Aller au contenu

Édouard Philippe 2027 : le masque tranquille de la violence sociale

Noter ce sujet


Marcuse

Messages recommandés

Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 290 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 1 minute, Panopticom a dit :

Sarko et Fillon se sont détruits tout seuls en bons délinquants qu'ils sont.

:lol:  Très exactement : deux requins dans une piscine, il y en a un de trop !! C'est la " sélection naturelle ",  :sleep:  .

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, Obsédé textuel, 74ans Posté(e)
Gouderien Membre 39 421 messages
74ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
il y a 39 minutes, Morfou a dit :

 

Les milliardaires de gauche ont fait ce qu'il fallait pour détruire autant Sarko que Fillon..on s'est retrouvé avec un crétin scootériste qui a rendu les pauvres encore plus pauvres...:miam:

Certains hommes de droite n'ont pas besoin de la gauche pour se planter, ils y arrivent très bien tout seuls.

  • Like 3
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Debout les morts..., 77ans Posté(e)
Anatole1949 Membre 39 259 messages
77ans‚ Debout les morts...,
Posté(e)
Il y a 5 heures, Marcuse a dit :

La messe est dite pour les médias : Édouard Philippe serait désormais le mieux placé pour battre le Rassemblement national au deuxième tour des élections présidentielles de 2027, voire même le seul capable de le faire. Les commandes de sondage pour le démontrer se multiplient. On comprend la manipulation : si Philippe et Bardella se retrouvent qualifiés au deuxième tour, le patronat est gagnant à tous les coups. Loin d’être une alternative réelle au RN, Édouard Philippe incarne en réalité une version très dure du pouvoir. Froidement autoritaire et libéral sans scrupules, il a mutilé les Gilets Jaunes, enterré le droit du travail et confiné un pays entier à coups d’attestations absurdes et de contrôle de police. Si on ne veut pas replonger, il va falloir se réveiller.

Quel politicien le patronat va-t-il choisir pour être notre futur président de la République ? C’est bien en ces termes que se pose ce sujet. Les précédents sont limpides. En 2012, Sarkozy devenait embarrassant pour une partie des chefs d’entreprise. Avec toutes ses casseroles judiciaires et sa brutalisation du débat public, il n’arrivait plus à pousser aucune réforme. Alors, le capital avait misé sur un gestionnaire à sang-froid : Dominique Strauss-Kahn, jusqu’à ce que ses accusations de viols ruinent cette stratégie. Hollande a alors pris la relève. Il a remboursé la dette avec zèle, laminant le droit du travail et goinfrant les actionnaires sous les applaudissements des éditorialistes. Depuis 2017, c’est Macron. Une créature de laboratoire, lancée et vendue comme un paquet de lessive. Il ne pensait rien, il ne voulait rien, sauf démolir notre modèle social. Il l’a fait efficacement, avec le sourire glacial d’un DRH sous stéroïdes. 

https://frustrationmagazine.fr/edouard-philippe-2027-le-masque-tranquille-de-la-violence-sociale

 

"Et ça passe"

"La messe est dite pour les médias : Édouard Philippe serait désormais le mieux placé pour battre le Rassemblement national au deuxième tour des élections présidentielles de 2027, voire même le seul capable de le faire."

Tu es au courant que l'élection présidentielle c'est dans une année, c'est loin !!!

De plus tu devrais faire l'effort de trouver des sources autrement plus objectives que  le média "Frustration", qui est très proche de la LFI !

  • Like 2
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Debout les morts..., 77ans Posté(e)
Anatole1949 Membre 39 259 messages
77ans‚ Debout les morts...,
Posté(e)
Il y a 3 heures, Kaliste a dit :

De Villepin c'est fini, il est trop vieux.

Trop vieux je ne sais pas, par contre ces derniers il est devenu un donneur de leçons un peu dépassé et très agaçant.

Aujourd'hui, de Villepin n'est plus l'homme du fameux discours à l'ONU de 2003 au sujet de la guerre en Irak !

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 47ans Posté(e)
jimmy45 Membre 11 726 messages
Maitre des forums‚ 47ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Répy a dit :

Pourtant ton candidat Mélanchon est davantage rejeté !

Dans la tête des médias surtout. Ils se sont eux-mêmes étonnés lors des municipales que leur campagne de diabolisation n'avait pas fonctionné.

  • Haha 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 78ans Posté(e)
G2LLOQ Membre 28 563 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Panopticom a dit :

Sarko et Fillon se sont détruits tout seuls en bons délinquants qu'ils sont. Hollande était non seulement honnête mais il a essayé de réduire les injustices et les inégalités, ce dont à droite on n'a que faire.

Hollande   ??  personne n'en redemande    :witch:  mets y loin ...................

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 89ans Posté(e)
WEST3-5 Membre 1 127 messages
Mentor‚ 89ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Anatole1949 a dit :

Trop vieux je ne sais pas, par contre ces derniers il est devenu un donneur de leçons un peu dépassé et très agaçant.

Aujourd'hui, de Villepin n'est plus l'homme du fameux discours à l'ONU de 2003 au sujet de la guerre en Irak !

"

Cela fait plus d’un an que Dominique de Villepin se positionne comme un candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2027. Bien qu'il n'ait pas officialisé sa candidature, sa campagne avance déjà à grands pas. Après une première conférence à la Sorbonne en mars 2025, marquant son retour sur la scène politique, il y est intervenu devant un public largement acquis à sa cause le 27 mars 2026.

Si la qualité de son éloquence n’est plus à démontrer, il est plus intéressant encore d’analyser en quoi son discours cherche à rassembler le plus de sympathisants possibles pour se donner un maximum de chances en 2027. 

Souvent raillé comme « gauchiste » par ses détracteurs, tant ses partis pris en faveur de l’écologie et de la justice sociale créent une rupture avec son passé d’homme de droite, son mouvement La France Humaniste se positionne comme un parti de centre-droit. Pourtant, il veille à garder ses distances vis-à-vis des partis de droite tout en leur reprochant leur tentation identitaire et manque de discernement.

Lorsque son positionnement est rapproché de la stratégie électorale utilisée par Macron en 2017, il déclare avec aplomb que « le macronisme est mort ». Pour cet ancien chiraquien, « la France est abandonnée par ses dirigeants politiques, incapables de surmonter les dénis, les contradictions, les occultations » citant au passage les « grand hommes d’Etat », qu’ont été selon lui, Richelieu, Clémenceau, Mendès France, Léon Blum, De Gaulle, Mitterrand, Chirac. Comment faire ressortir alors le portrait de Villepin version 2027 ? Est-il toujours un homme de droite décidé à parler à un électorat plus large pour maximiser ses chances d’être élu ou faut-il y voir un homme ayant appris de ses erreurs passées prêt à endosser le rôle d'arbitre et capable d’embrasser la complexité de chaque camp ?

Un discours polyphonique ?

Dominique de Villepin semble maîtriser non seulement l’art de la rhétorique mais également celui de pouvoir être entendu par différentes strates de la société. Lorsqu’il revendique haut et fort la souveraineté nationale et l’ordre républicain, il s’adresse d’abord aux classes moyennes attachées à la sécurité, à l’autorité, à la laïcité, éléments de langage des partis de droite dont il est issu. Les sympathisants potentiels du Rassemblement National seront peut-être séduits s’il affirme avec fermeté son refus du communautarisme, l’autorité de l’Etat, la lutte contre le narcotrafic. Il affirme d’ailleurs que la police et la justice sont deux instances qui doivent travailler main dans la main, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

De l’autre côté, la classe des dirigeants et des classes aisées veulent des propositions pragmatiques répondant à leur culture du résultat tournée vers la liberté d’entreprendre. Prévisions, planification budgétaire et chiffres à l’appui sont les mots d’ordre attendus par cette catégorie d’électeurs. D’ailleurs, Villepin n’a pas manqué de rappeler, dans son discours, qu’en 2006, il a contribué à faire baisser le déficit à 2,5% et ramené la dette publique à 64% du PIB.

« Nous devons être capable de garantir plusieurs sécurités économiques essentielles » a-t- il rappelé, « une sécurité physique des personnes et des biens, une sécurité juridique mettant fin à l'empilement des textes (…), une sécurité fiscale en offrant une visibilité pluriannuelle, une sécurité de la propriété intellectuelle en renforçant la lutte contre l'espionnage industriel et la protection des brevets. »

Pour s'ouvrir aux partisans de gauche, l'ancien ministre propose une série de mesures et d’idées sous le vocable de « planification et modernisation » (décarbonation, digitalisation, démocratisation) et aborde la question migratoire. Face à des jeunes indignés contre les discriminations en tout genre et assumant une position ferme contre les discours néo-colonialistes et racistes, il met l’accent sur l’importance d’une politique d’immigration de long terme servant les « intérêts de la Nation », autrement dit la stabilisation démographique. « A l’heure de la polarisation sur des définitions incompatibles de l’antisémitisme, de l’antisionisme, de l’islamophobie ou du racisme, il faut d’urgence retrouver un esprit de paix civile et politique. » déclare-t-il, interrompu par une vague d’applaudissements.

Synthèse et complexité plutôt qu’opportunisme

Ce qui distingue Dominique de Villepin ne tient pas uniquement à sa capacité à emprunter à des traditions politiques divergentes, mais à sa volonté de les organiser autour d’un projet commun. Là où d’autres candidats procèdent par accumulation de mesures, il tente de construire une cohérence d’ensemble, en reliant entre elles des attentes qui peuvent sembler, à première vue, contradictoires.

Au cœur de cette démarche se trouve la notion de dignité, érigée en principe structurant. Elle recouvre à la fois la protection des citoyens par un État garant de l’égalité — qu’il s’agisse des droits, des chances, ou de l’accès aux soins et à l’éducation, l’exigence de sécurité, entendue comme protection des personnes et des biens, et enfin la valorisation du travail, à travers le rôle de l’État-providence et du dialogue social. Autant de thèmes généralement associés à des électorats distincts, mais ici réunis dans une même logique.

La sécurité et la souveraineté ne s’opposent plus aux libertés, mais en deviennent les conditions. L’écologie s’inscrit dans une perspective de justice sociale et de dynamisme économique, tandis que la démocratie participative est présentée comme une réponse aux dérives autoritaires du pouvoir exécutif.

Il ne s’agit donc pas d’arbitrer entre des blocs idéologiques, mais bien de redéfinir les termes du débat politique. Reste toutefois une interrogation majeure : cette cohérence intellectuelle peut-elle se traduire en propositions concrètes, suffisamment claires pour convaincre au-delà du cercle des convaincus ?

Un positionnement risqué

Cette ambition de synthèse n’est cependant pas sans risques. Le premier tient à la lisibilité du projet. En cherchant à dépasser les clivages traditionnels, Dominique de Villepin prend le risque de brouiller les repères politiques. Or, dans un contexte de forte polarisation, une partie de l’électorat attend au contraire des positions claires et tranchées.

Le second écueil est celui de la crédibilité du programme. Si le discours se veut global et structurant, il reste encore largement dénué de mesures précises. Cette relative abstraction peut nourrir une forme de méfiance, notamment chez les électeurs les plus sensibles aux enjeux économiques et sociaux immédiats.

Enfin, sa posture peut apparaître en décalage avec les dynamiques politiques contemporaines. Là où la vie politique est dominée par des logiques d’affrontement, de conflictualité et de personnalisation, son approche repose sur une forme de hauteur de vue et de rationalité qui peut peiner à mobiliser largement.

En d’autres termes, ce qui constitue sa singularité pourrait également devenir sa principale faiblesse dans une compétition électorale qui valorise les discours simples et polarisants.

En se positionnant en dehors des clivages traditionnels, Dominique de Villepin donne le sentiment d’être en avance sur son temps. Mais une telle posture pose une question centrale : les Français sont-ils prêts à faire primer l’intérêt général sur leurs appartenances politiques, identitaires ou culturelles ? Car dépasser l’opposition entre gauche et droite ne relève pas seulement d’un projet politique ; cela suppose une transformation plus profonde du rapport des citoyens au débat public, et leur capacité à se rassembler autrement que contre un adversaire commun.

En cherchant à apaiser les tensions et à redonner un sens partagé aux mots, il propose une lecture des fractures contemporaines fondée sur l’absence de référentiel commun. Cette ambition de réconciliation se heurte à une réalité politique marquée par la conflictualité et la demande de clarté. Son discours peut apparaître abstrait et creux pour des électeurs en attente de réponses concrètes. La pensée systémique qu’il mobilise ne suffira pas sans un programme clair, concret et chiffré.

Dès lors, plus qu’une simple candidature, c’est peut-être une épreuve de maturité démocratique qui se dessine : celle de savoir si un projet fondé sur la synthèse, la nuance et le temps long peut encore trouver sa place dans une vie politique dominée par l’urgence et la simplification.

https://blogs.mediapart.fr/sarah-javed/blog/070426/la-course-vers-lelysee-de-dominique-de-villepin

 
  •  

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 223 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, jimmy45 a dit :

Dans la tête des médias surtout. Ils se sont eux-mêmes étonnés lors des municipales que leur campagne de diabolisation n'avait pas fonctionné.

J'avais oublié...c'est lfi qui a gagné les municipales...:angel:

  • Haha 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 66ans Posté(e)
Panopticom Membre 1 620 messages
Forumeur vétéran‚ 66ans‚
Posté(e)
il y a une heure, G2LLOQ a dit :

Hollande   ??  personne n'en redemande    :witch:  mets y loin ...................

Mais je n'ai jamais redemandé Hollande !

  • Haha 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 25 104 messages
scientifique,
Posté(e)
Il y a 2 heures, Anatole1949 a dit :

Trop vieux je ne sais pas, par contre ces derniers il est devenu un donneur de leçons un peu dépassé et très agaçant.

Aujourd'hui, de Villepin n'est plus l'homme du fameux discours à l'ONU de 2003 au sujet de la guerre en Irak !

surtout que ce discours avait été écrit par son secrétaire, un certain Lemaire qui sera plus tard ministre de l'économie de Macron

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 66ans Posté(e)
Panopticom Membre 1 620 messages
Forumeur vétéran‚ 66ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Anatole1949 a dit :

Trop vieux je ne sais pas, par contre ces derniers il est devenu un donneur de leçons un peu dépassé et très agaçant.

Aujourd'hui, de Villepin n'est plus l'homme du fameux discours à l'ONU de 2003 au sujet de la guerre en Irak !

De Villepin reste un homme d'État, compétent sur la politique étrangère. Il essaie de se recycler une dernière fois et, vu que les candidatures à droite sont potentiellement pléthoriques, il cherche un peu sur sa gauche mais trop maladroitement pour être crédible. Ses premières idées économiques ne sont pas convaincantes. Qu'il commence par faire son meã culpa sur le CPE.

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 223 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a 18 minutes, WEST3-5 a dit :

"

Cela fait plus d’un an que Dominique de Villepin se positionne comme un candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2027. Bien qu'il n'ait pas officialisé sa candidature, sa campagne avance déjà à grands pas. Après une première conférence à la Sorbonne en mars 2025, marquant son retour sur la scène politique, il y est intervenu devant un public largement acquis à sa cause le 27 mars 2026.

Si la qualité de son éloquence n’est plus à démontrer, il est plus intéressant encore d’analyser en quoi son discours cherche à rassembler le plus de sympathisants possibles pour se donner un maximum de chances en 2027. 

Souvent raillé comme « gauchiste » par ses détracteurs, tant ses partis pris en faveur de l’écologie et de la justice sociale créent une rupture avec son passé d’homme de droite, son mouvement La France Humaniste se positionne comme un parti de centre-droit. Pourtant, il veille à garder ses distances vis-à-vis des partis de droite tout en leur reprochant leur tentation identitaire et manque de discernement.

Lorsque son positionnement est rapproché de la stratégie électorale utilisée par Macron en 2017, il déclare avec aplomb que « le macronisme est mort ». Pour cet ancien chiraquien, « la France est abandonnée par ses dirigeants politiques, incapables de surmonter les dénis, les contradictions, les occultations » citant au passage les « grand hommes d’Etat », qu’ont été selon lui, Richelieu, Clémenceau, Mendès France, Léon Blum, De Gaulle, Mitterrand, Chirac. Comment faire ressortir alors le portrait de Villepin version 2027 ? Est-il toujours un homme de droite décidé à parler à un électorat plus large pour maximiser ses chances d’être élu ou faut-il y voir un homme ayant appris de ses erreurs passées prêt à endosser le rôle d'arbitre et capable d’embrasser la complexité de chaque camp ?

Un discours polyphonique ?

Dominique de Villepin semble maîtriser non seulement l’art de la rhétorique mais également celui de pouvoir être entendu par différentes strates de la société. Lorsqu’il revendique haut et fort la souveraineté nationale et l’ordre républicain, il s’adresse d’abord aux classes moyennes attachées à la sécurité, à l’autorité, à la laïcité, éléments de langage des partis de droite dont il est issu. Les sympathisants potentiels du Rassemblement National seront peut-être séduits s’il affirme avec fermeté son refus du communautarisme, l’autorité de l’Etat, la lutte contre le narcotrafic. Il affirme d’ailleurs que la police et la justice sont deux instances qui doivent travailler main dans la main, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

De l’autre côté, la classe des dirigeants et des classes aisées veulent des propositions pragmatiques répondant à leur culture du résultat tournée vers la liberté d’entreprendre. Prévisions, planification budgétaire et chiffres à l’appui sont les mots d’ordre attendus par cette catégorie d’électeurs. D’ailleurs, Villepin n’a pas manqué de rappeler, dans son discours, qu’en 2006, il a contribué à faire baisser le déficit à 2,5% et ramené la dette publique à 64% du PIB.

« Nous devons être capable de garantir plusieurs sécurités économiques essentielles » a-t- il rappelé, « une sécurité physique des personnes et des biens, une sécurité juridique mettant fin à l'empilement des textes (…), une sécurité fiscale en offrant une visibilité pluriannuelle, une sécurité de la propriété intellectuelle en renforçant la lutte contre l'espionnage industriel et la protection des brevets. »

Pour s'ouvrir aux partisans de gauche, l'ancien ministre propose une série de mesures et d’idées sous le vocable de « planification et modernisation » (décarbonation, digitalisation, démocratisation) et aborde la question migratoire. Face à des jeunes indignés contre les discriminations en tout genre et assumant une position ferme contre les discours néo-colonialistes et racistes, il met l’accent sur l’importance d’une politique d’immigration de long terme servant les « intérêts de la Nation », autrement dit la stabilisation démographique. « A l’heure de la polarisation sur des définitions incompatibles de l’antisémitisme, de l’antisionisme, de l’islamophobie ou du racisme, il faut d’urgence retrouver un esprit de paix civile et politique. » déclare-t-il, interrompu par une vague d’applaudissements.

Synthèse et complexité plutôt qu’opportunisme

Ce qui distingue Dominique de Villepin ne tient pas uniquement à sa capacité à emprunter à des traditions politiques divergentes, mais à sa volonté de les organiser autour d’un projet commun. Là où d’autres candidats procèdent par accumulation de mesures, il tente de construire une cohérence d’ensemble, en reliant entre elles des attentes qui peuvent sembler, à première vue, contradictoires.

Au cœur de cette démarche se trouve la notion de dignité, érigée en principe structurant. Elle recouvre à la fois la protection des citoyens par un État garant de l’égalité — qu’il s’agisse des droits, des chances, ou de l’accès aux soins et à l’éducation, l’exigence de sécurité, entendue comme protection des personnes et des biens, et enfin la valorisation du travail, à travers le rôle de l’État-providence et du dialogue social. Autant de thèmes généralement associés à des électorats distincts, mais ici réunis dans une même logique.

La sécurité et la souveraineté ne s’opposent plus aux libertés, mais en deviennent les conditions. L’écologie s’inscrit dans une perspective de justice sociale et de dynamisme économique, tandis que la démocratie participative est présentée comme une réponse aux dérives autoritaires du pouvoir exécutif.

Il ne s’agit donc pas d’arbitrer entre des blocs idéologiques, mais bien de redéfinir les termes du débat politique. Reste toutefois une interrogation majeure : cette cohérence intellectuelle peut-elle se traduire en propositions concrètes, suffisamment claires pour convaincre au-delà du cercle des convaincus ?

Un positionnement risqué

Cette ambition de synthèse n’est cependant pas sans risques. Le premier tient à la lisibilité du projet. En cherchant à dépasser les clivages traditionnels, Dominique de Villepin prend le risque de brouiller les repères politiques. Or, dans un contexte de forte polarisation, une partie de l’électorat attend au contraire des positions claires et tranchées.

Le second écueil est celui de la crédibilité du programme. Si le discours se veut global et structurant, il reste encore largement dénué de mesures précises. Cette relative abstraction peut nourrir une forme de méfiance, notamment chez les électeurs les plus sensibles aux enjeux économiques et sociaux immédiats.

Enfin, sa posture peut apparaître en décalage avec les dynamiques politiques contemporaines. Là où la vie politique est dominée par des logiques d’affrontement, de conflictualité et de personnalisation, son approche repose sur une forme de hauteur de vue et de rationalité qui peut peiner à mobiliser largement.

En d’autres termes, ce qui constitue sa singularité pourrait également devenir sa principale faiblesse dans une compétition électorale qui valorise les discours simples et polarisants.

En se positionnant en dehors des clivages traditionnels, Dominique de Villepin donne le sentiment d’être en avance sur son temps. Mais une telle posture pose une question centrale : les Français sont-ils prêts à faire primer l’intérêt général sur leurs appartenances politiques, identitaires ou culturelles ? Car dépasser l’opposition entre gauche et droite ne relève pas seulement d’un projet politique ; cela suppose une transformation plus profonde du rapport des citoyens au débat public, et leur capacité à se rassembler autrement que contre un adversaire commun.

En cherchant à apaiser les tensions et à redonner un sens partagé aux mots, il propose une lecture des fractures contemporaines fondée sur l’absence de référentiel commun. Cette ambition de réconciliation se heurte à une réalité politique marquée par la conflictualité et la demande de clarté. Son discours peut apparaître abstrait et creux pour des électeurs en attente de réponses concrètes. La pensée systémique qu’il mobilise ne suffira pas sans un programme clair, concret et chiffré.

Dès lors, plus qu’une simple candidature, c’est peut-être une épreuve de maturité démocratique qui se dessine : celle de savoir si un projet fondé sur la synthèse, la nuance et le temps long peut encore trouver sa place dans une vie politique dominée par l’urgence et la simplification.

https://blogs.mediapart.fr/sarah-javed/blog/070426/la-course-vers-lelysee-de-dominique-de-villepin

 
  •  

Les clivages politiques qui se sont accentués par la violence et la haine "de certains" ne sont pas prêts de s'éteindre...opposition opposante puisque...opposition!

Il rêve le vieux...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Auger
Invités, Posté(e)
Invité Auger
Invité Auger Invités 0 message
Posté(e)

Purée, pour une fois, je suis d'accord avec @Marcuse! Il va neiger de la M., enfin bref, il va neiger.

Ce Philippe est, à mes yeux, un pourri d'autocrate ultralibéral.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Debout les morts..., 77ans Posté(e)
Anatole1949 Membre 39 259 messages
77ans‚ Debout les morts...,
Posté(e)
il y a 24 minutes, Répy a dit :

surtout que ce discours avait été écrit par son secrétaire, un certain Lemaire qui sera plus tard ministre de l'économie de Macron

Oh !

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, Marcuse a dit :

La messe est dite pour les médias : Édouard Philippe serait désormais le mieux placé pour battre le Rassemblement national au deuxième tour des élections présidentielles de 2027, voire même le seul capable de le faire. Les commandes de sondage pour le démontrer se multiplient.

Les médias qui disent ça mentent : Edouard Philippe n'est pas aimé, trop de gens n'ont pas digéré la crise des gilets jaunes. Ce sont les grands patrons qui possèdent les médias qui chargent ces derniers de pousser ce capitaliste sur le devant de la scène parce que ça les arrangerait qu'il soit élu. 

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 223 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Panopticom a dit :

Sarko et Fillon se sont détruits tout seuls en bons délinquants qu'ils sont. Hollande était non seulement honnête mais il a essayé de réduire les injustices et les inégalités, ce dont à droite on n'a que faire.

Réduire les inégalités? vous n'avez pas tout suivi...il a juste baisser le quotient familial qui a engendré pas mal de problèmes au "petit peuple"..

C'est sur qu'à droite nous sommes tous au minimum millionnaire et que les inégalités on s'en contrefous....

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 7 heures, Anna Purna a dit :

Il ne faut pas oublier que Dominique de VILLEPIN n'a pas dit son dernier mot.

Il faut se souvenir de son contrat première embauche qui a provoqué un mouvement de contestation à l'échelle nationale, de sa politique de privatisation à tour de bras et de l'affaire clearstream 2 dans laquelle il a été mouillé.

Un livre à lire, aussi : Ces Français au service de l'étranger, du journaliste Clément Fayol, où il est question des activités lucratives et très opaques de Dominique de Villepin en Chine : la société qu'il a créée, Villepin International, ne dépose plus ses comptes depuis 2015, année où il a également créé deux sociétés à Hong Kong, paradis fiscal et porte incontournable des transferts financiers avec la Chine ; une troisième, Villepin Group Limited, a été créée dans la même ville quelques années plus tard, et voit passer des sommes colossales qui interrogent.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Pour en revenir à E. Philippe, outre sa politique désastreuse qui a mené à la crise des GJ, c'est impossible de lui faire confiance : lui qui doit tout à Macron, dès qu'il l'a pu il s'est mis à le débiner, à lancer son propre parti, à appeler à sa destitution, bref un type sans foi ni loi, histoire de rester poli, parce que c'est pas vraiment la première chose que j'aurais envie de dire à son propos. Il est tellement de mauvaise foi qu'il ose encenser son parcours politique, qu'il qualifie sans rougir de sans fautes, alors qu'il a plongé le pays dans une panade pas possible, que c'était la zizanie partout : aux ronds-points, sur les champs Elysées, mais quel imposteur !

Ni lui, ni Bardella ! Les médias aux ordres peuvent toujours présenter ces deux-là comme la seule alternative en 2027, heureusement qu'il y en a d'autres bien mieux à choisir !

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 25 104 messages
scientifique,
Posté(e)
il y a 29 minutes, Doïna a dit :

bref un type sans foi ni loi,

C'est la définition de tout politiciens et de tout bord politique

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 290 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a une heure, Doïna a dit :

Les médias qui disent ça mentent : Edouard Philippe n'est pas aimé, trop de gens n'ont pas digéré la crise des gilets jaunes. Ce sont les grands patrons qui possèdent les médias qui chargent ces derniers de pousser ce capitaliste sur le devant de la scène parce que ça les arrangerait qu'il soit élu. 

D'accord. C'est la fameuse " mémoire " de poisson rouge (en fait, c'est une légende, même les poissons rouges ne sont pas comme ça). Les gens n'ont pas de tête. J'ai un pote C.R.S. qui était à l'Arc de Triomphe : il peut pas blairer l'Édouard (et Castaner, etc.). S'il y a eu une dérive autoritaire " sous " Macron, c'est lors de cette période.

Modifié par Neopilina
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement

×