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« Aimer sans posséder » : libérons-nous de l’amour capitaliste

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Doïna

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Doïna Membre+ 19 837 messages
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Bonjour,

Nos relations amoureuses dites « exclusives » se conforment encore aux valeurs d’une société capitaliste et coloniale, étant fondées sur les notions de « propriété » et d’« accaparement » de l’être aimé, développent deux autrices dans des essais.

Dans cet essai proposant des « expérimentations sur d’autres façons d’aimer », l’activiste autochtone guarani Geni Nuñez développe une thèse aussi forte que passionnante : la prééminence des relations amoureuses dites « exclusives » dans les sociétés occidentales serait paradigmatique d’un certain rapport au monde et à la terre. Un rapport in fine anti-écologique et impérialiste, fondé sur les notions délétères de « propriété » et d’« accaparement » de l’être aimé et qui, instauré de force au Brésil (son pays) et ailleurs par la colonisation, aurait au passage étiolé le lien unissant les humains aux non-humains.

Sabine Valens a quant à elle publié l'essai Aimer sans posséder (éd. Textuel, 2026) : selon elle, dans un couple hétérosexuel monogame, rares sont en effet les hommes cisgenres à s’occuper des enfants, des repas ou encore du ménage, étant entendu que tout ce travail domestique n’est pas rémunéré. Le système capitaliste patriarcal, fort de son célèbre mantra autoperformatif « There is no alternative » (« Il n’y a pas d’alternative »), a ainsi tout intérêt à présenter comme « naturel » le désir d’évoluer dans un foyer monogame et hétéronormé. La monogamie relève bien plus d’une construction sociale et culturelle, répondant à des besoins économiques et matériels, que d’une soi-disant nature humaine », ajoute-t-elle. Elle souligne le rôle « très important » des religions occidentales au Moyen Âge dans « la légitimation morale et spirituelle » de la monogamie, système bien pratique pour « contrôler le corps, la sexualité et la fécondité des femmes ».

La sexualité — évidemment consentie —, les relations affectives et les « élans du cœur » ne devraient pourtant pas être entravés, selon Sabrine Valens. « Nous ne pouvons pas mettre le vivant sous couvercle sans conséquence, comme nous ne pouvons pas détruire l’environnement sans menacer notre survie », indique-t-elle. Fondant son propos sur une analyse systémique et ne versant a fortiori jamais dans la culpabilisation et le jugement ad hominem, elle regrette ainsi que « beaucoup d’entre nous ont encore besoin de vivre dans l’illusion que le corps d’une autre personne leur “appartient” et qu’ils en ont la jouissance exclusive pour être heureux ».

« Nos modèles et comportements intimes se conforment encore aux valeurs d’une société capitaliste, productiviste et anti-écologique : l’accaparement, la compétition, la propriété, la déconnexion du vivant et son exploitation [...] Nous avons étendu la propriété privée jusqu’à nos corps », renchérit l’autrice.

Une façon d’appréhender l’amour qui relève du non-sens pour Geni Nuñez : « Cette idée de propriété, si présente dans la société dominante, ne fait pas partie de nos perspectives autochtones. Comme le dit mon parent Casé Tupinambá : “Nous ne possédons pas la terre, nous sommes la terre”. L’idée de possession rend malades la terre et notre corps-esprit. »

decoloniser-les-affects_1_.jpg

 

9782386291494_1_75_1_.jpg

 

Article entier :

https://reporterre.net/Aimer-sans-posseder-liberons-nous-de-l-amour-capitaliste

 

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Invité sirielle
Invités, Posté(e)
Invité sirielle
Invité sirielle Invités 0 message
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A mon sens la possessivité va souvent de pair avec le lien relationnel, et elle me paraît trop diabolisée socialement, il suffit juste à mon avis de bien la doser en fonction de la relation concernée pour qu'elle soit profitable et non toxique. Mais elle peut contribuer à responsabiliser, à créer ou maintenir du lien... Et elle offre des repères organisationnels. La possessivité modérée n'est pas forcément la contrainte ni l'abus, c'est à mes yeux avant tout reconnaître le lien et ce qu'il doit impliquer parfois, voire favoriser le lien d'un commun accord, le protéger. Par exemple "Parce que c'est mon compagnon alors je me dois de tenter de lui consacrer un peu de temps aujourd'hui si je le peux s'il me le demande, s'il ne l'était pas ce serait différent.", ou encore "Puisque cet homme est déjà en couple alors il serait malpoli de le draguer sans réserve.", etc. D'autre part on peut être possessif sans être exclusif. Certains libertins (dans le sens cumulant plusieurs partenaires) sont très possessifs, très attachés à l'une de leurs relations, parfois trop même. Et puis dire qu'une chose, un lien relationnel, un emploi ou autre nous appartiennent ne signifie pas que tout nous en est permis, cela implique surtout des responsabilités à mon avis, qui ne sont pas forcément inconditionnelles, ni perpétuelles.

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Membre, 36ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 7 306 messages
Maitre des forums‚ 36ans‚
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Je te réponds sans avoir lu l'ouvrage, donc je me base seulement sur ce que tu as résumé. À ce stade, j’ai l’impression que le propos est très large et un peu fourre-tout : on associe monogamie, fidélité, capitalisme, colonialisme et écologie dans une même critique globale, mais sans que le lien de causalité me paraisse vraiment démontré.

Dire que la monogamie serait essentiellement une imposition du capitalisme me semble discutable à l'heure actuelle (je ne nie pas que c'était le cas dans le passé). Quand je regarde la situation actuelle,  précarité professionnelle, mobilité constante et logique de marché appliquée aux rencontres via les applications, j’ai plutôt l’impression que le système favorise l’instabilité relationnelle. Plus les relations sont courtes et renouvelées, plus il y a consommation de services, d’expériences, de plateformes. On pourrait presque défendre l’idée inverse : la stabilité affective est aujourd’hui moins rentable que la rotation permanente. 

Par ailleurs, sur un plan plus personnel, je pense déjà qu’il est difficile de construire une relation solide, attentive et responsable avec une seule personne. J’ai donc du mal à voir comment on pourrait multiplier les relations tout en maintenant la même qualité d’engagement, d’écoute et de soin. Ce n’est pas un jugement moral, mais une limite pratique que je constate pour moi-même.

Du coup, je trouve que ce livre me semble mauvais par essence et par concept. 

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Membre, 126ans Posté(e)
chanou 34 Membre 27 098 messages
Maitre des forums‚ 126ans‚
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Il y a 2 heures, Doïna a dit :

Bonjour,

Nos relations amoureuses dites « exclusives » se conforment encore aux valeurs d’une société capitaliste et coloniale, étant fondées sur les notions de « propriété » et d’« accaparement » de l’être aimé, développent deux autrices dans des essais.

Dans cet essai proposant des « expérimentations sur d’autres façons d’aimer », l’activiste autochtone guarani Geni Nuñez développe une thèse aussi forte que passionnante : la prééminence des relations amoureuses dites « exclusives » dans les sociétés occidentales serait paradigmatique d’un certain rapport au monde et à la terre. Un rapport in fine anti-écologique et impérialiste, fondé sur les notions délétères de « propriété » et d’« accaparement » de l’être aimé et qui, instauré de force au Brésil (son pays) et ailleurs par la colonisation, aurait au passage étiolé le lien unissant les humains aux non-humains.

Sabine Valens a quant à elle publié l'essai Aimer sans posséder (éd. Textuel, 2026) : selon elle, dans un couple hétérosexuel monogame, rares sont en effet les hommes cisgenres à s’occuper des enfants, des repas ou encore du ménage, étant entendu que tout ce travail domestique n’est pas rémunéré. Le système capitaliste patriarcal, fort de son célèbre mantra autoperformatif « There is no alternative » (« Il n’y a pas d’alternative »), a ainsi tout intérêt à présenter comme « naturel » le désir d’évoluer dans un foyer monogame et hétéronormé. La monogamie relève bien plus d’une construction sociale et culturelle, répondant à des besoins économiques et matériels, que d’une soi-disant nature humaine », ajoute-t-elle. Elle souligne le rôle « très important » des religions occidentales au Moyen Âge dans « la légitimation morale et spirituelle » de la monogamie, système bien pratique pour « contrôler le corps, la sexualité et la fécondité des femmes ».

La sexualité — évidemment consentie —, les relations affectives et les « élans du cœur » ne devraient pourtant pas être entravés, selon Sabrine Valens. « Nous ne pouvons pas mettre le vivant sous couvercle sans conséquence, comme nous ne pouvons pas détruire l’environnement sans menacer notre survie », indique-t-elle. Fondant son propos sur une analyse systémique et ne versant a fortiori jamais dans la culpabilisation et le jugement ad hominem, elle regrette ainsi que « beaucoup d’entre nous ont encore besoin de vivre dans l’illusion que le corps d’une autre personne leur “appartient” et qu’ils en ont la jouissance exclusive pour être heureux ».

« Nos modèles et comportements intimes se conforment encore aux valeurs d’une société capitaliste, productiviste et anti-écologique : l’accaparement, la compétition, la propriété, la déconnexion du vivant et son exploitation [...] Nous avons étendu la propriété privée jusqu’à nos corps », renchérit l’autrice.

Une façon d’appréhender l’amour qui relève du non-sens pour Geni Nuñez : « Cette idée de propriété, si présente dans la société dominante, ne fait pas partie de nos perspectives autochtones. Comme le dit mon parent Casé Tupinambá : “Nous ne possédons pas la terre, nous sommes la terre”. L’idée de possession rend malades la terre et notre corps-esprit. »

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https://reporterre.net/Aimer-sans-posseder-liberons-nous-de-l-amour-capitaliste

 

Mwé...je ne suis pas persuadée que ce côté "possessif" soit dû au capitalisme! Il lui est bien antérieur! 

 

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Membre, 40ans Posté(e)
Totologik Membre 731 messages
Forumeur expérimenté‚ 40ans‚
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Bonjour,

Dans "Brave new world" de Huxley, l'absence de construction relationnelle est un instrument de contrôle puissant. Les enfants, fabriqués et conditionnés par l'État, sont privés non seulement de parents individuels mais aussi des rites et des discours qui permettent d'apprendre à nouer des liens durables ; la filiation disparaît et la transmission affective est neutralisée au profit d'un conditionnement érotique complètement standardisé. Les gens continuent de désirer car c'est instinctif mais ignorent le verbe aimer ; les relations physiques deviennent juste une banalité. La complicité, l'intimité et l'honneur disparaissent au profit du plaisir éphémère au point qu'ils ignorent tout de la souffrance mais aussi la construction du bonheur.

Ce n'est qu'une fiction qui contient sa part d'exagération et elle ne découle pas d'une analyse scientifique, mais dans cette fiction la pauvreté relationnelle est exploitée à des fins de contrôle étatique. Et on peut malgré tout faire un parallèle avec ce qu'écrit @Virtuose_en_carnage dont je rejoins l'analyse : aujourd'hui, elle est utilisée non par l'état seul mais par des acteurs privés pour générer des profits et, justement, accroître l’accumulation du capital. C'est le contraire d'une partie de la thèse défendue. Et on a de nombreuses études qui montrent que cela favorise la précarité affective et l’isolement social, donc que ça ne semble même pas aller dans le sens de l'amélioration de la condition humaine.

Puis viennent des questions plus concrètes, comme l'éducation des enfants ... À qui on délègue ?

Et enfin l'Histoire montre que partout où la non‑exclusivité amoureuse a été promue, ce sont le plus souvent les femmes qui en ont pâti : elles devenaient subordonnées aux hommes puissants qui pouvaient se permettre de multiplier les liaisons du fait de leur pouvoir (non nécessairement dû au capitalisme). Ainsi quel que soit le modèle social retenu, il reproduira les inégalités préexistantes. Ça reste à approfondir, mais je doute qu’on aille dans le bon sens en détruisant l’exclusivité amoureuse et, partant le noyau familial.

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
Maitre des forums‚
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Je suis plus ou moins d'accord avec vous tous, excepté sur ce point que j'ai toujours défendu : la supériorité d'un genre sur un autre est, selon moi, un tue-l'amour, parce que j'estime qu'on ne peut vraiment aimer quelqu'un que l'on domine, et encore moins aimer quelqu'un qui nous domine. Jusqu'à présent, c'est surtout le sexe masculin qui a dominé le sexe féminin (et c'est encore le cas dans certains pays), d'ailleurs on a encore souvent des cas d'hommes qui exterminent leur compagne parce qu'elle souhaite les quitter. Ce sont des hommes qui se conduisent en propriétaires, qui ne supportent pas l'idée que leur compagne puisse prendre la décision de rompre avec eux. Il ne s'agit pas là d'une relation d'amour. 

J'avais entendu dans un documentaire sur la préhistoire que, dans les tribus, il n'y avait pas vraiment de couples, que ce n'était pas forcément évident de déterminer qui était le père d'un enfant parce que les femmes pouvaient avoir différents partenaires, et que les deux sexes étaient à égalité. C'est une hypothèse bien sûr. Ce qui fait que le mariage tel que nous le connaissons, mais avec un homme dominant son épouse, des hommes considérés comme supérieurs aux femmes, remonterait aux premiers domaines agricoles.

En dehors de ça, je comprends que, dans un couple, chacun ait envie d'être là pour l'autre mais ait besoin aussi que l'autre soit là pour lui ou elle. Cela ne signifie pas que l'on considère l'autre comme sa propriété.

Mais c'est bien de parler de tout ça en société, surtout si ça éveille les consciences, faire réfléchir ceux qui se considèrent comme maître absolu de leur compagne (ou de leur compagnon selon les cas).

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Membre, 126ans Posté(e)
chanou 34 Membre 27 098 messages
Maitre des forums‚ 126ans‚
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il y a 19 minutes, Doïna a dit :

Je suis plus ou moins d'accord avec vous tous, excepté sur ce point que j'ai toujours défendu : la supériorité d'un genre sur un autre est, selon moi, un tue-l'amour, parce que j'estime qu'on ne peut vraiment aimer quelqu'un que l'on domine, et encore moins aimer quelqu'un qui nous domine. Jusqu'à présent, c'est surtout le sexe masculin qui a dominé le sexe féminin (et c'est encore le cas dans certains pays), d'ailleurs on a encore souvent des cas d'hommes qui exterminent leur compagne parce qu'elle souhaite les quitter. Ce sont des hommes qui se conduisent en propriétaires, qui ne supportent pas l'idée que leur compagne puisse prendre la décision de rompre avec eux. Il ne s'agit pas là d'une relation d'amour. 

J'avais entendu dans un documentaire sur la préhistoire que, dans les tribus, il n'y avait pas vraiment de couples, que ce n'était pas forcément évident de déterminer qui était le père d'un enfant parce que les femmes pouvaient avoir différents partenaires, et que les deux sexes étaient à égalité. C'est une hypothèse bien sûr. Ce qui fait que le mariage tel que nous le connaissons, mais avec un homme dominant son épouse, des hommes considérés comme supérieurs aux femmes, remonterait aux premiers domaines agricoles.

En dehors de ça, je comprends que, dans un couple, chacun ait envie d'être là pour l'autre mais ait besoin aussi que l'autre soit là pour lui ou elle. Cela ne signifie pas que l'on considère l'autre comme sa propriété.

Mais c'est bien de parler de tout ça en société, surtout si ça éveille les consciences, faire réfléchir ceux qui se considèrent comme maître absolu de leur compagne (ou de leur compagnon selon les cas).

Tout à fait d'accord ( surtout avec les phrases surlignées en gras)

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Invité sirielle
Invités, Posté(e)
Invité sirielle
Invité sirielle Invités 0 message
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Pour ma part on m'a déjà dit par exemple "Tu es à moi.", un classique, et ça ne m'a pas choquée, pour moi oui, j'étais sa compagne, et réciproquement. Je lui appartenais un peu, même si c'était dans le cadre d'un accord réciproque, et que ça n'a pas été indéfiniment. Et ça ne signifiait que ce que ça signifiait, pas plus à mon sens, c'est à dire un lien un peu complémentaire en quelque sorte, avec certains engagements relationnels pour lesquels s'impliquer consciencieusement tant que ça en valait la peine. Donc à mon avis, on peut vouloir rejeter ce principe pour soi si on veut, en fonction de ce que l'on veut faire de ses relations, mais on n'a pas à imposer de le rejeter à ceux pour qui il ne pose pas de problème. Je déplore évidemment les violences conjugales, mais à mon sens la possessivité c'est autre chose même si ça peut être lié. Un peu comme la confiance, on peut mettre sur le dos de la confiance la naïveté, mais ce n'est pas exactement la même chose, et ça ne signifie pas que la confiance n'est que mauvaise, question de modération simplement...

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Membre, 36ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 7 306 messages
Maitre des forums‚ 36ans‚
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Il y a 9 heures, Doïna a dit :

Je suis plus ou moins d'accord avec vous tous, excepté sur ce point que j'ai toujours défendu : la supériorité d'un genre sur un autre est, selon moi, un tue-l'amour, parce que j'estime qu'on ne peut vraiment aimer quelqu'un que l'on domine, et encore moins aimer quelqu'un qui nous domine. Jusqu'à présent, c'est surtout le sexe masculin qui a dominé le sexe féminin (et c'est encore le cas dans certains pays), d'ailleurs on a encore souvent des cas d'hommes qui exterminent leur compagne parce qu'elle souhaite les quitter. Ce sont des hommes qui se conduisent en propriétaires, qui ne supportent pas l'idée que leur compagne puisse prendre la décision de rompre avec eux. Il ne s'agit pas là d'une relation d'amour. 

J'avais entendu dans un documentaire sur la préhistoire que, dans les tribus, il n'y avait pas vraiment de couples, que ce n'était pas forcément évident de déterminer qui était le père d'un enfant parce que les femmes pouvaient avoir différents partenaires, et que les deux sexes étaient à égalité. C'est une hypothèse bien sûr. Ce qui fait que le mariage tel que nous le connaissons, mais avec un homme dominant son épouse, des hommes considérés comme supérieurs aux femmes, remonterait aux premiers domaines agricoles.

En dehors de ça, je comprends que, dans un couple, chacun ait envie d'être là pour l'autre mais ait besoin aussi que l'autre soit là pour lui ou elle. Cela ne signifie pas que l'on considère l'autre comme sa propriété.

Mais c'est bien de parler de tout ça en société, surtout si ça éveille les consciences, faire réfléchir ceux qui se considèrent comme maître absolu de leur compagne (ou de leur compagnon selon les cas).

Pourquoi il ne pourrait pas y avoir de l'amour entre un possédant et un possédé ? Je veux dire, chacun sa définition de l'amour. Si pour certains aimer, c'est être un homme qui possède une femme potiche, et que la femme, elle, est contente de faire le pot de fleur, en quoi est-ce un problème ? 

Il est sur que les tribus ont un autre mode de fonctionnement dont le noyau n'est pas la famille comme nous la définissons aujourd'hui. A partir du moment où on appartient à un système social, il est impossible de s'en extraire pour aimer de façon très différente des coercitions que le système engendre. 

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
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Il y a 2 heures, Virtuose_en_carnage a dit :

Pourquoi il ne pourrait pas y avoir de l'amour entre un possédant et un possédé ? Je veux dire, chacun sa définition de l'amour. Si pour certains aimer, c'est être un homme qui possède une femme potiche, et que la femme, elle, est contente de faire le pot de fleur, en quoi est-ce un problème ? 

Il est sur que les tribus ont un autre mode de fonctionnement dont le noyau n'est pas la famille comme nous la définissons aujourd'hui. A partir du moment où on appartient à un système social, il est impossible de s'en extraire pour aimer de façon très différente des coercitions que le système engendre. 

Tu extrapoles, parce que dans un couple, il y en a toujours un des deux qui est plus fort que l'autre pour ceci ou cela, mais l'amour fait que les deux se respectent avec leurs limites, leurs faiblesses, leurs moins, et de là se complètent. Quand il y en a un des deux qui prend volontairement le dessus sur l'autre en tirant partie d'une de ses faiblesses ou de ses failles, alors il ne le respecte pas et cela prouve qu'il ne l'aime pas sincèrement.

Donc, dans ton exemple où la femme serait potiche et contente de faire le pot de fleur, si son homme l'aime, il n'en fait pas un motif de possession, il l'aime simplement telle qu'elle est et la traite en égale malgré tout.

En outre, je trouve important de citer l'influence de la conscience collective sur les individus : par exemple, une société où les femmes sont décrites unanimement comme faibles, immatures, moins performantes en tout, etc. cela finit par impacter les femmes qui seront moins sûres d'elles, et se mettront plus facilement en retrait par rapport aux hommes. C'est malsain selon moi, parce que le rapport d'amour qui devrait unir les deux sexes est vicié par le rapport de dominant-dominé. 

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Membre, 36ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 7 306 messages
Maitre des forums‚ 36ans‚
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il y a 56 minutes, Doïna a dit :

Tu extrapoles, parce que dans un couple, il y en a toujours un des deux qui est plus fort que l'autre pour ceci ou cela, mais l'amour fait que les deux se respectent avec leurs limites, leurs faiblesses, leurs moins, et de là se complètent. Quand il y en a un des deux qui prend volontairement le dessus sur l'autre en tirant partie d'une de ses faiblesses ou de ses failles, alors il ne le respecte pas et cela prouve qu'il ne l'aime pas sincèrement.

Donc, dans ton exemple où la femme serait potiche et contente de faire le pot de fleur, si son homme l'aime, il n'en fait pas un motif de possession, il l'aime simplement telle qu'elle est et la traite en égale malgré tout.

En outre, je trouve important de citer l'influence de la conscience collective sur les individus : par exemple, une société où les femmes sont décrites unanimement comme faibles, immatures, moins performantes en tout, etc. cela finit par impacter les femmes qui seront moins sûres d'elles, et se mettront plus facilement en retrait par rapport aux hommes. C'est malsain selon moi, parce que le rapport d'amour qui devrait unir les deux sexes est vicié par le rapport de dominant-dominé. 

Je crois que tu n'as pas compris mes propos car tu fais de la morale. Je disais juste qu'il était possible d'aimer l'autre sincèrement pour ce qu'il représente ou fait ou ressemble. Pourquoi aimer l'autre pour ce qu'il est serait supérieur à aimer l'autre pour ce qu'il représente ? Ou parce qu’on le possède? 

Si ta compagne représente pour toi un pot de fleur, et que tu l'aimes pour ça, il est assez logique de se comporter comme on le ferait avec un pot de fleur..........................

Malheureusement, la vie est toujours un rapport de force. La seule question est de savoir si le rapport de force est stable ou non ce qui provoque le maintient d'un couple ou non.

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Doïna Membre+ 19 837 messages
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Il y a 12 heures, Virtuose_en_carnage a dit :

Je crois que tu n'as pas compris mes propos car tu fais de la morale. Je disais juste qu'il était possible d'aimer l'autre sincèrement pour ce qu'il représente ou fait ou ressemble. Pourquoi aimer l'autre pour ce qu'il est serait supérieur à aimer l'autre pour ce qu'il représente ? Ou parce qu’on le possède? 

Je ne fais la morale à personne, d'une, et ensuite c'est justement ce que je disais : que l'on puisse aimer l'autre pour ce qu'il représente ou est, ou ce à quoi il ressemble ou ce qu'il représente. Ce que j'ai expliqué, c'est que dans un couple lié par un amour sincère, il n'y a pas un qui s'estime supérieur à l'autre du fait de ses "moins", il y a au contraire deux êtres qui se complètent et se respectent tels qu'ils sont -avec leurs "plus" et leurs "moins"- parce qu'ils s'aiment vraiment.

Je t'invite par conséquent à me relire à tête reposée, en prenant tout ton temps, avant de me juger négativement.

Il y a 12 heures, Virtuose_en_carnage a dit :

Si ta compagne représente pour toi un pot de fleur, et que tu l'aimes pour ça, il est assez logique de se comporter comme on le ferait avec un pot de fleur..........................

Malheureusement, la vie est toujours un rapport de force. La seule question est de savoir si le rapport de force est stable ou non ce qui provoque le maintient d'un couple ou non.

Pour ma part, j'en ai plutôt assez d'entendre ou lire des trucs du style "la vie est toujours un rapport de force", "la société est une jungle", "la vie c'est la compétition". C'est vrai dans la nature, mais ça ne doit pas rester ainsi entre êtres humains, qui ne doivent pas se conduire comme des animaux sauvages entre eux. Du reste, une société humaine n'a pas vocation à être une jungle, donc, quand c'est le cas, faut tout faire pour que ça s'arrête.

Je reconnais tout de même que le sado-masochisme existe et que ce n'est pas mon rôle de faire le procès de ceux qui aiment ça du moment que c'est consenti des deux côtés.

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Membre, 36ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 7 306 messages
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il y a 1 minute, Doïna a dit :

Je ne fais la morale à personne, d'une, et ensuite c'est justement ce que je disais : que l'on puisse aimer l'autre pour ce qu'il représente ou est, ou ce à quoi il ressemble ou ce qu'il représente. Ce que j'ai expliqué, c'est que dans un couple lié par un amour sincère, il n'y a pas un qui s'estime supérieur à l'autre du fait de ses "moins", il y a au contraire deux êtres qui se complètent et se respectent tels qu'ils sont -avec leurs "plus" et leurs "moins"- parce qu'ils s'aiment vraiment.

Je t'invite par conséquent à me relire à tête reposée, en prenant tout ton temps, avant de me juger négativement.

Pour ma part, j'en ai plutôt assez d'entendre ou lire des trucs du style "la vie est toujours un rapport de force", "la société est une jungle", "la vie c'est la compétition". C'est vrai dans la nature, mais ça ne doit pas rester ainsi entre êtres humains, qui ne doivent pas se conduire comme des animaux sauvages entre eux. Du reste, une société humaine n'a pas vocation à être une jungle, donc, quand c'est le cas, faut tout faire pour que ça s'arrête.

Je reconnais tout de même que le sado-masochisme existe et que ce n'est pas mon rôle de faire le procès de ceux qui aiment ça du moment que c'est consenti des deux côtés.

Tu n'as pas compris mon propos. Tu mets de la morale derrière ta terminologie "amour sincère" que tu qualifies de "il n'y a pas un qui s'estime supérieur à l'autre". Ce que je prétends c'est que tu peux aimer tout à fait sincèrement tout en t'estimant supérieur, et c'est là où tu n'es pas d'accord car selon tes valeurs (morales donc) ce n'est pas possible. Ce n'est ni négatif, ni positif ce que je disais, c'est juste factuel, je suis désolé de t'avoir froissé. 

Dans un monde causal où l'on est toujours en prise à la réalité matérielle, il n'y a malheureusement aucune chance d'échapper aux forces qui s'exercent. La seule chose que l'on peut faire, c'est choisir (et encore est-ce possible) le rapport de force qui nous convient. 

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Doïna Membre+ 19 837 messages
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il y a une heure, Virtuose_en_carnage a dit :

Tu n'as pas compris mon propos. Tu mets de la morale derrière ta terminologie "amour sincère" que tu qualifies de "il n'y a pas un qui s'estime supérieur à l'autre". Ce que je prétends c'est que tu peux aimer tout à fait sincèrement tout en t'estimant supérieur, et c'est là où tu n'es pas d'accord car selon tes valeurs (morales donc) ce n'est pas possible. Ce n'est ni négatif, ni positif ce que je disais, c'est juste factuel, je suis désolé de t'avoir froissé. 

Dans un monde causal où l'on est toujours en prise à la réalité matérielle, il n'y a malheureusement aucune chance d'échapper aux forces qui s'exercent. La seule chose que l'on peut faire, c'est choisir (et encore est-ce possible) le rapport de force qui nous convient. 

Tu ne comprends pas ce que je dis précisément, surtout qu'il n'y a pas de morale de ma part : il faut comprendre que, par "amour sincère", je ne définis pas un type de couple en particulier, mais des gens qui s'aiment tels qu'ils sont et se respectent tels qu'ils sont, parce qu'à un moment donné, il faut s'interroger de savoir si on aime l'autre ou si on prend juste. Voilà. Donc si l'un des deux s'estime supérieur à l'autre, faut-il pour autant qu'il le méprise, le sous-estime, le néglige, profite de lui ? Qu'est-ce qui justifierait que l'un des deux supprime l'autre quand ce dernier ou cette dernière décide de le quitter parce que se rendant compte que la relation ne lui convient pas ? Qu'est-ce qui justifierait que l'un soit la propriété de l'autre ? Que pour l'un, se mettre en couple signifierait abandonner son libre-arbitre et se soumettre ?

Du reste, si certains conçoivent le couple comme un rapport de dominant-dominé, de rapport de force de l'un sur l'autre, de propriétaire/propriété, effectivement ce n'est pas ma conception du couple, que je vois plutôt comme une alliance entre deux êtres qui ne peuvent être parfaits mais on chacun leurs avantages, et qui par conséquent peuvent se compléter pour devenir une seule force à eux deux.

Je reconnais que, selon moi, une société où un genre est autorisé à prédominer sur l'autre, en l'occurrence les hommes sur les femmes, comme en Afghanistan, ou en France dans le passé, eh bien les relations sont viciées, qu'il n'y a plus vraiment de place pour l'amour. Evidemment, c'est ma conception de la chose, que personne n'y voit une quelconque morale ou même du dirigisme.

Cela dit, tu ne m'as pas froissée, et de mon côté je ne cherche à embêter personne.

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Membre, 36ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 7 306 messages
Maitre des forums‚ 36ans‚
Posté(e)
à l’instant, Doïna a dit :

Tu ne comprends pas ce que je dis précisément, surtout qu'il n'y a pas de morale de ma part : il faut comprendre que, par "amour sincère", je ne définis pas un type de couple en particulier, mais des gens qui s'aiment tels qu'ils sont et se respectent tels qu'ils sont, parce qu'à un moment donné, il faut s'interroger de savoir si on aime l'autre ou si on prend juste. Voilà. Donc si l'un des deux s'estime supérieur à l'autre, faut-il pour autant qu'il le méprise, le sous-estime, le néglige, profite de lui ? Qu'est-ce qui justifierait que l'un des deux supprime l'autre quand ce dernier ou cette dernière décide de le quitter parce que se rendant compte que la relation ne lui convient pas ? Qu'est-ce qui justifierait que l'un soit la propriété de l'autre ? Que pour l'un, se mettre en couple signifierait abandonner son libre-arbitre et se soumettre ?

Du reste, si certains conçoivent le couple comme un rapport de dominant-dominé, de rapport de force de l'un sur l'autre, de propriétaire/propriété, effectivement ce n'est pas ma conception du couple, que je vois plutôt comme une alliance entre deux êtres qui ne peuvent être parfaits mais on chacun leurs avantages, et qui par conséquent peuvent se compléter pour devenir une seule force à eux deux.

Je reconnais que, selon moi, une société où un genre est autorisé à prédominer sur l'autre, en l'occurrence les hommes sur les femmes, comme en Afghanistan, ou en France dans le passé, eh bien les relations sont viciées, qu'il n'y a plus vraiment de place pour l'amour. Evidemment, c'est ma conception de la chose, que personne n'y voit une quelconque morale ou même du dirigisme.

Cela dit, tu ne m'as pas froissée, et de mon côté je ne cherche à embêter personne.

Bah tu définis par la négative donc ça reste une partie de définition, je suis désolé. Dire ce que n'est pas quelque chose, c'est le définir. Tu as l'air de dire qu'il y a une façon supérieure d'aimer et cette façon, c'est l'amour sincère. Ceci représente une valeur morale que tu le veuilles ou non. Enfin bref, je crois qu'on a exprimé ce que l'on voulait dire, nous ne sommes juste pas d'accord. On ne va pas continuer à ratiociner !  

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 10 minutes, Virtuose_en_carnage a dit :

Bah tu définis par la négative donc ça reste une partie de définition, je suis désolé. Dire ce que n'est pas quelque chose, c'est le définir. Tu as l'air de dire qu'il y a une façon supérieure d'aimer et cette façon, c'est l'amour sincère. Ceci représente une valeur morale que tu le veuilles ou non. Enfin bref, je crois qu'on a exprimé ce que l'on voulait dire, nous ne sommes juste pas d'accord. On ne va pas continuer à ratiociner !  

Non, en effet, on ne va pas y passer la journée.

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Membre, 64ans Posté(e)
lunatike Membre 1 514 messages
Mentor‚ 64ans‚
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Le 18/02/2026 à 09:36, Virtuose_en_carnage a dit :

c'est que tu peux aimer tout à fait sincèrement tout en t'estimant supérieur

j'ai du mal avec cette notion là , ou alors dans un couple il vaut mieux éviter que l'autre le sache , cela peut être vexant sinon - je n'ai peut-être pas compris le sens 

Modifié par lunatike
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  • 2 semaines après...
Membre, 46ans Posté(e)
Leric Membre 3 442 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
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Je  suis  bien  d'accord; à  bas  l'amour  possessif.

C'est  pourquoi  j'ai  mis  au  point  la  technique "après  l'amour, dégage".

En  gros, trois  minutes  et  deux  secondes  montre  en  main, et  ensuite  "dégage"; et  cesse  de  vouloir  me  posséder.

Que  c'est  dur  d'être "un  vrai  révolutionnaire" !!!

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 290 messages
Maitre des forums‚
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il y a 17 minutes, Leric a dit :

En  gros, trois  minutes  et  deux  secondes  montre  en  main, et  ensuite  "dégage"; et  cesse  de  vouloir  me  posséder.

Tu fais mieux que Chirac !!! " Cinq minutes douche comprise ".  :sleep:

Modifié par Neopilina
  • Haha 1
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Membre, 46ans Posté(e)
Leric Membre 3 442 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
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il y a 3 minutes, Neopilina a dit :

Tu fais mieux que Chirac !!! " Cinq minutes douche comprise ".  :sleep:

Ce  n'est  pas  pour  rien  qu'on  adule  les  french  lovers.

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