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À propos de Sweet trouble
- Date de naissance 01/01/1874
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Aux USA, la consultation coûte au moins 100 USD, la radio encore 100, l’acte médical technique au minimum 50, idem pour les soins infirmiers. Et ça, c’est la fourchette basse : selon l’endroit et la nature exacte des soins, on sera souvent plutôt sur un total de plusieurs centaines de dollars, voire, dans certains cas, on peut dépasser les 1 000. Oh que oui.
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Si vous deviez faire le bilan de votre "vie" sur internet qu'en diriez vous ?
Sweet trouble a répondu à un(e) sujet de orangine dans Education et Famille
Autant je me suis toujours dit que je laisserais un testament vidéo à mes enfants, autant je trouve ces histoires de dialogue avec une représentation artificielle d’un défunt profondément malsaines. -
Seriez-vous prêt à quitter votre pays ?
Sweet trouble a répondu à un(e) sujet de January dans Inclassables
Merci, dans quelques semaines. -
Seriez-vous prêt à quitter votre pays ?
Sweet trouble a répondu à un(e) sujet de January dans Inclassables
Je n'ai pas trop envie de dire lequel, je dirais juste que ce n'est pas en occident avec quelques points semblables à Madagascar puisque Tapayo le cite. -
Seriez-vous prêt à quitter votre pays ?
Sweet trouble a répondu à un(e) sujet de January dans Inclassables
Pour l’avoir fait il y a 11 ans, j’ai quand même beaucoup perdu, ou plutôt, je n’ai pas avancé, car je n’avais déjà pas grand-chose. Par contre, en matière de santé et d’espérance de vie, c’est sûrement là où j’ai le plus perdu. Après, j’ai beaucoup appris sur l’être humain et sur moi-même, sûrement bien plus que si je n’étais pas parti. Et surtout, j’ai fait d’autres rencontres qui ont abouti à la naissance d’autres enfants. C’est ce qui, au final, fait que je n’ai pas de regrets, car sans toutes ces épreuves, mes derniers enfants ne seraient pas là. Même si maintenant, alors que j’arrive à un âge où la norme serait plutôt d’être bien installé dans la vie, je n’ai pas le choix : je dois rentrer dans mon pays et recommencer à zéro. -
Sauf que la dette de la France est libellée en euros, contrairement au Japon. Or, l’euro est une monnaie que la France ne contrôle pas individuellement. De plus, c’est vraiment simpliste de dire que la dette japonaise est ''détenue par les Japonais'', car cela laisse à penser qu’elle est principalement détenue par les ménages japonais. En réalité, une énorme partie est détenue par la Banque du Japon, les fonds de pension, les banques, les assureurs et autres institutions financières. Non, sûrement pas. C’est juste pour eux un moyen de garder la tête hors de l’eau. Cela ne signifie en rien que le système est équilibré et soutenable à long terme. Et puis, les actifs japonais ne sont pas uniquement une ressource pour les retraités : ils ont eux aussi leurs propres besoins, ainsi que les services de l’État à financer. En quoi critiquer certains aspects de la culture professionnelle japonaise revient-il à les considérer comme des merdes ? Comme tu es incapable de démontrer que mes observations sur le travail ou la hiérarchie sont fausses, tu te réfugies dans l’ad hominem. C’est vraiment minable. Parce que tu t’imagines que les Japonais affichent leur position aussi clairement que les Français ? Je te conseille de te renseigner sur les concepts de ''tatemae'' et de ''honne'' pour comprendre toute l’hypocrisie derrière ce que tu as vu ou crois avoir vu.
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Car la dette du Japon est principalement libellée en yens, ce qui lui permet de laisser l’inflation réduire progressivement le poids réel de sa dette, ce qui serait beaucoup plus compliqué à faire dans la zone euro. Ce n’est pas faux, mais cela est principalement dû à l’effort des seniors qui sont retournés travailler. Je vois très mal les retraités français faire preuve d’autant de discipline quand on constate déjà leur frilosité face au gel des retraites. Ouais, enfin, ça, c’est une vision positive, voire idéalisée. Je veux bien qu’il y ait un fort respect des traditions et des usages, c’est sûrement très agréable pour un touriste de voir toute cette rigueur, ce respect et cette propreté. Mais pour ce qui est du travail en entreprise, la plupart des Français ne tiendraient pas deux semaines : entre le respect à outrance de la hiérarchie, la culture du surinvestissement, la pression sociale qui pousse à rester après ses heures et à ne pas prendre l’intégralité de ses congés, tout ça est très difficile à avaler quand toute ta vie n’a pas été codifiée depuis l’enfance, qu’on ne t’a pas appris que le collectif est tout et qu’individuellement, tu es une merde, et que, pour verrouiller le tout, tu as des notions comme le gaman qui favorisent l’acceptation de ton sort. Après, il faut reconnaître qu’un pays insulaire avec si peu de ressources ne serait certainement jamais monté si haut sans cette culture.
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Pas vraiment, non. Le Japon garde la tête hors de l’eau principalement en poussant les seniors à continuer à travailler ou à cumuler pension et travail. Les Français sont à mille lieues d’avoir le même rapport au travail et la même servilité que les Japonais. Et puis surtout, c’est un cache-misère : ce pays est depuis quelque temps en pleine stagnation, pour ne pas dire en déclin.
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Je ne vois vraiment pas en quoi trouver quelque chose d’anormal et d’immoral, ce serait jalouser les retraités. En plus, être jaloux de quoi ? Si l’on demande aux actifs s’ils aimeraient avoir 20 ou 30 ans de plus afin de bénéficier de la retraite, je ne suis pas sûr que beaucoup accepteraient. En revanche, si l’on pose la question inverse aux retraités, il y en aura certainement beaucoup qui voudraient avoir 20 ou 30 ans de moins, même si cela impliquait de retourner travailler.
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Tout le monde n'est pas cardiaque, et tout le monde n'est pas non plus enfant unique, célibataire et sans enfants. Quand il y a une véritable solidarité familiale, il y a toujours moyen de s'entraider et, comme déjà dit, on octroie pas mal d'aides pour cela si besoin. Ces mêmes personnes de 90 ans n'envoyaient pas leurs aînés dans ces endroits, et certaines communautés ne le font toujours pas. Tu n'as donc rien reconstruit. On a autant, voire plus, besoin de routiers aujourd'hui qu'après-guerre. Tu as cotisé pour payer la retraite de ceux qui en bénéficiaient à cette époque, des retraités beaucoup moins nombreux et qui vivaient moins longtemps qu'aujourd'hui. En d'autres termes, des personnes qui coûtaient beaucoup moins cher à la société. Au risque de me répéter, 3 000 euros, quand on a sa vie derrière soi, c'est suffisant. Pas besoin de plus pour vivre décemment à cet âge.
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Après, il faut aussi arrêter avec ça : le placement en EHPAD n'est pas une fatalité. Ça reste une solution de confort pour les enfants, même lorsque la personne est dépendante. Si des enfants le veulent vraiment, ils peuvent s'organiser et bénéficier d'aides pour les soins, et même de mesures d'hospitalisation à domicile. Dans certaines communautés, il est tout simplement inenvisageable de placer ses parents en EHPAD, et l'on sait faire preuve d'une réelle solidarité familiale.
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Avoir hérité d'une maison n'est pas un mérite, mais avoir cotisé pendant sa vie n'est pas non plus une preuve que le niveau actuel de pension est économiquement soutenable. Ce sont deux questions différentes. En plus, globalement, on hérite bien plus tardivement aujourd’hui, bien plus proche de l’âge de la retraite, voir en plein dedans. Ma grand-mère aussi était dans ce cas. Ça ne l’empêchait pas de se plaindre régulièrement que ''tout augmente sauf les retraites''. Par contre, tous les deux ou trois jours, elle demandait à l’un de ses enfants de la conduire à la poste pour récupérer un colis Yves Rocher, Dr Pierre Ricaud, Damart ou je ne sais quelle autre connerie. Elle portait aussi plus de bijoux que Mr T, et la plupart, elle les a achetés après 60 piges.
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Ben justement, eux, ils ont payé leur crédit. Le propriétaire actif a aussi des travaux d'entretien à faire, en plus d'un crédit à payer. Quant au locataire, actif ou retraité, il a droit aux APL indistinctement s'il remplit les conditions. C'est faux : ce sont les retraites complémentaires du privé qui sont dans le vert, certainement pas les retraites de base. Et surtout, l'état ne prend pas simplement les cotisations du privé pour payer les retraites de ses fonctionnaires. Pour la fonction publique d'état, il verse lui-même une contribution en tant qu'employeur. Une personne peut dépasser 3 000 € avec une carrière dans le privé, grâce à la retraite de base plus la complémentaire. Les professions libérales ont également leurs propres régimes, sans être pour autant des ''régimes spéciaux'' au sens habituel. La question pertinente serait donc : combien a été cotisé, combien est versé et par qui est financé le différentiel ? Même si certains régimes spéciaux versent des pensions relativement élevées, ils ne représentent qu'une petite fraction de l'ensemble des retraités. On ne peut donc pas utiliser leur existence pour expliquer les pensions de plus de 3 000 euros dans leur ensemble. Tu demandes une explication claire alors que toi-même, tu ne fournis aucune donnée. Tant que tu n'auras pas démontré quelle est la proportion de ceux qui touchent plus de 3 000 € ayant cotisé à des caisses spéciales, cela ne reste qu'une supposition. Les jeunes cotisent déjà sans avoir la garantie de retrouver les mêmes conditions : dans un système par répartition, leurs cotisations servent principalement à payer les pensions actuelles. Rien ne garantit qu'ils bénéficieront demain du même niveau de remplacement. Et surtout si les jeunes doivent effectivement subir des sacrifices à leur retraite, pourquoi devraient-ils en plus financer aujourd'hui des pensions qu'ils considèrent trop élevées ?
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Si quoi était encore le cas? Mais en quoi cela légitime-t-il qu'un retraité s'engraisse de plus de 3 000 euros par mois ? On trouvera toujours pire, ou mieux, ou plus gros. Est-ce pour autant que l'on ne doit mettre le holà à personne ? On fout la paix à ceux qui ont des pensions décentes. Comme dit plus haut, les retraites coûtent beaucoup plus que ce que rapportent les cotisations censées les financer. Tôt ou tard, il va falloir trouver une solution. Les actifs ont déjà contribué considérablement, vient maintenant le tour des retraités. 3 000 euros, ce n'est pas la mort, surtout quand ta vie est derrière toi. À un moment, il va falloir arrêter les chouineries et faire également des efforts. De toute façon, on ne vous en laissera pas le choix. Sachant que la période la plus marquée par les délocalisations se situe des années 1990 à 2008 et que les dirigeants de grandes entreprises sont rarement très jeunes, il n'est pas délirant de penser que la plupart sont aujourd'hui retraités. Il ne doit pas y avoir beaucoup de jeunes entrant actuellement sur le marché du travail qui votaient dans les années 1990 et 2000. Vous vous êtes battus comment ? Ce n'était pas plutôt vos parents et grands-parents ?
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Comme je l’ai déjà dit dans un autre sujet, les retraites coûtent bien plus que les cotisations censées les financer ne rapportent. Il est donc évident que, si l’on veut rester sur un système par répartition, il va falloir prendre des mesures. Et je pense que les actifs ont suffisamment apporté leur contribution. Plus de 3 000 euros par mois quand tu es retraité, j’appelle ça s’engraisser, et vu la conjoncture actuelle, c’est indécent.
