Rechercher dans la communauté
Affichage des résultats pour les étiquettes 'propriété'.
3 résultats trouvés
-
« Aimer sans posséder » : libérons-nous de l’amour capitaliste
Doïna a posté un sujet dans Amour et Séduction
Bonjour, Nos relations amoureuses dites « exclusives » se conforment encore aux valeurs d’une société capitaliste et coloniale, étant fondées sur les notions de « propriété » et d’« accaparement » de l’être aimé, développent deux autrices dans des essais. Dans cet essai proposant des « expérimentations sur d’autres façons d’aimer », l’activiste autochtone guarani Geni Nuñez développe une thèse aussi forte que passionnante : la prééminence des relations amoureuses dites « exclusives » dans les sociétés occidentales serait paradigmatique d’un certain rapport au monde et à la terre. Un rapport in fine anti-écologique et impérialiste, fondé sur les notions délétères de « propriété » et d’« accaparement » de l’être aimé et qui, instauré de force au Brésil (son pays) et ailleurs par la colonisation, aurait au passage étiolé le lien unissant les humains aux non-humains. Sabine Valens a quant à elle publié l'essai Aimer sans posséder (éd. Textuel, 2026) : selon elle, dans un couple hétérosexuel monogame, rares sont en effet les hommes cisgenres à s’occuper des enfants, des repas ou encore du ménage, étant entendu que tout ce travail domestique n’est pas rémunéré. Le système capitaliste patriarcal, fort de son célèbre mantra autoperformatif « There is no alternative » (« Il n’y a pas d’alternative »), a ainsi tout intérêt à présenter comme « naturel » le désir d’évoluer dans un foyer monogame et hétéronormé. La monogamie relève bien plus d’une construction sociale et culturelle, répondant à des besoins économiques et matériels, que d’une soi-disant nature humaine », ajoute-t-elle. Elle souligne le rôle « très important » des religions occidentales au Moyen Âge dans « la légitimation morale et spirituelle » de la monogamie, système bien pratique pour « contrôler le corps, la sexualité et la fécondité des femmes ». La sexualité — évidemment consentie —, les relations affectives et les « élans du cœur » ne devraient pourtant pas être entravés, selon Sabrine Valens. « Nous ne pouvons pas mettre le vivant sous couvercle sans conséquence, comme nous ne pouvons pas détruire l’environnement sans menacer notre survie », indique-t-elle. Fondant son propos sur une analyse systémique et ne versant a fortiori jamais dans la culpabilisation et le jugement ad hominem, elle regrette ainsi que « beaucoup d’entre nous ont encore besoin de vivre dans l’illusion que le corps d’une autre personne leur “appartient” et qu’ils en ont la jouissance exclusive pour être heureux ». « Nos modèles et comportements intimes se conforment encore aux valeurs d’une société capitaliste, productiviste et anti-écologique : l’accaparement, la compétition, la propriété, la déconnexion du vivant et son exploitation [...] Nous avons étendu la propriété privée jusqu’à nos corps », renchérit l’autrice. Une façon d’appréhender l’amour qui relève du non-sens pour Geni Nuñez : « Cette idée de propriété, si présente dans la société dominante, ne fait pas partie de nos perspectives autochtones. Comme le dit mon parent Casé Tupinambá : “Nous ne possédons pas la terre, nous sommes la terre”. L’idée de possession rend malades la terre et notre corps-esprit. » Article entier : https://reporterre.net/Aimer-sans-posseder-liberons-nous-de-l-amour-capitaliste- 20 réponses
-
Bonjour, Habituée des concours de saut d'obstacles au niveau national, la belle Altesse de la Serre était en vacances dans un pré privé d'un élevage. Altesse de la Serre, à gauche au premier plan, avec des amis La mort est dans le pré : Diane de Charmasse est éleveuse de chevaux et conseillère en ergonomie équestre. Ce mercredi, un peu après 14h30, elle reçoit la visite de plusieurs chasseurs. "Ils sont venus pour me dire qu’il y avait eu un accident chez moi et qu’ils avaient tué un de mes chevaux", raconte-t-elle froidement. "Ils ont commencé par me dire qu’ils étaient hors de mon pré. Moi je me suis dit qu’ils s’étaient trompés et que le cheval était blessé, donc je suis partie en courant pour aller soigner mon cheval." Après une arrivée en trombe sur les lieux, le doute s'efface rapidement : la jument est raide morte, au milieu de la prairie. À ce moment-là, le sang de l'éleveuse ne fait qu'un tour. Elle se rend compte en observant la dépouille qu'elle est largement sur sa propriété. Pire, selon elle, il est impossible qu'elle ait été tuée depuis l'extérieur : "elle a été tuée à un endroit où ils étaient forcément dans le pré, parce que chez nous ça ne tire pas en cloche. C’était vraiment chez moi, au milieu de la prairie. Surtout que la parcelle où ils chassent d’habitude est bien séparée par une voie ferrée. Il y a des panneaux propriété privée partout, il n’y a pas d’erreur possible." Elle en vient même à remettre en question l'intentionnalité du tir : "Il a abattu la jument à 70 mètres en terrain dégagé. Il y avait un peu de relief, donc elle était au-dessus de lui, il n’y a pas de tir fléchant, rien du tout. Cela ne peut pas être un accident. Un accident c’est une balle qui ricoche ou autre, mais là c’est un mec qui est rentré dans une propriété privée, qui a vu un troupeau de chevaux et qui a tiré." Cet incident ne serait d'ailleurs pas un incident isolé selon la Nivernaise. "Mon propriétaire les a souvent vus en train de chasser sur les terres, et il les a engueulés pour leur dire qu’ils n’avaient pas à chasser là." La gendarmerie est dépêchée sur place, et l'auteur du tir revient plus tard donner son attestation d'assurance. Selon l'éleveuse (de ses propres dires une pro chasse, enfin peut-être plus maintenant), ce chasseur tente même de dédramatiser la situation : "(Il) m’a expliqué qu’il ne fallait pas en faire trop d’histoires, que de toute façon il était assuré. Il m’a expliqué qu’il avait vu le troupeau de chevaux paniqué, mais qu’il avait tiré quand même. Moi il m’a dit qu’il avait abattu un sanglier en même temps, mais dans la version qu’il a donnée aux gendarmes il n’y avait plus de sanglier." Aucun sanglier ni aucune trace de sanglier n'ont d'ailleurs été retrouvés sur place. Ce chasseur aurait donc menti que ça n'étonnerait personne ! La victime a été autopsiée le jeudi 7 novembre dans l'après-midi. La balle l'a touchée au niveau de l'épaule pour aller se loger juste devant le cœur. Altesse de la Serre s'en est allée prématurément au paradis des chevaux à l'âge de 14 ans, paix à son âme. Les plus fervents amateurs d'équitation reconnaîtront peut-être cette habituée des compétitions, notamment des concours de saut d'obstacles de niveau national. Jean-Marie Bazire, le propriétaire et cavalier de la jument, c'est une perte immense qui l'attriste, mais qui l'inquiète aussi : "Dans le Val-d'Oise, j'avais déjà eu affaire avec des chasseurs qui tiraient près des chevaux" dit-il. Mais là ce que je trouve très inquiétant, c'est que le chasseur ait pu confondre une jument grise d'1 m 70 avec un sanglier marron de 70 cm. Il faut qu'on m'explique parce que c'est quand même quelque chose qui me met en colère." Article entier : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/nievre/nevers/altesse-de-la-serre-jument-de-competition-estimee-a-30-000-tuee-par-un-chasseur-sur-une-propriete-privee-3057499.html
- 4 réponses
-
- 2
-
-
- altesse de la serre
- jument
-
(et 8 en plus)
Étiqueté avec :
-
Je viens de relire la déclaration des droits de l'homme, et je l'ai trouvé bizarrement pas si intelligente que ça. Je me demande si ce texte n'a pas un peu vieilli et se baserai sur des principes et valeurs culturelles un peu vieillotte, et ne prenant pas en compte certaines notions découvertes depuis. Je me demande aussi si d'autres utopies ne sont pas aussi légitime et intéressantes, même en étant basé sur d'autres principes. Je préviens, mes remarques vont remettre en cause les principes premier de la démocratie ou de l'égalité des citoyens, je prend ces réflexions sur le plan philosophique. Et non politique. Rappel des droits de l'hommes : Vis à vis de l'égalité des citoyens devant la loi... Je me demande si l'organisation en système de caste n'est pas aussi intéressant. Du point de vu de mes valeurs, je suis contre la qualification de "supériorité" ou "d'infériorité" d'un individu ou d'une caste par rapport à une autre. Toutefois la différence n'est pas la "supériorité" ou "l'infériorité". La main ou le pied (ou le foie) sont différents, on ne dira pas que l'un est "supérieur" à l'autre. Je me demande dans quel mesure une "utopie" ne pourrait pas distinguer différentes castes, avec des droits différents, adapté a ses rôles, et chacune développant sa propre culture, de manière a obtenir une plus grande efficacité de la société dans son ensemble. La déclaration universelle des droits de l'homme me semble un peu trop individualiste et passer un peu sous silence le fait que les individus, et leur aptitudes intellectuelle ou physique sont en grande parties acquise par l'expérience et l'entrainement, et sont donc le fruit d'une culture. Faire baigner un individu dès sa naissance dans une culture adaptée au rôle de sa caste me semble pouvoir avoir des avantages non négligeable pour la société dans son ensemble. Et si du point de vu de l'intérêt particulier, l'individu en question peut obtenir la reconnaissance professionnelle et sa place dans la société, il me semble parfaitement pouvoir s'y épanouir individuellement. Je tiens à préciser qu'un système de caste n'est pas nécessairement fermé, les individus peuvent passer de l'une à l'autre suivant certaines conditions, test et rituels de passage etc... Un système de caste est caractérisé par l'institutionnalisation de groupe différents, dont les individus sont soumis à des règles différentes. ———————————— La propriété est précisé comme un droit inaliénable des individus... Je me demande si cette mesure est sage dans l'absolue. Mes valeurs de justices et de liberté des individus les un par rapports aux autres me font tout de même remarquer que la propriété divise, et peut instaurer des pouvoir extrêmement important d'un individu sur un autre. J'avais cru comprendre que cette déclaration avait été instaurée par les bourgeois. Défendre la propriété me semble logique dans leur intérêts, toutefois, je me demande si cette règle n'entre pas précisément en contradiction flagrante avec leur valeur d'égalité des individus. Certains individus, de par leur propriété, (et de part leur naissance bien souvent) possèdent les pouvoirs de nations entière. Surtout à notre époque. Je ne trouve pas ça normal. Je pense assez évident qu'il y a un non respect des principes même des droits de l'homme dans cette clause même des droits de l'homme. La propriété ne devrait elle pas être limitée à une certaine quantité ? Qui resterait une valeur à échelle humaine. Je ne parles pas nécessairement de la privatisation des biens de production. Mais de la limitation de la propriété de chaque individu. Les grands groupe privés devant alors de fait être détenus par un grand nombre de petits actionnaires. Qui auraient des pouvoirs à peut près semblable, et instaurerai un fonctionnement beaucoup plus démocratique dans les grandes entreprises qu'un fonctionnement accordant uniquement le pouvoir à celui qui détiens le plus d'argent. (pas forcément le plus compétent) ———————————— Le pouvoir est accordé à la Nation comme seule source légitime... Je me posais aussi des questions sur la pertinence de la vision "unifié" de cette "Nation". Ne pourrait on pas concevoir certains principes majeurs différent de la Nation pouvant posséder légitimement un pouvoir. Déjà pour reprendre le système de caste, chacune constituerai une sorte de "Nation". Ensuite je me demande si certain principes comme "l'écologie", ou la "santé", voir la "science" ne pourraient pas posséder leur propres pouvoirs et autorités. Elles obéissent à des logiques différente de la logique démocratique ou "libérale". Et je ne pense pas que les concepteurs de cette déclaration avaient à cette époque conscience que d'autres principes non basé sur la "démocratie" pouvaient avoir une légitimité à posséder une autorité. Un ensemble de système de pouvoir chacun centré autours de principes différents, articulés ensemble, me semble pouvoir être aussi intéressant qu'un pouvoir centralisé hégémonique supérieur, contrôlant tout. Voilà, j'ai certainement d'autre critiques, mais j'y reviendrai plus tard, pour ne pas pondre de (trop gros) pavés.
- 103 réponses
-
- égalité
- droit de l'homme
-
(et 1 en plus)
Étiqueté avec :
