Qui es-tu? - Je suis toi.
Qu'as-tu? - Je perds la foi.
Entre aliénation et castration,
Etrange sentiment de fascination,
L'osmose serait-elle une destruction?
Tu me comprends? - Je ne saurais pas.
Crois-tu? J'ai aimé ce premier et dernier pas.
Tous les jours, je croise des gens beaux et des gens moches, des gens cons et des gens géniaux, des gens perdus et des gens éclairés. Je ne les connais pas mais je sais qui ils sont en les observant brièvement alors que moi-même je m'en vais par là avec ma bêtise et ma mauvaise foi. Pour eux, je n'existe pas. Pour moi, eux non plus. C'est un choix de vie, celui d'ignorer ce que nul ne connait. Pourtant, celle-ci me plaît. Celui-là aussi à quelques traits bien épais. Je pourrais m'y fier. Mais jamais, ô non jamais, je n'y songerais. Je préfère me dandiner, sèchement regarder, doucement railler, bêtement damner, la simple idée de couper la trajectoire d'un de ces êtres pressés seraient délirante à souhait. Qu'importe! De toute façon, nous avons nos amis, nos familles, nos amours et nos vies. S'encombrer d'un abruti en plus, gâcher son temps à rencontrer ce qu'auparavant nous aurions évité, voilà quelque chose qui tient drôlement de l'absurdité. Ceci est un curieux discours lorsqu'il est rapporté à l'asocial apparemment caché derrière ces mots que trop taillés à partir de la banalité. Je m'étonne de cette créature se nommant sociable qui passe ses heures à fuir les relations les plus insignifiantes et insignifiées.