la possession d'un objet magique apporte un curieux mélange de chance, de malchance, des stigmates et de la jalousie (instinctivement, je repense à l'Agrippa du pays Breton). Petit détour scientifique : en fait, si la mandragore pousse bien au pied d'un cadavre pendu, la raison en est des émanations nitrées qui s'en dégagent plus que de l'éjaculat criminel.

Dans ce livre, Frank Braun, à la vue d'une racine de mandragore, insuffle à son oncle une idée diabolique, que celui-ci va réaliser : la création d'une Mandragore symbolique, en chair et en os. L'oncle récupère alors le sperme d'un tueur en série condamné à la peine capitale, cherche dans les bas-fonds des villes allemandes la prostituée la plus dépravée qu'il puisse trouver, la manipule puis la séquestre, et ensemence celle-ci avec la graine magique. Neuf mois plus tard, naît Mandragore ten Brinken, une jeune fille très étrange, possédant en particulier un don pour manipuler les personnes qu'elle croise ¿ un don particulièrement venimeux. Sur son passage, elle apporte la chance financière à ceux qui en ont la charge, et une malchance morbide aux autres. Des années plus tard, l'oncle meurt, trahi par sa créature, et laisse le soin à Frank Braun de revenir et de tenter sa chance.

Oh, un aspect que j'ai énormément aimé dans ce livre : la relative indécision dans le genre de la jeune fille Mandragore. Elle est si leste à se déguiser en garçon, à jouer à chat avec les genres et à s'amuser de son ambiguïté ; j'aime beaucoup cet aspect-là. C'est quand les limites se brouillent que tout se créée. En revanche, je n'ai pas trop apprécié la facilité trop déconcertante avec laquelle son influence touche toutes les personnes croisant sa route ; c'est bien trop facile ¿ ainsi, cela me gêne, car c'est appauvri, plus que par exemple les pratiques de suggestion que Frank Braun peut faire dans un autre livre comme l'Apprenti Sorcier.

Et maintenant, je vais lire une étude sur Tristan et Iseut, mon mythe favori, par Philippe Walter, un expert du sujet (c'est à lui que l'on doit l'édition complète bilingue chez Lettres gothiques de l'histoire) ; il y explore la part celtique du mythe, ainsi que ses dimensions symboliques et magiques. Cela m'inspire, beaucoup.

:o°

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Invité Delling
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Windows on the World de Beigbeder.

Beigbeder est un trou du cul arriviste sans talent qui ne s'est jamais remis de Bret Easton Ellis.

A rebours de Huysmans est très à la mode en ce moment, depuis que Folio nous l'assène dans toutes les têtes de gondoles. Or A rebours est le genre de livre dont la diffusion ne devrait pas excéder le dépôt légal à la BNF.

C'est le prototype de l'oeuvre faisant l'apologie de l'intello désoeuvré qui pousse de lamentables jérémiades sur son mal-être, sur le mal-être de la société, de son temps, de son pays, des autres intellos et de l'art.

Bref, A Rebours nous compte l'histoire de quelqu'un qui s'inocule la peste et se regarde moisir. Sans aller chercher le sursaut viril qui ferait trop plaisir à certains, cette attitude d'auto-complaisance pour sa propre chute (mais ne parlons pas de chute, cela supposerait qu'on s'est élevé à un quelconque moment) n'appelle qu'une solution, le coup de pied au cul bien placé.

J'adhère. Si je pouvais, je le prendrais par derrière pour le faire avancer.

J'aime.

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Criterium Membre 2 338 messages
Nyctalope‚ 31ans
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Je te trouve un peu cruelle ; ceci-dit, bien que ce soit le livre le plus "exposé" de Huysmans, je suis d'opinion que c'est loin d'être le meilleur. Autant on peut admettre que le personnage de des Esseintes est tout à fait un intello dés¿uvré qui expose assez platement ses goûts et ce qu'il abhorre ¿ les chapitres peuvent être mis dans n'importe quel sens, allant de la symbolique des gemmes aux auteurs chrétiens du Moyen-ége en passant par les liqueurs capiteuses ¿ et le livre laisse une désespérante sensation de surplace, autant parler de chute ou d'homme-qui-n'a-jamais-monté est un peu cruel. C'est juste une sorte de antihéros particulièrement dés¿uvré dont le seul but illusoire reste une recherche esthétique tout à fait égoïste et stérile. En quelque sorte, c'est surtout un livre qui se voulait un bosphore de la décadence tout en faisant un doigt d'honneur aux naturalistes. Et malgré tout, le style d'écriture de Huysmans est quand même sublime, je trouve.

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Invité Delling
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Cruel.

Non, pas vraiment. J'ai réellement aimé cette oeuvre. Puisque, effectivement, elle enculait les mouches de ce bon vieux Zola. En même temps, ce n'était pas bien dur à cette époque de se heurter à ce dernier, qui s'était alors déjà mis à dos la majorité de ses adorateurs aveugles et grégaires.

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TitoVaudoo Membre+ 5 355 messages
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Je me suis toujours interrogé sur les raisons du rire, pourquoi tel acte ou telle parole étaient drôles et pas d'autres. J'avais lu à ce sujet l'excellent "Le mot pour rire" de Cazeneuve, et j'ai voulu en savoir davantage avec un ouvrage de Jim Holt:

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...qui est un ouvrage des plus sérieux. Si j'en ai appris pas mal dans la première partie historique (je n'avais jamais entendu parler du Philogelos, le plus ancien recueil de blagues connu, et j'ai découvert un personnage des plus excentriques, Gershon Legman, soit-disant l'inventeur du dildo et du slogan "Faites l'amour, pas la guerre", en plus d'une tonne d'autres infos), la partie philosophie du rire ne m'a rien apporté de neuf par rapport à l'ouvrage de Cazeneuve, puisque des théories proposées par Holt, il ne retient que celle avancée par Cazeneuve, qui lui-même a puisé dans les travaux de divers philosophes tels Spinoza, Kant ou Bergson: la cause primaire du rire est la surprise, l'incongruité, le réconfort éprouvé lorsqu'il est constaté que les lois physiques, "sociales, morales ou tout simplement humaines ne sont pas immuables. C'est pourquoi l'on rirait lorsqu'une personne chute dans la rue (on ne s'attendait pas à cette chute) ou d'un calembours (nous sommes surpris par l'utilisation déviée de la langue ainsi que par un assemblage d'idées incongru). Exemple: le "casse-toi pôv con" est drôle car inattendu.

évidemment, ce n'est qu'une théorie et elle a ses lacunes; je ne m'explique toujours pas pourquoi les imitations et les parodies (formes d'humour que j'affectionne) sont drôles, ni pourquoi les effets physiques du N2O ou des chatouillements sont des rires, et quelques autres questionnements.

Ah oui, il y a également une très belle partie sur la vision freudienne du rire, cela me rappelle que je dois sans faute lire "Le mot d'esprit et son rapport avec l'inconscient", relire "Totem et Tabou" et peut-être un autre ouvrage de Freud avant de m'attaquer au nouvel ouvrage de Michel Onfray qui désacralise pour ne pas dire massacre Freud et Lacan. Que l'on soit d'accord ou non avec Onfray, il m'est d'avis que c'est un ouvrage incontournable pour toute personne qui s'intéresserait de près ou de loin à la psychanalyse. Vu le pavé et la supposée rigueur de ce travail, ça m'occupera en été.

Modifié par TitoVaudoo

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Invité Delling
Invité Delling Invités 0 message
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Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov: Probablement dans mon top 10 des meilleurs romans que j'aie lus à date. Une espèce de long conte fantastique religieux sur l'arrivée du diable à Moscou. Avec son lot de critiques acerbes de la société Russe de l'époque et du régime de Staline.

Nietzsche, de Stefan Zweig (Et pas le contraire).

La biographie la plus enlevée, et la plus intense que j'ai eu l'occasion de lire jusqu'ici. Le parcours et la pensée du philosophe ayant le plus radicalement tranché avec la pensée du 19ème siècle sont ici mis en lumière par l'écriture magnifique de Zweig. Je n'avais jamais terminé une biographie avec des frissons dans tout le corps, voilà chose faite. Du coup, je vais sans doute continuer mon parcours initiatique dans plusieurs biographies. Lesquelles, j'hésite encore.

Deuxième grand livre du cycle des Robots d'Asimov.

C'est obligatoire que vous aimiez. D'abord parce que le style reste génial. Ensuite parce que l'histoire est incroyablement riche et complexe. Enfin parce que la projection de son être dans le livre est absolue, que tu vibres pour la psycho-histoire, que tu frémis lorsque la nouvelle d'une autre Fondation arrive, lorsque les conflits se densifient, lorsque les batailles inter-stellaires s'accumulent.

Pourtant, ce n'est absolument pas mon genre.

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