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Emergence

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  1. Bonjour. Je vous invite à lire, afin d'éviter des redondances de messages sur ce forum, au sujet de l'hypnose, des réserves et risques rapportés, dans le lien "Tous nos souvenirs sont faux" publié dans cet autre sujet :
  2. Emergence

    Psychanalyse.

    Bonjour. Je vous propose de lire ce sur forum un autre sujet que j'ai créé récemment sur la psychanalyse, dans une considération bien particulière par rapport aux généralités de cette discussion :
  3. Certains pays se font gloire de maintenir sur piédestal des erreurs. Des voix contemporaines en France tentent de ramener à ce qu'ont conclu d'autres pays. Nous venons par exemple de corriger l'homéopathie qui avait réussi à entrer dans les milieux universitaires en l'absence de toute preuve d'efficacité scientifique.
  4. Pour rester dans le registre de la psychanalyse religion ou une dérive sectaire dangereuse, on peut noter que les cures freudiennes ont tendance à créer des faux souvenirs, en particulier, des souvenirs d'agressions sexuelles qui n'ont pas existé, Freud lui-même reconnaissant que la psychanalyse créée des perturbations formant des faits non réels dans la mémoire des patients alors que ce ne sont que les fantasmes des analysés. (source : Tous les souvenirs sont faux lemonde.fr)
  5. Pour ceux qui ne connaissent pas les considérations anti-freudienne contemporaines de manière générale (et non l'aspect assimilation à religion que j'aborde dans cette discussion), je propose quelques ouvrages, volontairement à destination du grand public : Mensonges Freudiens (Benesteau) Le Crépuscule d'une Idole (Onfray) Le livre noir de psychanalyse (collectif). Chaque ouvrage à une approche différente, celle d'un historien, d'un philosophe, ou de professionnels de la médecine, et peuvent se voir complémentaires ou exclusifs suivant l'intérêt que vous portez à qui tient les propos. Il y a lieu à consulter les bibliographies de ces ouvrages qui vous renverront vers d'autres sources de lectures une fois cette première approche effectuée.
  6. Le qualification d'expert n'est nullement une reconnaissance de supériorité de compétence dans la profession. Il s'agit d'une qualification désignant avoir eu une formation diplômante (qui apprend à rédiger un rapport médico légal, à évaluer des préjudices...) pour une profession dont l'expert a été diplômé. L'expertise psychiatrique relève souvent du subjectif, et il y a souvent du n'importe quoi, par exemple l'affaire de la musaraigne à grosse queue qui là aussi a été médiatisée. Comme vous l'indiquez dans votre message, psychiatre, psychothérapeute, psychologue et psychanalyste sont des formations, qualifications, diplômes différents. Il peut y avoir des psychanalystes homosexuels comme il y a des féministes de conviction monothéiste aux textes fondateurs bafouant leur liberté. Freud a clairement abordé et marqué dans le marbre de la psychanalyse l'homosexualité en tant que “déviation” du développement sexuel normatif dans plusieurs textes, notamment "Trois essais sur la théorie sexuelle" (1905) et "De quelques mécanismes névrotiques dans la jalousie, la paranoïa et l’homosexualité" (1922). Un psychanalyste freudien donc, quand bien même les droits de l'homme et les normes internationales de pathologies mentales ne considèrent plus ainsi et ne permettent plus de penser cela, abordera, sans doute sans lui dire ainsi son patient.
  7. Je vous en ai justement cité un, l'affaire Maud Pinson dite la "vierge de l'apocalypse", qui est un schéma classique de bien d'autres, comme il est rappelé lorsqu'ont lit sur cette affaire, même si celui-ci a été très médiatisé et demeure parmi les plus connus.
  8. Pour développer ce propos : La psychanalyse, née au tournant du XXe siècle sous l’impulsion de Freud, s’est imposée comme une révolution intellectuelle, une méthode thérapeutique, et pour certains, une véritable anthropologie du désir. Pourtant, à mesure que les sciences du comportement et les neurosciences ont progressé, des voix se sont élevées pour interroger son statut : est-elle une science, une croyance, ou une forme de religion séculière ? En France, la psychanalyse bénéficie d’un ancrage institutionnel fort : enseignée à l’université, pratiquée dans certains hôpitaux, défendue par des sociétés savantes. Mais ce prestige ne la met pas à l’abri des critiques. Des témoignages évoquent des cures longues, coûteuses, parfois destructrices. Des écoles psychanalytiques fonctionnent en réseaux fermés, avec une hiérarchie stricte, un culte du fondateur, et une résistance à toute évaluation externe — autant de traits que la MIVILUDES identifie comme potentiels marqueurs de dérives sectaires. À l’international, le contraste est saisissant. Aux États-Unis, la psychanalyse a perdu son crédit scientifique dès les années 1970, remplacée par des approches validées empiriquement. En France, elle persiste, parfois au prix d’un isolement intellectuel. Le débat sur ses dérives — pathologisation de l’homosexualité, emprise psychique, rejet des autres disciplines — reste vif, mais rarement frontal. Il existe une diversité d’écoles et de pratiques, ce qui rend difficile une qualification unifiée comme “secte”. La MIVILUDES s’appuie sur des critères comme l’emprise mentale, la rupture sociale, l’isolement, la soumission financière ou sexuelle. La psychanalyse, bien que critiquée, ne remplit pas systématiquement ces critères dans ses formes institutionnelles. Parmi les dérives connues, certaines pratiques psychanalytiques ont été signalées comme dérives sectaires, notamment dans des contextes privés ou non encadrés (les cas les plus médiatisés, parmi d'autres, Maud Pinson dite "la vierge de l'apocalypse"). - Victimes de la cure : Des témoignages évoquent des dépendances psychiques, des ruines financières, ou des souffrances prolongées sans bénéfice thérapeutique. - Débat sur la scientificité : La psychanalyse est régulièrement remise en cause pour son absence de validation empirique, notamment au regard des sciences cognitives ou comportementales. - Critiques sur les orientations sexuelles : Des courants freudiens ou lacaniens ont historiquement pathologisé l’homosexualité ou les identités trans, ce qui a suscité des critiques éthiques et juridiques. Certains courants freudiens ou lacaniens ont historiquement considéré l’homosexualité, la transidentité ou les expressions de genre non conformes comme des formes de pathologie ou de “déviance” psychique. Ces positions, longtemps dominantes dans le champ psychanalytique français, ont suscité de vives critiques éthiques, scientifiques et juridiques. Depuis 1990, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la Classification internationale des maladies (CIM-10), et en 2019, elle a également dépathologisé la transidentité en la reclassant hors des troubles mentaux dans la CIM-11. Ces évolutions s’inscrivent dans le cadre des principes de Yogyakarta (2006), qui interprètent les droits humains à la lumière de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, et dans les engagements internationaux de la France en matière de non-discrimination (Convention européenne des droits de l’homme, Pacte international relatif aux droits civils et politiques). Malgré cela, certaines écoles psychanalytiques continuent de véhiculer des discours ambigus ou rétrogrades, alimentant le débat sur leur compatibilité avec les normes contemporaines en matière de droits humains et de santé mentale. etc.
  9. Des victimes de la psychanalyse, ce n'est pas ce qui manque, cela relève surtout de pertes financières et de destructions psychiques ; c'est un dommage différent des victimes des autres religions scientifiques ou politiques désignées. Là encore, tel l'indiquait mon message, ce sont non pas pour leurs doctrines, et par la même leurs conséquences et ravages, mais en stratégie de "fondateur de croyances", que Mahomet, Freud, Hitler, Leline, furent mis dans le même panier. Mais effectivement, la psychanalyse définie comme une religion, alors que c'est plutôt sur le discrédit scientifique que le terrain de débat est habituellement, est plutôt rare dans ce que j'ai pu lire sur le sujet. Cela n'est pas à ce jour classifié comme secte à ma connaissance.
  10. Bonjour. La psychanalyse a été régulièrement critiquée, déconsidérée dans certains pays, tout du moins en tant que science. Moult ouvrages ou thèses à ce sujet n'ont besoin d'être rappelés. Dans les années 1930, un mouvement de penseurs, dont E.-F. Gauthier, faisait comparaison non pas pour leurs doctrines, mais comme "fondateur de croyances", Freud, Mahomet, Hitler et Lenine, instituant une vision du monde dotée de dogmes, disciples, pouvoir structurant sur les masses, et ramenait la psychanalyse à une religion au même titre que le marxisme, le nazisme, et l'islam politique, considérés suivant les cas comme religion politique ou religion scientifique. Qu'en est-il contemporainement de ces mouvements de pensées ?
  11. Emergence

    Pourquoi survivre ?

    C'est justement ce que j'essayais d'apporter comme discussion, que les lieux survivalistes ne sont pas adaptés à des situations ayant besoin de mobilité en raison de l'évènement (tout est conçu pour répondre à un besoin en un lieu, y compris les attaques de l'extérieur : les cigales qui veulent attaquer les fourmis ayant prévu la situation) et que l'exemple de la guerre puisse rentre un tel projet peu propice à répondre à la situation. D'autre part, l'implication à la mise en place et préparation du lieu est telle qu'il faut se retirer de la vie (pour pratiquer l'autarcie : mais en attendant comment financer les très chers équipements, de quoi avoir des revenus, car cela met un certain nombre d'années d'"entrainement" tellement il y a de domaines de compétence à maîtriser). Donc des personnes qui vont passer leur temps à vivre en entrainement moyenâgeux, voire préhistorique, au lieu de profiter d'une société actuellement en paix et fonctionnelle dont ils peuvent jouir, sachant qu'une grande défaillance sociétale sera, malgré leur lieu de survie, fort difficile à surmonter et que mis à part des situations de déchéance courte, leur projet sera fortement un échec, voire, suivant la nature de l'évènement, qu'il vaille mieux en mourir que survivre (attaque nucléaire). L'exploitation de l'instinct de survie certes engendre un certain business via les chaines tubistes avec des stimuli anxiogènes incessants.
  12. Emergence

    Pourquoi survivre ?

    Bonsoir. Ce ne sont pas des copier/coller hasardeux mais une introduction composée, rappelant en autres une volonté de légiférer sur certaines dérives afin de compléter l'information apportée (tout comme j'aurais pu rappeler des indications relayés par des médias pendant la crise covid de prendre garde aux sites survivalistes), sur le survivalisme, et l'incompréhension, pour ma part, de cette mouvance, amenant au sujet de ma discussion : "pourquoi survivre?". Le dictionnaire Larousse propose comme définition pour le survivalisme, et c'est à cette définition à laquelle je me réfère : "Mode de vie d’une personne ou d’un groupe de personnes qui se préparent à la survenue, à plus ou moins longue échéance, d’une catastrophe (nucléaire, écologique, économique, etc.), […]". Cela comprend donc, tel je l'ai développé, une multitudes de techniques, si nombreuses que je n'ai pas tout énuméré, pour la vie en autarcie dans un contexte de dysfonctionnement de la société : automédecine, autosuffisance alimentaire, autodéfense...
  13. Merci de relever les lacunes de mon message. Je confirme qu'il s'agit de formations par des instituts souvent auto-proclamés non reconnus par l'Etat, on peut par exemple, en cherchant sur un moteur de recherches, tomber sur le CCP (Cours Certifié de Permaculture) | Université Populaire de permaculture dont le site écrit qu'il n'a pas de valeur diplômante au sens strict du terme". Un centre de délivrance de certificat de conception en permaculture de 'L'université vivante'. Le Permaculture Design Certificate (PDC), le système certifiant d'origine conçu par le fondateur de la permaculture. Le “Diplôme de Permaculture Appliquée” selon" le modèle mis en place en Europe (Groupe Permaculture France, UK Association)". Un centre de formation en ligne avec "certification internationale". Certains formateurs proposaient plusieurs niveaux (correspondant à des durées, des prérequis d'autres modules). Je partage votre avis quant aux encyclopédies participatives en ligne, cela voulait seulement compléter d'exemples outre ceux que j'apportais. Merci pour vos remarques, je veillerais à plus de précisions. On pourrait lire, par exemple : Des forêts et des hommes : 7. Représentations, usages, pratiques : lorsque les agriculteurs reconstruisent la forêt : les jardins agroforestiers Chagga du Kilimanjaro
  14. Mon message expliquait bien que ce ne sont pas les pratiques culturales utilisées dans la permaculture qui en soit sont à critiquer, car cela ne fait reprendre que des concepts la plupart anciens ou naturels. Les romains cultivaient en les faisant grimper dans les arbres, cela pourrait aussi relever de la permaculture. Mais le concept permaculturel en lui même, avoir fait passer pour nouveau et génial ce qui n'est pas nouveau et existe déjà depuis longtemps, et par la même tromper les personnes s'y intéressant Le business qui s'est monté autour (formations pyramidales certifiantes alors que les plans de jardin tenant compte des contraintes environnementales, organisationnelles cela existe depuis des lustres). Il n'y a rien de nouveau en soi, c'est un "tire-pognon" à gogos en mettant sous un nouveau nom des banalités. Lorsqu'on lit des livres de permaculture, il ne font que recopier des techniques et procédés anciens sous ce label. C'est tout du moins comme cela que je le vois, et j'ai tendance à pouffer lorsque quelqu'un se vente permaculteur car le terme est dévalorisant de ce fait.
  15. Bonjour. La permaculture est de plus en plus à la mode. A mon sens, je n'y vois rien de nouveau ou d'innovant : de l'ancienne pratique agricole remise à la sauce marketing, avec des stages pyramidaux certifiants. Prenons par exemple les jardins de curés médiévaux, il relèveraient des principes revendiqués par la permaculture ('designer' de façon à avoir près de la cuisine les aromates afin de ne pas se déplacer loin, waouw). Ce raisonnement pourrait être étendu aux jardins ouvriers : du fait de la faible surface attribuée et de la diversité d'autoproduction par nécessité, j'implante un arbre fruitier qui constituera comme en permaculture la couche haute, en fonction de l'ombre, je plante ci et là des légumes pour faire la couche basse, et 'designe' pour implanter le barbecue de façon à ce que sa fumée ne nuise pas à l'arbre. D'ailleurs, wikipédia soulève que le concept de permaculture n'a rien de novateur, et remonte des temps anciens (peuple Chagga en Tanzanie, en Amazonie...) dans des concepts de forêts cultivées. Je ne dirais pas qu'on puisse parler d'arnaque concernant la permaculture, car cela reprend en partie d'anciens concepts assez éprouvés sous un nouveau nom. C'est plutôt l'aspect formation pyramidale certifiante faisant passer cela pour novateur qui pourrait être sujet à polémiques, et le fait de faire passer cela pour quelque-chose de novateur, objet de cette discussion afin de faire prendre conscience. Très peu de projets relevant de l'étiquette permaculture, ont un recul nécessaire, car en matière d'agriculture il faut, suivant les espèces, plusieurs générations afin de tirer des certitudes : les fondateurs de la permaculture, Bill Molisson & David Holmgren, ont créé le concept dans les années 1970, ce qui est très jeune par rapport à certaines essences végétales qu'ils préconisent. En espérant ce petit rappel utile.
  16. Bonjour. En 2021, une proposition de loi proposait d'encadrer les mouvances de survivalisme : Proposition de loi, n° 4212 - 15e législature - Assemblée nationale semblant surtout cibler les stages de survivalisme, et non les mises en applications des pratiques d'autonomie de vie, ce qui est en soi, sans y attribuer cette étiquette contemporaine, la façon de vivre d'une grande partie du monde rural de par le monde, par son autoproduction de nourriture végétale ou animale (élevage, chasse) et modes de conservation, autoproduction d'énergie quoi que les divers réseaux (électricité, eau de ville, télécommunication) aient amélioré pour beaucoup les labeurs de la vie quotidienne. Le milieu du petit paysan est de par son histoire fortement ancré dans les pratiques relevant du survivalisme, à mon sens, et quiconque est issu de ce milieu n'a rien vu de bien nouveau dans le label "survivalisme" quant à ce ce qui relève de sa partie agricole, si ce n'est, bien sûr, ce que semble chercher à cadrer ce projet de loi, des dérives de certains, des tendances paramilitaires, ce qui concerne des franges extrêmes de cette mouvance (quoi que dans le milieu paysan, on aime bien aussi le fusil). Il y a aussi l'aspect sécurité civile, où souvent dans les informations diffusées dans ce milieu survivaliste, on retrouve souvent des conseils de bon sens, par exemple avoir de quoi vivre calfeutré chez soi pendant un mois (nourriture, eau...) en cas d'émeutes, d'accident industriel, épidémie, car un état est censé rétablir d'une situation critique dans ce délai et c'est ce délai "coupé du monde" qu'il faut savoir individuellement assurer en attendant un retour à un début de normale... Des conseils de sécurité de vie pratiques du quotidien (éviter les accidents de la vie, savoir gérer les accidents les plus probables). Rien de bien nouveau là aussi. Certains pays organisent mieux que d'autres l'éducation et la formation de ses populations à cela. Même si ce projet de loi visant des dérives extrêmes dans un cadre précis de stages et de formations pouvant servir de moment d'embrigadement, j'ai été surpris à l'époque par le traitement journalistique qui commençait à s'instaurer et mélangeait un peu tout en termes de pratiques et contextes, souvent semble-t-il sans trop connaître de quoi cela retourne visiblement, même si critiques il y avait à faire, d'où la proposition de loi. A mon sens, le survivalisme ne fait que rassembler sous cette étiquette un ensemble de disciplines pour lesquelles, séparément, il faut énormément d'apprentissage. Des formations déjà qualifiantes ou correctement encadrées existent dans un cadre normal hors survivalisme, que ce soit l'agriculture, les sports de défense, armes, secourisme... Certes, la suppression du service national a privé d'éducation une partie de la population maintenant à bien des pratiques de survie ou extrêmes, à être efficace dans des circonstances difficiles ou dégradées. Le journaliste d'alors faisait presque passer le mode de vie paysan pour du terrorisme avec ce mélange de paramilitaire et ce qui relève du jardin ouvrier d'autosubsistance (quoi que maintenant, le jardin ouvrier qui était attribué pour un travail individuel et si vous vouliez le conserver il fallait en démontrer le mérite, est souvent remplacé par des projets collectifs à fin d'embrigadement et manipulation parfois). Et surtout, n'allez surtout pas lire les sites internet sur le sujet, c'est méchant. Cela posé, cela m'a amené à la question suivante : "Pourquoi survivre" ? En effet, outre quelques précautions de sécurité civile, consacrer sa vie à apprendre, dépenser en investissements, tels le font les survivalistes, pour anticiper une situation apocalyptique (qui se fait probable : dérèglements climatiques, surpopulations, déclin des ressources pétrolières), sachant qu'il est peu probable que malgré tout ceux qui ainsi se seraient fait leur "refuge" pour s'y préparer (d'ailleurs bien des situations craintes entraîneraient plutôt une mobilité) y survivent tellement cela serait le chaos, ne fait-il pas passer à côté de la vie tant que nous pouvons la vivre encore paisiblement ?
  17. Bonjour. Il s'agit d'arguments déjà applicables aux technologies internet en général depuis fort longtemps et instaurées : - les offres d'accès internet sont maintenant forfaitaires et ne sont plus facturées à la minute comme cela était aux commencements, alors que cela est adossé à une consommation non forfaitaire d'énergie par l'opérateur télécom et les fournisseurs de contenus (serveurs, électricité, climatisation des salles serveur). - les emails et autres messages ne sont pas taxés à l'unité ou au volume, tel on taxe une lettre postale, et là aussi cela n'est pas basé sur des consommations forfaitaires (électricité pour transport, climatisation, serveurs, stockage). (subsidiairement, au détriment de tout ce que cela détruit économiquement du fait de ces forfaits illimités : industrie matérialisée (papier...), services postaux... )
  18. La question est d'ors-et-déjà pour les vivants, dans le futur très proche ; pas les générations futures.
  19. Bonjour. Comme toute révolution technologique, l'IA va chambouler drastiquement le paysage économique et le marché du travail. Les métiers liés à l'intelligence vont être affectés. Par exemple, un développeur informatique ne pourra plus prétendre à la même facturation : en effet, l'IA faisant en quelques secondes une partie du travail que l'analyse programmeur faisait en plusieurs heures, le client n'acceptera plus les montants des devis, priant de faire du -90 % sur la facture sachant que le travail n'est plus aussi lourd, l'analyste n'ayant plus qu'à vérifier les erreurs de l'IA aura généré à partir du cahier des charges. Pourquoi facturer un site web vitrine à 2000 euros alors que l'IA le fait, un technicien de dépannage informatique est bien souvent utilement remplacé par un chat avec un agent IA pour résoudre son problème, etc. Les infographistes sont d'ors-et-déjà chômeurs potentiels, il suffit de chater à l'IA et le travail est parfaitement exécuté. Etc. Cela va donc impacter, les facturations, salaires, donc toutes taxes et charges sociales liées à ces activités, finançant les services publics et prévention sociale (sécurité sociale, caisses de retraite déjà en tension du fait démographique, assurance chômage...). Et bien sûr, l'effet domino : les métiers de l'intelligence étaient des métiers à revenus confortables, qui par leur consommation superflue de biens et services, faisaient vivre bien d'autres professions classées non exposées au risque IA (artisan, société du loisir, restauration...), et comme leur devenir va être remis en question, va entraîner possiblement toute la chaîne de consommation qu'ils entretenaient, les artisans & co étant eux même des consommateur vont voir leur pouvoir d'achat s'affaiblir du fait de leur moindres ventes... Il était argué, en vue de rassurer face à la crainte des primo démonstrations de cette technologie, une taxation des sociétés liées à l'IA, afin de générer un revenu de base (type RMI? certainement pas leur salaire plein) pour ceux qui auraient vu leur emploi affecté par cette technologie. Rien ne se profile à ce sujet, contrairement aux réductions d'effectifs. Un crash-test de nos système de protection sociale et services publics existe-t-il dans le contexte de l'impact IA ? Merci.
  20. C'est effectivement un problème à facteur de surpopulation et une difficile équation à résoudre car nos économies dépendent de la croissance, dans un environnement que nous consommons, pour lequel une partie des ressources n'est pas renouvelable ou à très long terme au regard de la présence de l'humain sur Terre (par exemple le pétrole sur lequel est basé une partie de notre confort et modernité), et d'autres limitées, en particulier l'eau, source de vie, où tel un gâteau à partager, plus on est à table, moins la portion sera généreuse, chaque naissance étant une baisse de la ration, nous connaissons de plus en plus souvent des restrictions administratives de consommation. Nous sommes subventionnés à faire des enfants, sans compter la pression culturelle à en faire, et les instincts animaliers à procréer. On a beau répéter que dans nos sociétés, avoir un enfant, c'est un budget de 750 euros mensuel jusqu'à la majorité sans compter l'épargne pour la suite, mais certains font des enfants de manière irraisonnée, générant leur malheur car ils n'ont pas réfléchi à la capacité financière à en faire, alors encore moins en termes de projection écologique de ce que sera leur environnement. Mais ne pas entretenir cette croissance démographique, c'est anéantir nos économies, aucun politique ne mettra en place une politique en ce sens (on pourrait imaginer une modération de la subvention à la naissance, en finançant le premier enfant avec les allocations tel maintenant, le deuxième -50 %, le troisième à -75%, aux parents d'assumer leurs envies tout en conservant à l'esprit que cela est un besoin humain d'enfanter et donc aider au moins le premier dans le respect de la physiologie du corps maternel). Faire baisser drastiquement la population, quand bien même avec l'IA une grande partie deviendra inutile, c'est le jeu de dominos qui se renverse. Ne pas faire baisser drastiquement la population, même s'il est déjà trop tard au regard des dégâts causés à la planète, c'est le carnage collectif assuré, les émeutes, les guerres (de l'eau et autres ressources raréfiées). La dénatalité est un sujet fort polémique, mais certains ont fait le choix de ne pas avoir de descendance alors qu'ils en souhaiteraient une, sachant que le futur sera sombre et ne veulent offrir la vie dans le chaos assuré, ou ne pas donner la vie afin de ne pas souffrir de l'inertie d'une cellule familiale car le futur prévisible nécessitera grande flexibilité : mouvements migratoires de fait écologique, restrictions, états d'urgence, confinements... Chaque naissance devient un crime contre l'humanité.
  21. Il y a aussi la fabrique collective intentionnelle des faux souvenirs, par manipulation des foules. Les réseaux sociaux actuellement en sont un fort vecteur : une information fausse qui buzze, et, qui, par sa quantité de followers relayant sans vérifier les propos rapportés, peut entrainer l'idée qu'elle est vraie de par son nombre. Tout comme une personne d'autorité qui ment sciemment, usant de son statut pour faire vérité d'un mensonge, un classique de la manipulation des foules.
  22. Bonjour. J'ai souvenir d'une lecture dont je ne pourrais avoir en mémoire la référence tant que je n'aurais pas retrouvé le livre, indiquant qu'en matière de crédibilité de récolte de témoignages, plus le moment du recueil est éloigné du moment à témoigner, plus la crédibilité du travail de recueil sera affaiblie, faisant qu'en quelques décennies, quand bien même l'historien a toujours mérite à consigner des versions de faits malgré tout, ses chances qualitatives dans sa requête s'en trouvent minimisées, le nombre de témoins survivants, indiquant se souvenir, visant à recouper les versions s'effondrant. Quelles sont les considérations méthodologiques contemporaines dans le cadre des sciences humaines quant aux fiabilités de recueil de témoignages ? Je propose les documents publiés sur internet suivants : L'évaluation de la fiabilité des témoignages, Julien Lhuillier, Justice en situation, Les cahiers de la justice #2011/1 La source orale : construction des savoirs et formation pour les historiens, Dzovinar Kévonian (Université Paris Nanterre). Réflexions méthodologiques sur les ressources orales en histoire (Le rize, mémoire & société) A noter aussi la façon dont le témoignage est obtenu. L'hypnose régressive, tout comme la psychanalyse, conduit à la création de faux souvenirs : "Tous les souvenirs sont faux" (Hervé Morin, Le monde 16/07/2008) https://www.lemonde.fr/planete/article/2008/07/16/metamorphoses-de-la-memoire-3-6-tous-les-souvenirs-sont-faux_1073939_3244.html Bien sûr, il y aussi les cas de torture, le chantage ou les conflits d'intérêts permettant de faire affirmer des faits falsifiés. Un lot de témoignages perd sa valeur, déjà de fait incertaine car il peut y avoir des phénomènes d’entente, d’hystérie collective (dont dans toutes les affaires médiatiques d’emballement, on peut se supposer, entre de réelles victimes ayant du mal à faire preuve, des fausses victimes type "faux meetoo" car il y a de l’argent à se faire sur le dos d'une personnalité)…, la quantité ne faisant pas de plus vérité, au bout de quelques décennies, en l’absence de tout élément matériel irréfutable venant consolider les dires rapportés. En effet, il faut que la personne soit encore en état d’avoir des souvenirs d’une époque lointaine, d’avoir vécu l’instant témoigné, et qu’il y ait suffisamment d’existence de personnes en cet état pouvant témoigner du contraire dans le cas d’un mensonge. Ce qui rend un travail de récolte de témoignages par un historien ou autre fort difficile si ce n’est pas réalisé de manière temporellement assez proche de l’évènement, quelques décennies suffisant à rendre un début de collecte non crédible. Forme t-on toujours les forces de l'ordre dans ses saynètes inattendues, leur priant de restituer ce qu'ils ont vu, chacun rétablissant une partie, si elle est correctement rapportée, selon ses propres filtres de lecture d'un évènement. Même dans l'instant présent, le recueil du témoignage peut être faussé. Au plaisir de lire vos autres propositions de lecture à ce sujet.
  23. Se sentir dans la norme (d'une religion) n'est pas forcément se sentir heureux lorsque cette dernière impose des contraintes contraires à la nature humaine. Pour en revenir à mon message initial, au sujet des crimes de guerre, contre l'humanité, on peut trouver une allusion dans cet ouvrage d'histoire : "Le vol de l'histoire : Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde", par Jack Goody (Folio histoire)
  24. Avant de provoquer de nouvelles croisades, il ne faut pas oublier, à mon sens, que bien des croyants sont des victimes dans la crédulité est exploitée par quelques uns. On leur a formatté jeune le cerveau en leur installant un système d'exploitation (à tous les sens du terme), leur rendant difficile de fonctionner autrement que par les préceptes qui leur ont été infligés à un âge de grande vulnérabilité, et dont il est difficile à se démettre, car cela demande un énorme effort (exclusion sociale, remise en cause de soi, de sa culture...). Cette difficulté de fonctionner différemment à ce qui a été ainsi instauré dans leur cerveau peut effectivement provoquer des états pathologiques (déclaré comme accident causé par un tiers auprès de l'organisme social?). D'ailleurs, les croyances sont analysées parfois telles des épidémies ("la contagion sacrée", "la peste monothéiste", pour reprendre quelques titres d'ouvrages sur le sujet).
  25. Et c'est donc pour cela l'objet de ma remarque, je n'ai pas trouvé une étude sur un traitement global de l'histoire de l'Eglise catholique sous l'angle de l'analyse juridique : - justice en son temps (avec une supra-loi dans la hiérarchie des références juridiques, qui est la Bible, dont se dévie la loi des hommes même à une époque où les notions de génocide, de crimes n'étaient pas si développées que contemporainement). - justice en son lieu (les considérations ne sont pas les mêmes suivant si cela s'applique en un lieu où l'Eglise est établie avec un partenariat politique lui faisant aisance, et un territoire en cours de colonisation où ce n'est pas de la même compétence territoriale). Il est d'autre part à noter des spécificités : organisation hiérarchisée (papauté), avec maintenant un état (Vatican). Faisant l'intérêt d'une analyse approfondie qui parait faire défaut.
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