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Bonjour, En randonnée, alpinisme ou trail, des femmes se mettent à raconter comment leur ancien compagnon les a laissées seules en pleine montagne. Loin d’être anodins, ces abandons relèvent de mécanismes de domination. En février, après la condamnation d’un alpiniste autrichien pour avoir laissé sa compagne près du plus haut sommet du pays, où elle est morte de froid quelques heures plus tard, les témoignages de femmes laissées en montagne se sont multipliés sur les réseaux sociaux sous l’expression « Divorce alpin ». Le témoignage de Tina : « Je l’ai vu partir de plus en plus loin, s’enfoncer dans la nuit jusqu’à disparaître complètement. » Presque dix ans après, Tina n’a rien oublié de cet ultra-trail de plusieurs jours dans les Pyrénées avec son ex-compagnon. Lors de la deuxième nuit, elle est épuisée tandis que lui accélère, sans se retourner. « Je me suis sentie trahie, je pleurais de rage, je n’ai pas compris comment il a pu faire passer son désir de compétiteur avant le reste. Ce n’était pas de la peur — la montagne je connais. Mais on était partis à deux, on était censé compter l’un sur l’autre », dit-elle. Tina poursuit sa course seule et retrouve plusieurs heures plus tard son ex-compagnon sur une base de vie « comme si de rien n’était ». Profondément marquée par cet abandon, cet épisode a pesé dans sa décision de le quitter quelques mois plus tard. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas quelqu’un sur qui je pouvais compter, même dans la vie de tous les jours. En montagne, les personnalités se révèlent plus vite, on ne peut plus se cacher derrière des apparences. » Le témoignage de Mathilde : Son ex-compagnon l’a laissée à quelques centaines de mètres du sommet du Mont-Blanc alors qu’ils grimpaient ensemble. «J’étais épuisée, transie de froid et il s’est désencordé pour battre un record sur [l’application] Strava en gardant l’eau et la nourriture avec lui », raconte-t-elle. Mathilde est finalement redescendue avec un groupe d’alpinistes qu’elle ne connaissait pas, croisé à ce moment-là. « Cet épisode a été comme un électrochoc d’une relation que je ne voulais pas voir dysfonctionnelle, je l’ai quitté du jour au lendemain. » Le témoignage de Sophie : L’évènement remonte à plus de dix ans, dans les Pyrénées. Son conjoint l’a laissée seule avec leur fils de 9 ans en pleine montagne sans eau, ni carte, en pleine montée. « Le matin, il m’avait annoncé une randonnée de quatre ou cinq heures, mais à midi, il m’a dit qu’il fallait encore marcher quatre ou cinq heures. Comme ce n’était pas ce que nous avions convenu, une dispute a éclaté et il est parti », raconte Sophie, qui n’est pas une grande sportive et n’a pas une grande connaissance de la montagne, contrairement à son mari. « J’ai eu très peur, j’ai fini par appeler les secours pour me géolocaliser. Ils ne pouvaient pas nous orienter et ont proposé de venir nous chercher, mais j’ai refusé, nous n’étions pas blessés mais en détresse émotionnelle. » Avec son fils, elle finit par retrouver son chemin et les deux arrivent exténués après dix heures de marche. « Mon conjoint était là, à nous attendre sans voir où était le problème. » Article entier : https://reporterre.net/Il-a-trace-seul-son-chemin-les-abandons-en-montagne-une-forme-de-violence-conjugale
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Les réformes de Muhammad En comparant les usages musulmans modernes avec les usages européens actuels, on a à la lecture du Coran, que le Coran a privé les femmes de droits... Or, la réalité est toute autre. Maxime Rodinson, après avoir précisé que la théorie du passage du système matriarcal au système patriarcal à l'époque de Muhammad, et avoir précisé qu'il est plutôt de l'avis de J. Henniger selon lequel cette thèse est douteuse, écrit : « W. M. Watt pense, après Robinson Smith, qu'il y a eu extension à la parenté paternelle de principes applicables à la parenté maternelle (matriarcat). Mais il existe aussi des stipulations qu'il interprète comme des concessions aux groupes matrilinéaires. En tout cas il est sûr que la réglementation coranique vise à déraciner les coutumes qui ne traitaient pas les individus, les femmes en particulier, comme des sujets indépendants ». Brève rappel de l'histoire de la compilation du Coran Le Coran n'était pas rassemblé à la mort de Muhammad. Il ne le sera que du temps d'Uthman ibn Affan, comme le vérifient les manuscrits coraniques de Sana'a. Le plus ancien ouvrage d'exégèse encore existant étant celui de Tabari (839-923), qui est donc postérieur au Prophète de deux siècles... Par conséquent, la langue et la compréhension du Coran à partir de cette première exégèse est différente de celle du vivant de Muhammad. Le verset sensé permettre de frapper son épouse ٱلرِّجَالُ قَوَّٰمُونَ عَلَى ٱلنِّسَآءِ بِمَا فَضَّلَ ٱللَّهُ بَعْضَهُمْ عَلَىٰ بَعْضٍۢ وَبِمَآ أَنفَقُوا۟ مِنْ أَمْوَٰلِهِمْ ۚ فَٱلصَّٰلِحَٰتُ قَٰنِتَٰتٌ حَٰفِظَٰتٌۭ لِّلْغَيْبِ بِمَا حَفِظَ ٱللَّهُ ۚ وَٱلَّٰتِى تَخَافُونَ نُشُوزَهُنَّ فَعِظُوهُنَّ وَٱهْجُرُوهُنَّ فِى ٱلْمَضَاجِعِ وَٱضْرِبُوهُنَّ ۖ فَإِنْ أَطَعْنَكُمْ فَلَا تَبْغُوا۟ عَلَيْهِنَّ سَبِيلًا ۗ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلِيًّۭا كَبِيرًۭا Le mot traditionnellement rendu par frapper وَٱضْرِبُوهُنَّ est qui est en fait polysémique de l'avis unanime des linguistes. Le mot est utilisé dans le Coran dans plusieurs sens totalement différents en effet. Les hadiths authentiques Ce passage du Coran n'est commenté que dans un seul hadith, dont voici le texte. بيوتكم إلا بإذنكم ولا يأتين بفاحشة، فإن فعلن فإن الله قد أذن لكم أن تعضلوهن وتهجروهن في المضاجع وتضربوهن ضرباً غير مبرح، فإن انتهين وأطعنكم فعليكم رزقهن وكسوتهن بالمعروف، واستوصوا بالنساء خيراً، فإنهن عندكم عوان لا يملكن لأنفسهن شيئاً، وإنكم إنما أخذتموهن بأمانة الله واستحللتم فروجهن بكلمة الله فاتقوا الله في النساء واستوصوا بهن خيراً – ألا هل بلغت....اللهم فاشهد. Ici, il y a un parallèle très net avec le passage du Coran, 4:34 supra. Les termes utilisés sont ici وتضربوهن ضرباً غير مبرح et est également interprété dans le sens de frapper. Le sens exact du mot darb La traduction traditionnelle du passage du hadith chez Muslim est "frappez-les sans les blesser". Wadribûhunna darban ghayri mubarrah peut en réalité être compris tout autrement. Le terme darb est polysémique et connait divers usages dans le Coran. Dans le sens de "rabattre son châle contre son giron. "Trotter en sorte d'exposer ses formes". "Exposer des exemples clairs"... Le mot daraba signifiant selon le Mufradat d'Ispahâni, copuler. Les arabes disaient "daraba al-fahl an-nâqah" : "le chameau roux a copulé avec la chamelle". "darban ghayra mubarrah" signifiant donc de "copuler sans insistance". Soulignons que le mot daraba est une allusion à la copulation selon le sens de "se coller contre". Et le sens devient limpide : ne pas se serrer contre elles en insistant, en passant d'un côté à l'autre. Le sens général du passage du Coran, 4:34 D'après le hadith, le passage a un sens très précis, la sexualité au sein du couple. Les hommes doivent veiller sur leurs épouses et subvenir à leurs besoins, quant aux femmes, elles doivent préserver leur sexe et ne pas tromper leurs époux en leur absence. Si les époux craignent un délaissement (nuchûz) ils doivent les exhorter, séparer leurs lits un mois (Bukhari)... Les termes rendus par frapper légèrement apparaissent à ce moment. Ainsi, le sens originel du mot darabah dans l'esprit de Muhammad qui n'a jamais frappé aucune épouse et fait affranchire une esclave pour une gifle, fait divorcer Fatimah bint Qays que son mari avait battue apparait clair. Il était question donc de la sexualité au sein du couple, la femme devait préserver son sexe, et si elle délaissait son époux, celui-ci devait après l'avoir exhortée séparer son lit un mois complet en sorte de la priver elle aussi de sexualité... Le terme arrivé, il devait l'aborder pour copuler avec elle sans insister (darban ghara mubarrah). Si donc elle cédait, il ne devait pas chercher à la répudier. Voici le sens du passage d'après cette analyse "Les hommes veillent sur les femmes en vertu des faveurs physiques accordées par Allah et avec leurs biens. Les femmes vertueuses obéissent à Allah et protègent ce qui doit être préservé (leurs sexes) pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Quant à celles dont vous craignez le délaissement, exhortez-les, séparez leurs lits (un mois) et abordez-les. Si elles deviennent conciliantes, ne cherchez pas de voie contre elles (le divorce). Allah est Puissant et Sage."
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Le féminisme suscite les passions. Certains discours féministes font un mélange entre de nombreux phénomènes qui n'ont pas grand chose à voir : l'épisode d'un fou qui tue une dizaine de femmes, la violence conjugale, les différences de salaires, l'excision, la violence systématique faite aux femmes dans certains pays, etc. Cela crée une haine de hommes et un sentiment de culpabilité chez eux. Pour comprendre, je pense qu'il faut revenir au texte de la Genèse, qui a marqué les gens pendant des siècles. D'après le chapitre 3, toutes les souffrances du monde ont été causées par le péché originel, qui est la désobéissance à Dieu d'avoir voulu accéder à la connaissance. Or le féminisme, c'est un peu cela, à savoir que des femmes, accèdent à la connaissance malgré les normes sociales, et s'émancipent. C'est sans doute de là que vient l'accusation du féminisme d'être un crime contre l'humanité, puisque, si on croit à ce que dit la Genèse, c'est ce genre de "faute" qui entraine tout ce que peut subir l'humanité. Le féminisme nécessite donc une remise en cause de la religion monothéiste. Ce chapitre affirme aussi que c'est à l'homme qu'appartient de nommer les choses : Il est essentiel de noter que le premier reproche supposément fait par Dieu à l'homme est d'avoir écouté sa femme : En d'autres termes, puisque l'homme à écouté la femme et qu'il a voulu accéder à la connaissance librement, il sera puni en étant ignorant, et en trimant toute sa vie, et dans un mépris final retournera à la terre. Avec un tel conditionnement, les hommes peuvent avoir peur d'écouter leur femme et de donner du crédit à sa parole, étant alors menacé de perdre toute connaissance, de souffrir et de finir dans le mépris. Or les hommes sont censés être des durs, ils refusent donc de parler de cette peur et le dialogue est difficile. Certains féministes ne sortent pas de ce schéma, et se contentent de l'inverser, en accusant les hommes de tous les maux de l'humanité. C'est ainsi qu'on accusera un homme chrétien occidental du sort des femmes musulmanes dans des pays lointains, ou bien qu'on considèrera de la même façon les différences de salaires institutionnalisées ou les violences conjugales de certains. On confond ainsi l'homme individu, les normes sociales, les institutions, et l'on confond les responsabilités des hommes entre eux. Si un homme a fait quelque chose, d'emblée c'est tous les hommes qu'on accuse de complicité. C'est un raisonnement de l'unicité du Mal, symétrique à celui dans la Genèse où la femme est tenté par un serpent qui parle, assimilé à Satan. Souvenez-vous Harry Potter. Je pense donc pour un féminisme sensé, il est nécessaire de ne pas tout mélanger, et de constater les schémas religieux au lieu de les inverser. Partagez-vous cette analyse ? Pensez-vous que le féminisme est lié à la déchristianisation des esprits ? L'oppression patriarcale/matriarcale est-elle liée à l'oppression du symbolique (langage parlé et écrit) ?
