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Est-ce la fin de l'amour ?

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Invité Quasi-Modo

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Membre, Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis, 53ans Posté(e)
DroitDeRéponse Membre 90 867 messages
53ans‚ Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis,
Posté(e)
Le 01/03/2023 à 09:32, Kyoshiro02 a dit :

Ou car les générations actuelles ont vu que la mariage c'est de l'escroquerie et pour les anciennes générations, ce n'était pas réellement voulu.

En quoi c’est de l’escroquerie ?

30 ans que je suis en couple avec la même femme , hormis les questions  d’affect ça offre de nombreux avantages organisationnels et financiers . Les coopératives ont le vent en poupe pourquoi serait-ce une escroquerie au niveau individuel?

 

Modifié par DroitDeRéponse
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Membre, 8ans Posté(e)
bouddean Membre 11 897 messages
Maitre des forums‚ 8ans‚
Posté(e)
il y a 27 minutes, DroitDeRéponse a dit :

30 ans que je suis en couple avec la même femme

Je suggère que Macron lui décerne la légion d'honneur :p 

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Membre, Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis, 53ans Posté(e)
DroitDeRéponse Membre 90 867 messages
53ans‚ Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis,
Posté(e)
il y a 23 minutes, bouddean a dit :

Je suggère que Macron lui décerne la légion d'honneur :p 

Les médailles du travail sont plus rentables .

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 034 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
Le 06/03/2023 à 23:13, Crabe_fantome a dit :

NB: je sais que je suis gentil mais t'es pas tout seule sur Terre non plus, il y a les autres forumeurs qui aimeraient peut être suivre le sujet parce qu'il ne t'auras pas échappé que nous sommes sur un forum et non sur skype.

 

Par contre je veux bien des infos sur cette fameuse révolution sexuelle... c'est truc des années 68/70, la pilule, l'amour libre? Ou j'ai raté quelque chose? 

 

Ensuite, comme je le disais encore aujourd'hui: il y a les connectés et les non connectés. Les gens pressés et les gens qui ont tout leur temps... je ne crois pas qu'on puisse regretter de ne pas pouvoir les mettre en ménage; ainsi, si Madame est connectée et veux un prince charmant pour 18h en bas de chez elle, nous autre les hommes non pressés, devrions remercier le ciel de ne pas être cet homme qui devra se tenir à 18h en bas de chez elle. Ou vice versa: je peux aussi vouloir une Bélier ascendant Capricorne, rousse, avec un QI de 176, chaussant du 38.5 et spécialisée dans la nourriture coréenne... Et Madame qui aime prendre son temps, être soi même et surtout pas un objet de consommation sera bien plus heureuse à la terrasse d'un café qu'en bas de chez moi à 18h pour me faire un bibimbap pas trop épicé quand même. 

0407-bibimbap-at-home-lede.jpg

La révolution sexuelle n’est pas encore advenue. 
Il y a eu une révolution contraceptive dans les années 60-70 : bien que nécessaire, elle ne constitue en rien un point de rupture avec ce qui se faisait déjà de façon séculaire (sexe catho et décisions unilatérales imposées aux femmes). Elle a libéré les Français quant à leur rapport à la procréation mais certainement pas quant à leur rapport au sexe. Il était interdit d’interdire, il fallait jouir sans entrave, si bien que des militants faisaient ouvertement l’apologie de la pedocriminalité… cette révolution a vu se cristalliser toutes formes d’abus.
Si tu veux de la lecture à ce propos, je te conseille Maïa Mazaurette et différents articles de presse à recouper du Monde, Radiofrance pour tout ce qui a trait à l’éloge de la pédocriminalité. 

Pour ce qui nous occupe -le sujet- il semblerait que des personnes qui travaillent de nuit ou qui voyagent énormément dans le cadre professionnel, pour exemples, ont une vie amoureuse et sexuelle tout à fait épanouissante. Le comble, c’est que ces personnes ne sont pas passées par des sites et applications de mercantilisme de l’être humain. Ce mercantilisme est pleinement assumé sur le site Adopteunmec.com, où il peut y avoir des « promos sur les barbus », « -50% sur les chauves » et j’en passe et des meilleures… Mais, il ne faut pas se leurrer, une application comme Tinder, où les profils sont balayés du doigt, comme on feuillète le catalogue de la Redoute, en dit également long. 

Ce qui est paradoxal, c’est que les personnes qui ont recours à ces applications et sites, acceptent peu d’être réifiées par autrui, comparés entre eux, laissés de côté pour un autre (objet) qui présentera plus de qualité aux yeux des autres (consommateurs), voire adjoints à d’autres (objets). Elles s’en plaignent tout en fréquentant (voire en fréquentant assidument) ces applications et sites. Il y a un souci. Tout rappelle pourtant à chaque instant qu’ils sont considérés comme tels. Elles-mêmes font leurs courses, en l’objectif de consommer d’autres personnes. 

Ce que relève, Eva Illouz de mémoire, c’est que leur fréquentation abîme les êtres humains. Ils ne sont pas faits pour côtoyer autant de monde aussi rapidement, et se prendre autant de râteaux en un laps de temps si court. C’est très mauvais pour l’estime de soi. C’est aussi très mauvais pour l’amour plus en général, puisque cela crée artificiellement nombreuses et nombreux désenchantés. 

Si tu veux continuer d’être prévenant pour les petits vieux qui fréquentent ce forum (c’est à dire l’immense majorité maintenant de ses membres), tu pourrais au moins écrire explicitement que l’image que tu as fournie correspond à un bibimbap (non ce n’était pas une faute de frappe). 

Le 06/03/2023 à 23:20, Virtuose_en_carnage a dit :

Car il s'avère que cette féministe est l'une de celle qui a traité le sujet. Par contre je trouve le bouquin assez nul car focalisé sur les pauvres nanas sans jamais parler des pauvres hommes dans ce système. Et si tu ne comprends pas qu'on puisse trouver une idéologie stupide et malgré tout réussir à être d'accord avec les faits ou les propos de certains idéologues, c'est qu'on est soit même un idéologue. Comme disait Rand, auteur dont j'abhorre l'idéologie : "Contradictions do not exist. Whenever you think that you are facing a contradiction, check your premises. You will find that one of them is wrong.".

Nombreux sociologues travaillent sur l’amour en général, l’amour à l’heur du numérique… des mémoires sont trouvables en open access ou via n’importe quelle BU. C’est dommage de se faire du mal comme cela, tu as d’autres alternatives, vraiment.
Lorsque je cite des idéologues tel que Zemmour, Soral ou Proudhon, pour exemples, c’est davantage pour mettre en exergue leur travers que pour louer leur expertise en quelconque domaine… autant se machiner avec une râpe à fromage sinon. 

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Mórrígan a dit :

La révolution sexuelle n’est pas encore advenue. 
Il y a eu une révolution contraceptive dans les années 60-70 : bien que nécessaire, elle ne constitue en rien un point de rupture avec ce qui se faisait déjà de façon séculaire (sexe catho et décisions unilatérales imposées aux femmes). Elle a libéré les Français quant à leur rapport à la procréation mais certainement pas quant à leur rapport au sexe. Il était interdit d’interdire, il fallait jouir sans entrave, si bien que des militants faisaient ouvertement l’apologie de la pedocriminalité… cette révolution a vu se cristalliser toutes formes d’abus.
Si tu veux de la lecture à ce propos, je te conseille Maïa Mazaurette et différents articles de presse à recouper du Monde, Radiofrance pour tout ce qui a trait à l’éloge de la pédocriminalité. 

Pour ce qui nous occupe -le sujet- il semblerait que des personnes qui travaillent de nuit ou qui voyagent énormément dans le cadre professionnel, pour exemples, ont une vie amoureuse et sexuelle tout à fait épanouissante. Le comble, c’est que ces personnes ne sont pas passées par des sites et applications de mercantilisme de l’être humain. Ce mercantilisme est pleinement assumé sur le site Adopteunmec.com, où il peut y avoir des « promos sur les barbus », « -50% sur les chauves » et j’en passe et des meilleures… Mais, il ne faut pas se leurrer, une application comme Tinder, où les profils sont balayés du doigt, comme on feuillète le catalogue de la Redoute, en dit également long. 

Ce qui est paradoxal, c’est que les personnes qui ont recours à ces applications et sites, acceptent peu d’être réifiées par autrui, comparés entre eux, laissés de côté pour un autre (objet) qui présentera plus de qualité aux yeux des autres (consommateurs), voire adjoints à d’autres (objets). Elles s’en plaignent tout en fréquentant (voire en fréquentant assidument) ces applications et sites. Il y a un souci. Tout rappelle pourtant à chaque instant qu’ils sont considérés comme tels. Elles-mêmes font leurs courses, en l’objectif de consommer d’autres personnes. 

Ce que relève, Eva Illouz de mémoire, c’est que leur fréquentation abîme les êtres humains. Ils ne sont pas faits pour côtoyer autant de monde aussi rapidement, et se prendre autant de râteaux en un laps de temps si court. C’est très mauvais pour l’estime de soi. C’est aussi très mauvais pour l’amour plus en général, puisque cela crée artificiellement nombreuses et nombreux désenchantés. 

Si tu veux continuer d’être prévenant pour les petits vieux qui fréquentent ce forum (c’est à dire l’immense majorité maintenant de ses membres), tu pourrais au moins écrire explicitement que l’image que tu as fournie correspond à un bibimbap (non ce n’était pas une faute de frappe). 

 

C'est toujours compliqué de parler d'une révolution qui n'est toujours pas arrivée... Tu me diras que les juifs attendent toujours le messie. Mais il est aussi possible qu'il n'y ait pas de révolution tout court. Après tout, la reproduction sexuée ne date pas d'hier...

 

Francesco Alberoni dans Le choc amoureux écrivait Tomber amoureux "c'est l'état naissant d'un mouvement collectif à deux". Il semble estimer que l'amour en soi une révolution et qu'une sexualité extraordinaire en découle (avant d'en arriver inéluctablement à une sexualité ordinaire). Pour lui tomber amoureux c'est le même phénomène qu'une révolution sociale, mais à deux. En somme la révolution sexuelle arrive à chaque fois, puis elle disparait, et donc à deux. Peu de chance que toi, moi, eux, les autres et encore les autres dans le monde on en arrive à partager ou vivre une révolution sexuelle tous ensemble, partout dans le monde. Notre sexualité est très essentiellement vécu à deux, plus de temps en temps pour le fun mais là encore on est dans l'extraordinaire et (selon l'auteur) hors amour.

 

Reste ce constat amer que nous partageons: Non seulement les gens moins plaisants (qui n'ont pas tellement les moyens d'être des objets) vont quand même essayer de devenir ces objets, mais en prime ces objets resteront dans la vitrine comme ce chien trop vieux pour émouvoir qui que ce soit. Une double peine: je m'humilie à devenir une chose, et mon humiliation se solde par cette seconde humiliation que personne ne veut de moi. Il reste à miser sur la pitié... Je t'aime tu sais... tu me fais pitié tu sais... 

 

C'est aussi pour que je me pose la question quand tu parles de vie amoureuse et sexuelle épanouie pour des gens qui finiront par divorcer au moment de leur retraite. Des gens avec qui on s'entend ultra bien tant qu'on se croise quelques minutes dans la journée ou quelques jours avant qu'il ou elle retourne en mission à Djibouti. Des gens qui sont indépendants et assez en manque de sexe durant un lapse de temps pour se sauter dessus lorsqu'ils ont un moment. Je ne parlerais pas du tout d'épanouissement, du moins peut être pour toi et c'est tout ce que je te souhaite, mais je ne crois pas que vivre dans la soif et la solitude pour mieux apprécier un verre d'eau et de la compagnie soit épanouissant. Ce serait comme s'enfoncer des aiguilles sous les ongles du lundi au samedi, et le dimanche estimer qu'on est épanoui parce que c'est le jour de la manucure et qu'on met de la crème cette fois. 

 

Je crois que les gens qui acceptent d'être quelqu'un d'autre ou une chose du moment qu'ils ont une chance de se sentir accepter le fond aussi dans la vraie vie. Est ce que ton collègue toujours gentil avec toi est vraiment gentil ou est ce qu'il a une profonde peur d'être rejeté? La peur est capable de nous transformer, et le logo d'adopte un mec nous permet d'illustrer ce phénomène: Je veux bien être une marchandise si une femme m'emmène avec elle. Et à l'inverse, ceux qui ont confiance en eux profite de ce mensonge sur la chanson de Mika "je peux être tout ce que tu veux" (objet) compatible à 100% avec "je veux que tu sois tout ce que je veux" (consommateur) comme tu dis. 

 

Et enfin pour faire plaisir à nos Mathusalem, oui l'image était un bibimbap coréen... vu que je me renseignais sur cette destination après avoir lu que les voyages faisaient de bons et de solides couples et que c'était ultra bon pour ma sexualité... 

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  • 3 semaines après...
Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 034 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
Le 10/03/2023 à 23:59, Crabe_fantome a dit :

 

C'est toujours compliqué de parler d'une révolution qui n'est toujours pas arrivée... Tu me diras que les juifs attendent toujours le messie. Mais il est aussi possible qu'il n'y ait pas de révolution tout court. Après tout, la reproduction sexuée ne date pas d'hier...

 

Francesco Alberoni dans Le choc amoureux écrivait Tomber amoureux "c'est l'état naissant d'un mouvement collectif à deux". Il semble estimer que l'amour en soi une révolution et qu'une sexualité extraordinaire en découle (avant d'en arriver inéluctablement à une sexualité ordinaire). Pour lui tomber amoureux c'est le même phénomène qu'une révolution sociale, mais à deux. En somme la révolution sexuelle arrive à chaque fois, puis elle disparait, et donc à deux. Peu de chance que toi, moi, eux, les autres et encore les autres dans le monde on en arrive à partager ou vivre une révolution sexuelle tous ensemble, partout dans le monde. Notre sexualité est très essentiellement vécu à deux, plus de temps en temps pour le fun mais là encore on est dans l'extraordinaire et (selon l'auteur) hors amour.

 

Reste ce constat amer que nous partageons: Non seulement les gens moins plaisants (qui n'ont pas tellement les moyens d'être des objets) vont quand même essayer de devenir ces objets, mais en prime ces objets resteront dans la vitrine comme ce chien trop vieux pour émouvoir qui que ce soit. Une double peine: je m'humilie à devenir une chose, et mon humiliation se solde par cette seconde humiliation que personne ne veut de moi. Il reste à miser sur la pitié... Je t'aime tu sais... tu me fais pitié tu sais... 

 

C'est aussi pour que je me pose la question quand tu parles de vie amoureuse et sexuelle épanouie pour des gens qui finiront par divorcer au moment de leur retraite. Des gens avec qui on s'entend ultra bien tant qu'on se croise quelques minutes dans la journée ou quelques jours avant qu'il ou elle retourne en mission à Djibouti. Des gens qui sont indépendants et assez en manque de sexe durant un lapse de temps pour se sauter dessus lorsqu'ils ont un moment. Je ne parlerais pas du tout d'épanouissement, du moins peut être pour toi et c'est tout ce que je te souhaite, mais je ne crois pas que vivre dans la soif et la solitude pour mieux apprécier un verre d'eau et de la compagnie soit épanouissant. Ce serait comme s'enfoncer des aiguilles sous les ongles du lundi au samedi, et le dimanche estimer qu'on est épanoui parce que c'est le jour de la manucure et qu'on met de la crème cette fois. 

 

Je crois que les gens qui acceptent d'être quelqu'un d'autre ou une chose du moment qu'ils ont une chance de se sentir accepter le fond aussi dans la vraie vie. Est ce que ton collègue toujours gentil avec toi est vraiment gentil ou est ce qu'il a une profonde peur d'être rejeté? La peur est capable de nous transformer, et le logo d'adopte un mec nous permet d'illustrer ce phénomène: Je veux bien être une marchandise si une femme m'emmène avec elle. Et à l'inverse, ceux qui ont confiance en eux profite de ce mensonge sur la chanson de Mika "je peux être tout ce que tu veux" (objet) compatible à 100% avec "je veux que tu sois tout ce que je veux" (consommateur) comme tu dis. 

 

Et enfin pour faire plaisir à nos Mathusalem, oui l'image était un bibimbap coréen... vu que je me renseignais sur cette destination après avoir lu que les voyages faisaient de bons et de solides couples et que c'était ultra bon pour ma sexualité... 

Cela me rappelle un podcast des « Couilles sur la table » où l’intervenante invitait à sortir des sentiers battus -à savoir la reproduction- en ce qui concerne le sexe.  C’est sans aucun doute un des meilleurs moyens de contraception pour ne pas écrire le meilleur.

Ce qu’écrit Alberoni à propos d’une révolution sexuelle sans cesse renouvelée est intéressant. Néanmoins, partager une étagère dans son dressing est déjà une révolution pour certaines personnes, pour ne pas dire un cataclysme. C’est peut-être question d’un individualisme chamboulé, momentanément, d’égoïsme au final. C’est la même dès lors qu’il s’agit de « jouir sans entrave » pour reprendre un fameux slogan soixantuitard ou de choisir sur catalogue : et l’autre dans tout cela ? 

À écouter et lire les laissé(e)s pour compte des sites de rencontres, il s’agirait davantage de femmes vénales pour les hommes et d’hommes superficiels pour les femmes. Peut-être s’agit-il seulement de savoir se mettre suffisamment en valeur textuellement, se vendre ? Certain(e)s baratinent, et finalement sur certains sites où le but assumé est de fast-fucker, ça fait la blague. 

Il me semble que nous n’avons pas tous les mêmes caractères, attentes, besoins… Certaines personnes centrent toute leur vie autour de leur partenaire (à l’extrême le terme addiction est employé) et évidemment si ce dernier/cette dernière fréquente une personne qui place sa vie professionnelle au premier plan (idem pour l’addiction), cela ne va pas faire bon ménage. Il s’agit de trouver quelqu’un qui a la même vision de l’amour, plus généralement de la vie. Pour cela il faut en principe discuter. Ce n’est pas une mince affaire (de discuter apparemment) et on peut se tromper plusieurs fois. Lorsque tu te trompes tous les jours, c’est peut-être autre chose que l’amour qui t’animes. 

 

Certain(e)s l’assument très bien, peut-être un peu chatouilleux/chatouilleuses sur certains termes. Mais pour toute addiction, un travail sur soi-même s’impose. 

Nota la Thaïlande, sinon. Certains se vantent d’y trouver des femmes suffisamment soumises. Cela interroge sur leurs rapports homme-femme ceci dit. 

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, Mórrígan a dit :

Néanmoins, partager une étagère dans son dressing est déjà une révolution pour certaines personnes, pour ne pas dire un cataclysme. C’est peut-être question d’un individualisme chamboulé, momentanément, d’égoïsme au final. C’est la même dès lors qu’il s’agit de « jouir sans entrave » pour reprendre un fameux slogan soixantuitard ou de choisir sur catalogue : et l’autre dans tout cela ? 

Je crois justement que l'expérimentation de l'amour participe à expérimenter l'altruisme. Avant en coupant un gâteau en deux je me gardais la plus belle part, mais avec l'amour je suis heureux de donner la plus belle part à l'autre. C'est peut être un pré conditionnement à la procréation où les parents oublient parfois leur propre vie pour se mettre au service de l'enfant. 

Ainsi, si partager une étagère est vécu comme une révolution ou un viol, c'est que vivre ensemble n'était pas une bonne idée. 

Il y a 6 heures, Mórrígan a dit :

À écouter et lire les laissé(e)s pour compte des sites de rencontres, il s’agirait davantage de femmes vénales pour les hommes et d’hommes superficiels pour les femmes. Peut-être s’agit-il seulement de savoir se mettre suffisamment en valeur textuellement, se vendre ? Certain(e)s baratinent, et finalement sur certains sites où le but assumé est de fast-fucker, ça fait la blague. 

Un article intéressant sur le Figaro qui répondait au dernier livre de Ovidie (ex star du X avec un intéressant bagage intellectuel, et ce n'est pas ironique) dans laquelle elle expliquait pourquoi elle renonçait aux hommes... égoïsme, violence tout y passe. Et l'auteur de l'article lui signifie qu'elle invisibilise tous les laissé(e)s pour compte des sites de rencontres. Cet article m'a laissé entrevoir la possibilité de revenir sur mon célibat... enfin, d'ici une bonne année. Parce que j'ai fais la même erreur qu'Ovidie, j'ai invisibilisé une partie de la population pour ne garder que le négatif. Mais la perspective de me vendre me laisse surtout penser que ma clientèle sont des femmes qui cherchent de quoi acheter. Du coup j'ai plutôt intérêt à ne surtout pas me vendre, quitte à ne surtout pas me rendre sur des sites de rencontres. 

Il y a 6 heures, Mórrígan a dit :

Il s’agit de trouver quelqu’un qui a la même vision de l’amour, plus généralement de la vie. Pour cela il faut en principe discuter. Ce n’est pas une mince affaire (de discuter apparemment) et on peut se tromper plusieurs fois. Lorsque tu te trompes tous les jours, c’est peut-être autre chose que l’amour qui t’animes. 

Ce n'est pas suffisant... de très loin. Je crois même que l'alchimie l'emporte sur la même vision de la vie et que l'amour n'a même pas à se discuter. S'il se discute c'est qu'il n'est pas là... et s'il est là le silence brille dans nos yeux. 

Il y a 6 heures, Mórrígan a dit :

Nota la Thaïlande, sinon. Certains se vantent d’y trouver des femmes suffisamment soumises. Cela interroge sur leurs rapports homme-femme ceci dit. 

La Thaïlande est le paradis des hommes qui ne veulent pas vieillir... beaucoup d'expats se remettent en couple à 55 /60 ans avec une petite jeune, font un gamin, se retrouve vieux papa... la plupart sont brouillé avec la France, leurs ex, leur famille, leurs enfants... La Thaïlande n'a pas le même rapport au sexe que nous, il n'y a pas 2000 ans de christianisme à nous dire que le sexe est mal. C'est un sexe facile pour les chasseurs, grands gagnants du tourisme olé olé, et une nouvelle prison pour les invisibles qui se font mettre le grapin dessus... Les femmes thaïlandaises ne se laissent pas avoir non plus et bon nombre de touristes ont vraiment l'impression qu'enfin quelqu'un les aime pour de bon. Tant qu'ils alignent le pognon... les grands perdants des sites de rencontres deviennent les grands perdant en Thaïlande aussi... Dès l'instant où tu es prêt à tout pour briser ta solitude, tu es une proie facile. 

 

Même dans "Womaniser" . L'auteur passe beaucoup trop de temps à parler à ce joli coeur, à ce beau parleur... trop d'énergie à lui dire "tu ne m'auras pas, je ne suis pas comme les autres"... et pourtant on a l'impression qu'elle a quand même envie d'y aller. Parce qu'il est vraiment très beau, très sexy, envoutant, parce qu'on a le gout du risque ou l'impression d'être assez forte pour lui donner envie de rester... 

J'ai un ami qui est comme ça, qui dégage une vraie animalité, qui se fait insulter par ses ex, et elles y retournent toutes... Les chasseurs sont les grands gagnants. Ils savent se vendre... auprès de celles qui ont envie d'acheter... 

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Membre, 33ans Posté(e)
sache112358 Membre 164 messages
Forumeur forcené ‚ 33ans‚
Posté(e)
Le 01/03/2023 à 06:46, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

Et si notre époque était celle de la fin de l'amour ?

J'ai vu une interview récente dans laquelle une féministe affirmait qu'un homme ne pouvait rien obtenir d'une femme qu'il ne pourrait obtenir d'un cuisinier, une femme de ménage et une prostituée. Que les hommes ne s'intéressaient aux femmes laides que parce qu'ils les imaginent plus loyales.

Quelle conception atroce.

Où est l'amour dans tout cela ?

Je pense qu'il y a un problème structurel et que c'est l'amour lui-même qui est désormais menacé par la déconstruction. 50% des mariages terminent en divorce, et la plupart des couples ne se marient plus, car il y a absence de volonté réciproque d'engagement.

Les infidélités sont plus courantes car il y a des facilités à tromper son partenaire à l'ère du numérique. La déconstruction menace la famille et de nombreuses féministes pensent que l'amour aliène les femmes, le nombre de célibataires augmente, et les gens voient plus leur partenaire comme une potentielle source de problèmes (prises de tête, disputes, etc.) que comme une source d'épanouissement.

Je pense que de manière général, au fil des générations, l'Homme devient simplement de plus en plus con...

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 11 minutes, sache112358 a dit :

Je pense que de manière général, au fil des générations, l'Homme devient simplement de plus en plus con...

Mais le fait qu'il en ait conscience le rend, paradoxalement, moins con que les générations précédentes... 

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Membre, 33ans Posté(e)
sache112358 Membre 164 messages
Forumeur forcené ‚ 33ans‚
Posté(e)

Pas sûr qu'il en soit conscient, du moins en ce qui concerne la majorité. On a tendance à se croire plus évolué que les générations précédentes tout en étant plus déglingué qu'eux...

On nous a fait croire que de s'amputer de l'amour avec un grand A au profit de biens économiques été un progrès.

Et plus l'Homme a substitué ce qui faisait de lui un Homme au matériel et plus notre société s'est dite "progressive". Arrivera le jour où le matérialisme atteindra son paroxysme : ce jour où l'on transferera notre conscience dans une machine. Et ce sera un "progrès" pour l'humanité.

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 034 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
Il y a 5 heures, Crabe_fantome a dit :

Je crois justement que l'expérimentation de l'amour participe à expérimenter l'altruisme. Avant en coupant un gâteau en deux je me gardais la plus belle part, mais avec l'amour je suis heureux de donner la plus belle part à l'autre. C'est peut être un pré conditionnement à la procréation où les parents oublient parfois leur propre vie pour se mettre au service de l'enfant. 

Ainsi, si partager une étagère est vécu comme une révolution ou un viol, c'est que vivre ensemble n'était pas une bonne idée. 

Un article intéressant sur le Figaro qui répondait au dernier livre de Ovidie (ex star du X avec un intéressant bagage intellectuel, et ce n'est pas ironique) dans laquelle elle expliquait pourquoi elle renonçait aux hommes... égoïsme, violence tout y passe. Et l'auteur de l'article lui signifie qu'elle invisibilise tous les laissé(e)s pour compte des sites de rencontres. Cet article m'a laissé entrevoir la possibilité de revenir sur mon célibat... enfin, d'ici une bonne année. Parce que j'ai fais la même erreur qu'Ovidie, j'ai invisibilisé une partie de la population pour ne garder que le négatif. Mais la perspective de me vendre me laisse surtout penser que ma clientèle sont des femmes qui cherchent de quoi acheter. Du coup j'ai plutôt intérêt à ne surtout pas me vendre, quitte à ne surtout pas me rendre sur des sites de rencontres. 

Ce n'est pas suffisant... de très loin. Je crois même que l'alchimie l'emporte sur la même vision de la vie et que l'amour n'a même pas à se discuter. S'il se discute c'est qu'il n'est pas là... et s'il est là le silence brille dans nos yeux. 

La Thaïlande est le paradis des hommes qui ne veulent pas vieillir... beaucoup d'expats se remettent en couple à 55 /60 ans avec une petite jeune, font un gamin, se retrouve vieux papa... la plupart sont brouillé avec la France, leurs ex, leur famille, leurs enfants... La Thaïlande n'a pas le même rapport au sexe que nous, il n'y a pas 2000 ans de christianisme à nous dire que le sexe est mal. C'est un sexe facile pour les chasseurs, grands gagnants du tourisme olé olé, et une nouvelle prison pour les invisibles qui se font mettre le grapin dessus... Les femmes thaïlandaises ne se laissent pas avoir non plus et bon nombre de touristes ont vraiment l'impression qu'enfin quelqu'un les aime pour de bon. Tant qu'ils alignent le pognon... les grands perdants des sites de rencontres deviennent les grands perdant en Thaïlande aussi... Dès l'instant où tu es prêt à tout pour briser ta solitude, tu es une proie facile. 

 

Même dans "Womaniser" . L'auteur passe beaucoup trop de temps à parler à ce joli coeur, à ce beau parleur... trop d'énergie à lui dire "tu ne m'auras pas, je ne suis pas comme les autres"... et pourtant on a l'impression qu'elle a quand même envie d'y aller. Parce qu'il est vraiment très beau, très sexy, envoutant, parce qu'on a le gout du risque ou l'impression d'être assez forte pour lui donner envie de rester... 

J'ai un ami qui est comme ça, qui dégage une vraie animalité, qui se fait insulter par ses ex, et elles y retournent toutes... Les chasseurs sont les grands gagnants. Ils savent se vendre... auprès de celles qui ont envie d'acheter... 

Avec les enfants, mais cela peut fonctionner aussi avec le mariage, il y a une notion de devoir. En qualité de parents, il y a un devoir de subvenir aux besoins alimentaires (mais non seulement) de l’enfant. Vivre ensemble, partager avec l’autre, est toujours une révolution en soi… Or, il n’y a pas que des mauvaises révolutions. À l’instar de la révolution sexuelle, si elle advient un jour, évidemment. 

Ovidie peut être une auteure intéressante même si je ne partage pas tous ses points de vue (l’intellectualisation de la sodomie, c’est un tantinet trop perché pour moi). Elle arrête de tourner avec les hommes ou bien elle arrête les hommes tout court ? Des femmes renoncent à une vie amoureuse et sexuelle ou plus précisément à une vie amoureuse et sexuelle hétérosexuelle parce qu’elles ont subi de la violence d’un homme, de plusieurs hommes. Cela me semble déplacé personnellement d’essayer de lui « ouvrir les yeux » sur tous les laissés pour compte qui pourraient aussi compter une proportion de Barbe bleue. C’est une forme de moraline faite à l’endroit d’une victime de violence, même si cela part d’un bon sentiment. 

Dans le cas des hommes qui achètent des femmes Thaïlandaises, tout comme les prostitueurs qui achètent le non désir de femmes, je ne les envisage pas comme des perdants plutôt comme des esclavagistes exerçant donc une domination sur autrui. 
C’est vrai que les Thaïlandais ont un autre rapport au sexe, et même au genre. Pour exemple, les ladyboys ne semblent pas aussi mal vues qu’en Occident, peut-être parce que les opérations sont souvent financées par de riches occidentaux. Le sexe est vu comme moyen décomplexé de faire de l’argent. Les pays riches oscillent paradoxalement entre pudibonderie et capitalisme du corps humain

Je ne suis pas une spécialiste (et ne veux surtout pas devenir exégète), il me semble cependant que la diabolisation du sexe a commencé avec l’Ancien Testament, donc avant le christianisme… et que les femmes en pleine pour leur grade. 

Le sexe n’est pas un mal en soi mais lorsqu’il n’y a que cela, il y a une mécanique, lassante. Alors qu’une bonne discussion jusqu’au bout de la nuit, on ne s’en lasse jamais ! 

L’amour n’arrive pas brusquement comme il ne s’efface pas d’un revers de la main (même en cas de grosse déception). Dans les deux cas cela prend du temps. L’amour se construit et se meurt lentement (et aussi après la rupture). Avec le dialogue -je ne te parle pas de baratin- tu apprends à connaître l’autre, tu commences à nouer connaissance, peut-être à entrevoir un champ de possibles ou d’impossibles. Aux prémisses, tu peux aussi dénouer plus rapidement et sans (te) faire trop de mal. Après tu peux bien sûr être mutique avec des paillettes pleins les yeux et/ou opter pour la philosophie du copulo ergo sum…Il y a une pluralité chez l’être humain qui est tout à fait fascinante, le tout est de trouver la bonne combinaison parce que sinon il y en aura un(e) qui va rester sur le carreau amoureux et/ou sexuel, voire les deux.

Tu as un ami prédateur-bellâtre. Je connais quelques hommes prédateurs que j’évite scrupuleusement comme les maladies vénériennes. J’ai pleins d’amies qui vivent très mal d’être tombées une fois, deux fois, dix fois sur ces dits prédateurs, alors qu’elles pensent sincèrement à chaque fois que c’est « le bon ». Je ne compte pas les heures passées au téléphone à leur remonter le moral… samedi dernier encore alors que j’avais prévu une soirée en tête à tête avec Carl Schmitt. Elles souffrent, vraiment. C’est sans doute pour cela que les crevards ne me font pas rire, parce que j’ai connaissance de la détresse qu’ils engendrent par pur égoïsme. 

Pour celles qui y vont en toute connaissance de cause (pas nécessairement par goût du risque), peut-on vraiment sauver quelqu’un qui n’a pas envie d’être sauvé ? 
La vie est faite de pleins d’achoppement tragiques… et c’est très agaçant de ne pouvoir tout contrôler. Mais les gens font des choix. 
Est-ce la fin de l’amour pour autant ? Ou parce qu’une femme -de je ne sais quelle mouvance féministe- fait passer « les » hommes pour des rustauds à cause de certains comportements  ? Qu’une autre a dit qu’ils puent des pieds ou qu’ils ont des pieds de hobbit ?
Je ne le crois pas.
Qu’on le veuille ou non l’amour est un sentiment séculaire qui anime toute l’espèce humaine pour le pire ou pour le meilleur et qui va certainement continuer longtemps de le faire. 

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 55 minutes, Mórrígan a dit :

Dans le cas des hommes qui achètent des femmes Thaïlandaises, tout comme les prostitueurs qui achètent le non désir de femmes, je ne les envisage pas comme des perdants plutôt comme des esclavagistes exerçant donc une domination sur autrui. 
C’est vrai que les Thaïlandais ont un autre rapport au sexe, et même au genre. Pour exemple, les ladyboys ne semblent pas aussi mal vues qu’en Occident, peut-être parce que les opérations sont souvent financées par de riches occidentaux. Le sexe est vu comme moyen décomplexé de faire de l’argent. Les pays riches oscillent paradoxalement entre pudibonderie et capitalisme du corps humain

C'est une des questions que j'ai posé à un expat, à savoir ce qui était le moins cher entre la prostitution et l'entretien d'une officielle. Je crois que ma question l'a choqué, et tant mieux, c'était le but. Mais n'oublie pas que s'il y a des hommes qui achètent des femmes en Thaïlande, il y a bien des femmes qui savent retourner la tête des hommes et claquer leur pognon, parfois avant de les foutre dehors de chez eux. Il y avait ce couple où lui avait envie de vivre avec elle, ça tombe bien elle a un terrain à bâtir et lui a l'argent pour construire la maison. Et puis au moment de la séparation, bah, au revoir... bon retour chez toi. Ce n'est pas rare. Il y a encore ce gars qui lui envoie régulièrement de l'argent parce qu'il y a ceci ou cela... un peu comme ces travailleurs immigrés qui envoie de l'argent à leur famille. Sweet dreams are made of this... 

Les pays riches n'ont pas le même paradoxe... les USA ou l'Inde (pays moins riche par habitant) ont ce paradoxe de la pudibonderie et du capitalisme du corps humain... La Suisse (pays pété de thune) n'a pas ce paradoxe puisque le capitalisme du corps humain est encadré et légal.

il y a une heure, Mórrígan a dit :

Je ne suis pas une spécialiste (et ne veux surtout pas devenir exégète), il me semble cependant que la diabolisation du sexe a commencé avec l’Ancien Testament, donc avant le christianisme… et que les femmes en pleine pour leur grade. 

Onan te remercie de penser à lui, reste que l'ancien testament n'a pas eu le succès mondial du nouveau, il est resté beaucoup plus confidentiel et sans grande influence, d'autant que jésus a fait disparaitre pas mal de truc de l'ancien testament. Donc oui il était là avant, mais c'est jésus christ superstar qui s'est répandu sur toute la surface du globe à ultra grande échelle... 

il y a une heure, Mórrígan a dit :

L’amour n’arrive pas brusquement comme il ne s’efface pas d’un revers de la main (même en cas de grosse déception). Dans les deux cas cela prend du temps. L’amour se construit et se meurt lentement (et aussi après la rupture). Avec le dialogue -je ne te parle pas de baratin- tu apprends à connaître l’autre, tu commences à nouer connaissance, peut-être à entrevoir un champ de possibles ou d’impossibles. Aux prémisses, tu peux aussi dénouer plus rapidement et sans (te) faire trop de mal. Après tu peux bien sûr être mutique avec des paillettes pleins les yeux et/ou opter pour la philosophie du copulo ergo sum…Il y a une pluralité chez l’être humain qui est tout à fait fascinante, le tout est de trouver la bonne combinaison parce que sinon il y en aura un(e) qui va rester sur le carreau amoureux et/ou sexuel, voire les deux.

C'est difficile à définir et de lui donner des règles... D'aucun dira qu'il tombe amoureux au premier regard et on lui répondra que c'est du désir et pas de l'amour, mais il dira que si et qu'on est pas dans sa tête etc. 

Balzac s'appuie sur Schopenhauer (ou peut être l'inverse) en disant qu'en amour est toujours deux: un qui s'ennuie et un qui est malheureux. Est il possible que ce dialogue nous amène à être de meilleurs colocataires et mette l'amour en sourdine? Pour ma part l'amour montait en l'écoutant, il n'y avait pas de dialogue... elle partait dans des analyses, je trouvais qu'elle était si fine, si belle, ses yeux si concentré et ça me suffisait. Si une fois on a dialogué deux minutes pour savoir qui dormait à gauche, qui dormait à droite. Mais ça n'a rien fait... 

Il en résulte que je crois plutôt en l'alchimie, c'est à dire que la combinaison se trouve lorsqu'il n'y a pas la volonté de trouver la combinaison. Lorsqu'il n'y a pas la volonté de percer l'autre à jour pour vérifier la compatibilité, mais juste de vivre et d'accepter l'autre. L'amour en tant que Zen: plus on le cherche, moins on le trouve... 

il y a une heure, Mórrígan a dit :

Tu as un ami prédateur-bellâtre. Je connais quelques hommes prédateurs que j’évite scrupuleusement comme les maladies vénériennes. J’ai pleins d’amies qui vivent très mal d’être tombées une fois, deux fois, dix fois sur ces dits prédateurs, alors qu’elles pensent sincèrement à chaque fois que c’est « le bon ». Je ne compte pas les heures passées au téléphone à leur remonter le moral… samedi dernier encore alors que j’avais prévu une soirée en tête à tête avec Carl Schmitt. Elles souffrent, vraiment. C’est sans doute pour cela que les crevards ne me font pas rire, parce que j’ai connaissance de la détresse qu’ils engendrent par pur égoïsme. 

Il n'est pas si prédateur que ça, il recrache toujours ses proies lesquelles sont consentante... Mais effectivement, en évitant cet ami, tu évites en même les maladies de Vénus. 

J'en discutais avec une amie qui me ramassait à la petite cuillère et qui m'a dit qu'en reproduisant un schéma c'est comme si je redoublais une classe. Tant que je n'ai pas appris la leçon, je redouble, je recommence. Je pense que la leçon est accessible sans les souffrances, mais quand on est pas attentif au prof qui parfois murmure, on comprend mieux lorsqu'il hurle et nous tape dessus... Les crevards ont vraisemblablement une fonction d'apprentissage pour les coeurs trop mous. Je n'ai pas entendu la leçon, j'en paye le prix et je remercie mes ex pour leurs leçons, qu'elles soient douces ou terribles. 

il y a une heure, Mórrígan a dit :

our celles qui y vont en toute connaissance de cause (pas nécessairement par goût du risque), peut-on vraiment sauver quelqu’un qui n’a pas envie d’être sauvé ? 
La vie est faite de pleins d’achoppement tragiques… et c’est très agaçant de ne pouvoir tout contrôler. Mais les gens font des choix. 
Est-ce la fin de l’amour pour autant ? Ou parce qu’une femme -de je ne sais quelle mouvance féministe- fait passer « les » hommes pour des rustauds à cause de certains comportements  ? Qu’une autre a dit qu’ils puent des pieds ou qu’ils ont des pieds de hobbit ?
Je ne le crois pas.
Qu’on le veuille ou non l’amour est un sentiment séculaire qui anime toute l’espèce humaine pour le pire ou pour le meilleur et qui va certainement continuer longtemps de le faire. 

C'est le thème central du Silence des Agneaux... Clarisse Starling n'a pas pu sauver ces agneaux alors elle est entré au FBI. 

Après nous ne sommes pas des agneaux, nous rencontrons des adversités plus ou moins chaotiques qui sont censé nous faire grandir... Siddhârta était heureux dans son palais avec sa femme et ses enfants, il a dû vivre moultes violences pour devenir Bouddha. Jésus aussi, pas de jaloux. 

Je partage ta conclusion... et parfois même je me dis que l'amour n'est vivant qu'à deux moments dans une histoire: la rencontre et la séparation. Sa naissance et sa mort... entre les deux je crois que c'est l'ennuie qui prédomine. 

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Membre, 53ans Posté(e)
Globure Membre 6 508 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
Posté(e)

Rassurez vous, ce n'est pas la fin des boursouflures de l'égo, du théâtre,  de la manipulation réciproque, du commerce...

Sauf pour les vieux croutons dont je fais partie.

Nos playlist pourront encore alimenter les sites de rencontres, pubs et consorts histoire de nous faire rêver en nous engraissant de nos chips devant nos écrans...

True love sic...

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Membre, Posté(e)
chrisclaude Membre 170 messages
Forumeur forcené ‚
Posté(e)

La fin de l'Amour, est ce la fin de ce sentiment si précieux pour quelques uns, peut être moins pour d'autres à pas du tout. Bref. Qui se pose la question de savoir, si la fin de la connerie, de la bêtise humaine est proche. Car de ce côté, l'espèce humaine en tient une sacré couche. Même l'éternité ne suffirait pas pour que les humains cessent d'être aussi bête, stupide, niais et capricieuse, cupide, et prétentieux, arrogant, bref, d'autant de vices que comportent la collectivité des humains. Même si quelques qualités de sagesse, de bonté, j'en passes, là par contre, ça ne dure pas très longtemps, quand à la bêtise qui persiste. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Gag !

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 034 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
Le 29/03/2023 à 01:26, Crabe_fantome a dit :

C'est une des questions que j'ai posé à un expat, à savoir ce qui était le moins cher entre la prostitution et l'entretien d'une officielle. Je crois que ma question l'a choqué, et tant mieux, c'était le but. Mais n'oublie pas que s'il y a des hommes qui achètent des femmes en Thaïlande, il y a bien des femmes qui savent retourner la tête des hommes et claquer leur pognon, parfois avant de les foutre dehors de chez eux. Il y avait ce couple où lui avait envie de vivre avec elle, ça tombe bien elle a un terrain à bâtir et lui a l'argent pour construire la maison. Et puis au moment de la séparation, bah, au revoir... bon retour chez toi. Ce n'est pas rare. Il y a encore ce gars qui lui envoie régulièrement de l'argent parce qu'il y a ceci ou cela... un peu comme ces travailleurs immigrés qui envoie de l'argent à leur famille. Sweet dreams are made of this... 

Les pays riches n'ont pas le même paradoxe... les USA ou l'Inde (pays moins riche par habitant) ont ce paradoxe de la pudibonderie et du capitalisme du corps humain... La Suisse (pays pété de thune) n'a pas ce paradoxe puisque le capitalisme du corps humain est encadré et légal.

Onan te remercie de penser à lui, reste que l'ancien testament n'a pas eu le succès mondial du nouveau, il est resté beaucoup plus confidentiel et sans grande influence, d'autant que jésus a fait disparaitre pas mal de truc de l'ancien testament. Donc oui il était là avant, mais c'est jésus christ superstar qui s'est répandu sur toute la surface du globe à ultra grande échelle... 

C'est difficile à définir et de lui donner des règles... D'aucun dira qu'il tombe amoureux au premier regard et on lui répondra que c'est du désir et pas de l'amour, mais il dira que si et qu'on est pas dans sa tête etc. 

Balzac s'appuie sur Schopenhauer (ou peut être l'inverse) en disant qu'en amour est toujours deux: un qui s'ennuie et un qui est malheureux. Est il possible que ce dialogue nous amène à être de meilleurs colocataires et mette l'amour en sourdine? Pour ma part l'amour montait en l'écoutant, il n'y avait pas de dialogue... elle partait dans des analyses, je trouvais qu'elle était si fine, si belle, ses yeux si concentré et ça me suffisait. Si une fois on a dialogué deux minutes pour savoir qui dormait à gauche, qui dormait à droite. Mais ça n'a rien fait... 

Il en résulte que je crois plutôt en l'alchimie, c'est à dire que la combinaison se trouve lorsqu'il n'y a pas la volonté de trouver la combinaison. Lorsqu'il n'y a pas la volonté de percer l'autre à jour pour vérifier la compatibilité, mais juste de vivre et d'accepter l'autre. L'amour en tant que Zen: plus on le cherche, moins on le trouve... 

Il n'est pas si prédateur que ça, il recrache toujours ses proies lesquelles sont consentante... Mais effectivement, en évitant cet ami, tu évites en même les maladies de Vénus. 

J'en discutais avec une amie qui me ramassait à la petite cuillère et qui m'a dit qu'en reproduisant un schéma c'est comme si je redoublais une classe. Tant que je n'ai pas appris la leçon, je redouble, je recommence. Je pense que la leçon est accessible sans les souffrances, mais quand on est pas attentif au prof qui parfois murmure, on comprend mieux lorsqu'il hurle et nous tape dessus... Les crevards ont vraisemblablement une fonction d'apprentissage pour les coeurs trop mous. Je n'ai pas entendu la leçon, j'en paye le prix et je remercie mes ex pour leurs leçons, qu'elles soient douces ou terribles. 

C'est le thème central du Silence des Agneaux... Clarisse Starling n'a pas pu sauver ces agneaux alors elle est entré au FBI. 

Après nous ne sommes pas des agneaux, nous rencontrons des adversités plus ou moins chaotiques qui sont censé nous faire grandir... Siddhârta était heureux dans son palais avec sa femme et ses enfants, il a dû vivre moultes violences pour devenir Bouddha. Jésus aussi, pas de jaloux. 

Je partage ta conclusion... et parfois même je me dis que l'amour n'est vivant qu'à deux moments dans une histoire: la rencontre et la séparation. Sa naissance et sa mort... entre les deux je crois que c'est l'ennuie qui prédomine. 

Retourner la tête des hommes ? À la façon des sirènes ou des sorcières qui enchantent les hommes avant de les conduire à leur perte… cela tient de la mythologie. Il y a une tendance chez des hommes et chez des femmes également, à tout donner à l’autre, quitte à frôler l’interdit bancaire. 

Les moyens économiques, sur un pan international, sont encore majoritairement détenus par des hommes. La maternité fonctionne en sus comme une sorte de grenade incapacitante. C’est une injustice naturelle qui n’est pas réajustée sur le plan culturel, les hommes n’étant toujours pas disposés à faire quelques concessions à propos de leur carrière professionnelle pour pouponner. Ce qui pousse sans doute des femmes pauvres à user de stratégies afin de survivre, elles paient un lourd tribut en revanche sacrifice de leur désir, de leur corps, de leur psychisme, de leur temps, de leurs rêves, de leur honneur. 

Lorsqu’un homme, lui, pousse la porte d’une agence spécialisée afin d’acheter une femme -parce qu’il s’agit bien d’acheter un produit- ou lorsqu’il veut consommer une thaïlandaise ou une travailleuse du sexe, cela ne lui coûte finalement que de l’argent. C’est aussi valable pour tous les beaufs, qui, depuis le début de la guerre en Ukraine ont déclaré et déclarent encore « vouloir » une Ukrainienne. Plaie d’argent n’est pas mortelle.

Je ne pensais pas nécessairement à l’onanisme -bien que sévèrement réprimandé par la religion puisqu’il prive de quelques millions de croyants supplémentaires- plutôt aux jezabels, à Dalila… Celui qui a sorti sa plume pour écrire tout cela à l’endroit des femmes, devait être un sacré playboy. 

Coup de foudre tout comme définition strictement biochimique de l’amour ne trouvent pas grâce à mes yeux. Le premier me renvoie à un film mièvre avec un acteur anglais, la seconde est un véritable repoussoir. Cependant, si des personnes pensent fonctionner de la sorte, tant mieux pour elles. 

Est-il possible que l’on se traîne cette idée de l’amour malheureux depuis le fin’amor ? Une femme qui s’ennuie, un amant malheureux et un mari despotique (et plus ou moins cocufié). Quitte à être à contre-courant avec nos amis les philosophes : on peut tout à fait être heureux et ne jamais s’ennuyer en amour. Mais avant de faire confiance à autrui, de nourrir des sentiments envers cette personne, il est sûrement nécessaire d’être déjà bienveillant(e) envers soi-même et s’aimer a minima. Frida Kahlo écrivait quant à elle que « Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions ».

Qu’est-ce que la beauté et l’intelligence si elles ne s’accompagnent pas de valeurs ? Certaines personnes savent ce qu’elles ne veulent pas. Moi je sais ce que je veux : je veux tout. 

Et si tu t’autosabotais, comme le font régulièrement certaines de mes amies en se jetant dans les bras d’un quelconque coureur de jupons ? Se jeter perpétuellement dans les bras de personnes dont on se doute au fond qu’elles ne sont pas bonnes pour nous, n’est-ce pas dilatoire… au lieu de s’interroger puis de travailler sur soi : pourquoi est-ce que je fais vraiment cela ? 

L’amour est vivant à chaque instant si tu le décides, mais pas seulement si vous êtes deux à le décider. 

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 24 minutes, Mórrígan a dit :

Retourner la tête des hommes ? À la façon des sirènes ou des sorcières qui enchantent les hommes avant de les conduire à leur perte… cela tient de la mythologie. Il y a une tendance chez des hommes et chez des femmes également, à tout donner à l’autre, quitte à frôler l’interdit bancaire. 

ce n'est pas pour rien qu'on parle de "charme"... Sinon oui, ça s'appelle aussi l'amour... ou l'emprise, on sait jamais trop en fait... 

il y a 33 minutes, Mórrígan a dit :

Les moyens économiques, sur un pan international, sont encore majoritairement détenus par des hommes. La maternité fonctionne en sus comme une sorte de grenade incapacitante. C’est une injustice naturelle qui n’est pas réajustée sur le plan culturel, les hommes n’étant toujours pas disposés à faire quelques concessions à propos de leur carrière professionnelle pour pouponner. Ce qui pousse sans doute des femmes pauvres à user de stratégies afin de survivre, elles paient un lourd tribut en revanche sacrifice de leur désir, de leur corps, de leur psychisme, de leur temps, de leurs rêves, de leur honneur. 

Ah pas con... plutôt que de s'en prendre aux hommes de pouvoir on s'en prend aux hommes déjà esclave du système et malheureux, on leur fait croire que l'amour est le plus important, on après avoir vidé leur compte en banque on cherche un nouveau pigeon... On dirait la technique de Benoit Poelvoorde dans 'C'est arrivé près de chez vous' quand il explique qu'il préfère travailler petit pour ne pas attirer l'attention... 

On répare une injustice par une autre injustice... Je vais avoir du mal à cautionner ça mais j'entends l'argumentation. 

il y a 38 minutes, Mórrígan a dit :

Coup de foudre tout comme définition strictement biochimique de l’amour ne trouvent pas grâce à mes yeux. Le premier me renvoie à un film mièvre avec un acteur anglais, la seconde est un véritable repoussoir. Cependant, si des personnes pensent fonctionner de la sorte, tant mieux pour elles. 

Même si c'est scientifiquement juste, ça reste de toute façon incomplet. On ne peut pas définir l'amour qu'avec un oeil scientifique... mais ça reste qu'on peut photographier le cerveau des amoureux et voir comment ça fonctionne.

il y a 41 minutes, Mórrígan a dit :

Frida Kahlo écrivait quant à elle que « Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions ».

C'est joli... et ça explique le succès des hommes audacieux. ça peut expliquer cette citation dont j'ai perdu l'auteur... je la ferais mienne si on ne trouve pas son propriétaire dans 1 an et 1 jour : "La plupart des femmes cèdent non pas par passion mais par faiblesse, de là les hommes entreprenant réussissent mieux que les autres". 

Je ne t'aime pas parce que tu ne t'aime pas... je ne veux pas savoir qui tu es, tu n'es rien, tu ne mérites pas d'être aimé tant que tu ne t'aimeras pas toi même... ce sera l'occasion d'une bonne séance psy qui rappellera nos premiers entretiens d'embauche:

- vous avez de l'expérience? 

- non.

- alors tant pis.

- Mais comment tu veux que j'ai de l'expérience si tu ne m'embauche pas gros con?! 

il y a 46 minutes, Mórrígan a dit :

Qu’est-ce que la beauté et l’intelligence si elles ne s’accompagnent pas de valeurs ? 

Des valeurs j'en ai soupé du matin au soir avec ma Princesse Goulag, ma moine guerrière qui ne laissait rien passé et certainement pas la médiocrité !!! Quelle putain de pression que de devoir toujours être au top avec des valeurs à la con. C'est un conditionnement les valeurs, une béquille pour les gens qui n'ont pas de moralité à la base. Les valeurs c'est le code pénal pour ceux qui ont envie de tuer les autres pour le fun... 

il y a 49 minutes, Mórrígan a dit :

Et si tu t’autosabotais, comme le font régulièrement certaines de mes amies en se jetant dans les bras d’un quelconque coureur de jupons ? Se jeter perpétuellement dans les bras de personnes dont on se doute au fond qu’elles ne sont pas bonnes pour nous, n’est-ce pas dilatoire… au lieu de s’interroger puis de travailler sur soi : pourquoi est-ce que je fais vraiment cela ? 

C'est une possibilité, comme il est possible que je ne sois pas fais pour ça... Comme un pauvre assis dans la rue, regardant les riches défiler dans leurs belles voitures, conscient que jamais ça ne lui arrivera jamais. Mon bonheur doit être différent... Je crois parfois que j'ai un ange gardien qui détourne mon regarde de l'amour, au profit des Arts et de la philosophie. Après tout Céline disait que "l'amour, c'est l'infini à la portée des caniches". 

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Membre, 48ans Posté(e)
lycan77 Membre 17 263 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Le 01/03/2023 à 04:32, Kyoshiro02 a dit :

Ou car les générations actuelles ont vu que la mariage c'est de l'escroquerie et pour les anciennes générations, ce n'était pas réellement voulu.

Rectification: les "générations actuelles" ont été éduquées au consumérisme le plus primaire, y compris dès lors que l'on consomme absolument tout, y compris autrui sous la forme de pseudo-amitiés et de pseudo-relations sentimentales.

Générations-kleenex, qui consomme et qui jette, sans se préoccuper d'autrui. Le culte de l'individualisme forcené et du matérialisme débridé. C'est ça, la base de votre éducation. Triste époque, en vérité.

Alors forcément, l'Amour avec un grand A, c'est pas trop votre "trip" comme vous dites.

Modifié par lycan77
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Membre, 52ans Posté(e)
Luchik Membre 850 messages
Mentor‚ 52ans‚
Posté(e)
Le 01/03/2023 à 06:46, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

Et si notre époque était celle de la fin de l'amour ?

J'ai vu une interview récente dans laquelle une féministe affirmait qu'un homme ne pouvait rien obtenir d'une femme qu'il ne pourrait obtenir d'un cuisinier, une femme de ménage et une prostituée. Que les hommes ne s'intéressaient aux femmes laides que parce qu'ils les imaginent plus loyales.

Quelle conception atroce.

Où est l'amour dans tout cela ?

Je pense qu'il y a un problème structurel et que c'est l'amour lui-même qui est désormais menacé par la déconstruction. 50% des mariages terminent en divorce, et la plupart des couples ne se marient plus, car il y a absence de volonté réciproque d'engagement.

Les infidélités sont plus courantes car il y a des facilités à tromper son partenaire à l'ère du numérique. La déconstruction menace la famille et de nombreuses féministes pensent que l'amour aliène les femmes, le nombre de célibataires augmente, et les gens voient plus leur partenaire comme une potentielle source de problèmes (prises de tête, disputes, etc.) que comme une source d'épanouissement.

Avec 14 pages de retard (que je n'ai ps lues) je réponds à ce topic.

Les féministes perchées qui veulent tout "déconstruire" ça représente quoi dans la société ? Elles ne sont que le pendant des masculinistes, tout aussi minoritaires et radicalisés, qui ont en commun avec elles d'être hyperactif(ve)s sur les réseaux sociaux au point d'arrriver à faire croire que leurs idées sont dominantes dans la société. Or entre ces deux extrêmes il y a l'immense majorité de gens "normaux", qui vivent leur vie amoureuse bien loin de toutes ces prises de position idéologisées.

La moitié des mariages qui se terminent par un divorce, ce n'est pas nouveau. Le taux de divorce a augmenté de façon continue de 1970 (au moins) à 2005, où il a connu son pic (52%) avant de redescendre et se stabiliser vers 45%. https://www.lexpress.fr/societe/les-francais-divorcent-un-peu-moins_1798537.html

Et les infidélités ont toujours existé, elles n'ont pas attendu Internet. Au pire Internet facilite le passage à l'acte des candidats, mais un conjoint qui, avant 2000, ne trompait pas parce qu'il n'avait pas Internet à sa disposition vaut-il forcément mieux qu'un conjoint qui passe à l'acte grâce à Internet ? Dans le premier cas le désir d'aller voir ailleurs était ravalé mais existait, ce qui n'était pas le signe d'un couple qui allait bien.

L'amour existe ni plus ni moins qu'avant, la différence avec les années 60 c'est qu'aujourd'hui tout le monde ou presque a intégré que l'amour peut avoir une fin, qu'on peut avoir plusieurs grands amours dans sa vie, et que rester marié avec quelqu'un qu'on n'aime plus juste par habitude ou respect des conventions n'a plus de sens. 

 

Modifié par Luchik
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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 20 heures, Luchik a dit :

L'amour existe ni plus ni moins qu'avant, la différence avec les années 60 c'est qu'aujourd'hui tout le monde ou presque a intégré que l'amour peut avoir une fin, qu'on peut avoir plusieurs grands amours dans sa vie, et que rester marié avec quelqu'un qu'on n'aime plus juste par habitude ou respect des conventions n'a plus de sens. 

Je voulais ajouter à cette jolie conclusion, que rester par habitude ou par convention n'a plus de sens... pour nous. Ce n'est pas la société qui fait qu'on décide de vivre notre vie intensément et qu'on préfère la souffrance de la séparation à l'ennuie du couple, c'est nous même. Je trouve que c'est important de comprendre qu'il ne s'agit pas d'un combat des gens contre un système, mais qu'il s'agit d'une minorité qui ne s'adapte pas à cette évolution de la majorité. 

On a le droit de ne pas s'adapter et de vouloir garder ce principe du mariage "un papa qui travaille, une maman qui s'occupe de la maison", il s'agit de ne pas chercher à nous refiler ce plat périmé dont on ne veut plus. De respecter nos choix et nos évolutions. Est ce qu'on est plus heureux maintenant? Oui. Mais on est aussi plus malheureux. L'un ne va pas sans l'autre... 

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