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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Jedino

    Tchou tchou moderne

    Tractor m'a pris un temps fou, j'aurais pas pu. Et, si je l'avais repris, ça aurait été trop différent. De toute façon, je ne l'aurais jamais repris, en fait. Mais, je suis très synthétique, en général. J'ai pas l'art du développement, ce qui me porte préjudice, effectivement.
  2. Ola, Cléanthe! C'est un tantinet trop philosophique pour moi, ce soir! Mon esprit, bien que rationnel, n'a que la rationalité de l'estomac en vue, là! Mais oui, c'est l'impression que j'ai eu aussi, de parler un peu de la même chose que toi. Maintenant, je n'avais pas songé à la question du hasard, justement. Comme si elle n'existait pas? Merci, Safa!
  3. Etrangement, son univers ne ressemblait pas à ce que j'imaginais. Tout n'y était pas que de blanc, de pureté, d'aveuglement au point de ne pouvoir lever le regard droit en face. Pas non plus trace des anges, des hommes du passé. Rien qu'un ordinaire apparent, comme si j'allais rencontrer un homme isolé dans les bois qui faisait sa petite vie au bord du monde, c'est-à-dire en dehors. Mais peut-être que je m'étais trompé. Comment croire que le Créateur, celui qui avait tout fait, tout ordonné, tout agencé, puisse vivre dans un endroit pareil? Je devais être dans un mauvais film, un de ceux qui partagent une nouvelle vision banale de ce qui nous échappait. Alors que je me questionnais et m'étonnais, mes pieds avançaient malgré tout et, bientôt, j'arrivais devant la porte. L'hésitation atteignait son paroxysme : je paraitrais bien ridicule si jamais je délirais et en venais à demander à la personne qui m'ouvrirait si j'étais bien chez Dieu quand elle ne serait qu'une espèce d'ascète solitaire. Peut-être qu'il se moquerait de moi ou me chasserait, même en l'étant. Peut-être aussi que derrière cette barrière se terrait quelque chose de terrifiant. Car au fond, je ne savais rien, sinon que je m'apprêtais, à en croire la Carte, à visiter l'être du Tout. - Entrez, Hada. Cela ne me surprît pas. A présent, je savais, n'hésitais plus à entrer. Ce que je fis. La décoration n'avait rien de resplendissant, au contraire : ne s'y trouvait là que des utilitaires très communs que je connaissais globalement, même si les formes ne correspondaient pas forcément à ce qui se faisait là où je venais. Lui, car il ressemblait curieusement à un homme, se tenait debout et cuisinait vraisemblablement un dîner. - Excusez mon impolitesse. Vous devez sûrement avoir faim? Tenez, asseyez-vous. Le couvert était posé pour deux. Il vînt s'installer à l'autre chaise et servît un ragoût des plus sommaires. - Du faon. J'espère que vous aimez cela. - Mais... Pourquoi? - Vous vous demandez sans doute pourquoi, alors que je suis Dieu, je me nourris d'un repas frugal dans une maison perdue en pleine forêt? La réponse est très simple : si je peux créer, je ne le peux qu'à mon image. Ma foi, je ne suis qu'un homme pouvant en engendrer d'innombrables autres. Certes, le premier, et c'est la raison pour laquelle les autres m'adorent, à tort. J'avais pourtant envoyé mon fils, créé exprès pour l'occasion, corriger cela. Je crains que le fait d'être en mauvais terme avec lui l'ait amené à vouloir me maudire en me pointant du doigt pour l'éternité. Car, oui, je suis aussi condamné à vivre jusqu'à la nuit des temps, ce qui ne veut pas dire que mon temps soit plaisant. Je suis contraint par le troisième droit stipulant la finitude. - Quelque chose m'échappe. De quoi me parlez-vous? Vous êtes Dieu, bon sang. Vous êtes le Dieu. Celui qui peut tout et qui, par bonté, protège ses créatures des maux et de la peine. - Je suis désolé. - Désolé? - Vous vous faîtes une mauvaise image de ce que je suis, et tout ceci est ma faute. Jamais je n'aurais dû vous forcer à croire. Plus jeune, je cherchais à me faire aimer. C'est pour cela que vous êtes. Maintenant, je me rends compte de mon erreur. Je veux dire, de ma vanité. Mes pairs ne m'ont jamais accordé l'attention que j'exigeais, et j'ai cherché à les impressionner. En vain. Cela explique que vous me trouviez dans un tel lieu. - Vos pairs? Excusez-moi, je ne comprends absolument pas. Vous n'êtes donc pas seul? - Bien entendu que non. Vous auriez dû le savoir depuis longtemps. Vous en douter, dû moins. Pensez-vous sincèrement que j'aurais laissé les gens se massacrer s'il était en mon pouvoir de décider de ce qui se passe chez vous? Allons, nous sommes tous la poupée russe d'un autre. - C'est décevant. - Seulement parce que vous rêviez de trouver ici un être infiniment supérieur à vous qu'il vous aurait fallu raisonner pour qu'il retourne sur le monde qu'il aurait abandonné afin d'y régler les problèmes de haine et de désespoir. Ce n'est pas si évident. En réalité, je suis votre égal. Si je vous parais éternel, ce n'est qu'en raison d'un temps qui diffère. Moi-même je suis le pion d'un autre. Il est possible que lui soit en mesure de me contrôler. Je l'ignore. Tout se définit par son existence dans un ensemble plus grand et par le fait qu'il fasse exister des ensembles plus petits. Pour le reste, je n'en sais pas davantage. - Vous n'êtes donc pas Dieu? - Je suis le vôtre. Le mien est ailleurs. Le sien est probablement plus loin encore. Quant à savoir si, finalement, il y a bien un être, une entité, qui soit à l'origine de Tout, je ne peux vous aider. Néanmoins, cela m'étonnerait. - Alors tout est infini? Les limites ne sont qu'illusions? - Vous avez vos intuitions. L'infini reste toutefois aussi absurde que la limite. Votre taille fait votre perception. Votre univers, par exemple, me paraît tout à fait minuscule. Vous ne l'avez pas remarqué, mais votre venue vous a métamorphosé. Non dans la forme, mais dans la taille de cette forme : actuellement, vous mesurez approximativement votre univers. - Incroyable. - Venez, je vous montre. Et en effet, il me montra. Les galaxies, les étoiles, les planètes, et tout le reste. Mes yeux fixaient, ébahis, le monde d'où je venais coincé dans une espèce de gros bocal comme des poissons dans l'eau. - Comment vous y êtes vous pris pour le créer? - Une grande curiosité, c'est une bonne chose. Il faut néanmoins que je limite mes réponses. Je n'ai pas à vous éclairer là-dessus. Chaque monde a ses droits. Il va de soi que plus nous descendons dans l'échelle, plus ils se réduisent, tout en restant immense. En fait, je m'exprime mal : ils diffèrent. Je peux créer un monde sans y toucher, vous pouvez modifier le vôtre sans jamais en créer. Cela appartient à la règle du jeu. Un bruit se fît entendre. On ouvrait la porte. "Vous, tenez-le. Et apportez des neuroleptiques, il hallucine."
  4. Jedino

    Tractor, le retour

    Les deux avant sont mauvais, et celui-là l'est encore davantage! Mais j'avais averti, pour celui-ci, vous pouvez pas me dire le contraire :D
  5. Jedino

    Tractor, le retour

    C'est méchant Et pourtant, il y a au moins 3 poèmes!
  6. Jedino

    Tractor, le retour

    J'ai pris deux heures à écrire ce truc et on parle de joyeusetés indignes des poètes que vous êtes! Franchement, je ne vous félicite pas
  7. Jedino

    Tractor, le retour

    Musset ne sait pas écrire de vers, tu m'étonnes!
  8. Jedino

    Tractor, le retour

    Ses poèmes font deux fois les tiens, il en est à 84
  9. Jedino

    Tractor, le retour

    Et t'as le sens du jeu de mots en toute circonstance, comme ton homologue Tequila! Admirable! Je suis clairement en dessous!
  10. Jedino

    Tractor, le retour

    T'as l'don de l'ironie, c'est déjà pas mal, et largement suffisant pour nous battre
  11. Jedino

    Tractor, le retour

    Mais si tu veux tout savoir, je ne pensais pas du tout au terme de chevalier comme un terme central. En fait, je ne pensais pas même à un chevalier. Et dans l'histoire, je songeais plutôt au "preux chevalier" devenu, ici, "vieux chevalier", mais comme une comparaison, et non comme le sujet de la chose.
  12. J'sais pas, j'ai pas lu! Mais j'ai pris l'sens du travail, surtout!

  13. Jedino

    Tractor, le retour

    En résumé, c'est du n'importe quoi qui m'éclatait à ce moment-là! Mais en résumé, tout dépend comment on le lit. Et comment on souhaite le lire.
  14. Jedino

    Encore

    T'as le sens du jeu de mots! Quel homme! C'est ce qui me manque.
  15. Mort, serre-moi à toi ; --------------------- Que Vie soit donnée Pour que je garde foi ---------------------- A l’erreur passionnée : Mène-moi en l’endroit ---------------------- Où l’or est trop sacré Que tu prendras pour toit ---------------------- Un vain espoir damné Par l’ode de tes lois. ---------------------- Ne pourrait y rester, Car à présent j’assois ---------------------- Tel un vieux chevalier La torpeur de ces mois ---------------------- Qui cherche à s’en aller Dans un triste parfois… ---------------------- Vers un nouveau foyer.
  16. J'm'étais levé, c'était en début d'année. Un beau jour de fin d'été, à la fois clair et frais. Pas de quoi se plaindre. Une mauvaise journée, en somme. Cela commençait plutôt mal. Heureusement, je ne me laissais pas abattre si facilement : mon salut fût trouvé par un hasardeux événement. L'écoute de la chanson ne me traversa comme habituellement. Elle me transperça, de haut en bas, de bas en haut, et de toutes les sortes que vous voulez. Une vraie assassine de certitude. Le potentiel diabolique du bonheur m'étonnera toujours. Car, oui, je fus pris d'ennui. Un ennui profond, très vrai, qui ne ressemblait en rien à l'habituel que je nourrissais avec tant de mal pour le maintenir au mieux. Il paraît que le travail révulse pas mal de monde. Il doit venir après l'inactivité, la non action pure et parfaite. Même le plus idiot des hommes court s'acheter la toute dernière télévision ou un nouveau régiment de bières. Même le sage, le quêteur d'ataraxie, ne peut s'empêcher de penser ou prier. La peur du néant, voilà le lot commun. Et là, je me suis dit : et l'art, dans tout ce bordel? Celui-là même qui a longtemps été en tête d'affiche, qui oscille aujourd'hui entre la première et la deuxième place. Est-ce que je vivrais franchement mieux si je préférais m'agenouiller devant un Picasso pendant des heures plutôt que de m'effondrer heure après heure un peu plus dans le canapé défoncé à regarder des émissions vides de sens? La seule justification que j'y vois est celle de la prétention de l'art pour ce qui n'en serait pas. Mais, au bout du compte, que tu remplisses un vase de jonquilles ou de roses, elles crèveront toutes et ne seront pas appréciées de la même façon par tous. Conclusion? Nous sommes des abrutis. Pire, nous pensons, tout innocemment, que nous menons nos vies comme nous tenons un cheval, et nous oublions que ce cheval est fou. Chaque homme n'étant pas Alexandre, rares sont ceux qui parviennent à le monter. Et voilà l'erreur : nous créons deux catégories, celle des cavaliers, et celle des hommes à terre, idolâtrant par la même ceux qui ont réussi à les chevaucher. Nous croyons au mérite autant qu'aux différences inébranlables, faisant d'un monde une pluralité d'entités. Moi-même j'ai des difficultés à penser qu'un ouvrier a droit à autant d'estime et de chance qu'un type qui sait organiser un groupe de cent personnes ou en rassembler des milliers. Toujours regarder vers l'avant, c'est-à-dire avec notre regard pour notre direction et notre chemin, sans jamais songer à celui qui avance à nos côtés, ou derrière. Que serait un monde de donneurs d'ordre? Que serait un monde d'exécuteurs? Quand pousserons-nous le regard au-delà de l'action, vers l'interaction? Quand comprendrons-nous que, pour ne plus être les esclaves de la vie, il faut déjà ne plus être l'esclave de soi? Je ne parle pas de liberté. La liberté est une condition, non une finalité. Je parle d'humanité. D'intelligence, en son sens le plus noble. Je parle de ce qui nous définirait mais ne nous meut jamais. Le social.
  17. Jedino

    Cinq non-sens

    konvicted : les écoute pas, t'es le meilleur
  18. Vite. Il faut faire vite. Tracer ton chemin, ne jamais faire un écart. Tout droit, toujours dans la même direction. Elle ne peut qu'être la meilleure. C'est ça, que je ne saisis pas : pourquoi voulons-nous toujours aller de l'avant alors que l'expérience nous apprend tout le contraire? Lorsque je suis sur la route, je fais de nombreux virages. Parfois aussi, je ralentis. Ailleurs, j'accélère ou continue. Pire, il m'arrive de faire un détour, de me tromper. Qu'importe? Cela se corrige, inutile de paniquer. Mais la vie, ce n'est pas ça. C'est différent. C'est complexe. C'est le truc que, tu vois, tu expérimentes tous les jours mais ne connais pas. Parce que la vie, ouai, ça n'est rien de tout ces trucs-là. Une espèce d'au-delà, d'idéal à idolâtrer. Les philosophes me font un peu penser à ces célébrités qui peuvent se taper les nanas les mieux roulées sur le marché : chacun aimerait la meilleure place, rares sont ceux qui peuvent y siéger. Sauf que personne n'envie les faiseurs de pensée. Là est tout le problème, selon eux : en considérant notre existence comme autre chose que ce qu'elle est au premier abord, nous devrions nous y précipiter. Pourtant, rien. Eux réfléchissent dans un coin bien discret, et les autres poursuivent comme si de rien n'était. Qui a raison? La minorité clame fort que la majorité a trop souvent tort. La majorité ignore cette minorité qui aimerait se donner raison. Conclusion? La solution n'est nulle part car le problème n'est pas. Penser un idéal, c'est déjà créer un carcan. Imposer une vérité, c'est ensuite réduire la réalité. Je crois que cette erreur provient de ce désir d'universalité : nous aimerions tant trouver, comme en la mathématique, le "x" qui manquerait à l'équation. Nous aimerions, oui, que d'une brique dépende tout le reste. Mais le fait est qu'une bâtisse, qu'elle soit modeste ou sublime, se fait de plusieurs briques, toutes aussi nécessaires, et que chacune trouve et use de nouvelles briques. Qui irait penser que pour construire sa maison, il déconstruirait celle du voisin? De même qu'il est absurde de partager en moitié : que faire d'un bâtiment à moitié fini? Donc j'avance, sans vraiment savoir vers où. J'avance, parce que je ne sais faire que ça. Aujourd'hui seulement j'ai compris à quel point mon raisonnement, mes actions, ma réflexion, et toutes ces belles choses que je cherche depuis longtemps à exercer et aiguiser, souffrent d'un virus à ce point caché et évident qu'il m'a toujours échappé. Il aura fallu que je songe à mes journées, un soir de fatigue, pour m'en rendre compte : dès le matin, je calcule, j'organise les heures qui me sont imparties pour gérer les exigences et les devoirs, les plaisirs et les besoins. Ce poison qui défait toute surprise et détruite toute magie s'impose à moi comme une immense horloge qui, face à moi, tournerait lentement pour me rappeler en chaque instant que je dois optimiser ces secondes, les rendre efficaces et rentables. Il me faut faire vite, il me faut faire tout, il me faut faire bien. Le monde est si pressé qu'il s'empresse et se met en pression. Et de la pression naît nécessairement la réaction. Alors oui, nous allons. Nous le faisons tantôt bien, tantôt mal. L'essentiel n'est pas là. Viser une fin est honorable, et l'atteindre est admirable. Tout comme la cause doit mener à son effet. Mais aussi noble soit cette mesure, tout est dans son dépassement, dans la démesure. Asseyez-vous un instant, un unique, inutilement, et demandez-vous : est-ce vivre que de vivre pour le temps?
  19. Jedino

    Cinq non-sens

    Faut bien que je compense ton égo, on fait un type normal et banal, à deux!
  20. Jedino

    Cinq non-sens

    Le coup du mec qui se rabaisse pour se faire flatter, ça marche pas avec moi, désolé l'ami
  21. Jedino

    Encore

    Là tu m'inquiètes, Tequila. Est-ce que tu me suivrais, m'espionnerais?
  22. Jedino

    Encore

    Que veux-tu, y travailler m'a donné envie d'essayer!
  23. Jedino

    Equipe de France de football

    On est clairement d'accord. Mais je pensais les Pays-Bas plus combatifs, là! D'où le 1 qui s'est glissé! Tant pis :D
  24. Jedino

    Equipe de France de football

    Bravo, j'ai sous-estimé! Et, même un des deux buteurs! J'admire :D
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