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Totof44

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  1. Non, ceux qui l'ont élu au second tour ne voulaient pas de le Pen. Valls, une tendance sociale ? C'est la doublure parfaite de Sarkozy sur tous les sujets. Non. Mais pour la motion de censure constructive qui comprend le nom du nouveau chef du gouvernement. En trois points. 1) Comparer un scrutin visant à élire une personne à un poste isolé et un autre visant à élire une assemblée est assez délicat, pour ne pas dire périlleux. Dans le premier cas, l'un doit représenter à peu près tout le monde, dans l'autre, t'es représenté par monsieur X, moi par madame Y. En quoi serais-je légitime dans ce cas à utiliser mon bulletin pour que monsieur X ne soit pas élu ? 2) Je pars en effet du postulat de départ que si alliance post-électorale il y a, par exemple entre le groupe de monsieur X et celui de monsieur W, c'est que les électeurs de monsieur X n'étaient pas hostiles à monsieur W et réciproquement. Après, je reconnais qu'il n'y a pas véritablement de garantie là-dessus, et qu'il y a là un point faible. 3) Nous en avions déjà parlé, je défends des législatives à double scrutin, deux tiers proportionnel et un tiers majoritaire... élu au jugement majoritaire. Donc si nous avons 600 députés (je prends un chiffre rond pour simplifier), 200 sont élus en bénéficiant de l'approbation (ou du moins ce que j'appelle ainsi) d'une majorité absolue de votants. Si les électeurs de ce parti font 25% au scrutin proportionnel, ils gagnent en plus un quart des 400 sièges à pourvoir au scrutin proportionnel et ont donc la majorité absolue. Si elle leur échappe de peu, un compromis sera nécessaire avec un autre groupe.
  2. Totof44

    Conseil constitutionnel

    Avoir un texte supposé norme suprême qu'on applique que lorsque cela arrange est une hypocrisie totale. La Constitution est là pour garantir le maintien des libertés. C'est une entrave aux tentations totalitaires des dirigeants. Ils ne doivent faire la loi que dans le cadre de cette Constitution. Ce serait plutôt le contraire. Lorsqu'il censure un texte, il juge le fond. Et non, ce n'est pas qu'un avis puisque ses décisions ne sont susceptibles d'aucun recours. Le pouvoir législatif est faible essentiellement parce qu'il l'a voulu. S'il est froissé par un 49.3, il peut très bien voter la motion de censure. Non, ce qui se fait aux States existe aussi dans notre droit. Ce n'est pas pour des raisons politiques qu'on peut virer le président mais pour des raisons juridiques, où le parlement se transforme en tribunal.
  3. Ceci dit, c'est aussi là une limite de ces scrutins. S'il y a plusieurs dizaines de candidats, l'électeur n'aura pas connaissance des programmes de chaque candidat. Son choix ne sera pas tellement éclairé. Un peu comme aux européennes. Du coup, c'est la question du traitement médiatique de chaque candidature qui se pose. Ou d'un système de filtrages. Je ne sais pas, ce n'était pas mon choix. Demande à des électeurs qui se sont dit qu'ils voteraient "utile". Moi je vote selon mes convictions, si elles ne sont pas représentées, je ne vote pas du tout.
  4. Tu n'ignores pas qu'il n'y a qu'un seul tour aux européennes. ça veut dire que tu ne t'opposes pas à son élection. Au moins 50% des votants. A moins que le clivage mondialistes/souverainistes ne prenne le dessus. Pourtant entre un Hamon et un Valls, quoi de commun ? Il ne s'oppose pas à son élection. ça change que le chef du gouvernement est responsable devant le parlement tandis que le président est indéboulonnable. Ma proposition plaide pour un régime véritablement semi-parlementaire, donc le président fait un peu plus que d'inaugurer les chrysanthèmes. Cela relèverait plus à mon sens des compétences du président que du gouvernement. Bon, on ne se mettra pas d'accord sur la question. Sur ta dernière proposition, je ne suis pas pour. L'idée d'un scrutin proportionnel, c'est que chaque électeur peut être représenté. Si 500 députés représentent 50 millions d'électeurs, 1 député en représente 100 000. Ces 100 000 doivent avoir le droit à la représentation. S'ils ne sont pas plus nombreux, leurs idées ne seront pas votées par le parlement. Mais elles pourront tout de même être exprimées, proposées et débattues. Ta proposition tendrait à faire taire les positions minoritaires. Oui, mais pas seulement.
  5. Totof44

    Conseil constitutionnel

    Donc si demain des despotes arrivent au pouvoir, ils peuvent bafouer les droits les plus fondamentaux. Quand on est amené à juger si une loi est conforme ou non à la constitution, et qu'on a potentiellement été par le passé amené exprimer un avis sur ladite loi, on est tout sauf neutre. Si le conseil est systématiquement saisi en amont, il vire du judiciaire au législatif. Ce n'est pas son rôle. Sa saisine en amont doit être exceptionnelle, et ne devrait pouvoir être demandée que par le président de la République et le défenseur des droits pour les lois ordinaires, ou en cas de référendum.
  6. C'est le scrutin actuel qui donne une mauvaise idée de ce que pensent les gens. On le voit aujourd'hui. Macron a été contre l'extrême droite au second tour, et s'est qualifié grâce au vote "utile" dont il a bénéficié. Ton argument tombe de ce fait. C'est comme si des masses d'électeurs attribuaient une mention "passable" à un candidat qui a des chances d'être élu tout en étant privé de soutenir celui qui propose un projet qui les représente mieux. Combien ont voté Mélenchon alors qu'ils préféraient Poutou ? Ou Hamon alors qu'ils auraient préféré Jadot ? Ou le Pen alors qu'ils préféraient Dupont-Aignant ? ou Royal alors qu'ils préféraient Buffet ? Je m'arrête là, la liste est pratiquement interminable. Et tu ne trouves pas bizarre qu'au second tour la majorité des électeurs soit contrainte de choisir entre deux candidats qu'ils n'ont pas choisi au premier tour ? En 2017, 55% n'ont voté ni le Pen ni Macron. En 2002, 65% n'ont voté ni Chirac ni le Pen. En 1995, 57% n'ont voté ni Chirac ni Jospin.
  7. Mais pas aux débats. On vote pour une potentielle alternance, mais ce sera une alternance parmi des candidats préselectionnés. Non, ce scrutin offre à chaque électeur la possibilité de choisir la liste qui le représente le mieux... en lui expliquant que s'il en choisit une qui fera moins de 5%, sa voix ne comptera pas. Quoiqu'il en soit, il ne dit rien de ce qu'il pense des autres programmes. Non, si tu n'approuves pas, tu ne mets pas "passable". Tu mets "sans opinion", "médiocre" ou "à rejeter". En effet, c'est une possibilité (parmi d'autres). Et alors ? Tu mélanges la proposition de méthode de scrutin pour l'élection d'une personne à un poste avec celle pour l'élection de l'assemblée. Si le gars est élu avec des mentions "passables", c'est que ces électeurs acceptent qu'il soit élu. Au passage, la méthode de Condorcet risque bien plus d'aboutir à l'élection du barycentrique. Dans ce cas ton exemple Salvini/5étoiles ne tient pas, puisque tu reconnais que même sans alliance on peut s'attendre à une chose et son contraire. C'est en favorisant le pluralisme que les positionnements de chaque parti sont plus clairs et cohérents, et donc que l'électeur vote en toute connaissance de cause. Ce qu'empêche les scrutins uninominaux. Pas très démocratique, c'est vrai, si comme aujourd'hui le président reste un monarque temporaire. Pour moi les fonctions du président devraient se résumer à : _ Assurer la continuité de l'Etat _ Assurer par arbitrage le bon fonctionnement des institutions, dans le cadre des pouvoirs que lui confère la Constitution _ Garantir l'unité de la Nation _ Garantir l'indépendance de l'Etat _ Garantir l'intégrité du territoire _ Garantir le respect des traités. _ Superviser les politiques de défense et de diplomatie C'est tout. La campagne présidentielle sera donc centrée sur les questions institutionnelles, européennes et internationales. Le reste serait débattu lors de la campagne précédent les législatives.
  8. mauvaise foi on ne sait absolument pas ce que pensent les Français de chaque liste du fait du mode de scrutin un tour aussi "passable" ça veut dire qu'on ne s'opposerait pas à l'élection dudit candidat. On n'est pas contre, faute de mieux. C'est la mention minimum à atteindre pour être élu. Toujours le même exemple. Tes représentants doivent faire l'effort de transparence pendant la campagne sur les alliances potentielles. En principe, s'ils passent une alliance avec un autre parti, c'est qu'il n'y a pas de différence fondamentale entre eux, mais des nuances. Sinon, c'est qu'ils ne te représentent pas. Mais là, le débat a dévié. Une élection d'un président de la République ne l'amène pas à des accords post électoraux, peu importe le mode de scrutin. Tu ne réponds pas à mon objection. En quoi LR est elle légitime à faire chanter l'UDI avant même le scrutin pour qu'ils retirent leur candidat ? Voilà une conséquence du scrutin uninominal qui réduit les possibilités d'alternance et limite le pluralisme de l'offre politique. Ou bien qu'on demande carrément aux électeurs d'exprimer leur choix sur les nuances.
  9. Totof44

    Conseil constitutionnel

    Je ne confonds pas : l'un juge de la constitutionnalité ou de l'inconstitutionnalité des lois ; l'autre juge en dernier ressort les contentieux impliquant l'administration.
  10. Totof44

    Conseil constitutionnel

    Et alors ? S'ils sont partiaux, ils risquent fort d'adopter des interprétations très idéologiques, voire malhonnêtes de la Constitution, et de ce fait retirer toute sa valeur au texte. Or, un Etat sans Constitution, c'est des pouvoirs politiques sans limite, donc un régime despotique. C'est pourtant ce qu'ils font en estimant que tel texte est conforme et tel autre ne l'est pas. C'est leur rôle de l'interpréter. Un décret complète, précise mais n'interprète pas. Mais le conseil constitutionnel d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celui de 1958.
  11. Tu rigoles ? Tu ne te souviens pas comme les représentants des "petites listes" ont dû batailler pour qu'on leur accorde des interview pendant la campagne des européennes ? Le jugement majoritaire ne donne pas ce genre de scores. Avec mon système, la question se règle en un seul tour, déjà. De plus, je suis favorable à un régime véritablement semi-parlementaire, où le président de la République ne joue pas un rôle aussi prépondérant qu'aujourd'hui, et où ce sont les législatives qui seraient les élections phares. Donc dans mon système, les solfériniens auraient certainement dû accorder des concessions aux chevènementistes. Si, le gagnant d'un scrutin au jugement majoritaire est nécessairement approuvé par une majorité absolue de votants. C'est ton point de vue... Je pense qu'il est plus démocratique que le rapport de forces entre les tendances proches se joue lorsque les électeurs se sont exprimés, plutôt que d'effacer carrément une partie de ces tendances, de ne même pas les soumettre aux suffrages. Mais cela doit se faire dans une certaine limite. La tambouille politique pour des accords post électoraux entre représentants qui pensent totalement différemment n'est effectivement pas préférable, de mon point de vue.
  12. Totof44

    Conseil constitutionnel

    Mais le conseil constitutionnel est une institution juridique, pas politique. Ils ne doivent pas prendre partie. Si l'interprétation de la constitution se fait avec partialité, ce texte n'a plus de valeur, alors on vire à la dictature. J'aspire à un changement de régime, et si tu avais raison, le recours à la force deviendrait légitime. Mais même sans ça, c'est parfaitement possible de mettre d'accord des gens de gauche et de droite sur des nominations de juges.
  13. Totof44

    Conseil constitutionnel

    Pas à ma connaissance, mais je me trompe peut-être. Pas à ma connaissance, mais je me trompe peut-être. Je ne crois pas qu'il serait sain que le premier ministre nomme au conseil constitutionnel. Pourquoi ? Le conseil constitutionnel est une instance juridique, pas politique. Il serait dangereux qu'il se mette à collaborer avec la majorité parlementaire. Des personnes nommée par le président de la République, le président du sénat et le président de l'assemblée nationale sont impartiaux ? Je pense le contraire. Je pense qu'il faudrait qu'ils soient approuvés par une majorité qualifiée (donc trans-partisane) du parlement avant d'être nommés comme gage d'impartialité.
  14. cool pour toi ça change qu'un candidat qui fait 1% des voix n'a pas accès aux médias tandis qu'un candidat qui obtiendrait une mention médiane "passable" sera considéré comme potentielle alternative. ça change que leur présence n'empêchera pas celui d'une tendance proche de gagner. Ainsi le jugement majoritaire favorise le pluralisme, là où le scrutin uninominal à deux tours encourage les partis à des ententes pré-électorales.
  15. Moi ! Le scrutin uninominal majoritaire à un tour est le pire de tous pour élire à un poste unique. Mais pour élire une assemblée, il n'est pas si absurde de découper des circonscriptions et de faire élire un représentant dans chacune. Ce scrutin permet de choisir non seulement une ligne politique, mais aussi la femme ou l'homme qui la porte. Contrairement à un scrutin de listes qui offre aux partis le soin de placer en haut ceux qu'ils veulent voir élus, en bas les prête-noms et au milieu les pourquoi pas. Et du coup le scrutin uninominal à un tour permet d'avoir une assemblée dans laquelle une plus grande diversité de courants sera représentée qu'avec un second tour ou un jugement majoritaire par exemple. Ce n'est pas que pour moi ça roule, c'est que je conteste la qualificatif "démocratique" de l'idéal que tu nous présentes. Mais tu te vexes quand on te contredit. Je t'invite au débat, tu veux clore la discussion parce que tu n'as pas d'argument. C'est avec des gens comme toi qui ne veulent pas argumenter qu'on ne discute pas.
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