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Le chanteur Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes, notamment pour viol et tentative de viol

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Kyoshiro02

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Membre+, 28ans Posté(e)
metal guru Membre+ 34 045 messages
Maitre des forums‚ 28ans‚
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il y a 8 minutes, yagmort a dit :

Je serai plus circonspect pour Baudis. Je n'ai pas oublié son air affolé à la TV au moment où ça a éclaté. Bien entendu, ce n'est pas une preuve.

Le fait d'insinuer qu'il serait coupable voudrait peut être dire que toi même tu n'es pas innocent dans ce genre d'affaires, mais bien entendu ce n'est pas une preuve ! 

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 961 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
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il y a 3 minutes, Padnom a dit :

Parce-que toi bien sûr, tu serais resté détendu, sans mesurer la portée d’une telle accusation pour.

Je ne sais pas. En général, on attend plutôt de l'indignation, de la rage, parfaitement compréhensibles. Là, c'était autre chose, vraiment de la peur. Je ne suis pas le seul à avoir été frappé par ça.

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Membre, Posté(e)
kinobunika joy Membre 5 093 messages
Maitre des forums‚
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il y a 11 minutes, yagmort a dit :

Je serai plus circonspect pour Baudis. Je n'ai pas oublié son air affolé à la TV au moment où ça a éclaté. Bien entendu, ce n'est pas une preuve.

yagmort bonjour,

en effet le lendemain on nous disait, "vous avez vu comme il transpirait...étrange non"? il est surement coupable.

En fait n'arrivait plus à se défendre face à la journaliste , Karl Zéro n'avait cessé de semer le doute depuis des mois avec des 

preuves qui n'en étaient pas.

Belle fin d'après midi à vous.

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 961 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, kinobunika joy a dit :

yagmort bonjour,

en effet le lendemain on nous disait, "vous avez vu comme il transpirait...étrange non"? il est surement coupable.

Je n'irai pas jusque là. Mais effectivement il transpirait et montrait bien d'autres signes d'une émotion très difficilement maitrisée et qui ne ressemblait pas à de l'indignation. Après...

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Membre, 58ans Posté(e)
colibri33 Membre 3 003 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
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Il y a 14 heures, Mórrígan a dit :

Ce qui est frappant dans vos messages, c'est l'idée que l'opinion publique serait devenue une sorte de tribunal sauvage, alors que dans la réalité, on continue très largement à protéger les mis en cause dans les affaires de violences sexuelles, surtout lorsqu'ils sont proches, connus ou intégrés dans un tissu local. On continue d'aller chercher sa baguette chez le boulanger du village accusé de viol(s) parce que dans l'inconscient collectif, ce sont des affaires privées, parce que c'est "parole contre parole", parce qu'il y a des affabulatrices avides de notoriété et d'argent, parce qu'il faut impérativement faire la différence entre l'oeuvre et l'artiste etc. Les stéréotypes sur les violences sexuelles sont encore massifs et ils jouent absolument toujours en faveur du mis en cause, jamais de la victime.  Par voie de conséquence, écrire, que les célébrités accusées dans des affaires de violences sexuelles passeraient de "l'adulation au lynchage" est un récit très romanesque mais aussi très éloigné des faits. Plus encore, il s'agit d'un mythe commode : les personnalités publiques disposent d'un capital sympathie, d'avocats en nombre, de réseaux, de relais médiatiques et d'un soutien populaire que les victimes n'ont jamais. Il y a une dissymétrie évidente, immense ! Dans l'affaire qui nous occupe, on voit bien que les fans restent là, très mobilisés, parfois agressifs et pour le reste Patrick Bruel a gagné la sympathie d'un nouveau public.

Vous évoquez, en sus, une "idéologie de rattrapage", "des pressions sur la justice", cependant cela revient à infantiliser la justice, comme si les magistrats étaient incapables de penser par eux-mêmes. Les juges savent parfaitement appliquer la présomption d'innocence et ils savent que s'ils ne le font pas, leurs décisions seront censurées. La justice n'a pas besoin d'être protégée par l'opinion publique (dont vous faites aussi partie), elle a besoin "d'outils juridiques" et de moyens. En effet, la loi est toujours perfectible. Pendant plus de 40 ans, l'Etat a laissé les infractions sexuelles dans un angle mort, excluant toutes les situations où il n'est pas possible de consentir (sidération, emprise etc.). La définition pénale du viol de 1980 (première définition pénale du viol) était lacunaire, celle-ci reposant uniquement sur le mode opératoire de l'agent ayant commis l'infraction, c'est à dire : au moyen de la violence, de la contrainte, de la menace ou de la surprise. La définition de 1980 ne reposait absolument pas sur le consentement, alors que (mince !) c'est tout de même un basique... et alors que toute la jurisprudence du XIXe siècle en fait pourtant expressément mention. Le législateur de 1980 a mis délibérément de côté cette notion essentielle. De surcroît, la Convention d'Istanbul recommande une définition pénale basée sur le consentement libre et éclairé depuis 2011. La France, qui l'a ratifiée en 2014, n'a rien fait pendant plus de dix ans. La loi du 6 novembre 2025 a enfin corrigé ce vide juridique, introduisant un consentement libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable à la définition pénale du viol. Ladite définition permet de passer d'une présomption de consentement à un rapport sexuel jusqu'à preuve du contraire, à consentement explicite. Désormais, le mis en cause devra expliquer comment il s'est assuré du consentement explicite de la personne prétendant avoir subi des violences sexuelles. On peut espérer que cette réforme réduira le nombre de classements sans suite. 

Selon vous, après X années, il y aurait une difficulté à juger sans preuves matérielles. Mais contrairement à une idée très répandue, les affaires de violences sexuelles ne se résument pas à "c'est parole contre parole". Les enquêtes permettent de retrouver des éléments : messages, photos, recherches internet, témoignages, objets conservés, incohérences, aveux partiels etc. Si le législateur a allongé les délais de prescription, c'est aussi parce que des preuves peuvent être retrouvées des années après. 

S'agissant des dénonciations calomnieuses, les études montrent effectivement qu'elles sont marginales, autour de 2 ou 3 %. Et surtout, porter plainte pour viol est un parcours de la combattante. Cela implique de répéter les faits encore et encore, d'être mise en doute encore et encore, de subir des remarques sexistes à l'envi, de s'exposer à la vindicte populaire, de devoir se cacher. Pour porter plainte, dans ces conditions, il faut être mue par une force immense. Une force qui vient de la certitude d'avoir subi une violence injuste, mais aussi de la volonté profonde que cela ne se reproduise plus, qu'il n'y ait pas d'autres victimes de ce violeur. On ne fait pas cela par opportunisme. On le fait parce qu'on sait ce qu'on a vécu et parce qu'on refuse que d'autres y passent aussi. 

Oui, c'est tout à fait ça lorsqu'on mesure le décalage significatif entre les opinions purement fondées sur du subjectif comme "une telle me parait sincère donc je la crois et untel est coupable" ou les postures idéologiques qui conduisent certaines militantes à faire le siège d'un théatre avec des affiches "bruel = violeur" ...   et les éléments de preuves matérielles requises par la justice pour fonder son jugement.

Personne ne connait les dossiers ni les éléments contradictoires du mis en cause , mais s'estime tout de même apte à juger ET sanctionner publiquement , souvent en se drapant de formules creuses type "presomption d'innocence" ou "respect de la justice" pour sauver les apparences. 

Dans les faits , les magistrats n'interdisent pas à PB de continuer ses activités professionnelles ... mais l'opinion , non pas de son public mais de ceux qui s'arrogent le droit de se substituer à la justice , a décrété qu'il fallait l'en empêcher ... ce diktat allant même à l'encontre de la liberté de ses fans. Ce serait juste de la liberté d'expression ? ou plutôt une pensée unique imposée à tous à travers la surmédiatisation d'une version unilatérale des faits et l'influence de mouvements qui diabolisent toute pensée contraire ? 

Contrairement à l'opinion d'un grand nombre , je pense que si les mouvements MeToo et Balancetonporc ont eu un effet positif sur la libération de la parole de victimes de viols et agressions sexuelles , ils ont aussi accentué l'idée que toute accusation de viol serait par nature véridique , ouvant la porte à la diffamation avant toute enquête judiciaire et au non respect du contradictoire. C'est la médiatisation des accusations qui entraine la surenchère des plaintes , vertueuse ou non , et fait pression sur la justice  

Dans les faits , PB a présenté lors de sa GAV des classeurs et dossiers pleins d'échanges avec ses présumées victimes , en amont et après les faits dénoncés. On n'en connait pas la teneur , mais que penser par exemple d'une plaignante qui dénonce une agression sexuelle et envoie des sms très crus à PB après les faits incriminés ? victime ?

Vous prêchez une convaincue lorsque vous parlez du parcours du combattant que représente la plainte d'une victime de viol ou agression sexuelle , mais est ce pour autant une preuve de fiabilité des témoignages ? Le doute peut porter tant sur les faits en eux-mêmes , complexes à prouver notamment en terme de non-consentement , que sur le préjudice moral qui en découle ou sur les motivations à agir. On a au moins un exemple de témoignage d'une plaignante qui dit publiquement ne pas avoir été affectée par les agissements dénoncés , et agir par solidarité avec les plaignantes. 

S'agissant des dénonciations calomnieuses , leur évaluation est tributaire du nombre d'actions judiciaires entreprises pour les dénoncer. Comment une étude peut aboutir à des conclusions pertinentes si plus de 80% des plaintes sont classées sans suite , ou si les victimes de calomnies n'y donnent pas suite ?  Si ce point me parait crucial , c'est parce que je pense que la tendance ne peut que s'accentuer dans un contexte où l'on entretient une confusion entre dénonciation et diffamation , et où le jugement populaire devance et dépasse celui d'un procès équitable et impartial. 

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Membre, 53ans Posté(e)
CAL26 Membre 8 690 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
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il y a une heure, colibri33 a dit :

Oui, c'est tout à fait ça lorsqu'on mesure le décalage significatif entre les opinions purement fondées sur du subjectif comme "une telle me parait sincère donc je la crois et untel est coupable" ou les postures idéologiques qui conduisent certaines militantes à faire le siège d'un théatre avec des affiches "bruel = violeur" ...   et les éléments de preuves matérielles requises par la justice pour fonder son jugement.

Personne ne connait les dossiers ni les éléments contradictoires du mis en cause , mais s'estime tout de même apte à juger ET sanctionner publiquement , souvent en se drapant de formules creuses type "presomption d'innocence" ou "respect de la justice" pour sauver les apparences. 

Dans les faits , les magistrats n'interdisent pas à PB de continuer ses activités professionnelles ... mais l'opinion , non pas de son public mais de ceux qui s'arrogent le droit de se substituer à la justice , a décrété qu'il fallait l'en empêcher ... ce diktat allant même à l'encontre de la liberté de ses fans. Ce serait juste de la liberté d'expression ? ou plutôt une pensée unique imposée à tous à travers la surmédiatisation d'une version unilatérale des faits et l'influence de mouvements qui diabolisent toute pensée contraire ? 

Contrairement à l'opinion d'un grand nombre , je pense que si les mouvements MeToo et Balancetonporc ont eu un effet positif sur la libération de la parole de victimes de viols et agressions sexuelles , ils ont aussi accentué l'idée que toute accusation de viol serait par nature véridique , ouvant la porte à la diffamation avant toute enquête judiciaire et au non respect du contradictoire. C'est la médiatisation des accusations qui entraine la surenchère des plaintes , vertueuse ou non , et fait pression sur la justice  

Dans les faits , PB a présenté lors de sa GAV des classeurs et dossiers pleins d'échanges avec ses présumées victimes , en amont et après les faits dénoncés. On n'en connait pas la teneur , mais que penser par exemple d'une plaignante qui dénonce une agression sexuelle et envoie des sms très crus à PB après les faits incriminés ? victime ?

Vous prêchez une convaincue lorsque vous parlez du parcours du combattant que représente la plainte d'une victime de viol ou agression sexuelle , mais est ce pour autant une preuve de fiabilité des témoignages ? Le doute peut porter tant sur les faits en eux-mêmes , complexes à prouver notamment en terme de non-consentement , que sur le préjudice moral qui en découle ou sur les motivations à agir. On a au moins un exemple de témoignage d'une plaignante qui dit publiquement ne pas avoir été affectée par les agissements dénoncés , et agir par solidarité avec les plaignantes. 

S'agissant des dénonciations calomnieuses , leur évaluation est tributaire du nombre d'actions judiciaires entreprises pour les dénoncer. Comment une étude peut aboutir à des conclusions pertinentes si plus de 80% des plaintes sont classées sans suite , ou si les victimes de calomnies n'y donnent pas suite ?  Si ce point me parait crucial , c'est parce que je pense que la tendance ne peut que s'accentuer dans un contexte où l'on entretient une confusion entre dénonciation et diffamation , et où le jugement populaire devance et dépasse celui d'un procès équitable et impartial. 

Contrairement @Kaliste je ne vois pas ce qui est hilarant dans ce commentaire. 

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Membre, 46ans Posté(e)
Kaliste Membre 4 540 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
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Il y a 1 heure, CAL26 a dit :

Contrairement @Kaliste je ne vois pas ce qui est hilarant dans ce commentaire. 

Je trouve drôle de constater l'art de tourner les chiffres en sa faveur coûte que coûte.

Modifié par Kaliste
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Membre, 58ans Posté(e)
colibri33 Membre 3 003 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
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Il y a 19 heures, Mórrígan a dit :
Le 12/06/2026 à 01:45, colibri33 a dit :

Je pense avoir suffisamment développé mes arguments pour qu'on comprenne bien mes positions sur le sujet , et pour ne pas considérer le jugement de personnes qui se contentent d'en extraire des pouièmes pour aboutir à des conclusions faciles ; donc bien compris mon "parti pris" ?  vraiment pas sûr ... mais tu ou "on" a bien le droit de penser ce qu'on veut , je ne suis pas le sujet , et un forum n'est pas un club réunissant des gens d'accord sur tout, ce n'est pas vraiment le but en théorie 

La solidarité ne se limite pas à hurler en choeur lorsque l'on n'a pas un embryon de preuve qui permette de se forger une opinion personnelle , elle consiste aussi à comprendre le fond du problème et à imaginer de vraies solutions pour solidifier les dossiers de plaintes , à ne pas se voiler la face sur le fossé entre une com disproportionnée sur certaines affaires et le silence bien entretenu sur d'autres , et à s'interroger sur un afflux de plaintes et signalements de gravité variable à un moment précis , des dizaines d'années après les faits incriminés

En tant que femme , je sais pour ma part que des mains baladeuses , des propositions indécentes ou des dragues lourdingues d'il y a 20 ou 30 ans , qui plus est à une époque ou dans des secteurs professionnels où ces pratiques étaient courantes , ne laissent pas un traumatisme tel qu'il oblige à se taire pendant des dizaines d'années ; ce qui ne revient bien sûr pas à dire qu'elles sont normales , acceptables ou agréables ... mais qu'on ne peut pas juger les faits du passé avec notre morale d'aujourd'hui. 

Ce qui n'a bien entendu rien à voir avec des viols ou tentatives de viols qui peuvent laisser des traces à vie. 

Cela dit, je ne focalise pas sur des "pôvres hommes accusés à tort" , mais sur une justice bien menée sans parasitage ni pression d'aucune sorte , et sur les dérives inévitables qu'entrainerait le règne d'un tribunal populaire dans ce type d'affaires comme dans d'autres.

Je comprends votre volonté de nuance, mais plusieurs éléments de votre message sont d'une part sans nuance aucune et d'autre part reposent sur des idées qui ne correspondent ni à la réalité psychologique des victimes, ni à l'histoire du droit, ni aux connaissances actuelles sur les violences sexuelles. 

Vous écrivez que des mains baladeuses, des propositions insistantes ou des gestes imposés "ne laissent pas un traumatisme tel qu'on se tait pendant des décennies". Mais cela, c'est votre expérience personnelle, elle est respectable mais sûrement pas universelle, vous en convenez.  Pour beaucoup de femmes, ces gestes et comportements ont été vécus comme des agressions, comme des violences sexuelles à part entières mais sans doute parce que ce sont des violences sexuelles à part entière. Certaines ont développé un syndrome post-traumatique, d'autres un mutisme traumatique ou encore ont enfoui les faits parce qu'elles n'avaient ni les mots, ni le cadre social, ni la sécurité psychologique pour en parler. Nous ne réagissons pas toutes de la même manière. En sus, ce n'est pas parce qu'une époque, ou du moins une frange de la population à cette époque, normalisait certaines pratiques, que ces pratiques n'étaient pas déjà des infractions. 

Il y a eu pendant des générations, des hommes qui collaient des femmes contre les murs pour les embrasser de force (et qui le font encore), qui les touchaient sans leur accord (et qui le font encore), qui imposaient leur corps (et qui le font encore). Ce n'était pas de la "drague lourde" non, c'était déjà du harcèlement sexuel ou des agressions sexuelles. Le fait que la société ne les nommait pas ainsi ne change rien à leur nature juridique : ce sont des infractions anciennes, simplement mieux définies aujourd'hui. Il ne s'agit pas vraiment de regarder des faits anciens à l'aune d'un droit nouveau. Plutôt pas. 

Vous évoquez ensuite un "afflux de plaintes" des décennies après les faits. La recherche en psychologie du trauma décrit depuis longtemps : la sidération, la honte, la peur de ne pas être crue (et d'autant lorsque le mis en cause est célèbre, il est aussi censé avoir plus d'opportunités), la peur des représailles, l'emprise, l'absence de mots etc. Tout cela retarde la révélation. Le législateur a d'ailleurs allongé les délais de prescription pour tenir compte de cette réalité, les études en victimologie venant enrichir le droit.

Quant à l'idée que la solidarité consisterait à "hurler en choeur sans preuve", elle repose sur un malentendu : personne ne demande de condamner qui que ce soit sans preuve. D'aucuns demandent que les victimes puissent parler sans être immédiatement soupçonnées de mensonge, d'intérêt ou "d'hystérie" (un terme dont l'histoire est déjà tout un programme mais quelle horreur !). C'est sans doute un voeu pieu. En réalité, on reproche aux victimes de ne pas parler tout de suite et pourtant ce prétendu mutisme c'est ce que notre propre comportement suscite. On exige d'elles un courage immédiat, alors que tout dans la manière dont on accueille leur parole, les pousse au silence. Ce n'est ni plus ni moins qu'une double peine.

Oui, c'est possible que comme tous ici , mon intuition et mon vécu interfèrent sur une vision totalement objective des faits. Je l'assume. Comme dit plus haut , je sens un malaise dans cette affaire depuis le début , comme un bruit qui en étoufferait un autre et la mise à mort sociale d'une personnalité sur des motivations potentiellement bien différentes de celles affichées. Derrière ce choix médiatique , politique , il y a aussi des affaires très lourdes qui ne mobilisent pas autant , ou pas assez compte tenu de leur ampleur.

En même temps , je me vois mal souscrire aveuglément à un narratif très manichéen et incrédible sur certains points , à une indignation sur commande et à plusieurs vitesses selon la couverture médiatique , et comme dit précédemment , c'est l'acharnement dont on fait preuve pour démolir un personnage avant même que le moindre bout d'enquête judiciaire aboutisse qui parle le plus pour moi.

En effet , nous ne réagissons pas toutes de la même manière , mais il est clair que si toutes les mains baladeuses et dragues lourdes devaient être poursuivies en justice , non seulement les pauvres moyens de la justice seraient totalement dépassés , mais surtout , cela réduirait d'autant le temps nécessaire aux accusations les plus lourdes. A travers ces exemples , je souligne aussi la volonté de miser sur le nombre et l'amalgame de faits de gravité variable.  Et on peut évaluer les faits dans tous les sens , personne ne peut mettre la demande limite dans un salon de massage au même niveau qu'un viol. 

Il ne s'agit pas de comparer les époques sur une base juridique , mais de souligner l'irrationnalité d'un jusqu'au boutisme qui prétend pouvoir sanctionner le moindre geste de travers , alors qu'on ne parvient déjà pas à condamner plus de 10-15% des auteurs présumés de viols faisant l'objet de plaintes. 

Bien que je comprenne parfaitement la notion de traumatisme qui empêche de parler après un viol , il faut bien réaliser que ce sont les preuves médico-légales , l'ADN ... qui donnent le plus de chances de faire aboutir une plainte ... peut être bientôt des caméras et des micros , ou des formulaires en double exemplaire signé des deux parties , qui sait ...  mais tomber dans un système qui permette à n'importe qui de démolir la vie d'une personne , que ce soit un petit ami qui a largué sa copine , un salarié encombrant ou un collègue concurrent dont on veut se débarrasser, un voisin chiant , un politique qu'on veut éliminer de la circulation .... c'est no way  

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Membre, 58ans Posté(e)
colibri33 Membre 3 003 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)
il y a 45 minutes, CAL26 a dit :

Contrairement @Kaliste je ne vois pas ce qui est hilarant dans ce commentaire. 

Moi non plus je ne vois pas , mais je suis habituée ... c'est presque une victoire par forfait :happy:

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Membre, 46ans Posté(e)
Kaliste Membre 4 540 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
Posté(e)
il y a 34 minutes, colibri33 a dit :

Moi non plus je ne vois pas , mais je suis habituée ... c'est presque une victoire par forfait :happy:

Oui rapidement je lâche l'affaire avec toi, au début j'ai tendance à oublier à qui je m'adresse mais heureusement je m'en souviens très vite, ça m'évite de perdre mon temps. :happy:

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Membre, Alias Inès Presso, Tar Baby, Posté(e)
Padnom Membre 1 570 messages
Maitre des forums‚ Alias Inès Presso, Tar Baby,
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Il y a 2 heures, yagmort a dit :

Je ne sais pas. En général, on attend plutôt de l'indignation, de la rage, parfaitement compréhensibles. Là, c'était autre chose, vraiment de la peur. Je ne suis pas le seul à avoir été frappé par ça.

Ben non, nous ne réagissons pas tous pareil. Être accusé ainsi de ce crime, peut faire peur. L’énormité de la nouvelle, l’incompréhension. Il était un homme en vue, scandale assuré, et comment se défendre ? C’est parole contre parole. Je n’imagine pas ce qu’il a enduré tant que la vérité et son innocence ont pas été établies. 
pour ce qui est de l’indignation, et la rage, elle peut venir plus tard, et pas en public. 
L’indignation et la rage immédiatement pourrait même pour moi être un signe de culpabilité. L’innocent est effrayé, le coupable, se défend. Non ? 

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 961 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
Posté(e)
il y a 51 minutes, Padnom a dit :

L’indignation et la rage immédiatement pourrait même pour moi être un signe de culpabilité. L’innocent est effrayé, le coupable, se défend. Non ? 

Il y a aussi l'intuition du moment, qu'on ne peut pas forcément traduire par des mots. C'est d'ailleurs pourquoi des gens ont du mal à comprendre comment telle déclaration dans un procès d'assises a pu avoir un tel impact. Il y a les mots et il y a ce qui les accompagne et qu'on ne sait pas toujours décrire.

Cela posé, je n'affirme rien. Je rappelle juste que son attitude à ce moment ne l'a pas servi. " Mais sa défense maladroite et empreinte d'émotion renforce les rumeurs de son implication, relayées par certains médias[" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis#Affaire_Alègre

D'une manière générale, je comprends qu'il faille y regarder à plusieurs fois avant de contester une décision de la justice institutionnelle (comme un avis de la science institutionnelle d'ailleurs) mais il faut quand même garder à l'esprit qu'elle n'est pas infaillible et incorruptible à tout jamais.

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Membre, Alias Inès Presso, Tar Baby, Posté(e)
Padnom Membre 1 570 messages
Maitre des forums‚ Alias Inès Presso, Tar Baby,
Posté(e)
il y a 12 minutes, yagmort a dit :

Il y a aussi l'intuition du moment, qu'on ne peut pas forcément traduire par des mots. C'est d'ailleurs pourquoi des gens ont du mal à comprendre comment telle déclaration dans un procès d'assises a pu avoir un tel impact. Il y a les mots et il y a ce qui les accompagne et qu'on ne sait pas toujours décrire.

Cela posé, je n'affirme rien. Je rappelle juste que son attitude à ce moment ne l'a pas servi. " Mais sa défense maladroite et empreinte d'émotion renforce les rumeurs de son implication, relayées par certains médias[" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis#Affaire_Alègre

D'une manière générale, je comprends qu'il faille y regarder à plusieurs fois avant de contester une décision de la justice institutionnelle (comme un avis de la science institutionnelle d'ailleurs) mais il faut quand même garder à l'esprit qu'elle n'est pas infaillible et incorruptible à tout jamais.

En fait, j’avais la tête ailleurs et j’ai répondu à côté de la plaque, je ne pensais pas au procès. Ce n’est pas une affaire que j’ai suivie de près.
 On ne peut pas juger de l’innocence ou de la culpabilité, par l’attitude d’une personne. En tout cas nous ne sommes pas des experts dans ce domaine, et même les experts peuvent se planter. Rendre la justice, ne se fait pas au doigt mouillé, on ne décide pas de l'innocence ou de la culpabilité sur une intuition. 
Il a fait front en  annonçant lui-même de ce dont on l’accusait, bien décidé à se défendre de cette accusation mensongère à la télé. Pour autant se retrouver au procès dont dépend un verdict, c’est autre chose. L’émotion peut prendre le dessus. 

 

Je m’arrête là. 

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Membre, Posté(e)
kinobunika joy Membre 5 093 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Bonjour,

c/c partiel, lu dans le Figaro et le D.L  d'hier :

j'dis çà, ....non, j,dis rien....

Bonne fin d'après midi.

Selon Mediapart, la première plaignante, prénommée Amandine, est âgée de 45 ans et est psychothérapeute. Elle explique dans l’article du média en ligne avoir rencontré Patrick Bruel en 2000 puis plusieurs fois entre 2001 et 2003. Malgré des moments qu’elle décrit comme «valorisants» liés aux «accès privilégiés, les concerts, une pièce de théâtre, des restaurants», «il y avait toujours un passage obligé : son lit».

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Elle raconte le revoir en 2007 à un café à La Réunion où elle réside puis monter dans sa chambre à sa demande. «J’ouvre la porte, il est tout nu, il me pousse contre le mur et essaye de m’embrasser, je le repousse, je pars», relate-t-elle. La deuxième plaignante, qui dénonce un viol et une agression sexuelle en mai 2012, n’a pas souhaité révéler plus en détail les faits, selon Mediapart.

Modifié par kinobunika joy
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Membre, 56ans Posté(e)
Danoketian Membre 18 164 messages
Maitre des forums‚ 56ans‚
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Cette affaire passionne beaucoup de monde à ce que j entend.

Tout ce que je sais c'est que ça commence à devenir très compliqué pour cette celébrité.

Laissons la justice faire son travail. 

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 961 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
Posté(e)
Il y a 21 heures, Padnom a dit :

En fait, j’avais la tête ailleurs et j’ai répondu à côté de la plaque, je ne pensais pas au procès. Ce n’est pas une affaire que j’ai suivie de près.
 On ne peut pas juger de l’innocence ou de la culpabilité, par l’attitude d’une personne. En tout cas nous ne sommes pas des experts dans ce domaine, et même les experts peuvent se planter. Rendre la justice, ne se fait pas au doigt mouillé, on ne décide pas de l'innocence ou de la culpabilité sur une intuition. 
Il a fait front en  annonçant lui-même de ce dont on l’accusait, bien décidé à se défendre de cette accusation mensongère à la télé. Pour autant se retrouver au procès dont dépend un verdict, c’est autre chose. L’émotion peut prendre le dessus. 

Je voulais juste rappeler qu'on ne peut pas toujours faire une confiance aveugle à la justice quand il s'agit de célébrités. Sans pour autant tomber dans l'excès inverse du "tous pourri". Donc admettre qu'on n'est jamais totalement sûr (ni dans un sens ni dans l'autre d'ailleurs).

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Membre, 89ans Posté(e)
WEST3-5 Membre 1 149 messages
Mentor‚ 89ans‚
Posté(e)
Le 13/06/2026 à 17:22, yagmort a dit :

Je ne sais pas. En général, on attend plutôt de l'indignation, de la rage, parfaitement compréhensibles. Là, c'était autre chose, vraiment de la peur. Je ne suis pas le seul à avoir été frappé par ça.

A Dreiffus on a reproché son air distant et froid ... il s'est tapé des années de bagne pour rien !

Là il s'agit de l'affaire Bruel en cours je crois qu'un peu de sérénité serait de bon ton et laissons la justice "juger" ! 

Modifié par WEST3-5
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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 961 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
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il y a 7 minutes, WEST3-5 a dit :

A Dreiffus on a reproché son air distant et froid ... il s'est tapé des années de bagne pour rien !

Dreyfus, c'est un cas très particulier et très complexe (son innocence est indiscutable mais il n'y avait pas forcément de coupable). Il faudrait en discuter ailleurs.

Et donc je persiste à dire que garder une zone de doute, c'est salubre.

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Membre, 89ans Posté(e)
WEST3-5 Membre 1 149 messages
Mentor‚ 89ans‚
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il y a 7 minutes, yagmort a dit :

Dreyfus, c'est un cas très particulier et très complexe (son innocence est indiscutable mais il n'y avait pas forcément de coupable). Il faudrait en discuter ailleurs.

Et donc je persiste à dire que garder une zone de doute, c'est salubre.

 

il y a 7 minutes, yagmort a dit :

Dreyfus, c'est un cas très particulier et très complexe (son innocence est indiscutable mais il n'y avait pas forcément de coupable). Il faudrait en discuter ailleurs.

Et donc je persiste à dire que garder une zone de doute, c'est salubre.

Je ne dis pas le contraire je veux souligner que Baudis c'était une affaire aujourd'hui on parle de l'affaire Bruel les circonstances ne sont pas les mêmes  ! Mais moi aussi je suis pour le bénéfice du doute ! Comment peut-on trancher complètement surtout dans des cas pareils ... mais il faut que le doute ne soit pas partisan et là est la difficulté on le voit dans les discussions ! 

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